Thierry : être « en bonne santé pour mieux œuvrer dans le monde »
Dans cet entretien d’une heure avec Marc Daoud, directeur de publication du magazine Nexus, Thierry revient sur les circonstances qui l’ont conduit, à 33 ans, à peser moins de 30 kg pour 1,75 m, avec une tuberculose, une pancréatite aiguë et une hépatite C diagnostiquées simultanément. Il décrit l’état cachectique dans lequel il se trouvait, l’impuissance physique totale, et la décision prise ce matin d’août 2007 de refuser l’hospitalisation pour tenter autre chose.
Il retrace les années qui ont précédé l’effondrement : ruptures de parcours successives, isolement social, surentraînement sportif, alimentation dégradée et une infection contractée lors d’un voyage à vélo qui a fragilisé un terrain déjà affaibli. Il explique pourquoi les nombreuses approches testées en désordre, des thérapies conventionnelles aux pratiques alternatives, n’ont pas suffi, et ce qui a changé quand il a commencé à appliquer les principes de la naturopathie hygiéniste de façon constante et structurée.
L’entretien aborde aussi les poursuites judiciaires, les signalements auprès de la Miviludes et la mécanique médiatique qui a conduit à le qualifier de « gourou crudivore ». Thierry explique pourquoi il a choisi de ne pas répondre sur le terrain juridique et médiatique, et comment il situe le cadre de ses vidéos par rapport à une consultation de naturopathie individuelle. Il précise également sa position sur le jeûne sec, en distinguant ce qui est physiologiquement possible de ce qu’il recommande concrètement comme point de départ.
La dernière partie porte sur ce que Thierry appelle la transformation intérieure : il considère que la mort physique qu’il frôlait n’était que l’expression d’un effondrement psychologique et spirituel préalable, et que la santé n’a de sens pour lui que comme condition pour agir dans le monde, selon la maxime du préparateur militaire Georges Hébert : « être fort pour être utile ».
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi accepter cet entretien avec NexusThierry explique sa méfiance envers les médias mainstream et les raisons pour lesquelles il a accepté cette invitation en particulier.
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5:10L’état cachectique : 30 kg, impotent, mourantIl décrit concrètement ce qu’était son état physique à 33 ans et la décision de refuser l’hospitalisation pour tenter de s’en sortir autrement.
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10:20Les ruptures et le terrain qui s’effondreRetour sur les années précédant la crise : isolement, surentraînement, alimentation dégradée et infection contractée lors d’un voyage à vélo.
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15:35Picorer partout sans constance ne suffit pasThierry analyse pourquoi les nombreuses approches testées en désordre n’ont pas fonctionné et ce qui a changé quand la constance est arrivée.
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20:42La culpabilité comme impasse, l’acte concret comme sortieIl distingue la culpabilité stérile de la reconnaissance d’une erreur suivie d’une réparation, et explique comment ce changement a coïncidé avec la stabilisation de son état.
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31:03Miviludes, procès et mécanique médiatiqueIl décrit le fonctionnement des signalements anonymes, la qualification de dérive sectaire et pourquoi il a renoncé à répondre sur le terrain juridique.
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41:23Ce que ses vidéos sont et ce qu’elles ne sont pasThierry précise le cadre de ses contenus par rapport à une consultation individuelle, et explique sa position concrète sur le jeûne sec et le jeûne intermittent.
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46:33Son alimentation et son entraînement aujourd’huiIl décrit sa routine alimentaire actuelle, sobre et peu transformée, et l’importance de la course en montagne comme exutoire face aux pressions.
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56:54Être fort pour être utile : la santé comme moyenThierry expose sa vision de la santé non comme une fin en soi mais comme condition pour agir dans le monde, en s’appuyant sur la maxime de Georges Hébert.
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56:54La transformation intérieure, plus profonde que la physiqueIl considère que l’effondrement physique n’était que le symptôme d’une mort psychologique et spirituelle préalable, et que c’est là que la vraie reconstruction s’est faite.
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Transcription de la vidéo
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Thierry Casasnovas, bonjour. Bonjour monsieur Daoud. Merci d'avoir accepté cet entretien pour le magazine Nexus. Alors, toi qui as un passif houleux avec les journalistes mainstream, déjà, merci d'avoir accepté cette interview.
Alors, j'ai un passif houleux, mais force est de constater que je suis très très rarement invité. C'est-à-dire qu'en fait les journalistes ont l'habitude de s'essuyer les pieds sur moi, d'une certaine manière en utilisant des qualificatifs assez discréditants.
mais je suis très rarement invité, et par principe j'ai plutôt tendance à aller quand on m'invite, c'est-à-dire que je refuse pas des invitations, c'est-à-dire qu'en fait personne ne veut me laisser m'exprimer, donc j'ai plutôt tendance à dire oui quand on m'invite, sauf qu'avec les années j'ai quand même aussi réussi à voir qu'il y a des invitations qui sont des pures pièges, dans lesquelles finalement il n'y a aucun dialogue possible, et quand je reçois une invitation de la part de Nexus,
on en parlait hors antenne, mais Nexus c'est un journal que je connais depuis 2001, 2002. Je pense qu'il y a matière à discuter, même si je ne m'attends pas à ce qu'on soit d'accord sur tous les points, mais je pense qu'on a un terreau commun et surtout une capacité à entendre le point de vue de l'autre qui est suffisante pour moi pour accepter un débat, une discussion. On laisse toujours la parole à nos invités et on ne fait jamais de coupe mal placée, comme tu as pu subir par d'autres confrères.
Ils ne font pas forcément le même métier. Parce que tu es, pour ceux qui ne te connaissent pas, je pense qu'il y en a très peu, on va dire comme tu as qualifié un commentaire d'un de tes abonnés, celui qui a fait trembler la matrice avec un jus de carotte, finalement. Oui, en sachant que ce n'était pas le projet.
Mon projet, c'était simplement le projet d'un gars qui, au moment de sa vie, expérimente quelque chose, qui a un accident de santé, comme on dit, un accident dans son parcours de vie, qui en arrive à une situation dans laquelle réellement le pronostic vital est engagé, et qui d'un seul coup, à bout de ressources, après avoir expérimenté beaucoup des ressources classiques, découvre autre chose, et je précise vraiment,
découvre quelque chose qui existait déjà, c'est-à-dire que je n'ai rien inventé, je me suis contenté de prendre une connaissance humaine, le principe de naturopathie, hygiéniste, vitaliste, de les mettre en application pour moi-même, Et là, bim, il se passe quelque chose.
Il se passe quelque chose tellement fort que moi qui étais destiné soi-disant à mourir, et en tout cas qui étais dans un état extrêmement faible, tout à coup je commence à retrouver la santé globalement, physiquement, moralement, ça va beaucoup mieux et tout.
Donc je découvre quelque chose. Là immédiatement, une fois la stupeur et la joie passées d'une certaine manière, donc je commence à essayer de comprendre, et je découvre que finalement il y a toute une science qui s'appelle la naturopathie, qui parle de transformer le terrain, qui parle vraiment de santé.
je me passionne pour ça, et à un moment, simplement, j'ai envie de partager ma passion, tu sais, comme quiconque découvre un truc qui lui change sa vie, j'ai envie de partager ma passion, et c'est comme ça que moi, en 2011, je commence à faire des vidéos sur YouTube, avec mon téléphone scotché sur un bâton, donc voilà, c'était très basique comme méthodologie.
C'est qu'au fur et à mesure des vidéos, et surtout au fur et à mesure que l'audience a augmenté, et elle a augmenté très progressivement au début, qu'à un moment, je me suis rendu compte, Au vu des réactions qu'il y avait de par le système, même si c'est quelque chose d'assez hétéroclite, je me suis rendu compte qu'effectivement, ça devait certainement mettre en péril certains intérêts, et donc la violence systémique s'exerçait de façon de plus en plus forte.
Donc oui, quand on dit qu'il a failli trembler la matrice, c'est une conséquence, ce n'était pas le but. Ce n'était pas le but. Après, si c'est le chemin, c'est le chemin.
Voilà, je veux dire, moi, j'ai quelque chose à partager. J'ai quelque chose qui me passionne. J'ai quelque chose en quoi je crois. J'ai quelque chose dont j'ai pu voir par retour que ça pouvait réellement transformer positivement la vie de nombreuses personnes. Donc voilà, je le partage.
Parce qu'on le voit, en fait, ce qui est assez incroyable, c'est qu'on a vu ta transformation au fur et à mesure de tes vidéos. On y reviendra juste après. Toi, à la base, en plus, tu n'étais pas prédestiné à avoir cette trajectoire parce que tu as failli faire maths sup', tu l'as dit dans une interview, t'as bifurqué vers une maîtrise à la fac en physique solaire et nucléaire, donc t'étais un scientifique pur.
Oui, à la base, une formation scientifique pur, oui. T'as voulu être professeur des écoles et aujourd'hui tu veux rendre la médecine obsolète parce que tu t'es sauvé la vie, littéralement. Franchement, quand on voit ton état de santé, donc à 33 ans, t'es au bord de mourir, c'est ce que le médecin dit à tes parents.
Oui, le pronostic vital a été engagé, c'est un terme médical pour dire que finalement, oui, effectivement, un médecin demande à mes parents, j'étais allé me réfugier chez mes parents alors que j'étais en grosse fragilité, et un médecin, enfin il convoque un médecin, le médecin leur dit bon là il faut que vous l'envoyez à l'hôpital parce que là il est en train de mourir littéralement, il n'a pas dit que l'hôpital allait me sauver, ce n'était pas ça, mais en fait je ne pouvais pas mourir à la maison. Donc vraiment,
le pronostic vital était engagé. Tu pesais 30 kilos ? Oui, 30-31, on ne va pas migoter pour un kilo, pour 1m75. C'est la moitié du poids d'actuel, alors que je n'ai pas divisé ma taille par deux. Donc tu vois, en plus je ne suis pas gros actuellement, donc tu imagines la moitié de mon poids, il y a un terme qui dit cachectique.
