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Terra Incognita Episode 20 - L'heure du bilan ! "vous n'êtes pas malades..." partie 1

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L'équipe RGNR
11 vues • Publiée le 19/12/2017

Cet épisode clôt trois semaines d’expérimentation avec une douzaine de participants réunis pour tester concrètement ce que des soins orientés vers le terrain biologique peuvent produire. Thierry présente les résultats contrastés : certains ont vécu des transformations nettes, d’autres ont traversé des phases difficiles, et quelques-uns n’ont pas encore vu d’effets visibles. L’objectif n’était pas de valider une méthode, mais d’observer ce qui se passe quand on crée les bonnes conditions.

La première partie théorique revient sur la loi de l’homéostasie, formalisée dans les années 1930, qui stipule que tout système vivant revient spontanément à l’état d’équilibre. Thierry insiste sur le mot « spontanément » : le corps n’a pas besoin qu’on l’aide à fonctionner, il a besoin qu’on cesse de l’en empêcher. Il illustre ce principe avec la notion de contexte, en montrant que la plupart des problèmes de santé ne sont pas des dysfonctionnements du corps mais des inadaptations de l’environnement dans lequel il opère.

Thierry aborde ensuite le rôle du système nerveux autonome, en distinguant le sympathique, actif lors de l’effort et de l’adaptation, et le parasympathique, seul état dans lequel les processus de réparation, d’élimination et de nettoyage cellulaire peuvent avoir lieu. Il explique aussi l’autophagie, mécanisme récompensé par un prix Nobel, par lequel le corps se nourrit et se nettoie de l’intérieur dès que l’apport extérieur diminue.

La distinction centrale de l’épisode oppose symptôme et terrain : le symptôme est un voyant allumé, pas la panne elle-même. Thierry raconte l’histoire de Claude, cycliste en pleine forme décédé d’un cancer quatre mois après leur dernière sortie, pour illustrer que l’absence de symptômes ne dit rien sur l’état réel du terrain. Il conclut en invitant les participants à prendre la parole et à raconter leur vécu, en demandant explicitement de mettre les symptômes de côté pour parler de ce qui s’est passé en profondeur.


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Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Alors, en fait, pour ceux qui ne savent pas, ici, on a fait une petite expérience. Pendant trois semaines, on a réuni une douzaine de personnes. Il y en a une qui nous a quitté en route.

Il y en a un qui n'a pas encore réussi à redécoller, donc il est toujours en position horizontale. Il s'appelle Ludo, il y en a qui nous demandent de ses nouvelles, ils croient qu'il est mort et tout. Non, non, il est là, il est vivant, mais pour l'instant il a encore un peu de mal à se lever.

Et l'idée, elle était toute simple, c'était de voir ce que 3 semaines de soins donnés à des personnes, de soins dirigés bien sûr dans une direction particulière qui était respecter les besoins des gens, qu'est-ce que ça pouvait donner 3 semaines de soins ?

Et on en a rendu compte un petit peu en vidéo, on va en rendre compte ce soir aussi, les participants vont vous parler un petit peu de ce qu'ils ont vécu. Et je crois que c'était important parce qu'on peut théoriser pendant des heures et des heures, il y a un moment où il faut expérimenter, il faut voir ce que ça donne, avec les difficultés, avec les réussites, vous allez voir que ça sera contrasté.

Il y en a qui vont vous dire bah moi c'est super, c'est extraordinaire, tout va pour le mieux. Puis il y en a d'autres qui vont vous dire bah moi il y a du mieux, je le sens et puis il y a des quacks. et puis il y en a d'autres qui vont dire, pour l'instant moi je sens rien du tout parce que c'est l'horreur, je suis encore dedans, il y a des mécanismes qui sont enclenchés dans mon corps, il y a quelque chose qui s'est passé, je ne sais pas ce que c'est, mais ce n'est pas encore génial.

L'idée là-dedans c'était de faire vraiment la distinction, il y a quelque chose qu'on ne réalise pas, je ne sais pas vous, mais moi quand je suis né, on ne m'a jamais dit qui j'étais en fait, c'est-à-dire, ce n'est pas un reproche que je vais faire à ma famille ou à quiconque en particulier, mais on ne m'a jamais pointé du doigt à quel point c'était quelque chose d'extraordinaire d'être vivant.

Il y a une expression populaire qui dit « Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ». Alors ça paraît un peu creux. En vérité c'est totalement ça, c'est-à-dire que le vivant a des caractéristiques qui sont uniques.

Et en fait on est une société qui est obsédée par les machines, et tout ce que l'on connaît, on le connaît des machines. C'est-à-dire une machine, je veux dire, si par hasard je fais tomber ce micro, je vais pas le faire parce que Jordan m'a dit de faire gaffe à ces micros qui étaient très chers, mais si je fais tomber ce micro, il va être par terre.

Si je le laisse par terre, si je le laisse tranquille par terre, le micro ne va pas se reconstruire, le micro ne va pas se réparer, le micro va rester détruit. Ça c'est la caractéristique de ce qui n'est pas vivant.

Le vivant est complètement différent, et je ne dis pas l'homme, c'est le vivant, tout ce qui est vivant est complètement différent. Si vous vous coupez par exemple, vous n'allez pas crier au miracle, vous n'allez pas faire un nouveau sanctuaire parce que vous êtes cicatrisé à cet endroit là, c'est juste normal, on considère que c'est normal.

