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Violence obstétrique : malédiction ou ignorance ?

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L'équipe RGNR
17 vues • Publiée le 26/09/2019

Cette vidéo part d’un constat simple : l’accouchement est devenu un acte médical par défaut, alors qu’il reste dans la grande majorité des cas un processus naturel qui n’appelle pas d’intervention. Thierry revient sur la disparition quasi totale des sages-femmes libérales en France, dont les polices d’assurance sont devenues financièrement insoutenables, et sur ce que cette situation implique concrètement pour les familles qui souhaitent accoucher à domicile.

Le cœur de la vidéo porte sur les erreurs de protocole que Thierry identifie une par une : la position allongée imposée, qui prive la mère de la gravité et génère des douleurs lombaires supplémentaires ; la péridurale, qui bloque le travail et oblige à injecter de l’ocytocine de synthèse à des doses disproportionnées ; le déclenchement artificiel fondé sur des datations aléatoires ; et l’épisiotomie, présentée comme une mutilation systématique plutôt qu’un recours d’urgence.

Thierry s’appuie sur le film Tu enfanteras dans la douleur, diffusé sur Arte, pour illustrer les témoignages de femmes ayant vécu ces protocoles comme une violence. Il cite également la clinique Max Ploquin, fondée autour de l’haptonomie, qui affichait 2 % de césariennes, pour montrer qu’un taux très bas est possible quand les conditions d’accouchement respectent la physiologie.

La vidéo se conclut sur un appel à construire un corpus de ressources autour de la naissance naturelle et des besoins physiologiques de l’enfant, de la préconception à l’adolescence. Thierry invite les professionnels compétents dans ce domaine à le contacter pour travailler ensemble à ce projet.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver, enfin plaisir, le sujet qu'on va évoquer aujourd'hui est assez douloureux pour le coup, mais c'est un sujet que je voulais aborder depuis longtemps et qui est un petit peu une introduction, une prémisse à une grande thématique qui va venir pour l'année 2020 qui est une thématique autour de l'enfance, de la préconception à l'adolescence d'une certaine manière.

Et j'avais envie dans cette vidéo de vous amener une réflexion sur, d'une certaine manière, la folie des protocoles qu'on a engendrés à partir de l'ignorance des lois du vivant. Cette vidéo, elle est aussi en lien avec un film duquel je mettrai le lien juste en dessous de cette vidéo, dans la description, vous pouvez aller cliquer dessus.

C'est un film qui a été projeté sur Arte, qui s'appelle « Tu enfanteras dans la douleur », qui est un film extraordinaire, qui n'est pas facile à regarder obligatoirement, mais qui posent bien vraiment la problématique. Et j'ai envie de montrer dans cette vidéo à quel point cette phrase « tu enfanteras dans la douleur » qui correspond souvent à la réalité qui est vécue par nombre de femmes, est issue surtout de l'ignorance et de la méconnaissance des lois du vivant.

Alors, pour mettre en perspective un petit peu, je vais avoir des notes parce que ce n'est pas un domaine dans lequel je suis hyper pointu, bien que j'ai été, et je vous donnerai mon témoignage, je suis directement concerné par cette situation, et j'ai pu expérimenter ce que c'est qu'un accouchement naturel et voir à quel point c'est juste parfait, idéal et que ça fonctionne de façon merveilleuse sans les protocoles de médicalisation qui sont opposés actuellement.

Mais pour donner un petit peu une idée, actuellement l'accouchement est quelque chose qui est hautement médicalisé, et c'est d'ailleurs l'un des premiers points sur lequel je voudrais amorcer mon discours, c'est-à-dire que l'accouchement n'est plus un acte naturel spontané, Parce que ça aussi, c'est clairement à dire, jamais un gynécologue ou un obstétricien n'a accouché une femme.

Jamais une femme elle-même n'a accouché. Ce n'est pas un acte volontaire l'accouchement. La sortie d'un bébé, c'est un acte qui se fait de manière purement naturelle, spontanée, qui n'est pas régulé par le système nerveux volontaire, qui n'est pas décidé, à moins qu'on commence à mettre ses mains là-dedans et on va voir exactement ce que ça donne.

C'est un acte naturel, spontané. Et cet acte naturel spontané, c'est devenu un acte médical hospitalier. En France, 1 % des naissances se passent à domicile. Pour vous donner une idée, par exemple en Hollande, c'est 30 % des naissances qui se passent à domicile. Et en France, ce n'est pas pour rien que 1 % des naissances se passent à domicile, parce qu'il n'y a plus de sages-femmes, il n'y a plus personne pour accompagner ces naissances à domicile.

