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Témoignage d'Éric, libéré de la schizophrénie (bilan six mois après le 1er témoignage)

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L'équipe RGNR
53 vues • Publiée le 15/07/2016

Thierry retrouve Éric dans la Drôme, sous le Ventoux, six mois après une première vidéo où celui-ci témoignait de sa sortie de 30 ans de schizophrénie. L’objectif est simple : vérifier que les résultats tiennent dans la durée et ne relèvent pas d’un effet passager.

Éric décrit un équilibre alimentaire qu’il a trouvé progressivement, avec des jus, des jeûnes courts et des fermentations. Il mentionne avoir repris 3 à 4 kg perdus lors de la première phase, et attribue cela à une reprise de contrôle du système nerveux plutôt qu’à une augmentation des quantités mangées.

Deux autres problèmes anciens ont disparu ou nettement régressé : un eczéma présent depuis dix ans et des troubles de la vue qui l’obligeaient à porter des lunettes. Éric évoque la méthode Bates pour les yeux, pratiquée quotidiennement, et une cure d’ortie qu’il considère comme un élément central de sa récupération.

La conversation se termine sur la récupération sportive, que Éric décrit comme radicalement différente d’avant, et sur la logique de Thierry : comprendre le fonctionnement du corps humain, c’est savoir ce qu’on peut en attendre, sans avoir besoin de s’en convaincre.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

J'aime bien venir prendre des nouvelles un peu des gens que j'ai filmé en vidéo pour voir un petit peu ce que ça donne six mois après. Donc là, je suis dans le beau pays de la Drôme. On va suivre cette petite route pour aller retrouver Eric qu'on avait filmé il y a six mois, qui nous racontait qu'on a été sorti de l'enfer de 30 ans de schizophrénie.

Et on va voir que ça va de C'est mieux en mieux, ce n'est pas un feu de paille, c'est de la pure régénération. Eric, ça fait plaisir de te revoir ici. Ça me fait plaisir à moi aussi surtout de te revoir.

J'aime bien prendre des nouvelles des gens quelques temps après parce qu'on a tout fait de me dire tu filmes les gens et puis après on n'a plus de nouvelles, on ne sait pas ce que ça donne et ainsi de suite. On s'était vus il y a presque six mois, tu étais dans le sud-sud.

Thierry Laforte. J'étais plutôt vers Amman, Bouddhirone. Thierry Laforte. À Los Angeles. Thierry Laforte. L'Anse en Provence. Tu nous avais parlé de ton parcours avec la schizophrénie, la véritable renaissance que tu vivais.

Six mois après, je te retrouve dans un pays magnifique de la Drôme, en dessous du ventou, tu peux nous raconter un petit peu comment tu vas ? – Ça va toujours impeccable, je bois toujours des jus, voilà, en fait, j'ai trouvé un équilibre et puis tout va bien.

En plus, je suis dans un environnement exceptionnel. – Oui, au niveau de l'air. Oui, il y a tout, je veux dire, c'est une suite, c'est un parcours qui...

Voilà, pendant ces 6 mois, pas de problème, pas de rechute ? Non, pas de rechute, je vais bien, je me sens bien.

Après, c'est toujours pareil, j'ai trouvé mon équilibre alimentaire, je bois ma petite eau de canton de temps en temps, mes petits jus, un petit jeûne par-ci, par-là, et voilà, tout va bien, Tu as le meilleur des mondes.

— Tout marchait bien. Tu l'as laissé derrière toi. — Oui, oui, oui. Mais des fois, c'est vrai qu'en y repensant, comme je te disais dans la première vidéo qu'on avait faite, j'ai encore du mal à réaliser que...

— Oui, que c'est définitivement fini. — Ça arrive, voilà, que c'est définitivement fini. Il y a toujours ce passé, trois décennies. On ne peut pas jeter trois décennies comme ça à la poubelle d'un coup. Mais voilà, la vie continue.

— Tu sais, quand on avait fait la vidéo, tu m'avais dit que tu avais perdu beaucoup de poids, que tu n'arrivais pas à reprendre du poids, j'ai l'impression que tu as repris du poids.

— Oui, j'ai repris. Et en fait, je voulais que tu me parles justement de ça, c'est qu'en fait, et pourtant je ne mange pas plus. C'est-à-dire que je mangeais comme avant et en fait, le poids est revenu.

C'est-à-dire que j'ai l'impression que mon système nerveux a dû reprendre le contrôle ou je ne sais pas, et puis voilà, je mange normalement et j'ai repris mes 3-4 kg et voilà, tout va bien.

— Tu me disais que tu as déjà fait un petit peu de jeûne, tu as un peu expérimenté avec le jeûne ? — Oui, j'avais fait un jour d'abord, 3 jours, et puis après 5 jours, mais à l'eau.

Et là, j'aimerais bien expérimenter, on va dire pour commencer, deux jours secs. — Deux jours de jeûne sec. Surtout dans un environnement comme ça, l'air est excellent.

— Oui, il y a tout qui permet de le faire. — Ça, c'est magnifique. Et au niveau état psychique, sommeil, tout va bien ? — Ça va. Tu sais, quand on a fait la première vidéo, je n'ai pas trop voulu dire de choses parce qu'en fait je me suis dit qu'ils allaient me prendre pour un illuminé, le mec a guéri de la schizophrénie, il a guéri de ci, il a guéri de là.

