Retour aux contenus
Vidéos publiques

Souffrance, plaisir, deux manifestations possibles pour un seul besoin initial ?

Author Photo
L'équipe RGNR
32 vues • Publiée le 26/05/2011

Cette vidéo part d’un constat physiologique et psychologique : à chaque instant, notre être a des besoins, qu’ils soient physiques, émotionnels, affectifs ou intellectuels. Thierry pose une hypothèse simple : si la réponse apportée à un besoin est adaptée, il y a plaisir ; si elle ne l’est pas, il y a souffrance. Ce cadre s’applique aussi bien à la douleur physique qu’à la souffrance émotionnelle ou psychologique.

Une grande partie de la vidéo porte sur la confusion entre besoin réel et besoin perçu. Thierry illustre cela avec l’exemple du deuil : la souffrance ressentie à la mort d’un proche n’est pas inévitable, elle révèle un besoin sous-jacent qu’il reste à identifier. L’erreur fréquente consiste à croire que l’on connaît son besoin, alors qu’on projette une réponse habituée ou culturellement apprise.

Thierry introduit ensuite le rôle du système nerveux en état d’excitation chronique, notamment sous l’effet d’une alimentation dénaturée, du manque de sommeil ou de l’isolement social. Il décrit un mécanisme d’amplification comparable à un effet Larsen en audio : une émotion ou un besoin même mineur peut déclencher une réaction disproportionnée parce que le système nerveux tourne déjà à un niveau d’alerte élevé.

La conclusion pratique est en deux temps : d’abord remettre le système nerveux au repos par une alimentation physiologique, du sommeil et une activité adaptée ; ensuite interroger honnêtement son être pour identifier le besoin réel, sans se laisser guider par des certitudes extérieures, des croyances ou des schémas éducatifs. Thierry insiste sur le fait que cette approche est simple sans être simpliste.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Bonjour, bienvenue sur vive au cru, alors aujourd'hui, ça va apparaître en gros morceaux, on va parler de souffrance et de plaisir. Qu'est-ce qui peut causer la souffrance ? Qu'est-ce qui peut causer le plaisir ?

Je vais essayer de faire simple, très simple, mais pour autant pas simpliste. Je ne pense pas que je sois simpliste dans mon approche, dans ma compréhension du phénomène, qui vous parlera, qui ne vous parlera pas, à vous de me dire, mais je pense que c'est un outil très puissant, cette vision des choses.

Donc on va faire comme on fait, très simple, on va partir du corps, de l'être on va dire, même plutôt de l'être, de notre être. Notre être a des besoins, à chaque instant nous avons des besoins, des besoins d'ordre physiologique, des besoins d'ordre psychologique, émotionnel, affectif, de toutes sortes de besoins, nous avons des besoins.

Et nous avons un milieu, nous avons un ensemble d'éléments autour de nous, certains appelleront ça un environnement, qu'il soit un environnement physique, un environnement émotionnel, un environnement intellectuel, dans lequel nous allons puiser des réponses à ces besoins.

Pour moi, dans ma compréhension, à partir d'un besoin, on apporte une réponse. Si cette réponse est adaptée à notre besoin réel, il y a plaisir, comme une manifestation du choix juste.

Si notre choix n'est pas adapté à notre besoin réel, il y a souffrance. Qu'elle soit souffrance physique, qu'elle soit souffrance psychologique, qu'elle soit souffrance spirituelle, émotionnelle. Il y a chaque fois, derrière ces souffrances, des choix qui ne sont pas adaptés.

Et pourquoi sont-ils souvent pas adaptés ? C'est parce qu'on n'arrive pas à connaître nos besoins. On pense que notre besoin, c'est cela. On pense que notre besoin, c'est cela. On pense que on a besoin de faire ceci, on pense que si on avait ceci, on serait mieux, on pense qu'on doit manger ceci, et bien non, on n'a pas à penser, on a à interroger son corps, on n'a pas à avoir des certitudes, on a à interroger notre corps.

La souffrance est une manifestation d'un choix erroné. Le choix peut être erroné, je me répète, parce qu'on connaît son besoin mais on n'a pas soit à sa disposition, soit on n'a pas cru judicieux d'accéder à la réponse adaptée, soit la plupart du temps on confond les besoins, on croit, on se dit voilà, cet être est décédé, je suis triste, j'ai une souffrance, mon besoin c'est d'être réconforté.

