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Ton propre chemin !

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L'équipe RGNR
17 vues • Publiée le 10/04/2013

Cette vidéo est un échange direct entre Thierry et Jessica, une jeune femme qui alterne entre périodes d’alimentation saine et crises de compulsions vers le fromage, le chocolat et les produits gras. Elle décrit un cycle bien connu : trois semaines de rigueur, puis un écart, puis la culpabilité, puis la difficulté à reprendre. Thierry refuse d’emblée de traiter ça comme un problème de volonté.

Le cœur de l’échange porte sur la notion de besoin non entendu. Thierry explique que le corps qui réclame des matières grasses de façon compulsive n’envoie pas un signal de faiblesse, mais un signal d’information. Il aborde le rôle du cortisol en situation de stress, qui oriente naturellement l’organisme vers les graisses plutôt que vers les sucres, et pourquoi les conseils alimentaires généraux ne tiennent pas compte de cet état.

Thierry remet en cause la logique manichéenne qui s’installe souvent quand on s’intéresse à l’alimentation naturelle : bien ou mal, autorisé ou interdit. Il propose une autre lecture, celle de l’expérience personnelle comme seul vrai repère. Manger dans la culpabilité, explique-t-il, perturbe la digestion autant que les mauvaises associations alimentaires, et parfois davantage.

La dernière partie élargit la conversation au-delà de l’assiette. Faire confiance à ses propres sensations, accepter de traverser un besoin plutôt que de le contourner, comprendre que la douleur ou la tension répétée signale toujours une erreur quelque part : ce sont les fils conducteurs que Thierry propose à Jessica, et plus largement à quiconque se retrouve dans ce type de cycle.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Oui, donc du coup, j'ai découvert tes vidéos il y a à peu près un an, à la même période. Je suis passée végétarienne aussi à peu près quelques mois avant de découvrir tes vidéos.

Du coup, ça m'avait intéressée et donc j'ai essayé. C'est vrai que j'ai vu les effets bénéfiques assez rapidement. Mais le problème, c'est que j'ai un peu tendance à me servir de la nourriture comme pour tout en fait.

Dès que je suis en colère, je mange. Dès que je suis stressée, je mange. Pour la moindre contrariété, je vais me servir de la nourriture comme un estressant et du coup, ça marche en cycle.

Il y a des périodes où j'arrive, je ne me prends pas la sainte, je mange normalement. Du jour au lendemain, je ne sais pas trop pourquoi, je vais avoir envie de me manger, de me remplir.

Je sais que c'est mal, mais je sais que mon corps est très mal après parce que je je paye après les écarts et tout ça, mais du coup je le refais et après j'ai beaucoup de mal à revenir à ce qui me correspond.

Je me sens sale et je ne suis pas motivée pour reprendre à manger normalement, enfin je ne sais pas, c'est peut-être un manque de motivation, pas de motivation mais de volonté. On va en parler de cette histoire de manque de volonté, mais c'est-à-dire que d'habitude tu manges à peu près comment, et puis dans ces moments-là, tu manges quoi ?

Quand je mange à peu près bien, je mange beaucoup de fruits, je me fais des smoothies le matin, je mange des salades de fruits ou des salades de légumes le midi. À un moment, j'étais aussi en salade crue le soir, Et vu que j'ai fait des périodes où je suis revenu vers des aliments, je me fais des crises avec du fromage ou des barres chocolatées ou des choses comme ça, ou alors quand je n'ai pas ça et qu'il faut vraiment que je mange et que je mange et que je n'y arrive je vais

prendre ce qu'il y a chez moi, des fruits, je vais en fait tout manger, fruits, dattes, avocats. Et du coup, je me suis dit que si ça ne marche pas, je vais remettre c'est un peu de cuit histoire de freiner les frustrations.

Et je n'arrive pas à me faire des plats sans sauce, j'ai toujours besoin d'un bouquet crémeux. Thierry Leccercie. D'accord, donc tu consommes des produits gras, des choses comme ça, des avocats, des noix.

Oui, j'ai du mal à me contenter en fait qu'un seul m'a donné l'avocat. Du coup, j'ai tendance à en manger beaucoup après, et puis forcément le lendemain quand j'essaie de remanger des fruits, au niveau de la digestion ce n'est pas forcément l'idéal. D'accord, dis-moi, tu as une alimentation de type végétarienne ? J'essaie d'être végétarienne, mais du coup il y a des périodes où je retombe un peu dans les crises, vers le fromage et vers la viande.

Et vers la viande, ça t'arrive aussi ou pas ? Non, non, pas la viande. Je suis végétarienne et j'essaie d'aller vers le végétalisme, mais je ne reviens pas vers la viande ni les poissons. D'accord, tu n'en as pas envie ou c'est pour toi ?

je n'en ai pas envie, et puis maintenant ça me dégoûte en fait, je ne pourrais pas remanger de la viande, ni du poisson. D'accord. Et dis-moi sinon au niveau santé globale, est-ce qu'il y a des choses remarquables pour toi ?

Est-ce que, voilà, quel âge tu as déjà si j'ai dit ça, pardon ? J'ai 22 ans. 22 ans, d'accord, et il y a quelque chose de remarquable dans ton parcours de vie de particulier ?

Je ne sais pas, j'ai commencé à me préoccuper, j'ai eu beaucoup de mal avec mon poids, j'ai toujours été un peu, j'ai fait des régimes, j'étais pas anorexique mais j'ai limité mes frises alimentaires.

et puis forcément, au bout d'un moment, j'ai un peu craqué et donc je suis allée vers plus de bulimie ou de l'hyperphagie sans étape remutive. Oui. Et donc, ça faisait des cycles comme ça.

Je faisais des exquises, par exemple, sur 2-3 semaines de bulimie et des choses comme ça. et après j'arrivais à me reprendre pendant encore 2-3 semaines, voire quelques mois.

Et puis pareil, du jour au lendemain, je retombe dans ces crises jusqu'à ce que je trouve le... enfin, je découvre le prédivorisme. Et là, j'ai vu qu'en mangeant vraiment peu plus, je n'avais plus envie de manger de chocolat, J'avais plus de...

