Retour aux contenus
Vidéos publiques

Vidéo thématique 8 « l'affaire fructose » et la souveraineté personnelle

Author Photo
L'équipe RGNR
24 vues • Publiée le 09/11/2011

Cette vidéo fait suite à de nombreux retours reçus après la vidéo thématique sur les sucres, où beaucoup s’interrogeaient sur la place des fruits dans leur alimentation. Thierry revient sur le métabolisme du fructose : contrairement au glucose, le fructose ne peut être stocké sous forme de glycogène que dans le foie, dont la capacité est limitée. Au-delà de ce seuil, l’excédent est converti en triglycérides, ce qui peut entraîner une prise de masse grasse et perturber la régulation de l’insuline.

Il cite une étude de l’Université de Lausanne montrant qu’une alimentation où le fructose représente 25 % des apports caloriques suffit à provoquer, en six jours, une résistance à l’insuline chez des sujets sains. Il donne aussi des repères pratiques : mesurer sa glycémie après ingestion de fruits avec un glucomètre, et observer l’effet des feuilles vertes consommées avant les fruits, dont les fibres ralentissent l’absorption du fructose et réduisent la conversion en graisses.

La seconde partie de la vidéo sort du cadre strictement nutritionnel pour aborder la souveraineté personnelle. Thierry insiste sur le fait que ses vidéos partagent une démarche en cours, pas des vérités définitives, et qu’il n’est pas question de suivre des conseils sans les confronter à sa propre expérience. Il distingue une pensée en mouvement, nourrie par l’expérimentation, d’une pensée figée sur un dogme, qui finit par empêcher toute adaptation réelle.

Il rappelle que nos besoins physiologiques varient en permanence et que la question n’est jamais « vrai ou faux dans l’absolu », mais « adapté ou non à ce que je vis maintenant ». Le rôle du mental est utile pour traiter des informations précises, mais il devient un obstacle quand il prend le dessus sur la sensibilité et l’instinct. L’objectif est de construire ses propres connaissances par l’expérience, sans psychose ni intégrisme alimentaire.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Générique Bonjour, bienvenue sur le blog de vive recrue. Alors je voulais faire une petite vidéo thématique aujourd'hui avec un petit retour sur le fameux fructose. parce que suite à la vidéo thématique que j'avais faite sur les sucres, ça doit être la numéro 6, je pense, j'ai reçu beaucoup de mails, beaucoup de témoignages un petit peu inquiets, un petit peu affolés de personnes qui me disaient mais alors, qu'est-ce qu'on peut faire ?

Je ne peux plus manger de fruits, j'ose plus manger de fruits. Donc déjà, je voudrais amener des précisions quant au métabolisme du fructose, des petites précisions par rapport aux problèmes évoqués dans la précédente vidéo, et ensuite un petit peu réfléchir sur la notion de souveraineté personnelle.

Par rapport aux fructoses, on m'a demandé des précisions par rapport au métabolisme du fructose. C'est très simple. Contrairement au glucose qui est stocké sous forme de glycogène dans les muscles et les tissus maigres du corps, le fructose ne peut être stocké que sous forme de glycogène dans le foie uniquement.

Or, il se trouve que le stockage du glycogène dans le foie est relativement limité. Il y a très peu de glycogène stockable dans le foie. Donc, dès qu'on dépasse la quantité de fructose transformable en glycogène par le foie, le fructose restant est immédiatement transformé en triglycérides, donc en acides gras qui se retrouvent dans le sang. Alors, quelles sont les conséquences ?

Eh bien, prise de masse grasse, c'est un cycle classique, et ça apparaît chez pas mal de personnes qui consomment trop de fruits par rapport à leur activité physique, et surtout trop de fruits riches en fructose.

Alors pour la liste des fruits riches en fructose, vous pourrez voir des listes sur l'internet, vous tapez fruits riches en fructose et vous trouverez des listes exhaustives. Donc voilà, prise de masse grasse. Autre problème qui est apparu, un phénomène de résistance à l'insuline.

