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Terra Incognita 2017 - Episode 13 - Bilan du Jeûne

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L'équipe RGNR
12 vues • Publiée le 10/12/2017

Cet épisode est entièrement consacré au bilan de jeûne des participants du séjour Terra Incognita 2017. Thierry ouvre la séance en posant une question de fond : pourquoi la subjectivité du ressenti est-elle aussi valide que les marqueurs biologiques, et pourquoi notre société a-t-elle tendance à la disqualifier. Il rappelle que même en physique, l’observateur modifie l’expérience, ce qui rend toute prétention à l’objectivité pure discutable.

Les participants prennent la parole les uns après les autres pour décrire leur vécu : jeûne sec, jeûne à l’eau, durées variables de deux à sept jours, avec des symptômes très différents selon les personnes. Certains rapportent une disparition de douleurs articulaires, une chute de glycémie, une normalisation de la tension artérielle ; d’autres décrivent une fatigue marquée, des insomnies nocturnes, des poussées cutanées ou des états émotionnels intenses. Ces écarts illustrent concrètement que l’intensité des symptômes ne reflète pas directement la gravité du terrain.

Thierry revient sur ce point précis en expliquant que l’absence de symptômes pendant un jeûne peut signifier que le système nerveux est lui-même fatigué et ne signale plus correctement. Il cite l’exemple d’un participant dont il anticipait une forte réaction, justement parce que son terrain était chargé et son énergie encore importante. Ce mécanisme, souvent mal compris, est au cœur de la lecture que Thierry propose du processus de nettoyage.

L’épisode se termine sur des conseils pratiques pour la sortie de jeûne et les jours qui suivent. Thierry insiste sur le fait qu’une grande partie des bénéfices se consolide après le jeûne, comme la reconstruction musculaire se fait pendant le sommeil et non pendant l’effort. Il souligne aussi que l’idéal, pour un jeûne long, serait de disposer d’une durée libre équivalente au double du jeûne lui-même, ce que peu de personnes peuvent s’accorder, mais qu’il vaut mieux savoir.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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J'avais envie de vous proposer d'avoir un retour par rapport aux jeunes, alors déjà un retour d'expérience. On est dans un monde où on aime bien objectiver les choses, vous savez il faut toujours faire des analyses et tout pour prouver ce que l'on dit, là quelque part délibérément j'ai presque envie de vous dire, faites-moi un retour subjectif.

Comment vous l'avez senti ? Qu'est-ce que vous avez ressenti ? C'est assez amusant parce qu'on parle toujours d'objectivité. Ma formation, moi je suis un physicien à la base et en physique, la physique moderne vous dira que l'objectivité n'existe absolument pas.

On sait maintenant, depuis maintenant quand même une quarantaine d'années, que l'observateur modifie les conditions même de l'expérience. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'objectivité. La simple présence d'un observateur va modifier les conditions de l'expérience et c'est valable tant au point de vue physique que social que relationnel.

Donc, on va rentrer dans la subjectivité. Si vous avez des critères objectifs aussi à donner, c'est très intéressant. Les personnes par exemple qui ont un problème de diabète et qui voient que leur glycémie chute, c'est très intéressant.

Mais n'hésitez pas non plus à parler de ressenti, de subjectivité, parce que souvent c'est banni dans notre société. C'est-à-dire que si quelqu'un dit, je me sens mieux, ouais, non, mais ça ne veut rien dire.

Oui, c'est subjectif, mais de toute façon, tout est subjectif puisque ce sont des sujets qui le vivent automatiquement. Donc voilà, si vous avez un cœur, s'il y en a qui ne veulent pas partager, vous ne partagez pas, il n'y a pas de problème.

Et j'aimerais surtout que vous nous disiez, pour ceux qui ont choisi, par exemple, de faire l'expérience du jeûne sec ou du jeûne avec peu d'eau, si d'habitude, ils avaient l'habitude de jeûner avec beaucoup plus d'eau, est-ce que ça a fait une différence pour eux ? Et ne dites pas quelque chose pour me faire plaisir, mais dites vraiment ce que vous avez ressenti, commence, vous l'avez vécu, ça vous va comme on me dit, chacun à son tour.

Eric, tu veux bien commencer ? Tiens, regarde, je vais te donner ça, s'il te plaît, je te remercie. Alors, concernant le jeûne, je n'ai pas beaucoup d'expérience, j'ai dû jeûner une dizaine de fois, depuis deux mois, je jeûne deux fois par semaine sec, deux jours par semaine sec.

Donc du coup, c'est vrai qu'aujourd'hui, j'en suis à mon septième jour. Tu n'as pas encore coupé le jeûne ? Non. D'accord. Je le vis bien. Les troisième jour et le cinquième jour ont été un peu plus délicats où j'étais vraiment… C'est magnifique.

Oui. C'est les deux crises prévues. Pile dedans. J'y ai vraiment pile dans ces jours-là où dans mon cas, j'imagine que chaque personne aura ses symptômes qui vont s'apparaître, moi mes symptômes ont été un peu d'une sorte comme si tous mes os se soudaient, tu vois, j'avais beaucoup de mal à me déplacer, les gens m'ont vu, tout le monde m'a vu un peu me déplacer, bref, et mais depuis hier, surtout hier, où j'ai été pris aussi en charge par Estelle et par Linda qui m'ont fait un super massage,

tout s'est un peu déclenché et j'ai senti un regain d'énergie assez bluffant. Certains m'ont vu un peu trottiner autour de la table, mais je ne le renouvelerai pas de suite. Mais en tout cas, ça m'a fait plaisir de pouvoir le faire.