Je ne pensais plus tous les jours, 24h sur 24, à la nourriture, ce que j'allais manger et tout ça. Les seules choses dont j'avais envie, en fait, qui étaient grâces, c'étaient des noix ou des avocats, en fait. Et du coup, voilà. Et par contre, je pense que ce qui me refait me replonger dans des mauvais aliments comme ça, c'est le fait que je n'arrive pas à draguer mes repas, ou que je n'arrive pas à garder ce côté crémeux,

parce que c'est un peu allié au réconfort. Et du coup, il faut que j'ai un truc qui m'entoure en fait, comme si ça me prenait dans les bras ou je ne sais pas. Thierry Coulonnex D'accord, je vois. Alors écoute Jessica, moi là ce que j'entends c'est assez amusant parce que dans ton discours, j'ai entendu beaucoup bien et mal, j'ai entendu bon aliment et mauvais aliment, et j'entends une chose surtout, c'est que tu es poussée entre guillemets malgré ta volonté,

parce que tu m'as dit voilà, c'est un manque de volonté, il y a vraiment cette idée qui est présente, tu es poussé contre ta volonté à aller consommer des mauvais aliments, alors c'est quoi un mauvais aliment ?

C'est des aliments qui ne sont pas forcément de mauvais aliments, mais comme je les prends en fait je n'arrive pas à me contrôler quand j'en mange un peu, c'est vraiment des grosses quantités, donc ça va être tout ce qui est fromage ou beurre chocolaté, ou des choses comme ça en fait, tout ce qui va être gras.

Et j'ai le goût, le goût est satisfaisant sur le moment, et encore après quelques minutes j'ai la sensation de satisfaction, mais elle n'est plus là, mais je continue quand même.

Mais je ne sais pas pourquoi, parce que c'est vraiment en fait, je n'aime pas ça en fait. Et dis-moi, quand tu manges cru et que tu manges des produits gras, tu as tendance à te limiter ou tu considères que c'est bienvenu dans ton régime et tu ne limites pas les produits gras dans ton régime ?

Quand tu manges cru, quand tu manges des produits crus, est-ce que tu consommes du gras à loisir, des produits gras, des avocats, des noix, ou est-ce que tu te limites parce que ce ne sont pas des aliments idéaux ?

Non, j'essaye de ne pas manger trop de gras non plus, parce que c'est pas bon pour l'organisme. J'essaye de ne pas trop manger. Quand j'en mange, j'essaie de manger un avocado tous les deux jours ou une poignée de noix par jour.

Je sais que c'est meilleur dans le sens où ce n'est pas transformé, il n'y a pas de grains saturés ou des choses comme ça. Ce n'est pas... Thierry Lecce Moi ce que j'avais envie de te dire, c'est qu'il y a un besoin dans ton corps, d'accord ?

Parce que tu me parles de volonté, tu as besoin de te remplir. Il y a un besoin là qui est le remplissement. Tu as besoin de te remplir à certains moments. Alors, ce besoin-là, je refuse de considérer que ce soit un besoin mal ou un besoin non légitime.

C'est-à-dire que pour moi, c'est vraiment une notion qui est importante, et je crois qu'on a tout fait, surtout quand on s'intéresse à l'alimentation, de rentrer dans des visions un petit peu manichéennes des choses, tu vois, il y a ce qui est bien, il y a ce qui est mal, il y a ce qui est bon, et il y a ce qui est mauvais.

Et là, je l'entends beaucoup dans ton discours, Alors ne t'inquiète pas, moi j'ai été à fond là-dedans à une époque quand j'ai découvert un petit peu tout ça, il y avait ce qui était bien, ce qui était mal.

Et le problème c'est que les catégories du bien et du mal, la plupart du temps, sont des catégories mentales. C'est-à-dire que, imagine par exemple, si ta norme c'est de manger strictement que des fruits, tu te mets dans la tête intellectuellement, ok, je suis fruitarien, Eh bien, si tu vas manger une salade, ça va être mal, et si tu ne vas manger que des fruits, ça va être bien.

Alors qu'entre nous soit dit, il n'y a rien de mauvais pour le corps à manger une salade. Et là, ce que j'entends beaucoup dans ton discours, c'est cette notion de bien et de mal, et tu me dis ce n'est pas bien de manger, je me limite quand je mange des avocats, parce qu'il ne faut pas en manger plus de un tous les deux jours, et ainsi de suite.

Or moi ce que j'entends aussi, c'est que ton corps a un besoin. Alors, ce n'est même pas ton corps, ramener tout ça au corps, ça me paraît un peu simple. Je veux dire, Jessica a un besoin, Jessica ce n'est pas simplement un besoin physiologique, ce n'est pas un besoin de ton corps, c'est le besoin de tout ton être, c'est-à-dire tes besoins émotionnels, tes besoins spirituels, tes besoins physiques et physiologiques, mais tout ça,

ça part d'être, tu vois ce que je veux dire ? Ça, de toute façon, et c'est là où c'est intéressant, c'est qu'on se rend compte que si on ne les écoute pas ces besoins, eh bien malgré toute notre volonté, et on est vraiment dans une société dans laquelle la volonté est portée haut et fort, tu vois, il faut être volontariste, si quand on veut on peut, et ce genre de phrases comme ça, mais ça c'est la phrase du mental vraiment, c'est le mental qui décide que toi Jessica,

parce que tu as entendu des informations qui t'ont parlé, parce que tu m'as entendu parler, parce que tu as entendu d'autres personnes, tu t'es dit bon voilà, un avocat, il ne faut pas que j'en mange plus d'un tous les deux jours, alors que par exemple des oranges, je peux en manger 10 par jour.

Tu comprends ? Mais là, c'est ton idée sur la chose. Or moi, ce que je vois derrière, c'est qu'il y a un besoin compulsif du corps qui me fait dire attention, il y a quelque chose là qui n'a pas été entendu, il y a un besoin qui n'a pas été entendu.

Et tu m'as dit que tu avais été anorexique, c'est ça ? J'ai penché vers cette maladie-là, mais j'ai plus besoin de médicaments. Actuellement, au niveau poids et taille, ça donne quoi ?

