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Un médecin témoigne. Hypothyroïdie, fatigue chronique et changement de paradigme

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L'équipe RGNR
125 vues • Publiée le 02/04/2014

Marylène est médecin. Elle est entrée en contact avec Thierry par l’intermédiaire de sa sœur Marion, dont le cas de thrombopénie sévère avait nécessité une chimiothérapie et une ablation de la rate avant qu’une approche de régénération du terrain ne permette un rétablissement complet de la fonction rénale. C’est ce témoignage familial qui a conduit Marylène à s’intéresser à l’hygiénisme, alors qu’elle souffrait elle-même d’une hypothyroïdie marquée traitée à 75 microgrammes de lévothyroxine, doublée d’un épuisement chronique.

Elle décrit un état d’épuisement surrénal typique : incapacité à traiter plusieurs informations simultanément, hypersensibilité aux interactions sociales, déficit en noradrénaline. La sortie de cet état est passée par une semaine de repos intensif, puis par une modification progressive de l’alimentation. Le suivi biologique a confirmé la relance naturelle de la thyroïde via une TSH en baisse, ce qui lui a permis de réduire la supplémentation hormonale sans risque.

Dans sa pratique, Marylène a commencé à intégrer les questions de mode de vie et de terrain en consultation, en évaluant d’abord la réceptivité du patient avant d’aborder les modifications alimentaires. Elle cite l’exemple d’une patiente fibromyalgique sous cinq médicaments, chez qui une hypothyroïdie fonctionnelle liée à une résistance aux hormones thyroïdiennes par fatigue surrénale et excès de cortisol a été identifiée, avec des améliorations progressives à la clé.

La discussion aborde la complémentarité entre médecine symptomatique, naturopathie et travail de terrain, sans les opposer. Thierry et Marylène s’accordent sur un point central : le traitement symptomatique peut être nécessaire à court terme pour stabiliser une situation critique, mais il ne dispense pas des réformes d’hygiène de vie qui seules permettent une guérison durable. Marylène évoque aussi l’absurdité de la nourriture servie en milieu hospitalier, et son souhait de voir les principes de l’hygiénisme intégrés dans les facultés de médecine.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour Marie-Hélène, comment ça va ? Bon écoute, j'ai déclenché la caméra, comme je te l'avais dit, si tu permets, parce que ça fait un petit moment qu'on est en relation tous les deux, et je t'ai harcelé pour que tu puisses témoigner, et donc en fait tu vas témoigner, donc je suis très très content.

Marie-Hélène, est-ce que tu peux nous expliquer, puisque moi je te connais, mais est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment on est rentré en contact, qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui s'est passé pour toi, et puis au travers de ton témoignage, on va voir aussi dans ton métier, est-ce que ça a pu modifier ?

— D'accord, donc moi je suis médecin généraliste remplaçante, je travaille en milieu semi-rural, et on s'est connu par l'intermédiaire de ma sœur Marion qui est sage-femme. Marion s'est démenée, et d'ailleurs je l'admire pour ça, pour trouver des solutions aux problèmes de santé de son fils Guillaume.

Oui, le petit Guillaume. On avait parlé quand même de dialyse à plus ou moins long terme. Oui, de chimiothérapie à un moment aussi, pour l'ablation de la rate, pour une thrombopénie.

Minosuppresseur. Voilà, exactement. Oui, et quand même il a une fonction rénale normale aujourd'hui grâce au jus. Oui, il a tout rétabli, toute sa fonction rénale est rétablie, c'est quand même assez magnifique, on lui a sauvé les reins.

Oui, c'est assez efficace pour lui, il n'y a que le purpura, on attend une guérison je pense pour cette année. Oui, tout à fait. Donc voilà, on s'est connu comme ça, c'est Marion qui m'a parlé de toi, parce que cet été je n'étais pas très en forme, je n'étais pas très bien.

Alors dis-moi, parce que tu traînais des choses assez chroniques j'ai l'impression. Oui, tout à fait. Alors déjà, il y a quelque chose qui s'est passé il y a une dizaine d'années maintenant, c'est qu'on m'a dit que j'avais une sphéndylarthrite.

D'accord. Donc deux professeurs parisiens ont fait le diagnostic, et j'ai même pris des anti-inflammatoires pendant un an. Oui. Et ensuite, j'ai fait un régime sans déchets.

Oui. Et plus du tout de douleurs. Ah, merveilleux, merveilleux. C'est pas une surprise, c'est plus une surprise maintenant j'imagine, mais quand même ça peut se prendre de dire tout ce qui est artétique, la suppression des produits étiers, d'habitude il y a des améliorations extraordinaires.

Oui, mais si tu veux, moi je commençais mes études de médecine à ce moment-là, et nous on ne parlait pas du tout de ça, de régime alimentaire et de maladie, personne ne m'en avait parlé, donc je n'y croyais qu'à moitié.

et bon j'ai fait le test et ça a marché très bien. Donc ça c'était une première chose et la médecina ça n'a pas empêché que l'été dernier je me suis retrouvée mal, très mal avec une grosse fatigue, une grosse fatigue nerveuse notamment.

J'avais d'autres, j'avais des problèmes d'intolérance alimentaire donc il y avait le lait, il y avait plein d'autres choses. Oui, une hypothyroidie marquée aussi. Et puis j'avais l'hypothyroïdie, oui. J'ai fait un traitement de substitution par l'évotirox.