Bref, donc du coup, le jeûne sec, je le vis bien. On en reparlera plus pour la sortie de jeûne. Oui, on fait du cas par cas. Quel est ton projet là, tu veux continuer le jeûne ou tu en es où là ?

On n'en parlera pas de suite. Ah d'accord, c'est ce dont on doit parler. Oui, mais ça ne me dérange pas d'en parler, mais du coup, je n'ai pas l'art de la synthèse. Du coup, mon projet, c'est de continuer.

Je suis ici pour ça, je suis ici et ça se passe bien. je suis ici et je sais que chez moi ça sera plus délicat de renouveler de longues périodes tout seul tu vois. Donc du coup c'est vrai que je me dis autant en profiter le plus.

Maintenant c'est vrai que quand j'entends et que je pense aux autres qui ont qui commencent à rompre le jeûne. Avec les cocos. Ouais je je pense au repas parce que c'est en fin de compte un acte joyeux, un peu de trop on partage etc donc c'est vrai que d'un certain côté je me dis ouais c'est vrai que ça serait sympathique de partager cette joie et mais de l'autre je me dis ben ouais c'est ici aussi que tu as une chance de pouvoir de te booster, de pouvoir avancer dans ce cheminement des symptômes,

etc. Bref, donc voilà, je ne sais pas si j'ai répondu à la question. Si, si. Est-ce que tu avais déjà jeûné à sec, comme tu m'as dit ? Oui. Est-ce que tu avais déjà fait l'expérience inverse, c'est-à-dire de jeûner en buvant de l'eau ?

Oui. Est-ce que tu as vu une différence entre les deux ? Ben oui, dans la mesure où là, j'ai j'ai fait le maximum que j'ai fait en buvant de l'eau c'est 7 jours là j'ai fait à sec 7 jours à sec je sais pas si on peut dire à sec dans la mesure où j'ai bu un petit peu le soir c'est news m'a fait un petit jus je sais pas si t'étais au courant excuse moi news pardon mais du coup il m'a fait un petit jus et puis bon bah c'est vrai que le petit jus pardon c'est ce petit jus là c'est c'est le premier petit jus qu'il m'a fait qui

m'a redonné une paix, je me suis dit alléluia. Le jour où j'étais tout rouillé de partout, je me suis dit ouf. Et son jus m'a vraiment fait du bien. Pour info, c'était de la coco, de l'ail et du curcuma.

Et du coup, c'est vrai que ça m'a vraiment fait du bien. C'est très marrant parce que c'est le jus, moi je fais coco, j'ai gingembre, ail, curcuma, donc c'est eau de coco.

Et ça, c'est un boostant pour les personnes qui sont en plein jeûne et qui ont un peu de mal, c'est extraordinaire. Exactement, je confirme. Et donc, du coup, je ne sais plus ce que tu disais.

Je te demandais comment finalement, c'est l'expérience du jeûne sec. Oui, du coup, j'ai jeûné 7 jours en buvant et j'ai jeûné 7 jours à sec. Les 7 jours en buvant ne m'ont pas fait autant d'effets positifs.

Donc, voilà la seule différence que je peux dire. A peu près. Merci. Alors moi j'ai une petite expérience de jeûne à la maison, même intermittent, même avec mes enfants de 7 à 12 qui s'y prêtent volontiers et qui se sentent renforcés par cette expérience.

J'ai même les deux petits de 7 et 10 qui ont voulu faire, parce qu'ils avaient entendu des bribes des vidéos de Thierry, qui ont voulu tenter l'expérience des 24 heures et qui s'y qui sont tenus, j'ai trouvé que c'était chouette de voir des enfants qui prenaient cette initiative.

Sinon, moi j'ai essayé que le jeûne sec, parce que j'avais toujours entendu parler du jeûne hydrique comme pouvant rendre malade, et ça me rebutait, et comme ça ne se produit pas en jeûne sec apparemment, ou au moins, en tout cas, j'ai eu envie d'essayer chez moi.

Donc, petit à petit, 20h, 22, 24, 26, c'était le maxi que j'avais fait. Ici, je me suis tentée à l'expérience des 48 heures en jeûne sec, en buvant un verre d'eau avec un peu de quinton quand même dans la journée.

Et ça s'est bien passé. J'étais assez fébrile la première fois des deux jours, lundi. Mais ça s'est bien passé. Mardi, on a fait une petite reprise alimentaire douce et puis je suis repartie mercredi et jeudi sans savoir si j'allais faire le troisième jour et ça s'est très très bien passé.

Petite baisse de tension le mercredi sinon voilà j'avais des boutons du Align donc j'avais une grosse poussée suite à l'alimentation crue alors que mes articulations allaient mieux, c'était J'ai sorti par la peau après les deux jours, ça a complètement disparu et mon teint a changé et je me sens assez bien.

Moi, pour l'expérience, j'ai jeûné depuis le début et tu as ton septième jour. Je suis au septième jour, bien qu'il y ait eu des propositions de reprendre l'alimentation sur plusieurs étapes. Troisième jour et puis encore hier soir, en fait je suis passé devant et ça ne me tentait pas de manger en fait.

Et ça, ça m'a surprise, puisque je suis quelqu'un de hyper gourmée, gourmande, qui adore manger. Là, je suis en état, je pense que je dois être super pâle et je marche un petit peu, même beaucoup au ralenti.

Et je vais m'exprimer comme je peux, parce que je suis un peu très fatiguée. Et pourtant, je suis assez, comment dire, contente de moi d'avoir pu laisser le processus se faire et avoir confiance à mon corps de laisser se faire.