« Là, du coup, ça fait 3 semaines que je mange mal, j'ai repris peut-être 3-4 kilos je pense. Mais normalement, je suis à 1,65-1,63 pour 52-53 kilos. » D'accord, tu as une morphologie normale on va dire.

« Oui, normal. » D'accord, moi ce que j'entends de tout ce que tu me dis, quand tu me dis ça fait 3 semaines que je mange mal parce que je mange du fromage, Alors là effectivement on dépasse les catégories du bien et du mal intellectuel, tout me porte à croire que ces aliments-là, non pas par leur quantité mais par leur qualité même, ne sont pas adaptés à l'espèce humaine. Donc là je veux bien entendre.

Par contre le problème c'est qu'après on a tout fait de faire même des catégories dans les aliments moi que je dis physiologiques, c'est-à-dire que pour moi l'humain il a un cadre, un cadre d'aliments dans lequel il est adapté.

si tu as une vache, ça mange de l'herbe, et puis les humains ça mange des fruits, des feuilles, des noix, des choses comme ça. Et là dedans ensuite on a tout fait de faire des normes et des cadres, c'est à dire qu'il ne faut pas manger plus de tant de gras que ça, il ne faut pas manger plus de telle chose, plus de telle chose.

Et je me rends compte de plus en plus, surtout quand on sent un besoin, parce que là tu es subjugué, tu es dépassé par un besoin viscéral, tu as beau faire avec ta volonté, et bien de toute façon tu es dépassé par ce besoin.

C'est une crise de manque d'une certaine manière, et ta crise de manque, elle a quelque chose de légitime, même si son expression n'est pas idéale, surtout quand tu te diriges vers du fromage, elle est légitime.

Donc est-ce que c'est plutôt vers le côté gras que tu te diriges ? Généralement oui, mais ce n'est même pas en fait pour le goût, Ce n'est pas le goût qui m'attire, c'est vraiment la texture, le crémeux qui me manque dans l'alimentation.

Je n'arrive pas à retrouver, à refaire ça, je ne vois pas comment le faire sans mélanger. Je vois beaucoup de recettes où il y a le mélange sucre-gras qui est très présent. Du coup, depuis que je mange cru, j'entends beaucoup de personnes dire qu'ils n'ont plus d'abonnement, qu'ils n'ont plus de gaz, et moi, c'est tout le contraire, j'ai tout le temps des gaz, je suis tout le temps abonnée, c'est vrai que ce n'est pas très socialement, c'est un peu pénible,

et c'est vrai que je ne sais pas comment faire au niveau gras, pas de sucre. D'accord, je mange trop et du coup, le lendemain, je ne sais pas trop si je dois manger, je dois prendre mon smoothie le matin parce que j'ai mangé trop de gras la veille.

Donc voilà, soit je n'en mange pas assez et du coup, ma peau est toute sèche pareil, j'ai les cheveux termes. Est ce que tu es quelqu'un qui s'estime en état de stress, en état de tension ou tu est quelqu'un de très relax, très tranquille.

D'accord, je l'entendais un peu à ta voix, c'était une perche que je t'entendais, mais je l'entendais un petit peu à ta voix. Ce qu'il faut savoir, c'est que quand on est en situation de stress particulièrement, il y a des phénomènes qui se passent au niveau du corps, il y a une hormone qui est relâchée qui s'appelle le cortisol et qui réalise vraiment une résistance à la nutrition, surtout une résistance au sucre.

Et quand on est en état de stress, c'est absolument normal d'être plus attiré par les matières grasses que par les sucres, et ça c'est une chose qui est trop ignorée, c'est-à-dire que ce dont il faut se rendre compte c'est que la plupart des gens qui te parlent de régime alimentaire et ainsi de suite le pensent pour l'individu moyen en relative bonne santé et relativement équilibré, c'est-à-dire que dire que le fruit sucré l'aliment normal de l'individu, oui, mais pour les gens qui sont déjà passablement équilibrés. Par contre,

il y a des personnes pour qui finalement ça ne correspond pas à leurs besoins réels, et quand on a des signes aussi forts que les tiens, aussi étrangement que ça puisse te paraître, moi je te dirais d'après moi là il y a un besoin en matière grasse qui n'est pas assouvi.

Alors que ce soit un besoin physiologique, que ce soit un besoin émotionnel, on s'en manque, de toute façon ce besoin il te dépasse, c'est à dire que si tu le nies, de toute façon il te revient.

Donc tu auras beau décider bon, ça ce n'est pas un besoin légitime parce que ce n'est pas un besoin physique, parce que j'ai appris que finalement il ne fallait pas plus de 10 % de matière grasse pour le corps, donc je ne veux pas prendre plus que ça.

Il n'empêche ta réalité du moment Jessica, c'est que tu as un besoin compulsif et qu'au final, comme tu te l'interdis sur un certain plan, eh bien la digue lâche, parce qu'on a beau faire des digues, la digue lâche, et finalement tu libères tout, et quand tu libères tout, ça passe sur du fromage, sur des produits comme ça qui sont tous au fidéo là pour le coup.

Tu m'entends ? Oui, oui, je m'écoute encore en fait. D'accord, mais moi j'aurais tendance à te dire, franchement là j'entends un besoin, un besoin profond, peu importe d'où il vient ce besoin, peu importe ce qu'il a à guérir, il faut savoir que je parle souvent d'homéostasie, il y a l'homéostasie physique, mais il y a aussi l'homéostasie émotionnelle, psychologique, et il y a peut-être quelque chose à guérir à ce niveau-là et que tu vas trouver dans les matières grasses.

