Tom Rijven : Construire sa maison en paille...est un jeu d'enfant ! Épisode 1
Dans ce premier épisode, Thierry reçoit Tom Rijven, constructeur néerlandais spécialisé dans la construction en bottes de paille, ainsi que Sabine et Mathieu, un couple engagé dans l’autoconstruction de leur propre maison. L’épisode s’appuie sur un livre que les trois protagonistes vont décliner chapitre par chapitre au fil de la série, en partant des fondations jusqu’à la toiture.
Tom explique le principe mécanique central de son approche : la compression des bottes de paille crée des tensions internes qui rendent le mur porteur et résistant au vent, sans recourir à une ossature bois lourde. Il détaille aussi le rôle des enduits de terre, appliqués en couche de 3 cm, qui contribuent à la fois à la masse thermique, à la régulation de l’humidité et à la solidité structurelle du mur.
Une partie importante de l’épisode porte sur la forme hexagonale que Tom a adoptée pour ses constructions. Il explique comment cette géométrie, inspirée des alvéoles d’abeilles, s’est imposée à lui comme la plus stable et la plus efficace, et pourquoi il refuse désormais de construire en rectangulaire. La modularité de cette forme permet aussi d’agrandir la maison par ajout de cellules, au rythme des besoins de la famille.
L’épisode aborde également les contraintes réglementaires qui pèsent sur l’autoconstruction selon les pays, notamment l’obligation de recourir à deux architectes en Espagne, et la façon dont ces règles favorisent les matériaux industriels normés au détriment des ressources locales. Tom et Sabine insistent sur la dimension sociale des chantiers participatifs, où la construction d’une maison devient aussi un moyen de créer du lien avec les voisins et le territoire.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction : construire en paille comme un jeuThierry ouvre la série en évoquant son expérience de bénévole sur un chantier en paille et ce que cette pratique réveille chez l’adulte.
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4:14Présentation de Tom, Sabine et MathieuTom Rijven est présenté comme référence de la construction en bottes de paille porteuses, et Sabine explique comment elle a rencontré Tom pour autoconstruire sa maison.
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8:29Mécanique des bottes : compression et contreventementTom explique avec un modèle physique comment la compression des bottes crée des tensions qui stabilisent le mur et le rendent porteur.
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12:42Le mur porteur sous tension : principe cellulaireTom détaille comment chaque botte compressée agit comme une cellule et comment l’ensemble du mur devient une structure autoportante.
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16:57Enduits de terre : masse thermique et régulationTom présente le rôle des 3 cm d’enduit de terre appliqués à la main, qui participent à la fois à l’isolation, à la régulation de l’humidité et à la solidité.
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21:09Réglementation et liberté de construireSabine et Tom comparent les contraintes réglementaires en France et en Espagne, et expliquent comment les normes favorisent les matériaux industriels au détriment des ressources locales.
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38:02Pourquoi Tom a choisi la forme hexagonaleTom raconte comment la géométrie hexagonale s’est imposée à lui comme la plus stable, en s’appuyant sur l’exemple des alvéoles d’abeilles.
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42:16Une maison modulaire qui s’adapte à la vieTom explique comment la forme hexagonale permet d’ajouter des cellules au fil du temps, en fonction des besoins changeants de la famille.
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46:29Autoconstruction, lien social et suite de la sérieThierry et ses invités concluent sur la dimension collective des chantiers participatifs et annoncent le suivi de Sabine et Mathieu jusqu’à la récolte de leur propre paille.
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Transcription de la vidéo
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Et là c'est une traduction pour utiliser, économiser, mais en plus pour faire la manière de construction assez simple, qu'on peut apprendre à tout le monde en trois semaines. On touche la fondation, jusqu'à le terrain nu, jusqu'à le toit, en trois semaines.
Moi cet été j'ai participé en tant que bénévole, j'avais envie de mettre un peu les mains à la pâte Et j'étais avec les bénévoles, on trempait les bottes de paille dans la terre, c'était frais, on rigolait, on construit en même temps une maison, ça a du sens, c'est pour une famille.
Et on se disait, oh là là, mais on travaille, on construit une maison, on est bien, on est super bien.
Et il y a des gens qui payent des thalassothérapies pour aller se tremper dans la terre, et en fait nous, on fait une maison, ça a vraiment un but, et en même temps, on s'amuse et et on est bien, et on sent qu'en fait on a besoin de ça, qu'on a besoin aussi de mettre les mains dans la terre, de construire, c'est quelque chose qui est dans nos cellules je pense.
Thierry Leclercq-Renier tous étant enfants on a joué avec des légos, on a joué avec des jeux de construction, et c'est vrai que souvent en adulte on se dit c'est plus le temps de jouer, et je pense qu'il y a une forme de désespérance, de fatigue, d'épuisement qui apparaît chez l'adulte parce qu'il oublie cette notion du jeu et de la passion.
Et moi ce que j'ai trouvé au travers de vous aussi c'est cette jubilation, cette jubilation... Bonjour ! On démarre une série de vidéos assez exceptionnelle. Je suis certain qu'il y a beaucoup d'entre vous qui ont joué quand ils étaient jeunes à construire des cabanes.
Et puis un jour ils sont devenus adultes et on leur a dit que construire une maison c'était quelque chose de sérieux, c'était quelque chose de compliqué et que c'était réservé à des spécialistes. Alors, au cours de la série de vidéos qui va s'étaler sur plusieurs mois, je vais vous présenter principalement trois personnes. Le premier, l'acteur principal, s'appelle Tom Rijven, c'est un Hollandais qui est extrêmement connu dans le milieu de la construction en paille et en terre, et qui est devenu l'une des grandes
références dans la construction de paille parce qu'il a développé un modèle de construction extrêmement simple. Et puis on va suivre aussi Sabine et Mathieu qui sont des spécialistes de l'éco-construction, de la phytoépuration aussi, et qui ont décidé aussi de construire leur maison selon les principes de Tom Richven.
Et le propos de toute cette série de vidéos ça va être juste de montrer que construire une maison ce n'est pas compliqué. Tom Richven dit qu'il peut apprendre en trois semaines à n'importe qui à construire sa maison.
Là où vous avez dit que c'était compliqué, lui vous dit non, ce n'est pas compliqué. Et il a développé un modèle de maison qui se construit étape par étape extrêmement simple, extrêmement efficace sur le plan énergétique, et extrêmement peu coûteux et que l'on peut produire localement.
