Témoignage : retour à la santé après 30 ans de psychose schizophrénique
Éric a vécu plus de trente ans avec des psychoses schizophréniques cycliques, alternant des périodes de quinze jours à un mois de crise et de brefs retours au calme, depuis l’âge de quinze ans. Électrochocs, neuroleptiques, hospitalisations psychiatriques : les traitements conventionnels lui apportaient au mieux un répit temporaire d’un mois et demi, sans jamais interrompre les cycles.
C’est en regardant des vidéos de Thierry sur les neurotransmetteurs et le rôle des intestins qu’Éric a eu un déclic. Il a commandé un extracteur de jus, supprimé le gluten, les produits laitiers et le sucre raffiné, et commencé à observer les premiers effets sur son état général et sa peau.
Pour accélérer les résultats, Éric a enchaîné trois jeûnes progressifs : un jour, puis trois jours, puis cinq jours. C’est au-delà du troisième jour du dernier jeûne, malgré des migraines et des insomnies, qu’il a ressenti un changement net. Dans le mois qui a suivi, les cycles de crise ont commencé à s’espacer, puis à disparaître.
Thierry s’appuie sur ce témoignage pour rappeler que le psychisme fonctionne en lien direct avec le corps et ce qu’on lui donne à manger. Il souligne aussi qu’Éric n’est pas passé à 100 % cru : supprimer les poisons majeurs et ajouter des jus de légumes a suffi à produire des résultats visibles, même sur un terrain familial fragilisé.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Présentation d’Éric et de son parcoursThierry introduit Éric, qui décrit trente ans de psychoses schizophréniques cycliques débutées à l’adolescence.
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1:30Électrochocs et impuissance médicaleÉric raconte les séjours en hôpital psychiatrique, les électrochocs et pourquoi les traitements ne faisaient que repousser les crises.
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3:30Le déclic : intestins et neurotransmetteursEn découvrant le lien entre la production intestinale de neurotransmetteurs et la santé mentale, Éric décide de changer d’approche.
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4:30Jus, suppression du gluten et des laitagesÉric détaille ses premiers changements concrets : extracteur de jus, arrêt du gluten, des produits laitiers et du sucre raffiné.
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6:30Trois jeûnes progressifs pour aller plus loinÉric explique comment il a enchaîné un jeûne d’un jour, de trois jours puis de cinq jours, et ce qu’il a ressenti à chaque étape.
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8:00Les cycles s’espacent, puis disparaissentUn mois après le dernier jeûne, les périodes de crise commencent à s’espacer et finissent par ne plus revenir depuis six à huit mois.
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10:00Trente ans de psychiatrie pour une question alimentaireThierry et Éric reviennent sur le paradoxe : des décennies de traitements lourds alors que la piste alimentaire n’a jamais été explorée.
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12:00Terrain familial et fragilité héréditaireÉric évoque les antécédents de dépression dans sa famille et les crises d’acétone de son enfance, qui signalaient un terrain déjà fragilisé.
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14:15Apprendre à croire que ça va durerAprès trois décennies de cycles, Éric témoigne de la difficulté à intégrer que l’amélioration est réelle et durable.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Salut Eric. Salut Thierry. Je te remercie de nous recevoir chez toi. Ça fait un petit moment que j'avais envie d'avoir ton témoignage. Là je suis en train d'enregistrer les vidéos pour Terra Incognita pour ces trois semaines et tu as une histoire qui n'est pas commune.
Tu m'as dit je reviens de l'enfer. Oui je reviens de l'enfer. Je pense que je reviens de l'enfer. Tu peux nous dire ce que tu as vécu ? En fait pendant plus de trois décennies j'ai souffert de psychose schizophrénique à répétition, mais bon on peut faire des psychoses schizophréniques mais je veux dire à répétition tu vois c'est à dire que pendant 15 jours, trois semaines, un mois c'est un lébé puis pendant 10-15 jours schizophrénie et sans arrêt comme ça tu vois c'est sans arrêt c'est pas tu fais une schizophrénie,
une dépression ou une dans l'année ou une tous les deux ans tu vois là c'est à répétition et c'est en permanence. Pratiquement plus de 30 ans. Depuis l'âge de 15 ans, tu as fait des tas de traitements.