Alors peut-être que ça ne va pas être idéal dans l'instant pour ton corps, on va dire dans l'absolu, parce que ça va faire un peu beaucoup de matières grasses, mais si sur le plan émotionnel par exemple, et bien ça t'apporte cette quiétude, ce fait d'être entouré comme tu me le disais, qui te permet ensuite finalement de guérir spontanément tu vois, sans même que tu t'en occupes, des zones de toi qui sont souffrantes, et bien ensuite le reste se régulera au niveau physique. C'est vraiment une

invitation à considérer vraiment tes besoins tels qu'ils sont. Tu sais, je pense qu'il n'y a jamais de mauvais besoins, il y a parfois des mauvaises réponses, mais il n'y a que des vrais besoins. Alors après, si on arrive à les détecter bien comme il faut et assez tôt, on leur donne une réponse la plus acceptable possible et la plus soutenable possible, c'est-à-dire qu'il me semble qu'il est bien mieux pour toi par exemple d'augmenter de façon notoire ta quantité de produits gras par exemple,

et de faire cette expérience-là plutôt que de craquer et puis après passer trois semaines à manger des produits laitiers, parce que là en termes de nocivité pour ton corps, là on est réellement dans de la nocivité. Alors que les produits gras, même s'ils sont mangés entre guillemets en surquantité, s'ils correspondent à un besoin, non seulement ils ne vont pas te faire de mal, mais en plus ils vont te faire du bien, et même au corps ils vont te faire du bien, c'est assez surprenant, mais c'est vraiment une invitation à ce que tu ressentes instinctivement tes

besoins et sortir du cadre, c'est-à-dire que moi je donne un cadre souvent global mal pour les personnes moyennes, pour donner un peu une petite ligne, pour se repérer. Mais il m'apparaît évident, et chaque fois que je suis en relation interpersonnelle avec quelqu'un, qu'il y a vraiment des tas d'adaptations, et des fois, je suis moi-même surpris des adaptations que je peux proposer aux gens, parce que finalement, ça ne rentre pas dans le cadre qu'on se

serait imaginé, mais ça répond réellement à une nécessité. Si tu veux, on a toffé de faire des catégories avec le mental, mais les catégories mentales, ce sont des catégories idéales, ce sont des idées qu'on a, mais ce n'est pas la réalité, c'est juste une projection de ce qu'on pense être bien ou mal.

Et là, en pratique, il y a quelque chose qui nous signale qu'il y a un problème. C'est-à-dire que s'il n'y avait rien qui nous signalait qu'il y avait un problème, bon, pas de souci, tu continues comme tu faisais, et ça marche très bien pour toi, mais là, il y a un signal fort.

Pour moi, ça, c'est simplement un symptôme. Un symptôme, c'est une manifestation extérieure d'un trouble qui est plus intérieur. Et le symptôme là, il te dit il y a un problème.

Alors souvent moi ce que je dis aux gens c'est vers quoi vous dirigez-vous préférentiellement ? Quel est le type de produit qui vous attire ? Là tu me dis c'est du gras. Eh bien il y a certainement quelque chose à faire de ce côté-là.

Et je sais que ça va surprendre des gens que je puisse tenir un discours pareil, mais je sais qu'on ne fait rien contre l'individu, c'est-à-dire que le mental ne gagne jamais, c'est-à-dire qu'il y a une tension, une tension qui va grandissant, on se maintient, puis de temps en temps on craque.

et ça c'est tout sauf des individus qui sont épanouis, c'est des individus qui sont en forme de coercition permanente, tu vois, c'est l'attention permanente, on se tend, on se tend et on essaye de résister pour coller à un modèle.

Or moi ce qui m'intéresse ce n'est pas que les gens collent à un modèle, c'est qu'ils soient pleinement en vie, tu vois, que tu vives ta vraie vie de maintenant, qui est nécessaire pour toi maintenant, et peu importe si tu manges la moitié de ton régime en produits gras, si par hasard il faut ça pendant un temps, ce n'est pas grave, tu sentiras de toi-même quand ça fera trop, tu sentiras de toi-même parce que tu auras ton foie qui te dira là c'est trop, d'accord ? Mais je crois vraiment qu'il faudrait que tu acceptes pendant un temps

de laisser un petit peu l'abri de tes envies, tu vois ce que je veux dire ? Surtout si elles peuvent s'exprimer dans un cadre qui est physiologique pour l'individu, de vraiment leur laisser la place, et de sentir, et de voir, et d'expérimenter. parce que tu sais, on se trace soi-même un cadre avec le mental, et puis surtout on ne veut pas aller voir de l'autre côté de la clôture parce qu'on nous a dit que c'était mal, alors on ne veut surtout pas aller voir de l'autre côté ce qui se passe.

Et très souvent on se bâtit des clôtures qui sont peut-être beaucoup trop étriquées pour ce moment-là. Tu vois, ça m'arrive très souvent moi de rencontrer des gens, en ce moment il y a un truc qui est très à la mode, par exemple aussi c'est le fait de se nourrir de lumière, le pranisme, des choses comme ça.

Et je rencontre des gens qui me disent voilà, je veux me nourrir de lumière, je veux arrêter de manger. Et moi le premier truc je leur dis, mais je dis mais toi tu veux, mais ton mental veut, mais est-ce que ça correspond à la réalité de ton être ?

La plupart du temps non, et ça fait que c'est désastreux parce que bon, ils vont essayer de se contraindre à ne pas manger alors que ça ne correspond pas à leurs besoins du moment, peut-être qu'un jour, on n'en sait rien, on s'en fiche, peut-être qu'un jour ça correspondra, mais pour l'instant ça ne correspond pas, et pour moi à partir du moment où il y a douleur, douleur égale erreur, à partir du moment où il y a douleur, douleur égale erreur,

qu'elle soit psychologique, qu'elle soit physique, douleur égale erreur, on a raté quelque chose, il y a un message qu'on n'a pas entendu, et dans ton cas il y a un message qui n'est pas entendu, je ne te connais pas assez pour savoir lequel il est, il me semble que ce message te pousse vers les produits gras, mais ce que je voudrais surtout t'inviter à faire c'est de ne fermer la porte à rien, parce que tu peux avoir besoin de choses

de façon momentanée qui vont peut-être te surprendre, mais simplement c'est parce que tu accepteras de passer par ce stade-là qu'ensuite tu pourras continuer ton évolution. Alors que là d'une certaine manière tu es bloqué dans ton évolution parce qu'il y a un besoin qui n'est pas assouvi, donc finalement c'est rebelote, rebelote, rebelote et rebelote, et ça continue, et on ne s'en sort pas.