Et je n'avais pas faim, je n'avais pas envie de reprendre l'alimentation. et j'ai écouté jusqu'à aujourd'hui. Et ça, c'est important d'avoir écouté ça. Et en fait, ce qui m'a surprise aussi, je me disais, tiens, hier soir, j'ai eu un processus de difficulté la nuit et ça a été plus quelque chose d'après le massage de Linda, vraiment d'une douceur, d'une écoute incroyable.

Il y a eu une sécurité intérieure qui s'est installée en moi, qui a lâché vraiment et qui a permis de reconnecter à des choses qui étaient là. Donc pour ne pas gêner Morgane dans la chambre, je me suis metté levé et là j'ai laissé faire. Alors je me suis assise un petit peu en méditation et j'ai senti les émotions, les pensées qui étaient là, qui passaient, qui étaient juste des passages comme des nuages, un peu émouvantes, un peu tristes, un peu des choses et j'ai laissé aller et

ça m'a beaucoup allégée justement, on est là pour s'alléger, c'est parfait, de nourriture physique et puis il y a aussi des trucs qui encombrent et j'ai trouvé ça... Des douleurs, excusez-moi, comment ça se passe pour toi ?

Parce que c'était un peu la grande question. Ah oui, les douleurs, ça a été difficile à gérer néanmoins. Oui. Parce que c'est permanent, donc c'est compliqué à gérer et à la fois la respiration, la détente, chaque instant me permet de continuer et je pense que j'ai aussi un mental assez fort de dire que voilà, je décide, je fais confiance et je laisse faire et quoi qu'il arrive et là de toute façon, quand on a des pathologies et qu'on est là pour ça, je sens que c'est juste,

C'est juste pour moi. Les douleurs n'ont pas diminué pendant le jeûne ? Il n'y a pas eu d'évolution ? Comment ça s'est passé ? Ah, si ça a diminué pendant le jeûne, il y a des jours où ça a atténué.

C'est assez variable Thierry. Il n'y a pas une direction constante, il n'y a pas eu d'évolution à ce niveau-là ? Pas tout à fait, mais je pense que le processus est enclenché et comme j'ai eu une conversation avec toi tout à l'heure, si j'avais pu en fait, il y a quelque chose en moi qui dit tu peux aller beaucoup plus loin.

Là, c'est vraiment aller loin, loin, jusqu'à la fin du processus, ça sera le corps qui dit, ben, arrête, quoi. Et là, ça, ça a été une révélation pour moi.

Et je sens que c'est vraiment impressionnant. Il y a une ressource que je comprends pas, que je sais pas d'où ça vient, et ça me guide. Et ça, c'est ça le processus que je peux ressentir, que je peux partir avec et continuer en me disant, Voilà, ça ici, c'est un grand pas pour moi puisque le jeûne, j'en ai fait quasiment pas ou très, très peu. Et là, ensuite, je vais mettre en place des choses en ayant compris ce qui se passe pour moi. Comment je peux gérer mes douleurs?

Comment sans médicaments? Ça, on a insisté. Je n'ai rien pris. Je n'ai pas pris d'antidouleurs. J'ai arrêté les anti inflammatoires, j'ai tout arrêté.

Et donc, voilà, c'est vraiment totalement rentrer dans l'inconnu, l'inconnu total et là c'est la révélation, c'est que je peux aller beaucoup plus loin et c'est possible et j'ai confiance. Même avec des douleurs, c'est pas un frein, c'est juste la résistance qui fait qu'on a encore plus mal.

Quand je me tends, je sens que c'est la douleur qui crée les tensions, qui crée la douleur, qui crée les tensions, c'est un cercle et Donc, je respire, je lâche, c'est constant, c'est constant.

Il faut rester vigilant dans la constance de dire, voilà, je suis bienveillante, OK, je vis ça en ce moment, OK, d'accord, voilà, je sens ça, mon corps me dit, respire, détends-toi, prends soin de toi et laisse faire.

La question de la durée du processus, on en parlera à la fin. On a échangé tous les deux, C'est vrai que ça serait intéressant de faire un petit point par rapport à ça. Et si tu veux, par la suite, je mettrais une journée de jeûne par semaine.

Déjà, quelque chose comme ça et ensuite voir un vrai jeûne plus tard pour je ne sais pas quand laisser voir les choses. Merci. Quant à moi, je n'ai pas eu d'expérience de jeûne sec jusqu'à maintenant. Par contre, je me suis lancée dimanche, c'était dimanche, dans le jeûne sec.

Est-ce que tu avais déjà jeûné avant ? J'ai jeûné plutôt déjà un intermittent avec mon mari. Genre on ne mange pas toute la journée, on remange le soir et c'était ça. J'ai essayé une fois deux jours, mais ça ne s'est pas très bien passé pour moi parce que je continue à travailler.

Et du coup, j'ai eu des crises d'hypoglycémie, de tachycardie en travaillant, ce qui n'était pas vraiment bienvenu. Alors, ça m'a un peu dégoûté le jeûne, mais maintenant, après, après cette expérience, surtout de deux jours de jeûne sec dimanche, lundi. je sais que pour l'avenir je vais pratiquer que le jeûne sec.

Pour moi qui suis fatiguée de naissance, qui suis frigorifiée tout le temps, qui ai les mains qui gèlent, je pense que c'est la meilleure des solutions parce que je l'ai expérimenté justement pendant cette semaine.

En effet, dimanche et lundi j'ai fait le jeûne sec, j'ai re-mangé lundi soir et mardi aussi, puis j'ai continué mercredi, jeudi et vendredi. Pendant ces trois jours, j'ai continué avec le jeûne sec, j'ai bu pendant la journée un peu de quinton, un peu d'eau de mer mais pure.