Un cachectique, c'est-à-dire que j'étais vraiment en état cadavérique, je n'avais donc plus de muscles, plus la force de me porter, j'étais impotent, j'étais invalide, je ne pouvais plus rien faire en fait, j'étais dans un état de dépendance totale.
Immunodéprimé, tuberculose, pancréatite aiguë, hépatite C ? Oui, tout à fait. Que des maladies très graves. Oui. Tu n'arrives plus à te déplacer, tu n'as plus aucun muscle quasiment.
Et tu dis à ton père, avant qu'il t'envoie à l'hôpital, « Papa, aide-moi, je vais m'en sortir, il faut que tu me fasses confiance ». Oui. Qu'est-ce qui t'a donné cet élan, cette certitude, à partir de laquelle toute ta voie, toute ta carrière, va prendre appui ?
Alors c'est une question compliquée, parce que je pense que dans ce genre de moment, il y a énormément de choses qui peuvent se télescoper. Les décisions qu'on prend en un instant, elles sont toujours d'abord et avant tout le fruit de tout un cheminement, de tout un parcours.
C'est-à-dire qu'il y a un moment où le fruit est mûr, mais en fait il y a eu toute la préparation préalablement. Je dirais pour être 100 % honnête, il y a certainement deux ou trois façons de le voir.
Il y a certainement le fait que depuis quelques semaines, quelques mois, je lis énormément de livres sur la naturopathie, la naturopathie hygiéniste, et en particulier les livres d'un médecin français qui s'appelle Paul Carton, qui s'occupait de tuberculeux à l'hôpital de Lina-et-Brevan dans les années 30, avant qu'il y ait les antibiotiques, avant qu'il y ait les traitements modernes de la tuberculose, et qui guérissait les des enfants tuberculeux en particulier avec un régime fait d'exercice au grand air,
bain de soleil, en short toute l'année, et puis nourriture saine, pensée saine et ainsi de suite. Et son livre m'avait vraiment beaucoup impressionné par le chemin, et puis lui il parlait enfin de terrain physiologique, il disait finalement les symptômes ne sont que l'expression de la dégradation du terrain physiologique, et quelque part il disait ne vous préoccupez pas tant des symptômes que de l'état de votre terrain et corrigez l'état de votre terrain par une
alimentation adaptée, une hygiène de vie adaptée, une hygiène mentale adaptée, Voilà, donc tout ça, ça a alimenté ma réflexion et ma conviction. Après, je l'ai raconté il n'y a pas longtemps dans une vidéo que j'ai faite sur mon parcours, parce que mon parcours a été beaucoup utilisé, critiqué, instrumentalisé pour essayer de me diffamer, enfin de me faire passer pour un mythomane.
Je prends toujours des précautions parce qu'il faut bien comprendre qu'à l'instant où ça se passe je suis un gars qui fait 30 kg qui est à bout de vie. Donc on peut très bien me dire tout ce que tu vas nous dire là c'est juste le fruit d'un cerveau qui n'était plus alimenté, c'est possible, tout à fait possible, je ne l'exclus pas, je ne peux pas dire.
je ne peux pas dire, mais même si ça fait un peu illuminer évangéliste sur le retour, j'ai vraiment l'impression, moi, dans mon vécu, qu'il y a eu une forme de...
j'utilise le terme révélation, je sais qu'il est chargé religieusement on va dire, mais là révélation pour moi ça veut dire juste que ce n'est pas quelque chose qui vient de l'extérieur, qui te rencontre, comme une information qui vient de l'extérieur, mais quelque chose qui jaillit de l'intérieur.
Et j'ai vraiment eu la sensation d'avoir un moment de révélation. Peut-être que cette révélation a été nourrie des lectures précédentes et ainsi de suite, mais il y a un moment où un matin, le jour où je dois aller à l'hôpital, il y a un truc qui se passe en moi, ça fait « pak » et c'est une évidence.
C'est une évidence, si j'en suis arrivé là, c'est parce qu'il y a eu des conditions qui ont présidé à ça, et il suffit que je change ces conditions et ça va démarrer autrement.
Tu vois, c'était l'idée, moi j'étais un gamin jusqu'à mes 19-20 ans, enfin non, j'ai quitté la maison de mes parents, j'avais 17 ans à peu près, bon 17-18 ans, plutôt en surpoids, plutôt rigolo, plutôt plein de vie, j'étais tout le temps dehors avec les copains, on vivait dans la campagne avec mes parents, aucun problème de santé, j'ai pété la vie.
Je me retrouve 13-14 ans après, je suis une espèce de vieillard grabataire cachectique sur un fauteuil roulant. Donc automatiquement je me dis, qu'est-ce qui s'est passé ? On ne peut pas me dire, c'est de naissance que tu étais comme ça, parce que ce n'est pas vrai.
Parce que de naissance, pendant 20 ans, j'allais très bien, j'avais une super forme. Justement, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Et la conviction que j'ai eue ce jour-là, c'est que pendant ce laps de temps de 13 ans, j'avais posé des choix de vie, qui avaient été des mauvais choix de vie d'une certaine manière, et qui, préisolément, ne paraissent pas si graves que ça, mais l'accumulation faisait que j'étais passé d'un état de pleine vitalité à un état de pleine mortalité, quoi d'une certaine manière.
Est-ce que c'est des choix que tu peux nous partager ? Oui, il y a des choix sur lesquels je pouvais parler de ma responsabilité. Il y a des choix, non. Mais tu as parlé par exemple de mon parcours professionnel, avec la fac et ainsi de suite.
Ce parcours professionnel, il a été fait de rupture. Oui, j'étais censé faire ma SP, j'étais un bon petit élève. À un moment, je décide non, ça ne me va pas, je ne veux pas de cette carrière qui m'était promis d'ingénieur, chose comme ça, ça ne m'intéresse pas.
Donc je pars vers la fac, la fac que je fais un petit peu en dilettante, je passe surtout mon temps à faire du sport et ainsi de suite, mais déjà j'ai quitté une voie, puis après la fac, bim, à nouveau rupture, je vais être professeur d'école.
Donc je quitte mon milieu, je perds tous les copains de la fac, je reviens dans un milieu, puis là après professeur d'école, j'arrête en cours de deuxième année parce que je me rends compte que je ne suis pas fait pour enseigner dans une classe, et là je me retrouve très isolé socialement parce qu'il faut voir, on est dans les années 97, 98, 99, il n'y a pas internet, Globalement, la socialisation se faisait beaucoup par le milieu professionnel.
Donc déjà, gros isolement personnel. Après, à côté de ça, surentraînement sportif. Je suis quelqu'un qui courait énormément et je me suis épuisé à courir. J'ai alimentation, quand j'étais chez mes parents, ma maman c'était quelqu'un qui cuisinait beaucoup à la maison, donc une alimentation saine, traditionnelle, mais très peu transformée.
C'était des produits, ma mère achetait des produits au marché et puis elle cuisinait. et là d'un seul coup, à la vingtaine, je me retrouve, je bouffe n'importe quoi, n'importe comment, je consomme pas mal d'alcool, rien à parler, des drogues récréatives, ce n'est pas ça qui a pu me dégrader à ce point-là, mais ça participe à tout un ensemble, et puis il y a eu quand même, moi je le mets,
sur tous ces éléments qui ont dû déjà affaiblir le terrain certainement, alors que j'avais 27 ans, au cours d'un voyage, j'ai beaucoup voyagé à vélo, après avoir arrêté mes études pour être professeur d'école, je contracte au cours d'un voyage une infection de la salmonelle.
Je suis ramené en France dans un état, je suis infecté par les salmonelles, il y a des kystes liés à la salmonelle un petit peu partout dans le corps, je suis accueilli à l'hôpital de la Péronie à Montpellier, et là je reçois une antibiotérapie de mammouth.
Vraiment, quand je dis de mammouth c'est parce que sur le coup déjà, j'ai commencé à avoir des symptômes, je vomissais tout le temps, je faisais caca liquide, ça sortait de partout, je pars devant, je pars derrière, je me vidais littéralement.
Et puis au bout de quelques semaines, voire un mois et demi, deux mois de ce traitement que je supportais très mal, je devais aller renouveler mon traitement régulièrement et une fois je suis allé chez un pharmacien qui était au centre de Montpellier pour renouveler mon traitement, puis j'allais régulièrement dans cette pharmacie, on avait un peu sympathisé avec la personne qui me donnait les médicaments et qui me demande, excusez-moi, mais voilà, il me dit mais qu'est-ce que vous avez
pour avoir un traitement aussi lourd ? Et je lui dis j'ai une salmonelle, et il me dit mais ça se passe comment ? Je lui explique que je vomis et tout, et là il me dit attendez, là il y a un problème, parce qu'il me dit là vous avez un traitement, c'est l'équivalent d'une trithérapie, enfin c'est très très lourd, je pense que vu les symptômes que vous me dites, il faut que vous allez voir votre médecin et que vous lui expliquez, parce que d'après moi c'est surdimensionné par rapport à votre problématique.
Donc je suis allé voir mon médecin, ça a été un petit peu dur, mais j'ai fait entendre, Donc, ça prouve vraiment qu'à l'époque moi j'étais vraiment un pur produit du système médical, t'es malade, tu prends un médicament, moi mes parents de ce côté-là, ma mère me donnait des granules d'homéopathie, mais bon, dès qu'ils avaient un vrai problème j'allais voir un médecin, donc je ne suis pas, on dit t'es anti-médecine, je ne suis pas fondamentalement
anti-médecine du tout. À partir de ce moment-là, maintenant avec le recul je vois que c'est à partir de ce moment-là vraiment qu'il y a eu une inflexion et que mon état de santé a commencé à se dégrader fortement.
Alors maintenant, avec les connaissances que j'ai, quand on sait maintenant vraiment l'importance de ce qu'on appelle les microbiotes intestinales, maintenant de plus en plus on sait que la dégradation des microbiotes intestinales c'est le lit d'énormément d'expressions symptomatiques et donc d'infections et donc de maladies, je comprends certainement que cette amitié biothérapique qui a été radicale, qui a été très puissante, peut-être beaucoup trop puissante, a dû altérer fortement mon microbiote,
et suite à ça il y a eu vraiment une dégradation, une accélération de dégradation de mon état de santé pendant presque six ans, et franchement moi je le décris presque comme une descente aux enfers, parce qu'en plus je ne savais pas ce qui se passait pour moi.