Oui, l'évotirox, c'était à quel dosage à peu près ? J'étais à 75 microgrammes, c'était une dose assez forte pour moi parce qu'on dit 1 microgramme par kilo, donc pour moi c'était pas mal.

Oui, et puis quand on commence à approcher des 100 microgrammes, là ça devient du lourd lourd quoi, donc déjà 75 c'est pas mal. Donc hypothyroïdie marquée, fatigue chronique, épuisement.

Voilà, exactement, je voulais même partir de chez moi carrément, j'ai un conjoint et deux enfants que j'aime plus que tout, mais je voulais partir parce que je ne rêvais que d'un endroit où il y avait un lit pour s'occuper, et puis c'est tout du calme, du silence. Mais ça c'est typique de l'épuisement surrénalien, c'est l'incapacité à gérer toutes les informations qui arrivent de l'extérieur et donc toute source d'interaction est vécue comme une agression parce que

finalement on n'a pas notre système nerveux qui est là normalement pour faire obstacle entre guillemets pour nous permettre de réguler les informations mais on n'a pas ça et donc on se reçoit tout et on est un peu d'une certaine manière hyper sensible et donc la proximité des autres même devient un fardeau mais tant bien même qu'on les aime d'après ce que tu me décris pour ta famille il n'y avait pas de problème de de ce côté-là ?

Ah oui, non, non, pas du tout, c'était exactement ce que tu dis là, c'est que j'avais du mal à gérer plusieurs informations en même temps, même si c'était des informations qui ne sont pas suffisantes, mais s'il y avait plusieurs choses en même temps, je n'arrivais plus à gérer.

Ouais, noradrénaline, un déficit en noradrénaline particulièrement qui crée cet état. Oui, je pense. Et donc, à partir de là, que s'est-il passé ?

J'ai une famille très compréhensive parce qu'on ne m'a pas dit réveille-toi, bouge-toi, fais un effort. Au contraire, on m'a accompagnée dans mes besoins et j'ai pu faire une sorte de petite retraite à la maison parce qu'on m'a gardé les enfants, mes parents, tout le monde a fait tout pour que ça puisse se faire et donc j'ai dormi énormément. J'ai fait des bonnes nuits et puis je redormais le matin, je redormais l'après-midi, j'ai et après je suis repartie tout doucement avec les jus,

avec les crues. Parce que j'étais voir sur Timestip, la première vidéo que j'ai vue, c'était fatigué de traiter. D'accord, tu t'es bien tombé. Puis j'imagine qu'il y avait ta sœur aussi qui te poussait pas mal aussi.

Oui, elle m'en parlait, mais je t'avoue qu'au début, je n'étais ni pour ni contre parce que je ne connaissais pas et que je ne savais pas quoi que ça... C'est fou, mais je ne savais pas que ça pouvait avoir un effet aussi important sur la santé. Donc, j'ai été voir sur le site un mois après.

D'accord, ok. Et puis, petit à petit, j'ai vu par moi-même que ça allait de mieux en mieux en disant comme ça. Oui, et au niveau de la thyroïde, qu'est-ce que ça a donné alors ?

Alors, au niveau de la thyroïde, au départ, je la jouais prudente et puis médicale, c'est-à-dire que je faisais une TSH toutes les 6 semaines. — D'accord, tu vérifiais ta TSH pour voir un petit peu comment ça fonctionnait.

— Voilà, et au début ça a été assez rapide parce que la TSH était basse à 0,2, 0,3, donc là je pourrais baisser de 12,5 ou de 25 microgrammes le Lévothyrox. — Ouais, alors pour en préciser pour les gens qui ne connaissent pas, la TSH c'est une hormone qui est sécrétée par la glande pituitaire, Thyroid Stimulating Hormone, et qui est là pour stimuler la production d'hormones thyroïdiennes, de T4 et puis après de T3.

Donc si la TSH monte en flèche, ça veut dire que la thyroïde est en hypothyroïdie. Donc on rajoute des hormones ou on essaie de régénérer ça. Donc le fait de tester la TSH, ça prouvait que les hormones thyroïdiennes étaient en train de se relancer naturellement sans supplémentation et ça te laissait de la marge pour diminuer sans risque parce que tu savais que tu étais suppléant en hormones thyroïdiennes naturellement.

— Oui, tout à fait. C'est ça. — Voilà, d'accord. Donc ça t'a permis d'évoluer tranquillement. Et là, tu en es à combien de lévotirox ? Je crois que tu as bien diminué. Oui, là, j'en suis à 12 et demi, donc j'ai quasiment arrêté.

Je pense que d'ici la fin de l'été, je vais arrêter complètement. J'étais trop impatient de recueillir ton témoignage, je n'ai pas pu attendre que tu arrêtes complètement. On avait dit ça, et puis finalement, je me suis dit que ce n'était pas possible, j'ai envie quand même de recueillir son témoignage.

D'accord, donc fatigue chronique, le burn-out, tu t'en es sorti largement ? — Oui, largement, alors il faut quand même dire que ça ne se fait pas du jour au lendemain, au départ j'ai eu une petite période où ça allait bien, et puis à l'entrée de l'hiver là je suis repartie dans des périodes où j'étais quand même très fatiguée avec des films de détox, et que ça évolue par période en fait.

