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Syndrome d'épuisement chronique, une synthèse

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L'équipe RGNR
33 vues • Publiée le 28/07/2014

Cette vidéo est un entretien avec le Dr Laurence Desjardins, auteure d’une thèse soutenue en 2012 sur le syndrome d’épuisement chronique. Elle y expose les mécanismes physiopathologiques communs à toutes les formes d’épuisement, qu’il s’agisse d’un burn-out professionnel, d’une maladie chronique ou d’un stress familial prolongé. Le point central : les mécanismes du stress sont non spécifiques, c’est-à-dire que le corps répond de la même façon quelle que soit la cause.

L’entretien détaille la cascade hormonale liée à l’hyperstimulation du système orthosympathique, avec en premier lieu le cortisol. Sont abordées les conséquences concrètes d’un excès puis d’un effondrement du cortisol : résistance à l’insuline, rétention hydrosodée, chute de tension, ralentissement des enzymes hépatiques et difficulté à métaboliser les toxines. Ce dernier point explique pourquoi les personnes épuisées supportent mal les protocoles de détoxination.

Sur le plan nutritionnel, la thèse s’appuie sur des données issues de la réanimation médicale pour justifier une alimentation composée à 75 % minimum d’hydrates de carbone, avec des sucres à diffusion lente (fruits, légumineuses), des protéines biodisponibles comme celles des verdures et de la spiruline, et des graisses simples. Les jus de légumes et de verdures sont présentés comme l’équivalent physiologique d’une nutrition parentérale, adaptée à un organisme dont les capacités digestives sont réduites.

Deux autres axes complètent la synthèse. Le premier est la chronobiologie : respecter un rythme de sept jours avec un jour de repos fixe permet au cortisol de se reconstituer ; sans cette régularité, l’épuisement des surrénales s’installe progressivement. Le second est relationnel : des études sur les guérisons dites remarquables montrent que sortir d’un sentiment d’impuissance, grâce à un nouveau mode relationnel, peut modifier radicalement l’évolution de pathologies graves. L’ensemble de ces facteurs est présenté comme multifactoriel, et leur application doit être complète dès lors qu’on est en situation pathologique avérée.


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Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, alors dans le cadre de notre série de vidéos sur la fatigue chronique, sur l'épuisement chronique, le syndrome d'épuisement, le burn-out, on a exploré pas mal de volets et j'avais vraiment hâte, je peux même dire que j'ai mis la pression un petit peu, de recueillir un petit peu le témoignage de quelqu'un qui a énormément travaillé sur ce sujet, c'est le docteur Laurence Desjardins, je te remercie Laurence d'être là avec nous, qui a fait une thèse sur le syndrome

d'épuisement chronique que tu as présenté l'an dernier, c'est ça ? En 2012. En 2012, en décembre 2012, une thèse d'ailleurs qui a été remarquée je crois, qui a bien marché.

Je donnerai en fin de vidéo l'endroit où on peut télécharger ta thèse, et donc c'était une thèse qui était directement ciblée sur le syndrome d'épuisement. Est-ce que tu peux me dire comment ce sujet-là a émergé pour toi ?

Alors en fait au départ je voulais faire une thèse sur la Bible, plus spécifiquement la Torah, c'est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible, Genèse jusqu'au Deutéronome, et en posant la question de savoir si les lois qu'on appelle loi de Moïse étaient porteuses de mesures de prévention, parce que ça a déjà été étudié.

Thierry Lecce De prévention en termes de santé. De prévention sanitaire, voilà, en termes de santé, ça a déjà été étudié par pas mal de gens. je voulais aller voir ça d'un petit peu plus près et en faisant cette étude je me suis rendu compte que les lois qui étaient finalement les plus intéressantes c'était les lois créationnelles, c'est-à-dire les lois qu'on retrouve dans les deux premiers livres de la Genèse, qui ne sont pas présentées a priori d'ailleurs vraiment comme des lois, mais plutôt comme un exposé de la

manière dont Dieu a établi sa création et ce qu'il a demandé à l'homme de faire ou de ne pas faire. Et donc tu as retrouvé finalement que ces lois allaient dans le sens de la prévention de ce qu'on appelle dorénavant dans la société le syndrome de fatigue courante.

Voilà, après on m'a demandé de cibler un peu précisément mon thème parce que c'était très vaste comme question et donc j'ai ciblé est-ce que ces lois peuvent avoir un intérêt pour prévenir ce qu'on appelle le burn-out, ou le syndrome d'épuisement en français, et soit le prévenir, soit éventuellement même peut-être participer à le traiter quand il est déjà là. En tant que médecin, pour toi le burn-out, la fatigue chronique, tu le définis suivant quels critères ?

Comment est-ce que tu le reconnais chez quelqu'un ? Quels sont tes indicateurs la plupart du temps ? Les indicateurs, c'est une fatigue extrême, il n'y a pas de récupération avec le sommeil. D'accord. C'est un peu un diagnostic différentiel de la dépression, il n'y a pas forcément de troubles de l'humeur comme il y a dans la dépression, en tout cas pas au début.

Il peut y avoir troubles de l'humeur ? Ça peut évoluer vers une dépression clinique, mais ce n'est pas la même cause au départ. D'accord. Le même mécanisme au départ. Donc c'est épuisement sans récupérateur ? Épuisement, voilà, avec un sommeil qui n'est pas récupérateur, ça peut aller jusqu'à des maladies, mais ça commence en général par un état de fatigue chronique.