Tant que quelque part le besoin n'a pas été assouvi, tant que la clé n'est pas rentrée dans la serrure, on ne peut pas passer à l'étape suivante. Et ça c'est une chose dont on ne se rend pas assez compte, c'est-à-dire que pour chacun de nous il y a un chemin, et ce chemin-là on ne prend pas de raccourci, et ce n'est pas parce que tu vois quelqu'un qui suit un chemin plus court ou qui va plus vite de tel endroit à tel endroit que c'est ton chemin à toi, ton chemin il est vraiment particulier,

et sur le plan alimentaire, il est le tien. Alors c'est important de s'inspirer des autres, mais avant tout vraiment revenir à tes besoins, à ton chemin, à toi, parce qu'on a tout fait de se laisser un petit peu impressionné par le chemin de quelqu'un, tu vois, on voit quelqu'un en vidéo, on croise quelqu'un dans la rue, on va le croiser pendant quelques minutes, et puis il va nous paraître extrêmement brillant, extrêmement épanoui, mais tu sais à quel point on peut tous jouer des personnages,

donc on ne peut pas vraiment savoir quelle est la réalité d'un individu. Et son chemin, à la limite tout ce qui peut t'inspirer, si tu croises quelqu'un qui t'a l'air particulièrement épanoui, ce qui peut t'inspirer en lui, c'est cet appel vers ton propre épanouissement, c'est se dire moi aussi je veux accéder à ça, mais pas au sien, au tien, à ton épanouissement, mais ce qu'il sera, ça sera une source d'inspiration pour que tu ailles vers le tien,

pour que tu ailles vers tes propres besoins, parce qu'au final si tes besoins sont entendus, moi je sais que le reste se met en place, c'est la loi de l'homéostasie, que ce soit sur le plan physique, émotionnel, spirituel, si les besoins sont entendus, si les symptômes sont reconnus pour ce qu'ils sont, et si on y répond de la manière adaptée, alors à ce moment-là on va vers l'homéostasie, vers la pleine santé, et la pleine santé elle est vraiment globale, je te garantis, je te garantis.

Donc là pour moi il y a vraiment un questionnement, il faudrait vraiment que tu t'autorises à ressentir et à ne pas juger tes choix, C'est-à-dire à te dire ok, c'est transitoire, c'est un moment, mais tu sais entre nous soit dit, imaginons même que pour des raisons émotionnelles, j'en sais rien, mais tu aies besoin de manger par exemple un produit qui n'est pas cru ou des choses comme ça, du fromage pendant un certain temps, d'accord ? Le simple fait que de toute façon tu te l'interdises, eh bien ça va revenir et revenir et

revenir sur toi pendant des années, tu vas le vivre dans la culpabilité, tu vas en surmanger quand tu vas en surmanger, là quelque part j'aurais envie de te dire si vraiment tu sens que c'est du fromage qu'il te faut, mange-en une bonne fois pour toute, va au bout de ton besoin, vois les limites du truc, tu vas commencer à avoir des boutons, des choses comme ça, et là réellement ce sera l'être qui va te dire non mais ça suffit, ce ne sera pas l'intellect,

tu vas sentir que ça suffit, ça suffit de ce fonctionnement-là, et là tu passeras à une autre étape, même si c'est ça. Alors, peut-être que tu n'en as pas besoin d'en passer par là, mais qu'est-ce que j'en sais ?

A.K.M.L. T.M.L. A.K.M.L. Ça m'est arrivé, ça rejoint tout ce que je fais. Ce que j'ai fait, c'est vrai que au niveau du pain et du gluten, j'ai un peu tendance aussi à retourner, et là récemment j'ai remangé du gluten après ne pas en avoir mangé pendant quelques temps, et j'ai bien vu que je me suis réveillée le lendemain, j'avais le nez complètement pris et tout ça, et ça ne me donne vraiment plus envie de

manger en fait. Thierry Leccercie Et voilà, et là c'est ton expérience à toi, ce n'est pas ton mental, ce n'est pas Thierry qui t'a dit le gluten c'est mauvais, c'est toi qui a dit non, ça vraiment le prix est trop cher payé, je n'en ai plus envie, tu vois, et là c'est ta propre expérience, et là ton besoin, il est complètement en accord avec ton être, tout est en accord, tout est en harmonie.

Et là tu verras qu'avec ça, je veux dire ce genre d'expérience, moi j'ai eu beaucoup de problèmes avec l'alcool par exemple, l'alcool et les drogues, bon, je sais comment j'étais quand j'avais des problèmes avec l'alcool, pour moi, je veux dire, on peut me faire passer devant moi n'importe quelle bouteille de n'importe quel alcool, je n'irai pas y toucher, parce que je ne renoncerai jamais à l'état dans lequel je suis actuellement, je suis trop bien,

je me sens vraiment particulièrement bien, je n'irai jamais reboire de l'alcool, le prix à payer serait trop cher, l'idée même ne me fleure même plus, tu vois, et il n'y a pas eu d'effort à faire, c'est simplement qu'il y a eu un jour où j'ai dit basta, basta, ce n'est plus possible, je suis arrivé au bout de mon besoin, au bout du non-sens que ça représentait.

Alors peut-être que tu as besoin, et je pense qu'on est beaucoup à avoir ces besoins-là, c'est-à-dire qu'on adopte des attitudes dans la vie, on se crée des catégories, et puis on veut coller à un personnage, on se met un costume et on espère que l'être va aller avec ce costume, mais moi je ne suis pas à l'aise si tu me mets un costard cravate, peut-être qu'un jour je serai à l'aise dans un costard cravate, mais moi si tu me mets un costard-cravate je vais être très mal.

Pour l'instant ce n'est pas ma réalité, ce n'est pas mon étape, peut-être qu'un jour je ferai des vidéos super bien snappées avec un très beau costard, peut-être, et puis à ce moment-là ça m'ira bien, mais si maintenant je me le mettais ce costard-cravate, j'aurais l'air tout sauf sérieux, j'aurais l'air complètement ridicule, j'aurais l'air d'un pingouin.