Maintenant, dans la deuxième vidéo, on peut en parler. Moi, pendant 10 ans, j'ai souffert d'eczéma. – Oui, dégagé pareil. – Dégagé pareil, plus d'eczéma. Je vais te montrer, j'ai encore la trace, au tibial. Les séquelles, comme on dit, tu vois, tu as la marque.

Ma peau est un petit peu brûlée. Voilà, et 10 ans à me ranger jusqu'au sang, tu vois. Et voilà, ça, et puis au niveau de la vue aussi. Je portais des lunettes avant, je portais des lunettes.

Et en fait, bon, après je ne sais pas si c'est un ensemble de tout, je ne sais pas, j'ai fait un travail, la méthode Bates, je travaille sur les yeux, et tous les jours, pratiquement tous les jours, je me donne ma petite demi-heure à travailler les yeux, tu vois. Et depuis, plus de lunettes ?

Je vois mieux, je ne vais pas te dire que j'ai retrouvé une vue 100 % comme avant, mais je n'ai plus besoin de porter de lunettes. Tu me disais aussi que tu t'es fait une bonne cure d'ortie et que ça avait bien participé.

Oui, pour moi l'ortie c'est la plante... C'est vraiment la plante... Moi c'est ma chouchoute, l'ortie c'est... Tu ne te touches pas à l'ortie ! Elle est gratuite, elle est abondante, elle est bien nutritionnelle.

Tu t'es fait une bonne cure ce printemps. Oui, bon, cure d'ortie, après avec tout ce qui va avec. J'essaie toujours de trouver un peu, voilà, ici... L'environnement est magnifique.... des plantes sauvages, tu vois. Je ne connais pas encore bien les plantes sauvages, mais je m'y mets petit à petit et voilà, j'en découvre de temps en temps, j'en découvre une nouvelle.

Et voilà, l'ortie pour moi, c'était une révélation pour moi, l'ortie. Je ne connaissais pas au début. On entendait parler de l'ortie. Après, j'ai lu, je me suis documenté tout ça et j'ai vu vraiment que c'était une plante à parc.

— Qui a un spectre hyper large. — Oui, hyper large, comme tu dis. C'est vraiment... voilà. — Donc tu me disais, examen dégagé, la vue qui va mieux, les crises bien sûr de ce qui va mieux, ça c'est principal.

Et au niveau de l'énergie globale, tu te sens comment ? — Ça va, je me sens bien. J'ai plus de... mais après c'est toujours pareil, c'est un ensemble.

C'est les jus, c'est un peu tout, je bois de l'eau de mer, pas mal de lacto-fermentation, le tout réuni. Quand je vais faire du sport, je récupère plus vite.

Avant je faisais du sport, quand j'étais en crise, je le sentais, j'étais fatigué, il fallait plus de temps pour que je récupère. Je me suis dit que ce n'est plus pareil, c'est le jour et la nuit.

La récupération, il y en a avant et il y en a après. Ce n'est plus pareil, ce n'est plus pareil, ce n'est plus pareil du tout. C'est super de te retrouver pour l'après dans un paysage aussi magnifique parce que ça aussi c'est la belle histoire.

Non seulement il y a la réhabilitation physique, mais en plus tu as pu mettre ta vie en cohérence, trouver un endroit en pleine campagne juste sous le ventoux absolument magnifique. C'est bingo à toutes les échelles. Je n'attends que la suite, je suis open, tranquille. Pour moi, ça s'annonce bien.

Thierry Lecce Éric, je te remercie beaucoup. Moi aussi, des petits clins d'œil comme ça de temps en temps, ça me tient à cœur pour dire que ce n'est pas des succès de courte durée, ce n'est pas des espèces de feux de paille qui démarrent et qui retombent.

C'est qu'à partir du moment où on normalise la fonction du corps, Les choses sont guéries et ce n'est pas une rémission. Thierry Samitier-Lacroix Je veux dire, les choses, il faut bien les faire par étapes.

Il ne faut pas non plus, parce que je vois sur ton site qu'il y a des gens qui viennent... ça ne fait pas tout ça, mais les mecs, ça fait 20 ou 30 ans qu'ils mangent de la bouffe industrielle et du jour au lendemain, ils veulent être guéris, ça ne peut pas marcher.

Ça ne peut même pas faire l'effet inverse, c'est-à-dire que ton corps rejette si tu envoies tout en bloc. Olivier Roland On se fait peur parce qu'on ne comprend pas ce qui se passe, c'est clair. Il faut y aller quand même par étapes. C'est ce que je dis souvent.

Quand on me dit que ça ne marche pas, je dis à la personne tu as fait combien de temps ? Qu'est-ce que tu as essayé ? Moi, je sais comment fonctionne le corps humain, donc je me dis que ça ne peut pas ne pas marcher.

Quand je dis ça, les gens me disent qu'il est complètement fou d'avoir autant d'assurance. En même temps, quand tu comprends comment fonctionne le corps, c'est un peu comme un mécanicien qui sait comment fonctionne une voiture, une fois qu'il va la voir réparée au niveau du moteur, il sait très bien qu'elle va démarrer, il ne se pose pas de problème, il comprend comment elle fonctionne.

C'est le principe avec le corps, à partir du moment où on sait comment ils fonctionnent, on sait ce qui se passe, et t'en es encore la belle illustration. Merci Eric. Merci à toi, ça me fait plaisir de te revoir.

Merci Eric.

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