Terrain individuel, besoins individuels
Cette vidéo part d’un mail concret : une personne de 50 ans qui mange majoritairement cru depuis un an et constate que ses symptômes persistent, voire s’aggravent. Ongles cassants, frilosité, jambes gonflées, douleurs cervicales, troubles digestifs : Thierry lit le message en entier et l’utilise comme point de départ pour expliquer un mécanisme souvent mal compris.
Le problème n’est pas l’alimentation vivante en elle-même, mais le décalage entre l’intention et le potentiel réel de l’organisme. Quand le système nerveux et le système endocrinien sont épuisés, digérer des aliments crus riches en cellulose demande une énergie que le corps n’a tout simplement pas. La thyroïde, les surrénales et le système lymphatique doivent fonctionner correctement pour assimiler les minéraux apportés par ces aliments, et c’est précisément ce qui fait défaut dans les cas d’épuisement chronique.
Thierry détaille les signes d’un terrain épuisé : frilosité, inversion de la courbe du cortisol, peau sèche, acidification, inflammation chronique, difficultés à s’endormir et à se réveiller. Il explique pourquoi, dans ce contexte, vouloir aller vite dans la transition alimentaire peut produire l’effet inverse de celui recherché, notamment en mobilisant trop d’énergie nerveuse pour le nettoyage.
La priorité dans ces cas-là n’est pas de réformer radicalement le régime, mais de supprimer d’abord les poisons majeurs (additifs, gluten, excitants, cuissons à haute température), puis de soutenir le système nerveux par le repos, le soleil, les plantes adaptogènes et une reminéralisation progressive. Thierry insiste sur l’image du moteur qu’on relance par petites étapes : la machine doit repartir d’elle-même, à son propre rythme.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Le mail de Petra : symptômes qui persistentThierry lit un message détaillant un an d’alimentation crue sans amélioration, avec une liste de symptômes variés qui servent de fil conducteur à la vidéo.
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2:00Quand le cru ne convient pas : pourquoiThierry pose le principe central : si ça ne s’améliore pas, il faut s’arrêter et comprendre ce qui ne va pas plutôt que de persévérer dans la même direction.
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4:00Épuisement nerveux et potentiel digestifIl explique le lien entre fatigue chronique, système endocrinien affaibli et incapacité à tirer profit des micronutriments des aliments végétaux.
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6:02Thyroïde, surrénales et assimilation des minérauxThierry détaille le rôle des glandes endocrines dans l’assimilation du calcium et des autres minéraux, et pourquoi leur défaillance bloque la reminéralisation.
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10:00Supprimer les poisons avant de réformerAvant d’aller vers le cru, il s’agit d’éliminer les additifs, le gluten, les excitants et les cuissons productrices de toxines comme les acrylamides.
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12:03Reconnaître les signes d’un terrain épuiséFrilosité, inversion du cortisol, peau sèche, inflammation persistante : Thierry liste les marqueurs concrets qui indiquent qu’il faut ralentir la transition.
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14:03Soutenir le système nerveux en prioritéSoleil, sommeil, plantes adaptogènes, extraits surrénaliens : Thierry décrit les leviers pour relancer le terrain avant d’intensifier le nettoyage alimentaire.
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16:03Adapter la transition à son propre métabolismeRepas fractionnés, légumes cuits, matières grasses de qualité : il explique comment ajuster concrètement l’alimentation selon le niveau de fatigue réel.
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18:03Le moteur qu’on relance par étapesThierry utilise l’image d’un moteur grippé pour illustrer la logique d’une progression lente, opiniâtre et ancrée sur des résultats observés.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour ! Ce n'est pas un sujet tout à fait nouveau. On va dire que c'est une piqûre de re-re-re-rappel. Mais ce matin, j'ai reçu un mail qui a encore attiré mon attention. Je me suis dit qu'on ne va rien perdre en refaire une dans ce domaine-là.
C'est un mail de Petra. Bonjour Thierry. Tout d'abord, oui, je découvre tes vidéos, j'ai trouvé des tas de réponses. Cependant, je suis interrogatif sur la façon dont je dois procéder.
Peut-être veux-tu bien m'aider ? Oui, en sachant que je ne suis ni thérapeute, ni apte à poser un diagnostic, ni rien du tout. J'ai cinquante ans, j'ai supprimé les laitages et le blé depuis des années.