Donc ça a commencé, je commençais à être de plus en plus faible, j'avais froid tout le temps, je ne digérais plus rien. Je me souviens après chaque repas, la sensation que j'avais c'était que j'aurais voulu qu'on me donne une espèce de couteau pour m'ouvrir les tripes, pour faire sortir, j'avais mal, j'avais l'impression que j'étais plein de gaz, c'était insupportable. Je me souviens il y a un ami à un moment qui pratiquait ce qu'on appelle la thérapie par les moxa,
ce sont des bâtons d'armoise qui permettent de stimuler les points d'acupuncture, tu vois, tu les chauffes et puis ça te chauffe la peau, et il m'en avait donné un, il m'avait dit tu stimuleras à tel point ça va te soulager.
Et en fait, je voulais tellement que ça parte que je me suis brûlé la peau avec son bâton parce que je le laissais trop longtemps. C'était insupportable, moi chaque repas était un enfer, j'appréhendais. Donc j'ai commencé à perdre du poids, j'ai traversé une époque de dépression importante, bon, il se trouve que ça coïncidait aussi avec une rupture amoureuse, donc on ne peut pas dire, mais en tout cas pour la première fois de ma vie j'ai été déprimé,
fortement déprimé et mon état physique n'a fait que se dégrader, j'ai commencé à perdre du poids, perdre du poids, perdre du poids inexorablement, je commençais d'abord à consulter des gastro-entérologues et ainsi de suite, j'ai essayé... Thierry Samitier-Leclerc – T'étais en néance médicale ?
Guillaume Meurice – Ah oui, complètement, complètement, d'ailleurs je le raconte souvent, à un moment même, on me racontait tellement et les gens me disaient « Ah mais si tu perds du poids c'est parce que tu es anorexique », j'ai demandé d'élévement d'aller dans une clinique pour anorexique, ils m'ont chassé au bout de 15 jours parce que je bouffais les plats des gamines qui ne voulaient pas manger.
Moi j'en disais non, j'ai un problème, j'ai un vrai problème, et en fait personne ne veut l'entendre, si ce n'est pas dans ma tête, si ce n'est pas dans ma tronche, j'ai un vrai problème, dans mon bide ça ne fonctionne plus du tout, et je suis en train de m'affaiblir, tout ce que je mange ça sort...
Tu ne l'assimiles plus ? Ah non, mais je voyais mes selles, il y avait des morceaux de nourriture, enfin je n'assimilais plus rien et je suis en train de dépérir. Et ça, ça n'a pas été entendu, et donc j'ai essayé beaucoup de choses, thérapie conventionnelle, puis après thérapie alternative. J'ai fait des tas de trucs, développement personnel, trucs chamaniques, décodage biologique, j'ai essayé tout.
On aurait pu penser que ça aurait pu te sauver, ça aurait pu t'aider. Mais en fait, ce que tu dis, c'est qu'à chaque fois, tu t'esses pendant une semaine, deux semaines, trois semaines.
En fait, tu fais ça un peu dans le désordre. Et finalement, c'est l'une des caractéristiques qu'on voit chez les personnes qui sont vraiment en grande difficulté. Et tu sais, c'est la difficulté de la constance, parce que tu picores un petit peu partout.
Et c'est vrai que je ne disqualifie pas les différentes choses que j'ai faites. et de toute façon, elles font partie de mon parcours. Mais ce que je sais en tout cas, c'est que mon état n'a fait que se dégrader.
Et certainement parce qu'effectivement aussi, je picorais de ci, de là, j'étais dans l'affôlement et plus tu te sens dépérir, plus tu es dans l'affôlement, plus quelqu'un te dit, moi je connais tel truc, alors tu essayes, mais au bout de 2-3 semaines, je crois que j'attendais la pire miracle, tu vois, ma vie était en train de devenir un véritable enfer, je me sentais en train de partir.
Et moi, ce que je voulais, c'était un coup de baguette magique, et en fait, il n'existait pas ce coup de baguette magique. Et je pense que ce matin-là, quand j'ai eu cette forme de conviction, ça, ça a été ma baguette magique.
En fait, le coup de baguette magique, ça a été de me dire arrête d'attendre un truc qui vienne de l'extérieur, qui te dédouane de toute ta responsabilité, qui te dédouane de faire des efforts et de prendre en main ta vie réellement.
Arrête de bouffer de la merde, arrête de faire n'importe quoi, arrête de te comporter n'importe comment avec les gens, arrête de cultiver la colère, les choses comme ça, et commence vraiment à nourrir cette vie en toi et à écouter ses besoins.
Et c'est ça le coup de baguette magique, c'était un coup de baguette magique qui m'a responsabilisé par rapport à ma santé. Et c'est pour ça qu'après coup, quand j'ai commencé à faire mes vidéos, mon discours est avant tout un discours de responsabilisation.
Et c'est important pour moi de le préciser qu'il n'a rien à voir avec un discours de culpabilisation, parce que souvent on essaie de caricaturer mon propos, on dit Thierry, tu culpabilises les gens d'avoir mangé de la merde, d'avoir fait n'importe quoi, je dis non, je ne les culpabilise pas, parce que la plupart des choix que l'on fait, on les fait parce qu'on a des bonnes raisons de le faire au moment où on les fait.
Sauf qu'à un moment, si tu réalises que tu as fait des erreurs, la responsabilisation c'est de prendre ces choix et de les changer, donc ce n'est pas une question de culpabilité, il n'y a aucune notion morale, ce n'est pas tu manges bien, tu manges mal, tu es quelqu'un de bien ou tu es quelqu'un de mal, on s'en fout complètement, c'est est-ce que ce que tu fais actuellement te permet de prospérer, d'être bien dans ta peau, d'être plein d'énergie,
d'être plein d'enthousiasme et ainsi de suite, ou pas. Et si ce n'est pas le cas, il faut changer, c'est aussi basique que ça. Et tu as mis quoi en place tout de suite à partir du moment où tu as dit à ton père je vais m'en sortir, il faut que tu m'aides, quelles ont été les premières étapes ?
Alors les deux premières étapes pour moi, alors je dis bien pour moi parce que la base de la naturopathie c'est l'individualisation, c'est-à-dire que je dis souvent aux gens, intéressez-vous aux grands principes, par contre la mise en application de ces principes pour chaque individu, ça va dépendre vraiment de son contexte de vie. si t'as quelqu'un par exemple, il a un problème de santé mais déjà il mange super bien, ce n'est pas trop la peine qu'il s'intéresse à son alimentation, il a déjà fait le boulot,
il faut aller voir les autres aspects de sa vie, peut-être qu'il ne dort pas assez, peut-être qu'il est trop isolé socialement, peut-être que son boulot c'est un stress monstrueux, enfin, il faut trouver le facteur. Donc moi dans mon cas, les deux choses que j'ai modifiées et je pense qui étaient vraiment fondamentales pour moi, ça a été mon alimentation, je me suis mis du jour au lendemain à une alimentation qui était 100 % crue, Et j'ai fait un très gros travail de transformation intérieure, on va dire le terme que j'utiliserais le plus,
qui là aussi est connoté religieusement, mais peu importe, parce qu'il parle bien de repentance. C'est-à-dire que je me suis rendu compte que les années précédentes, alors je pense que ça ne vient pas de nulle part, c'est-à-dire que j'étais dans un tel état de précarité que je pense que même mes fonctionnements psychiques ont été altérés.
En tout cas, je me suis rendu compte que toutes les années précédentes, j'avais eu des comportements avec énormément de personnes qui était tout à fait inapproprié, j'avais développé, et c'est un truc classique aussi, on sait maintenant de plus en plus que c'est un lien avec le microbiote, des troubles opécessionnels du comportement, dont de la kleptomanie, des choses comme ça.
Donc, il y avait des gens que j'avais volé, que j'avais trompé, c'est énorme. Et donc, ça a commencé par une espèce de, je me souviens, j'ai écrit une liste de toutes les personnes auxquelles je pensais, je les ai recontacté une par une pour leur dire écoute, voilà, j'ai fait ça, je te demande pardon pour ça, est-ce que je peux réparer ?
est-ce que je peux, je te demande pardon, j'étais dans tel état, je m'en veux terriblement, et d'ailleurs ça a été un exercice très amusant pour moi parce qu'il y en avait qui me disaient non mais t'inquiète, tout va bien, je ne vous avais même pas vu, ce n'est pas de souci et tout, mais il y a aussi des gens qui m'ont dit punaise, si tu savais le bien que ça me fait que tu me dises ça, parce qu'en fait j'y pense,
et je pense à une amie particulièrement qui m'avait ouvert sa porte et ainsi de suite et avec qui j'ai vraiment eu un comportement dégueulasse et qui depuis toutes ces années restait là-dessus et qui ne comprenait pas, elle disait comment tu as pu me faire un coup pareil alors que je t'avais accueilli, c'était une dame un peu âgée, je t'ai accueilli comme mon fils et tout, enfin elle ne comprenait pas.
Et le fait que je lui dise simplement je suis sincèrement désolé, je demande pardon et je réalise à quel point mon comportement était pourri, et je peux juste te dire qu'à l'époque je ne me rendais pas compte de ce que je faisais, je sais que ça lui a fait beaucoup de bien et moi ça m'a fait beaucoup de bien.
Et c'est marrant parce qu'au fur et à mesure de cette démarche de demande de pardon et donc de repentance littéralement, parce que moi ce terme de repentance il est important, tu vas en parler de culpabilité, de responsabilité, pour moi la culpabilité c'est vraiment une impasse, c'est-à-dire que tu fais une connerie, pour moi un chemin de santé c'est tu fais une connerie, tu constates ta connerie, tu la reconnais en tant que telle, et tu poses des actes concrets pour réparer et ne plus faire cette connerie.
