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Sortir des addictions N°1 : la petite voix appelée "la bête" selon Jack Trimpey

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L'équipe RGNR
57 vues • Publiée le 13/01/2020

Cette vidéo ouvre une série consacrée aux addictions, avec une approche radicalement différente des modèles habituels. Thierry part de son expérience personnelle avec l’alcool, les drogues et les comportements alimentaires compulsifs pour exposer pourquoi les thérapies émotionnelles classiques, fondées sur l’idée que l’addiction est une maladie dont on est victime, ne l’ont pas aidé et pourquoi elles posent un problème de fond.

Le modèle dominant présente l’addiction comme la conséquence de blessures émotionnelles à guérir une par une, ce qui implique des années de thérapie et une forme d’impuissance structurelle. Thierry montre que ce cadre rend permissif : si vous êtes victime d’une maladie, vous n’êtes pas responsable de vos actes, et la responsabilité personnelle disparaît du tableau. Il oppose à cela un constat simple : attraper une bouteille reste un acte volontaire, quelles que soient les circonstances.

C’est là qu’intervient le travail de Jack Trimpey et sa méthode Rational Recovery, construite autour d’un concept central : la “bête”, c’est-à-dire la voix intérieure qui suggère de consommer. Cette voix est liée au système biologique de survie et de récompense, elle est réelle et persistante, mais elle est tétraplégique : elle n’a ni bras ni jambes, et ne peut rien faire sans que vous lui obéissiez. La distinguer de votre propre conscience est le premier pas vers la liberté.

Thierry décrit comment la reconnaissance de la voix addictive (Addictive Voice Recognition Technique) fonctionne concrètement, avec des exemples tirés de sa propre vie. Il explique aussi pourquoi l’objectif n’est pas de faire taire la bête pour toujours, ce qui est impossible, mais d’apprendre à répondre avec sa conscience plutôt qu’avec ses pulsions. La prochaine vidéo de la série détaillera les caractéristiques précises de cette voix et comment l’identifier avec finesse.


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Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver avec une vidéo, plutôt je dirais une série de vidéos qui va concerner la question des addictions. Avec une approche, vous allez voir, radicalement nouvelle de l'addiction, une approche radicalement nouvelle qui est en conformité, en cohérence complète avec l'approche que je peux vous proposer de notre santé en général, qui va être une approche faite de responsabilité, et qui va être vraiment un changement radical de paradigme,

cette série de vidéos est importante pour moi, et d'abord parce que c'est une question personnelle, c'est-à-dire que ce que je vais vous partager c'est le fruit d'années de travail, de recherche, parce que depuis ma jeunesse, depuis mes 20 ans, j'ai traversé à différents moments de ma vie des phases de dépendance, d'addiction, que ce soit l'alcool, que ce soit aux drogues, que ce soit la nourriture, je connais ça par cœur.

Je connais ça par cœur, donc ce que je vais vous partager vraiment c'est théoriquement et pratiquement ce qui a réellement permis de changer ma vie, c'est quelque chose que j'ai expérimenté dans ma chaire.

C'est une approche aussi qui m'intéressait énormément parce qu'elle va nous parler de toutes les addictions, c'est-à-dire on est vraiment dans une approche qui n'est pas une approche symptomatique dans laquelle on va essayer de s'occuper d'alcoolisme, s'occuper d'addiction à différentes drogues, s'occuper d'addiction alimentaire, par boulimie, anorexie et ainsi de suite, on va venir à la racine même du phénomène addictif, pour aller le comprendre, et une fois qu'on l'a compris, pouvoir agir d'une manière qui va faire

en sorte que l'addiction n'aura plus de prise sur nous. Vous allez voir un petit peu, c'est plus en finesse que ça. J'ai pris pas mal de notes pour ne pas rater les points essentiels, mais je vais vous découper ça en plusieurs parties, c'est pour ça que je vous dis, je pense qu'on fera au moins deux vidéos sur ce thème-là.

je vous encourage à vraiment les écouter, plusieurs fois même peut-être, et arriver vraiment à percevoir le changement radical qu'il y a par rapport à tout ce qu'on a pu vous présenter jusqu'à présent concernant les multiples addictions.

C'est quoi d'ailleurs ? La théorie commune c'est quoi ? Généralement, je vous dis ça, je le fais grossièrement, peut-être que ce sera un petit peu caricatural, mais moi c'est ce qui m'a été présenté chaque fois que j'ai voulu m'intéresser au problème addictif, c'est que nos addictions sont liées à des blessures émotionnelles qui viennent de l'existence, de la petite enfance, peu importe, en tout cas il y a des blessures émotionnelles qui se mettent, qui conduisent à une mauvaise image de soi,

et on ne s'aime pas assez, etc. Et on y répond avec des conduites addictives, globalement. Nous sommes victimes d'une maladie, nous sommes victimes... L'alcoolisme par exemple est décrit par les alcooliques anonymes, je connais, je suis allé aux alcooliques anonymes, mais la boulimie aussi, j'ai fréquenté des groupes de boulimique anonyme par exemple, l'alcoolisme comme la boulimie sont présentés comme des maladies dont nous sommes victimes, et ce n'est que par la guérison de cette maladie,

cette soi-disant maladie, que nous serons libérés. Généralement ça passe par des phases de psychothérapie, de parole de groupe, plus ou moins corporelle d'ailleurs, des fois c'est purement intellectuel, des fois ça passe par le corps aussi, Et le but en fait c'est de refermer une à une toutes les blessures de notre enfance, et le jour où on aura refermé nos blessures de notre enfance ou de notre existence, toutes les blessures émotionnelles que nous avons subies, alors on n'aura plus le comportement addictif,