On va suivre cette série de vidéos comme on ouvrait un livre, aujourd'hui ça va être l'introduction, on va vous présenter deux des grands personnages de cette série, Sabine et Tom.
Vous allez voir Tom c'est un personnage en lui-même qui mériterait un film pour lui tout seul. Ensuite, on va retrouver ces personnages dans différentes étapes de la construction, on va même suivre un projet assez étonnant, Sabine et Mathieu qui vont construire leur maison de A à Z.
C'est-à-dire que la prochaine étape ce sera d'aller fabriquer les bottes de paille dans le champ, d'aller récolter la paille, ça sera dans quelques semaines quand ça sera mûr, et puis ensuite on va les suivre au fur et à mesure des mois.
On retrouvera Tom régulièrement et on va trouver étape par étape la joie, l'épanouissement, la simplicité et l'efficacité qu'il y a à construire soi-même sa propre maison. En France on est encore un pays où on peut construire sa maison, où on peut échapper aux dictates des réglementations trop draconiennes, alors il faut en profiter, profiter de cette liberté.
Vous allez me dire, mais alors, qu'est-ce que ça a à voir avec la notion de santé ? Qu'est-ce que ça a à voir avec Régénier ? Ça a tout à voir, parce que, comme je le dis souvent, la réponse exacte à nos besoins vitaux nous assure la pleine santé et la prospérité.
Et construire sa maison, c'est certainement un besoin vital. Souvenez-vous, quand vous construisiez des cabanes enfant, souvenez-vous du plaisir que vous éprouviez à l'époque. Donc, on va retrouver ça avec Tom, avec Sabine. Bienvenue au chapitre premier ou introduction de ce livre que nous allons décliner chapitre après chapitre.
Introduction, Tom, Sabine, les bases de la construction d'une maison simple et accessible à tous. Bon, coucou Sabine, Thierry, salut Tom, salut Sabine. Tu trouves la paille bien mimétisée, regarde la couleur bleue, et celui-là. Thierry Lecce Ah, comme la botte de paille.
Pierre-Luc Moulin Parce qu'on va parler de la paille, de la botte de paille en particulier, parce qu'il y a plein d'approches avec la paille, dans dans l'époque déjà, le terre-paille par exemple, c'est une ancienne technique, dans le pisé de moment, aussi le cob, mais depuis un siècle je pense maintenant, ils ont inventé un botteleuse pour compresser la paille.
Alors Tom, je t'arrête juste un instant, je vais mettre en contexte, parce que ce hollandais-là qui est en train de vous parler, qui vous parle de bottes de paille, on va dire que j'ai entendu parler de toi depuis très longtemps, Tu es un petit peu entre guillemets la référence en termes de construction en bottes de paille.
Non pas en habillage des maisons en bottes de paille, mais vraiment en construction en bottes de paille. Utiliser la paille pour ce qu'elle est, comme matériau. Sabine, je te présente aussi, tu te définirais comment ?
Qu'est-ce que tu fais comme activité ? Tu aides à l'autoconstruction ? Tu es avec Mathieu, avec ton compagnon, vous faites quoi exactement ? En fait, on a suivi Tom, on a rencontré Tom pour apprendre à construire, pour faire notre maison en auto-construction.
On a participé à un chantier participatif, et cette rencontre nous a tellement plu, ce qu'on a vécu lors de ce chantier qu'on a décidé de le suivre. On l'a suivi sur les routes pour finalement en faire maintenant notre activité.
Donc Mathieu, lui, il construit, il accompagne les auto-constructeurs comme Tom dans la réalisation de leurs maisons en paille et en terre, et moi à côté je me suis spécialisée plus dans tout ce qui est assainissement avec les plantes, et la phytoépuration associée aux toilettes sèches parce que Tom fait le choix aussi de construire chez des personnes qui ont des toilettes sèches dans leur maison, c'est toute une vision globale de la vie.
Thierry Coulter Cette vidéo c'est un peu comme une introduction parce qu'on va vous suivre, toi particulièrement, on va te suivre avec Mathieu sur un projet extraordinaire puisque vous allez construire votre maison en récoltant votre propre paille, en faisant vos propres bottes de paille, on va vous suivre tout au long de cette évolution, ça va commencer ce mois-ci, on va aller à la récolte de la paille, vous allez partir de rien, d'un terrain nu, vous allez construire votre maison, on va vous suivre étape par étape,
il y aura Tom aussi qui sera présent. Et donc cette vidéo un peu introduction c'était pour parler de qu'est-ce que c'est que la construction, qu'est-ce que c'est quand on construit une maison, et surtout quel est le rapport de Tom à la paille ?
Parce que la paille on en parle beaucoup, c'est très à la mode, on fait beaucoup d'habillage et des maisons en paille, alors que toi tu as une approche de la paille qui est radicale je vais dire, qui est pour elle-même.
Thierry Leclerc Je trouve que si tu commences à comprendre la botte, je parle vraiment de la botte paille, moi je trouve que c'est une route ou une approche la plus logique parce que j'essaie d'utiliser la botte dans tous ses sens.
Ça ne veut pas dire qu'il n'y a qu'un isolant, parce qu'il y a plein d'autres formes d'isolant qui sont même mieux qu'une botte de paille ou de la paille en vrac, mais c'est parce que depuis qu'on a une botteleuse qui compresse, on peut utiliser cette énergie de compression qui est bloquée par cette ficelle, Mais si on lâche cette énergie dans le bon endroit dans notre bâtiment, on profite de cette énergie qu'on a ajoutée au début pour faire un botter, et on utilise en plus dans le bâtiment.
Thierry Leccet. C'est-à-dire que tu prends les bottes compressées et un moment tu les libères de manière à ce que par la libération d'énergie ça participe à la structure de ton bâtiment. Rémi Berthiaume. Oui, parce que finalement c'est quoi un bâtiment ? Le bâtiment c'est un jeu avec des forces qui sont là et des matos qui s'adaptent à ça.
Et bon, une des forces qui est là ou une des forces par le vent, on s'appelle ça le contre-ventement, on voit un bâtiment contre-venté que le vent ne pousse pas trop, c'est-à-dire qu'il va tomber, et là il peut aider parce que le vent qui pousse, Et lui, il pousse aussi parce que dans la mécanique, il y a une loi qui dit la compression qui crée tension. Quand je pousse là, je comprends la compression, tu résistes. Tu crées tension.
C'est toujours. Et cet équilibre, si je fais trop, tu tombes. C'est pareil avec le mur, si c'est trop, le vent, il tombe. Qu'est-ce qu'on fait ?
