Sur-développement bactérien dans l'intestin, du cerveau aux intestins et vice versa 5
Dans ce cinquième épisode de la série “Du cerveau aux intestins”, Thierry aborde le surdéveloppement bactérien dans l’intestin grêle, un phénomène souvent mal identifié derrière des symptômes très courants : ventre qui gonfle rapidement après le repas, éructations, reflux acides, constipation ou diarrhée chronique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les bactéries en cause ne sont pas pathogènes, mais commensales, c’est-à-dire des bactéries normalement présentes dans le côlon qui ont remonté vers une zone où elles ne devraient pas se trouver.
Thierry détaille les conséquences physiologiques de cette colonisation : consommation des enzymes produits par la muqueuse intestinale, compétition pour l’absorption des nutriments, carences en fer et en vitamine B12, et production de gaz comme le méthane et l’hydrogène. Il explique notamment comment le méthane produit en excès peut ralentir le péristaltisme de 70 %, rendant la constipation réfractaire à tout changement alimentaire tant que la cause bactérienne n’est pas traitée.
La vidéo remonte ensuite aux origines du problème : ralentissement du péristaltisme lié au stress ou à la fatigue, infections digestives passées qui ont altéré le complexe moteur migrant, hypoproduction d’acide chlorhydrique, ou encore certaines interventions chirurgicales. Thierry présente le test respiratoire comme moyen d’objectiver la présence de ces bactéries, en complément des signes cliniques déjà très parlants.
La dernière partie est consacrée aux solutions concrètes : supprimer les sucres complexes et les céréales pour affamer ces bactéries, utiliser des agents antifongiques et antibactériens naturels comme l’alicine, la berbérine, l’huile essentielle d’origan ou le neem, et relancer le péristaltisme avec des plantes pro-cinétiques. Thierry insiste aussi sur le rôle des jus de légumes pour apporter vitamines et minéraux sans les fibres qui nourrissent les bactéries, une distinction utile pour les personnes dont les intestins sont très enflammés.
📑 Au programme de la vidéo
-
🎬
0:00Introduction : bactéries dans l’intestin grêleThierry présente le sujet de l’épisode et décrit les premiers symptômes caractéristiques du surdéveloppement bactérien dans l’intestin grêle.
-
🧠
3:14Syndrome de l’intestin irrité, pas irritableThierry distingue un intestin irrité par des agressions permanentes d’un simple état fonctionnel, et précise que les bactéries en cause sont commensales, non pathogènes.
-
⚡
6:27Carences, enzymes et défaut d’assimilationLes bactéries consomment enzymes et nutriments directement dans l’intestin grêle, provoquant des carences en fer, en B12 et une mauvaise digestion des graisses.
-
💡
9:41Le test respiratoire pour objectiver le problèmeThierry explique comment mesurer la production de méthane et d’hydrogène par un test respiratoire, et pourquoi le méthane ralentit massivement le péristaltisme.
-
🔑
12:55Causes : stress, infections et complexe moteur migrantThierry détaille les mécanismes qui conduisent au surdéveloppement bactérien, notamment la destruction du complexe moteur migrant par des toxines bactériennes.
-
🌿
19:22Alimentation : supprimer les sucres complexesPasser des céréales et amidons aux fruits et sucres simples pour affamer les bactéries, en évitant aussi les fruits secs trop concentrés.
-
🌱
25:49Alicine, berbérine, origan et neemPrésentation des principaux agents naturels antifongiques et antibactériens, avec les dosages et précautions d’usage selon l’état de la muqueuse.
-
💊
29:02Relancer le péristaltisme avec des plantes pro-cinétiquesSans rétablir un bon balayage intestinal, les traitements restent temporaires ; Thierry présente le rôle de la Cascara sagrada et du mélange balai intestinal.
-
🥦
35:29Les jus de légumes face aux fibres problématiquesThierry explique pourquoi les jus de légumes permettent d’apporter micronutriments et soutien à la muqueuse sans alimenter les bactéries comme le font les fibres.
📎 Ressources mentionnées
-
🛒
Boutique du magazine Régénère (anciens numéros)
-
🛒
10 % de réduction sur toute la boutique WARMCOOK (Kuvings) avec le code REGENERE10
-
🛒
10 % de réduction sur une sélection de produits VIDYA avec le code REGENERE10
-
🛒
10 % de réduction sur les extracteurs SANA (L’Échou Brave) avec le code REGENERE10
-
🛒
30 jours gratuits sur l’application de méditation ENVOL avec le code REGENERE
📚 Tous les liens utiles RGNR
Codes promo, boutiques partenaires, réseaux sociaux, ressources : retrouvez tous les liens importants sur liens.rgnr.tv.
Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour ! C'est un nouvel épisode de notre série du cerveau aux intestins et vice-versa que je voulais aborder aujourd'hui. C'est un épisode particulièrement important pour moi. C'est ce qu'on appelle les développements bactériens au niveau de l'intestin grêle.
Dit comme ça, vous allez me dire quel intérêt de s'intéresser à des bactéries au niveau de l'intestin grêle. Vous allez voir que quand je vais décrire ce qui se passe exactement, il y a un nombre d'entre vous qui vont dire mais c'était ça !
Ce qu'il faut savoir d'abord, en premier lieu, c'est que les bactéries dans l'intestin grêle, on ne doit pas en avoir tant que ça. La zone de développement bactérien à l'échelle du système digestif, c'est le côlon.
Dans l'intestin grêle, puisque c'est une zone d'assimilation, il y a peu de bactéries parce que sinon, ces bactéries rentreraient en compétition avec notre organisme pour l'assimilation. Si les bactéries mangent les nutriments, alors à ce moment-là, ces nutriments ne sont pas disponibles pour le corps.
Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de consommer un produit et dans les une demi-heure, même moins que ça, qui suivent l'ingestion, de commencer à gonfler, d'avoir l'estomac qui gonfle un peu comme celui d'une femme enceinte, d'une certaine manière, quand vous mangez des fibres, quand vous mangez tels fruits particulièrement.
Vous avez l'estomac qui gonfle à tel point qu'au fur et à mesure de la journée, il faut relâcher la ceinture. Est-ce que vous avez régulièrement des ballonnements ? Est-ce que vous avez régulièrement... Alors ballonnement, je précise bien, ballonnement ne voulant pas dire gonflement, c'est deux choses différentes.