Quand j'avais vraiment des malaises, quand je me sentais trop, trop faible, que je pouvais plus me lever, ça m'est arrivé aussi, genre la tête qui tourne le matin, ça m'a beaucoup soulagée, l'eau de mer.

Puis le soir, on prenait des bouillons. J'essayais de ne pas exagérer parce que le premier soir que j'ai pris un peu trop de bouillons, Ça a garouillé toute la nuit, ça n'a pas fait énormément de bien.

Par contre, le jeûne sec pendant toute la journée, ça a marché très, très bien. Puis quoi encore? Les symptômes, oui, pendant ces trois jours, parce que comme je l'ai senti, le processus de nettoyage a relancé beaucoup plus vite, en fait, à partir de ce premier jour après avoir interrompu et je ne pouvais pas dormir la nuit, pas du tout, par contre je pouvais dormir toute la journée.

Puis les symptômes que je n'avais pas depuis mon adolescence avaient réapparu, genre les petites allergies, etc. J'ai rompu le jeûne hier soir et ça a continué, j'ai pas très bien dormi non plus cette nuit, j'ai dormi maintenant et je me sens vraiment très très très bien, ça fait longtemps que je me suis pas sentie si bien que ça, j'ai vraiment pas de symptômes, j'ai hâte de recommencer, J'ai hâte de réintroduire le jeûne chez moi, au moins une journée par semaine.

Et après, on verra peut-être petit à petit des jeûnes plus longs. Je me dis aussi qu'il faut apprendre à écouter son corps parce que moi, comme je suis fatiguée et comme j'ai eu d'autre part des expériences d'anorexie, de bulimie, Pour moi, le fait de ne pas manger, ça ne me dérange pas trop.

Mais par contre, écoutez, mon corps, quand tout est noir devant moi, je m'arrête. Je remange un peu. J'ai eu l'impression que quand je remange, que ça continue le processus de nettoyage.

Comme si ça me renforçait un peu, ça donnait un coup de main. Et puis, je me sens plus stable, plus stable pour vraiment continuer. Et si je continue le troisième, le quatrième jour, pour moi, le troisième jour, c'était déjà peut-être un peu trop, un peu trop parce que mon système nerveux commençait à me dire stop, c'est ça. Pour le reste, je suis vraiment reconnaissante à l'équipe, mais à mon corps aussi vraiment d'avoir eu cette expérience.

Bon, alors, ce que je peux dire sur le jeûne, la semaine dernière quand on a fait la journée complète, j'ai fait un jeûne sec, je me suis rendu compte que je n'avais ni soif ni faim. Donc cette semaine, j'ai commencé... Thierry Coulon-Marchet Tu n'avais jamais jeûné de ta vie volontairement ? Marie-Claude Jamais, et je n'entendais que des choses, pratiquement que des choses négatives sur le jeûne, à part mon médecin qui avant de partir m'a dit j'ai jeûné une semaine et ça m'a fait beaucoup de bien.

Thierry Coulon-Marchet Super. Donc ma fille m'avait dit pareil, donc j'ai dit, parce que je ne m'attendais pas à ce qu'on fasse du jeûne comme ça, je ne savais pas ce qui nous attendait, mais j'ai essayé de boire le moins possible, c'est-à-dire le matin juste le quinton, et puis le soir j'en ai repris un petit peu, je me sentais bien.

J'avoue quand même que quand il y a eu le petit bouillon, c'était pas mal. D'abord parce que c'est quelque chose de chaud, ça faisait du bien. Bon, je crois que j'aurais pu m'en passer, mais c'était quand même bien agréable.

Et hier, j'ai fait la rupture de jeûne parce que je commençais à sentir que, depuis deux jours, la tête tournait un peu, j'avais les jambes un peu flagadas. Je n'ai pas mangé beaucoup hier soir parce que j'étais vite rassasiée.

Mon corps ne me demandait pas de manger. J'ai mangé parce que je sentais que ça tournait, mais mon corps ne me le demandait pas. Ça, ça paraît incroyable. Mes articulations, je peux faire les marionnettes, ça va très bien.

Alors qu'elle te faisait souffrir en continu dont tu m'as dit, tes articulations. J'avais toujours mal aux articulations. Bon, je faisais marcher quand même. Mais là, vraiment, j'ai retrouvé de la souplesse.

Je marche beaucoup mieux. Ça aussi, c'est important. Et aujourd'hui, j'ai ressenti comme une chape de plomb qui s'échappait de ma tête. J'avais ça depuis trois ans, depuis la déclaration de ma maladie de Wallenström.

Ça m'est tombé dessus et je n'arrivais pas à remonter. Je n'avais envie de rien. Mon mari me proposait des voyages. Ça m'embêtait. Et là, d'un seul coup, je sens que j'ai envie de sortir.

Non, mais j'ai envie de sortir. Alors, j'espère que ça va durer après. Excellent. Mais je peux dire que le jeûne, pour moi, c'est très positif. De toute façon, maintenant, tu connais le chemin aussi.

Oui. Mais on a mis au point de faire une journée par semaine de jeûne. Et on va voir ce que ça fait. Excellent. Et faire également un jeûne sec. Mais en se reposant. Cette journée, ce sera notre journée et cool.

Voilà, merci Thierry, et merci à toute l'équipe qui nous encadre bien parce qu'ils ont vraiment beaucoup d'attention pour nous et c'est vraiment chouette. C'est surtout vous qu'il faut remercier parce que ce n'est pas moi qui suis là.

Oui, mais c'est l'envie d'appliquer ce que tu conseilles et puis après c'est l'encadrement qu'on a, on a mal quelque part, ce qui est souvent mon cas. Hop, hop, hop, tout de suite, on a la masseuse qui vient.