Alors que la culpabilité c'est une forme de tu constates ta connerie, et au lieu d'aller réparer, au lieu d'aller reconnaître, tu t'auto-flagelles en disant je suis une pourriture, je m'en veux, mais on s'en fout que tu t'en veuilles, si tu as fait du mal à l'autre tu vas réparer, si tu as lésé l'autre tu vas réparer, on s'en fout que tu t'en veuilles, l'autre ça ne lui fait rien que tu t'en veuilles, l'autre qui veut c'est être reconnu dans le préjudice que tu as fait, et puis que tu répares en tant que tel.
Et donc cette démarche-là, en même temps que le changement d'alimentation, pour moi, je sais qu'à partir du moment où j'ai entamé ça, mon état de santé qui ne faisait que se dégrader a commencé d'abord par se stabiliser dans les jours, dans les semaines qui ont suivi, c'est-à-dire c'était ma grosse chute, le moment où vraiment je devais partir à l'hôpital c'était tout début août 2007 et dans les jours qui ont suivi et fortiori dans les semaines, tout le mois d'août,
mon état s'est stabilisé tout de suite, c'est-à-dire que l'urgence vitale elle a complètement disparu. Il y a eu un moment où tu as senti que le plus dur était derrière toi ? Je vais te dire, concrètement, réellement, pour être très honnête, au moment où j'ai eu cette espèce d'évidence qui s'est faite en moi, je savais que c'était gagné.
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai pu parler à mon père, et mon père, du temps après, je lui ai dit mais papa qu'est-ce qu'il fait qu'à ce moment-là, quand je te parle, alors que ça faisait des années que mon état se dégradait, d'un seul coup je lui dis, ah non, j'ai trouvé un nouveau truc, j'ai compris et je ne vais pas me dégrader.
Pourquoi est-ce que tu m'as cru alors qu'en fait ça fait des années que je n'y arrivais pas ? Et il m'a vraiment dit, il m'a dit, j'ai vu une lumière dans tes yeux que je n'avais pas vue depuis longtemps, et j'ai cru avec toi.
Donc, il y a vraiment quelque chose de très fort qui s'est fait, et je pense que dès ce moment-là je savais que c'était gagné, que j'avais compris, il y avait un truc qui s'était dénoué.
Je ne sais pas comment le dire autrement, c'est des choses très subtiles qui se passent dans notre cœur ces mouvements, mais c'était évident, c'était évident, c'était ce que j'appelle une conviction.
Une conviction c'est un truc, on a beau te dire n'importe quoi venu de l'extérieur, toi tu sais que ça c'est vrai et tu ne lâches pas ton morceau parce que c'est là, ce n'est pas là, c'est là, c'est là où même c'est dans tes tripes, mais tu as un truc qui est à l'intérieur, et même contre le monde entier tu soutiendras et tu sais que ce que tu sens est vrai. Et là je savais, je savais que c'était vrai, j'ai mis en place ça, et mon état, ça m'a fallu du temps hein,
parce qu'entre ce qui se passe à l'intérieur et ce qui se concrétise physiquement, il a fallu du temps, il m'a fallu au moins un an et demi à peu près pour me stabiliser, recommencer à bien prendre du poids et ainsi de suite, mais il n'y a eu qu'un processus d'agradation.
Alors, je dis qu'il n'y a eu qu'un processus d'agradation, mais il y a eu des fluctuations quand même, et ça c'est important parce qu'en fait je me suis rendu compte à un moment, mon état s'est amélioré, puis après il a recommencé à stagner, voire j'ai recommencé à à nouveau perdre du poids, à nouveau avoir des douleurs, Et ce n'est qu'à partir de 2011, quand je commence les vidéos YouTube, qu'à ce moment-là, il n'y a qu'une progression.
À partir de 2011, le chemin a été tout droit et ça n'a été qu'une progression mentalement, physiquement, psychologiquement. Et en 2011, quand je commence mes vidéos, j'ai touché un point que maintenant je n'élude pas quand je parle de santé, c'est vraiment la notion du sens de sa vie d'une certaine manière.
parce que tu vois moi comme je t'ai dit, j'étais beaucoup en rupture, isolement social, je ne travaillais pas, assez marginal dans mon choix de vie, j'étais un peu un électron libre qui vivait dans son camion tout seul, et là en 2011, en commençant les vidéos, je saisis un truc qui va être...
je sais, ça fait très illuminé, mais un peu ma mission, en tout cas le truc qui va me porter, et qui depuis ne me lâche plus et qui me motive toujours autant. Dans les zones bleues, les zones bleues c'est les endroits de la planète où les gens vivent le plus longtemps, À Okinawa, par exemple, ils ont un terme qui s'appelle l'ikigai.
L'ikigai, c'est le sens de la vie, et pour eux, c'est un facteur essentiel de santé. Ils disent, toute personne doit avoir un ikigai. L'ikigai, c'est le truc qui va te faire lever le matin, même si tu es fatigué, tu as la banane parce que tu as envie de faire ça. C'est ton œuvre, c'est ta passion, c'est le truc qui te fait aller de l'avant.
Et ça peut être n'importe quoi, ça peut être tes enfants, ton boulot, n'importe quelle passion, le sport ou quelque chose comme ça, mais avoir un ikigai. Et en 2011, quand je choisis de partager ce que j'ai découvert par rapport à la naturopathie, ma compréhension, cette compréhension, cette récolte aussi que j'ai fait de tous les éléments de la naturopathie, que j'ai rassemblée, pas mal d'écoles différentes et ainsi de suite, là je saisis un ikigai et ça va me porter,
ça va me transformer. C'est vraiment à partir de là qu'on voit, en tout cas nous le public, ta transformation, Et c'est ça qui est assez incroyable, parce que finalement beaucoup de gens t'ont traité de charlatan, disant que tu disais tout et n'importe quoi.
Et en fait tu as incarné ce que tu prônais dans tes vidéos, tu as tellement bien incarné ce que tu défendais, puis moi j'en ai été témoin parce que je te connaissais à cette époque, au tout début de tes vidéos tu faisais beaucoup moins de vues qu'aujourd'hui, Et c'était interpellant de voir une personne comme toi qui avait l'air vraiment avec un état de santé très dégradé nous parler de santé.
Bon ça pouvait paraître un peu paradoxal. Moi j'avais continué à regarder parce que je suis très curieux et dans mon travail j'aime bien un petit peu creuser les voies alternatives. Et sur les années ce qui était bouleversant et bluffant c'est d'avoir vu cette évolution au fur et à mesure de tes vidéos, de revoir, reprendre de la lumière, de la force, de l'énergie, et là, en fait, ça ne trompe pas, en fait. Et j'invite vraiment tous ceux
qui nous écoutent à faire ce travail, de retrouver dans les archives des vidéos ce que tu faisais au tout début et de voir qui tu es devenu, en fait, finalement. Est-ce que quand tu revois ton état dans les premières vidéos, est-ce que tu arrives à prendre conscience du chemin que tu as parcouru depuis ? Est-ce que ça te semble réaliste, ce que tu as fait ?
Oui, non, ça me semble tout à fait réaliste, parce que pour moi, ça répond juste à des grands principes qui ont été mis en application. Mais tu sais, dans ce que tu dis, il y a plein d'éléments sur lesquels j'aimerais bien rebondir.
Effectivement, au travers de mes vidéos, on voit ma transformation, et c'est chouette. Mais moi, je me dis toujours, la personne qui est en face, qui regarde mes vidéos au travers de son écran, en fait, ce qui l'intéresse, c'est elle, sa transformation.
Et effectivement, ma transformation, elle est objective, je pense que même au travers des vidéos, elle n'a pas besoin de me connaître, on voit, physiquement ça se voit, mais même au niveau de mon élocution, ma façon de parler et tout, on voit, on perçoit qu'il y a des différences fondamentales, ça c'est certain, mais surtout, c'est les milliers de témoignages, voire les dizaines de milliers de témoignages de personnes, c'est ça qui est intéressant pour moi, Parce que si ce que je faisais me
profitait à moi mais à personne d'autre, à la limite ça aurait un intérêt relativement limité, du style regardez comme je suis beau, regardez comment je vais bien, regardez comme je suis en santé.
Mais le truc c'est que ce que je partageais dans les vidéos, c'est les grands principes dont des tas de gens se sont munis pour transformer effectivement leur vie et voir leur vie évoluer vers la santé.
Et c'est ça moi que je trouve fabuleux. T'as pu constater les mêmes évolutions, parce que quand on a vu ton parcours on se dit tout est possible. Franchement, redonner de la santé n'est pas impossible, même dans les cas les plus extrêmes. Tu as déjà constaté, toi, des cas similaires par les personnes qui t'ont suivi, et combien de personnes, combien de témoignages positifs as-tu reçus, sachant que, juste petit contexte, tu as eu la myvilude sur le dos, qui t'ont accablé de plus de 600
signalements de personnes dont on ne connaît pas exactement. Oui, je peux en dire quelques mots, parce qu'effectivement, moi de mon côté, si tu veux, on en parlait hors antenne jusqu'à il y a très récemment, les vidéos je les faisais tout seul, je les montais tout seul, il y a des tas de gens qui fantasment, j'ai l'impression, sur Régénère, tu vois, une espèce d'énorme organisation avec un building gigantesque et tout ce que tu veux,
ce n'est pas ça Régénère, c'est tout petit, il y a des longues périodes où j'ai travaillé tout seul. Donc moi, ma focalisation c'était produire du contenu vidéo pour soutenir les personnes qui veulent transformer leur santé, voilà, ça c'était mon truc, moi je me sentais une vraie responsabilité toutes les semaines, plusieurs fois par semaine d'être là et de dire aux gens, vous pouvez y croire, vous vous battez,
vous êtes dans la difficulté, vous êtes dans... croyez-y, ça vaut le coup de vous battre, ne laissez pas le morceau, pensez à ce que vous mangez, pensez à votre façon de penser aujourd'hui, sortez, allez prendre l'air, allez prendre le soleil, allez jouer avec vos gamins plutôt que de rester devant un écran.