D'habitude, ce qu'on appelle ballonnement, c'est quand on a l'estomac qui gonfle. Le ballonnement, c'est la sensation. La sensation peut ne pas s'accompagner de la manifestation physique du gonflement. Mais au niveau médical, le ballonnement, c'est cette sensation d'avoir des gaz dans les intestins.
Est-ce que ça vous est déjà arrivé d'avoir des flatulences à répétition ? Est-ce que ça vous est arrivé aussi d'avoir des reflux acides ? On me dit toujours les reflux acides. Les reflux acides, vous allez voir que si ça fermente au niveau de l'intestin grêle, Les gaz ont deux possibilités, soit ils remontent vers le haut, soit ils descendent vers le bas.
Vers le bas, ça donne des flatulences. Vers le haut, ça exerce une pression sur l'estomac qui va faire remonter les sucs acides de l'estomac et qui va créer le reflux acide.
L'une des caractéristiques principales de cette manifestation qu'on appelle le développement bactérien à l'échelle de l'intestin grêle, qu'on peut appeler en anglais SIBO, Small Intestine Bacteria Overgrowth, donc surdéveloppement bactérien au niveau de l'intestin grêle.
L'un des plus gros symptômes est aussi l'alternance entre constipation et diarrhée. On verra pourquoi en fonction des gaz qui sont produits par ces bactéries. On verra que certaines produisent de l'hydrogène, d'autres du méthane, et que le méthane a une action constipante, alors que l'hydrogène a une action qui va être plutôt laxative.
Et cette alternance entre constipation et diarrhée, ou le fait d'aller à la selle 15 fois dans la journée pour faire des micro-crottes, et là aussi symptomatique de ce phénomène de surdéveloppement bactérien au niveau de l'intestin grêle.
Vous allez me dire que tout ça ressemble au syndrome de l'intestin irritable. Il a été démontré, je crois que c'est en 2000, dans les années 2000, c'est un médecin américain qui s'appelle le docteur Pimentel qui a montré que le syndrome de l'intestin irritable ce n'était rien d'autre qu'un surdéveloppement bactérien au niveau de l'intestin grêle. Et d'ailleurs, ce syndrome de l'intestin irritable, le nom m'a toujours fait rire Parce que c'est comme si c'était une maladie qui
rendait l'intestin plus irritable que la moyenne. En fait, ce n'est pas un syndrome de l'intestin irritable, c'est un état de l'intestin irrité. L'intestin est irrité. Irrité, pourquoi ? Parce qu'il est agressé en permanence.
Il est agressé en permanence par quoi ? Par l'alimentation que l'on produit dans cet intestin, et aussi par les produits, les déjections, les métabolites issus de ces bactéries intestinales. Donc, douleur intestinale, ballonnement, glas, gaz, reflux acides, ventre qui gonfle comme une femme enceinte, il n'y a pas de secret.
Ça veut dire que vous avez un surdéveloppement bactérien à l'échelle de l'intestin grêle. Il faut bien comprendre que les bactéries qui se développent à l'intérieur de l'intestin grêle, celles dont nous parlons actuellement, ne sont pas des bactéries pathogènes. On ne parle pas de salmonelles, on ne parle pas d'Echerichia coli.
On parle de bactéries qui sont des bactéries dites commensales, donc commensales, c'est-à-dire des bactéries non pathogènes, des bactéries qui sont commensales dans le côlon et qui se retrouvent, qui remontent jusqu'à l'intestin graine.
Et on verra un petit peu les raisons de tout cela. Alors, il y a les phénomènes physiques de désagrément, vous savez, difficultés de digestion, ballonnement, éructation, reflux acide, constipation diarrhée, c'est déjà beaucoup.
Mais il faut voir que ces bactéries ont des actions bien plus profondes sur notre organisme et qu'on ne mesure pas. Par exemple, première des choses, elles vont commencer à rentrer en compétition avec l'assimilation normale.
C'est-à-dire que si elles consomment des sucres ou des nutriments, ces nutriments et ces sucres ne seront pas disponibles pour l'assimilation. Donc elles vont se nourrir à nos dépens. Chaque fois qu'on voit un développement bactérien, il y a un phénomène peu ou prou de malabsorption.
Autre chose, bien plus grave encore, Elles ont une action qu'on dit qu'elles déconjuguent la bile. C'est-à-dire que la bile qui arrive via le canal hépatobiliaire au niveau du diodénome, la première partie c'est le diodénome, ensuite c'est le gégénome et ensuite c'est l'ilénome, ces bactéries se développent la plupart du temps au niveau du gégénome, la seconde partie, voire majoritairement dans l'iléome qui est le plus proche du côlon.
La bile qui est rejetée au niveau du diodénome, ces bactéries vont la déconjuguer, c'est-à-dire la scindée lui faire perdre sa qualité propre de bile, ce qui veut dire qu'elle ne va plus être efficace sur les matières grasses.
Et l'un des signes aussi pour des cas très avancés de développement bactérien, c'est ce qu'on appelle la stéatorée, c'est-à-dire le fait d'avoir des matières grasses dans les selles. On commence à avoir des difficultés digestives avec les matières grasses.
Alors, on peut très bien accuser la vesicule biliaire. On va dire que c'est le foie et la vesicule biliaire qui ne produisent pas assez de bile. En vérité, ce n'est pas ça. Ils en produisent assez, sauf que cette bile est détruite dans son caractère propre par ces bactéries.
Or, en rendant des conséquences de ces bactéries, une autre par exemple, on s'est rendu compte qu'elle séparait la vitamine B12 du facteur intrinsèque. Vous savez, cette vitamine B12 qui fait couler tant d'encre, qui fait fantasmer tant de végétariens, la vitamine B12 pour être absorbée a besoin de se lier à un produit qu'on appelle le facteur intrinsèque qui est sécrété au niveau de l'estomac.
Les bactéries intestinales vont couper le lien qu'il y a entre les deux la B12 ne sera pas utilisable. Ces bactéries vont aussi se nourrir d'énormément d'enzymes qui sont produits par la barrière intestinale.