— Absolument, je vais faire toute une série de vidéos au cours du mois d'avril, assez approfondie parce que je consacre beaucoup de temps à la recherche actuellement sur le phénomène de fatigue chronique et de dépression parce que les deux sont complètement liés.

Et on va voir qu'effectivement, c'est quelque chose de complexe. On ne regagne pas des années d'abus finalement en quelques semaines. C'est faux. Prétendre ça, c'est faux. Ça va être uniquement de la stimulation.

C'est un travail de moyenne et longue haleine, mais ça porte ses fruits. Mais il s'agit de le faire avec finesse. Et je vais vraiment consacrer plusieurs vidéos à ce sujet-là parce que la fatigue chronique, c'est encore quelque chose qui est tellement niée dans notre société, qui est tellement occultée, que ça en devient terrible pour les personnes qui en sont victimes parce qu'elles sont vraiment isolées et incomprises, et c'est terrible.

Oui, ça c'est sûr, et puis on voit beaucoup de personnes dans ce cas-là, c'est vrai qu'avec le mode de vie qu'on a actuellement stressant, beaucoup de personnes sont dans ce cas-là en fait. Ok, donc au niveau de ta vie, ça a quand même bouleversé pas mal de choses j'ai l'impression.

Ah bah oui, ça c'est sûr, j'ai quand même changé de mode de vie, d'alimentation, parce que ça s'est fait, c'était radical le changement, et puis même au niveau de ma famille, maintenant mon conjoint c'est pareil, il y a du jeu le matin, les enfants c'est pareil, du jeu, et puis mes enfants se sont rangés sans huitaines, avec une prise en charge spéciale à l'école, donc oui ça a bouleversé pas mal de choses c'est sûr.

Et dans ta pratique, alors, qu'est-ce que ça a changé ? Est-ce que ça a changé quelque chose et qu'est-ce que ça a changé ? Oui, forcément, de part de mon métier, je ne pouvais plus faire comme avant parce que j'ai bien vu que tout ça était lié.

Et donc maintenant, au cours de mes consultations, j'utilise plusieurs types d'approches, on va dire. Oui. Le mode de vie et puis l'alimentation, donc en premier.

En premier, tu les places en premier. — Moi, je le placerai en premier, mais après, je vais t'expliquer comment je fais. Je m'adapte aussi à l'état de santé du patient, et puis aussi à ce qu'il veut bien entendre.

— Oui, à sa réceptivité, j'allais te dire, parce qu'il y a des gens, tu leur parles de toucher. Parce qu'effectivement, moi, j'aborde dans ton sens, toucher au mode de vie, c'est toucher au terrain.

Donc c'est là où on va faire le travail le plus à long terme, mais le plus profond et fondamental. C'est là où on va réellement pouvoir guérir la personne, et non pas supprimer les symptômes.

— Exactement, c'est pour ça que moi, je le place en premier, mais des fois on est obligé d'utiliser la médecine classique parce qu'il y a des urgences qu'on ne peut pas se débarrasser de ça comme ça avec l'hygiéniste, donc j'utilise aussi la médecine classique bien sûr, et puis j'utilise un peu la phytothérapie et des petites douces en général.

Thierry Coulon-Rechercheur Oui, tu jongles entre les 3 finalement. Voilà, je jongle entre les 3 parce que c'est vrai que ce qui est important à dire c'est que dans les cas d'urgence, je ne sais pas comment t'expliquer, par exemple, quelqu'un qui a une grosse masse humorale, je l'envoie chez le chirurgien parce que là, je pense que quand il a dépassé un certain stade, il faut faire appel à la médecine clinique, de même que quelqu'un qui a ses couronnères bouchées, je l'envoie à l'hôpital se faire poser

un stent, il a déçon l'artère, donc pour tout ça, pour moi ce sont des urgences. Mais c'est exactement... Par contre, si on ne modifie pas le terrain, ça va revenir.

Exactement. Juste après derrière, tout le terrain a changé. Oui, mais tu sais, c'est ce que je dis souvent, en fait c'est une question de compte à rebours. C'est-à-dire que si tu viens avec une pathologie assez lourde mais que tu as encore du temps devant toi avant l'évolution morbide et définitive, tu as tout le temps de mettre en place des réformes alimentaires, des réformes du mode de vie, surtout si la personne est volontaire.

Mais si tu es à T-1 et que la bombe va t'exploser au visage, tu n'auras pas le temps, les réformes du mode de vie n'auront pas le temps. Alors là, il faut constater qu'effectivement on est allé trop loin, et donc recourir à des méthodes qui ne sont pas des méthodes dans l'ordre de la physiologie, certainement, mais qui sont des méthodes qui vont te permettre de survivre pour mettre en place les réformes, parce que sinon ça n'a pas de sens.

C'est ce qui est valable pour les cancers, pour les masses tumorales. C'est-à-dire que jusqu'à un certain stade, on peut avoir une résorption rapide, efficace des tumeurs. Il y a un certain stade où ça devient chaud, et je comprends en plus qu'en tant que médecin, tu ne peux pas induire les personnes à prendre des risques inouïs avec leur santé.