Pourquoi ? Parce que les sages-femmes ont été victimes d'une véritable chasse, alors je ne dirais pas aux sorcières parce que le mot serait mal approprié, mais d'une véritable campagne d'empêchement de travailler, particulièrement principalement par le fait qu'on a augmenté d'une façon délirante le coût de la police d'assurance, et qu'une police d'assurance pour une sage-femme maintenant c'est insoutenable en milieu libéral, c'est insoutenable, et donc il n'y a plus aucune sage-femme, très peu de

sages-femmes qui prennent le risque et qui prennent l'engagement d'aller faire des accouchements à domicile. Ce qui fait qu'on se retrouve à devoir accoucher sans aucune aide. Alors, bien sûr, si ça se passe spontanément bien, il n'y a pas de problème, et s'il y a le moindre souci, il n'y a pas de solution.

C'est d'ailleurs l'une des perversions du système actuel, c'est-à-dire qu'on est conduit à fonctionner tous de la même manière, d'une manière unique. Et la liberté, que ce soit dans le domaine vaccinal ou que ce soit dans le domaine de l'accouchement, elle est bafouée, elle est foulée au pied.

Et actuellement, tout nous induit à aller dans le système médical. On a fait de l'accouchement un problème, et oui, on a fait un problème, parce que si on doit aller à l'hôpital, c'est que l'accouchement est un problème, c'est traité comme une maladie.

Je veux dire, globalement, tu ne vas pas à l'hôpital parce que tout va bien, tu vas à l'hôpital parce que ça ne va pas. On a fait de l'accouchement un problème et on a privé les femmes, on les a réellement, on leur a retourné le cerveau parce que c'est la lavage de cerveau, on a enlevé aux mères la conscience que c'est quelque chose qui n'est pas un acte volontaire, mais qui est par contre parfaitement accompagné par elles.

C'est-à-dire qu'une femme est parfaitement adaptée à accompagner cet accouchement. Quand on dit, quand on prend le titre de ce film sur Arte, il est issu d'un passage de la Bible dans Genèse, dans lequel il est dit « Tu enfanteras dans la douleur.

» Et « Tu enfanteras dans la douleur » c'est souvent vécu comme une malédiction. En vérité, ce n'est pas du tout une malédiction « Tu enfanteras dans la douleur. » Même quand c'est écrit dans la Bible, ce n'est pas une malédiction, c'est simplement une constatation.

Et si j'ai un poêle à bois qui est brûlant parce qu'il est chargé de bois, et que mon gamin s'approche avec sa main, je vais lui dire tu vas te brûler. Ce n'est pas une malédiction, je ne le condamne pas à être brûlé.

Je lui dis simplement à partir de mon expérience, je peux te dire que ce que tu fais là va te conduire à te brûler. Et bien c'est exactement la même chose et ce que je voudrais vous montrer dans cette vidéo. On enfante dans la douleur actuellement, pourquoi ? Parce qu'on a nié complètement les lois du vivant, parce qu'on a fait de l'accouchement un acte médicalisé qui n'a rien à faire des protocoles médicaux, et attention je ne cible pas une catégorie socio-professionnelle, je cible des protocoles, des systèmes de pensée,

des croyances, parce que ces protocoles ont ignoré les lois de base du vivant. La première des lois, on n'accouche pas allongé. On n'accouche pas allongé, pourquoi ? Parce que sinon c'est plus dur.

Alors en vérité on va dire c'est quoi la bonne position d'accouchement ? Si on regarde précisément la bonne position d'accouchement, il n'y en a pas. Il n'y en a pas parce qu'une femme qui est en lien avec ce qui se passe à l'intérieur d'elle, Au cours de l'accouchement, elle va adopter différentes positions.

Généralement, c'est plutôt debout ou accroupi, ce qui est logique, parce que le bébé va descendre par gravité, il y a beaucoup moins d'efforts à effectuer, mais peut-être qu'une femme va prendre la position allongée, mais elle va le chercher spontanément. Les protocoles médicaux actuels induisent à ce que toutes les femmes se trouvent en position allongée.

Et bien, quand on est en position allongée, c'est plus dur. Bien sûr que c'est plus dur, parce que le bébé doit progresser de lui-même et il n'y a pas la gravité qui fait descendre le bébé.

Deuxièmement, la position allongée induit une douleur insupportable. Pourquoi ? Parce que le bébé dans la position allongée, il induit une pression sur les reins et sur la colonne vertébrale qui est proprement insupportable.