D'accord. En général, c'est la définition liée à des conditions de travail non physiologiques, on va dire. D'accord, c'est surtout lié au milieu du travail ? C'est la définition du burn-out.

Après, je pense qu'on peut l'étendre à toute autre situation, une mère au foyer, des parents d'enfants handicapés, des gens qui ont un rythme de vie non physiologique et même au décours de pathologies chroniques graves, cancers, maladies auto-immunes, etc. parce qu'en réalité la cause du syndrome d'épuisement c'est le stress et le stress est non spécifique.

Qu'est ce que tu veux dire par là ? Je veux dire par là que les mécanismes du stress sont pas spécifiques, que la cause soit professionnelle, soit une infection aiguë, soit une situation conflictuelle, familiale, etc. Au final, c'est toujours les mêmes mécanismes physiopathologiques qui se mettent en place.

Tu dis qu'il est non-spécifique, pourtant on voit dans les exemples que tu donnes que des fois c'est des stress extérieurs, d'une certaine mesure, on le travaille ainsi de suite, puis des fois c'est des stress intérieurs quand tu parles d'inflammation.

Est-ce que la réponse du corps dans les deux cas au final est la même ? C'est la même. Donc il n'y a pas de différence entre un stress extérieur et un stress intérieur. Quelle que soit la cause du stress, le stress c'est une hyperstimulation du système sympathique, donc en particulier du système cortisol.

En particulier, il y a d'autres mécanismes, il y a d'autres hormones qui sont mises en jeu, mais la principale c'est celle-là, donc il y a un épuisement surrénalien. Épuisement surrénalien, c'est la première manifestation qu'on voit en cas d'épuisement nerveux. Quelles vont être les conséquences finalement de cet épuisement surrénalien ?

Parce qu'on voit que finalement il y a toute une cascade de conséquences qui sont vraiment énormes. On en parlait tout à l'heure, tu m'en as cité et je ne m'y attendais pas du tout.

Alors l'épuisement surrénalien, je dirais que c'est la phase terminale. Avant ce qu'il se passe c'est qu'il y a plutôt un hypercorticisme chronique, c'est-à-dire en hyperproduction et surtout se crée un déséquilibre entre les hormones du stress et les hormones anti-stress, en particulier le cytocine et les hormones du parasympathique qui normalement s'équilibrent l'une l'autre.

Il y a un moment où il y a un emballement de l'ortho-sympathique et le parasympathique est down et ne fonctionne plus, et donc il y a un déséquilibre. et il y a trop de cortisol entre autres. Au bout d'un certain temps, les surrénales vont s'épuiser et ne vont plus pouvoir sécréter suffisamment.

Et là on est vraiment à la phase que moi j'appelle la phase burn-out, c'est-à-dire qu'on est cramé de l'intérieur, il n'y a plus de réserve. Le cortisol aide le corps à utiliser toutes ses réserves d'énergie, C'est la dernière réserve.

Théoriquement pour répondre à un danger aigu qui se prolonge un petit peu, mais là c'est un danger qui devient chronique. Et donc on épuise, on épuise, on épuise, et à un moment ça ne réveille plus rien, donc ça ne répond plus.

Ce qui m'avait beaucoup intéressé dans ta thèse, c'est que tu montrais que finalement le caractère chronique pouvait perdurer alors bien que finalement le stress en lui-même disparaissait. C'est ça qui m'a beaucoup interpellé et qui a attiré mon attention.

Semble-t-il parce qu'il y a un déséquilibre justement entre les deux systèmes. Système nerveux. Voilà, les deux systèmes sympathiques, le paras et l'ortho. Et donc quand l'ortho est emballé, le paras sympathique ne fonctionne plus, il faut relancer celui-là.

D'accord, et tu parles de relancer, on a vu un petit peu les conséquences, tu parles d'épuisement, le système surrénalien tu me disais avait beaucoup d'autres incidences dans tout le corps, On parlait tout à l'heure d'enzymes hépatiques, est-ce que tu peux me préciser un petit peu ça ?

Parce qu'on ne mesure pas à quel point finalement cet épuisement va avoir des conséquences globales sur tout le corps. Oui, donc il y a les effets délétères d'un hypercorticisme qui est classique, on peut le trouver dans n'importe quel bouquin.

Oui, quelles sont les conséquences d'une hyperproduction de cortisol ? Parce que je parle souvent de résistance à la nutrition. Voilà, il y a la résistance à la nutrition, il y a l'hyperinsulinisme, il y a...

Alors à la fois il y a une résistance à l'insuline et à la fois il y a un hyper-insulinisme. Oui, c'est-à-dire justement parce que l'insuline n'est pas efficace, le sucre ne rentre pas dans les cellules, donc le niveau de sucre reste élevé dans le sang, donc il y a une alerte qui est donnée pour sécréter encore plus d'insuline.

D'accord, et il y a quand même un mécanisme de protection pour faire de la résistance à l'insuline. Parce qu'à ce moment-là, effectivement les mécanismes en état de stress aigu parce que normalement c'est fait pour répondre à un stress aigu quand même. L'objectif c'est que tout ce qui n'est pas indispensable comme fonction au moment du stress est mis au repos.

D'accord, tous les processus secondaires. Donc tous les processus qui sont secondaires en aigu. L'objectif à ce moment-là c'est uniquement de faire fonctionner les muscles, le coeur, la respiration.