Au début j'ai vu des psychiatres, mais je me suis aperçu assez vite que les psychiatres, dans leurs yeux je le voyais, ils étaient impuissants. impuissants et voilà quoi et moi bon j'étais à l'époque j'étais jeune et puis moi je faisais c'est ma mère qui j'allais j'allais avec ma mère et ça continuait ça continuait ça n'a fait que progressivement ça j'ai vieilli en fait tu vois et en fait j'ai vieillis avec la maladie c'est que tu as fait des séjours à l'hôpital psychiatrique tu me disais assez bien. Oui on m'a fait des des
électrochocs alors d'abord on m'a fait des électrochocs avec anesthésie, parce que le psychiatre ne les faisait pas sans anesthésie. Mais moi, il est arrivé un moment où j'étais au bout du rouleau et j'avais entendu parler d'un psychiatre à Rémoulins qui les faisait sans anesthésie.
Alors j'ai demandé, je n'avais plus rien à perdre. Le point où j'en étais, c'est ça ou alors pam pam. Je suis allé le voir, il me les a fait.
Par contre, j'avais peur quand même parce que sans anesthésie, tu as le cerveau qui mouline parce qu'on te réveille à 6h30 le matin, on te fait bouger le lit d'un quart, tu entends des mains qui viennent, tu imagines dans ta tête ce qu'il se passe derrière toi, et d'un coup bouf, tu tombes évanoui, tu te réveilles une demi-heure, trois quarts d'heure après, et tu as un peu des pertes de mémoire mais l'avantage des électrochocs c'est
que tu es bien mais instantanément, c'est-à-dire Quand on te fait des électrochocs, quand tu te réveilles, tu es biais. En fait, ça a tout chamboulé dans ton cerveau. Je ne sais pas ce qu'il se passe au niveau médical, je ne connais pas grand-chose, mais tu es biais, tu sens que tu es biais.
Mais le problème, c'est que ça a duré un mois et demi. Et après, ça a recommencé. Rebolote, rebolote, en passant par plein de... Après, j'ai perdu ma femme, j'ai perdu mon travail, je suis parti.
Je ne sais plus où aller, j'irai. Après, plus ou moins, j'ai demandé une pension, les années sont passées, sont passées, sont passées. Et un beau jour, je suis sur Internet, complètement au hasard, sans chercher, sans faire quoi que ce soit.
Je vois un gars qui fait des vidéos. Je regarde, il me parle de neurotransmetteurs, de physiologie, il se raconte et tout. Puis surtout, tu disais que 80-70%, on s'en fout du pourcentage, étaient fabriqués par les intestins.
Quand j'ai entendu ça, ça fait quand même des clics dans mon cerveau. Je me suis dit ce gars, mais qu'est-ce qu'il raconte ? Moi, on m'a toujours dit, je vis dans le dogme de la psychologie, C'est-à-dire que tout tourné, on m'a toujours dit que c'est le cerveau, c'est le cerveau, tout est basé sur le cerveau en fait.
Tout ce que tu as, c'est le cerveau, ça ne marche que dans ta boîte, il n'y a que là, c'est l'oreille, le corps, il suit. Mais non, en fait, j'ai commencé à intercouper les messages que tu disais, les informations, j'ai recoupé, parce qu'en fait, il y a des sciences, ça a été dévoilé, mais ils n'en parlent pas.
Ils n'en parlent pas. Si tu fais tes recherches sur internet, tu le trouves tout simplement. Alors qu'ils devraient en parler, c'est quelque chose qui devrait exploser même. Ils devraient parler même que de ça.
Et je vois toi qui fais ta vidéo et je me dis que ce n'est pas possible. Et au bout de dix jours, je commence à commenter un extracteur et je bois le jus. Je ne sais pas, c'est un ressenti comme tu dis.
Le premier jus que j'ai bu, c'est un jus de fruits, j'ai senti comme si j'avais jamais bu, mais qui m'apportait quelque chose. Puis après j'ai continué, j'ai fait des jus de légumes par contre, plus de légumes que de fruits.
J'ai fait des tisanes, j'ai supprimé d'entrée le gluten. Alors ça, ça a été le gluten, c'est la... Déjà, ça a dû se lever dans la tête. Gluten, lait de vache et sucre.