Vous savez que quand on parle enzymes, on pense directement aux enzymes qui sont produits par le pancréas, à l'amylase salivaire, aux enzymes digestifs, à la pepsine par exemple qui est produite par l'estomac. Et on ne pense pas du tout à tous ces enzymes qui sont produits par les cellules de la surface de la muqueuse intestinale et qui servent directement à la digestion. Ces enzymes-là sont consommés par ces bactéries intestinales.
Ces bactéries intestinales vont conduire à une forme d'anémie, à une mauvaise digestion des matières grasses, et surtout à un défaut d'assimilation globale de l'organisme. On s'est rendu compte que les carences en fer sont liées aux faits que ces bactéries...
et là plus particulièrement certaines formes de Candida albicans, qui sont là des levures, des micro-organismes qui se développent à ce niveau-là, et bien, se développent et consomment le fer.
Et donc, tous ces défauts d'assimilation sont liés au fait qu'il y a dans nos intestins, et dans l'intestin grêle en particulier, qui est normalement un organe d'assimilation et non pas d'élimination, une quantité beaucoup trop grande de bactéries.
Ces bactéries commensales qui se sont développées dans l'intestin grêle, elles vont aussi produire leurs propres enzymes pour digérer la nourriture. Et ces enzymes vont avoir la propriété d'attaquer la paroi de l'intestin grêle.
C'est pour ça qu'on a pu lier tous les syndromes de l'intestin irritable à la présence de ces bactéries parce que ces bactéries produisent des enzymes et des métabolites qui vont venir directement enflammer, attaquer, digérer la muqueuse intestinale, conduire à terme à un phénomène d'hyperperméabilité intestinale et, dans un premier temps, à un phénomène d'inflammation.
Ces bactéries produisent aussi ce qu'on appelle des cytokines. Les cytokines sont des produits qui vont signaler l'inflammation du système, qui vont alerter le système immunitaire et déclencher le processus d'inflammation.
Énormément de cytokines qui vont être produites au contact direct de la muqueuse intestinale et qui vont conduire à l'inflammation globale de l'organisme. Ces bactéries vont aussi affecter de manière notable la production de mucus par nos intestins.
Parce que, dans un premier temps, qu'est-ce qui se passe ? Elle commence à produire énormément de métabolites, de produits toxiques. Elle commence à produire énormément d'enzymes qui vont venir agresser la muqueuse intestinale. Comment réagit la muqueuse intestinale ?
Elle produit du mucus de manière à se protéger de ces agressions. Elle produit du mucus, elle produit du mucus. Dans cette première phase, il y a énormément de mucus qui est produit.
Ce mucus-là va venir recouvrir la muqueuse intestinale et empêcher l'absorption. On va rentrer en malabsorption parce que notre muqueuse intestinale sera recouverte d'une couche épaisse de mucus. Dans un deuxième temps, les cellules à mucus de la barrière intestinale, de la surface de la paroi intestinale, ne vont plus pouvoir produire de mucus parce qu'elles sont épuisées.
Et à ce moment-là, la paroi intestinale va être livrée à ces agressions. Elle va s'enflammer et se détruire très rapidement, conduisant directement à l'hyperperméabilité. Alors, je reprécise bien, puisque je l'ai déjà dit, Ces bactéries-là sont des bactéries commensales, des bactéries normales pour notre organisme, simplement qu'elles ne sont pas dans le bon endroit. Il faut bien comprendre que les bactéries se développent là où il y a des déchets à traiter.
C'est pour ça que la majorité des bactéries se retrouvent dans le côlon, qui est l'organe spécialisé de notre système digestif pour traiter les déchets, et non pas dans l'intestin grêle, qui est l'organe spécialisé normalement pour l'assimilation. Vous allez me dire, mais est-ce qu'il y a un moyen d'objectiver la présence de ces bactéries, avant qu'on arrive un petit peu aux solutions ? Est-ce qu'il y a un moyen d'objectiver la présence de ces bactéries ? Oui, il y en a un.
En plus de tous les signes cliniques qui sont d'habitude suffisants, si vous avez des ballonnements juste après avoir mangé des fibres, en sachant que la cellulose est du miel pour ces bactéries, si vous commencez à avoir un ventre qui ballonne après avoir consommé des fibres, des salades par exemple, c'est signe que vous avez beaucoup de bactéries qui se sont développées dans vos intestins. si vous avez des éructations en permanence, des reflux acides,
si vous avez des ballonnements en permanence et des gaz, ça veut dire que vous avez des bactéries qui sont développées dans votre intestin grêle. Mais il y a un test qu'on appelle le test respiratoire qui permet de mesurer deux gaz parce que ces bactéries, quand elles consomment des sucres en particulier, elles vont rejeter des gaz, de l'hydrogène et du méthane.
Donc ce sont des tests qui ne sont pas obligatoirement faciles à faire parce que ça consiste à donner du lactulose, je crois. Donc c'est un sucre qui est totalement non digestible pour l'humain, par contre qui va être le mets de prédilection de ces bactéries.
Donc on arrive à jeûne, on prend du lactulose et après, pendant 3 heures, on mesure ce qu'il y a dans la respiration, on mesure les niveaux d'hydrogène et de méthane dans la respiration.
Et cela va nous indiquer clairement la quantité de bactéries que nous avons. Comme je vous l'ai dit, le test clinique, les ballonnements, est suffisant pour diagnostiquer ce phénomène-là.
Le test respiratoire est un petit plus qui nous permet, au cours d'un processus pour se débarrasser de ces bactéries, de cette difficulté, d'objectiver les résultats, de se dire que je ne suis pas encore arrivé au bout, mais il y a du mieux.
Ces tests-là sont réalisés par quelques médecins en France. Il faut chercher sur le net, mais on arrive à trouver. Vous tapez test respiratoire méthane-hydrogène, et vous trouverez quelques médecins en France qui sont équipés.
pour le faire, mais bien que je vous dise que ce ne soit pas absolument indispensable. Comme je vous l'avais dit au départ, l'hydrogène conduit plutôt à avoir des épisodes de diarrhée, le méthane conduit directement à la constipation.
Et c'est intéressant à savoir parce qu'il y a énormément de personnes, je l'ai entendu dire combien de fois dans des cercles de santé alternative, quelqu'un était constipé, on lui disait que si tu es constipé, ce n'est pas ce que tu retiens.