Même le cerveau, c'est seulement certains aspects du cerveau, la vision, une analyse rapide de la situation, mais tout ce qui est mémoire, tout ça va être mis au repos. Donc on va retrouver ça dans le chronique.

D'accord, donc la personne qui est en chronique va avoir des troubles de la mémoire, parce que c'est les phénomènes adaptatifs actuels qui deviennent chroniques. Voilà, qui deviennent chroniques, et donc qui dit hyperinsulinisme dit résistance à l'insuline, surtout dit diabète.

Donc par exemple, c'est un des effets, c'est les mêmes effets que quelqu'un qui a un traitement corticoïde au long terme. Les traitements cortico-hydrolongtermes peuvent avoir un suivi de diabète, des choses comme ça, c'est connu, d'accord.

Oui, rétention hydrosodée, donc on demande de diminuer la consommation de sel. Donc là, c'est trop de production d'aldostérone ou qu'est-ce qui fait cette rétention hydrosodée ?

Le cortisol lui-même entraîne une rétention hydrosodée. D'accord, et donc on mentionnait tout à l'heure, tu me parlais des enzymes hépatiques aussi, des enzymes du foie. Alors là, c'est quand on arrive en phase terminale où là au contraire il n'y a plus d'hypersécrétion du cortisol, il n'y en a plus assez, et une baisse du cortisol entraîne aussi tout un tas de phénomènes, notamment baisse de la tension artérielle, justement parce qu'il n'y a plus la rétention hydrosodée, et le but de la

rétention hydrosodée c'est de remplir les vaisseaux, de faire monter la tension. Thierry Lecce Exactement. Oui, d'ailleurs l'eau n'est toujours retenue qu'en compagnie du sodium. Véronique Voilà, qu'avec le sel, donc comme ça chute, la tension baisse.

Thierry Lecce Oui, qui est un signe d'ailleurs d'épuisement. C'est un des signes qu'il n'y a plus assez de cortisol. Et les enzymes hépatiques marchent au ralenti. C'est-à-dire que les enzymes du foie qui sont censées assurer toute la transformation, le métabolisme hépatique, ne sont plus efficaces ?

Oui. D'accord, donc des pathologies visiblement hépatiques pourraient être liées à un épuisement des surrénales ? Alors, je ne sais pas si on peut parler d'une pathologie identifiée comme telle, mais c'est certain que les gens qui sont en état d'épuisement vont du coup moins bien digérer et moins bien éliminer puisque les enzymes hépatiques ont un rôle de métabolisation et aussi d'élimination des toxiques.

Oui, on sait d'ailleurs qu'en période de détoxination le rôle du foie est essentiel, c'est pour ça d'ailleurs que l'Institut Gerson cible autant le foie. Et c'est pour ça que chez les gens qui sont en situation d'épuisement chronique, il faut aider le foie.

Il faut soutenir le foie. Il faut soutenir le foie et spontanément, et d'ailleurs c'est souvent des gens qui en période de détoxination sont très malades, Elles supportent très mal la détox parce que leur foie n'arrive pas à métaboliser les toxines, et donc les gens s'auto-intoxiquent.

Ils s'auto-intoxiquent parce que le foie est saturé ? D'accord. Parce que le foie n'arrive pas à faire son travail. Tu me disais en début que finalement toi tu avais travaillé un petit peu sur les lois créationnelles, qu'est-ce que tu y as trouvé ?

Parce que ce que tu cherchais c'était aussi des solutions pour ces symptômes de l'hépatite chronique. Voilà, la prévention et du traitement. Comment est-ce qu'on le prévient et comment est-ce qu'on le traite ?

Parce que c'est bien joli de le comprendre, mais il y a un moment où on veut en sortir. On veut du concret, voilà. Donc j'ai travaillé principalement sur trois lois qui m'ont paru essentielles, c'est la nutrition bien sûr, les rythmes biologiques, et les relations on va dire affectives au sens large, familiales, sociales, etc. etc.

qui sont parce qu'elles intéressent principalement les lois créationnelles. D'accord, alors on peut les prendre un petit peu, les trois si ça ne dérange pas ? Les trois ? Non, les trois, une par une, l'une par une.

Ça va faire ! Oui, on va les brosser. L'alimentation par exemple, parce que j'ai lu des chapitres qui sont très intéressants sur ta thèse, quelles ont été tes conclusions, ton travail, ta piste de recherche ?

Alors si on veut un petit peu faire court parce qu'il y aura énormément à dire, il y a une étude en particulier je pense qu'on peut retenir là pour en parler maintenant, c'est des études qui ont été faites dans les services de grands brûlés où donc il y a effectivement une situation de stress intense chronique qui amène très rapidement à l'épuisement, il y a la résistance à la nutrition qui se met très vite en place, donc c'est des gens pour qu'ils puissent cicatriser il faut qu'ils puissent assimiler ce qu'ils mangent,

et en particulier les protéines. Or, justement, ils n'assimilent plus, et donc souvent il y a une dégradation rapide de leur état. Et donc ce qui a été observé par les gens qui ont fait des recherches auprès d'eux, c'est qu'auprès des grands brûlés, c'est que la nutrition optimale pour favoriser la cicatrisation en particulier, mais aussi le rééquilibrage du coup de toutes les fonctions, c'est d'apporter à peu près 75 % minimum d'hydrate de carbone, c'est-à-dire de sucre.