Donc vraiment, cette dimension de la motivation, ça, ça a toujours été ma focalisation. Ce qui fait que par exemple, passer du temps à recueillir des témoignages, je ne l'ai pas fait, je ne l'ai pas beaucoup fait, mais je sais par exemple là que récemment, enfin récemment il y a un an ou deux, on a lancé un formulaire, j'ai dit voilà, les personnes qui voudraient nous laisser des témoignages parce que dans le cadre aussi des poursuites pénales qui me concernent et ainsi de suite,
on peut en avoir besoin, on a recueilli je crois 4 ou 5 000 témoignages comme ça spontané, avec des transformations de vie, des situations qui sont laissées pour inguérissables. C'est là où moi ça m'intéresse, c'est-à-dire que tu as des petits, bon des gens qui avaient, au moins j'étais fatigué, j'étais déprimé, je vais beaucoup mieux, déjà c'est chouette, c'est magnifique, mais des situations gravissimes, des choses qui sont dites inguérissables, Je parle de personnes,
par exemple, qui avaient le diabète de type 1, je parle de personnes cancéreuses en stade 4 avec un cancer du foie, je parle de maladies auto-immunes qui sont réputées, chroniques, progressives, qui ne peuvent que se dégrader.
Donc oui, des choses assez impressionnantes. Et c'est vrai que tous ces témoignages, et c'est toujours surprenant pour moi, si tu regardes la couverture médiatique qui est faite de mon travail et de ma personne, ils n'existent pas, ils n'existent pas du tout.
et on donne la visibilité à, effectivement, un organisme gouvernemental qui s'appelle la MIVILUDE, Mission Interministériale de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires. C'est toujours surprenant, qu'est-ce qu'on travaille sur la naturopathie à faire avec les sectes ?
C'est que juste en France, on n'a pas le droit de discréditer quelqu'un pour ce qu'il dit, parce que c'est une atteinte à la liberté d'expression, et ça prévaut encore dans le droit français, et que chacun a le droit de s'exprimer.
Donc, maintenant, dès que quelqu'un déroge un petit peu à la doxa dominante, eh bien, on a tendance à le classer dérive sectaire. Voilà, ça c'est le dérive sectaire. Sur la base de quoi il se… Sur la base de signalement, et ça c'est assez génial, c'est-à-dire que l'ami Vilud a créé un formulaire en ligne dans lequel la seule chose à faire c'est de donner un mail, donc un mail, n'importe qui peut créer un mail anonyme on va dire, et la personne fait un signalement.
Je veux dire, moi par exemple, Marc Daoud, j'ai regardé ses vidéos, j'ai lu le magazine Nexus, cette personne me paraît dangereuse, ça c'est un signalement.
Si j'appelle 15 copains ou 20 copains, toi je te fais ficher par la myvillute, d'ailleurs tu dois l'être déjà, c'est probable, mais ce que je veux dire par là c'est que sur la foi de ces signalements anonymes, la myvillute se permet de stigmatiser une personne, d'être discrédité médiatiquement.
Thierry Samitier-Leclerc – Parce que dérive sectaire quand même, c'est un terme lourd de sens quand même. Thierry Samitier-Leclerc – Oui, c'est un terme lourd de sens. Thierry Samitier-Leclerc – On imagine un gourou, on imagine des gens sous emprise.
Mais tu sais qu'en 2018, début 2018, ça faisait déjà 3-4 ans que la Mivilude parlait sans cesse de dérives sectaires me concernant, donc ça a été dur, ça a été une lutte d'avocat, mais j'ai obtenu un courrier de la Mivilude, j'aurais dit, dites-moi quels sont les éléments qui permettent de requalifier mon activité de dérive sectaire.
Et j'ai un courrier officiel du président de la Mivilude qui s'appelait Serge Bilisco à l'époque, qui a été changé, il y a beaucoup de turn-over à la Mivilude, qui dit, voilà, globalement il dit on n'aime pas ce que vous faites, c'est évident, c'était clair, mais par contre on n'a aucun élément qui nous permette de requalifier votre pratique de risque de dérive sectaire, voilà, ils n'ont rien, ils n'ont toujours rien,
et ces 600 signalements actuellement, bon je suis sous le coup d'une mise en examen, donc... Pour quels motifs ? Il y a une une liste de motifs, neuf ou dix motifs à peu près, qui vont de l'emprise mentale, exercice illégal de la pharmacie, exercice illégal de la médecine, détournement d'argent, enfin voilà, il y a des motifs économiques et ainsi de suite, donc c'est une liste assez impressionnante.
Et dans ce cadre-là, moi par exemple, j'ai demandé, puisque l'ami Vidu fait partie des plaignants et est très fortement impliqué dans le dossier, et que ces 600 signalements sortent tout le temps, j'ai dit, moi j'aimerais bien les voir ces 600 signalements.
D'ailleurs, j'ai été très surpris de me rendre compte En fait, personne ne les avait vus jusqu'à présent, même la justice ne les a pas vus, c'est quand même surprenant. Et ces 600 signalements, pour l'instant, je n'en ai pas connaissance.
Et je pense que quand on va les voir, on va rigoler, parce que la nature même de la collecte de ces signalements, qui n'a aucune valeur juridique, il suffit juste de faire une déclaration.
Puis je sais, par exemple, en 2018, le président de la Mévillude avait reconnu, dans le courrier qu'il m'avait envoyé officiel, il avait reconnu qu'il y avait au moins 200 des signalements, Donc à l'époque c'était 200 sur 400, 200 signalements qui étaient liés à une vidéo qui avait été publiée par un gars en 2016 je crois, qui m'associait à quelqu'un qui s'appelle Guy Claude Burget, qui a été condamné à 17 ans de prison pour pédophilie. Donc il disait voilà,
Casasnovas s'est inspiré de Guy Claude Burget, j'ai toujours reconnu que j'avais lu son livre effectivement, au début de ma pratique du crudivorisme j'avais été intéressé par l'approche qu'on appelait l'instinctothérapie, j'avais lu son livre sur l'instinctothérapie, rien à voir avec la pédophilie, on parlait d'alimentation, donc aucun lien, mais il disait voilà, Guy Claude Burgé a été condamné pour pédocriminalité, enfin pédophilie à 17 ans de prison, d'ailleurs une peine qui est hallucinante par rapport au chef d'accusation,
mais bon, on ne va pas rentrer là-dedans. Donc, Casasnovas est un pédophile, c'est à peu près le discours, et à la fin de la vidéo il demandait aux gens de me signaler à l'invilude. C'est même à se demander à quel point cette vidéo n'est pas une vidéo de commande par la Mivilude, parce qu'il faut bien comprendre que la Mivilude n'existe que parce qu'il y a des sectes, c'est-à-dire que la Mivilude prospère sur les sectes, il lui faut des sectes.
Donc les formuleurs de signalement sont parfaits parce qu'on te dit voilà, il y a une augmentation des signalements, mais attend, quelle est la valeur des signalements ? Parce que eux ce qui leur permet d'exister, de recevoir des budgets, d'être financé par le gouvernement, c'est des déclarations de sectes.
Donc cette vidéo, elle appelait à me signaler et donc le patron de la Mivilude reconnaissait qu'il y avait au moins 200 signalements qui étaient liés à cette vidéo, donc pas lié à j'ai été blessé parce que j'ai suivi les conseils de Casasnovas, lié à simplement, j'ai vu que Casasnovas était lié à la pédophilie, ce mec-là est un danger.
Et juste je précise, cette vidéo est toujours en ligne actuellement, donc depuis le temps, depuis 2018, sur les 600 signalements il y en a peut-être au moins la moitié si ce n'est plus, qui viennent d'une seule vidéo.
Paul Enricottero – Pourquoi on n'a pas voulu attaquer en diffamation cette personne ? Thierry Samitier – Pour des tas de raisons. La première liée à ce que je te disais précédemment, moi j'ai toujours eu pour objectif de parler de santé.
L'image que j'avais toujours c'est-à-dire que tu es en train de courir, tu fais un marathon, tu cours, et puis dans les allées sur le côté, toi tu es en train de courir entre guillemets pour la victoire, je ne cours pas pour une victoire, mais tu es en train de courir, tu as ton objectif, tu veux terminer ton marathon, et moi mon objectif c'est de parler de santé.
Et puis là sur les côtés tu as des gens qui disent casasnovas, t'es nul, t'es moche, tu as une mauvaise foulée, et ainsi de suite. Alors, tu peux choisir de t'arrêter pour leur répondre un par un, tu vois, il va dire je ne suis pas d'accord avec toi ou tout, mais là si tu fais ça tu t'arrêtes de courir.
Et en fait moi je n'avais pas les moyens, pas le désir de me défendre, voilà, ce n'est pas important. Après je ne pensais pas que ça allait conduire jusqu'à ce que ça a conduit d'un point de vue juridique, même je ne sais pas si j'aurais fait autrement, je ne sais pas si j'aurais fait autrement, en plus on sait très bien que c'est très facile de cracher sur quelqu'un médiatiquement.
Ensuite, les procès pour diffamation, c'est très compliqué, la diffamation c'est très compliqué, tu vas engager énormément d'énergie, énormément d'argent. Une seule fois, parmi les premiers articles de journaux qui avaient été publiés sur moi, je n'étais pas habitué, donc moi immédiatement je vais répondre.
Ça a été une bataille juridique importante, ça m'a coûté cher même de solliciter mon avocat et ainsi de suite, pour obtenir un droit de réponse dans le journal qui avait publié un article à charge contre moi, mon droit de réponse il a été publié en tout petit, quasiment invisible, et juste derrière eux ils ont fait un article comme ça pour m'en remettre plein la gueule.
Donc au final je me suis dit, ok, va pas jouer sur le terrain de l'adversaire, voilà. Va pas jouer sur le terrain de l'adversaire, moi mon truc c'est la santé et voilà. Tu dois se concentrer sur ton Lucky Guy. Ça a été un choix, ça a été un choix.
Est-ce que c'était un bon choix ? Est-ce que c'était un mauvais choix ? C'est le choix que j'ai fait à l'époque, avec les moyens qui étaient les miens, avec l'objectif qui était le mien, voilà. Je ne suis pas certain qu'avoir poursuivi pour diffamation ait changé quoi que ce soit.