Le sucre raffiné. Ça, c'est les trois aliments. Après, avec ça, tu fais 70 % du boulot facilement. C'est énorme. Mais c'est pas que c'était long. Je voyais que ça m'apportait quelque chose déjà. Je sentais qu'il y avait quelque chose qui se passait, mais ce n'était pas assez.
J'ai fait les jeûnes. T'as commencé à jeûner ? J'ai fait un jour. après j'ai fait trois jours et j'ai dit il faut que j'aille après trois jours. C'était dur parce que je maigrissais, je suis tempérament mince et là actuellement comme tu me vois j'arrive plus à grossir.
Depuis que j'essaye de manger plus ou moins, je ne dis pas que je suis un grand, je ne suis pas allé à manger tout cru, je ne peux pas d'ailleurs manger tout cru, il me faut du cuit, il me faut du consistant.
Mais malgré que je mange du consistant, parce qu'avant j'aimais bien le Je ne grossis plus. Je n'arrive plus à grossir. Ça fait combien de temps que t'as fait le changement ? Ça fait plus d'un an quand même. En fait, il faudrait que je mange des quantités de plus.
C'est toujours ça le changement. Tu dois arriver à manger assez parce que c'est une alimentation qui est chargée en eau. Tu disais que tu as commencé les jeûnes. En fait, quand j'ai fait le troisième jeûne, c'est-à-dire j'en ai fait un de 1 jour, le deuxième de 3 jours et le troisième de 5 jours.
Quand j'ai fait le troisième jeûne que j'ai dépassé, je voulais arrêter au bout de 3 jours parce que je commençais à avoir des douleurs, des migraines, mais des fortes migraines et je commençais à avoir des insomnies.
Mais j'ai dit il faut que je fasse 5 jours. Mon corps me disait il faut que tu ailles au-delà des 3 jours. J'ai bien fait parce qu'en fait quand je suis allé au-delà des 3 jours, J'ai senti comme un dégraissage, comme un truc qui se passait quelque chose.
Et après, j'ai fini mon jeûne, petit à petit j'ai bu parce qu'il faut redémarrer petit. Progressivement, j'ai maigri, j'ai maigri, j'ai maigri, mais ça fait rien, c'est plus ça que j'avais en tête, ce que j'avais en tête c'est guérir ou m'améliorer, mais qu'il se passe quelque chose dans mon corps, dans ma tête.
Et quand j'ai fini ce jeûne, j'ai senti qu'il se passait quelque chose. Et au bout d'un mois, mes périodes ont commencé à s'espacer. Et quand mes périodes ont commencé à s'espacer, j'ai dit là vraiment qu'il se passe quelque chose. Parce qu'en fait, c'était mécanique, c'était des cycles.
Tu savais quand t'es dans la crise. Quand j'étais en crise, je ne pouvais rien me prévoir, mais c'était des cycles réguliers. C'était comme si quelqu'un écrivait sur une page « Eric, là tu vas rechuter, là tu vas rechuter ».
C'était écrit et ça se passait. En fait, c'était à quelques jours près, mais ça se passait. C'était mécanique. Et là, je voyais que ça sautait, mais non seulement ça sautait, mais ça s'écartait et ça se prolongeait.
Et là, j'ai dit qu'il fallait bombarder. Je continue les jus, surtout des légumes. Les orties, j'ai coupé les orties. Les chardons marins, tu sais, les chardons marins.
Je coupais, je buvais, je buvais. Et voilà, petit à petit, ça fait vraiment huit mois, six mois que vraiment, je le vois que ma peau, elle est... Je ne sais pas, je sens que je...
Je me sens autrement. Et les grilles, depuis huit mois ? Il n'y a plus rien, il n'y a plus rien du tout, mais pour moi c'est le gluten.
Je pense que c'est le gluten et le sucre, parce que j'étais un gros gourmand. Je ne mangeais pas des tartes, mais c'est une merde de yaourt, des sucrés, plein de trucs qui ne sont pas bons. — Tu te rends compte que c'est quand même une folie, c'est-à-dire que pendant 30 ans, tu es passé par l'hôpital psychiatrique, électrochoc, thérapie cognitive, et ainsi de suite.