Les douleurs de l'accouchement telles qu'elles sont vécues actuellement sont simplement liées à une erreur fondamentale qui pousse à mettre toutes les femmes les jambes écartées allongées sur une table.

Alors ça oui, bien sûr c'est plus pratique pour l'obstétricien, mais entre nous soit dit, moi à titre personnel je m'en fous que ce soit plus pratique pour l'obstétricien. Ce qui m'intéresse c'est que ça respecte les lois du vivant, et les femmes sont soumises à une douleur, un niveau de douleur qui est juste totalement anormal. Alors à partir de ce niveau de douleur, qu'est-ce qu'on leur propose ensuite ?

On leur propose la péridurale, et ça on va pouvoir y revenir. En plus, la réflexion que je voudrais avoir par rapport à ça c'est qu'on vit dans une société où on nous apprend à avoir une détestation de la douleur.

Entendons-nous bien, l'accouchement est un processus physiologique normal, naturel. Il est totalement inconcevable que les douleurs liées à l'accouchement ne soient pas supportables par la mer. Si elles ne sont pas supportables par la mer, c'est que quelque part sur le chemin, on a fait une erreur.

Je veux dire, un processus qui est du domaine des processus de vie ne peut pas être insupportable. Je n'ai pas besoin de 10 000 études scientifiques en double aveugle pour le prouver, c'est juste une question de bon sens.

La vie se perpétue par des processus qui sont soutenables, qui sont vivables. Et donc ça, ça nous indique à quel point on est profondément dans l'erreur. Et puis, il y a des tas de techniques aussi pour soulager la douleur.

L'utilisation de l'eau chaude par exemple, des bouillottes d'eau chaude, les techniques de respiration, le fait d'accoucher dans l'eau, tout ça, ça va soulager la douleur. Mais on est dans une société qui a tellement peur de la douleur qu'on va sauter sur quelque chose qui s'appelle la péridurale.

Et la péridurale, là encore, deuxième erreur. Avant ça, par rapport à la position d'accouchement qui est pour moi la première erreur, la deuxième erreur, parallèle, conjointement à la première erreur, c'est les conditions d'accouchement.

L'accouchement est un moment intime. Tu es à poil, tu es un enfant qui va sortir, je dirais même que c'est un moment sacré, parce que pour moi tout ce qui a trait à la vie est du domaine du sacré.

C'est un moment parfaitement sacré. Là où certains vont révérer des statues dans des églises, moi je te dirais que le véritable sacré il est là, il est dans la manifestation de la vie.

Et qu'est-ce qu'on fait de ce moment intime sacré dans lequel pour que ça se passe bien, la mère doit être en connexion parfaite avec ce qui se passe dans son corps, c'est-à-dire dans le silence, dans l'introspection, dans la méditation je dirais, d'une certaine manière pour vraiment accompagner son bébé.

Elle et lui, le bébé qui est en train, ou elle, enfin lui le bébé, elle et lui sont en train d'accomplir quelque chose tous les deux qui est en train de se passer, ça les dépasse parce que le mouvement de la vie nous dépasse, c'est un mouvement spontané, ça nous dépasse, mais en même temps on est là, la mère est là pour l'accompagner.

Et qu'est-ce qu'on lui propose pour ça ? on lui propose un environnement hautement médicalisé, entouré par des personnes qui ne sont pas de sa famille, entouré par des personnes qu'elle ne connaît pas, elle est obligée d'être nue, en position allongée, les jambes ouvertes devant des personnes qu'elle ne connaît pas, elle se retrouve dans un environnement dans lequel il y a des machines tout autour d'elle, il y a de la lumière, et bien ça, ça augmente le niveau de stress,

et augmenter le niveau de stress, ça augmente le niveau de douleur. Alors, ça c'est la première erreur que je vous avais dit. Cette première erreur amène à une seconde erreur. La seconde erreur, c'est la peur de la douleur.

La peur de la douleur, douleur trop forte induite par la première erreur, on est d'accord, on n'endort pas la mère. Or, il y a un processus qui est de plus en plus fréquent maintenant, quasiment systématique, qu'on appelle la péridurale.

Le problème c'est que quand la mère est endormie, puisque la péridurale c'est une anesthésie locale, le bébé est aussi touché par la péridurale, il n'est pas vraiment endormi généralement, ça peut arriver.

mais c'est très rare la plupart du temps, mais il est shooté, ce sont des analgésiques qui sont utilisés et qui shootent le bébé comme ils endorment la mère avec cette anesthésie locale. Et ça bloque tous les processus du vivant, globalement ça ralentit, voire ça stoppe le travail.