Ça va, c'est bien. On est dans un... Il y a des bonnes ondes qui circulent. Moi, je n'avais jamais fait de jeûne, donc c'est tout nouveau pour moi. Je suis partie dimanche, donc, sur un jeûne sec, Puisque tu nous avais parlé des jeûnes et en donnant les différents jeûnes secs liquides, je me suis dit que ça serait mieux comme ça.

Donc, je n'ai pas eu du tout faim, du tout soif de tout le long. J'ai quand même pris du bouillon de soir et j'ai cassé le jeûne ce matin parce que Je me sentais comme Sylviane, très fatiguée physiquement.

Et donc, je dis ce soir ou ce matin, c'est un peu pareil. Sinon, personnellement, je n'ai pas ressenti physiquement beaucoup de choses. Par contre, j'ai vraiment l'impression que mes différents corps se sont alignés et ont repris un équilibre que je n'avais pas avant de venir et ça c'est intéressant aussi de se sentir plus en harmonie soi-même à l'intérieur pour toutes sortes de choses et puis sinon voilà moi j'ai eu des moments difficiles moi ça s'est plus passé émotionnellement en parlant que

physiquement Donc, c'est pour ça que je dis que j'ai un alignement des corps et je vais continuer aussi les jeunes. Je pense à deux jours par semaine parce que c'est important et on a appris beaucoup de choses et on continue à le mettre en application.

Pour toutes les pathologies, ça ne se passe pas. Ce n'est pas en 7 jours de jeûne qu'on règle aussi tous les problèmes qu'on a. C'est de la continuité, de la persévérance.

Et donc, ça, c'est mon objectif aussi. Voilà. Oui, mon diabète, pour le moment, ça va. J'ai mangé un midi. Attends, donc ta glycémie a chuté, elle est stabilisée basse.

Ma glycémie a chuté, là, je suis à 0,5, 0,6 le matin à jeun. Après manger, là, c'était à 1,34. Donc, si ça continue comme ça, c'est bon, quoi.

Sans médicaments. Le matin avant, tu étais à combien? J'étais à 1,35, 1,45, 1,50, voire 2 au début, tout à fait au début.

Sans médicaments. Donc, j'attendais aussi de reprendre à manger pour voir ce que ça va donner parce que là, ça fait deux jours que c'était constant en dessous de zéro et en dessous de 1, pardon. Et voilà, à jeun, c'est peut-être un peu normal.

Donc je me disais, en mangeant, qu'est-ce que ça va donner ? Est-ce que c'est bon ou pas bon ? Là, ça a l'air bon, on n'a pas trop mangé, mais on a mangé des fruits, donc c'est sucré.

Et ça n'a pas monté plus que ça. Donc j'ai la tension aussi qui est descendue. Donc, déjà pour ça, c'est bien. Voilà, moi, j'en suis à mon troisième jeûne sec. J'ai fait une fois neuf jours, puis une autre fois quatre jours ici, deux jours et puis trois.

Et ce que je voudrais dire, c'est qu'après, après la reprise, après deux ou trois jours, je me sens pleine d'énergie et là, je me sens vraiment très bien. Et c'est pour ça que ça me donne envie chaque fois de refaire des jeûnes secs.

Parfois, il y a un petit coup de fatigue au mieux. Il suffit de se reposer. Mais alors après, c'est vraiment on se sent vraiment bien, pleine d'énergie. Voilà. J'ai fait deux jours et trois jours comme c'était, oui. Mais alors, ce qui me concerne, je dois dire d'abord que je suis venu ici, je suis vraisemblablement le seul parmi les participants. temps, je suis venu ici sans pathologie qui m'inquiète, à savoir que diabète type 2, hypertension et acide urique.

En ingérant des médicaments, mon médecin me dit. Vous allez devenir centenaire comme vos parents. Donc, j'ai plus accompagné mon épouse, mais je me suis dit en même temps, ça peut m'aider peut être à tomber et d'un surcharge pondérale, ce qui est le cas.

Je le sens au crâne de la ceinture, pas de doute. Et puis, pour le reste, on va voir si les gens, les médicaments, quitte à les supprimer, ça a une efficacité.

Donc, j'ai décidé de suivre le jeûne comme tout le monde et j'ai fait un jour, plus deux jours, plus trois jours, Donc, 6 jours en tout, alors là, c'est une difficulté.

Ça aurait pu durer, j'ai l'impression, une semaine de plus. Je ne suis pas du tout faim, je me sens tant bien. Tous les matins, on va faire une marche de 2 ou 3 kilomètres.

Rien, comme si j'avais mangé normalement. Et au niveau de la glycémie, de l'attention, qu'est-ce que ça a donné ? Alors, l'attention, c'est intéressant. Je l'ai prise encore ce matin et c'est la première fois depuis que je me prends l'attention ou qu'on me la prend, que je suis à ce niveau là.

J'avais 10, 6 d'un côté et 9, 6 de l'autre. Ça n'est jamais arrivé. Le mieux que j'étais, c'est 11, 12 et 7, 8 en deçois pour la diastole.

Donc, apparemment, c'est efficace là aussi. Concernant la glycémie, ce matin je suis bien, je suis à 1,05 alors que j'ai réduit mes médicaments contre la glycémie de moitié.

Et comme je l'ai dit l'autre fois, c'est parce que j'en ai oublié une partie chez moi. Ah tu rationnes ? Donc je me suis rationné comme pas dans la guerre. Donc je vais voir demain matin ce que ça donne, mais je vais supprimer tout, et on va voir après jusqu'à la fin du séjour ce que ça donnera.