Une fois qu'il avait raffiné son régime alimentaire, on lui disait mais tu es constipé, alors ça veut dire que sur le plan psycho-cognitif, tu es quelqu'un qui retient les choses et tout. Non, tu n'es pas quelqu'un qui retient les choses. C'est très joli, le spirituel, mais ça n'a rien à voir avec ça, là, pour le coup.
Ce n'est pas parce que tu retiens les choses, c'est simplement parce que tu as des bactéries. Alors, celles qui produisent le méthane, ce ne sont pas vraiment des bactéries, ce sont des micro-organismes, on appelle ça des archéas.
Les archéas étaient classés comme des bactéries jusqu'à une époque récente, puis maintenant elles ne le sont plus. Donc tu as des archéas qui produisent du méthane. Et ces archéas qui produisent du méthane sont responsables de ta constipation.
Donc tu ne retiens rien de particulier, tu es simplement sujet à un développement bactérien au niveau de tes intestins. Il faut bien penser aussi que ce méthane et cet hydrogène qui sont produits par ces bactéries, sont produits directement au contact de la muqueuse intestinale, de la paroi intestinale, et donc vont être absorbés.
Et c'est comme ça que je vous disais que le méthane... On a vu qu'une production endogène de méthane, normale, qu'on retrouve assez régulièrement chez les personnes qui sont intoxiquées avec des bactéries, va conduire à un ralentissement de 70 % du péristaltisme intestinal.
Ces gens auront beau manger des fibres, ces gens auront beau avoir un régime alimentaire aussi parfait qu'il soit, ils seront quand même constipés. Ça n'aura rien à voir avec de la psychologie, ça aura à voir avec des bactéries pour le coup. Alors comment est-ce qu'on en arrive à cette situation ?
Comment se fait-il qu'il y ait ce développement bactérien ? Globalement, tout ce qui va amener à un ralentissement du péristaltisme, donc une stagnation de matière dans l'intestin grêle, va amener à ce développement bactérien. Alors ça peut venir de multiples façons.
Ça peut venir à un moment de stress, un long stress que l'on va vivre pendant plusieurs semaines, plusieurs mois. On sait très bien que quand on est en stress, on sollicite le système nerveux qui s'appelle le système nerveux sympathique et quand on sollicite le système nerveux sympathique, le péristaltisme intestinal est extrêmement ralenti. Le péristaltisme intestinal dépend du système nerveux parasympathique et pas sympathique.
Deuxième chose, tous les médicaments opiacés antidouleurs. Tout le monde sait très bien que quand on prend des morphiniques, juste après on ne va plus à la selle, on est complètement constipé. Ça, ça y participe.
Globalement, tout ce qui va ralentir le fonctionnement du péristaltisme intestinal, il y a un autre phénomène aussi qui peut se passer parce que ces bactéries vont remonter par la fameuse valve iléosécale. Tout ce qui est fatigue chronique conduit à une moindre fermeture des sphincters et donc une remontée de ces bactéries depuis le côlon jusqu'à l'intestin grêle.
Un autre des phénomènes qu'on connaît peu, là, consiste à l'infection bactérienne et est lié à la suppression d'un mécanisme qu'on appelle le complexe moteur migrant. Vous allez me dire, mais qu'est-ce qu'il rajoute encore ?
Je suis désolé, c'est comme ça que le corps est fait. Qu'est-ce que c'est que ce complexe moteur migrant ? On vous a toujours parlé du péristaltisme intestinal. Le péristaltisme intestinal, c'est ce qui fait circuler, c'est cette onde qui se propage lentement au travers de tous les intestins, intestins grêles et gros intestins, pour conduire à faire avancer les matières à l'intérieur du côlon jusqu'à l'évacuation au niveau de l'anus.
Le complexe moteur migrant, c'est autre chose. C'est une onde qui est très puissante, qui se situe exclusivement à l'échelle de l'intestin grêle, qui se déroule à peu près toutes les 120 minutes. C'est un peu comme une espèce de tsunami qui se passerait toutes les 120 minutes et dont le but est d'expulser toutes les bactéries qui pourraient se trouver dans l'intestin grêle.
C'est une sorte de fonction de nettoyage au niveau de l'intestin grêle qui expulse les bactéries dans le côlon. Ce complexe moteur migrant est extrêmement important et il peut être absent chez nombre de personnes, ce qui fait qu'il va y avoir des développements bactéries anormaux parce que ces bactéries ne sont pas envoyées dehors.
J'ai le terme anglais, mais en anglais ils disent flushed, donc c'est soufflé à l'extérieur finalement et resoufflé vers le côlon. Alors, qu'est-ce qui peut amener à une suppression de ce complexe moteur migrant ?
Alors, le complexe moteur migrant, la plupart du temps, il disparaît suite à une infection digestive. Parce que je vous ai dit, les bactéries qui peuplent l'intestin grêle, dans ce cas-là, sont des bactéries commensales.
Mais il y a aussi des bactéries pathogènes. Bactéries pathogènes, ce sont des bactéries que nous allons pouvoir avaler par exemple par notre alimentation, par l'eau ou par l'air que nous respirons, mais par l'eau aussi que nous vivons.
Vous êtes en voyage par exemple et vous allez avaler des salmonellas. Ces salmonellas vont venir s'installer dans votre intestin et vous allez avoir une gastrite, un phénomène de dysenterie. Et ces bactéries-là, elles ont une propriété, c'est qu'elles vont produire des toxines qu'on appelle les toxines CDT.
Je ne connais plus le terme exactement, mais ces toxines CDT ont une particularité. C'est qu'elles sont similaires à des cellules de l'intestin grêle qui sont spécialisées dans la production de ce complexe moteur migrant, dans l'initiation de ce complexe moteur migrant.
On les appelle les cellules de Kajal, de mémoire, cellules de Kajal, et dans les cellules de Kajal ont une similitude moléculaire, Et pour ça, je vous renvoie à la vidéo sur les infections auto-immunes. Elles ont une similitude moléculaire avec les produits toxiques produits par ces bactéries.
Or, le système immunitaire, qu'est-ce qu'il fait ? Si ces bactéries commencent à produire des produits toxiques, eh bien, il y a des anticorps qui sont produits pour venir détruire ces produits toxiques.