C'est vrai qu'on a des témoignages de tumeurs énormes qui ont été réduits par des jeunes, mais c'est un jeu de pile ou face extrêmement risqué. Donc là, c'est vraiment à la personne de prendre ce choix-là pour elle-même, mais je comprends complètement.

Et donc, c'est là où je trouve vraiment intéressant ton témoignage et ce que je voulais témoigner dans cette vidéo, c'est d'arrêter de penser de façon dogmatique, simpliste et avec des cases et des carrés. C'est-à-dire qu'un traitement symptomatique n'est pas la solution.

Ce n'est pas la solution aux problèmes fondamentaux. Par contre, ça peut être la solution en termes de survie, à court terme. Et pour mettre en place les réformes de terrain, il faut bien quand même survivre.

c'est quand même la base et le préalable. — Oui, c'est ce que je fais actuellement, c'est ce que je ressens. C'est vrai que par exemple une enfant qui arrive avec une grosse angine bactérienne, la streptococque, je donne encore des antibiotiques même si je sais qu'elle va mettre plusieurs semaines à refaire sa flore intestinale, mais je fais la balance bénéficiaire, et au niveau des complications, je serais plus pour traiter ça et puis après pour revoir le terrain.

Thierry Marceau- Oui, et puis au fur et à mesure de tes expériences, tu vas pouvoir étalonner quel est le rapport bénéfice-risque. C'est toujours pareil, je trouve ça très intéressant comme notion, c'est bénéfice-risque. Et puis surtout ce que je trouve intéressant, ce serait d'arriver maintenant de plus en plus à pouvoir expliquer les bénéfices et les risques à la personne et qu'à la limite ce ne soit même plus toi qui prenne la décision, mais la personne elle-même à partir de la connaissance. Tu dis voilà,

voilà une approche, voilà l'autre, voilà les risques que vous prenez avec celle-là, voilà les risques que vous prenez avec celle-là, voilà les conséquences de celle-ci, voilà les conséquences de celle-là, et au lieu d'induire la personne, de lui dire OK, maintenant vous avez toutes les données en main, quel est votre choix ?

Et là je trouve que ce serait fabuleux parce que les personnes redeviendraient vraiment acteurs de leur santé, c'est-à-dire qu'elles diraient OK, je choisis le traitement allopathique et symptomatique parce que là j'ai compris que le challenge et le compte à rebours il est trop court, Non, là je choisis plutôt de faire la voie naturelle parce que je crois que ça va passer, et de laisser les gens décider aussi par eux-mêmes, ça serait pas mal je crois en tant que praticien de santé.

C'est vrai que je le sais depuis assez longtemps, j'explique et puis je leur donne le choix. Souvent c'est bien interçu, mais par contre il y en a certains qui te disent c'est vous le médecin. Oui, mais on n'est pas habitué à ça, c'est pour ça que là comme tu disais, il faut aussi adapter le discours à ce que la personne peut entendre.

mais j'espère qu'au fur et à mesure de porter ça, ça va devenir de plus en plus prégnant. Et d'ailleurs j'y vois un avantage certain, c'est que quelque part comme ce n'est pas toi qui prends la décision, au niveau responsabilité thérapeutique, et bien toi ta seule responsabilité c'est d'apporter l'information, d'apporter l'information de manière claire et non partisane.

Et une fois que tu l'as donnée, c'est la personne elle-même qui est responsable de sa santé, et on évitera de se retrouver avec des personnes qui ensuite se retournent contre les médecins ou contre des hygiénistes parce qu'ils n'ont pas bien fait leur travail.

Parce qu'en fait, c'est à chacun de faire ce travail, mais pour cela, il faut qu'il ait des informations. Oui, tout à fait, mais je trouve qu'en effet, c'est très important qu'ils aient toutes les cartes en main, et puis c'est à eux après de choisir.

Ça, je leur explique assez fréquemment. Et alors dis-moi, dans la pratique, tu as commencé à avoir des résultats, comment ça a modifié ? Est-ce que tu as déjà eu des fruits de ce changement de pratique ?

Je ne suis que remplaçante et je revois des gens régulièrement, et comme c'est nouveau pour moi, c'est le début, mais il y a plusieurs consultations qui m'ont marqué, parce que j'ai utilisé ce nouveau type d'approche et je pense que ça va donner des beaux fruits.

Je vais te donner des exemples, par exemple une dame qui avait une fibromyalgie, elle elle est venue pour son renouvellement. En fait, elle avait au moins 5, 6 médicaments anti-dépresseurs, anti-bouleurs, enfin plein de traitements.

Et elle m'a dit, là, il va falloir faire quelque chose parce que je crois que je vais me jeter par la fenêtre, j'ai mal la journée, j'ai mal la nuit.

Elle n'en pouvait plus. Malgré les médicaments ? Malgré les médicaments. Oui. Et donc, je lui ai demandé ce qu'elle mangeait. Et donc, ce qu'il en est ressorti, c'est qu'elle mangeait énormément de laitage.

D'accord. Donc moi je lui ai simplement dit j'ai une bonne nouvelle pour vous aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de nouveaux médicaments, je ne vais pas en rajouter. Mais par contre, vous allez simplement supprimer le lait et je vous assure qu'il y aura beaucoup moins de douleurs. Et puis peut-être que par la suite on pourra même diminuer les médicaments.