C'est une des choses, le moment où je coupe ça, il va plouf. Bon, si je commence avant déjà entre deux planches, par exemple, l'énergie qui est maintenant dedans, qui est plus sur le ficelle, est sur cette planche.
– D'accord. – Regarde, ça je te montre avec un modèle. Bon déjà ça c'est de parpingue, bon ça c'est passé c'est vraiment c'était 20e siècle ils ont inventé le béton mais bon maintenant c'est vend comme écologique parce qu'ils ont fait de grandes trous, ça veut dire alvéolé, bien isolant. Un isolant marche que qui c'est à ce niveau là de 3 millimètres, sinon l'air va circuler et ne s'isole plus.
Ça veut dire que ça ne se fait rien au niveau de l'isolation mais dans l'époque de l'écologie ça se vend comme écologique. Quand même, moi je dis là où le béton termine peut commencer la paille. On fait la fondation en général, je vous explique plus tard, avec juste des pneus qui ont une grande surface.
Oui, tu utilises les pneus pour faire les fondations des maisons, tu nous expliqueras ça tout à l'heure. Oui, je pose le mur, ça c'est la structure bois léger, pour imaginer un peu la taille de ce bois-là, tout ce que tu vois ce n'est que 3 cm, ça veut dire le triangle, le montant, le U ici comme sous-bassement, tout ça. On prend un botte, les ficelles ne sont pas trop claires mais elles sont là, on pose en diagonale dans la structure, c'est ça qu'on fait sur un chantier et on
a un poignet d'un axe et on pose ici et on monte, ça veut dire à chaque côté une personne et on monte, le moment il est à l'horizontale, j'enlève et je pousse, déjà, j'ai fait en avance ma propre botte, je commande, la distance en général entre ce deux est 65 et la longueur, c'est 60 pardon, c'est 60 et la longueur de ma botte c'est 65, plus moins cinq centimètres plus.
Ça veut dire le moment où je pose, il a encore compressé. Et ce moment, je coupe, il fait plaf. Ça veut dire la compression qui était là, la tension sur la ficelle se déplace sur celui-là.
Maintenant celui-là est sur tension. Je fais là, là, là. À la fin, quand j'ai un rang de bottes, je prends un litot, sur place ils ont le même temps, mais imagine, celui-là a toujours la taille de 3 par 4 centimètres, par mille mètres.
On pose à un côté et un autre à ce côté-là, et après j'ai le même poignet d'axe que je pose ici et je visse. Et bon, il est un peu plus long, je prends celui-là pour le démon. Il est là.
Ici, il y a une personne qui pousse vers le haut. Ça veut dire qu'il fait de la compression sur celui-là. Celui-là, il descend. Vous savez, je fais de la compression sur la botte. Je visse ici.
Pareil, si je vais à ce côté, je vais vers là-bas. Il pousse et je fais un vis pour fixer la compression que j'ai fait. Le moment que cette botte est compressée, il crée des tensions dans le sens opposé.
Ça veut dire qu'il est déjà dans ce sens et dans ce sens, avec coupé les ficelles dans ce sens et dans ce sens, et plus tard, avec la couche de corps qui a un certain mélange, avec fermentation et tout ça, il bloque aussi dans ce sens.
c'est-à-dire dans 6 sens, il est bloqué, mais quand même il compresse. Et imagine si tout le monde, là, là, là, tous ces bottes compressent, compressent, toutes ces structures-là, ce mur-là, il ne peut plus bouger.
Parce que ça, il a contreventé, parce que par tous ces bottes qui font ça, il ne peut plus bouger. Ça veut dire, compressé, sous tension, chaque botte est dans le total de murs, une cellule, et j'appelle cette approche cellule sous tension.
Ça veut dire, c'est un mur, un botte paille, isolant. Deuxièmement, avec cette compression, j'ai créé un mur porteur, parce qu'avec Steve Nebraska, on fait cette compression à la haute, mais moi je dis, fais ça chaque fois, ça donne beaucoup plus de structure.
Et troisième, il m'aide avec le contre-ventement de chaque mur. Ça veut dire, merci votre paille, trois éléments, isolation bien sûr, c'est tout le monde, contre-venter, que avec cette approche, et tu sais, isolation, contre-ventement, le contre-ventement il est isolant, et il est porteur bien sûr.
Moi j'ai dit toujours porteur, il y en a où les gens ils sont même, ils sont déjà réglés en France, tu peux pas construire un mur porteur. Moi j'ai dit c'est la folie mais un mur doit être porteur.
Comment tu arrives c'est deuxième. Moi j'utilise le bois minimum, par exemple ce montant, c'est pas un porteur mais c'est juste pour tenir la tension. Moi j'appelle ça un teneur, ça veut dire il tient la compression par un vis que j'ai posé dans ce sens et ça veut dire celui-là il peut être que je fais de moment trois par quatre, le même comme celui-là.
Le plus important ici de cette structure, ce n'est pas celui-là, le montant, mais c'est l'horizontale, la baguette. Parce que la baguette, elle tient la compression, qui donne à la touche cette structure.
Et finalement, on en fait des tests là-dessus, avec le bois, avec la paille dedans, et en plus, avec chaque côté de la terre. On s'appelle C'est vraiment une couche de 3 centimètres, qui est l'optimum pour fonctionner en même temps que la masse thermique pour la chaleur ou la froise accumulée à l'intérieur.
Tu n'as plus besoin d'autres choses, de cloison en BTC, tu n'en as pas besoin, de sol en terre, tu n'en as pas besoin. C'est joli, je ne discute pas ça, mais ce n'est pas une nécessité.
Déjà avec ces 3 couches, 3 centimètres à peu près, partout dans la maison, c'est top, top, top. En particulier dans la cuisine, dans la salle de bain, parce que là tu produis l'humidité, et ça c'est pris par cette couche de 3 cm.
C'est tout testé, honnêtement, ça veut dire que ça marche dans ce sens. Bon, on a posé aussi la couche de corps de 3 cm, on a fait des tests, et ça m'aide d'être mur porteur.
Ça veut dire le portage, la qualité portage de ce mur s'est aidé, je parle de presque 50 % par la couche de corps. Ça veut dire que la terre ce n'est pas que pour faire un enviage, mais c'est une partie de construction.