Sauf que ces anticorps vont commencer à attaquer les cellules de cajale et à ce moment-là, le complexe moteur migrant va disparaître. Donc, il suffit que dans votre vie, vous ayez eu par exemple une infection à la salmonelle ou à l'Escherichia coli par exemple, que vous ayez eu une gastroentérite, et bien à ce moment-là, gastroentérite, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on a des bactéries pathogènes qui sont passées, qui ont passé l'estomac, et ça on va voir exactement ce que cela veut dire, et qui se sont installées dans
l'intestin grêle, et qui vous ont conduit à avoir énormément de diarrhées. Et bien à ce moment-là, si vous avez eu une gastroentérite, il y a toutes les chances que vos cellules de cajal aient été abîmées, et qu'à ce moment-là le complexe moteur migrant ait été fortement limité.
et à ce moment-là, la chasse bactérienne ne va plus avoir lieu. Alors, je mentionnais quand même le rôle de l'estomac. Il faut savoir qu'au départ, quand nous consommons un aliment, nous avons le tube digestif, l'osophage et puis après, nous avons l'estomac.
J'ai entendu des personnes dire que finalement, l'estomac, s'il produisait des sucs acides, c'était parce que l'homme avait oublié sa réalité végétarienne, mais qu'en vérité, un estomac bien pensé ne devait pas produire d'acide chlorhydrique.
Pour moi, c'est une formidable erreur parce que l'acide chloridique au niveau de l'estomac est là pour détruire les bactéries pathogènes dans notre nourriture. La plupart du temps, si on voit des épisodes de gastroenterie se développer, c'est parce que les gens ne produisent pas assez d'acide chloridrique.
Souvent, nous sommes en hypoproduction d'acide chloridrique. Pourquoi hypoproduction d'acide chloridrique ? Premièrement, parce que nous sommes épuisés et que la fatigue conduit à une hyposécrétion d'acide chloridrique.
Deuxièmement, parce que nous sommes déminéralisés et que l'on a vu qu'il faut énormément de sodium dans les parois de l'estomac pour permettre une production normale d'acide chlorhydrique. Et troisièmement, parce que les cellules qui sont responsables de la production d'acide chlorhydrique sont épuisées parce que nous consommons trop de produits animaux.
Mais ce n'est pas parce qu'on en consomme trop et qu'on a une hyper-production d'acide chlorhydrique qu'il faudrait justifier de ne plus avoir du tout d'acide chlorhydrique. L'acide chlorhydrique est produit normalement. il aide à la décontamination de la nourriture, il aide aussi à la digestion de certaines graisses, des longues chaînes de protéines, il attaque certaines celluloses qui sont extrêmement complexes, donc il est essentiel.
C'est cette absence d'acide chlorhydrique qui nous rend un petit peu vulnérables à toutes les bactéries pathogènes qui pourraient arriver dans notre alimentation. J'ai cité responsables de ce développement bactérien au niveau de l'intestin grêle, Tout ce qui ralentit le péristaltisme, la fatigue, les infections de type gastro-entériques, qu'est-ce qu'il va y avoir ?
Il va y avoir aussi toutes les chirurgies qui laissent ce qu'on appelle une boucle fermée. Il y a des opérations chirurgicales qui vont laisser une partie de l'intestin grêle comme non balayée, normalement. Ça fait comme une espèce de boucle isolée de la circulation normale.
Là, je peux vous dire qu'il va y avoir un développement de bactéries à toute vitesse. Pourquoi ? Parce qu'il y a des déchets et que ces déchets-là ne peuvent pas rester tels quels. donc surdéveloppement bactérien à ce niveau-là.
Une fois qu'on a cerné la situation, une fois qu'on a compris que notre défaut d'assimilation était certainement lié à une grande quantité de bactéries qui se trouvaient au niveau de nos intestins, une fois qu'on a compris que notre carence en vitamine B1, B6, B12, en vitamine C, en vitamine tout ce que vous voulez, en vitamine D, était liée au fait que ces vitamines et ces minéraux étaient captés, était consommée, notre carence en fer, en magnésium, était liée au fait que
tous ces produits-là étaient mangés à notre place par des bactéries qui se trouvent au niveau de l'intestin grêle et qui ne devraient pas y être. Comment est-ce qu'on y répond ? La première des réponses est alimentaire.
Elle ne suffit pas, mais elle est alimentaire. Cette première réponse est simple. Il faut favoriser les aliments qui vont être assimilés dans la partie haute de l'intestin grêle le plus tôt possible.
Alors qu'est-ce que ça veut dire favoriser des aliments qui vont être digérés dans la partie haute, c'est-à-dire le plus tôt possible dans l'intestin grêle ? C'est des aliments qui sont sous leur forme la plus simple et qui vont demander le moins de travail digestif.
Parce que le travail digestif, les enzymes sont relâchés par le pancréas, les aliments sont imprégnés de ces enzymes et petit à petit, le long de l'intestin grêle, ces enzymes vont faire leur travail.
S'il y a peu de travail, ça va pouvoir être assimilé directement au niveau du duodenum ou au moins du géjunum. Et à ce moment-là, ces bactéries qui se trouvent principalement dans l'idéome ne vont pas pouvoir être nourries.
C'est une façon d'affamer ces bactéries. Qu'est-ce que ça veut dire se nourrir d'aliments simples sous leur forme la plus simple ? Particulièrement au niveau des sucres qui sont le produit de prédilection de ces bactéries, abandonner complètement tout ce qui tient du sucre complexe.
Qu'est-ce qui tient du sucre complexe ? Les céréales, les amidons. Ce sont des nourritures de choix pour ces bactéries. Et s'orienter vers des sucres simples qu'on va trouver dans les fruits. fructose, glucose, tel qu'on le trouve naturellement dans les fruits.
Il est certain qu'au niveau du régime alimentaire, quand on a ce phénomène, je déconseille fortement les fruits secs qui vont être quand même ultra concentrés en sucre et pour lesquels nous avons une capacité enzymatique qui est moyenne parce qu'effectivement dans les fruits secs, il y a de l'eau qui manque, il n'y a pas assez d'eau, donc pour le travail des enzymes, il est compliqué et à ce moment-là, la digestion est plus difficile et là, ça va faire flamber ces bactéries, donc évitez les fruits secs.