Est-ce qu'il y avait une différence sur les formes de sucre dès qu'elles étaient apportées ? Dans cette étude, ce n'est pas spécifié. Après, on sait que si on apporte des sucres trop rapides, on va créer une hyper, une hypoglycémie, donc un stress organique, donc ça n'a pas d'intérêt.

Dans les services de réanimation, de toute façon c'est une alimentation générale parentérale, donc c'est en continu, il n'y a pas de flash avec des fortes doses apportées d'un seul coup. La physiologie par ailleurs permet de dire que ça ne va pas être une bonne indication d'apporter un sucre sans fibre, sans eau, de manger des morceaux de sucre.

Mais ce qui est intéressant, c'est des sucres qui vont être distillés lentement, Donc si on veut mettre ça à l'échelle en sortir de réanimation, c'est ce qu'on va trouver dans les fruits bien sûr. — Oui, les fruits qui n'ont pas le sucre ont souvent de sucre rapide, donc c'est rarement le cas à part les fruits.

— Les fruits ne sont pas des sucres rapides, on le voit un petit peu avec les index glycémiques. Le fruit qui a l'index glycémique le plus élevé c'est la banane, mais ça tourne autour de 52, sur un rapport de 100, on n'est encore qu'à la moitié, donc les fruits ne sont pas des sucres rapides.

Après c'est aussi tout ce qui est amidon, les sucres concentrés, pâtes, pommes de terre, etc. Là le problème ça va être la résistance à la nutrition parce que comme c'est des sucres complexes, on ne va pas avoir les capacités digestives pour en faire des sucres simples qui vont pouvoir être assimilés par notre organisme.

D'où l'intérêt en physiologie d'utiliser plutôt les fruits. Oui, les sucres les plus simples possibles pour s'adapter à cette résistance à la nutrition. Parce que c'est prédigéré d'une certaine manière, donc ils vont être bien assimilés. Donc 75 à 80 % de sucre.

C'est 75 % minimum, et on a observé qu'avec 75 % de sucre, on va mieux utiliser les lipides qui vont être mieux oxydés, et on va mieux assimiler les protéines qui vont permettre du coup de reconstruire l'organisme abîmé. Donc une quantité raisonnable de sucre est nécessaire pour arriver à tous ces processus métaboliques.

D'accord, et au niveau d'ailleurs de l'apport en graisse et en protéines, puisque tu dis 75 % de sucre, est-ce qu'il y avait d'autres observations qui ont été tirées de ces... Alors dans cette étude-là pas spécifiquement, mais il y a d'autres études qui ont été faites notamment sur les populations japonaises avant la guerre, et par rapport aux recommandations théoriques actuelles, on s'est rendu compte qu'avec 15 % d'apport de lipides on était en parfaite santé, et 10 % à peu près de protéines,

on reçoit ce dont notre organisme a besoin largement. Y compris pour des grands brûlés qui ont besoin de reconstruire l'édition ? y compris pour des grands brûlés apparemment, puisque si on est à 75 % d'hydrate de carbone, on ne va de toute façon pas pouvoir leur donner des quantités énormes de protéines.

Par contre il faut des protéines de qualité, complètes, biodisponibles, donc c'est pareil, plutôt sous forme d'acide aminé, donc comme on trouve nous dans les verdures en réanimation, c'est pareil, on va donner ça par des nutritions parentérales. Thierry Lecce Toujours pareil pour s'adapter à la résistance à la nutrition.

Parce qu'on va mieux les assimiler. D'accord, donc une alimentation la plus simple possible. D'accord, à tous les niveaux. Et pour les graisses, pareil alors ?

Pour les graisses pareil, plus les graisses sont complexes et saturées, moins ce sera facile de les digérer, surtout si on a un foie qui a une décapacité enzymatique diminuée du fait de l'épuisement. D'accord, donc là c'était pour le côté nutritionnel, après tu me parlais du côté rythme.

C'est là où tu m'as surpris avec pas mal de découvertes. Voilà parce que donc dans la bible il est question d'un rythme de sept jours, Dieu crée le monde en six jours et le septième jour il cesse son activité et il demande à l'homme de respecter ce repos.

Il dit tu seras actif pendant six jours comme moi je l'ai été en quelque sorte c'est le plein accomplissement de l'oeuvre de Dieu et de l'oeuvre de l'homme et le septième jour tu te reposeras pour contempler cette oeuvre pour en bénéficier et pour rendre grâce à celui qui t'a permis de la faire et donc je me suis posé la question de savoir si ce rythme de sept jours avait un intérêt pour nous d'un point de vue physiologique donc mes recherches se sont tournées vers ce qu'on appelle la chronobiologie qui est l'étude des rythmes du vivant qui

intéresse tout le vivant depuis des algues monocellulaires jusqu'à l'être humain dans toute sa complexité. Et les études m'ont été surprenantes puisqu'elles ont été faites par des scientifiques qui n'étaient pas forcément des gens croyants, c'était complètement détaché de cette question de savoir si la Bible disait vrai ou pas. Et on a observé qu'en effet il existe des rythmes de 7 jours dans le vivant.

D'accord, on les a constatés ? On les a constatés, que ce soit dans le règne animal, végétal, humain, on les a constatés et on a, notamment pour moi le sujet qui m'intéressait, on a constaté un rythme de 7 jours du cortisol.