Et cette capacité du vivant à se réparer, elle est connue en biologie, ça n'a rien d'alternatif que de dire ça, c'est une loi qui a été formalisée dans les années 30, qu'on appelle la loi de l'homéostasie, qui dit que voilà, tout système vivant revient spontanément à l'état d'équilibre.

Et ça moi on ne me l'avait jamais dit, et il y a un terme qui est très fort là-dedans, c'est le terme de spontanément. Parce qu'on passe notre vie, on passe notre temps à faire des tas d'efforts. Or dans spontanément, ton effort personnel il est complètement à côté, spontanément c'est-à-dire que t'as rien à faire.

Tout être vivant, tout système vivant, toute espèce vivante revient spontanément à l'état d'équilibre. Et si on avait ça vissé en tête, si on se disait ok, notre nature c'est d'être vivant donc on doit revenir spontanément à l'état d'équilibre.

Puis toi tu vis ta vie, puis tu vois que globalement t'es pas vraiment à l'état d'équilibre, ta vie c'est une grosse galère. Au lieu d'accepter ça comme une fatalité, c'est-à-dire mais attend il y a un problème parce que d'un côté je suis vivant, donc on m'a dit t'es vivant donc t'as ça, tu vois c'est un peu ton héritage quoi, t'as dit puisque t'es vivant t'as tout ça.

Puis toi tu regardes ta vie et tu te dis non mais attends j'ai pas tout ça. Donc qu'est-ce qui se passe ? Où est-ce qu'il y a un problème ? Où est-ce qu'il y a quelque chose qui colle pas ?

Parce qu'en fait ma nature c'est d'être tel quel. Et si on m'avait dit ça dès mon plus jeune âge, et bien à ce moment-là effectivement peut-être que j'aurais appréhendé la vie d'une façon totalement différente.

Et c'est vrai que parfois il faut arriver à des extrémités, c'est-à-dire arriver à des extrémités de souffrance, de souffrance physique, j'en fais pas l'apologie, mais malheureusement c'est parfois ce qui nous fait réagir, c'est-à-dire qu'à un moment on nous donne des explications.

On va mal, on nous donne une explication, donc toi t'es content, t'as ta pilule, t'as le mec avec la blouse qui a parlé, et j'attaque pas une catégorie en particulier, plutôt un état d'esprit, mais on a tendance à se soumettre beaucoup à l'autorité de la blouse.

Donc on nous a donné notre pilule, allez au bout de quelques temps on nous a même mis un nom sur notre maladie, donc on sait ce qu'on a, on sait pas comment ça va sortir mais au moins on sait qu'on a un nom, on peut aller chercher sur Wikipédia pour voir ce que c'est, puis on te dit prends cette pilule et tout, et puis toi quand même à force, même en te persuadant avec ta méthode couée, tu vois quand même que d'année en année ça va de pire en pire quoi, ton pilulier est de plus en plus rempli

puis ton état il s'améliore pas. Et c'est là où en moment, parfois, bah t'es amené à te poser des questions et te dire mais en fait, enfin franchement ça marche pas, ce qu'on m'a servi ne marche pas ?

Et est-ce qu'il n'y aurait pas autre chose ? Et si tu as vissé en toi l'idée que, comme être vivant, tu dois revenir spontanément à l'état d'équilibre. À ce moment-là, ça induit, je crois en chaque personne, un questionnement. C'est-à-dire que, en fait, ce n'est pas ce que je constate.

Donc pourquoi ? Tu vois, imaginons, moi je vais acheter une bagnole, puis le garagiste me dit « waouh mais ma voiture, elle est au top, en fait, elle revient spontanément à l'état d'équilibre ».

Ça veut dire que tu emboutis le voisin, pas de problème, ta porte elle se reconstruit. Tu coules une bielle, pas de problème, tu la laisses au repos une nuit ou deux et t'as une nouvelle bielle.

Moi le mec je lui dis ouais t'es sûr ? Il me dit ouais t'inquiète, t'inquiète, signe là. Bon je signe là, ok. Puis bon, imaginons, j'emboutis quelqu'un, donc là je m'arrête, je reste sur le parking puis je regarde ma voiture.

Puis moi je vais attendre, le mec il me l'a vendue pour ça, donc je vais attendre, je vais attendre, je vais attendre. Et si ça vient pas, qu'est-ce que je vais faire ?

Bon je vais pas prendre ma voiture parce qu'elle peut plus rouler, mais je vais aller voir le garagiste, je lui dirai hé t'as vu ce que tu m'as marqué sur la fiche là, c'est que ma voiture elle se reconstruisait toute seule, donc c'est où ?

C'est où ça ? Donc au lieu d'être dans une attitude de soumission et puis de désespoir, je suis dans une attitude de questionnement et d'attente. Eh, je le veux ça, je le veux.

Et c'est marrant parce que souvent, je sais pas si vous allez, vous allez certainement sur internet, mais sur internet il y a toujours le récit du gars qui a soigné son diabète ou son cancer en mangeant des fruits ou des légumes en faisant telle ou telle pratique.