En fait le besoin il n'est certainement pas là à chacun de trouver son réel besoin, mais il n'y a pas lieu d'avoir de la souffrance si un être proche meurt. Il n'y a pas lieu d'avoir de la souffrance. Personnellement, j'ai pu expérimenter les deux états et je sais parfaitement que ma souffrance n'était pas juste.

De la même manière, il ne doit pas y avoir de souffrance physique pour nous signaler une action injuste. Par exemple, on tombe, on se casse la jambe, à l'instant de l'impact, il va y avoir souffrance, il va y avoir douleur.

Mais ensuite, il ne doit plus y avoir douleur. S'il y a douleur, c'est qu'on accomplit des mouvements, c'est qu'on accomplit des actes qui ne sont pas adaptés à la situation présente et aux besoins de repos de notre corps.

Alors tout ça, c'est très simple, ça paraît idéal. Il y a quand même un phénomène qui peut compliquer un peu plus la chose. C'est le fait que le système nerveux ne se trouve pas obligatoirement dans son état normal. La nourriture cuite, dénaturée, non adaptée génétiquement et non adaptée en quantité, en qualité à nos besoins, crée un état d'excitation du système nerveux permanent. Le niveau moyen d'excitation va être élevé.

Et ce qui va se passer, c'est que quand un besoin, quand une émotion va survenir, alors à ce moment-là, le système nerveux va amplifier l'information de manière catastrophique.

C'est ce qu'on appelle un effet de Larsen, comme en audio, par exemple, un effet de Larsen. Notre système nerveux va s'emballer, va tourner sur lui-même en boucle, et augmente, augmente, augmente en intensité.

et de là finalement on arrive à des réactions complètement disproportionnées, à des besoins, à des réalités qui étaient toutes petites. Combien est-ce qu'on a vu des gens péter les plombs, comme on dit ?

Le pétage de plombs, c'est exactement ça. C'est une boucle qui se génère et qui s'entretient elle-même et qui augmente, qui augmente, qui augmente en intensité, une espèce de spirale délirante d'un esprit et d'un système nerveux en alerte permanente.

Les molécules que nous ingérons à tout instant, le manque de sommeil, le manque d'activités physiques adaptées, le manque de relations amoureuses et sociales adaptées, et je ne lis pas des choses reconnues socialement comme adaptées, mais réellement nos besoins en matière affective, en matière émotionnelle, en matière de travail, en matière de repos, en matière de santé, en matière de soins à nous-mêmes, le non-respect de ces règles crée un état de saturation,

de fatigue extrême du système nerveux qui s'emballe à la première occasion, et c'est ce qu'on appelle les crises de nerfs, le pétage de plomb. Donc à nos besoins, une action juste génère le plaisir, à nos besoins, une action injuste génère la souffrance, mais tout cela peut être vraiment extrêmement perturbé par un système nerveux en alerte.

Donc la première chose à faire dans les états de souffrance particulièrement, parce qu'on se plaint rarement des états de plaisir, la première chose à faire c'est de mettre le système nerveux au repos en remplissant ses besoins physiologiques.

Je ne dis pas que ça fera supprimer la souffrance, ensuite il faudra aller deviner son réel besoin, deviner par le questionnement interrogatif et aimant vis-à-vis de son être, et non pas par des certitudes balancées par les autres, ou par nos croyances, ou par nos dogmes, ou par la façon dont nous avons été structurés, la façon dont nous avons été éduqués.

D'abord, mettre le système nerveux au repos par une alimentation physiologique, un repos physiologique, une activité physiologique, des relations sociales adaptées, et ensuite, trouver le besoin réel, et s'efforcer de lui donner une réponse directe, une réponse qui soit adaptée.

Vous verrez, ça paraît tout simple, ce n'est pas simpliste. Je vous garantis que ce n'est pas simpliste, la souffrance n'est que ça, le plaisir est tout ça. Je vous souhaite beaucoup de plaisir dans la coopération de votre souffrance.

A bientôt sur le blog de vivre cru.………...

0 commentaires