Thierry Marcet Tu peux la vérifier ta glycémie, si ça remonte. Pierre Joliot C'est ça, alors par contre il n'y a qu'une chose pour laquelle je vais continuer à prendre mon médicament c'est l'acidurique parce que là il faut une analyse de sang pour faire le contrôle.

Thierry Marcet D'accord. Je ne prends pas trop le risque parce que supprimer, comme j'ai déjà fait deux ou trois crises de gouttes, c'est douloureux. C'est aussi douloureux que les coliques néphritiques, donc je n'y tiens pas tellement.

Voilà, ceci étant dit, le séjour me convient tout à fait. Et si par hasard ça passe sur les réseaux, Je voudrais encourager les gens, même d'un certain âge, ce qui est mon cas, puisque je vais tutoier les 83 ans, je voudrais encourager ces gens-là, s'ils sont intéressés par une expérience comme celle-là, de ne pas hésiter à la faire, parce que c'est faisable.

Voilà. Moi, j'avais jeûné une fois un jour sec, comme ça, sans résultat et avec la difficulté, le soir en rentrant chez moi, de devoir cuisiner. Donc, c'était difficile de faire plus qu'un jour. Ici, j'ai été content d'essayer les deux jours en me disant bon, est ce que je tiendrai?

Les deux jours se sont passés sans aucun problème et puis Oui, j'ai recommencé, j'ai rompu, j'ai recommencé les trois jours dans la foulée. Ça s'est super bien passé avec comme comme symptômes ou comme ressenti quand même une certaine frilosité.

J'appréciais vraiment le fait d'avoir une bouillotte sur mon ventre. C'était vraiment, je dirais, presque un réconfort, alors que habituellement, je ne suis pas particulièrement frileux.

Et puis, une certaine fatigue, pour ne pas dire une fatigue certaine. Et donc, j'ai vraiment apprécié sur les trois jours, les trois derniers jours, de pouvoir bénéficier d'un petit bol de bouillon léger parce que voilà, un, c'est du chaud et deux, voilà, ça relance un petit peu, je pense, l'organisme sans pour autant atténuer les symptômes d'une manière Général, il y a une chose que j'ai ressentie, c'est vraiment au niveau des jambes pendant la nuit, les jambes qui n'arrêtent pas d'avoir

envie de gigoter. Mais voilà, à part ça, rien de rien de particulier. Tout va bien, ça continue. Et toi, du coup, tu es accompagnateur et donc tu as bénéficié d'un peu moins de repos que les participants.

Oui, évidemment. Oui, mais bon, voilà, c'est vrai que je me dis que j'aurais peut-être pu aller plus loin en restant allongé autant que possible. Et tout ça.

Donc c'est vrai que ça m'encourage à aller au-delà et à revivre l'expérience en tant que participant à 100 % et pas pas pas un hybride comme j'ai déjà dit. Donc voilà c'est un fait que l'expérience est concluante et encouragée certainement. Donc moi c'était presque la première fois parce que j'avais quand même fait un jeûne intermittent, donc de ne pas manger la journée et puis on avait essayé avec ma compagne aussi deux jours hydriques, donc pas secs.

Et donc là, j'ai fait du sec les deux jours, les deux premiers et les trois autres avec le bouillon le soir. Et j'avoue que c'est plus facile, je pense, effectivement, sec qu'hydrique puisque ça m'a rouvert l'appétit de prendre le bouillon.

Ça, c'est impressionnant, rien que de l'eau, la plupart du temps, ça relance l'appétit pour chasser. Moi, ça relançait l'appétit, donc j'avais plus de difficultés les derniers jours de le faire.

Pour les symptômes, j'ai eu juste une migraine le premier soir et après un symptôme positif. Donc moi, j'ai le cancer de la lymphe, ça me fait des ganglions lymphatiques enflés. Et donc là, au bout de sixième jour, j'ai fait six jours de jeûne, ils ont désenflé complètement ce qui ne m'était pas arrivé depuis deux ans.

Donc je reproduirais l'expérience avec grand plaisir et je suis pour le jeûne. Alors je crois être le seul à avoir fait que deux jours de jeûne deux fois du coup parce que les participants ont fait le deuxième marathon de jeûne trois jours.

Donc la raison pour laquelle déjà je l'ai fait que deux fois, enfin que deux jours, c'était parce j'ai senti ma limite et aussi j'étais en jeûne avec de l'eau du coup pendant le deuxième et j'ai remarqué moi l'effet que ça a fait c'était que justement j'étais carrément plus stone. La concentration ça a été atroce par contre, genre un gros manque d'attention pour tout ce qui est autour pour moi qui suis très mental c'était vraiment difficile en fait de conjuguer l'observation et la réaction.

Et du coup, ce qui se passe, c'est que j'ai remarqué aussi que durant les deux périodes de jeûne, la prise de décision, c'est la chose qui était plus dure.

Dans le sens où une décision, par exemple, toute banale, je vais me lever, je vais aller aux toilettes, c'est genre, Pour ceux qui l'ont inculqué, ça a été d'ici là, en fait. Et donc...

Tous les processus mentaux étaient au ralenti. Oui, c'est ça. C'était au ralenti, mais à la fois, il y avait tout le côté émotionnel et cogitation qui était, par contre, elle, très présente. Mais c'est vrai que du coup, tout le côté prise de décision, Enfin, vraiment que penser constructive, j'aimerais dire ça comme ça, penser constructive, ce n'était vraiment pas évident à mettre en place pour moi.