Alors elle m'a regardée quand même avec beaucoup d'espoir en me disant comment ça se fait que personne ne l'a jamais dit. Et elle est repartie de la consultation en disant que c'était une belle journée parce qu'elle avait enfin une solution et que je voyais qu'elle aussi était sûre que ça allait améliorer son état.

Donc là, j'espère recueillir un beau fruit, mais je n'en suis quasiment sûre. Oui, et tu ne l'as pas revu depuis ? Pas encore, non. D'accord. Et tu as d'autres personnes comme ça avec qui tu as été en lien, avec qui tu as pu commencer à faire passer le message ?

Oui, j'ai une personne que j'ai déjà revue, c'était une femme qui venait avec tous les signes du mycotiroisie, donc crise de poids, grosses fatigues, constipation, peau sèche. Donc je lui ai demandé de faire une DSH, mais c'était mon dernier jour de remplacement.

Alors elle m'a demandé, elle m'a dit, c'était une personne qui était déjà bio, végétarienne, et puis elle m'a dit, si jamais c'est ça, moi je ne suis pas prête à prendre un médicament toute ma vie, il n'existe pas d'autres solutions.

– Ouh là, c'est une porte ouverte ça ! – Oui, donc moi je lui ai dit, c'est mon dernier jour de remplacement, si jamais ça s'avère que c'est bien une hypothyroïde, allez donc voir sur le site Vivre Cru, la vidéo sur la thyroïde, et vous verrez qu'il y a d'autres solutions.

Alors cette personne, je l'ai revue, il s'est avéré que c'était pas, et la TSH était normale si tu veux. Mais par contre, elle a bien été voir sur ton site et depuis elle est au jus tous les matins, non seulement elle et toute la famille, le soir une petite vidéo avec son mari, une vidéo de Thierry et puis ses symptômes commencent à rentrer dans l'ordre, elle commence à perdre du poids, être moins fatiguée.

Est-ce que ça peut être une hypothyroidie due à la résistance aux hormones thyroïdiennes par des surrénales fatiguées ou des choses comme ça, par du cortisol ou... — Oui, moi je pense que c'est ça, c'est une résistance aux hormones thyroïdiennes.

— Ouais, parce que... — Je ne vois pas autrement, elle avait vraiment tous les signes... — Ouais, parce que ça c'est un leurre souvent, on voit tous les signes d'une hypothyroïdie, puis on teste et puis il y a les hormones thyroïdiennes qui sont normales, on se dit, ah ben ce n'est pas ça, alors qu'en fait oui, il y a une hypothyroïdie, mais les hormones sont produites, mais il y a résistance aux hormones finalement à cause du cortisol.

Donc, d'accord, et il y a des belles améliorations pour elle. Pour elle, il y a des belles améliorations, mais pour moi par exemple, elle était prête à aller directement aux yeux, aux cruches, il y a d'autres personnes qu'il faut y aller doucement, moi je m'adapte à ce que les gens peuvent entendre, et j'y vais étape par étape, et puis les gens de toute façon en voyant que ça va mieux, je pense qu'ils iront de toute façon vers le, si on les guide bien sûr,

vers le régime physiologique. Mais bien sûr, parce que de toute façon, je doute qu'il y ait des personnes qui aient du plaisir à prendre des médicaments à longueur de temps, qui aient du plaisir à, malgré ça, ne pas voir leur état s'améliorer, juste stabiliser les états.

Donc n'importe qui, si tu ne lui mets pas une marche trop haute, c'est-à-dire que tu ne lui donnes pas un challenge trop haut et que tu y vas petit à petit, et bien va adhérer à ça. Et un autre avantage que je vois, c'est que quelque part dans notre société encore, le médecin est entouré d'une aura et d'une légitimité sur laquelle on peut s'appuyer énormément.

Et à la limite, autant s'appuyer là-dessus. C'est pour ça que j'aimerais bien qu'il y ait plus de médecins en cours. Bon, il y en a pas mal qui regardent les vidéos de plus en plus, particulièrement des médecins généralistes, je remarque, parce que peut-être qu'ils sont plus au contact vraiment des gens, et puis ils les voient de façon chronique et répétée, et ils entendent les gens, ils veulent vraiment les aider.

Et je vois quand même de plus en plus de médecins généralistes, mais il faudrait qu'il y en ait plus, parce qu'avec la légitimité du médecin dans notre société, quelque part pour faire passer le message, quand le médecin dit je te conseille d'arrêter le lait, ça a un impact sur la personne, ça a beaucoup plus d'impact que de lire une information de ci de là, ça je le remarque.

Oui, tout à fait, je l'ai vu dans un cas, c'était un petit garçon de 5 ans, on avait diagnostiqué chez lui des troubles autistiques, et la maman avait déjà pensé au régime sanglée-sanglutaine, elle avait fait ses recherches, le fait que je lui en ai parlé, ça l'a décidé, le soir même elle était sanglée-sanglutaine.

Excellent, ça ce sont des super choix, ça ce sont des super loisirs. Dis-moi, tout à l'heure tu parlais de tes études de médecine et tu disais combien finalement c'était venu au départ bouleversé un petit peu et en contradiction avec ce que tu faisais en médecine.