Et on est tous là en train d'applaudir. Mais normalement on ne devrait pas applaudir. C'est juste normal. C'est la normalité du vivant. Alors la question qui se pose immédiatement, c'est pourquoi on ne vit pas ça ?

Et alors en fait, je vais vous la faire courte, mais j'ai trouvé une réponse radicale. Alors ça fait un peu Mickey Parade comme réponse. Ça paraît un petit peu simpliste. Et en même temps, je n'ai pas trouvé mieux à dire.

Ça n'a pas lieu parce qu'on ne respecte pas le besoin vitaux. Voilà, si je devais résumer, c'est ça. Alors longtemps, au début quand j'y commençais, il y en a peut-être qui m'ont connu à l'époque où j'avais pas de dents ou j'étais tout maigre, j'avais un site qui s'appelait vivre cru.

Donc longtemps j'ai cru que la seule problématique c'était l'alimentation, ce qu'on mangeait. On me s'est dit ben on respecte pas nos besoins vitaux, on mange n'importe quoi, et donc ça ne marche pas.

Après je me suis rendu compte que la problématique elle était un peu plus large que ça, et que globalement c'était tout ce qui nous nourrit au quotidien, ce qui nous nourrit c'est un peu les échanges qu'on peut avoir avec l'extérieur globalement, c'est-à-dire ce que l'on voit, l'environnement dans lequel on vit, les relations qu'on a avec les autres, je dirais même notre relation spirituelle, la dimension verticale de l'individu, tout ce qui nous nourrit au quotidien mais

qui n'était pas en adéquation avec nos besoins vitaux. Il y a un exemple que je donne souvent. Imaginons que vous avez une plante verte qui a des besoins. Elle a besoin d'eau, elle a besoin de soleil.

Si vous la mettez à l'ombre et que vous ne l'arrosez pas, qu'est-ce qu'il va se passer ? Votre plante verte, elle est parfaite, elle est parfaite dans son fonctionnement, et pourtant elle va complètement dégénérer.

La solution, c'est pas de trouver des solutions pour la faire vivre à l'ombre et sans eau, la solution c'est de la mettre au soleil et de lui donner de l'eau. Et on passe notre temps à essayer de trouver des solutions pour faire fonctionner un corps qui fonctionne parfaitement, et ça pour moi ça a été ma plus grande découverte, pour faire fonctionner un corps qui fonctionne parfaitement qui est simplement pas dans le bon contexte et cette question de contexte elle est fondamentale c'est pas compliqué de comprendre qu'il y a des

contextes dans lequel on peut pas vivre si on te met par moins 30 ou moins 40 globalement tu fonctionnes plus difficilement par plus 50 ou plus 60 là aussi ça commence à sentir le roussi donc il ya une plage de température dans lequel on peut s'épanouir et dans lequel on fonctionne parfaitement je sais pas si vous êtes déjà allé sous les tropiques mais quand il fait 25 27 c'est quand même le pied quoi, moi je trouve ça assez idéal, t'as pas trop chaud, t'as pas froid,

tu peux vivre torse poil, on est bien, il n'y a pas d'effort à faire. Dès que tu t'écartes de ces conditions, il y a un effort à faire, c'est pas un problème, parce qu'il y a une autre caractéristique du vivant, qui est là aussi un sacré cadeau, le vivant est adaptatif, c'est à dire qu'on peut s'adapter, et le problème c'est qu'on peut s'adapter dans une marge de, voilà, dans une certaine potentialité, parce que ouais on peut s'adapter à des températures,

mais globalement dans un sauna à 110 degrés, tu peux pas rester très longtemps. Tu te rends compte que ta capacité adaptative, elle est relativement limitée. Et en fait, le truc que j'ai réalisé au travers de mon expérience, de mon existence, de ma vie, et des erreurs que j'ai faites, c'est que simplement, toute une partie de ma vie, j'ai sollicité ma capacité à m'adapter beaucoup plus que nécessaire.

Et donc en moment, ma capacité à s'adapter, elle s'est complètement effondrée. Et le vivant est adaptatif, le vivant est homéostatique, il revient spontanément à l'état d'équilibre à condition qu'il en ait la ressource.

Et la principale ressource que j'identifie de plus en plus c'est la capacité nerveuse, c'est-à-dire qu'on est de plus en plus épuisé. Donc pendant ces trois semaines le pari, ça a été un pari que je disais souvent au début de mes stages, au début de mes stages je disais écoutez là on est en stage pour une semaine, vous avez payé pour un stage et tout, mais en vérité le mieux à faire, Si chacun d'entre nous, on prenait trois semaines là, et plutôt que d'être assis à écouter un gars en train de parler et encore

augmenter notre connaissance intellectuelle, si seulement on prenait trois semaines pour s'arrêter, pour se reposer, pour vraiment se mettre au repos, puis alors au repos global, c'est-à-dire le repos, repos physique, si possible repos mental, si possible repos digestif, donc ça veut pas dire obligatoirement jeûner radicalement mais en tout cas alléger sacrément la diète, si seulement chacun d'entre nous prenait trois semaines, il en serait radicalement transformé.

Donc ça je l'ai dit quelques fois, puis un jour je me dis on va le tester, on va voir. Donc ça a été toute l'idée de ce terra incognita, c'est-à-dire, regardez ce qui se passe quand on met un individu au repos.