Ça veut dire ? Ça veut dire. Donc on sécrète une certaine quantité de cortisol pendant 6 jours. Si on respecte un repos de 24 heures, au terme de ces 24 heures, le cortisol va remonter.

Si on ne le respecte pas, ce cortisol ne remonte pas. Et donc, il va y avoir petit à petit un épuisement de la sécrétion. La capacité de production par l'égal du mal, c'est même endogène, c'est-à-dire c'est dans nos gènes, c'est un rythme qui est inscrit dans nos gènes, différentes études ont permis de prouver que ce n'était pas influencé par nos rythmes de vie, par les choix, par notre culture, d'avoir 6 jours de travail et un jour de repos,

etc. Thierry Samitier-Leclerc Nos cellules sont donc indexées sur ce rythme de 6 mois ? Toutes nos cellules, et même des cellules, des algues bronocellulaires sont aussi... Indexées sur ce rythme de 6 mois ?

Oui. Toute la création est indexée là-dessus ? Toute la création, tout le vivant. Alors, comment ça se passe ? Tu me dis finalement qu'il faut s'arrêter... Même au niveau électronique, C'est des molécules, même au niveau moléculaire dans la cellule, il y a ce rythme.

Et donc concrètement, tu me parles d'un rythme de 6-1, ça veut dire quoi ? Il faudrait s'arrêter un jour par semaine ? Il faut s'arrêter un jour par semaine et il faut que ce soit toujours le même, puisque c'est 6-1.

Le choix de ce jour va synchroniser le jour où le cortisol va remonter. Ça veut dire qu'on peut choisir n'importe quel jour, mais il faut que ce soit toujours le même ? Mais il faut que ce soit toujours le même.

Ce rythme endogène va s'adapter au jour qu'on va choisir. Si on n'en choisit pas un, il se fera quand même, mais si on ne se repose pas, il va s'épuiser.

D'accord, et donc c'est cet épuisement du cortisol qui peut conduire après au syndrome de fatigue chronique parce qu'il n'y a pas de compensation des pertes de cortisol qui est hyper sollicité pendant tout le temps.

Et il n'y a pas cette possibilité de le faire remonter puisqu'il n'y a pas ce jour de repos et il remonte s'il y a ce jour de repos. Et qu'est-ce que c'est un jour de repos ? Ça, c'est une bonne question. Qu'est-ce que c'est le repos ?

Ça consiste à quoi exactement ? Ça consiste déjà à ne pas faire la même activité qu'habituellement. D'accord. Ça consiste à éviter les activités qui vont être hyper stimulantes pour l'organisme.

Si notre plaisir c'est d'aller au cinéma, on ne va pas aller voir le film d'horreur qui va nous faire vider nos surrénales. Ça veut dire ne pas aller faire ses courses ce jour-là, ne pas aller dans les supermarchés, ne pas faire des grands déplacements, ne pas faire du sport en hyper intensif.

Après si on aime marcher, nager, on peut. Mais ce n'est pas là qu'on va essayer de dépasser nos limites. Ce n'est pas le jour de la performance. C'est le jour où on fait les choses tranquillement et de préférence des choses qu'on aime faire, d'être en famille, d'aller se promener, de bouquiner, voilà.

D'accord. Le choix de séjour n'a pas d'importance, mais l'important c'est de le respecter tout le temps. Voilà. Si c'est le mardi, c'est tous les mardis. Et tu m'as dit il n'y a pas longtemps que pour toi, ce facteur-là, respecter finalement cette rythmicité 6-1, c'était un facteur primordial, voire facteur limitant totalement pour recouvrir d'une fatigue surrénalienne.

Tu me dis que si ça, ça n'est pas respecté, les chances de guérir sont extrêmement limitées. Alors, les gens qui sont en burn-out face terminale, de toute façon, ils sont en arrêt maladie pendant des mois.

Mais si on veut éviter d'en arriver là, et qu'on sent qu'on commence à entrer dans l'épuisement chronique, oui, il est temps de mettre en place ce rythme, d'avoir un jour de repos en termes de prévention, déjà pour quelqu'un en bonne santé, il a intérêt à le faire, et encore plus quelqu'un qui sent qu'il s'épuise.

Alors parmi les éléments aussi à mettre en place, parce que dans les burn-out qu'on étudie maintenant, ce qu'on observe, c'est l'effet délétère des laisses électroniques, c'est-à-dire les ordinateurs, téléphones portables, etc.

Donc les gens continuent à travailler chez eux sur leur ordinateur, à répondre à leur téléphone, etc. Jamais. Non, donc du coup ça entretient un stress, une attention, on pense au travail, etc. Donc ce jour de repos c'est aussi un jour où idéalement ce serait bien de ne pas ouvrir son ordinateur pour ceux qui peuvent, les addicts, vont avoir du mal, et surtout pas pour son travail en tout cas.

D'accord, et on avait parlé aussi de massage, la place du massage c'est quand le burnout est avéré, ou quand le stress est endogène, qu'il est tellement intégré qu'on n'arrive pas à s'en sortir. Voilà, quand le système orthosympathique est emballé, si on veut le calmer, il faut faire remonter les taux d'ocytocine qui est l'hormone anti-stress on va dire, et qui s'oppose point par point aux effets du cortisol. D'accord, c'est vraiment l'antidote du cortisol.