Par contre, passer des céréales et des amidons pour des fruits et des sucres simples, c'est la meilleure des solutions pour commencer à affamer ces bactéries. D'ailleurs, ça fait partie d'un régime qui avait été mis au point dans les années 80 et 90, qu'on appelle le régime spécifique des carbohydrates de carbone.
C'était un régime qui avait été mis au point par un médecin américain et qui visait à résoudre les problèmes d'intestins enflammés, irrités, et ça allait par supprimer tout ce qui était sucre complexe et céréales.
L'alimentation va jouer un rôle essentiel, particulièrement tout ce qui est amidon et céréales à supprimer, à éradiquer. On tombe toujours sur la même chose, l'aliment, la source de carbone et de sucre idéal pour l'humain, ce sont des sucres simples qu'on va trouver dans les fruits.
Et même dans les fruits, il y a des sucres qui vont être plus ou moins simples. Par exemple, la banane va faire réagir énormément de personnes parce que la banane contient des sucres un peu plus complexes que vont contenir des fruits qui vont être aqueux, voire acides. C'est pour ça que souvent on trouve que les fruits acides sont ceux qui marchent le mieux pour les personnes qui ont des problèmes de surdéveloppement bactérien. Première des choses, le régime ne va pas suffire.
Parce qu'une fois que ces bactéries sont installées, on a beaucoup de mal à les déloger. Dès que vous allez manger une salade, même si vous avez un régime le plus raffiné possible, le plus proche d'une alimentation frigivore, dès que vous allez manger une salade, vous allez gonfler.
C'est pour ça qu'il est important d'avoir une action volontariste contre ces bactéries. Et pour ça, le règne végétal nous donne des plantes à viser antifongiques spécifiques absolument merveilleuses. Il y a des antibiotiques spécifiques, vous vous rencontrerez peut-être dans la littérature à mention des antibiotiques, on n'en a pas besoin.
Nous avons des plantes qui sont bien plus efficaces. Alors ces plantes, je vais vous en citer quatre, elles ne sont pas obligatoirement faciles à trouver, je le déplore. Je suis en train de tout faire pour que, dès le mois de septembre, elle soit disponible très facilement en France et vous pouvez me faire confiance, ce sera le cas.
Pour l'instant, il faut fouiller un petit peu sur le net. Il y a une plante, c'est la première, et particulièrement spécifique aux bactéries qui produisent du méthane, aux Archaea, c'est l'ail.
L'ail et plus particulièrement un principe actif dans l'ail qu'on appelle l'alicine. Et si je parle de l'alicine, A-L-I-C-I-N-E, c'est parce que quand on consomme de l'ail, notre capacité à tirer l'alicine de l'ail est faible.
Et dans les cas de prolifération bactérienne, on recommande plutôt d'aller chercher des produits qui ont une concentration garantie en alicine, voire de l'alicine pure extraite. C'est une extraction à l'eau qui ne demande pas de processus compliqués.
Et donc l'alicine est vraiment un produit fabuleux pour lutter contre ces bactéries à production de méthane. Il y a un autre produit qui lui aussi est un extrait de différentes plantes. il y a l'hydraste du Canada qui en contient, il y a l'épine-vinette.
Ce produit, ce principe actif, c'est ce qu'on appelle la berbérine. B-E-R-B-E-R-I-N-E. La berbérine, ça vous le trouverez très facilement sur le net. La berbérine est une véritable merveille quand il s'agit de réguler les populations fongiques dans l'intestin.
C'est un complément, mais au sens le plus noble du terme. C'est quelque chose qui manque dans notre alimentation. C'est un complément qui va venir réguler les populations fongiques, avoir énormément d'actions favorables sur l'assimilation, sur la fermentation.
Et la berbérine est à consommer vraiment en cure. On peut monter jusqu'à 4-5 g de berbérine par jour pour avoir une action vraiment très efficace sur ces bactéries. Alicine, berbérine. On peut citer aussi trois autres plantes, l'origan, l'huile d'origan, particulièrement, qui peut être un peu agressive pour la muqueuse intestinale, donc à tester selon les personnes.
Si on est déjà très enflammé, l'huile d'origan, c'est trop. l'huile essentielle d'origan, qui est fabuleuse, qu'on peut trouver en petites gélules gastro-résistantes. Il va y avoir le nîmes aussi, qui est une plante bien connue particulièrement en Inde, qui est une plante dite insecticide.
Le nom botanique c'est Asidiraca. Le nîmes est une plante extraordinaire au jardin, mais aussi en alimentation humaine pour réguler ses populations fongiques. Et puis la dernière, une de mes préférées, c'est la cannelle.
La cannelle, extraordinaire plante, vous la connaissez comme épice c'est pour saupoudrer sur les salades, mais la cannelle de Ceylan, et non pas la cannelle de Chine, est une formidable aide pour réguler les populations fongiques. Donc là, vous en avez 5, alicine, berbérine, origan en huile essentielle, nîmes et cannelle de Ceylan.
Et c'est en switchant entre ces 5, en faisant plusieurs passages d'écure, de 3 semaines de l'une, de 3 semaines de deux d'entre elles, puis après 3 semaines des deux autres, et puis en changeant, changeant, changeant, qu'on va arriver à réguler, à maintenir et à diminuer ces populations bactériennes de manière à diminuer l'inconfort notable et l'inflammation des intestins.
Ce n'est pas quelque chose d'anodin parce que ça va avoir aussi des conséquences, on va le voir dans le fait que ces bactéries produisent, en plus de tous ces métaboliques qui vont conduire à un défaut d'assimilation, qui vont conduire à des défauts de digestion, des défauts de péristaltisme intestinal par de la constipation, Ces bactéries vont aussi produire énormément de neurotoxines qui vont passer dans la circulation et venir perturber le fonctionnement cognitif.
C'est pour ça qu'on est toujours au niveau du cerveau, aux intestins, et vice-versa. Le fonctionnement de notre cerveau est complètement conditionné aussi par les produits toxiques que vont produire ces bactéries.