Et la balance entre la paille, une botte de paille, où la terre peut entrer, je fais C'est ça, je fais dans un bain de verre un barbotineux, je trempe, ça veut dire je pousse dedans qu'il y a entre 3, 4, 5 centimètres, ça je peux que faire à la main avec un projeteur, ça ne marche pas, je sais, tout le monde est là, non, parce qu'il se ferme, ça c'est la paille, la compression, il se ferme,
il se protège, non, tu peux pénétrer doucement quand tu trempes. C'est ça la technique. Et parce que la surface avec toute cette paille, tu imagines, c'est beaucoup plus comme surface que quand c'est par exemple un truc lisse. Et avec cette accroche, déjà dedans, après la couche de corps, poussée aussi dedans, à la main, parce que ça c'est le jeu de construction, c'est que tu touches le matos, je ne peux pas lâcher la chausse.
C'est trop agressif. J'ai fait, mais je ne voudrais plus. En plus, ce n'est pas un matériel écologique parce que c'est chauffé, plein d'énergie grise. C'est très joli, c'est noble, blabla, bien sûr, mais il y en a de terre qui est en plus disponible partout.
Ça veut dire, ça me donne une économie, une autonomie, en une manière, en simplicité de construction, que je ne peux pas faire autrement. Si quelqu'un sait une autre solution, plus économique, moins d'énergie crise, je change mon métier.
Ou je change mon métier et je forme... Je fais cette recherche en permanence. Avec Sabine aussi, avec le membre de notre équipe. Chaque chantier, on apprend aussi parce qu'on reste critique de ce qu'on est en train de faire.
Et on demande pareil au bénévole. Tu peux raconter des histoires, c'est bien, mais si tu réfléchis toujours toi-même, si tu penses qu'on peut simplifier ça, on discute et peut-être on change de place.
Tom, on a vu la technique que vous développez, moi j'ai une question qui viendrait presque avant, pourquoi construire sa maison maintenant, à notre époque ? Pourquoi est-ce que les gens construisent, pourquoi est-ce que les gens construiraient leur maison ?
D'ailleurs, vous m'avez dit quelque chose qui m'a surpris, vous m'avez dit mais on a de la chance en France, on a une liberté qu'aucun autre pays n'a, c'est-à-dire qu'en France on a encore le droit de construire sa maison soi-même, tu peux me donner les contraintes un petit peu, je ne savais pas, on a une liberté dont on ne sait pas et dont on ne dispose pas.
Oui, on est encore l'un des seuls pays à pouvoir auto-construire sa maison. C'est vrai que dès qu'on passe les frontières, il y a par exemple, si on va en Espagne, des obligations d'architecte.
Deux architectes ? Oui, première part un architecte pour la conception, pour la réalisation des plans, pour déposer un permis de construire. et ensuite pendant tout le suivi du chantier, il y a un autre architecte, un architecte technique qui est là pour vérifier que pendant le chantier on est conforme à ce qui a été conçu par le premier architecte. Thierry Leccercie.
Et embaucher les sous ? Alice Vidal. Alors, ça coûte de l'argent, ça devient très cher, les personnes ne sont pas libres de construire comme elles peuvent parce que ces architectes aussi sont liés par des assurances, donc des cahiers des charges, des DTU, ils doivent rentrer dedans pour avoir leur assurance aussi, et ça donne beaucoup de contraintes au niveau de la construction des matériaux qui doivent être usinés d'une certaine façon, normés, et ça nous enlève toute la
liberté de construire avec ce qu'on a sur place, et ça, ça change tout le temps, partout où on est ça change, et ça ne peut pas être normé. Thierry Leclerc C'est ça qui m'a toujours surpris, je me suis dit du nord au sud de la France, du sud de l'Espagne jusqu'au nord de la Hollande, on construit des maisons avec les mêmes briques, avec les mêmes parpaings, avec les mêmes tuiles, où il y a des petites différences, en fait on ne tient absolument pas compte, alors que ce soit dans la conception de la maison que dans le choix des matériaux,
du lieu dans lequel on vit. Et il me semblait que dans l'autoconstruction c'était l'un des premiers principes, c'est qu'on construit sa maison, qui on est, dans le lieu où on est.
Parce que ça c'est le plus logique, c'est ça, l'homme reconnaît, j'ai pris ça pour démontrer parce que c'est là, tu sais, pour dire si tu as un regard un peu développé aussi bien sûr, tu trouves toujours qu'est-ce que tu as besoin, je ne dis pas par exemple Pour la terre, il doit y avoir un certain niveau d'argile.
Mais quand même, moi je dis, où tu me parachutes en France, dans un rayon de 50 km maximum, je trouve de la terre pour la construction. Mais on a perdu, ou bon, on a commencé à redévelopper l'essence pour reconnaître cette terre, faire des tests très simples que s'adaptent à la construction.
Mais le moment où nous sommes encadrés sur la pression d'une garantie décennale, c'est vraiment ça. Et là, on doit standardiser ce que tout le monde peut faire, mais plus de professionnels.
Parce que le professionnel sait faire lui-même, mais le métier n'est plus là. Et avec ces réclamations, on perd cette connaissance et qu'ils étaient en train de se développer. Moi, je dis que c'est très dommage et c'est le patrimoine français.
Je suis vraiment touché là-dessus parce que j'ai senti en France beaucoup plus que par exemple en Hollande, je suis d'origine d'Hollande, le sentiment pour la terre. On appelle ça terroir, il y a même des mots là-dessus.
On n'a pas ce mot-là, mais la terre c'est vraiment, tu peux te donner presque tout pour manger, pour faire un jardin, pour construire ta maison, c'est là. Et qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ?
Thierry Samitier-Lacroix Tout standardisé, tout normé. Et tu ne peux plus prendre peut-être la terre là parce qu'elle n'est pas aux normes. J'ai entendu même une histoire en Allemagne, Ils ont fait une recherche, ils ont essayé, pour faire un tampon.
Chaque botte de paille doit passer un contrôle sur un endroit fixe avec un tampon labellisé qu'il peut utiliser pour la construction. Imaginez ! Ça veut dire que la folie, le principe, c'est disponible partout pour tout le monde.
On perd parce qu'on fait le transport et on va dire que comme ça. Moi je dis non. Par exemple, la longueur de botte. Tu sais, moi on a standardisé pour des raisons que chacun peut prendre ça.
Le bois de paille, en France, partout dans le monde, il sort, le botteleuse, 1 mètre, 1,20 mètre. C'est pour le transport, pour l'agriculteur, mais pas pour la construction.