Or, depuis un an, je mange majoritairement cru avec beaucoup de smoothie... Il paraît qu'on dit smoothie... Smoothie... De quoi les Québécois disent smoothie. Avec beaucoup de smoothie vert et de graines germées. Or, mes symptômes persistent et pour certains, ça grave. Alors bon, je suis inquiète de constater qu'en un an, mes ongles sont devenus cassants et tous striés, mes doigts sont gercés, ma frilosité s'aggrave, je semble ne pas absorber les éléments nutritifs que je mange.
À côté de cela, la maladie de Renaud, la rosacée avec un nez très rouge et gonflé, les yeux rouges et la presbytie, la tension extrêmement basse, les jambes gonflées ainsi que mes réveils nocturnes vers 3 heures du matin persistent.
Et au niveau osseux, j'ai des douleurs importantes au cervical. Une IRM montre des protrusions à différents niveaux et en plus, il y a de l'arthrose. Et bien évidemment, j'ai des troubles de la digestion, ventre dur, ballonnement et gaz important.
Aussi, j'ai de gros problèmes dentaires. Je semble accuser mes excès en sucreries en chocolat jusqu'à deux plaquettes par jour auxquels j'ai succombé durant des décennies. J'ai compris que je ne respectais pas les combinaisons alimentaires, que je dois remplacer les smoothies par des jus et supprimer les graines germées, surtout celles des grosses graines.
Je me suis mis à la monodiète de bananes et pourtant j'ai encore des ballonnements et gaz, mais c'est peut-être normal. Je prends le balai intestinal, le psyllium et je fais des lavements quotidiens. Je suis en attente de pièces détachées pour faire fonctionner mon extracteur de jus.
Au fur et à mesure de mes recherches, j'ai acheté plein de plantes médicinales, je les ai presque toutes. Sur le forum, j'ai lu l'importance de leur bonne utilisation et surtout de leur mélange et dosage à bon escient.
Voudrais-tu me dire lesquels tu me conseilles ? Très difficile mais bon, on va voir. Dès que mon extracteur est opérationnel, j'aimerais aussi savoir comment introduire progressivement d'autres aliments.
Alors, ce message-là est assez caractéristique et j'en vois passer de temps en temps des gens qui disent moi je m'y suis mis, j'ai perdu du poids, j'ai maigri, j'avais froid, mes ongles sont devenus abîmés et cassants."
J'ai toujours tendance à leur dire, mais écoute, si ça ne marche pas, il faut arrêter. Alors là, la personne s'arrête et me dit, mais attend, il faut arrêter, il faut arrêter.
Attends, le crivorisme, c'est-ce qu'il y a de mieux au monde ? Oui, certainement, pour un organisme en bonne santé, pour un organisme adapté. Par contre, le chemin pour y arriver, il va être individuel et il demande des ajustements.
Si on ne va pas mieux et qu'on va même plus mal, la logique elle-même voudrait qu'on s'arrête et qu'on se dise qu'il y a quelque chose que je fais qui ne va pas. Alors, dans ce que tu dis, Petra, c'est toujours la même chose.
On parle de fatigue et d'épuisement. Quand ça ne marche pas, c'est simplement que la personne est fatiguée, épuisée. Quand une personne est fatiguée, épuisée, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que son potentiel digestif est extrêmement faible.
Or, on parle d'aliments, par exemple les aliments végétaux, qui demande une énergie nerveuse importante, une énergie digestive importante pour que les celluloses soient cassées, soient digérées, une production enzymatique importante de manière à que tout soit digéré et assimilé.
Quand on parle des fruits, pour réguler la glycémie, il faut des glandes surrénales qui fonctionnent bien pour produire suffisamment de cortisol pour arriver à réguler cette glycémie de façon adaptée.
On parle là de maladie de Reynaud. Maladie de Reynaud, c'est simplement que le sang n'arrive pas au bout des doigts. Pourquoi est-ce que le sang n'arrive pas au bout des doigts ?
parce que la pompe cardiaque n'apporte pas assez de puissance pour pousser le sang jusqu'au bout de ses doigts. Ça se traduit par une tension basse. C'est juste de l'épuisement, épuisement surrénalien, il se trouve.