Et oui, c'est normal, d'un seul coup on paralyse toute la zone pelvienne de la mère où se situait le travail. Et qu'est-ce qui va se passer à ce moment-là ? On va dire « Ah, mais alors à ce moment-là il faut aider la mère et on va balancer une hormone qu'on appelle l'ocytocine ».

l'ocytocine est l'hormone qui préside à l'avancée du travail. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que pour une femme qui accouche de manière naturelle, les niveaux d'ocytocine vont augmenter progressivement.

On dit même que les niveaux d'ocytocine sont régulés par le bébé, c'est le bébé lui-même qui choisit, ou qui est choisi, parce que ce n'est même pas une conscience du bébé, mais qui régule, en fait c'est une danse à deux entre le corps de la mère, la conscience de la mère et le bébé, et le bébé induit les niveaux d'ocytocine qui vont monter progressivement.

Et non, quand on endort une femme avec une péridurale, à ce moment-là, on balance une quantité d'ocytocine qui est beaucoup trop élevée et qui engendre chez la mère des douleurs, des contractions qui sont des contractions de fin d'accouchement.

Et c'est une violence pour la mère, mais d'abord pour le bébé. Et d'ailleurs le personnel médical à ce moment-là te dit « Poussez madame ! » Mais comment tu veux pousser si tu es complètement anesthésié ?

Et puis comment eux peuvent savoir de l'extérieur à quel moment il faut pousser ? Si tu fais un accouchement naturel, moi j'ai pu avoir la chance d'accompagner mon premier enfant, il est né à la maison, on n'était que tous les deux, moi et ma femme, il est né au petit matin à 7h30 avec les premières lueurs du soleil, il se passait là tranquillement sur le canapé devant la cheminée, et franchement j'ai vu à quel point mon épouse était en connexion avec ce qui se

passait à l'intérieur et elle l'accompagnait complètement. Si tu es complètement anesthésié, comment tu veux que ça se passe ? Je veux juste dire, c'est du bon sens, ça ne peut pas marcher.

Les bruits et l'agitation qu'il y a autour de la mère font sortir la mère de cet état de connexion avec le bébé, et de ce fait rendent tout beaucoup plus compliqué, et justifient la médicalisation. C'est ça le paradoxe, c'est que les protocoles utilisés actuellement permettent de justifier la médicalisation.

On dit regardez, elle a mal, ça se passe mal, regardez, le bébé n'avance pas, regardez, il y a ceci, il y a cela.

Oui, mais c'est ces protocoles eux-mêmes qui l'ont engendré, rendez-vous compte. Après, si on veut parler de violence au niveau de l'accouchement, il y a tout ce qui est de l'ordre du déclenchement. Et oui, on déclenche parce que le bébé n'est pas à l'heure, en sachant très bien que la datation est extrêmement aléatoire, puisqu'on date toujours la naissance du bébé à partir de la période de maximum de fécondité au milieu du cycle précédent, sauf qu'on sait très bien maintenant, si vous avez regardé la série de vidéos

sur la symptothermie, vous saurez parfaitement qu'il peut y avoir de la fécondité en début de cycle. Donc, on décide que le bébé n'est pas à l'heure, il faut le déclencher, donc il faut médicaliser tout le processus, alors que le bébé juste prend son temps.

Alors, on va te parler de souffrance fétale, ah la souffrance fétale ! C'est le grand mot à la mode qui te fait fermer la bouche à tout le monde, la souffrance fétale. Mais qui es-tu pour mesurer la souffrance fétale ? Le bébé arrive à son heure, et les datations, alors il peut y avoir toujours des situations où effectivement il y a une problématique, mais elles sont tellement faibles, tellement minimes par rapport à l'immense majorité des cas où ça se passe parfaitement et le bébé prend son temps.

On peut parler aussi, on parle d'accouchement là, on parle d'un processus qui permet aux vivants d'apparaître. Je vous parlais d'un acte médical qui s'appelle l'épisiotomie. L'épisiotomie avec un scalpel, on déchire la sortie, on découpe les chairs pour la sortie.

Autant vous dire que la mère est violentée, obligatoirement, il y a une énorme souffrance, et c'est là encore d'une barbarie notable. Césarienne, alors, effectivement, quand tout ça est mis en place, quand on fait accoucher les femmes allongées, que ça se passe mal, qu'on leur donne une péri-durale, tôt ou tard à un moment on va leur proposer la césarienne.