Là c'est un peu pareil, on a l'air de pingouin parce qu'on adopte des attitudes, surtout sur le plan alimentaire c'est très vrai, mais sur le plan spirituel, mais sur le plan du mode de vie, on adopte des attitudes sans se poser la question mais est-ce que ça correspond vraiment à notre besoin ?

Et ça crée une tension. La tension, c'est la distance qu'il y a entre notre besoin et ce qu'on apporte pour y répondre. C'est juste ça la tension. La tension intérieure d'un individu, c'est la distance qu'il y a entre le besoin et la réponse.

Tu peux essayer comme ça. Et puis peut-être même que tu seras amené à sentir que ça ne suffit pas et qu'il te faut autre chose, peut-être qu'il faudra consommer de l'huile, peut-être qu'il faudra consommer du fromage, aller au bout de ce besoin-là, et puis une fois que tu seras allé au bout, et comme le gluten t'aura vu que bon, il y a basta, il y en a marre parce que ça, ça ne te réussit pas, et bien voilà, on passe, on classe.

Là le problème c'est que tu as un dossier que tu n'as pas envie de traiter, d'accord, tu l'as classé mauvais dossier, et puis alors chaque fois tu le planques sous ton bureau, et puis tous les matins tu as la femme de ménage qui passe et elle te le repose sur le bureau, tu ne veux pas le voir, et bien non, toi tu le planques sur le bureau, et puis chaque matin on te le remet sur le bureau, et on va te le remettre sur le bureau jusqu'au jour où tu vas accepter d'ouvrir ce dossier, de le lire page après page,

d'en prendre connaissance, et à partir de là tu pourras le classer dans les archives et ça sera terminé. Et donc vraiment, ce n'est pas grave, tout ça ça n'a aucune, tu sais franchement, on se fait des montagnes avec toutes ces questions-là, mais entre nous soit dit, ce n'est pas grand-chose non plus, enfin je veux dire, ça reste de l'alimentation, c'est vrai que ce n'est pas agréable de ne pas être bien,

mais ce n'est pas si grave, ce n'est pas ça qui est important, ce n'est pas ça qui est important. Si tu es sous tension, vraiment tu passes à côté de ce qui pourrait être une vie pleine, une vie entière, et pour moi à chaque fois que je parle d'alimentation, je pense que par la voie de l'alimentation on peut accéder vraiment à une quiétude, à une plénitude, mais c'est ça qui m'intéresse, je me moque de savoir à la limite si toi Jessica tu manges cru ou tu ne manges pas cru,

si on se rencontre un jour et que je te trouve épanoui et que je suis bien à ta présence, mais peu m'importe ce que tu vas manger, strictement peu m'importe, si tu t'équilibres avec autre chose, aucun problème, vraiment aucun problème.

Je crois qu'il ne faut pas rater la cible, il ne s'agit pas d'endosser un costume. Ce qui me fait peur, c'est que je sais que ce qui me correspond de manger beaucoup de fruits et beaucoup de légumes, je me sens vraiment bien.

Je me sens beaucoup plus épanouie, beaucoup plus souriante, j'ai beaucoup plus de confiance en moi. enfin c'est vrai que j'ai toujours ce problème par rapport à mon image et à mon corps, mais du coup quand je mange comme ça en fait je n'y pense plus, et je pense qu'il faut être tout seul, mais je ne sais pas pourquoi j'ai tendance à me saboter toute seule en fait, et à me créer sûrement des problèmes, et ne pas penser à autre chose, je ne sais pas.

Thierry Lecce. À ce moment-là, je veux dire, les avocats ce sont des fruits pour moi, donc il n'y a pas de raison que tu sentes mal. si ça correspond à un vrai besoin, il n'y a pas de raison que tu te sentes mal en en mangeant pendant un temps plus que ce qui paraîtrait normalement nécessaire, il n'y a aucune raison, il ne faut vraiment pas diaboliser.

C'est vrai que dans l'idéal, je pense qu'effectivement pour moi il y a le vaste cadre des produits crus non transformés qui correspondent à notre palette alimentaire, et puis après il va y avoir le cadre des produits qui ne sont pas physiologiques. Mais je te dis, dans l'absolu, il y a même parfois des gens qui ont besoin de passer par cette étape-là parce qu'ils ont grillé une étape, et que de toute façon ils ne seront jamais en paix, et ils vont être torturés toute leur vie s'ils ne repassent pas complètement par

ces étapes. On ne peut pas faire de court-circuit ou des choses comme ça, de toute façon tu as goûté à cet état et tu le connais, donc tu vas y être ramené, mais peut-être qu'entre temps tu dois passer par autre chose pour guérir une autre partie, pour rééquilibrer un besoin.

Tu sais souvent je dis quand je parle de l'homéostasie, je dis l'homéostasie, donc l'état d'équilibre, de pleine santé, de plein épanouissement, on y arrive au travers de tout un tas de processus régulateurs que je ne connais fichetement pas, je ne peux pas vous les décrire tous, tu vois, je ne les connais pas.

Et bien on ne connaît pas les processus régulateurs sur le plan émotionnel, sur le plan physique, sur le plan spirituel qui sont nécessaires pour toi maintenant, on ne les connaît pas.

Mais par contre il est certain que s'ils sont bien accomplis et bien ils vont te conduire directement à cet état de bien-être que tu connaissais, mais il y a peut-être des étapes que tu as un petit peu sauté en chemin, et c'est ce qui fait que tu ne peux pas vivre complètement ce que tu as un petit peu goûté, mais si tu te fais confiance, si tu fais confiance à ton être et à ton corps, dis-toi que tu vas y revenir, il n'y a pas de peur à avoir, tu vas y revenir, vraiment. Aliette de Laleu-Ok,

d'accord. Et au niveau de, parce que du coup c'est pareil quand je, même si je mange plus gras etc., quand même, je ne sais pas si ça fait ça à d'autres personnes, ou voilà, mais le fait que je suis ballonnée est dû à l'alimentation ou au fait que... Thierry Leccercie Alors, c'est peut-être dû déjà au fait que quand tu manges gras, tu le manges dans la culpabilité.