Des jambes gonflées, oedème, pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de retour veineux adapté et c'est toute la circulation qui est impactée et qui est ralentie. Douleur importante au cervical, acidification, arthrose, acidification.
Quand on dit acidification, qu'est-ce qu'on dit ? On dit acidification, on dit congestion du système lymphatique et déminéralisation. On dit déminéralisation, on dit aussi faiblesse de tout le système nerveux parce que le système nerveux utilise les minéraux pour conduire l'information électrique. Donc ce tableau-là, ce tableau de l'épuisement, ce tableau dans lequel rien ne bouge, on change de régime alimentaire et ça ne bouge pas vraiment, c'est un tableau d'épuisement endocrinien,
donc hormonal globalement, et nerveux. Et ça, c'est malheureusement assez classique. Et si on n'apprend pas à se connaître à l'aune de cette mesure, c'est-à-dire savoir où est-ce qu'on en est au niveau du système nerveux, au niveau du système endocrinien, on risque de se lancer tête baissée dans des réformes alimentaires qui ne seront pas du tout adaptées en termes de timing pour nous. Et c'est là où il est important de rentrer dans une compréhension et une connaissance du corps.
Pas trop vite. Je le dis sans cesse, pas trop vite, surtout pour les épuisées chroniques. Pourquoi ? Parce que pour métaboliser toute cette nourriture crue qui, bien que chargée d'un maximum d'énergie électromagnétique, cette énergie électromagnétique est empaquetée dans de la cellulose, elle demande un vrai potentiel hormonal pour arriver à profiter de tous ces sucres, et donc elle demande un corps qui est quand même en capacité de le supporter.
C'est un carburant qui est beaucoup moins élaboré, beaucoup plus brut qu'un carburant dans lequel tu vas avoir énormément de macronutriments concentrés. La cuisson, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle concentre en macronutriments, les macronutriments lipides, glucides, protéines. Elle déshydrate, quand tu fais cuire à la poêle ou quelque chose comme ça, tu as toute l'eau qui s'évapore et finalement, d'un gros machin comme ça, tu vas arriver à avoir une petite portion comme ça que tu vas avaler.
T'imagines bien que la quantité de nutriments que tu vas avaler, c'est celle qu'il y avait là-dedans. Donc les lipides, les glucides et les protéines, tu vas prendre tout ce qu'il y avait là-dedans, tu vas le consommer là-dedans et ça va prendre moins de volume, donc tu vas consommer plus en termes de lipides, glucides et protéines.
A l'inverse, par contre, tu auras perdu énormément de micronutriments, vitamines, minéraux, multiples facteurs anti-oxydants, et c'est ça qui fait que nos corps dégénèrent de plus en plus. C'est-à-dire qu'on a une alimentation qui est concentrée, concentrée en macronutriments, lipides, glucides, protéines, qui fait que nous devenons obèses, que nous avons trop, beaucoup trop, et en même temps complètement privés des éléments nutritifs fins, un profond, les micro-nutriments qui vont être les
minéraux et les antioxydants, les vitamines, les provitamines, et j'en passe encore. Alors, on se retrouve là, on est à la fois surnourri, pléthorique, et dénutri.
Et si on inverse la machine et qu'on passe d'un seul coup au cru, on va avoir une énorme quantité de minéraux, de vitamines, on va en avoir une très grande quantité, sauf que, premièrement, ces minéraux et ces vitamines, il va falloir pouvoir les utiliser.
Pour les utiliser, ça parle de système glandulaire. Parce que pour pouvoir assimiler les minéraux, il faut deux glandes qui fonctionnent de manière adéquate, la thyroïde et la surrénale. La thyroïde, et la parathyroïde en particulier, gère l'assimilation du calcium.
La surrénale gère l'assimilation et les équilibres minéraux pour à peu près tous les autres minéraux. Donc ça demande un système hormonal qui est en suffisance pour arriver à équilibrer tous ces minéraux.
Sinon, on va en perdre une grande quantité. Ça va demander aussi d'arriver à tirer la substance de notre alimentation. Et ça, souvent, quand on a un potentiel nerveux et hormonal faible, ça ne va pas marcher au départ.