Exactement, point par point. Donc c'est en le faisant remonter que petit à petit et ça va contrarier l'excès de cortisol ou même l'hyperactivité, ou le fait que comme elle agit seule, elle est du coup hyperactive même si elle n'est pas à des taux trop élevés, et ça va recréer un équilibre du système sympathique. Thierry Lecce D'accord, donc pour toi la mise en place de ces deux conditions, c'est-à-dire la rythmicité sur la chronobiologie et le massage pour les personnes qui sont en situation d'hyperstress sont les facteurs de

guérison primordiaux pour un... Oui, avec la mise en place d'une alimentation aussi qui va adapter, donc avec des organites simples, c'est-à-dire des sucres simples, des protéines simples, des acides gras simples, de façon à ce que l'organisme puisse les assimiler au mieux.

Et respectant ce ratio de 75-80 % de sucre, et 10-11 % et puis 10 % à peu près de protéines, d'accord. Tu m'avais dit d'ailleurs que plus de 10 % de protéines c'était un facteur pro-inflammatoire fort, mais que moins de 5 % c'était aussi un facteur...

Moins de 6 % oui, en dessous de 6 % le foie perd ses capacités à détoxifier. D'accord, il manque d'acide aminé pour détoxifier. Oui, pour faire fonctionner les enzymes, et donc on s'auto-empoisonne.

Ça a été vraiment démontré. On peut penser aussi que le corps n'arrive plus trop à se reconstruire. Si on veut quand même entretenir ses muscles, en plus en état de stress chronique, il y a en général une fonte musculaire.

Donc c'est largement recommandé de ne pas descendre en dessous de 6 % de protéines. Si on est au-delà de 10%, il a été démontré qu'en effet c'est pro-inflammatoire, ça stimule la croissance des cellules cancéreuses, en particulier une alimentation riche en acides aminés, méthionine.

Méthionine que l'on trouve en abondance dans les produits animaux. Il en faut un peu de la méthionine puisqu'elle participe à la fabrication de certaines enzymes de détoxification, donc il ne s'agit pas de la supprimer complètement.

Mais voilà, il faut une pédale douce sur les produits animaux pour deux raisons. Un, parce que c'est des protéines complexes qu'on a du mal à digérer. Et deuxièmement parce qu'ils sont riches en méthionine et que c'est délétère pour l'organisme. Surtout un organisme qui est déjà épuisé.

Et donc le système immunitaire est abaissé. Et c'est là qu'en général peuvent se développer des cancers s'ils sont déjà sous-jacents. Donc on ne va pas les alimenter en plus. Dans ta thèse là, j'ai vu un exemple de menu par exemple que tu donnes, donc ils respectent ces recommandations que tu donnes, et j'ai remarqué qu'il n'y avait pas de produits animaux, donc ça veut dire qu'on peut arriver à avoir ce pourcentage-là sans utiliser de produits animaux.

Tout à fait, la démonstration a été largement faite, on la retrouve dans un ouvrage comme le Samson Wright qui est un ouvrage de physiologie médicale recommandé, et en tout cas qu'on recommandait quand j'ai fait mes études en physiologie, et ils démontraient que ce qui importe c'est la quantité d'acide aminé apporté, quelle que soit leur origine, et que les verdures ont autant d'intérêt que les produits animaux.

Donc on arrive à ce ratio correct, en se orientant vers des verdures, toi tu utilisais les jus aussi, les jus de légumes, non ? Voilà, alors les jus verts, effectivement, beaucoup de verdure, moi j'aime bien aussi la spiruline, c'est un peu mon...

Je pense que c'est, disons pour les gens qui sont en situation pathologique, ça permet d'avoir une zone sécuritaire. Thierry Leccercie. D'accord, en termes d'acide aminé, très simple. D'avoir 3 cuillères à café par jour de spiruline, ce n'est pas des doses pharamineuses et ça apporte une sécurité sur les apports en acide aminé sous une forme équilibrée, et on en trouve aussi un peu dans les fruits, les légumes et les verdures.

Oui, parce que 3 g de spiruline, ça ne fait pas un apport en acide aminé colossal, même si elle est très chargée. Alors 3 cuillères à café, ça fait 15 g à peu près. Ça fait 10 g d'acide aminé maximum ?

Je n'ai pas calculé, à vrai dire, je ne me rappelle plus trop, mais oui, on est en dessous des 10 % en tout cas, largement, enfin 10 % c'est sûr, alors là c'est aussi un élément très important quand on dit 75 % d'hydrate de carbone, 15 % d'acide gras et 10 % d'acide aminé, c'est sur une ration calorique normale, c'est-à-dire on va dire en moyenne 2000 calories pour quelqu'un qui est sans doute en burn-out, donc au repos, qui ne va pas avoir une activité très

intense de 1000-2300 calories par jour. Parce que si on fait ce calcul-là sur une ration de 1000 calories, les gens vont être carencés. Thierry. D'accord. Céline. Il y a quand même un chiffre absolu minimal nécessaire par individu.

Thierry. D'accord. On parle de nutrition et tu attires l'attention sur le fait de prendre des nutriments sous la forme la plus simple possible. Je sais que dans les exemples de menu, comme on disait, tu utilises pas mal les jus, pour toi c'est quelque chose d'important ?

Oui, je pense que c'est essentiel parce que justement les jus extraient... Les jus de légumes donc ? Légumes et un peu de fruits parce qu'il faut des apports en hydrate de carbone, et donc là on veut les avoir vraiment sous une forme complètement prédigérée, encore plus que dans un fruit qu'on croque où il y a quand même des fibres...