Et ça paraît, comment dire, ça paraît parfois un peu ridicule, parfois même j'ai l'impression d'être ridicule, c'est-à-dire qu'on croit des gens, on croise des gens qui te disent moi j'ai telle pathologie, j'ai telle maladie, tu vois que la personne souffre et ainsi de suite, puis toi tu sais tu tentes timidement, tu dis ouais je peux te parler de jus de carotte, puis là tu sens qu'il y a un gros blanc quoi, tu sais le mec il est habitué, on lui sort des lasers de l'espace là pour désinguer sa tumeur, toi t'arrives avec ton verre de jus de carotte,

il y a un petit moment de suspens, tu regardes, il se fout de moi, et ainsi de suite, mais je veux dire si on connaît comment fonctionne le corps humain, par exemple le prix Nobel de médecine a été décerné, je crois que c'est l'année dernière, à un japonais qui a mis en évidence un phénomène qu'on appelle l'autophagie. Il a montré que la diminution de la capacité autophagique du corps au niveau du cerveau était responsable de la plupart des maladies neurodégénératives.

Qu'est-ce que c'est l'autophagie ? L'autophagie c'est un truc, là aussi, c'est un truc absolument merveilleux. Ça veut dire que quand le corps n'est plus alimenté de l'extérieur, il commence à s'alimenter de l'intérieur.

Bon ça c'est ce qui se passe quand on jeûne. Et heureusement qu'il se passe ça, parce que sinon tu devrais manger en permanence. C'est mal tombé, ceux qui espéraient justifier qu'ils pouvaient manger en permanence, là c'est... Le corps peut résister et il peut s'adapter, c'est-à-dire que quand il a fini de manger, quand il a fini d'être alimenté par l'extérieur, on a la capacité.

On peut passer 12 heures sans manger. On peut même passer 24 heures, voire 48 heures. On peut même passer 2 mois sans manger pour la plupart d'entre nous. Et on va pas mourir.

On finira, on sera un peu plus biscotte, on sera un peu plus maigre, mais on sera pas mort. Pourquoi ? Parce que le corps se sera alimenté de ce qui constitue sa substance. Par contre, ce que j'ai cherché en japonais à montrer, c'est que ça se fait pas au hasard.

T'imagines, tu te mets à t'arrêter de manger pendant une journée, et hop, le corps il bouffe ton cœur. Et hop, d'un seul coup, y'a plus de cœur, ou y'a plus de cerveau, ou y'a plus de poumon.

Ça se fait pas au hasard, y'a un mécanisme extrêmement précis d'une complexité extraordinaire dans le corps qu'on appelle l'autophagie. C'est la capacité du corps à se nourrir de lui-même, mais à se nourrir de ses éléments les plus dégénérés, les plus viciers.

Globalement, quand tu t'arrêtes de manger, tu te nourris et tu te nourris de ce qu'il y a de plus pourri en toi pour aller nourrir de ce qu'il y a de plus fonctionnel en toi. Ça, je ne sais pas vous, mais moi ça me tire une larme, là vous ne pouvez pas le voir parce qu'on est à distance, mais ça me tire une petite larme.

Ce processus d'autophagie, il est là, il est là pour tout le monde, comme le processus d'obéostasie est là pour tout le monde, comme le processus de l'adaptation est là pour tout le monde.

Et ces processus-là, ils sont là pour tout le monde, tout le temps. Moi c'est une chose aussi qui m'a fallu longtemps pour déconstruire et je pense qu'il y a des gens ici qui ne vont pas du tout l'accepter quand je vais leur dire.

Souvent dans les stages, je cite de très très nombreux exemples pour essayer de bâtir une conviction chez les personnes, mais ce que je dis qui a peut-être le côté un peu provocateur c'est, qui que vous soyez, quel que soit votre état de santé, à cet instant précis, votre corps fonctionne de manière parfaite, il fonctionne de manière parfaite actuellement, tout le temps.

Tout le temps, vous êtes en train de vous adapter. Tout le temps, le processus autophagique fonctionne. Si vous êtes totalement épuisé, il va fonctionner de manière plus ralentie, mais il va quand même fonctionner.

Tant que vous êtes vivant, tout cela a lieu, en permanence. Et ça, c'est très dur, parce qu'on nous a persuadé que nous étions dysfonctionnels. Enfin, je sais pas dans quel modèle vous êtes né, mais moi, tout petit, quand je vais mal, il faut qu'il y ait quelque chose qui vienne de l'extérieur pour résoudre le problème de mon corps.

Et si on te dit en fait ton corps n'a pas de problème, en lui-même il n'a pas de problème. C'est un peu comme si, imaginons, tu mets de l'essence dans ta voiture qui fonctionne au gazole, puis là tu cales, t'arrives pas à rouler, là tu dis ma bagnole a un problème.

Non, ta voiture n'a pas un problème, t'as simplement pas mis le bon carburant dans ta voiture. Ou si ta batterie est complètement déchargée, ta voiture n'a pas un problème, y'a simplement plus de courant dans ta batterie et ta voiture ne peut pas démarrer.

Et donc, au travers de ce que j'ai pu expérimenter, au travers de tous les exemples, des histoires de vie, au travers de la connaissance de la physiologie, parce que je me suis passionné pour la physiologie, j'en suis arrivé vraiment à cette conviction, cette certitude. On fonctionne en permanence parfaitement. Alors toi qui es au fond de ton lit en train d'agoniser, tu me regardes, tu me dis « non mais t'es gentil coucou, mais bon, ta perfection, je pourrais m'en passer quoi ».