Et d'ailleurs, dans de plus en plus de pays, on utilise l'accouchement par césarienne. Alors, le terme d'accouchement par césarienne est complètement usurpé, Ce n'est pas un accouchement, c'est une extraction.

L'accouchement induit un ensemble extraordinaire de processus au moment où le bébé passe par le col, au moment où son cerveau est comprimé. Mon ami Pierre-Richard qui est ostéopathe vous expliquerait ça dix mille fois mieux que moi, et j'espère qu'il ne m'en veut pas si il regarde cette vidéo.

Mais il va y avoir un ensemble de contractions, de rythmiques qui vont être exercées sur le bébé, qui vont permettre de lancer ce processus qui va permettre au bébé mais d'être prêt à passer du milieu intra-utérin au milieu extérieur.

Quand on sort un bébé en découpant littéralement le ventre, rendez-vous compte de ce que ça représente une césarienne ? Normaliser ça, je veux dire, dire que la césarienne est utile dans certains cas, peut-être, évident, mais en combien de cas ?

Je cite, je pourrais vous citer l'exemple par exemple de la clinique qui a été fondée par un des fervents d'une technique qu'on appelle l'hypnologie, qui s'appelait Max Ploquin, la clinique Max Ploquin revendiquait 2 % de césariennes. C'est-à-dire que dans 2 % des cas, effectivement, il y avait une complication qui nécessitait la césarienne.

Quand tu vois que dans un pays comme le Japon, on est maintenant à 80 % de césariennes, quel est le lien entre la mère et le bébé quand ça passe par péridurale, césarienne, extraction ? Il n'y a plus aucun lien entre les parents et les enfants.

Ce lien viscéral qui nous unit à nos enfants. Moi, je n'ai pas fait, heureusement pour moi, l'expérience d'une autre naissance qu'une naissance à la maison, et j'ose espérer que pour les enfants qui viennent, je ne ferai pas d'autres expériences qu'une expérience de naissance à la maison dans l'intimité avec mon épouse.

Mais je peux imaginer que la qualité de ce que j'ai reçu là détermine aussi la qualité de ma relation à mon enfant. Je l'ai reçu dans mes mains, c'est moi qui me suis occupé de lui, c'est moi qui l'ai donné à sa mère, C'est moi qui étais partie prenante, j'étais là au début du processus, et ça change radicalement tout pour le père et pour la mère.

Alors dans le film sur lequel j'attire votre attention, parce que là c'est une petite ébauche de ce que je vous propose, après on pourrait parler largement dès que le bébé sort, qu'est-ce qu'on fait ?

On le mesure, on le déplie, c'est erreur sur erreur sur erreur, c'est de la folie. On prend le bébé, on le déplie pour le mesurer, Mais le bébé, s'il est plié, c'est juste normal, dans la poche, dans l'utérus de la mère, il était dans cette position, et il lui faut tout un temps pour se redresser.

Dans les premiers temps, moi je me souviens, mon fils, dans les premiers temps, il était comme une petite grenouille, il dormait sur moi la nuit comme une petite grenouille, je le tenais comme ça.

On déplie le bébé, on le nettoie, on le pèse, on le monitore, on teste ses réflexes. Mais c'est une arrivée dans le vivant, le bébé n'a qu'un besoin, Il a besoin de sa mère, il a besoin du contact peau à peau avec sa mère, et lorsqu'on lui propose, c'est tout l'inverse !

Et je ne te parle pas de vaccination juste après. Dans le film qui va vous être montré, que je vous encourage à regarder, « Tu enfanteras dans la douleur », on parle de tout ça, et on parle surtout de la notion de non-consentement.

Et ça, c'est une dimension qui est extrêmement importante. Par exemple, il y a une technique dont je ne vous ai pas parlé, c'est ce qu'on appelle la technique de l'expression abdominale. 20 % des femmes actuellement sont victimes d'expression abdominale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire simplement qu'on appuie sur l'abdomen pour faire sortir le bébé.

87 % des femmes qui ont subi une expression abdominale disent qu'elles n'étaient pas consentantes. Remarque sexiste, actes médicaux sans qu'on le demande, on parle quand même d'une zone, la femme est quand même à coucher avec les cuisses écartées, à disposition de tout le personnel médical d'un des endroits les plus intimes qui soit.

Et toute pénétration qui n'est pas volontairement acceptée par la femme est un viol. Et actuellement, vous verrez dans les films, nombre des témoignages sont des témoignages de viol.