Qui demande un petit travail de séparation. donc pour un organisme qui est totalement épuisé, les jus c'est le rêve quoi. Oui, ça va être entièrement assimilé, même sur un organisme où il n'y a plus d'enzymes, il n'y a pas besoin d'enzymes pour assimiler les jus, donc c'est entièrement assimilé, je pense que c'est presque un remède au sens allopathique du terme, parce qu'on va avoir tout ce dont on a besoin, ce qu'il y a c'est qu'en apport calorique on va être limité, Et puis il faut réhabituer l'organisme,

c'est en stimulant les enzymes aussi qu'on les active, donc c'est important de pouvoir aussi manger du solide. Mais sur un organisme totalement épuisé où tout est à l'arrêt, où il y a une résistance à la nutrition, les jus ça vaut la nutrition parentérale de la réanimation avec des produits qui sont beaucoup plus physiologiquement adaptés et à notre organisme, même si je ne suis pas contre une nutrition parentérale en réanimation qui peut être vitale pour un individu, mais pour nous qui regardons les vidéos,

je suppose que les gens ne sont pas en réanimation, donc les jus sont vraiment essentiels, ça fait partie du traitement. Donc on a vu au niveau nutritionnel, on a vu au niveau chronobiologie, on a vu au niveau réduction du stress par le massage, Tu me disais qu'il y avait un 3ème volet sur la relation entre individus ? Oui.

Qu'est-ce que ça veut faire là-dedans ça ? On sait que les relations humaines sont des facteurs de stress, ce n'est pas très compliqué de le démontrer. Je confirme. Il y a quelques études qui sont particulièrement étonnantes.

Il y a eu des études notamment sur ce qu'on a appelé les guérisons remarquables, que d'autres vont appeler miraculeuses, ou inattendues, ou extraordinaires, enfin... Voilà, ça a été intitulé guérison remarquable, c'est des gens qui étaient dans des situations pathologiques extrêmes, qui devaient conduire à la mort, et qui ont guéri de façon inattendue.

Et quand on creuse un petit peu l'histoire de ces gens-là, on se rend compte que 1, ce qui les a amenés à la maladie, en l'occurrence dans cette étude le cancer, c'est en général d'arriver à une situation d'impuissance-désespoir. Donc l'inhibition de l'action...

L'inhibition de l'action, impuissance-désespoir. Ils ne peuvent pas faire évoluer la situation. Et ça, on le retrouve complètement dans la physiologie du stress. Ce qui amène le stress, ce n'est pas l'agent stresseur ou agresseur, c'est la façon dont on réagit à cet agent stresseur. Et donc, s'il y a une inhibition de l'action, c'est-à-dire qu'à un moment on ne peut pas répondre à l'agression, soit en fuyant, soit en agressant,

on se retrouve dans une situation d'impuissance qui crée le désespoir. Et là tout chute, notamment l'immunité. D'accord, donc l'impuissance crée le désespoir. L'impuissance face à la maladie, face à la situation crée le désespoir.

Alors on ne gère pas forcément face à la maladie, je dirais plutôt que c'est cette impuissance face à une situation en général relationnelle qui amène la maladie, parce qu'il y a une chute des défenses et il y a une forme de burn-out qui amène une chute des défenses et qui peut favoriser le développement d'une maladie selon nos prédispositions génétiques aux uns et aux autres.

Et donc ce qui a été observé, c'est que si on prend deux populations de personnes à peu près dans la même situation pathologique au même moment, avec à peu près le même facteur déclenchant, une population va suivre une psychothérapie ou en tout cas une aide relationnelle, l'autre pas. Celle qui n'a pas suivi toutes les personnes qui devaient mourir vont mourir comme attendu, dans celles qui ont suivi, je ne dis pas forcément psychothérapie, mais qui ont eu la possibilité d'avoir un nouveau mode relationnel et une nouvelle

façon d'envisager la vie, de sortir de ce sentiment d'impuissance et de désespoir, elles sont toutes guéries alors qu'elles étaient condamnées à mort. Toutes ! C'est du tout ou rien ! C'est énorme, c'est vraiment assez frappant, c'est assez extraordinaire.

Donc cette capacité qu'on peut offrir à quelqu'un, finalement de dépasser son trouble et lui proposer une porte de sortie, au moins une voie d'expression de son trouble est primordiale dans la guérison. C'est plus qu'une voie d'expression, parce que ce qui a été montré ce n'est pas forcément parce que les gens n'arrivent pas à exprimer leur désespoir qu'ils tombent malades, des gens qui arrivent à l'exprimer peuvent quand même tomber malades.

C'est vraiment le sentiment d'être impuissant face à la situation, qu'il soit formulé ou pas formulé, et ce qui répare c'est de trouver une relation qui donne un autre regard sur la vie, sur ce qu'on a vécu, et qui amène à penser que c'est faux de croire qu'on est pour toujours impuissant face à des relations affectives.

Donc la réappropriation de ses propres choix aussi en termes de santé et de gestes comme ça, il en fait partie ? On est vraiment là dans les questions relationnelles. D'accord, vraiment question relationnelle.