1,20 mètre, même moi, parce que je ne dis pas trop 1, je ne peux pas manipuler. Imagine, il est trempé, ou des gens qui ne sont pas trop de force, moi j'ai dit pour ouvrir que c'est disponible pour tout le monde, on doit se limiter.
On a limité à 65, ça veut dire avec 5 secteurs, on a 3 mètres et plus tard on a un système pour faire les maisons encore plus costauds dans cette forme, on fait hexagonal, c'est C'est toute une histoire, peut-être qu'on procède fort parce que c'est quand même une histoire.
Mais pour dire, la terre qui est là, on ne voit plus. J'ai eu un jour un client, qui était pas un con, je ne peux pas dire ça.
Et il vient d'un autre pays. Et je rentre là, et il me demande pour faire un enduit de finition. là avec, imagine c'est un big bag qui vient de la Suisse, un big bag transporté.
Il est devenu un gros sac de terre de Suisse ? De Suisse, peut-être il est très attaché à sa propre terre, bon ok, mais bon c'est moi un peu trop pour prendre la vraie langue, et je dis bon ok on fait, mais en même temps j'ai l'habitude de faire aussi avec la terre de l'endroit et j'ai fait quelques coquilles, tu viens ce soir avec ta femme et tu choisis quelle pour la cuisine, celle-là pour la salle et tout ça.
Bref, moi j'ai déjà vu, parce qu'ils sont creusés, pour l'assainissement d'un trou, c'était un terre amandouillée incroyable, très anguleuse en plus. Bref, j'ai fait des assais et eux ils viennent, et voilà, ça je voudrais pour ma cuisine.
et il dit ça vient de là, le trou de l'assainissement c'était vraiment à côté de la cuisine en plus, ça vient de là, oui parce que c'est un enduit de terre, tu sais, et pour dire qu'on ne se réalise plus qu'un enduit de terre, ça vient vraiment de là.
Thierry Samitier-Lacroix Ça vient vraiment de la terre que tu as sous l'écrit. Mais on a oublié ça finalement. Parce que nous, quand on explique aux gens qu'on veut construire une maison en paille et en terre, les gens sont étonnés par le matériau et par l'utilisation de la terre.
Et des fois, ces personnes qui sont étonnées, elles vivent dans une maison en terre, qui est recouverte souvent d'un enduit en ciment, on ne voit pas trop. Oui, dans les maisons anciennes par exemple.
Maisons anciennes, mais tu te balades partout en France, tu vas dans la région de Lyon, le nombre de maisons qui sont toutes en terre, alors là c'est du pisé. Le Gers, Normandie, Bretagne. Partout, partout.
Tu sais... Thierry. Pareil pour les fondations, alors là je dévie un petit peu parce que maintenant on impose des fondations qui vont à un mètre de profondeur alors que... Thierry. Donc des fondations d'un mètre de profondeur, ça veut dire qu'il faut automatiquement des machines pour les creuser, parce qu'un mètre de profondeur c'est trop, donc automatiquement on rentre dans une logique extrêmement lourde au niveau technique.
Thierry. Oui, et quand on regarde les maisons même ici dans le département, toutes les maisons anciennes n'ont pas de fondation, les murs sont larges mais elles n'ont pas de fondation. Thierry. On est posé sur le sol.
On est posé sur le sol, sauf qu'avec toutes ces noms. Et alors par exemple, Sabine, toi qui accompagnes des gens qui font de l'autoconstruction, parce que c'est votre travail de tom comme le tien, c'est principalement d'apporter vos compétences spécifiques à des gens qui ont le désir de faire par eux-mêmes.
Sabine Laleu-Hubert Pourquoi est-ce que certaines personnes, alors qu'il y a des spécialistes pour ça, il y a des professionnels pour construire nos maisons, pourquoi est-ce que certaines personnes ont envie de construire leur maison ? C'est quoi cette lubie ?
Il y a des gens qui sont là pour ça, il y a des maçons. Je pense qu'ils veulent se réapproprier les choses, faire avec leurs mains, faire eux-mêmes s'investir dans la construction. Il y a des gens qui ont participé à nos chantiers et qui remarquent aussi que le chantier en autoconstruction participatif, c'est un moment de partage, de fête. et ils ont envie de faire ça, de leur construction aussi, que ce ne soit pas juste quelque chose clé en main où on paye, on ne s'investit pas dans le projet et on
atteint un résultat. Eux, ils veulent partager ça avec d'autres, construire leur maison, mais construire plein d'autres choses, créer du lien social. Il y a des personnes qui font appel à nous, ils nous disent « moi j'arrive dans ce département, mais je ne connais personne, j'ai envie de créer du lien ».
Et en fait, la construction permet ça, parce qu'on en parle, on fait un chantier ouvert et il y a énormément d'échanges qui se créent lors de ces chantiers, et en fait ils se retrouvent avec une maison mais aussi avec tout un tissu social autour de leur maison.
Thierry Leccercie D'ailleurs c'est comme ça que ça se passait avant, on construisait sa maison. On construisait sa maison et il n'y avait pas quelque chose de terrible qu'on appelle maintenant la garantie décennale.
J'aimerais bien que vous nous en parliez ça parce que c'est un gros frein à l'autoconstruction, enfin il y a la construction tout court, qu'est-ce que c'est que la garantie décennale exactement ? Moi, j'ai dit que le problème arrive après 10 ans.
C'est une assurance qui, si l'entrepreneur fait de faute, parce qu'il n'est pas contrôlé. Parce que tout le système et l'assurance, mais en particulier la réclamation sur la construction, c'est venu le moment que quelqu'un construit pour l'autre.
Ça veut dire que la maison devient un produit. Là, la société doit contrôler ça. Parce que si tu as ton travail dans la ville et le gars construit ici, tu ne sais pas ce qu'il se passe. Ça c'est logique.
Mais le moment où tu construis toi-même, tu es au bout pour savoir ce qu'il se passe. C'est eux qui choisissent pour la paille parce qu'eux ils comprennent, déjà, si tu fais ici le parpaing, tu te poses sur le parpaing, et après sur ça, c'est froid, chaleur.