Ce n'est pas une accusation vis-à-vis du personnel médical, c'est des protocoles qui sont délirants. Des protocoles dans lesquels on a oublié une chose, L'accouchement est un acte naturel, spontané, qui, dans la très grande majorité des cas, ne pose aucun problème.

Avoir à proximité des hôpitaux, si vraiment on rentre dans le cadre médical, c'est-à-dire s'il y a un problème, alors à ce moment-là, l'aide de l'hôpital est parfaitement bienvenue. Mais partir a priori du fait que ça va être médicalisé est une erreur fondamentale, avec tout le cortège de ce que j'ai pu vous présenter précédemment.

Et là encore, on retrouve vraiment le cœur de ce que j'essaie de vous faire passer en vidéo. Notre ignorance des lois naturelles, notre manque d'adoration de la perfection du vivant, notre arrogance intellectuelle, notre prétention à vouloir accoucher des femmes, nous conduit à faire une véritable horreur, une véritable barbarie.

De toute façon, toute la gynécologie est en lien avec cette violence faite aux femmes en particulier, et aux hommes aussi, toucher vaginale, toucher rectale. Non mais, je veux dire, comment accepte-t-on ?

La seule raison pour laquelle on accepte ça, c'est que depuis notre plus tendre enfance, on nous a dressés à l'école à avoir ce respect de l'autorité, cette soumission à l'autorité comme dirait Hannah Arendt, qui fait que celui qui se présente devant nous en étant professeur, en étant docteur, eh bien, on va lui laisser faire des choses qui dans un autre cadre seraient caractérisées par le viol, et par un acte qui est intolérable pour les personnes. Alors,

quelles sont les alternatives à ça ? Il n'y en a plus, il n'y en a quasiment plus, et c'est bien la folie de ce modèle techniciste actuellement, c'est-à-dire que soit tu y adhères, soit tu le manges, soit tu te retrouves complètement à la marge et tu es rejeté, et j'ai pu le vivre, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de sages femmes, elles ne peuvent plus exercer, elles sont empêchées d'exercer, on leur donne des conditions d'exercice

qui sont absolument inacceptables, dans lesquelles elles prennent un risque qui est beaucoup trop grand, et elles se retirent, et je les comprends parfaitement. Donc tu te retrouves seul chez toi, et s'il y a un problème, il y a vraiment un problème, et puis c'est plus compliqué, sans parler de l'accueil qui peut être fait à l'hôpital pour des familles qui n'ont pas choisi d'accoucher à l'hôpital dans un premier temps.

J'ai énormément de témoignages de familles qui ont subi une véritable violence verbale, des insultes, parce qu'ils n'avaient pas choisi de manger, de rentrer dans le protocole qui leur est proposé actuellement, exactement comme pour les familles qui refusent de vacciner.

Et donc l'alternative n'y est pas, on n'a pas le choix. Alors, dans cette vidéo, je voulais surtout attirer votre attention sur le fait qu'il y a des lois naturelles. Il y a des lois naturelles pour l'accouchement, comme il y a des lois naturelles pour la nutrition, comme il y a des lois naturelles pour l'activité, il y a des lois naturelles pour tout.

Le non-respect de ces lois naturelles nous projette dans un environnement techniciste, avec des techniques qui sont censées résoudre les problèmes, mais qu'elles ont elles-mêmes généré, et que cet environnement est insupportable pour tout le monde, pour les femmes, pour les familles, comme pour le personnel soignant, et qu'il se trouve une violence gigantesque.

D'ailleurs, une violence qui avait été justifiée, c'est très amusant, vous le verrez dans le film, enfin c'est très amusant, ce n'est pas amusant du tout, par le professeur Yisrael Mizan, qui est le président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens français, qui dit texto dans le film, « La maltraitance du personnel sur charge de travail amène à une maltraitance des femmes.

» Tout simplement, non mais tu cherches, le personnel a trop de travail, donc c'est normal qu'on maltraite les femmes, On ne va pas s'embêter à leur demander leur avis à chaque coup.

Punaise, la nana elle est là, puis elle me dit « Ah non, je ne veux pas de péridural ! » Mais elle nous ralentit là, on en a d'autres à faire passer. Mais tu ne peux pas justifier ton attitude comme ça, c'est impossible.

Mais c'est aussi à nous de nous mobiliser. Comment accepte-t-on des conditions aussi inacceptables ? Il est essentiel dans cette petite vidéo à mon humble mesure, je fais passer ces notions fondamentales, il y a des lois pour le vivant, il y a des lois pour l'accouchement, il y a des conditions à respecter.