En fait, c'était juste une question alimentaire. Ouais, c'était juste une question alimentaire. La clé était là. Ah oui, c'était... Ça pourrait être risible si c'était pas aussi horrible. Mais je préfère mieux en rire, je préfère mieux en rire, parce que j'ai pas ma pistoleture dans le sang, mais je préfère mieux en rire.
Tu te rends compte de cette folie ? Ouais. On passe au travers de tout ça et puis on rate tout, quoi. Ouais. Mais le jeûne, c'est vrai que le jeûne, en fait, le jeûne, c'est accélérer les choses.
Mais le problème, c'est qu'il faut pas... Après, je sais pas, moi, je suis pas un professionnel, mais je sais qu'il ne faut pas faire un jeûne comme tu avais dit là, d'un coup mettons.
Oui, tu as bien fait. Un jour, trois jours et cinq jours, voilà. Cinq jours. Mais je vais en parler, durant ce terrain communitaire, je vais en parler beaucoup, de ce qu'on appelle la maladie mentale, entre guillemets, et ramener ça dans le corps.
Parce que de toute façon, le mental, l'idée dans le corps, il fonctionne en fonction du corps et en fonction de ce qu'on lui donne à manger et en fonction de notre environnement. Ça, c'est une manifestation extraordinaire, quoi. Et bon, tu disais ta peau qui s'est améliorée.
Je le vois, je le sens, tu vois, c'est comme, tu le ressens, tu ressens que dans ton corps il y a quelque chose qui circule, que d'habitude ça ne circule pas comme ça, il y a quelque chose dans ton corps.
Et dis-moi, les gens qui étaient autour de toi, les médecins, la famille, ils ont vu ce qui se passait ? Ah mon frère, moi je suis proche de mon frère, c'est-à-dire que voilà, quand j'ai quelque chose d'intime à discuter, je discute avec mon frère, et bon voilà, après il me dit parce que lui, il n'est pas trop là-dedans, mais il s'intéresse à tout.
Il est curieux, comme tout le monde. Ça a quand même interpellé lui. Oui, ça l'a interpellé. Je lui ai dit, vas-y, au point où tu en es, tu essaies. Et les médecins ?
Ah non, mais les médecins, je n'ai plus de contact avec les médecins. Même quand j'étais malade, je n'ai plus de contact avec les médecins parce que les médecins ne peuvent plus rire, ils sont impuissants.
Ils sont impuissants, mais quand je te dis impuissants, ils sont impuissants. Non seulement, quand je prenais les cachets, ça me faisait rire, mais ça me faisait l'effet inverse.
C'est-à-dire que quand je prenais les cachets, les neuroleptiques et compagnie, mes périodes où je n'étais pas bien, elles se prolongeaient. En fait, c'est comme si mon corps rejetait tout. — Donc tu en étais arrivé à un point où finalement tu vivais avec et puis c'était tout. — Voilà, j'attendais, j'irais, je cherchais, je cherchais, et je suis tombé sur toi.
Il a fallu que je tombe sur toi. — J'espère que ça va pouvoir interpeller pas mal de monde ton témoignage. se rendre compte que, bon, la maladie dite psychiatrique, ça vaut quand même peut-être le coup d'investiguer au niveau alimentaire, mais tu parles du gluten, effectivement, du probiotique...
En plus, dis-moi, là, en ce moment, tu ne manges pas à 100 % cru ? Non, non, non, mais je ne peux pas, moi, j'ai cru !
Je ne peux pas ! Ce que je veux dire par là, c'est qu'il n'y a pas besoin de faire du sang, Non, non, il y a juste à supprimer des... Supprimer des procédures, rajouter des jus...
Les jus, c'est important, les jus. Je pense, les jus légumes, surtout pour quelqu'un comme ça, qui est assez nègre, dénénéralisé, c'est pas assez important.
Le jeûne, je pense, effectivement, t'as donné un bon coup de boost pour aller dans ce sens-là, mais il n'y a pas besoin d'être à 100%. Par contre, il y a des choses majeures qu'il faut supprimer, qui changent tout, qui lèvent un voile complet.