Naturellement, si on voit déjà la paille, on voudrait se faire une chose avec, j'ai posé au dom-mire. Thierry Coullons-Morint on a des bottes de paille dans la grange, les enfants quand ils ont vu les bottes de paille, immédiatement ils en sont fait une cabane, on avait un tas de parpaing depuis des mois, jamais ils ne m'ont demandé de leur construire une cabane en parpaing, et ça, ça m'avait marqué, ils n'ont jamais eu envie de jouer avec les parpaings, il y a eu des bottes de paille tout de suite,
quand j'ai ramené le stock de bottes de paille, ils ne m'en ont demandé plus, et la grange c'est devenu leur terrain de jeu. Le parpaing ne suscitait pas cette envie, cette passion, cette jubilation. Thierry. Ça on en parlait avec toi il n'y a pas longtemps, notamment par rapport à la terre, c'est vraiment je pense quelque chose qui est ancré en nous, depuis des millénaires l'homme construit son habitat avec les fibres végétales, avec la terre, Lorsqu'on est sur les chantiers,
moi cet été, j'ai participé en tant que bénévole. J'avais envie de mettre un peu les mains à la pâte et j'étais avec les bénévoles. On trempait les bottes de paille dans la terre, c'était frais, on rigolait, on construit en même temps une maison, ça a du sens, c'est pour une famille.
Et on se disait, on travaille, on construit une maison, on est bien, on est super bien. Et il y a des gens qui payent des thalassothérapies pour aller se tremper dans la terre.
Et en fait, nous on fait une maison, ça a vraiment un but, et en même temps on s'amuse, et on est bien, et on sent qu'en fait on a besoin de ça, qu'on a besoin aussi de mettre les mains dans la terre, de construire, c'est quelque chose qui est dans nos cellules je pense, et on en a besoin.
Thierry Leccercie Je pense que construire son habitat ça fait partie des besoins vitaux de l'individu, comme manger, comme respirer, comme échanger, comme créer, et la maison fait partie des besoins vitaux.
et je pense que chaque fois qu'on se prive ou on est privé de la réalisation d'un besoin vital, eh bien on est malade, alors à un certain niveau, mais ça participe au désespoir, même à la dégénérescence physique des personnes, parce que je pense que l'habitat est un besoin vital, vraiment.
Thierry-Louis Et une chose que j'ai observée, c'est que la plupart des femmes de couples qui m'approche ou qui pousse ou qui pose la question pour la construction de paillettes. Parce que moi je pense que, en particulier j'ai un couple, vous serez installés, famille, comme ça, elle est très sensible que c'est comme un nid.
Thierry Lecce Il n'a pas réussi le matériau du nid. Oui, mais le mec pense plus, ce n'est pas costaud, construction, c'est ça. Thierry Leclerc, ciment armé.
Oui, peut-être, mais tu sais, le premier c'est la touche, c'est la matière la chaleureuse de la paille elle-même, c'est ça qu'il parle, c'est ça que j'ai entendu. Et comme un exemple, moi je suis d'origine catholique, et je connais un peu la Bible, et l'histoire de Jésus, il est né dans une grange, et un moment, il y a un endroit tu sais pour manger pour les animaux, et Marie pose le bébé là, mais elle fait une couche de la paille
dans cette boîte. Thierry Coulter. Heureusement qu'il n'est pas né sur des parpaings, tu veux dire. Thierry, mais non, mais c'est vrai.
Thierry, spontanément ou naturellement ça marche, c'est agréable, tu sais. Bon, peut-être Saint-Marie de la Paille, merci, pour dire cette réflexion j'ai connu à un moment, parce que c'était une conférence dans une ancienne église, je me rappelle, et là l'idée arrive, je commence un peu comme ça, Pour dire, la paille déjà comme isolant, on sait, dans notre hygiène, on va le chercher.
Et là, c'est une traduction pour utiliser, économiser, mais en plus pour faire la manière de construction assez simple qu'on peut apprendre à tout le monde en 3 semaines. On touche la fondation jusqu'à le terrain nu, jusqu'à le toit.
En 3 semaines ? Thierry Coulon-Rechercheur Oui, alors là, je t'arrête tout de suite parce que... Thierry Coulon-Rechercheur Oui, ça, ça me donne envie. Thierry Coulon-Rechercheur Oui, moi je suis quelqu'un de normal, je ne suis pas un extraterrestre comme toi, et pour moi une maison c'est quelque chose, c'est trop compliqué, c'est impossible. Je veux dire, heureusement qu'il y a des professionnels pour la réaliser parce que moi je ne vois pas comment je pourrais faire une maison.
Et toi tu me dis qu'en 3 semaines tu peux couvrir les fondamentaux pour construire une maison, réellement ? C'est rigolo et les gens ne croient non plus, mais tu sais, un des trucs, le soir après le travail, on mange dehors et on voit la construction et vraiment, tu regardes, ah on s'est avancé, c'est nous qui avons fait.
Tu sais, la plupart des gens, ils n'ont même pas un visage ou un marteau, tu sais, symboliquement, mais quand même, c'est ça. Mais parce que, honnêtement, quand j'explique ça, ce n'est pas venu d'un livre, c'est venu comme ça.
C'est vraiment mon propre développement, mais ma manière de regard, oui, je pense. Et honnêtement, je reste là-dedans, simplifié, simplifié. Par exemple, ici, ça c'est un triangle, mais c'est un triangle équilatéral.
Parce que, quand c'est équilatéral, la force de ce mur ici, qui pousse par le vent dans ce sens, il ne pousse pas comme avec un angle droit, toute sa force sur ce mur, qui va faire ça, non. Mais une partie s'est sortie de l'extérieur.
Et qu'est-ce que c'est le meilleur là? Équilatéral. Et un jour j'ai dit mais équilatéral, équilatéral, équilatéral, bon mais ceci… C'est une hexagone. C'est une hexagone. Moi je ne savais pas.
Je suis venu comme ça. Parce que je ne suis ni ingénieur, ni architecte, je suis quelqu'un qui est intéressé, c'est sûr, et qu'il me plaît de plus en plus, et j'arrive sur ça. Et je me suis dit, si ça c'est la forme, et bon, ça c'est après le rond je sais, mais le cercle avec la paille c'est...
Bon, j'ai fait une fois, mais c'est pour moi pas assez compliqué, moi je trouve ça le plus simple, et j'ai décidé, je ne fais que ça. Thierry Coullons On retrouve la forme d'ailleurs des alvéoles d'abeilles.
Et c'est assez amusant d'ailleurs parce que moi j'ai pas mal d'abeilles, et les abeilles en fait elles construisent des avéoles en rond, et avec la gravité la structure se stabilise sous forme d'un hexagone.