Si vous ne respectez pas ces conditions, c'est normal que ça se passe mal. Si vous respectez ces conditions, vous allez voir que dans la très grande majorité des cas, ça se passe parfaitement bien.

Je vais être à nouveau père moi dans quelques mois, et je me réjouis. Je me réjouis parce qu'en plus, le premier accouchement, je l'ai vécu, c'était une première pour moi, je découvrais tout, c'était assez impressionnant.

Le second, comme je sais un peu déjà à quoi m'attendre, je pense que je vais le vivre encore plus intérieurement, encore plus intimement, et j'ai hâte, je me réjouis de cette célébration de la vie, ce n'est absolument pas quelque chose que je crains, c'est quelque chose que...

c'est l'une des expériences les plus incroyables que j'ai jamais vécues. Alors, cette vidéo est là aussi pour lancer un appel, en 2020 je vais faire un travail énorme, je veux réellement réaliser un corpus de vidéos, de formations autour de l'enfance et l'adolescence, de la génération de la vie, depuis la préconception jusqu'à l'adolescence, autour des besoins physiologiques, alimentaires, relationnels, émotionnels de l'enfant, du bébé, tout ce qui touche à cette dimension-là.

Je lance un appel à toutes les personnes qui sont compétentes, qui ont vraiment développé une compétence dans la compréhension, la connaissance, le suivi des processus naturels, parce qu'on est d'accord, c'est quelque chose qui est normal, naturel et spontané, tout ce qui nous est demandé c'est d'arrêter de l'empêcher.

Toutes ces personnes-là vous pouvez me contacter, je ne vais pas le faire tout seul, j'ai vraiment envie d'agglomérer, de travailler ensemble, toutes les personnes qui sont ultra compétentes dans ce domaine, si vous connaissez quelqu'un vous pouvez aussi nous l'indiquer dans les commentaires, vous pouvez nous envoyer un mail, je vous remercie.

Pour qu'enfin on ait à notre disposition en tant que parents, futurs parents, on ait un guide de route, un guide de route qui nous indique comment ça se passe naturellement, à quel point ça se passe simplement, et comment agir de la manière la plus naturelle pour que les processus naturels parfaits du vivant puissent s'accomplir devant nos yeux, et que l'on goûte à cette dimension du sacré, qu'on goûte à cette perfection du vivant.

Merci sincèrement à toutes les personnes qui pourront aider dans cette démarche, c'est un gros projet pour moi pour l'année 2020, c'est quelque chose que je compte faire depuis longtemps, et avec cette vidéo, c'est une façon de vous induire dans cette démarche. Regardez ce film sur Arte, tu enfanteras dans la douleur, attention, il m'a fallu plusieurs fois pour le regarder tellement il peut être violent dans les témoignages, Mais en même temps, il nous parle de ce qui se passe

réellement quand la technique prend le pas sur la vie, quand la folie techniciste prend le pas sur l'humain. Voilà ce qui se passe, voilà la violence qui est vécue, qui est tue parce que la plupart du temps c'est vécu comme une honte et dont il est essentiel maintenant de parler.

Je vous remercie beaucoup, cette vidéo m'importe énormément, elle me tient énormément à cœur parce que c'est un thème auquel je suis très sensible, parce que les conditions d'accueil de la vie déterminent énormément du devenir de l'être qui est concerné par cet accouchement, et que c'est collectivement que nous devons reprendre la responsabilité.

Il n'est pas normal qu'il n'y ait plus de sages-femmes en France, il n'est pas normal. Je veux dire, c'est l'insurrection qui doit présider à ça. On doit s'insurger, on doit refuser ces protocoles techniques, et on doit se positionner et créer nous-mêmes des bonnes conditions pour que l'accouchement naturel puisse reprendre sa place.

Je vous remercie sincèrement. Petit clap de fin, je vous remercie d'avoir suivi cette vidéo, merci de la partager, elle est très importante pour moi. Désolé si je suis un peu brouillon, il y a certainement des personnes qui sont spécialistes de la discipline qui vont me dire oui, mais là ce n'était pas exactement...

Je le sais, je le sais parfaitement, je le fais avec mon cœur, je le fais avec mon expérience de papa, je le fais avec ma foi, et je le fais avec mon caractère un peu brouillon.

Bon, c'est un démarrage, mais je vous remercie pour votre aide du genre. Sinon moi qu'est-ce que j'ai à vous préciser ? Pas grand-chose, si je vous l'annonce dès à présent, alors attendez, il faut que je prenne un calendrier là-dedans, je vous l'annonce dès à présent, on va avoir deux événements qui vont nous attendre, donc vous pouvez déjà les préciser.