Il y a une question que je me pose toujours, c'est qu'en étude de médecine on apprend à soigner les symptômes d'une certaine manière, mais qu'est-ce qu'on vous donne comme explication pour la survenue de ces symptômes ? C'est-à-dire un cancer ça vient d'où ?

Une bronchite ça vient d'où ? Enfin voilà, tous ces aléas de la vie, ils viennent comment ? Comment est-ce qu'ils se développent ? Parce que ça c'est une question que je me pose toujours. — Alors c'est assez flou, par exemple, si tu veux, pour les cancers, on nous dit qu'il y a multiples facteurs, mais au niveau alimentaire, c'est en plus.

— Ce n'est pas évoqué. Ce n'est pas évoqué, par exemple pour une hypertension artérielle aussi on dit que c'est de multiples facteurs. D'accord. C'est assez flou, une bronchite, c'est surtout pour tout ce qui est comme ça, c'est surtout les virus, les bactéries. Oui d'accord, donc là on est dans la théorie pasteurienne du méchant virus et de la méchante bactérie quoi.

Oui voilà. D'accord. Mais c'est vrai que le lien avec l'alimentation n'est pas fait du tout à la faculté de médecine, donc c'est quand même assez surprenant. Oui, ce qui me surprend plus aussi c'est cette espèce de flou que tu décris, c'est bien ce qui me semblait, c'est-à-dire que quelque part la maladie, bon, on s'intéresse à comment la guérir entre guillemets, alors que moi je dirais plutôt supprimer les symptômes, mais elle arrive, on ne sait pas trop comment,

je veux dire, c'est une espèce d'arbitraire inéluctable, de mauvais sort qui serait tombé dessus, et c'est ça toujours qui me surprend, qu'on ne soit pas intéressé à la cause des causes, comme disait Hippocrate, qu'on ne revienne pas, et c'est pour ça que ça me touche énormément ton témoignage de voir qu'il y a des médecins que ça intéresse et ça ne m'étonne pas parce que je suis certain qu'il y en a beaucoup qui cherchent la cause des causes et que le message commence à passer,

que doucement ça puisse imprégner dans le langage de la médecine. Je rêve d'un jour où l'hygiéniste soit enseignée à la fac de médecine en parallèle avec les autres sciences. Ce serait fabuleux d'ajouter.

Il me semble que, étant donné que le but du médecin légitime, en tout cas de la plupart je pense, c'est d'aider les personnes, rajouter une corde à son arc, mais ce n'est qu'une plus-value de toute façon.

Oui, tout à fait. Je trouverais que ce serait normal qu'on apprenne l'hygiénisme à la fin de médecine. Dans la pratique quotidienne, quand tu vois les gens qui vont de moins en moins bien, que tu rajoutes des médicaments, ce n'est pas satisfaisant, tu n'as pas l'impression de les aider beaucoup.

Tandis qu'avec l'hygiénisme, je vois pour les patients de plus en plus, ça traite le terrain en profondeur et donc c'est beaucoup plus satisfaisant. Oui, d'ailleurs si on réunissait au lieu de séparer, le potentiel thérapeutique serait vraiment extraordinaire parce qu'effectivement si tu as un accident de voiture et que tu as un traumatisme avancé, on me demande souvent si tu as un énorme accident de voiture, je file aux urgences si je suis dans un état pas possible, je file aux urgences bien sûr parce que

la chirurgie est nécessaire, absolument. Mais la chirurgie va être nécessaire, mais en même temps que la chirurgie, j'aurai un régime alimentaire pendant les actes de chirurgie et pendant ma récupération qui sera adapté.

C'est-à-dire que si on fait un acte thérapeutique, mais que derrière le régime alimentaire va juste à l'inverse, et des fois, je ne veux pas rentrer dans la polémique, mais quand je vois ce qui est servi à l'hôpital, d'un côté on prétend guérir les gens, et de l'autre côté on leur sert une nourriture qui les tire vers le bas.

Donc là, il y a une antinomie globale. et si on arrivait à marier les deux, c'est-à-dire à la fois à traiter les symptômes des gens les plus urgents parce qu'il y a vraiment une nécessité urgente, mais qu'en même temps on leur apportait des tas de modifications sur le terrain, sur le régime de vie, sur le mode de vie, sur le rythme de vie, et sur l'alimentation, qu'ils puissent travailler en profondeur, alors là vraiment on aurait un potentiel colossal face à la maladie,

je veux dire, ça serait radical à toute vitesse, vraiment. C'est sûr, ça serait énorme, parce que c'est vrai qu'il y a quand même les progrès thérapeutiques, les progrès techniques de la médecine moderne qui peut bien sûr apporter énormément, et puis marier en effet avec l'hygiénique et les conseils alimentaires, c'est sûr que là ça serait une médecine performante. Oui, mais tu sais, ça me rappelle,

j'ai un très proche ami qui est psychiatre, et qui est très ouvert, pas crudivore, crudivore, mais enfin très ouvert à ça, sans lait, sans gluten et ainsi de suite, et il me disait toujours, tu sais, je connais l'arsenal thérapeutique de la psychiatrie avec le lithium et tous les antidépresseurs et ainsi de suite, mais il me dit, moi, quand je suis amené à utiliser ces produits-là, c'est que c'est un échec pour moi, c'est-à-dire que c'est un échec,

je n'ai pas réussi à faire passer le message ou la personne était allée trop loin et ainsi de suite. Il les connaît, il sait très bien quand les utiliser parce qu'il y a des cas où c'est absolument nécessaire, mais pour lui, ce n'est pas satisfaisant.