Donc ça, ça peut être une piste. Si quand tu manges, tu es dans la culpabilité, je peux te dire qu'au niveau digestif, c'est zéro. Donc tu auras beau faire les meilleures associations alimentaires possibles, si tu manges dans la culpabilité, ou si tu fais quoi que ce soit dans la culpabilité, ce n'est pas ce qu'on fait qui est important la plupart du temps, c'est dans l'état dans lequel on le fait.

C'est-à-dire que si tu fais un mauvais mélange alimentaire mais en étant inconscient de ce que tu fais, c'est-à-dire en ne considérant pas que c'est un mauvais mélange alimentaire, il y a toutes les chances qu'il passe relativement bien, tu vois, alors que si tu sais que c'est un mauvais mélange, il va passer beaucoup plus mal.

Alors je dis bien c'est clair qu'il y a des mélanges qui ne sont pas idéaux, Mais à la limite, va les expérimenter, va voir ce que ça te fait et une fois que tu les auras fait, tu pourras te dire autrement.

Mais en pratique, si tu mélanges pas trop fruits gras et fruits sucrés, au niveau des malhonnements, ça devrait aller quand même, il me semble, je ne vois pas de raison.

Ou alors vraiment il y a une inflammation intestinale plus, plus, plus, mais là aussi les produits gras vont aider à adoucir. – D'accord, parce que sinon je pensais que je devrais peut-être prendre des probiotiques pour restaurer l'alpha-endocytinale.

– Tu peux essayer, si ça t'intéresse, tu peux essayer, fais ton expérience, tu verras, moi je ne pense pas que ce soit nécessaire, je ne pense absolument pas que ce soit nécessaire, mais fais ton expérience, si tu as un appel, si tu as un désir, tu fais ton expérience, tu vois ce que ça donne, mais par contre ne le fais pas, et ne continue pas à le faire si ça n'apporte rien parce que quelqu'un t'a dit

que les probiotiques c'était bon. Si tu ne vois pas d'amélioration, si tu ne vois rien, si tu ne te sens pas mieux, tu arrêtes. Et pareil pour les produits gras. Tu vois, là je t'ai proposé quelque chose, mais il ne faudrait pas que tous les gens qui vont voir cette vidéo et qui ont des pulsions boulimiques commencent à manger que des avocats, parce que toi c'est peut-être ton besoin, mais en fait ce que je t'invite surtout à faire c'est aller sentir ton propre besoin.

Et ton propre besoin, bon là on a évoqué quelque chose, mais tu vas peut-être découvrir au fur et à mesure des jours qu'il est différent que ce qu'on a évoqué là, parce que je ne te connais pas assez bien.

et puis il n'y a vraiment que toi qui peux le connaître, ton propre besoin. Aliette de Laleu. D'accord, je vais faire ça, je vais... Thierry Coulon. Donne-toi la chance de le découvrir.

Aliette de Laleu. Je vais essayer de l'écouter, oui. Thierry Coulon. Et de ne pas catégoriser ce que tu vas faire, de jamais catégoriser ce que tu vas faire, ne t'inquiète pas, je veux dire, qui est-ce qui nous catégorise, qui est-ce qui nous juge, c'est notre mental, mais notre mental ce n'est pas nous, je veux dire, comment on peut estimer qu'un besoin qui remonte est un mauvais besoin ?

Ce n'est pas un mauvais besoin, c'est un besoin. Après, si on se l'interdit, on crée une tension et après, on va y répondre certainement de manière non adaptée. Mais ce besoin, il était réel et plus on va le retenir, plus on va l'empêcher, plus la tension va devenir importante.

D'accord, j'ai essayé de plus m'écouter et puis de voir où ça mène. Voilà, avec confiance, avec confiance. Ne t'inquiète pas. parfois il faut aller au bout d'une pratique qui n'est pas idéale pour notre corps ou pour notre être pour arriver à vraiment faire l'apprentissage.

Parce que si moi je te dis le fromage ce n'est pas bon pour toi, ça c'est une connaissance intellectuelle, tu as peut-être besoin d'aller le voir par toi-même. Tu vois ce que je veux dire, moi j'étais un gamin, moi si on me disait ne va pas voir de l'autre côté de la porte, j'avais qu'une obsession c'était d'aller voir de l'autre côté de la porte, parce que ce n'est pas parce qu'on me l'avait dit, moi je voulais aller faire mon expérience, Et si de l'autre côté de la porte,

il y avait un truc qui me tombait sur la figure, j'allais l'ouvrir une fois la porte, mais je ne recommençais pas. Je savais qu'il y avait un danger. Alors que si on me l'interdisait, finalement j'aurais passé des mois et des mois à fantasmer sur le fait d'ouvrir cette porte, à essayer de l'ouvrir et ainsi de suite.

Donc va voir, va voir et en confiance. Si ça ne te correspond pas, fais-toi confiance. En fait, on est arrivé à un stade où on ne se fait absolument plus confiance.

On est bouffé par nos peurs, on veut adhérer à un modèle, on veut adhérer à un personnage, et on ne se fait plus confiance, mais vraiment fais-toi confiance. Tu vois, c'est plus qu'un chemin alimentaire qui est proposé, c'est vraiment un chemin vers tes besoins plus global, que ce soit en termes de relation, que ce soit en termes de sommeil, que ce soit en termes d'activité, allez vraiment beaucoup plus vers tes besoins, c'est tout banal comme message, mais c'est vraiment ça,

il y a des besoins qui ne sont pas entendus là uniquement. Et moi j'aurais vraiment un immense plaisir à savoir que tu vas vers tes besoins, même si ce n'est pas ce qui me paraît le plus, entre guillemets, conforme, parce que pour moi, il n'y a rien de plus joyeux que de répondre à ses besoins.

Et puis, de toute façon, après, les besoins, ils évoluent. Une fois qu'ils sont remplis, ils évoluent. Une fois que le dossier a été ouvert et parcouru, on le classe et on passe à autre chose.