C'est-à-dire qu'elles construisent le rond, et après le rond il évolue jusqu'à la plus grande stabilité, et la plus grande stabilité c'est l'hexagone. C'est pour ça que je trouve intéressante ta démarche, parce que tu me dis finalement l'hexagone ce n'est pas quelque chose que j'ai dit, je vais construire des maisons en hexagone, non, l'hexagone s'est imposé à toi parce que c'était l'évidence même en termes de construction efficace, robuste, solide et ainsi de suite.
Olivier Roland Oui, et ça c'est la raison que je refuse même de construire aujourd'hui rectangulaire ou carré, parce que moi je me sens responsable au client pour dire à mon avis, et j'ai ma raison, j'explique, ça c'est le plus efficace et le plus costaud.
C'est éprouvé aussi, ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Honnêtement, je comprends non plus, mais c'est peut-être le promoteur qui fait la forme d'un lotissement que tu ne peux presque que construire rectangulaire.
Pour dire, il y a plein d'autres raisons pour lesquelles on construit rectangulaire, ou on connaît non plus autrement. Et si c'est carré, c'est plus facile pour poser ton lit par exemple. Je ne rigole pas, parce que c'est ça pour les gens qui passent.
Mais avec une certaine longueur, ça représente 3 mètres, ça veut dire si un côté c'est 3 mètres, je tombe sur une unité de 25 mètres carrés. Thierry Leccet. D'accord, et tu peux ensuite répliquer comme tu veux.
Rémi Berthiaume. Et c'est ça le truc, regarde, tu peux n'importe faire, déjà avec le 3 tu peux faire... Thierry Leccet. Ça c'est mon bureau, je prends mon bureau là. Rémi Berthiaume. Et si tu fais comme ça par exemple, et ici c'est le côté sud, tu es si plein comme une terrasse, le matin tu réveilles à ce côté est, et là tu sais...
Tu as le couchant d'ici, voilà. Et tu as toujours dans une autre facette le soleil qui entre, et il joue avec la maison, et toi tu t'adaptes, tu places ta maison tout au début, c'est ce que je fais avec le client, pas exactement le plan, mais j'ai fait, est-ce que tu voudrais vraiment comme ça, parce que là il y a un arbre, tu voudrais si ici c'est la fenêtre de sort de bain où tu couches, est-ce que tu voudrais le matin voir cet
arbre ? Ok, on change un peu ou on fait le vitre un peu plus. Je m'adapte sur place parce qu'avec le plan, avec une maquette, tout ça, quand même, Moi non plus, je peux vraiment imaginer qu'est-ce qui se passe dans la pratique, dans la vraie.
Et ça, c'est flexible tout au dernier moment. Vraiment pour s'adapter à ce besoin de cette personne. Thierry Coulter C'est tout un monde là que vous ouvrez tous les deux, je trouve que c'est fascinant, parce que déjà ce qui est fascinant pour moi c'est de se dire mais oui, je pourrais peut-être construire ma maison, quelque chose dans laquelle je ne m'étais jamais projeté, je n'avais jamais même imaginé.
Alors que tout petit, comme tous les enfants, j'ai construit des tares de cabane. Et là il n'y avait personne qui me disait non mais, est-ce que tu as ton diplôme de constructeur de cabane ?
Je m'en foutais, je construisais des cabanes, et je me souviens même avoir construit des cabanes dans lesquelles j'ai passé tout un été, dans lesquelles je dormais.
Donc c'était un abri qui était fonctionnel, qui me protégeait de la pluie et ainsi de suite. À l'époque je ne me posais pas de problème, et puis un jour quand on est rentré dans le monde sérieux des adultes, là on ne pouvait plus rigoler, on ne pouvait plus construire des cabanes, et ce n'était plus à moi de jouer, et je laisse d'autres jouer et ils ne jouent pas même d'ailleurs la plupart du temps parce qu'il y a tellement de pression, tellement de garanties décennales que ce n'est plus devenu un jeu, c'est une pression sur eux.
Et là en fait c'est tout un monde de jeux que vous nous aurez, et ça je trouve ça fantastique. Thierry Samitier On est tous capables de construire son lit, tout comme on le veut.
Moi, j'ai dit, parce qu'en général, tu construis une fois dans ta vie ta maison, c'est la fête, c'est une chance, prends ça. Tu sais, plein de gens qui pensent, oh là là, la banque, je dois m'organiser, cet entrepreneur peut-être, je dois comparer avec cet entrepreneur.
Qu'est-ce que je cherche ? Oh, ça, c'est encore une réglementation là-dessus, je ne sais pas. Tu sais ça, c'est vraiment, c'est très dur, mais j'ai vu, Tu sais, des couples qui se doivent être trouvés ensemble après la maison reprise, mais au final, ils se séparent.
Thierry Samitier-Leclerc. Parce que la maison est une épreuve trop grande pour eux. R.Lambert. Oui, ils sont trop grands, ils sont trop difficiles. Tu sais, c'est plein plein plein de raisons.
C'est pour ça qu'on commence à dire, petite, petite, regarde, tu peux faire n'importe quoi là-dedans. Thierry Samitier-Leclerc. Parce qu'en plus, ce qui était intéressant avec cette forme-là, c'est qu'une année, tu en construis deux, T'as un enfant qui naît, t'en rajoutes une, et tu adaptes à ta vitesse.
Oui, c'est la maison qui s'adapte à ta vie parce que tu as plusieurs besoins dans ta vie. J'étais en Canada, là il y en a très peu, ou pas dans leur culture, des maisons de retraite.
Normalement, c'est mamie ou papy qui viennent chez un des enfants et le garage, ils retapent comme un petit appartement à côté ou gens qu'ils sont à l'aise à côté. Et moi, j'ai dit, avec ce système, on construit une unité à côté ou contre et c'est le petits-enfants ou les enfants qui construisent, simplement comme ça.
Thierry Roland – C'est magnifique. Roland – C'est ça, tu sais, toutes ces possibilités, moi je ne sais pas, je commençais avec comme constructeur vraiment, ça c'est le plus costaud, le plus simple blabla, mais en même temps ça me donne beaucoup plus de liberté dans cette forme.
Regarde, ici c'est comme une étoile, tu es bien, ouais. Thierry, c'est ça que je trouve excellent, c'est que quand une solution est juste, est bonne, et surtout dans le cadre des lois naturelles, en fait elle l'est dans toutes les dimensions.
C'est-à-dire qu'au début tu te dis bon, je construis comme ça parce que c'est plus résistant, et puis d'un seul coup tu vas dire ça me permet ça, ça me permet ça, il y a tout qui est compris, c'est tout inclus quelque part, et ça c'est juste fabuleux, et ça valide que c'est une solution qui est dans l'ordre des solutions naturelles d'une certaine manière.