C'est pour ça que je dis toujours aux gens, commencez par restaurer le capital nerveux. Un corps qui a un capital nerveux adéquat, c'est un corps qui va permettre à la personne d'assimiler toute cette alimentation, cette alimentation brute et non élaborée.
C'est un corps qui va permettre des synthèses au niveau du foie parce que le foie est détoxiné, qui va permettre des synthèses pour synthétiser des acides aminés de bonne qualité, qui va permettre des synthèses pour élaborer des acides gras qui vont pouvoir venir construire les parois cellulaires à partir des acides gras bruts qu'on va trouver dans le règne végétal.
Et donc c'est cette base-là qu'il faut placer, c'est-à-dire que tant qu'on fonctionne à la tête, qu'on se dit que je veux aller dans telle direction parce que c'est bon, on m'a dit que c'était bien, j'ai vu un gars complètement maudit-buldé au soleil, dans les tropiques, qui me disait que ça, c'était la meilleure alimentation.
Et puis ça, ça nous plaît, ça plaît à notre intellect. On se dit, waouh, je veux faire comme lui, je veux être comme lui, par mimétisme. Oui, mais lui, il n'a pas la même histoire, il n'a pas le même background, il n'a pas le même héritage génétique, il n'a pas le même héritage minéral, il n'a pas le même héritage hormonal, il n'y a rien de comparable entre vos deux histoires.
Et c'est bien là où il faut saisir la chose. Si ça ne marche pas, c'est qu'il faut changer les choses. Alors, qu'est-ce qu'il faudrait changer dans des cas comme ça, de par ma compréhension ?
Il y a des produits qui sont clairement des produits toxiques pour l'être humain, ce que j'appelle les poisons majeurs, tout ce qui contient des additifs alimentaires, les excitants majeurs, la caféine, tous ces produits comme ça.
Les produits céréaliers et en particulier les produits contenant des glutens, maïs, blé, riz, orge, avoine, Tout ça, un perturbateur énorme du système nerveux, qui contient des produits toxiques pour la fonction psychique, qui contient des neurotoxines pour l'humain, ça, à enlever.
Après, il faut bien considérer aussi les modes de cuisson. Donc tu as les produits qui sont toxiques par eux-mêmes, par les produits qu'ils contiennent. Ensuite tu vas avoir les modes de cuisson. Une cuisson à basse température ne va pas générer les mêmes inconvénients que les cuissons à haute température.
À une cuisson à haute température, tu commences à voir le phénomène des molécules de Maillard, ce qu'on appelle les molécules de Maillard qui sont extrêmement cancérigènes, c'est les protéines gliquées.
À haute température, les protéines se lient à un sucre et forment ce qu'on appelle des protéines gliquées qui sont parmi les produits les plus agressifs pour la cellule et qui sont la base même de l'apparition de tous les phénomènes de cancérisation dans les tissus.
De la même manière, même des végétaux que tu vas surcuire, que tu vas cuire à la poêle, à partir du moment où ils commencent à griller un petit peu, les longues chaînes de sucre se transforment et il y a des produits qui apparaissent qu'on appelle des acrylamines.
Les acrylamines, pareil, toxiques profondes de la cellule. Donc, premièrement, supprimer les produits qui sont des poisons par eux-mêmes. Ensuite, arrêter d'utiliser des méthodes de cuisson qui produisent énormément de toxines.
Mais ça déjà, c'est beaucoup, c'est énormément. Et pour un organisme qui est faible, c'est peut-être déjà largement assez. C'est déjà peut-être largement assez, et en même temps, remettre en place une régénération nerveuse.
Et petit à petit, commencez à ajouter de la minéralisation au travers des jus, tout en sachant que les jus vont induire énormément de nettoyage. Si le potentiel nerveux est bas pour nettoyer, il faut de l'énergie nerveuse.
Et à ce moment-là, une grande partie de l'énergie nerveuse risque d'être utilisée pour le nettoyage, et on va se retrouver encore plus épuisé. C'est pour ça qu'il faut doser, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de viser le plus gros des nettoyages, Il s'agit de viser ce qui est adapté à notre corps, à notre personne à un moment donné. Et c'est vraiment toute la finesse d'une approche non-intellectuelle.