Je vous ai dit déjà, autour de l'enfance, le week-end du 30 novembre, 1er décembre, je donne rendez-vous à tous les parents, à tous les enseignants qui rêvent d'une école différente pour leurs enfants, parce que moi aussi je rêve cette école et je suis en train de la réaliser.

Ça sera lancé en septembre 2020, basé essentiellement sur les travaux d'un auteur que j'admire au plus haut point, basé sur les travaux de Céline Alvarez, et qui elle-même a travaillé à partir des travaux de Maria Montessori, proposer une école, si tant est qu'on utilise encore ce terme, qui respecte les besoins physiologiques et cognitifs de l'enfant.

Comme pour l'accouchement, on se rend compte qu'il y a des lois naturelles de l'enfant, d'ailleurs c'est le titre du livre de Céline Alvarez que je vous recommande, s'il y a vraiment un livre à lire cette fin d'année, c'est lisez ce livre, sérieusement, lisez ce livre, il est phénoménal, les lois naturelles de l'enfant.

Eh bien, je me suis lancé le défi de créer une école, on va commencer par le niveau maternel et primaire dès septembre 2020, et ça sera suivi ensuite dans les deux ans je l'espère, normalement ça s'est prévu comme ça, par le niveau collège et lycée, un lieu d'apprentissage, si tenté Jean-Pierre Lepry me dirait, mais tous les lieux sont des lieux d'apprentissage, l'enfant apprend par nature, par défaut, spontanément, naturellement, mais créer des lieux

propices aux enfants, au développement des enfants, qui respectent les lois naturelles des enfants. Eh bien, le 30 novembre et le 1er décembre, j'organise deux jours à côté de Perpignan, je vous donnerai l'adresse exacte, dans lequel je vous présenterai ce projet.

Il y aura différents intervenants, on va parler des besoins naturels des enfants, il y aura aussi de la musique, il y a Manolo, notre ami conteur, chanteur, qui va venir, donc vous pouvez venir avec vos enfants, je vous en parlerai, il y aura un peu la possibilité de s'héberger sur place ou aux alentours, ça va être deux jours consacrés vraiment à une espérance nouvelle pour les enfants, pour cette école qui naîtra dans mon village en septembre 2020,

et ça c'est un grand pari pour moi. Sinon au niveau des rendez-vous, deux rendez-vous en octobre. En octobre, non ce n'est même pas en octobre, c'est le samedi 2 novembre, il y aura beaucoup de choses au mois de novembre, Le samedi 2 novembre, ce sera la fin de nos stages, on donne 2 semaines de stage à côté de Perpignan au Mass Bellric, et pour la fin de nos stages, le samedi soir on fait une soirée portes ouvertes, dans lequel toujours pareil, Manolo sera là pour nous présenter

l'homme qui plantait des arbres, la nouvelle de Jean Gionno qui sera mise en musique par lui avec un de ses amis, et Manolo sera là et on fera un repas partagé. Donc vous pouvez déjà noter cette date, si vous pouvez vous rendre du côté de Perpignan vous serez les bienvenus.

Et moi je vous annonce que pour le 18 octobre on va avoir aussi un événement pour fêter les 400 000 abonnés sur la chaîne YouTube, pour fêter le lancement du site des coachs de régénération, enfin vous allez avoir des gens pour vous accompagner, on va faire un question-réponse live en public, on va en sélectionner une cinquantaine d'entre vous qui pourront venir participer à la vidéo, être là avec les coachs, avec moi, et on va faire un méga question-réponse qui sera retransmis directement en live,

ça va être une grosse fête pour fêter les 400.000, je vous l'annoncerai aussi, on va voir ça dans les deux semaines qui viennent, il va y avoir un tirage au sort. Sinon moi je tiens à vous préciser encore que jusqu'à début octobre je fais une promo exceptionnelle sur mes packs de formation, vous pouvez aller voir sur le lien qui est sous la vidéo, et avec ça je vous souhaite une très belle journée, je vous dis à quel point je suis heureux, fier d'être à la position où je suis en

train de partager avec vous la merveille, la profondeur, la spontanéité et la perfection du vivant, et que de le contempler chaque fois ça me met en joie, à vous aussi, je vous souhaite une bonne régénération, on se retrouve d'ici 2-3 jours, on continue avec tout ce qui a à trait avec le vivant.

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