Et c'est un moment, j'explique, j'ai même ma maquette, on peut bricoler, mais c'est eux qui, le moment où ils sont compris, ils commencent à traduire ça pour leurs propres besoins. Et ce n'est plus moi qui fais le plan, mais c'est eux qui, comme un outil, qui jouent avec.
Et pareil avec le toit, on peut faire dans tous les sens, Ça veut dire 5 combats, c'est presque comme le Lego, un élément et avec plusieurs manières de toit, tu as plein plein plein de possibilités.
Et tu peux t'adapter à n'importe quel endroit pour n'importe quelle utilisation de bâtiment. C'est vraiment... mais tu restes toujours dans la même simplicité, la même longueur de mur. Ça c'est l'avantage en chantier participatif, ces différents modules de même taille, c'est que ça se reproduit en fait, une fois qu'on a fait un mur, l'autre mur c'est pareil, c'est les mêmes dimensions que tu retrouves partout, il y a une symétrie, et ça simplifie beaucoup aussi au niveau de l'autoconstruction avec l'équipe.
Thierry Lecce Oui, et puis ce qu'il y a de fabuleux là-dedans, c'est comme avec les briques Lego, c'est-à-dire que tu as une brique que tu vas reproduire, donc c'est la même chose, sauf qu'à partir de la même chose, tu crées une diversité infinie, parce que les personnes vont les agencer totalement différemment, c'est-à-dire qu'à partir d'un élément de base commun qui est logique, qui est évident et logique, tu vas créer une diversité qui est totale.
Et c'est pareil avec les Legos, moi je vois les enfants qui jouent avec les Legos, ils ont des briques qui sont toutes les mêmes, mais à partir de ces mêmes briques, chaque jour ils vont construire quelque chose de totalement différent.
Thierry Leclerc C'est incroyable ! Oui, c'est vrai ! Thierry Leclerc Et c'est vrai que cette fonction de création, tous à être enfant on a joué avec des Legos, on a joué avec des jeux de construction, et c'est vrai que souvent en adulte on se dit que ce n'est plus le temps de jouer, et je pense qu'il y a une forme de désespérance, de fatigue, d'épuisement qui apparaît chez l'adulte parce qu'il oublie cette notion du jeu et de la passion.
Et moi ce que j'ai trouvé au travers de vous aussi c'est cette jubilation. On va vous suivre, on va se retrouver régulièrement, puisque Sabine et Mathieu ont décidé de jouer à construire leur maison.
Là, notre maison pousse. Thierry Leccet. Pourtant, ils n'ont plus 10 ans, mais ils vont jouer à construire leur maison, et ils ont même poussé jusqu'à aller planter leurs pailles, pour récolter leurs pailles et ainsi de suite, on va vous suivre là-dessus, ça va être une aventure.
On va retrouver Tom aussi régulièrement avec son bel accent hollandais. Thierry Leccet. Il est toujours quelque part Tom, il est toujours par là. Et reste mobile contre ton caméra. Thierry Leccet. Je vous remercie vraiment à tous les deux.
Tiens aussi, attends j'ai le mur qui tombe, ne t'es pas contreventé. Thierry Leccet. Ah oui. Tom, ce n'était pas prévu, mais je te fais de la pub délibérément, c'est Tom Richven, ça s'écrit R-I-J-V-E-N, entre paille et terre.
C'est un très beau livre qui est aussi très inspirant avec beaucoup de photos. Ça ne remplace pas un stage, c'est certain, c'est aussi un livre pour inspirer et pour se dire moi aussi j'ai envie de ça, moi aussi j'ai envie de rêver.
Et ça, il s'y est très bien pris. Donc c'est un magnifique livre que je trouve superbe, que j'avais déjà consulté pas mal de fois. On va vous suivre à tous les deux, ça va être une belle aventure.
Et tu trouves ça par notre site, tu peux commander. Et le site qui s'appelle flexagone.com Thierry Leclerc Flexagone.com, parce que c'est un hexagone qui te permet toutes les flexibilités.
Thierry, c'est l'épreuve que c'est simple. Thierry Leclerc Et il y a une fiche qui vient de sortir aussi, on peut en parler, même si là tu n'as qu'une photocopie. Thierry Lepage C'est une fiche qui est récemment sortie par une nouvelle édition, et c'est une fiche technique sur l'autonomie.
C'est l'édition Hippipip, ils ont un beau site internet avec plein de fiches différentes. Alors ça s'écrit YPYPYP, hippie-pif. Thierry & Catherine. Hippie-pif. C'est vraiment plein de fiches sur l'autonomie, vraiment dans tous les domaines.
Thierry. J'ai vu, j'ai vu, c'est excellent. Ouais, ça va vachement se faire. Ah, mais la première fois que je suis tombé là-dessus, au début j'ai cru que c'était une grosse maison qui faisait ça, donc j'ai dit il ne va rien avoir dedans, ça va être du vague pour faire rêver les gens et tout.
Puis quand j'ai regardé, j'ai dit c'est super précis, c'est très efficace. Thierry. C'est incroyable, mais je n'ai pas au début confiance qui peut dans ce petit endroit donner toutes les infos pour construire une unité de 25 mètres carrés avec une liste de matos.
Tout ce qu'il y a là-dedans. Thierry Lecce. Donc ça s'appelle les fiches YYPYPYP, paille éterne de Tom Richman, le livre aussi que je recommande vraiment pour se mettre à rêver. Et puis bon, voilà toutes les vidéos qu'on va réaliser, c'est une aventure qui commence.
On va vraiment parler de ce que c'est que de jouer à construire sa maison, et de s'épanouir dans la construction de sa maison, et de s'épanouir collectivement dans la construction de sa maison. Thierry, vachement merci !
Thierry Laurentiou Merci à toi pour tout ce que tu fais. Thierry Laurentiou Oui, c'est partagé, partagé et tout ça, et toi tu fais ça, bon. Thierry Laurentiou Salut, je ne vais pas te retrouver tôt, on se retrouve dans les champs.
Thierry Laurentiou Mais ce mois-ci c'est la récolte de la paille. Thierry Laurentiou Eh bien, on se retrouve dans les champs pour la récolte de la paille. Maintenant, ma main est droite parce que moi je suis gaucher.
Ça marche, merci à vous deux. Thierry Samitier-Leclerc
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