Donc il me dit que j'ai toujours un arrière-goût quand je suis amené à utiliser ça. Et quand je suis amené à l'utiliser, je sais que mon but derrière, c'est de revoir la personne et de lui dire OK, là je t'ai donné une béquille temporaire, mais il ne va pas falloir que tu t'en satisfasses.

Ta vie, ce n'est pas ça. On t'a donné ça parce qu'il fallait stabiliser la situation qui nous échappait complètement, mais ça, ça ne va pas te guérir. ce qu'il faut faire par derrière pour te guérir, c'est toutes les modifications de l'hygiène de vie.

Et c'est pour ça que je trouve qu'on répond à des finalités complètement différentes du très court terme et du moyen et long terme. Et donc, les deux ne devraient pas être opposées systématiquement de façon caricaturale comme elles le sont, je crois. Oui, non, ça devrait être utilisé en jonglant de l'une à l'autre en fonction de l'état de contemplation.

Et c'est marrant ce que tu dis parce que moi j'ai la même sensation d'échec Tiens, bon, je ne prête rien médicament, c'est que oui, on n'a pas pu faire le travail comme il aurait fallu, mais bon, ça arrive aussi.

Thierry Macron Oui, mais d'ailleurs, moi je vois même presque une troisième voie parce que je vois le symptomatique chimique, et puis après je vois le symptomatique naturel aussi dans la naturopathie et la phytothérapie, parce qu'on peut traiter symptomatiquement avec les huiles essentielles, avec les plantes médicinales, on peut traiter symptomatiquement aussi, et puis après il y a le troisième stade, c'est-à-dire l'approche hygiéniste de terrain, Et avec les trois, il s'agit vraiment de trouver qu'est-ce

qui est adapté à la personne en fonction de son état, de la déviation par rapport à l'homéostasie dans laquelle elle est, c'est-à-dire si elle est vraiment trop déviée, le corps n'aura pas l'énergie, pas la force pour revenir, et de sa capacité à écouter un nouveau discours, de ses capacités même financières et matérielles à mettre des réformes en place rapidement. Et donc en jouant avec ça, on sort du dogmatisme, on sort du ça c'est bien, ça c'est mal,

ça c'est bien, ça c'est mal, et on rentre dans qu'est-ce qui est bon, et puis on le fait évoluer en permanence, on le fait grandir avec la personne, tu commences par ça, puis après doucement tu vas pouvoir mettre en place ça, je trouve qu'on rentre vraiment dans quelque chose de fin et d'empathique avec la personne. — Oui, tout à fait, c'est vrai qu'avec mon nouveau regard sur la santé, c'est exactement ce que je

perçois lors des consultations, c'est un ajustement très fin, et c'est beaucoup plus intéressant comme travail. — Et est-ce que tes patients ont vu même des modifications chez toi ? Est-ce qu'ils ont été touchés par les modifications chez toi ?

Oui, les patients. Et puis, je vais te raconter l'histoire d'une déléguée médicale. C'est les personnes qui viennent nous présenter leurs médicaments pour qu'on les prescrive. En gros, c'est ça. Et donc, je la vois régulièrement.

Et puis, quand elle m'a vue, la dernière fois, elle m'a dit « Mais qu'est-ce que tu as fait ? Qu'est-ce que tu as changé ? Si je t'avais vue dans la rue, je ne t'aurais pas reconnue.

» Elle m'a demandé ce qui s'était passé, donc je lui ai expliqué et figure-toi que le message est passé très directement chez elle, parce qu'elle saignit au départ son gluten, à faire des lavements du côlon, et puis petit à petit, elle saignit au cru et je pense qu'elle est à un niveau là encore plus que moi, au lieu de venir me parler ces médicaments, elle vient d'apporter des livres sur le cru, des livres sur l'hydrothérapie du colon...

— Elle va s'autocycler, elle va vendre des juicers bientôt. — Pardon ? — Elle va vendre des juicers maintenant, bientôt, des extracteurs de jus, elle va faire du porte-à-porte pour ça.

— Oui, voilà, je vais présenter ces médicaments... — C'est extraordinaire. Mais c'est extraordinaire, et je le vois là, de la position où je suis, finalement, je reçois beaucoup de mails, de témoignages de partout, et je vois qu'il y a un mouvement en profondeur, et même au niveau des réformes, même de l'activité des gens.

Les gens me disent, voilà, maintenant que j'ai découvert ça, je ne peux plus maintenir l'activité que j'avais et j'ai envie de porter autre chose. Et donc je pense vraiment qu'on est à l'aube d'une transformation profonde et j'aimerais vraiment que cette transformation se fasse non pas dans le dogmatisme mais dans l'ouverture, c'est-à-dire vraiment tirer le meilleur parti de toutes les ressources qu'on a actuellement, non pas en excluant mais en incluant finalement, en se disant voilà, on a développé ça,

prenons tous les outils que l'on a, non pas pour faire des guerres de religion, mais au contraire, pour se dire quel est notre but. Et notre but c'est que finalement la plupart des gens soient en bonne santé, dans la joie, physiquement aptes, spirituellement reposés et aptes au service finalement.