Loin d'être, il faut manger tant de bananes par jour ou il faut manger tant de fruits par jour parce que ça marche, et ça marche pour certains dans certaines conditions, pour d'autres ça ne marche pas du tout, du tout, du tout.
Loin d'être, il faut jeûner parce que pour certains, le jeûne va être parfaitement adapté et pour d'autres complètement inadapté. Faire jeûner quelqu'un qui est épuisé au niveau nerveux, ça va être la catastrophe.
et ainsi de suite, arriver à comprendre les conditions physiologiques propres de l'individu. Arriver à comprendre surtout que tout se joue au niveau du potentiel nerveux de l'individu et non pas au niveau des choix intellectuels des régimes alimentaires que l'on va prendre.
C'est arriver à juger de son potentiel nerveux. Comment est-ce qu'on juge si on est fatigué ou pas ? Il y a multiples critères. Si on est déminéralisé, on est fatigué.
Déminéralisation, fatigue, fatigue, déminéralisation, ça va de paire. Le système nerveux utilise les minéraux et l'un et l'autre marchent de façon corrélée. Si on a la peau sèche, qu'on est acidifié, déminéralisé, fatigué. Si on a du mal à s'endormir le soir et du mal à se réveiller le matin, inversion de la courbe du cortisol, de la production de cortisol, ça veut dire fatigue chronique, stimulation chronique des glandes surrénales, et ça veut dire épuisement.
À partir du moment où on a un phénomène inflammatoire, tous les hits chroniques qui perdurent, là aussi, fatigue, fatigue induite, et après il s'agit de le mesurer. À partir du moment où on a des problèmes de frilosité, des pertes de mémoire, des problèmes de circulation, là aussi, phénomène lié aux glandes surrénales et symptômes de fatigue, de fatigue installés.
Et là, la priorité des priorités, ce ne sera pas... Et comme je dis souvent, on a 4 pieds dans une table, il s'agit de les faire avancer en même temps. Peut-être que la priorité des priorités, ça ne va pas être de réformer le régime alimentaire. En tout cas, supprimer les poissons majeurs, oui, mais ensuite, ne pas aller trop vite et trop loin.
Et par contre, commencer à renforcer ce capital nerveux avec du soleil, avec du repos, SMS, sommeil, massage, soleil, de la récupération physique, l'utilisation de plantes adaptogènes, d'extraits surénaliens au besoin pour vraiment soutenir ce système glandulaire et le relancer et le repréparer.
Parce que si on a un pied de la table qui est trop faible et si c'est le pied nerveux, c'est tout l'ensemble qui est faible et rien ne va marcher en regard. Alors, on me dit souvent que le crudivorisme ne marche pas.
Oui, parce que le crudivorisme pensé comme une idéologie, ça ne peut pas marcher. Ça ne peut pas marcher parce qu'aucune idéologie ne marche. Parce qu'on n'est pas des individus construits sur des idées.
nous sommes des individus qui envoient une structure physique avec des histoires individuelles, donc le crédivorisme en tant qu'idéologie ne marche pas. Par contre, une approche qui vise la régénération marche obligatoirement et ça passe par une connaissance intime de ses besoins. Alors pour que des témoignages comme ça ne perdurent pas en permanence, c'est d'arriver à remettre au centre les besoins propres de chaque individu.
Ce que je sais, c'est que plus une personne est fatiguée, plus son métabolisme des sucres va être compliqué. Donc on n'aura pas intérêt à lui donner des trop grosses doses de sucre en même temps, même des sucres simples, parce qu'elle aura du mal à les métaboliser.
Elle devra faire plutôt des petits repas fractionnés que des gros repas qui vont faire monter sa glycémie sanguine à toute vitesse, qui obligeront une énorme production d'insuline et qui risquent de déséquilibrer, de surcharger le foie, d'avoir un engorgement hépatique parce qu'il y aura trop de transformations en triglycérides, voire du stockage de matières grasses, ça c'est la première des choses.
Que ce sont des personnes qui ont besoin d'une très grande reminéralisation avec des légumes cuits en jus, parfois cru, mais le cru pour ces individus-là, surtout s'ils ont les intestins enflammés, ça ne va pas le faire.