Mais, il faut bien comprendre qu'on va raffiner son alimentation. Superbe ! Donc à ce moment-là, on a beaucoup moins de sucre complexe qui était un mets de choix pour ces bactéries. Déjà, elles commencent à avoir de plus en plus faim.
et c'est beaucoup plus difficile pour elles. On envoie des antibiotiques à base de plantes, c'est-à-dire qu'elles ne vont pas avoir l'action antibiotique que peuvent avoir des remèdes chimiques, mais des plantes qui vont réguler les populations fongiques. Les populations vont diminuer. Mais tant que le péristaltisme ne sera pas renouvelé, tant que le balayage des intestins ne sera pas relancé, à ce moment-là, on va avoir des victoires de courte durée qui vont ensuite se traduire par un retour de ces mêmes bactéries.
C'est-à-dire qu'on va avoir une diminution suite au traitement et puis trois semaines, un mois après, ça reviendra. C'est pour ça qu'il est essentiel pour moi de maintenir un excellent balayage intestinal en utilisant au besoin des plantes qu'on va appeler pro-cynétiques.
Les plantes pro-cynétiques sont des plantes qui assurent un bon balayage intestinal. Pour ça, il y a un mélange que je recommande toujours, c'est le mélange balay-intestinal chez ABC de la Nature, au laboratoire ABC de la Nature.
Le mélange balay-intestinal est obligatoire. Il est obligatoire. En attendant que le péristaltisme se relance de lui-même, il va d'autant plus se relancer qu'on va attaper dans ces bactéries, qu'on va diminuer les populations, les bactéries à méthane, et les archéas à méthane particulièrement, et que la constipation va disparaître.
Mais c'est aussi le défaut de balayage intestinal, il est lié à l'épuisement, et ça c'est une cause sur laquelle on ne peut pas faire l'économie de travailler. Il va être lié à l'alimentation, ça aussi c'est une des causes sur lesquelles on ne peut pas s'empêcher de travailler.
il va falloir raffiner notre alimentation, s'orienter vers une alimentation qui est riche en principes vitaux, qui est riche en fruits, en légumes crus, qui va assurer un bon péristaltisme intestinal, mais avant tout, rétablir, rétablir, rétablir par excellence ce péristaltisme intestinal.
L'être humain, comme partout dans la nature, n'est pas fait pour retenir. Il ne peut pas y avoir de stagnation dans l'être humain. Nous avons développé un regard sur le monde qui est un regard de rareté qui nous fait croire qu'il nous faut accumuler. Et au niveau de notre corps, nous accumulons aussi.
Mais tout ce qui est accumulé à l'intérieur d'un système commence à fermenter, à pourrir et intoxique le système lui-même. Nous devons nous laisser traverser par les aliments qui vont nous donner le meilleur et nous allons rejeter tout ce que nous ne voulons pas. Nous avons à nous laisser traverser en permanence et c'est vraiment le challenge avec ces développements bactériens.
Ces développements bactériens ne sont pas un problème en soi, c'est une manifestation, c'est un symptôme d'une situation qui est liée aux défauts de péristaltisme intestinal, au fait que nous sommes complètement bloqués dans notre organisme par une alimentation, par un épuisement qui est vraiment un des appannages de notre civilisation moderne.
Alors, on va synthétiser tout ça. Quelques minutes, une demi-heure, moins de trois heures après les repas, vous gonflez, vous avez un véritable ventre de femme enceinte, vous avez des flatulences, vous avez des défauts d'assimilation en minéraux, en vitamines, vous avez des reflux acides, Vous êtes constipé alors bien même que vous avez raffiné votre alimentation.
Il y a toutes les chances que vous ayez un développement bactérien au niveau de l'intestin grêle. Ce développement bactérien va avoir aussi d'autres conséquences. Ça va déconjuguer la bile, ce qui fait que votre digestion des matières grasses va être moins bonne.
Ça va séparer la vitamine B12 du facteur intrinsèque, ce qui fait que vous allez être en carence de vitamine B12, même si vous avalez de la vitamine B12 par ailleurs. Et c'est ce qui explique, d'ailleurs, je ne comprenais pas pourquoi il y avait des gens qui ont été supplémentés en B12 et leur niveau de B12 ne remontait pas.
Parce que le problème, ce n'était pas l'apport, le problème, c'était que la B12 était séparée du facteur intrinsèque. Et vous aurez beau avaler de la B12, ça ne servira à rien.
Ça va avoir aussi des conséquences dans le sens où ça va détruire la muqueuse intestinale, ça va enflammer la muqueuse intestinale, conduisant à des défauts d'assimilation et de malabsorption. Ça va aussi avoir des conséquences dans le sens où ça va induire la production de neurotoxines qui vont venir perturber le fonctionnement cognitif.
Ça sera le sujet d'autres vidéos. Une fois que vous avez cerné ce développement matériel, qu'est-ce qu'on peut y faire ? Alimentation. Supprimez tout ce qui est des sucres complexes, les aminons. C'est la meilleure des façons déjà d'affamer ces bactéries et de faire en sorte qu'elles ne se multiplient pas à outrance.
Attention aux fruits secs, attention aux fruits trop composés de sucres complexes et s'orientez plutôt vers des fruits aqueux. Ça, c'est la première des réponses. Deuxième des réponses, utilisez des produits qui vont être antifongiques régulateurs des populations.
On a l'alicine, la berbérine, l'huile essentielle d'origan, on va avoir la cannelle et on va avoir le nîme qui ont une action extraordinaire pour ça. Mais avant tout, rétablir un bon péristaltisme intestinal en utilisant au besoin, et même quasiment systématiquement, des produits pro-cynétiques qui vont favoriser le péristaltisme intestinal, relancer le complexe moteur migrant.
Et pour cela, on a des plantes. Il y a une plante qui se trouve dans le fameux mélange balai intestinal qui s'appelle la Cascara sagrada et qui a cette vertu de relancer tous ces processus-là, le complexe moteur migrant, le péristaltisme intestinal, assuré avec une alimentation aussi un bon péristaltisme.
Les infusions de mauve aussi vont avoir une très belle action, les jus de mauve aussi, tout ce qui va être laxatif pour l'organisme, tout ce qui va conduire à un relâchement et à une bonne circulation va être extrêmement positif. Avec tous ces éléments, vous avez exactement ce qu'il vous faut pour répondre directement à ce phénomène qui n'est pas simplement une question de confort.