Je te comprends, nous à Nexus, on subit les mêmes foudres en tout cas de Wikipédia, on est toujours en procès pour diffamation depuis maintenant 7 ans. Ah oui, le moment où Wikipédia, tu le regardes, c'est… Ouais, j'imagine que toi il est garni.
Oui, il est garni. Effectivement, c'est un combat inégal et de longue haleine. Donc je comprends parfaitement ton choix. Je me permets juste une remarque, c'est un combat inégal et de longue haleine, Et ce qui est hallucinant, c'est que malgré l'inégalité du combat, malgré les moyens colossaux, entre guillemets, qui sont en face, ben, on existe, Nexus existe, Nexus existe depuis plus de 20 ans maintenant, même quasiment 25 ans,
tu me disais. Moi, les vidéos elles existent, elles ne sont pas arrêtées, l'audience elle continue d'augmenter, le nombre de personnes, de français et de françaises, qui disent ouvertement, nous on a envie de nous soigner autrement, on a envie d'accéder à une meilleure qualité de vie, on s'intéresse à des tas de choses dites alternatives.
La lutte a beau être totalement inégale, c'est pour moi hallucinant, parce qu'il y a un mouvement de fond dans la société française, et il faut bien comprendre actuellement que la plupart des grands médias qui sont peu ou prou financés de toute façon, de toute manière qui ont une liberté éditoriale qui est extrêmement limitée, malgré leurs moyens colossaux, ils n'arrivent pas à empêcher ça.
Et donc quelque part je me dis, peu importe les diffamations, Même si c'est dur, même si c'est violent, c'est archi violent, c'est dur à vivre au quotidien pour soi, pour ses proches, pour sa famille, c'est très très dur.
Mais si on arrive à passer au travers, ils ne peuvent pas empêcher grand-chose. Est-ce qu'il y a eu des gens qui ont des problèmes de santé en suivant certains de tes conseils ? Est-ce qu'il y en a qui t'ont attaqué directement ? Parce que j'imagine que si c'était le cas, la myvilude et d'autres organismes l'auraient brandi. Est-ce que tu as déjà eu affaire à des contre-indications dans les conseils que tu prônes ?
Est-ce qu'il faut être prudent par rapport à la santé régénérative ? Est-ce que ça peut concerner tout le monde ? Ou est-ce qu'au contraire, il y a des exceptions, il y a une prudence à avoir ?
Comment on fait sur ce terrain où parfois les gens, certaines personnes qui peuvent écouter, peuvent être peut-être trop extrémistes et ne mal appliquer certains conseils, sachant qu'en plus on est sur internet et qu'on est à distance.
Qu'est-ce que tu pourrais dire aux personnes qui t'ont suivi, qui te suivent, qui découvrent la santé régénérative, le monde de la naturopathie, est-ce qu'elles peuvent changer leur hygiène de vie drastiquement du jour au lendemain ou est-ce qu'il vaut mieux au contraire y aller progressivement ?
Alors déjà pour répondre à ta première question, est-ce qu'il y a des personnes qui ont porté plainte contre moi et si de suite ? La réponse est non, en tout cas, il n'y a rien de ce type-là.
De la même manière, sur Internet, on peut voir des gens très virulents, on me parle des milliers de morts que j'aurais sur la conscience, à chaque fois je réponds, mais sérieusement, montrez-moi un.
Ah non, mais ils ne peuvent pas témoigner parce qu'ils sont morts. Alors là je suis mort de rire, je dis c'est bon là, ils n'ont pas de famille. Évidemment, on arrête le gag, s'il y avait eu le moindre mort qui pouvait m'être associé, tu imagines bien que vu les velléités de me faire taire, ils s'en seraient saisis et je ne serais pas là, je serais en prison depuis longtemps.
Donc non, il n'y a pas de mort, il n'y a pas de blessé, il n'y a pas de plaignant, il n'y a rien. Voilà, c'est la première chose. La deuxième question c'est, est-ce qu'on peut changer drastiquement son hygiène de vie ?
La réponse est complexe, parce que ça dépend d'un tas de paramètres. Dans l'idéal, dans toute chose, on a intérêt à y aller progressivement. plus on y va progressivement, moins on prend de risques, c'est toujours pareil.
Par contre, il peut y avoir des personnes, comme je l'étais moi à une époque, qui sont à une telle extrémité, qui vont choisir délibérément de changer drastiquement leur hygiène de vie, et qui vont aussi en avoir les conséquences, c'est-à-dire oui, au niveau symptomatique ça peut brasser et ainsi de suite, quand tu charges de carburant dans une machine, ça peut bouger beaucoup.
De toute façon, moi je crois que le cadre de mes vidéos a toujours été très clair, on n'est pas dans une consultation de naturopathie. Donc, je ne peux pas, je ne connais pas les personnes, je ne les ai pas en face de moi, moi tout ce que je peux c'est donner des grandes lignes, des grands principes.
Attirer l'attention des gens, pour leur dire écoutez, par exemple on vous a dit que si tu jeûnes et que tu ne bois pas d'eau tu meurs en 24 heures, regardez physiologiquement ce qui se passe dans le corps, ce n'est pas vrai, et il y a des personnes qui témoignent d'avoir jeûné jusqu'à 10 jours, 12 jours, 18 jours en jeûne sec.
Ça ne veut pas dire que toi tu dois le faire, ça ne veut pas dire que c'est bon pour toi, ça veut juste dire que c'est une possibilité, et d'ailleurs par exemple tu me poses la question, Moi quand je dis aux gens, si vous voulez débuter le jeûne, commencez simplement, commencez déjà par sauter le petit déjeuner, voyez comment ça se passe, vous n'allez pas mourir, il n'y a aucun risque de mourir à sauter son petit déjeuner.
Si ça se passe bien, tu essayes un jour de week-end où tu es relax chez toi, tu sautes le petit déjeuner et le repas de midi, et puis tu vois. Et puis si ça se passe bien, tu pousses, tu pousses, si tu fais comme ça, il n'y a zéro risque.
Mais en fait, le gros problème c'est un problème de bon sens. Tu n'as jamais couru de ta vie, est-ce que tu vas t'inscrire sur un marathon ? Si tu le fais, qui est-ce qu'il faut blâmer ?
Est-ce qu'il faut blâmer le gars qui a fait une vidéo pour parler des bienfaits du marathon ? Je veux dire, c'est juste qu'il y a un problème, tu n'es pas sérieux, je veux dire, tu pars, tu vas te flinguer les genoux, tu vas finir, tu finiras peut-être pas, tu vas même peut-être avoir au pire une attaque cardiaque et ainsi de suite parce que tu étais trop faible.
Je veux dire, si tu veux courir un marathon, je dirais que dans l'absolu presque tout le monde peut courir un marathon, simplement tu vas commencer, tu vas faire un kilomètre en course à pied, puis après un kilomètre et demi, puis deux kilomètres, j'allais progressivement, et si tu te donnes le temps, il n'y a aucune raison, tu peux arriver à courir un marathon.
Avec la santé c'est exactement la même chose, si tu veux retrouver un bon niveau de santé, je dirais que vu l'état de dégradation de mon niveau de santé, parce que moi non seulement j'étais mourant, mais en plus je me souviens d'un médecin qui m'avait dit, parce qu'à un moment j'étais dans mes lectures d'hygiénisme et tout, je me souviens qu'un médecin avait vu ce livre de Paul Carton et avait un peu rigolé, il m'avait dit même si vous arrivez à vous en sortir vous serez handicapé à vie.
Tu vois, donc moi je suis l'exemple parfait que je ne suis plus handicapé, enfin tu vois, je cours, j'habite dans les montagnes, je fais des dénivelés, enfin j'ai un cœur qui va super bien, j'ai fait un électrocardiogramme il y a quelques années là, et le gars m'a dit que j'avais un cœur de sportif, je ne suis plus de 30 ans ou un truc comme ça, donc je vais...
Combien ? 25 ans, non mais blague à part, je veux dire, je pense que le terrain peut être transformé de façon extrêmement profonde, mais il faut le faire progressivement, comme quelqu'un qui veut courir en marathon, qui va petit à petit, ça c'est l'idéal.
Après, parfois, il y a des personnes qui ont besoin de changer drastiquement leur chaîne de vie parce que le compte à rebours est enclenché. À ce moment-là, ça peut être vraiment intéressant, le but de mes vidéos c'est de donner des directions, mais par contre, si les personnes ont besoin d'un suivi personnalisé ou des choses comme ça, allez voir des naturopathes, allez voir des gens qui vont vous conseiller, allez voir des gens qui vont vous faire quelque chose, parce qu'un naturopathe qui
prend une personne d'abord ça commence par normalement ce qu'on appelle une anamnèse, c'est-à-dire que le naturopathe va prendre une heure et demie, deux heures pour interroger la personne sur son hygiène de vie, ses conditions de vie et ainsi de suite, chose que moi je ne fais absolument pas en vidéo.
Donc moi le but de mes vidéos, tu me dis est-ce qu'il y a des gens qui ont eu à pâtir de mes conseils, hormis sur twitter et sur wikipédia, je ne les ai jamais vus. Dans la rue, je ne les ai jamais rencontrés.
Je ne sais pas, tous les détracteurs de Casasnovas, les milliers de morts, j'imagine que s'il y a des milliers de morts, vu que chaque mort devait avoir une famille assez étendue, il doit y avoir des dizaines de milliers de personnes qui m'en veulent, je ne les ai jamais vus.
Moi dans la rue, les gens que je rencontre c'est toujours pour m'encourager, me soutenir, me remercier, enfin voilà. Donc non, non, non, ça... Et c'est là où tu vois vraiment que actuellement le filtre médiatique est un filtre très fortement déformant, parce que si tu tapes mon nom sur Google, tout ce que tu as c'est charlatan, gourou, arnaqueur et ainsi de suite, et puis victimes, victimes, les victimes du gourou Casasnovas.