Que ce sont des individus qui sont la plupart du temps en inflammation chronique et que pour éteindre ces inflammations chroniques, il va falloir une portion de matières grasses de première qualité, crues, biologiques, bien sûr, pour désenflammer tout ça et la plus large possible, la plus variée possible des matières grasses régulièrement pour désenflammer et jouer avec ces facteurs-là au niveau alimentaire en essayant d'avoir un processus de détoxination qui ne soit pas trop rapide pour ne pas trop fatiguer un organisme qui
est déjà fatigué, soutenir la fonction inventorielle, les reins et les intestins, et rien de neuf, rien de plus. C'est-à-dire qu'on s'attendrait chaque fois à ce qu'il y ait une nouveauté, un truc en plus, la révélation en plus qui va nous permettre d'y aller.
Mais il n'y a pas de raccourci, il n'y a pas de chemin bis pour y arriver. La seule façon d'y arriver, c'est de restructurer l'énergie nerveuse du corps, de restaurer le fonctionnement normal des aimants que toi, de reminéraliser les tissus et de les renforcer, et de permettre que la machine se relance et que d'elle-même elle soit relancée.
Au début, c'est comme un moteur qu'on va lancer. D'abord on fait un tour, puis il loquette, puis on refait un tour, puis il loquette, Puis on refait un tour, et à un moment où il repart, il repart, et il a pris son régime.
C'est exactement ce à quoi il faut arriver, et ça demande parfois du temps, ça demande parfois de l'opinâtreté, ça demande parfois de vraiment être engagé, et surtout avoir une conviction, et cette conviction ne peut s'ancrer que sur une expérience vécue.
C'est-à-dire que la conviction, au bout d'un an, si ça ne va pas mieux, elle va s'émousser. Je salue les personnes qui continuent, mais ça n'a pas d'intérêt.
Ça n'a pas d'intérêt. Si ça ne marche pas, il faut changer. Si ça ne marche pas, il faut remettre en cause et savoir qu'on est allé trop vite, trop rapidement. Alors oui, se nourrir de fruits et de légumes, c'est merveilleux. C'est merveilleux et je le souhaite à tout le monde.
Parce qu'en rapport avec ça, il y a un état psychique et physique qui est absolument fantastique, et vraiment qui est incomparable. J'ai jamais eu un état intérieur, on va dire, un état psycho-émotionnel aussi stable que depuis que je suis aux fruits et légumes, et les périodes où je ne mangeais que des fruits, strictement que des fruits, étaient encore plus extraordinaires.
Ça prouve bien que nous sommes faits pour ça. Sauf que si ce n'est pas le bon moment, si ce n'est pas le bon timing, à ce moment-là ça peut être plus délétère qu'autre chose et créer un stress, un stress endogène à l'intérieur du corps qui lui-même va nous entraîner dans une espèce de cercle vicieux.
Alors apprendre à se connaître, apprendre à reconnaître nos faiblesses nerveuses. Je sais qu'il est souvent plus facile de réfléchir sur son mode alimentaire, de passer des heures à éplucher des pages internet, plutôt que d'enfin s'accorder de tirer un peu le frein à main, de calmer le rythme, d'en tirer les conséquences de cet épuisement et d'agir en rapport pour permettre enfin que se restaure ce potentiel nerveux. Durant le stage que je vais donner à Paris, on va en parler beaucoup de ce potentiel nerveux,
de nos conditions de vie qui sont antagonistes avec la restructuration du système nerveux, de nos conditions de vie qui sont en elles-mêmes destructrices du système nerveux. et à quel point ce sont nos conditions de vie qu'il faut que nous changions.
Alors, des individus qui fonctionnent avec des fruits et des légumes, crus qui plus est, oui, mais à partir du moment où ce n'est pas une démarche idéologique et intellectuelle, et à partir du moment où c'est une démarche vécue, et une démarche vécue, elle porte des fruits, elle porte des beaux ongles, elle porte des beaux cheveux, elle porte des belles dents, elle porte une peau qui est brillante, qui est reminéralisée.
Reminéralisée, ça veut dire que c'est une peau qui va être bronzée, qui va être colorée, et tout ça, ensemble, ce sont les signes d'un individu en pleine santé.
Bonne régénération, bon jus, bon rythme de transition pour ceux qui sont en train de changer leur mode alimentaire et surtout, au ressenti, plus que jamais.
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