On pourrait croire que c'est simplement une question de confort digestif. Ça va beaucoup plus loin. C'est une question de se retrouver complètement handicapé au niveau de son appareil digestif et de développer ce fameux phénomène qu'on appelle le syndrome de l'intestin irritable.
Le syndrome de l'intestin irritable, c'est avant tout un intestin irrité. Irrité par les mauvaises conditions liées à la stagnation des produits. Je vous souhaite de pouvoir répondre de la meilleure des manières, pour vous et pour vos proches, à tous ces challenges.
De comprendre ce lien ténu qu'il y a entre les populations bactériennes et nos intestins. que ces populations bactériennes ne sont pas là pour nous nuire, elles sont là en réponse à une situation qui est anormale.
Et cette situation qui est anormale est liée à l'épuisement de notre mode de vie, le fait que nous travaillons trop avec des rythmes complètement délirants et avec un stress maximal, et à notre alimentation qui est totalement inappropriée. Nous ne sommes pas faits pour consommer des sucres complexes, nous ne sommes pas faits pour consommer des amidons. Chaque fois qu'on pense en termes d'alimentation saine, La plupart des gens, une fois qu'ils ont enlevé ce qu'on appelle la nourriture junk food,
la première des choses auxquelles ils pensent, c'est le végétarisme. Moi j'ai tendance à dire que la plaie de l'humanité, ce n'est pas tant la consommation de viande, elle est largement excessive, ça c'est clair, mais nous avons la capacité d'en dégérer une petite quantité.
Ce qui est vraiment un poison pour l'organisme, c'est tous les sucres complexes. À partir du moment où nous avons une péristaltine intestinale qui n'est pas suffisante, les sucres complexes terminés, parce qu'à ce moment-là, ça va être le lit des développements bactériens.
Je vous souhaite une bonne régénération. Je vous souhaite de tirer tout le parti de ces informations que j'ai grand plaisir à partager avec vous. On va continuer doucement cette série du cerveau aux intestins.
Je sais qu'il y en a qui y tiennent énormément et j'espère que vous trouverez là-dedans des informations pour permettre de changer vos conditions de vie et arrêter de souffrir. Bonne régénération. Petit ajout, j'ai oublié une petite notion au niveau du régime alimentaire.
Pour les personnes qui sont particulièrement enflammées au niveau des intestins, qui ont ce développement bactérien, comme je vous l'ai dit, les fibres vont faire gonfler. Pourquoi ? Parce que les fibres nourrissent les bactéries.
Et donc on se retrouve dans cette situation paradoxale. Il faut assurer un bon péristaltisme intestinal et en même temps, les fibres qui assurent normalement un bon péristaltisme intestinal vont être extrêmement préjudiciables et vont nous faire gonfler. Et c'est là où je vois la supériorité des jus de légumes.
Les jus de légumes sont fabuleux parce qu'ils suppriment les fibres tout en nous permettant d'absorber une très grande quantité de vitamines et de minéraux qui vont être nécessaires à la réhabilitation de la muqueuse intestinale.
C'est pour ça que j'entends régulièrement des gens partir en guerre et en croisade contre les jus. Mais vous ne vous rendez même pas compte à quel point ça peut sauver la vie de personnes qui ont les intestins enflammés.
C'est déjà un formidable ajout pour tout le monde parce que ça permet de surajouter des vitamines et des minéraux et nous sommes tous en carence de vitamines et de minéraux, de micronutriments, mais même pour certaines personnes, ça peut être vital parce que les fibres sont à supprimer systématiquement.
Pourquoi ? Parce qu'elles vont faire gonfler les intestins et irriter les intestins par le simple fait qu'elles vont nourrir ces bactéries. Donc, dans un premier temps, on se retrouve face à un challenge compliqué.
Il faut supprimer les fibres, arriver à avoir des produits qui vont être les plus simples possibles pour les digérer le plus tôt possible, donc majoritairement des fruits et non pas des amidons. Supprimer les fibres et assurer un péristaltisme intestinal qui soit suffisant. C'est pour ça qu'il va falloir jouer sans fibres avec des produits pro-cynétiques de manière à assurer un bon péristaltisme intestinal.
Des fibres, des fibres solubles, il y en a aussi dans les fruits, ça va nous assurer un bon péristaltisme intestinal. Mais attention aux fibres. Et les fameuses belles salades qu'on vous présente, peut-être que pour vous, pour l'instant, ce n'est pas le moment.
Ce n'est pas le moment parce que ça vous fait gonfler. Si ça vous fait gonfler, ça nourrit ses bactéries. Si ça nourrit ses bactéries, ça agresse la muqueuse intestinale. Et donc ce n'est pas une bonne action que vous avez pour vos intestins.
Combien de fois j'ai vu des gens qui passaient à une alimentation de type frugivore, comprenant beaucoup plus de fruits et de légumes, qui consommaient des salades et qui me disaient que je gonfle après mes salades, et que c'est bon pour moi les salades.
Et bien non, dans ce cas-là, ce n'est pas bon pour toi. Pas maintenant, ce n'est pas adapté. C'est pour ça qu'en comprenant ce qui se passe exactement dans nos intestins, nous arrivons à décortiquer cette terre inconnue, cette terra incognita qui est pourtant à l'intérieur de nous et comprendre quels sont réellement ses besoins.
Donc, en cas de développement bactérien, les fibres, il faut y aller très doucement. Et au contraire, les jus vont être une véritable panacée. Jus de légumes, une merveille !
Je vous souhaite une bonne régénération, je vous souhaite de coller ces bonnes conditions. A très bientôt pour la suite !
Report
Block Member?
Please confirm you want to block this member.
Vous ne pourrez plus le faire :
- See blocked member's posts
- Mention this member in posts
- Invite this member to groups
- Message this member
- Add this member as a connection
Please note: This action will also remove this member from your connections and send a report to the site admin. Veuillez patienter quelques minutes avant que cette procédure ne soit terminée.
Report
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience et améliorer votre navigation. En savoir plus
Accédez à l'intégralité
des contenus RGNR
Lives Q&R hebdomadaires, parcours santé personnalisés, formations,
replays exclusifs, communauté de membres engagés…
Plus de 1 500 vidéos et programmes pour reprendre
le pouvoir sur votre santé.
2 commentaires
💬 Connectez-vous pour participer à la discussion
Se connecter →