C'est-à-dire que je l'avais déjà évoqué dans le sujet, le lien entre diabète, sucre et matière grasse. L'insuline qui est sécrétée dans le pancréas pour permettre l'assimilation des sucres, son action est inhibée ou en tout cas perturbée par la présence de matières grasses dans le sang au même moment que les sucres parce que ces matières grasses saturent les récepteurs à l'insuline et empêchent l'insuline de faire passer les sucres dans le sang.

Donc, augmentation de la glycémie, c'est ce qu'on appelle la résistance à l'insuline, c'est quelque chose de type diabète de type 2. C'est ce qu'on appelle un petit peu le diabète de type 2. Donc la consommation de fructose pourrait entraîner des phénomènes de ce type.

J'ai par exemple des chiffres qui sont quand même assez impressionnants. Alors là, je vais les lire. Hop, attendez. On va voir si ça vous permet de voir l'écran. Je ne suis pas certain que vous puissiez lire.

Mais récemment, une équipe de scientifiques de Lausanne a prouvé que chez les sujets sains, une alimentation riche en fructose, 25 % des apports caloriques, entraîner au bout de 6 jours une dyslipidémie et une résistance à l'insuline du foie et des tissus adipeux.

Donc une alimentation riche en fructose de l'ordre de 25 % des apports caloriques. Imaginons qu'une personne ait 70 % de ses apports caloriques réalisés par des fruits et que ces fruits soient composés au moins à moitié de fructose, et bien on dépasse les 25 % d'apports caloriques sous forme de fructose.

et bien cette personne a toutes les chances de présenter une dyslipidémie et des problèmes de résistance à l'insuline qui vont apparaître, donc élévation rapide de la glycémie. Toutes les personnes qui suspectent ce genre de choses, plutôt que de rentrer dans la psychose, je vous conseille une seule et même chose, achetez un glycomètre, même si ça coûte un peu d'argent, ça va coûter une centaine d'euros le glycomètre et les bandes, mais achetez un glycomètre,

surtout petit conseil si vous achetez un glycomètre, n'achetez pas les modèles très bas de gamme qu'on trouve sur internet, Parce que le problème, c'est que souvent on ne trouve pas les bandes pour le recharger.

Donc une fois que vous l'aurez, vous allez pouvoir l'utiliser un petit peu, puis après vous ne pourrez plus le recharger. Parce qu'il faut des bandes de lait à chaque fois qu'on fait une prise de sang. Donc achetez un modèle peu cher, mais en pharmacie, dans lequel vous serez certains d'avoir des bandes de lait de rechange.

Et mesurez votre glycémie après l'ingestion de fruits, et vous verrez un petit peu où est-ce que vous en êtes, et est-ce que réellement il y a un problème avec ça.

Donc prise de masse grasse en mangeant des fruits, problème d'élévation de l'adlysémie, on peut soupçonner le fructose. Maux de ventre, ballonnement et crampes, on peut soupçonner le fructose.

Oui, évidemment, c'est ce que je disais dans la dernière vidéo et c'est important. J'ai eu des échanges aussi avec des personnes qui ont témoigné à quel point le niveau d'hydratation et la prise ou non de feuilles vertes avant amélioraient ou non les choses.

La prise de feuilles vertes, en assurant finalement un contenu en fibres, ralentit l'absorption du fructose comme du glucose, mais aussi du fructose, ce qui fait qu'on a plus de chances de pouvoir le stocker sous forme de glycogène et moins de faire de la rétention graisseuse, de la transformation en matière grasse.

Donc les fibres sont toujours extrêmement importantes, l'hydratation aussi. Il y aurait une action déshydratante du fructose. Je n'ai pas encore de données extrêmement précises par rapport à ça, mais si vous êtes assoiffé après avoir mangé des fruits et que vous avez la bouche sèche, alors il y a de fortes chances que ces fruits soient très riches en fructose et que vous ayez une forme un petit peu d'intolérance aux fructoses, qui est tout sauf une allergie.