On fonctionne parfaitement, c'est-à-dire que tous les mécanismes sont là, tout est là potentiellement, il suffit juste de lui donner le bon contexte. Et ça, ça a été l'idée. Alors tu te dis, le bon contexte, qu'est-ce que c'est ?

Et alors c'est marrant, parce que dans le corps, on a vraiment un indicateur fabuleux pour nous indiquer quel est le bon contexte. On va simplifier un petit peu, c'est le système nerveux pour les nulles, mais on a deux branches du système nerveux.

Le système nerveux, c'est ce qui permet les réactions immédiates. Tout le monde doit se figurer, c'est un ensemble de canaux par lequel est véhiculée une information électrique qui permet des réactions immédiates.

Et dans le corps, c'est vraiment bien structuré, je prends une analogie de voiture, t'as une pédale d'accélérateur et une pédale de frein. Pédale d'accélérateur, on appelle ça le système nerveux sympathique, puis la pédale de frein, on appelle ça le système nerveux parasympathique.

Dès que tu te mets en action, dès que tu te mets à bouger, c'est le système nerveux sympathique qui est activé. Dès que tu veux tu veux agir dans ce monde, c'est le système nerveux sympathique qui est activé. Dès que tu te mets au repos, c'est le système nerveux parasympathique qui est activé.

quand tu es en état de relaxation, quand tu dors, c'est le système nerveux parasympathique qui est activé. Le système nerveux parasympathique, il a une caractéristique, c'est que c'est uniquement quand il est activé que les opérations de réparation, d'élimination, de nettoyage dans le corps se font. Quand tu es en action, ça se nettoie pas.

C'est pas pour dire que l'action est mauvaise, parce qu'il n'est pas question de passer sa vie juste allongée à se nettoyer, entre guillemets, mais qu'il y ait une balance entre les deux qui est absolument nécessaire. Et ce système nerveux sympathique, il se met en action chaque fois qu'il y a nécessité d'adaptation. C'est-à-dire que chaque fois qu'on doit s'adapter à une situation nouvelle, et la vie c'est adaptation, donc il n'y a aucune négativité là-dedans, le système nerveux sympathique se met en action.

Et chaque fois qu'il n'y a pas d'adaptation nécessaire, globalement le système nerveux sympathique diminue, et le parasympathique augmente. C'est pour ça que quand on est au repos, allongé, il y a très peu d'adaptation qui est à faire, Mais en même temps, si t'es au repos allongé et que dans ta tête c'est Tchernobyl parce que c'est le chaos, t'es en colère, t'as de l'acrimonie contre quelqu'un et ainsi de suite, bon mais c'est le sympathie qui est

toujours activé, il n'y a pas de différence en ce niveau-là. Mais donc, l'activation de l'adaptation nous indique que l'on n'est pas au repos et donc qu'on n'est pas dans les circonstances idéales pour ces phénomènes de réparation.

Et c'est intéressant parce que l'activation de l'adaptation, elle se fait dès lors qu'on se met en mouvement. Donc tu te dis, si je veux me réparer au mieux, on va limiter les mouvements, c'est la logique même, je ne sais pas ce que vous en pensez, donc on parle de repos physique.

Puis pareil, chaque fois qu'il nous faut digérer et ainsi de suite, il y a une activation qui est nécessaire et ça dépense beaucoup d'énergie pour le corps. Mettre au repos, c'est économiser de l'énergie, pour faire quoi ?

Pour permettre les réactions de réparation. Donc c'est tout ce qui a présidé la Terre incognita. On s'est dit on a des gens qui vont pas bien. On a des gens qui vont pas bien mais on part du paradigme.

Un paradigme c'est un truc qu'on pose et qu'on va pas démontrer et qu'on démontrera par l'exemple. Je pose, le corps humain fonctionne parfaitement. Toi qui est à l'agonie là, tu fonctionnes parfaitement, c'est juste une question de contexte.

Et je vais te prouver ce que je te dis en te mettant dans un contexte différent et en prouvant que tu es complètement changé. Donc je démontre ce que je dis par l'exemple et par l'expérience. Et donc si on part du paradigme que chacun de nous on fonctionne parfaitement, et que c'est uniquement quand on est dans cette dominance du système nerveux parasympathique, donc dans cet état de repos, que les réparations peuvent se faire, et bien on va créer un contexte dans lequel les gens vont pouvoir se reposer, au niveau physique,

au niveau digestif, au niveau mental aussi j'espère, et mental, c'était l'idée pour ce terra incognita, c'était de créer un groupe de personnes, de douze personnes qui globalement vont nouer des liens d'amitié entre elles, et qui vont trouver dans ce groupe, cette fraternité au sens propre du terme, eh bien, un soutien, un contexte dans lequel ils vont pouvoir un petit peu peut-être poser leurs valises, vous savez, ces valises qu'on balade tous, toutes nos histoires de vie anciennes, toutes les émotions enquistées et ainsi

de suite, pouvoir les déposer, trouver un contexte dans lequel ça va s'activer. Et ça a été ça l'idée, et de constater, de constater ce qui se passe. Il y a souvent, pour illustrer cette différence qu'il y a entre le vivant et le non-vivant, il y a un film que je cite, vous l'avez peut-être déjà entendu dans ma bouche, mais il m'avait beaucoup beaucoup marqué à l'époque.