Qu'est-ce que tu retires de cette expérience de jeûne ? Que je vais sûrement faire souvent des jeûnes intermittents. C'est quelque chose que je pense avoir besoin. Pendant la difficulté, c'est sûrement quelque chose dont j'ai besoin.

Et essayer justement de voir comment je réagis sans l'entourage, enfin sur les accompagnants qui sont vraiment super parce que sans eux, je pense qu'on n'aurait vraiment pas beaucoup de possibilités dans tout ce qu'on est en train de faire, voir combien de temps je peux tenir en jeûne du coup dans mon quotidien.

Un jour on verra, deux jours on verra aussi. C'est super, mais ça me touche beaucoup qu'il y en ait autant qui aient envie de mettre le jeûne dans leur quotidien parce que je pense qu'effectivement c'est quelque chose d'absolument nécessaire.

Et d'ailleurs, je pense qu'il ne faut vraiment pas négliger qu'au quotidien, c'est du jeûne alimentaire, mais c'est du repos aussi qu'il faut mettre dans notre vie. Et comme je vous disais, il y a vraiment des rythmes chronobiologiques dans le corps et un jour de repos tous les sept jours, c'est vraiment ce dont le corps a besoin biologiquement parlant, Il est structuré sur ce rythme-là.

Si vous vous intéressez à la chronobiologie, vous verrez qu'il y a une importance de ce jour de repos. Donc repos digestif, repos d'activité. Si j'ai encore un peu de voix, j'ai entendu deux ou trois choses sur lesquelles je voulais revenir rapidement.

La question des symptômes. Parce qu'il y a des personnes qui, lors d'un jeûne, vont faire beaucoup de symptômes. On a le cas extrême, par exemple, avec Ludo qui est encore couché.

Il y a des personnes qui vont faire très peu de symptômes. Et le danger, c'est quand on fait très peu de symptômes, de se dire rien ne s'est passé. Alors en vérité je vais vous dire c'est pas possible que rien ne se passe parce que tout le monde jeûne et tout le monde pendant le jeûne a un processus d'autophagie qui se fait en lui.

Par contre le symptôme on a vu que c'était un indicateur extrêmement mauvais de l'état de santé d'une personne et qu'il y a des personnes qui vont être avec de gros problèmes de santé qui vont faire zéro symptôme, des personnes avec peu de problèmes de santé qui vont faire beaucoup de symptômes.

Donc c'est quelque chose de très trompeur. et baser son analyse sur la présence ou l'absence de symptômes, c'est risquer de se fourvoyer. En réalité, c'est assez amusant parce que quand on a fait le tour, quand on s'est mis à jeûner, j'avais fait le pari avec mon épouse et je lui ai dit je pense que celui qui va dérouiller le plus c'est Ludo.

Pourquoi ? Parce qu'il avait quand même une affection assez profonde et il était encore jeune donc avec encore beaucoup d'énergie. Donc je me suis dit avec toute l'énergie qu'il a, ça va partir avec une grosse symptomatologie parce qu'il faut beaucoup de symptômes pour se mettre dans l'état où il est.

Or, il a quand même un trouble qui est assez profond, donc ça va nécessiter un nettoyage très très profond, et ça a été le cas. Donc, vraiment, ne vous laissez pas tromper par les symptômes.

Les symptômes, vous savez, c'est vraiment ce voyant indicateur. Et pour certaines personnes, parce que le système de câble, donc la câblerie nerveuse, commence à être fatiguée, le voyant ne s'allume pas, donc le symptôme n'est pas là.

Mais ce n'est pas parce qu'on n'a pas de symptôme qu'il n'y a pas de problème, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de symptôme qu'il n'y a pas de manifestation et qu'il n'y a pas de changement qui se passe à l'intérieur du corps.

Donc vraiment la symptomatologie, et c'est d'ailleurs là où, comme je vous l'avais dit le premier jour, je fais vraiment la grosse différence entre la médecine symptomatique, qu'elle soit allopathique ou naturelle, parce que quand on utilise des plantes ou quand on utilise des composés chimiques, c'est l'état d'esprit moi qui prévaut derrière.

Donc d'un côté il y a la médecine symptomatique, et de l'autre côté je dirais qu'il y a la médecine globale de terrain hygiéniste. et la grosse différence elle se situe à ce niveau-là. Est-ce qu'on donne de l'importance aux symptômes ou est-ce qu'on les considère comme des signaux indicateurs qui peuvent être là ou qui ne peuvent pas être là ?

S'ils sont là, tant mieux, ça donne encore plus d'indications, mais s'ils ne sont pas là, ça ne veut pas dire que tout va bien. Or, la plupart du temps, notre santé est évaluée à la présence ou à l'absence de symptômes et ce sont des indicateurs qui sont très mauvais.

Autre terme qui est venu très souvent, c'est la fatigue. En jeûne, si une personne est globalement déjà fatiguée, en jeûne, elle est totalement épuisée. C'est normal, il n'y a pas à s'inquiéter.

C'est simplement parce que la stimulation liée à la prise alimentaire n'est plus présente et qu'en plus, toute son énergie est dérivée vers le nettoyage et la détoxification. Si la personne a un gros capital nerveux, à ce moment-là, elle va pouvoir conserver un petit peu de réserve qui va lui permettre de se mouvoir, de bouger, et ainsi de suite.

Par contre, si elle a un faible capital, tout ce capital est utilisé. Donc il n'y a pas à s'inquiéter, c'est normal d'être par terre pendant le temps du jeûne. Et ça va nous permettre de passer ensuite au troisième point qui est la durée du jeûne.