L'intolérance aux fructoses n'est pas une allergie, c'est un dysfonctionnement de l'absorption du glucose au niveau de la paroi intestinale, c'est tout, c'est tout mais c'est beaucoup, et c'est ce qui peut causer des maux de ventre, des ballonnements, des gaz, des douleurs de type crampes.

Donc, ceci dit, voilà un petit peu, ça c'est la connaissance, c'est la connaissance brute empirique. Après, ça c'est une connaissance analytique, et c'est là où je voudrais en venir à parler de souveraineté personnelle.

Parce que des personnes m'ont envoyé des mails en me disant mais qu'est-ce que je peux manger maintenant, je ne sais plus où j'en suis, je ne sais plus qui croira. Mais il n'y a pas à croire quelqu'un pour moi, il y a à recueillir des informations, c'est ce que je fais au travers de ce blog, j'espère que c'est vécu comme ça, c'est-à-dire que je n'ai jamais prétendu donner de leçons à quiconque, je partage ma façon de faire, je partage la direction dans laquelle je vais parce qu'il y a aussi des choses que

je suis en train de mettre en place mais dont je parle et qui ne sont que des choses que je mets en place, j'y vais moi aussi, et au travers de ces vidéos j'expérimente moi aussi, je ne prétends pas être un modèle en quoi que ce soit, loin de là, mais donc au travers de ces vidéos je partage, mais il n'est pas question pour moi de me poser en donneur de préceptes, et je prie n'importe qui de ne pas prendre mes mots pour des vérités intemporelles.

Si ça ne correspond pas à votre ressenti, il n'est pas question d'appliquer quelque chose. Ayez des connaissances, et à partir de là, bâtissez vos croyances par rapport à votre intuition, votre conviction personnelle, on en revient là-dedans.

C'est une question de souveraineté personnelle, c'est une question de confiance en soi, c'est une question d'écoute aussi, d'écoute silencieuse de son corps. Il faut accepter l'expérience. Parce que souvent des personnes me disent « Ah oui, mais j'ose pas manger ce fruit parce que j'ai peur de ceci ou de cela.

» Mais si vous ne faites pas l'expérience d'une entre guillemets « erreur », votre corps n'aura rien appris. Il ne faut pas compter sur les autres pour faire des erreurs et apprendre de leurs erreurs. Pour moi, les erreurs sont nécessaires à faire par soi-même.

Et surtout, assumer et regarder son erreur. Par exemple, un soir vous avez un comportement qui soit alimentaire ou même un comportement en termes de sommeil, de santé ou de relationnel. vous faites quelque chose avec quelqu'un, vous avez des propos qui sont complètement déplacés, vous avez une attitude qui est complètement déplacée, allez jusqu'au bout de la démarche, voir les conséquences de ces actes, en tirer des conclusions, et à partir de là changer son comportement.

Parce que si on ne va jamais au bout de l'expérience, on ne pourra jamais changer son comportement. Si on demande aux autres de faire les expériences pour nous, si on vit par procuration, on ne fera jamais d'expérience, on n'apprendra jamais vraiment, et on sera toujours comme un enfant en train d'essayer de chercher une parole à laquelle on va se raccrocher.

Et c'est ce qui donne un petit peu les personnes qui sont extrêmement zélées et intégristes dans un domaine, c'est que comme elles n'ont pas leur propre expérience personnelle, elles sont obligées de croire en quelque chose et comme elles y croient, elles ne veulent surtout pas entendre la moindre forme de critique puisque ce n'est pas une pensée en mouvement qu'elles ont, c'est une pensée figée, figée sur un dogme.

C'est absolument pas ce qui est adapté à la vie. La vie est mouvement sans cesse et adaptabilité. Il y a une très forte propension chez l'individu à penser que ce qui était vrai la seconde précédente sera vrai la seconde d'après. Or, en termes de physiologie, c'est faux, nos besoins varient sans cesse à tous les niveaux, c'est absolument faux.

Nos besoins, le monde autour de nous est en constant mouvement, il y a des choix à en faire sans cesse. L'humain est une créature de choix, oui, non, est-ce que cette chose est bonne pour moi, est-ce que cette chose est mauvaise pour moi ?