Quand j'étais jeune, il y avait un gars qui s'appelait John Carpenter, qui est un cinéaste américain, qui avait fait la fameuse série des Vendredi 13. Quand j'étais jeune, on s'est passé sous le manteau, là c'était des trucs pour se faire peur.

Et John Carpenter, il avait aussi mis au cinéma, il avait illustré au cinéma un livre d'un auteur américain qui s'appelle Stephen King, qui avait écrit un livre qui s'appelait Christine.

Et Christine, c'est l'histoire d'une voiture hantée. Je crois que c'est une Plymouth 58 ou un truc comme ça, une superbe voiture américaine qui est hantée. Bon, l'histoire, elle vaut... ne vous inquiétez pas, je ne le souscris pas à ce type d'approche, il n'y a pas de problème, je n'ai pas de problème avec mes voitures.

Mais enfin, la voiture, elle était hantée et le moment du film où on se rend compte que la voiture, elle est hantée, c'est une scène où le gars, il est dans son garage, la voiture, elle est complètement défoncée, il a récupéré une voiture qui est à restaurer, puis le jeune là, il s'appelle Arnie, et il a essayé de la restaurer, puis il n'y arrive pas quoi.

Donc il est là, c'est le soir, il est seul dans son atelier, il se met la tête contre la portière, et puis il parle à sa voiture, comme il peut arriver, il a passé du temps avec elle, puis il dit écoute ma vieille, sérieux là, j'y arrive pas quoi, c'est bon, jette l'éponge.

Là on voit, il se retourne, il va vers son établi, et là on entend un craquement. Et il se retourne et il voit le filtre air de la voiture qui était complètement défoncé qui est revenu à normal.

Et là, il s'avance, il se met face à la voiture, et là il lui dit, alors je vais le faire à l'américain parce qu'en plus ça pète beaucoup plus qu'en français, il lui dit « Ok, show me, montre-moi ».

Et là, paf, il y a les phares qui s'allument et on voit la voiture, bon c'est dans les années 70, alors les effets spéciaux c'est un peu ridicule quand on les regarde maintenant.

Enfin bon, on voit la voiture qui se reconstruit elle-même. Qu'est-ce qu'il y a de fantastique dans ce film ? Ce qu'il y a de fantastique, c'est qu'on a prêté à quelque chose qui est non-vivant les caractéristiques du vivant.

Et c'est ça qui crée cette impression de malaise. Tu dis mais il y a un truc qui va pas. Ouais, il y a un truc qui va pas, parce qu'une machine ça fonctionne pas comme ça. Par contre en corps humain ça fonctionne comme ça.

Alors, je vais laisser la parole aux participants. on va pouvoir échanger sous forme de questions si vous voulez. Il y a plusieurs caractéristiques de ce que j'ai essayé de transmettre aux personnes pendant ces trois semaines.

Et l'une d'entre elles qui est la plus importante pour moi, c'est le distinguo entre ce qui est du domaine du terrain et ce qui est du domaine du symptôme. Vous savez, on parle beaucoup de médecine alternative, de naturopathie, et souvent les gens me disent « parce que c'est avec des plantes, c'est bien ».

Et pas obligatoirement toujours apprécié parce que pour moi la naturopathie, l'utilisation des plantes, l'utilisation des huiles essentielles n'est en aucun cas un gage de validité. Tu as des huiles essentielles qui sont des antibiotiques, tu as des gens qui sont hyper contre les antibiotiques puis ils vont me dire ouais j'ai pris telle huile essentielle et je lui dis mais c'est un antibiotique puissant et il n'y a aucune différence pour moi dans les actions.

La différence fondamentale pour moi elle se situe entre ceux qui s'intéressent aux symptômes et ceux qui s'intéressent au terrain. Le terrain c'est l'état profond de notre corps, les symptômes ce sont les manifestations à l'extérieur. Et j'ai essayé pendant ces trois semaines d'illustrer auprès des participants à quel point le symptôme était dangereux et trompeur.

Si notre évaluation de l'état de santé d'une personne c'est l'absence de symptômes ou la présence pour déterminer l'état de maladie, ben on risque des grosses galères. Par exemple, je citais l'exemple, une tumeur au cerveau c'est totalement asymptomatique.

C'est-à-dire qu'un jour tu vas avoir des gros troubles de la vision ou de l'audition, tu vas aller faire un scanner et là on va te dire que t'as une tumeur de 7 cm au niveau du cerveau, 3 semaines après t'as dégagé.

Ça c'est un exemple parmi tant d'autres, mais la présence ou l'absence de symptômes, elle est la plupart du temps liée au fait qu'on a la capacité nerveuse à faire du symptôme. D'ailleurs je sais pas si vous avez remarqué, mais quand les enfants sont malades, la plupart du temps ça se voit.

Un gamin qui est malade, c'est un peu le 14 juillet, ça explose de partout, c'est le feu d'artifice, ça dure peu de temps, par contre c'est très intense.