Un jeûne, on ressortira d'autant plus facilement du jeûne, on retrouvera d'autant plus d'énergie qu'on a laissé le processus du jeûne aller jusqu'à son bout. Et ça, c'est un peu l'ambiguïté dans laquelle on se retrouve ici, c'est qu'il y en a qui me disent, moi j'ai envie de jeûner plus longtemps.

Ils peuvent bien sûr, par contre moi j'avais dit, mais attention quand même parce que moi, à la fin de la semaine prochaine, vous allez repartir chez vous et j'ai envie que vous soyez en état de repartir chez vous. Donc, si vous continuez trop longtemps, après, le temps de remonter, ça va être un petit peu difficile.

Mais il est certain qu'un corps redémarque d'autant mieux, en termes d'énergie, qu'on lui a laissé aller jusqu'au bout du processus. Et le bout du processus, la plupart du temps, il se traduit par le retour de la faim.

Vraiment, on commence à nouveau à avoir vraiment très très faim. Ou la langue qui redevient rose. Parce qu'on pourra faire toute une étude, on en parlera des langues, la couleur de la langue en plein jeûne, en pleine détoxification, la langue est extrêmement chargée, blanche, avec un gros dépôt, avec une craquelure qui peut paraître au centre qui signale un nettoyage du système intestinal. Et quand la langue redevient rose, c'est-à-dire que c'est terminé.

Ça ne veut pas dire qu'on est détoxifié à jamais, ça veut juste dire que c'est un peu comme quand on rénove une maison, on va rénover notre maison et puis on a trois ou quatre tranches de rénovation. La première tranche est terminée, maintenant c'est le temps de revenir à autre chose. Ça ne veut pas dire que ça ne vaut pas le coup de rejeûner plus tard, mais là la première tranche est terminée et là c'est vrai qu'arbitrairement il y en a qui ont dit bon ben voilà on les a induits aussi à faire ça sortir du jeûne alors que la

première tranche n'est pas complètement terminée et quand on fait ça c'est vrai que parfois la fatigue perdure un peu plus longtemps donc idéalement idéalement quand on jeûne alors je parle pas des jeunes d'un jour ou deux jours là ce sont des jeunes à viser de petits nettoyages dynamisants ça y a pas de problème mais quand on part dans un long processus de jeûne Idéalement, il ne faudrait pas avoir de limite.

Il faudrait avoir devant soi un mois, un mois et demi, ce qu'on veut, en considérant qu'il faut toujours à peu près compter le double du temps du jeûne. C'est-à-dire, si vous jeûnez trois semaines, il faudrait avoir trois semaines derrière pour pouvoir remonter à être à son plein potentiel. Tout le monde n'a pas ce temps-là.

Mais voilà pour vous dire par rapport à ces trois phénomènes qu'on a vus. Donc, s'il y en a qui veulent continuer, ils peuvent continuer. Après, ils sont responsables aussi de leur choix. C'est-à-dire que si la semaine prochaine, ils sont encore un peu en fatigue quand ils repartent, j'espère que chez eux ils ont les circonstances pour pouvoir se reposer, parce qu'une bonne partie des bienfaits du jeûne se passent dans les jours après le jeûne.

Vous savez, c'est un peu comme quand quelqu'un fait de la musculation et les muscles croissent pendant la nuit. Là, c'est pareil. Dans les jours qui vont suivre le jeûne, la rupture de jeûne, énormément de bienfaits se font.

Et pour mémoire, moi je citais l'histoire d'un ami qui avait une atteinte d'une ère optique qui faisait que sa vue baissait régulièrement assez rapidement et il a fait 12 jours de jeûne.

en ces douze jours de jeûne, il n'y a eu aucune manifestation symptomatique. Il était un peu fatigué, mais à part ça, rien. Donc il est sorti de ces douze jours de jeûne un petit peu déçu, pour ne pas dire dégoûté, en disant que finalement ça n'a servi à rien.

Il voyait toujours aussi mal, il n'y avait pas d'évolution. Donc il s'est dit que c'était pour rien, je me suis donné du mal pour rien. Quelques jours après, je crois une semaine, dix jours après, il y a un matin où il s'est dit, quand même il y a quelque chose là.

Sur des objets du quotidien, il avait l'impression qu'il voyait mieux. Et en l'espace d'un mois, il a retrouvé une très bonne partie de sa vue. Je ne pourrais pas vous dire exactement les chiffres exacts, mais il y a vraiment eu une modification.

Et un processus qui était un processus dégénératif a été complètement inversé. Donc dans les jours à venir, il va y avoir des processus encore qui vont se passer dans votre corps. C'est pour ça que c'était important de rester ensemble, d'avoir une semaine encore derrière. Après, ceux qui veulent continuer, ils auront un peu moins de temps, ou alors il faudra que chez eux, ils aient la possibilité de se reposer pour laisser le processus se faire et cueillir vraiment les fruits de ce qu'ils

ont accompli. Mais voilà, ceux qui veulent continuer peuvent continuer, il n'y a aucun problème de ce côté-là, je ne bloquerai jamais à ça. Je le comprends, je comprends la démarche.

La seule chose, c'est d'avoir un peu de temps chez soi pour pouvoir se reposer en regard. Si vous redémarrez lundi le 18 avec un travail extrêmement exténuant, je veux dire, prenez quand même la précaution de vous arrêter suffisamment tôt, voilà. Si ce n'est pas le cas...

– Il y a le voyage quand même. – Ouais, à chacun de juger pour le voyage, comment il se passe en train, en voiture, enfin voilà, c'est à chacun de voir. Donc là, on a fini pour cette partie-là, tu peux couper ça.

Il faut juste que je passe une information à mon épouse et je reviens, j'ai pas mal d'informations à vous donner si vous voulez bien.

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