D'accord, donc ce que tu te sembles dire c'est qu'aussi à la base de nombreuses pathologies de stress il y a des problèmes relationnels alors par exemple il y a une démonstration qui est absolument surprenante qui a été faite par un une femme neurologue Norvégienne ou suédoise je ne me rappelle plus, je la cite dans ma thèse qui a montré que l'infidélité par exemple est un facteur de stress énorme qui peut déclencher cette chute de l'ocytocine et cette élévation du niveau de cortisol et donc ce stress chronique qui va finalement

amener à l'épuisement. Donc une baisse de l'immunité, une immunodéficience. Est-ce qu'on pourrait aussi, alors ça me vient comme ça, est-ce que des facteurs d'apparition de certains syndromes d'immunodéficience généralisés dans certaines populations de type, pourraient être liés aussi à ce genre de situation ?

Je pense par exemple au milieu homosexuel américain dans les années 80 qui était un milieu extrêmement stigmatisé dans lequel il y avait une impossibilité à la relation, à l'expression... Est-ce que ça pourrait expliquer aussi une baisse de l'immunité ?

Il faudrait faire une étude assez sérieuse pour le dire, mais ça peut avoir participé en tout cas. Oui, plus l'utilisation de drogue peut-être... Voilà, il y a beaucoup de facteurs, mais on a montré en tout cas qu'une relation affective qui va jusqu'à la relation sexuelle qui ne se fait pas dans un cadre de sécurité amoureuse est génératrice de stress.

Après on ne peut pas être monolithique, c'est toujours multifactoriel, d'abord on est avec un capital génétique, l'épigénétique est une science qui a montré qu'on peut modifier l'expression de nos gènes en fonction de notre environnement.

Donc on peut mettre du libre à vitre dans le déterminé d'une certaine manière. Voilà, tout n'est pas figé, donc il va y avoir d'autres choses qui vont intervenir, la pollution environnementale, nos rythmes de vie, notre alimentation et nos relations.

Et on ne peut pas dire que c'est un seul facteur qui va tout déclencher, il faut en général, c'est multifactoriel, quelqu'un qui aura une alimentation extrêmement saine, qu'il y aura des bonnes relations affectives, même s'il ne respecte pas toujours son rythme de 7 jours, il ne va pas forcément tomber malade.

C'est un ensemble de choses, et plus on va mieux on les respectera, mieux on se protégera. Thierry Leccerci Merci Laurence. Ça nous a permis vraiment d'avoir une vision globale, et en fait on se rend compte que ce n'est pas monofactoriel mais que c'est plutôt multifactoriel, et que la voie d'égalisation sera donc multifactorielle aussi. Laurence Mascaron Par contre quand on est en situation pathologique, il y a une exigence d'intégrité dans l'application de ces lois.

Si on le fait à moitié, ça ne va pas marcher, parce que tout est défaillant. Donc il faut mettre tout en place pour favoriser la guérison. Alimentation, rythme de vie, diminution du stress, et aller voir dans les facteurs de relations humaines. Ce sont les points essentiels pour toi, parce que souvent on me pose la question.

Nombre de personnes qui se sont reconnues dans les vidéos que j'ai faites, et qui me disent mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Alors moi je leur parle souvent du SMS, le sommeil-massage-soleil, inspiré par tes travaux d'ailleurs, ce n'est pas pour rien.

Thierry Samitier-Lecce. Oui, il y a aussi les chasseurs d'exposition. Thierry Samitier-Lecce. Et souvent on me dit oui, mais est-ce que ça suffit ? Ça paraît peu, or finalement quand même c'est un facteur primordial.

Le respect des rythmes chronobiologiques, le massage sont des facteurs primordiaux dans la guérison. Thierry Samitier-Lecce. Oui, oui. Thierry Samitier-Lecce. On a tendance à vouloir chercher des découvertes solutions à l'extérieur.

Et la nutrition n'est qu'un élément parmi tous ceux-là, si on ne fait que la nutrition, les gens disent au bout d'un moment je ne comprends pas, je fais tout bien, je ne vais pas mieux ou pas beaucoup mieux.

Ils iront forcément un peu mieux parce qu'ils répondront à un des besoins, mais ça ne suffira pas tout seul. S'ils ne se reposent pas un jour sur sept au minimum et s'ils ne font pas de massage, s'ils n'améliorent pas leurs relations, il ne s'agit pas forcément de s'entendre bien avec tout le monde, mais d'avoir au moins une relation qui est sécurisante, effectivement. D'accord, dans laquelle tu as ta libre expression, ton libre épanouissement.

Merci Laurence, je vais mettre le lien en bas de la vidéo, pour que toutes les personnes aient libre d'accès à ta thèse, c'est ça ? Oui. Donc c'est une thèse que tu as présentée en décembre 2012 d'ailleurs, je crois qu'elle a été assez saluée comme thèse. Oui, qui a eu la mention la plus élevée, oui. Mine de rien, avec le professeur Henri Joyeux qui était directeur de thèse.

Oui, qui était rapporteur de thèse. Rapporteur de thèse, donc c'était, voilà, ça a de la valeur ton travail, je suis très content qu'on ait pu partager ça, je te remercie vraiment de ce partage, j'imagine qu'on aurait pu en dire énormément de ta thèse.

Il y a énormément à dire, mais voilà. Ta thèse est fascinante, j'encourage vraiment les gens à aller la lire, elle est disponible, on peut la télécharger, je mettrai le lien.

Oui, j'espère que ça fera du bien à beaucoup de gens. Merci Laurence, merci beaucoup.

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