Et puis c'est marrant quand c'est fini, hop, ils repartent comme si de rien n'était, ils sont tout fringants. Toi tu t'es affolé pendant trois jours, t'as cru que ton gamin il allait mourir, puis d'un seul coup ils sont repartis.

Ça c'est les caractéristiques de l'enfance, beaucoup de symptômes. On va se dire ils sont très souvent malades, et dans notre esprit ils sont très très malades. A l'inverse quand ta vie elle progresse, d'année en année, t'as de moins en moins de symptômes.

Ça va bien, mais ça va pas bien non plus. T'as des petites douleurs chroniques de ci, de là, mais en même temps tu vas pas bien et tu vas pas mal. t'as les symptômes qui diminuent.

Et je me souviendrai toujours d'une expérience qui m'avait vraiment marqué, c'était un gars qui faisait du vélo avec moi, il s'appelait Claude, et on faisait beaucoup de vélo, et puis en plus il était plus fort que moi, il était plus âgé que moi et plus fort que moi, donc il m'énervait passablement, et puis en début d'été on s'était quittés, parce que c'était les vacances d'été, et il était en pleine forme Claude, c'était assez impressionnant.

C'était le mec, pleine force de l'âge, 45 ans, il avait un boulot, cadre dynamique, et ainsi de suite, donc il en voyait bien, pleine forme. Je reviens à la fin de l'été, je vais rouler avec les copains, j'ai dit il est où Claude ?

Il est pas là, il était à l'hôpital Laperoni à Montpellier, cancer, je crois que c'était un cancer des os, et cancer du foie avec des métastases au foie, fin mois de septembre il était mort.

Et dans ma tête ça avait fait un bug, j'ai dit mais attends, il y a un truc qui va pas là. Il était en bonne santé, il n'y avait pas de symptômes, il était en parfaite santé, et moins de 4 mois après il a dégagé.

C'est bien que la présence ou l'absence de symptômes n'est pas un critère suffisant pour nous permettre de déterminer l'état de santé d'une personne. Et quand on étudie vraiment en profondeur, on se rend compte que la présence ou l'absence de symptômes est simplement caractéristique de l'état nerveux de la personne.

C'est-à-dire que si la personne a un bon état nerveux, si son organisme dysfonctionne, enfin dysfonctionne, s'il y a des problématiques dans l'expression de la fonction de son organisme, il va y avoir beaucoup de symptômes.

Mais si une personne est épuisée, il n'y aura aucun symptôme et ça ne nous permettra pas de déterminer l'état d'une personne. Et puis le symptôme, ça ne reste qu'un symptôme. L'image que je prends souvent, c'est si t'es dans une voiture par exemple, si t'es en train de rouler, puis d'un seul coup t'as ta jauge à essence qui s'allume, ta jauge à essence n'est pas le problème.

Si tu pètes ta jauge à essence, tu n'auras pas résolu le problème. Ta jauge à essence elle est juste là pour te dire tu n'as plus d'essence dans ton réservoir. Et il va être nécessaire de faire un détour pour aller chercher de l'essence, parce que sinon, malgré toute ta volonté, tu peux exercer ta pensée créatrice, tu peux faire des visualisations, tu vas être en rade sur le bord de l'autoroute avec tes visualisations.

Ça ne servira à rien. La jauge à essence, c'est le symptôme que le réservoir dysfonctionne, et heureusement qu'on l'a. Il y a un ami qui est ostéopathe qui me disait, il y a une maladie entre guillemets chez certains enfants, je ne me souviens plus du nom, ce sont des enfants qui n'ont pas de symptômes. Ils n'ont pas de douleur, ils n'ont pas de sensation au niveau des symptômes symptomatiques. Ce sont des enfants qui ont une expérience de vie de 20 ans. Pourquoi ?

Parce qu'ils se blessent en permanence, ils ne le sentent pas. Quand leur estomac leur fait mal et qu'il faudrait qu'ils s'arrêtent de manger parce qu'ils ont une indigestion, ils ne le sentent pas.

Quand ils ont une dysenterie, ils ne le sentent pas. Et donc ils se font mal parce qu'ils n'ont pas ces espèces de retours d'informations de l'intérieur de l'organisme qui leur dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas.

Et donc je fais vraiment le distinguo entre l'approche symptomatique qui consiste à péter la jauge à essence et l'approche de terrain qui consiste à s'intéresser réellement à l'état du réservoir. Donc, je vais vous proposer un échange avec les participants, mais vous allez voir, dans l'approche qu'on a eue, quelque part, les symptômes, on s'en fout.

Or, le problème, c'est que la plupart d'entre nous, on a appris à se définir par rapport à nos symptômes. J'ai telle chose, j'ai tel problème, j'ai telle maladie, qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?

Mais la plupart du temps, ce qu'on appelle maladie, c'est une expression symptomatique, c'est-à-dire c'est un voyant qui est allumé, et ce voyant qui est allumé, on se rend compte qu'il est très individuel.

C'est-à-dire que pour une personne qui va présenter un état d'épuisement, si son poumon est l'organe le plus faible de l'organisme, elle va présenter une pathologie au niveau du poumon. Si son foie est l'organe le plus faible de l'organisme, elle va présenter une pathologie au niveau du foie.