Mais en fait c'est une virtualité qui ne correspond à rien du tout. Et t'as des tas de gens même, c'est là où tu vois que l'information elle est reprise, elle est reprise en cœur, et puis ça crée une espèce de bulle virtuelle qui ressemble à la réalité mais qui n'en est pas une, en vérité il n'existe pas.
Quel est le quotidien de Thierry Casasnovas pour être en si bonne forme ? Est-ce que tu peux partager un peu une journée type ? ça peut peut-être inspirer les personnes, il y a beaucoup de citadins donc on n'a pas exactement la même vie, mais pour se faire une idée un petit peu de l'hygiène de vie que tu respectes au quotidien.
Alors l'hygiène de vie que je respecte au quotidien, au niveau alimentaire, mes premières années ont été vraiment très strictes, j'étais 100 % cru et ainsi de suite. Avec le temps, parce que mon état de santé s'est fortement amélioré, j'ai trouvé un compromis.
Je dirais qu'au quotidien quand je suis chez moi, je mange cru parce que je suis très bien avec ça, je suis à l'aise, j'aime ça, mon goût s'est transformé, je suis très bien avec ça, je préfère. Ce qui ne m'empêche pas de sortir au restaurant et d'avoir une alimentation.
Alors, je fais toujours attention à mes choix alimentaires, je ne fais pas n'importe quoi, mais de consommer épisodiquement un peu d'alcool, de boire un bon vin nature, ça c'est aucun problème de ce côté-là.
Mais je veux dire quand même que globalement mon alimentation est très saine, très simple, je ne suis pas quelqu'un qui mange énormément, je suis assez routinier même dans mon alimentation, mais c'est très brut, c'est un concombre, quelques noix, un truc comme ça, une pomme et je suis heureux, je suis parti, je n'aime pas m'encombrer.
Donc, sur le plan alimentaire il y a ça. Après, l'entraînement sportif pour moi c'est quelque chose de très important, pour moi surtout vu les niveaux de pression qui sont les miens, qui sont assez importants quand même, pression médiatique, pression juridique, pression des choses comme ça, le sport, le sport est très important et particulièrement là depuis quelques mois, là tu me parles d'actualité, j'ai vraiment renoué avec mes premiers amours, c'est-à-dire la course à pied et là je m'éclate, c'est mon exutoire,
je pars courir dans la montagne, je pars une heure et demie, avec mes deux chiennes, je pars, je me fais 600, 700 mètres de dénivelé dans la montagne, je reviens, je suis gavé d'oxygène, je suis gavé de perspectives, je vois l'Espagne de l'autre côté, je n'ai pas le droit, je suis interdit de sortir du territoire, donc tu regardes l'Espagne, le pays catalan avec une petite larve à l'œil.
Alexandre Asselineau Ah, tu es interdit à cause de la procédure actuelle ? Thierry Samitier Parce que je suis un gourou. Alexandre Asselineau Ils ont peur que tu t'en ailles et que tu fuis le pays.
Thierry Samitier Oui, oui, oui, c'est incroyable. Oui, c'est incroyable, je suis traité comme un délinquant alors qu'effectivement il n'y a pas de plaignant. Mais voilà, donc ça, ça fait partie de mon hygiène de vie.
Je dirais que si j'ai quatre outils principaux, c'est l'alimentation, une qualité alimentaire quand même qui est importante, même si je ne suis pas pico-rigide, voilà, mais une qualité alimentaire qui est importante. L'entraînement sportif, ça oui, c'est important.
L'exposition au froid, qui est vraiment quelque chose de très important pour moi, et le jeûne. Et en plus là, depuis là j'ai décidé vraiment un jour de jeûne sec par semaine, une semaine de jeûne sec par tous les trimestres.
Olivier Roland Tu fais vraiment la différence entre le jeûne et le jeûne sec ? C'est vraiment... Thierry Samitier Oui, il y a une grosse différence. Olivier Roland Le fait de ne pas s'hydrater va... Thierry Samitier Oui, mais va augmenter la contrainte sur l'organisme et donc la réponse vitale de l'organisme, c'est un grand principe qu'on appelle le principe de l'hormèse en naturopathie, c'est-à-dire que plus tu vas exercer de contraintes sur un organisme vivant, plus il va répondre,
alors à condition de ne pas lui imposer une contrainte trop forte, parce que si tu lui imposes une contrainte trop forte, tu l'écrases, tu le détruis. Comme tu disais tout à l'heure, progressivement. Oui, progressivement, et puis de façon individualisée.
C'est-à-dire qu'il s'agit de... voilà. Mais si la contrainte est adaptée, c'est-à-dire qu'elle ne dépasse pas la capacité de l'organisme à répondre, plus elle est importante, plus elle est intense et plus la réponse vitale de l'organisme va être intense.
Donc quand tu jeûnes et que tu te passes d'eau, tu augmentes le niveau de contraintes parce que c'est plus dur pour le corps de se passer d'eau et donc la réponse vitale est plus importante. Et comme je n'ai pas obligatoirement un temps illimité pour jeûner, je préfère des jeûnes secs qui sont plus intenses et plus courts que des jeûnes avec de l'eau, et puis moi ça me réussit beaucoup mieux.
Moi quand je jeûnais avec de l'eau j'avais froid, j'avais faim tout de suite et ainsi de suite, avec le jeûne sec, ça a coupé tout ça, le jour où j'ai découvert le jeûne sec, j'ai vraiment plongé dedans, physiologiquement parlant j'ai fait des tas de vidéos pour expliquer les mécanismes physiologiques en jeu dans le jeûne sec et ça faisait sens pour moi, et oui, c'est vraiment ce que je préfère.
Mais voilà, mes quatre piliers ce serait ça, ce serait vraiment ça, et puis d'autres dimensions aussi, la communauté, ça c'est vraiment quelque chose d'essentiel, d'être entouré, l'ikigai, la famille, enfin voilà, autant de choses qui me nourrissent et qui me portent et qui sont vraiment des facteurs de nourriture essentielle pour moi.
Il n'y a pas que le corps dans ta démarche, il y a aussi l'esprit, il y a le lien. Oui, puis la foi, moi je me définis comme quelqu'un de croyant, même si je ne suis pas quelqu'un de religieux, mais je me définis comme quelqu'un de croyant.
Et la foi a une grande place en moi, je consacre du temps à la prière, la foi me nourrit et c'est ce qui me porte aussi. Dans une récente interview, tu as dit que ton environnement définit qui tu es.
On voit que tu es dans un environnement assez sain. Est-ce que cela veut dire que Régénère et Thierry Casasnovas tel qu'on le connaît n'auraient pas pu exister si tu vivais dans une ville comme Paris ? Ça aurait donné autre chose.
Je ne crois pas que ce soit impossible. Je pense qu'il y a des contraintes inhérentes à la vie en ville, effectivement. Est-ce qu'on est en suradaptation, nous les citadins ? Je pense que oui, il y a des tas de choses qui sont peu accessibles.
Déjà l'accès, dans une ville comme Paris, il y a des trucs tout bêtes économiquement parlant. L'accès à une nourriture de qualité et saine, le niveau de prix, l'absence de producteurs directs ou des choses comme ça, fait que déjà c'est un budget beaucoup plus important. Tu veux pratiquer du sport en extérieur, tu veux te mettre à courir, tu cours au milieu des microparticules de diesel et ainsi de suite.
Donc oui, c'est plus compliqué. Après on va te dire, il y a beaucoup de monde, donc socialement parlant tu es plus entouré, mais il y en a aussi qui disent que les villes, oui, c'est des grands lieux de solitude parce qu'en fait, il y a tellement de monde que tu ne rencontres personne. Donc, c'est plus compliqué.
Je ne pense pas que ça soit impossible, mais je pense que c'est plus compliqué. Et Thierry Casasnovas en ville, ça donnerait tout à fait autre chose. Ça donnerait tout à fait autre chose. Je ne dis pas que ça soit impossible, mais je n'ai pas envie d'essayer.
On ne te verra pas dans une grande ville de sitôt. Non, je n'ai jamais vécu dans une grande ville. Juste un petit peu quand j'ai fait mes études, j'ai vécu à Montpellier. Je me sens impuissant en ville.
moi je suis quelqu'un qui passe beaucoup de temps dehors à travailler avec mes mains, à oeuvrer avec mes mains et dans un environnement urbain je me sens assez impuissant. Je ne sais pas quoi faire en fait, je m'ennuie. À part être consommateur, je ne sais pas quoi faire, ça ne m'intéresse pas.
Maintenant que tu as une chaîne qui est très reconnue dans le milieu de la thérapeutie, de la santé régénérative, tu as finalement accompli plus ou moins l'objectif de transformer la vie des gens, de leur apporter une autre vision de la santé.
C'est quoi ton prochain IKIGAI? Cet IKIGAI-là, il n'est pas terminé. Il n'est vraiment pas terminé. Je ne pense pas avoir fait tout ce que je voulais faire. Je ne pense pas avoir dit tout ce que je voulais dire.
D'ailleurs, ça c'est un truc important pour moi. C'est-à-dire que pour moi, ce n'est pas la contrainte extérieure qui me fera arrêter, ça me fera arrêter quand moi je déciderai que je suis allé au bout de ce que je voulais faire.
Donc mon Ikigai ça reste ça, et puis ça reste toujours pareil, cultiver la santé en moi, mais pas dans un but égocentrique, moi j'aime bien une phrase d'un préparateur de l'armée qui s'appelait Georges Hébert, qui avait une maxime qui était être fort pour être utile, et pour moi la santé n'a pas de sens pour elle-même, C'est-à-dire être en santé, pour moi, d'un point de vue égotique, ça n'a aucun intérêt.
Pour moi, c'est être en santé pour mieux oeuvrer dans le monde, mieux être au service d'abord et avant tout de mes proches, de la femme que j'aime, de mes enfants qui sont tout pour moi, ils sont vraiment le centre de ma vie, pour rayonner dans ce monde et pour apporter quelque chose de positif.
Je pense qu'on est vraiment à une époque de fracture dans laquelle on a un mode de vie, un mode de développement, des utopies qui se cassent royalement la gueule parce que finalement, ces utopies-là, elles montrent qu'au-delà du rêve, on fait la réalité.