D'accord, d'accord, je vais vraiment essayer de m'écouter plus. Et voilà, et sans peur, sans peur, sans dogme, sans crainte, laisse venir, va faire ton expérience.

De toute façon, dis-toi si quelque chose est mauvais pour toi, tu vas t'en rendre compte. Oui, je m'en suis rendue compte déjà, mais même si je sais que c'est mauvais, j'y vais quand même.

Oui, parce qu'il faut que tu refasses peut-être l'expérience quelquefois, ce n'est pas parce que tu vas le faire une fois, tu l'as fait quelquefois et au bout de quelquefois, tu vas voir. Vraiment, vraiment, je t'encourage à faire ça. D'accord, je vais faire ça, oui, puis je continuerai à suivre tes vidéos du coup, parce que je tiens aussi à te remercier pour le travail que tu fais, et le fait d'encourager toutes les personnes, donc voilà. Tu me tiens au courant quand

même de temps en temps s'il te plaît ? D'accord, il n'y a pas de souci. Je te souhaite une très belle journée. Oui, merci beaucoup, et je te souhaite une très bonne journée aussi. Merci, bye bye.

Merci, au revoir. Je sens qu'il y a des gens qui vont être sacrément surpris par cette vidéo, qui vont être un petit peu décontenancés. Alors, je ne voulais pas qu'il y ait de mécompréhension par rapport à ce que j'ai dit. Je n'invitais absolument pas Jessica à faire une cure de fromage.

C'était un extrême que je prenais. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans nombre de produits absolument non physiologiques, il y a des facteurs addictifs. Et ces facteurs addictifs vont créer des besoins qui sont des besoins artificiels.

Et à ce moment-là, on est dans la réponse à un besoin artificiel. Et c'est le serpent qui se mord la queue, on n'en sortira jamais. Par contre, je l'invitais à répondre à ses besoins dans un cadre physiologique, c'est-à-dire à ne pas laisser ses besoins sans réponse s'accumuler jusqu'à ce que finalement le barrage cède et que ça se déverse de manière totalement incontrôlée, et qu'elle tombe dans des produits qui sont de type additif, mais plutôt de ressentir le besoin en temps réel, au moment où elle le vit,

pour y répondre d'une manière adaptée, et si on y répond d'une manière adaptée, il n'y a pas de tension. La tension c'est vraiment la distance entre le besoin et l'absence de réponse ou la réponse erronée qu'on lui apporte et donc c'est cette distance là qu'il s'agit de réduire et c'est à chacun de le savoir. Il n'y a pas de il n'y a vraiment pas de chemin de raccourci dans une évolution. C'est à chacun de faire étape par étape sa propre étape, son propre chemin.

Alors comment savoir si nos besoins sont sont satisfaits ou pas parce qu'on va me dire mais alors à ce moment-là tous les principes que tu nous donnes au niveau alimentation ne valent rien. Si, si, parce que s'il n'y a pas de tension en vous, s'il n'y a pas de tension par rapport à la nourriture et que vous êtes complètement épanoui, c'est que vous êtes vraiment dans le niveau d'évolution qui vous correspond.

Par contre s'il y a des tensions, s'il y a des crises entre guillemets, s'il y a des moments où vous décompensez, alors autorisez-vous à questionner est-ce que je réponds réellement à mes propres besoins ? Est-ce que je m'autorise à ressentir mes propres besoins ?

Parce que souvent, c'est quelque chose qu'on ne maîtrise pas assez. C'est-à-dire qu'on s'est tellement imposé un cadre, un cadre rigide, que finalement, on ne se pose même plus la question. On considère que c'est un fait acquis. On crée des catégories, bien, mal, blanc ou noir.

C'est beaucoup plus complexe que ça. Donc apprenez à sentir vos besoins. Apprendre à sentir ses besoins, c'est se donner la meilleure chance de ne pas se laisser déborder ensuite par des besoins auxquels on n'a pas répondu.

Souvenez-vous, douleur égale erreur. Quel que soit le domaine, douleur égale erreur. C'est-à-dire qu'il y a eu quelque chose qui n'a pas été entendu, il y a eu un message qui n'a pas été entendu, il y a eu un symptôme qui n'a pas été considéré comme pour ce qu'il est.

Alors, s'il n'y a pas de douleur, il n'y a aucun problème à se poser. Vous êtes sur le bon chemin. S'il y a de la douleur, allez l'interroger et peut-être, peut-être que vous avez omis une étape sur le chemin.

À ce moment-là, il s'agit juste d'aller la reprendre, d'aller la poursuivre jusqu'à son terme, avec bienveillance, sans jugement, de l'accepter, et à ce moment-là, vous pourrez passer à l'étape suivante, tranquillement, votre étape à votre rythme, et vous y répondrez de la meilleure des façons en adoptant une des attitudes physiologiques, c'est-à-dire qu'en y répondant avec du sommeil, avec du soleil, avec de l'eau en quantité, avec des aliments qui sont physiologiques pour l'individu. Et vous verrez que le

corps n'a pas besoin d'aliments non physiologiques. Il a besoin qu'on écoute ses besoins. Il a besoin qu'on écoute ses besoins au niveau alimentaire. Alors n'hésitez pas à aller écouter vos besoins s'il y a encore des tensions en vous.

N'hésitez pas à aller écouter vos besoins hors des normes, hors des principes radicaux, Il faut que tu doives manger tant, hors des chiffres, parce qu'on a tout fait de chiffrer en termes d'alimentation et en termes de vie, hors des chiffres, chacun est une singularité.

Il y a la règle générale, mais vous vous souvenez de cette phrase que j'aime bien citer, qui dit la règle n'est pas un modèle fixe, c'est le souffle inspirateur qui structure. Là c'est pareil, moi je donne un squelette, mais il est certain qu'il y a des adaptations individuelles, Et prétendre le contraire, c'est se fourrer le doigt dans l'oeil jusqu'à la pinéale.

Il y a des adaptations individuelles. Il y a un cadre qui est le cadre normal d'expression de l'individu et de vie. Et dans ce cadre, il y a des adaptations individuelles. Et c'est ce que je vous souhaite de découvrir.

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