Si ce sont ses intestins, elle va présenter une pathologie au niveau des intestins. Donc on va avoir l'impression qu'on a trois maladies différentes, mais au final, ce qui sera commun, c'est l'épuisement de l'organisme.

Et que ça sera manifesté au niveau du poumon. Moi par exemple, j'ai j'ai eu un épisode de ma vie où j'ai été très très mal. Bon, je viens d'une famille où il y avait quand même des difficultés, des fragilités au niveau des poumons.

C'est au niveau des poumons que ça s'est manifesté. C'est là que ça a lâché. Mais le problème n'était pas les poumons. Le problème c'était que les conditions de vie dans lesquelles j'étais ne permettaient pas à mon corps de fonctionner à son plein régime.

Et donc il y avait un état de congestion qui s'était installé et puis toute une cascade de conséquences. Donc, je vais vous proposer des échanges avec les participants et j'aimerais vous demander un effort de ne pas vous laisser leurrer par les symptômes, c'est-à-dire de pas venir avec « j'ai telle maladie qu'est-ce qu'il faut que je fasse ». Parce que tant qu'on est dans cette attitude-là, en fait on s'intéresse à la jauge à essence, on s'intéresse « j'ai la jauge à essence qui s'allume ».

Alors si t'as la jauge à essence qui s'allume et que tu dis « qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour éteindre la jauge à essence en ayant derrière la tête, qu'est-ce qu'il faut que je fasse sur le réservoir, sur l'entièreté de la structure pour que ça se modifie », là c'est bon.

Si tu considères la jauge à essence comme un indicateur qui va te diriger vers quelque chose, ça va. Par contre, si tu t'arrêtes à la jauge à essence et que ta seule satisfaction c'est de la voir éteinte, alors là, pour moi, tu es perdu.

Je vous dis ça parce que c'est ce que j'ai fait une bonne partie de ma vie, jusqu'au jour où je suis arrivé à 33 ans, à être juste totalement non viable. J'étais moribond, je faisais la moitié du poids que je fais actuellement, j'étais impotent, littéralement, j'avais une tuberculose, j'avais le poumon droit qui était entièrement mangé, j'avais le foie, j'avais une hépatite au foie, j'avais une pancréatite, une inflammation du pancréas qui était pancréatite aiguë, plus rien ne fonctionnait,

je n'assimilais plus rien, j'étais à bord de l'épuisement, j'étais complètement HS. Et pourquoi ? Parce que pendant des années j'avais chassé les symptômes, j'avais chassé les symptômes, chassé les symptômes, chassé les symptômes.

Je voyais que j'allais de plus en plus mal, mais j'avais chassé les symptômes. Donc c'est un effort à faire, mais je pense que les symptômes, par certains côtés, sont des graves mensonges, Parce qu'ils attirent notre attention sur quelque chose qui n'est pas le problème.

Quand il y a un prestidigitateur, tu sais, il fait regardez là, regardez là. Et puis pendant ce temps, avec sa main droite, il est en train de bricoler. Et quand un prestidigitateur te fait un gros numéro là, il faut surtout regarder l'endroit où il ne veut pas que tu regardes.

Pour moi, les symptômes, c'est exactement la même chose. Ça attire ton attention sur un endroit du corps, qui est l'endroit le plus faible, qui est l'endroit où ça va être manifesté. Mais en vérité, si tu focalises ton attention là-dessus et que tu ne considères pas tout ce qui est en amont, bon, à ce moment là tu perds la cible, tu rates la cible, or on est vraiment habitué à raisonner comme ça. Donc je vais vous proposer un échange avec les participants,

ils peuvent vous parler de ce qu'ils ont vécu, de ce qui s'est passé, ils vont vous dire exactement comment ça s'est passé, on peut échanger tout azimut, mais j'aimerais s'il vous plaît qu'on oublie les symptômes, que pour un temps on se dise je ne suis pas malade. Pourquoi on se fait pas malade ?

Parce qu'à tout instant je vous propose de croire, et c'est vraiment une croyance, mais de toute façon on est toujours dans des systèmes de croyances. Je vous propose de croire que à ce moment même votre corps fonctionne parfaitement.

Vous n'êtes pas malade ! S'il fonctionne parfaitement vous n'êtes pas malade. Il y a juste certainement un contexte qui ne permet pas que l'expression symptomatique soit satisfaisante ou soit adaptée à ce que vous attendez. On va faire ça ?

On va essayer ? Non parce qu'après sinon je joue au docteur et c'est horrible, c'est horrible parce que déjà premièrement je ne le suis pas, en plus je ne connais pas la moitié du nom des maladies que vous allez me sortir, donc il va falloir que je pianote sur mon téléphone portable pour essayer de voir discrètement ce que c'est pour ne pas avoir l'air con donc c'est horrible, c'est horrible comme truc.

Donc on joue pas au petit docteur, je ne suis pas docteur, je ne m'intéresse pas à la maladie, voilà, on va dire ça, on ne s'intéresse pas, pendant ces trois semaines on ne s'est pas intéressé à la maladie, on s'est intéressé à la santé, délibérément. On a dit pas qu'est-ce qu'il faut pour contrer la maladie, qu'est-ce qu'il faut pour nourrir la santé.

Et on a notre regard qui est en permanence obsédé par la maladie. Là où tes yeux regardent, tu ne peux pas faire mes arrière-glances.

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