C'est une réalité parfois sordide, l'espèce de croissance, de prospérité des années 80, le self-made man et ainsi de suite, ça se casse la gueule. Et donc, je pense qu'on est à une époque où on a vraiment besoin de rêves, d'objectifs, d'utopies, tu vois.
Et pour moi, l'utopie de la santé, d'un monde de santé dans sur lequel les besoins du vivant seraient mis en avant, seraient une priorité. Ça, c'est quelque chose qui me meut énormément.
Donc, j'ai envie de cultiver la santé. Mon ikigai à moi, c'est de continuer à rayonner ces valeurs-là, ces principes-là, parce que je pense que j'ai envie de participer à cette réflexion globale vers quel monde on veut aller, d'une certaine manière.
C'est ça mon objectif et ça reste mon ikigai. Pour finir, qu'est-ce que tu voudrais rajouter, dire à ceux qui nous écoutent, qui te suivent, qui partagent peut-être ta passion, tes principes ou même peut-être parfois même qui doutent, qui sont isolés et qui vivent aussi cette époque de fracture comme tu disais, cet isolement qu'on vit tous un petit peu derrière les écrans.
Est-ce que tu pourrais rajouter quelque chose et comment tu pourrais donner un petit peu d'espoir aussi à tous ceux qui nous écoutent et qui vivent des choses parfois difficiles. Mon premier appel, ce serait d'abord un appel à essayer, à expérimenter, à ne pas croire, mais à expérimenter.
Je parle de grands principes physiologiques, je parle de jeûne, d'exercice, d'alimentation et ainsi de suite, et je dis toujours aux gens, il n'y a pas de question en fait, je ne vous demande pas de croire, d'adhérer à quelque chose, il n'y a pas une question d'adhésion, je vous propose d'essayer, d'essayer pendant deux, trois semaines de réformer votre alimentation, peut-être de sauter le petit déjeuner, et peut-être d'aller passer plus de temps dehors, ça c'est sur le plan physiologique,
mais sur le plan psychologique aussi, parce que j'insiste aussi sur les grands facteurs psychologiques, d'apprendre à ne pas cultiver la colère en vous, d'apprendre à cultiver le ressentiment, d'apprendre à pardonner, d'apprendre à lâcher prise et ainsi de suite.
Et voyez, ça ne va pas vous tuer, ça paraît énorme, on en fait des caisses, les gens font des caisses sur les dangers du gourou qui auraient des milliers de morts, sérieusement, je parle aux gens de commencer à manger plus de fruits, plus de légumes, de peut-être sauter un repas par jour, de passer plus de temps dehors avec leurs enfants, d'aller se promener et ainsi de suite, enfin je veux dire, tu fais ça pendant trois semaines et tu joues.
Et je suis affirmatif pour dire que quiconque transforme, et n'importe qui qui a un peu de bon sens se dira oui c'est vrai si je fais ça je vais aller mieux, ben ouais, alors pourquoi tu ne le fais pas ? Pourquoi tu ne le fais pas ?
Et moi en fait mon rôle c'est d'apparaître sur l'écran, enfin le rôle que je me suis assigné c'est d'apparaître sur l'écran régulièrement et de dire aux gens accrochez-vous à ça, alors que le monde te tire en arrière effectivement, le monde te dit ne t'emmerde pas, de toute façon, voilà, profite, les bons vivants et ainsi de suite. Et moi j'ai dit non, non, un petit peu d'effort personnel, un petit investissement en termes d'effort oui, parce qu'effectivement sauter un repas
alors que le monde te propose de manger tout le temps, c'est un petit peu difficile, il faut une prise de décision. Par contre le bénéfice que tu vas en tirer derrière, il est vraiment important et il vaut vraiment le coup, et de dire aux gens, en fait vous ne savez pas où ça peut vous mener. En fait, moi ce que je vois, c'est que le début de mon chemin de transformation et de réforme de mon hygiène de vie,
la motivation première c'était que j'étais mourant physiquement, et en fait je ne me rendais pas compte à quel point à l'époque j'étais d'abord et avant tout mourant psychologiquement et spirituellement. J'étais mort à l'intérieur, et la mort physique n'était qu'une expression de tout ça.
Et le chemin qui s'est fait pour moi pendant toutes ces années, ça a d'abord été... La plus grande transformation, elle est vraiment intérieure. Quand je vois l'individu que j'étais, quand je vois l'individu que je suis, je ne suis pas du tout arrivé, je suis tout à fait normal comme tout le monde, avec mes moments de colère, de pétage de plomb et ainsi de suite.
Mais il y a aussi une dimension de la bienveillance, de la douceur, de la compassion, de l'amour de l'autre. C'est un terme qui a été usé et réusé, mais qui pourtant pour moi est fondamental, parce que je pense que c'est vraiment la force qui unit le monde quelque part, et c'est l'expression même de la santé, je pense que ce sont des transformations fondamentales qui se passent en nous.
Nous ne sommes pas que des êtres spirituels, mais nous sommes aussi des êtres spirituels. Donc il y a, et c'est cette dimension totale de l'être, tu vois, c'est vraiment ce qui m'a touché aussi durant tout ce parcours, c'est que je rencontrais des écoles de pensée qui te disaient, voilà, tout est physiologique, il faut s'occuper de la physiologie, tout ira bien.
La vérité c'est que c'est faux, c'est que si dans ta tête c'est n'importe quoi, c'est le bordel total et que tu en veux à la terre entière, tu ne vas pas être en santé. Puis à côté de ça, j'avais des écoles qui disaient non, non, mais en fait le physique on s'en fout, tu peux bouffer de la merde, on s'en fout, à partir du moment où tu es spirituel, tout va bien.
C'est faux, parce que les mecs ils mourraient très spirituels, mais avec un cancer du stade 4 du côlon et pourri de l'intérieur. Donc tu vois, en fait c'est vraiment cette école de l'unification, nous sommes des êtres munis d'une spiritualité avec un corps et il s'agit de faire vivre tout ça en même temps à la fois et c'est magnifique.
Et souvent moi vraiment je définis la santé comme le fait d'apprendre à... on a une vie en nous. Quand je te parle d'intuition, de conviction, pour moi c'est vraiment la manifestation de cette vie en nous.
et on a tous une vie en nous, une petite voix qui à certains moments nous parle, notre conscience on l'appelle comme on veut, notre intuition et ainsi de suite. Et pour moi la santé c'est vraiment d'apprendre à être de plus en plus sensible à cette petite voix, et de commencer à fonctionner suivant cette voix plus que suivant ce que nous dit le monde extérieur.
Et je définis vraiment la santé comme une espèce de danse collée serrée avec cette vie en nous, et j'ai tendance à dire qu'en fait plus on s'en détache, plus on a des signaux indicateurs qu'on est en train de se détacher de cette santé, tu vois, qu'on est en train de perdre le contact avec elle, tu sais, un peu comme un enfant, tu as sa main puis tu as l'ange, et il y a quand même quelque chose de magnifique, c'est qu'à un moment la distance devient longue, tu as des signaux qui arrivent,
tu as des douleurs, tu as des symptômes, tu as des choses comme ça. Et nous, notre société nous a appris à les qualifier de manière négative, alors qu'en vérité on devrait les bénir, parce qu'on devrait dire non, là c'est le signal que je suis en train de perdre le contact avec ma vie.
Et pour moi, quand tu es face à cette situation-là, la première des choses à faire, et c'est là où moi je m'assigne un rôle, et c'est là où moi je prends la parole aux gens, je veux dire, si vous allez mal, mais ayez l'audace, ayez le courage de vous poser tranquillement, sans personne autour, juste avec vous-même.
Et je prends souvent l'image d'un jeu de cartes, d'étaler un peu les cartes de votre vie, votre alimentation, vos choix de vie, les personnes avec qui vous vivez, votre travail, etc. Etalez-les, et juste honnêtement avec vous-même devant personne d'autre.
Posez-vous vraiment la question, parce que vous le savez à l'intérieur, Quelles sont les cartes qui sont déconnantes actuellement ? Et ces cartes-là, il va falloir les corriger parce que vous êtes en train d'en crever, vous êtes en train d'en souffrir, c'est juste ça.
Et la démarche que moi je propose c'est vraiment une démarche d'examen intérieur, de mise au point et de rectification des éléments de notre vie qui ne sont pas en concordance avec la vie, avec la santé en nous, c'est juste ça.
Et le message c'est que pour moi c'est possible à tout moment, pour tout le monde, à tout instant, quelle que soit la situation, quelle que soit l'extrémité à laquelle on est arrivé, c'est toujours possible, c'est-à-dire que la santé est toujours là, elle nous attend et il s'agit juste un moment de poser un choix.
Par contre, ce choix il n'y a personne qui peut le faire pour nous, ce choix on n'est pas passif, on est responsable, au moins il faut poser un choix, il faut choisir, il faut choisir de pardonner, il faut choisir d'aimer, il faut choisir de changer son alimentation, il faut choisir de partir, de sortir au grand air avec ses enfants plutôt que de les coller devant un dessin animé et de soit de se mettre sur Facebook, il faut choisir tout ça.
Donc il y a un moment, un choix, et ce choix demande un premier élan. Par contre, après, c'est une espèce de cercle virtueux qui s'enclenche, et une fois que ce cercle virtueux est enclenché, alors là, à ce moment-là, ça s'entretient de lui-même et c'est magnifique.
Et il y a une autre vie qui est promise pour chacun d'entre nous, et voilà, c'est moi, c'est ce que j'essaie de porter, et je ne suis pas lassé de le porter. Donc non, l'Ikigai, il n'est pas terminé.
Merci, merci beaucoup Thierry pour ton formidable témoignage, le temps que tu nous as accordé pour cette interview. J'invite tous ceux qui nous écoutent à te retrouver, si ce n'est pas déjà fait sur Régénère RGNR sur YouTube, tant que la chaîne est encore disponible avant l'incensure. Et on espère te retrouver très bientôt.
Merci.
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