Ouais. Et franchement, tu vois, ça fait 8 mois que je suis bien, et je n'arrive pas à réaliser encore. Parce que je veux tellement rester longtemps dans cet état Je sais que je vais bien, je suis bien, mais je n'arrive pas encore à réaliser, à croire que ça va durer, que je suis dans un autre état.
Je n'y arrive pas encore. Il faut avoir un petit goût, il faut s'habituer à être mal. Après, c'est vrai que quand j'étais jeune, c'est l'époque où début des années 70, mon père était camionneur et il nous ramenait beaucoup de coca.
Je buvais beaucoup de coca et à l'époque, quand j'étais petit, je faisais des crises d'acétone. C'est vrai que plus ou moins, je devais être fragile du foie aussi. Au niveau du foie, je devais être fragile.
Peut-être un peu tout. Ma mère aussi, je tire un peu des gènes, elle faisait des dépressions. Elle-même de sa mère tirait des dépressions. Il y avait un terrain qui était déjà préparé à ça.
Mais là, je n'ai pas peur des mots parce que je cherchais un mot. Quand j'allais voir le psychiatre, ce n'est pas pourquoi on me disait… Moi, ce qui comptait, c'est un mot.
Je voulais savoir comment ça s'appelait ce que j'avais. Alors les mecs me disaient psychose maniacodépressive, dépression, phobie sociale, j'ai tout entendu. J'ai entendu mais du tout et n'importe quoi.
Et un jour le mec il m'a dit, c'est moi qui me suis fait mon opinion, il m'a dit monsieur vous souffrez de psychose schizophrénique. C'est vrai parce qu'en fait, quand j'étais en crise, c'est une forme de, comment on C'est de l'autisme en fait.
C'est une forme d'autisme. C'est-à-dire que je suis enfermé. Quand je ne sortais pas pendant 15 jours, 3 semaines, je restais enfermé chez moi, je ne bouge plus. Je restais allongé sur un canapé.
Je vais te manger des pâtes crues, du riz cru. Je vais te manger, tu vois, des trucs. Je suis dans un autre monde, quoi. Ma capacité mentale est complètement diminuée. Je veux dire, ce n'est même plus la même personne, tu vois. C'est moi, mais ce n'est plus la même personne.
Et puis après, tu réémerges. Et après, tu réémerges. Petit à petit, tu te sens mieux. et c'est sans arrêt comme ça, tu vois. Et ce qui est intéressant dans ce que tu dis, c'est que moi j'avais un terrain, peut-être familialement, qui était préféré.
Ah oui, non mais c'est sûr ! Et donc ce qui fait que les symptômes étaient extrêmement forts. Mais moi ce que je vois au quotidien, c'est que pour tout le monde, il y a ces fluctuations.
Sauf que si tu as un terrain un peu plus fort que le tien, ça va pas se manifester d'une façon aussi handicapante. Mais pour tout le monde, le psychisme est totalement influencé par notre régime alimentaire parce qu'il nourrit au quotidien.
Et ça c'est une manifestation. Après je me dis maintenant, à l'heure où je te parle, je me dis non mais c'est pas psychologique tu vois. Je suis guéri, guéri, j'aime pas le mot guéri, mais je suis mieux, mais c'est pas dans ma tête, je suis vraiment mieux.
Tu vois, c'est pas... Mais voilà, mais comme je te dis, j'ai du mal à réaliser encore, parce que je suis tellement resté longtemps, tu vois, c'est la durée en fait, plus de trois décennies, tu vois, c'est la durée en fait que j'arrive pas, j'arrive pas encore à...
à réaliser que voilà quoi. Revenu dans la vidéo. Oui. Je te remercie. C'est moi qui te remercie. C'est moi du fond du cœur. Sincèrement, j'espère que ça va vraiment interpeller du monde, pour les proches de personnes qui souffrent, pour les personnes qui souffrent, qu'ils essayent, qu'ils n'ont rien à perdre, qu'ils essayent et qu'ils voient.
De toute façon, ça ne va pas leur faire mal et qu'ils voient parce qu'il y a peut-être autre chose à comprendre et peut-être qu'ils vont prendre le risque d'aller mieux. Voilà. Merci Eric.
Merci à toi. Merci, c'est ça. !
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