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"Vivante, le film" avec Alex Ferrini : la valeur du témoignage, l'expérience avant tout, l'hormèse

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L'équipe RGNR
91 vues • Publiée le 22/12/2020

Cette vidéo est une conversation filmée en extérieur entre Thierry et Alex Ferrini, réalisateur du documentaire “Vivante”, à l’occasion de sa sortie en VoD. Alex revient sur la genèse du projet : ce qui devait être une séquence dans “Régénération” s’est révélé trop vaste pour tenir en quelques minutes, parce que l’hormèse n’est pas une méthode parmi d’autres mais une philosophie complète du rapport au vivant.

Thierry explique ce que la rencontre avec les principes de l’hormèse a changé dans sa propre trajectoire : après des années à restaurer ses capacités en respectant les fondamentaux (sommeil, alimentation, respiration), il stagnait dans une logique de rétablissement sans vraie croissance. C’est l’exposition à une contrainte intense, suivie d’un temps d’intégration suffisant, qui a produit un changement qualitatif. Il illustre ce principe avec l’anecdote du tournage dans un bain à 12 degrés : trop de prises, pas assez de froid, et le corps n’a pas déclenché la thermogenèse attendue.

Une large partie de l’échange porte sur la valeur du témoignage face à l’argument scientifique. Pour Thierry, une personne qui était alitée et qui marche aujourd’hui n’a pas à attendre une validation en double aveugle pour considérer son expérience comme réelle. Le film “Vivante” est construit autour de cette logique : des témoignages concrets de personnes qui décrivent leur point de départ, ce qu’elles ont mis en place et ce que ça a produit, sans prétendre à l’universalité ni au copier-coller.

Alex et Thierry élargissent ensuite l’hormèse au-delà du froid et du sport : le silence, l’incertitude, la nuit dans une rivière en crue sont autant de contraintes formatrices qui entraînent la capacité à trouver une zone de calme dans un environnement stressant. Le film suit Elfi, atteinte de spondylarthrite ankylosante, comme fil rouge, et pose la question du coût réel du renforcement : pas d’argent, mais de l’engagement et du temps, deux ressources que notre rapport habituel à la santé ne mobilise pas.


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