Ce n'est pas vrai ou faux dans l'absolu, c'est vrai ou faux par rapport à nous, par rapport à nos besoins. Donc quand on parle de fructose et de glucose, il ne s'agit pas de jeter le haro sur les fruits riches en fructose, il s'agit d'être conscient du phénomène.

Et si effectivement vous avez des crampes, vous avez des maux de ventre, Et bien, après l'écoute de cette vidéo par exemple, se dire oui mais est-ce que ça ne viendrait pas du fructose ? Alors à ce moment-là, pendant quelques jours, vous faites l'expérience de consommer très peu de fruits riches en fructose et vous voyez comment ça se passe, et en fonction de ça, vous en tirez vos conclusions.

Il me semble que c'est la logique même. Donc n'ayez pas peur de l'expérience, n'ayez pas peur d'aller au bout de l'expérience. Une expérience n'est jamais bonne ou mauvaise en soi. Pour moi, une expérience est ratée si on n'en tire pas les conséquences si on ne va pas au bout de l'expérience et elle est bonne si on va au bout de l'expérience.

Donc il n'y a pas d'erreur dans l'absolu. Il y a des expériences, des expériences faciles, des expériences agréables, des expériences douloureuses, des expériences qui peuvent faire très mal dans la chair, mais peu importe, ce sont des expériences que vous rajoutez à votre cheptel de connaissances et c'est comme ça qu'on fait des individus qui grandissent.

Donc pas de psychose par rapport à cette histoire de fructose et de glucose, construisez vos connaissances. Je crois qu'on sera bien revenu maintenant sur cette histoire de fructose et de glucose. Donc si vous cherchez des renseignements un peu plus poussés, vous allez sur résistance à l'insuline sur Wikipédia, fructose sur Wikipédia, vous verrez tous les renseignements par rapport au métabolisme du fructose, c'est très clairement expliqué.

Pour ceux qui sont chimistes, on peut aller vraiment très loin dans la finesse parce qu'il y a énormément de descriptions. Si vous comprenez l'anglais, vous tapez insulin-resistance et fructose sur un moteur de recherche quelconque ou fructose-intolerance, et là, vous allez trouver tous les renseignements que vous voulez.

Mais attention, il ne s'agit pas de rentrer dans une approche intellectuelle et mentale de la vie. On a des informations, on les garde pour ce qu'elles sont, mais le mental ne doit pas être nié, mais il faut bien se rendre compte qu'il n'est utile que dans certaines opérations, et que la plupart du temps c'est plutôt un parasite qui va faire beaucoup de bruit, qui va nous perturber, plutôt qu'autre chose.

Donc garder son mental pour les opérations nécessitant vraiment le mental, et garder tout ce qui est sensitif, instinctif, sensibilité pour tout le reste de la vie. Être à l'écoute, être à l'écoute du moment présent, on y reste toujours là-dedans, ne pas se laisser perturber par ses connaissances, Et se rendre compte que la véritable intelligence, ce n'est pas d'être un perroquet qui répète des leçons apprises par coeur.

On ne mesure pas l'intelligence d'une personne à sa capacité à remplir l'espace de parole, mais on mesure l'intelligence d'une personne, pour moi en tout cas, à apprendre de la vie, à croître, à se remettre en question, à douter, et à être en lien direct avec ce qui se passe autour d'elle.

Voilà, c'est ce que je vous souhaite à toutes et à tous. Je vous souhaite une très très belle journée. Mais si vous avez des retours d'expérience par rapport à cette question des sucres, je suis aussi très preneur parce que c'est toujours une expérience en cours pour moi. Je suis assez surpris des résultats.

J'espère que ces informations vous seront utiles. Merci à toutes les personnes qui s'abonnent à ce blog pour ces vidéos, qui manifestent leur soutien d'une manière ou d'une autre. Merci pour tous vos commentaires, vos encouragements. Ils me vont droit au cœur.

À très bientôt avec les vidéos thématiques de vivre cru.

0 commentaires