Et que ce soit ça notre but et qu'on dise voilà, on prend tout ce qui est bon et tout ce qui va dans ce sens-là. Qu'on raisonne en termes de finalité et non pas de moyen. — Oui, tout à fait.

— Et ce serait une super belle chose. C'est magnifique comme témoignage, je te remercie, ça me réjouit vraiment. Donc c'est une histoire en devenir finalement ? Oui, parce que là c'est vrai que c'est tout nouveau, mais maintenant c'est parti et puis oui je reste dans la même direction, c'est sûr qu'on ne peut pas faire marche arrière, et je pense que ça va apporter des beaux fruits et aider pas mal de gens.

Et au niveau des collègues, tu peux communiquer avec eux, tu vois de l'ouverture à ce niveau-là ou tu n'as pas été amené à le faire ? Alors c'est encore un peu difficile. parce que, par exemple, pour avoir les transmissions d'un cabinet, quand je prenais le remplacement, je devais déjeuner avec une collègue, et donc elle m'a dit, viens, on va décongeler une pizza.

Alors, j'étais obligée de lui expliquer, et quand je lui ai raconté tout ça, elle était un petit peu réticente en me parlant de carence, de diarrhée, d'anorexie même cachée. Oui, il y a beaucoup d'explications à donner au préalable pour que les gens commencent à interpréter le symptôme différemment.

C'est vrai que c'est toujours un gros pack qu'il faut amener de connaissances. Oui, c'est plus les médecins qui sont dans leur médecine et qui n'ont pas envie d'en sortir ou d'écouter plus ailleurs. Par contre, j'ai discuté avec d'autres médecins qui sont plus âgés, très ouverts et qui connaissent pas mal de choses, et justement sur l'intolérance au gluten et au lait, on a eu une discussion intéressante.

Thierry Coulon-Rechercheur Super ! Marie-Claude Il y a des médecins quand même qui sont ouverts. Thierry Coulon-Rechercheur Ah oui, bien ! Et puis si on arrivait à apporter ça, tu sais, il y a des étudiants de médecine aussi qui nous contactent, qui se posent des questions quand même, et c'est pour ça que je rêverais vraiment, je rêverais sans prétention aucune, mais pouvoir apporter un petit peu du message de l'hygiénisme dans les facultés de médecine, je suis certain que tout le monde y gagnerait,

vraiment, personne n'y perdrait, tout le monde y gagnerait, parce que les étudiants en médecine aussi, ils ont un idéal, ils ont une volonté, ils ont un désir farouche de comprendre, d'aider et ainsi de suite, et des fois ils se retrouvent un peu secs avec ce que l'on leur propose.

Ils s'en rendent compte aussi. — Moi je pense que ce serait d'autant plus important que ce soit là, au niveau de la FAG, chez les étudiants, que par exemple pour moi j'ai découvert ça un peu après les études, parce que du coup tu as un nouveau regard sur les maladies, sur tout ce que tu apprends, et moi j'aurais bien voulu avoir eu cette notion-là pendant mes études.

Thierry Côté On va prier pour ça, moi je suis candidat, il n'y a pas de problème, je veux bien aller dans une fac de médecine, il n'y a pas de souci de ce côté-là. J'aurais bien aimé aller dans une fac de médecine sur les bancs de médecine pour apprendre la physiologie comme les médecins parce que je suis fasciné par la physiologie médicale telle qu'elle a été élaborée actuellement, mais j'aimerais bien porter le message de l'hygiénisme aussi. Marie Lenne Ça va peut-être se faire.

Thierry Côté Super ! Écoute Marie-Hélène, c'est un témoignage, moi j'aimerais bien te reprendre ton témoignage dans quelques mois quand tu auras eu d'autres retours des patients un petit peu, pour voir comment ça évolue, pour inspirer aussi peut-être d'autres collègues à venir vers ça, ça pourrait être pas mal.

Marie-Hélène. Oui, il n'y a pas de problème, je suis d'accord. Thierry. On se fait un petit rendez-vous à ce moment-là ? Marie-Hélène. Oui, pas de problème. Thierry. Super Marie-Hélène.

Écoute, je te remercie énormément pour ton témoignage, je te remercie aussi parce qu'il permet d'arrêter de faire des catégories, de casser un petit peu les clivages un petit peu intellectuels, et de passer à quelque chose d'autre que je trouve beaucoup plus prometteur et beaucoup plus riche, parce que ce n'est pas en s'opposant les uns les autres qu'on va arriver à quelque chose de bon pour les hommes, mais c'est au contraire en s'unifiant et en mettant en commun toutes nos connaissances et en regardant lesquelles

sont les plus adaptées, c'est en faisant ça qu'on va arriver à quelque chose de beau et de bon pour ce monde. Thierry, je te remercie aussi pour te partager ton expérience personnelle et tes connaissances parce que je pense que le message passe pour beaucoup de gens et ça fait avancer ces personnes, donc je te remercie aussi.

– Merci Marie-Hélène, merci beaucoup, belle journée à toi. – Oui, à toi aussi. – Ciao ciao. – Au revoir.

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