ça passe aussi par pas mal de phases de reprise en main de l'image de soi, de l'estime de soi, de notre fierté et ainsi de suite, et ça il va falloir le restaurer petit à petit. Ce que je veux dire par là, c'est que le discours qui est tenu, c'est que nous sommes face à une maladie, une maladie complexe, une maladie qui s'intègre vraiment dans notre système émotionnel, et qu'il va falloir du temps, il va falloir se restaurer, il va falloir se reconstruire

émotionnellement parlant pour arriver à se libérer de cette maladie. Ça, c'est ce qui est servi dans la grande majorité des cas. Je ne dis pas qu'il n'y a pas quelques exceptions, mais dans la grande majorité des cas, c'est ce qui est servi.

Alors, il y a pas mal de problèmes avec cette approche, parce que déjà probablement il y a des tas de gens qui ont une mauvaise image d'eux-mêmes, et qui pourtant n'ont pas de comportement addictif. Je peux dire même moi à titre personnel, là actuellement aujourd'hui je n'ai plus aucun comportement addictif, ça fait bien pas mal de temps que je m'en suis libéré, au niveau émotionnel je fais comme tout le monde, je ne suis pas arrivé, je ne suis pas en haut de la montagne, je ne peux pas dire encore que j'ai une

excellente image de moi, une appréciation de moi qui soit toujours parfaite et ainsi de suite, je ne peux pas dire qu'émotionnellement parlant je sois toujours équilibré, et pourtant je n'ai pas de conduite addictive.

Deuxième problème, c'est que si nous sommes victimes d'une maladie, on est totalement impuissants, oui bien sûr, on est totalement impuissants, et la seule solution ça va passer par de la médiation, de la médiation qui va nous aider à nous libérer de nos problèmes émotionnels. Vous doutez certainement que ça, ça ne me plaît pas, ça ne me plaît pas comme approche.

Et puis surtout, ce concept de maladie il est très intéressant parce que je l'ai vu ça dans de nombreux groupes, il nous rend permissifs. Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Je veux dire par là que si tu es alcoolique, par exemple, tu as des troubles liés à l'alcoolisme, c'est-à-dire que tu consommes trop d'alcool, puis qu'on te dit que tu es victime d'une maladie, une maladie qui va prendre des années pour se guérir parce que ça va être tout un long processus, le processus d'alcoolique anonyme, ça passe par des étapes, par des phases, il va falloir suivre tout ce chemin.

Aujourd'hui, tu n'es pas guéri parce que tu as une maladie, une maladie qui t'oblige à boire, donc tu es permissif avec la boisson. Bien sûr, je l'ai vu aussi chez les groupes de Boulimique Anonyme, tu es permissif par rapport à la nourriture, pourquoi ? Parce que tu dis, attends, moi je suis malade, c'est en cours de guérison, mais pour l'instant je n'y suis pas arrivé.

Donc, quelque part tu baisses la garde et tu t'estimes battu. Alors, pour comprendre un petit peu ce qui se passe, il faut qu'on aille voir un petit peu, qu'on s'intéresse un petit peu à la biochimie du corps.

Et dans les systèmes essentiels à la survie du corps, il y a un système qu'on appelle le système récompense-plaisir-survie. Il faut bien comprendre que notre cerveau il n'est pas conçu pour nous rendre heureux notre cerveau, notre cerveau c'est un outil, il est conçu pour nous maintenir en vie.

Il va tout faire toute notre vie pour mettre en place des stratégies, des adaptations qui vont nous permettre de survivre. C'est un outil au service de la survie. Et le système récompense-plaisir c'est un des systèmes les plus puissants pour assurer cette fonction.

On va dire simplement que si nous faisons quelque chose, si notre cerveau nous permet de faire quelque chose, c'est parce que ça a un intérêt en termes de survie, en termes de récompense et en termes de plaisir, les trois étant liés d'ailleurs, parce que la survie est encouragée par la récompense et le plaisir.

C'est-à-dire que la récompense et le plaisir sont là normalement pour valider une action qui va dans le sens de la survie de notre organisme. Et c'est marrant parce qu'on se rend compte que si nous faisons quelque chose et parce que nous y avons un intérêt en termes de survie, quelles qu'en soient les conséquences, quels qu'en soient le prix et les conséquences.

Et alors, je ne sais pas si vous réalisez, mais une dépendance, une addiction, au final ça reste un acte volontaire. Parce que la bouteille, c'est quand même nous qui l'attrapons, la seringue, c'est quand même nous qui la prenons, la nourriture quand on se gaffe de nourriture, c'est quand même nous qui la prenons, il n'y a pas une entité qui possède nos bras, Il n'y a pas une entité qui possède nos jambes qui va faire qu'on va aller se rendre au magasin pour aller acheter une bouteille d'alcool. Tout ça c'est du domaine du volontaire.

D'ailleurs c'est même valable avec des addictions comme l'addiction amoureuse par exemple, l'addiction à la séduction, même si ce n'est pas une démarche physique volontaire, ça reste une démarche volontaire. C'est-à-dire qu'il y a un moment où notre bouche parle, et ça on a un contrôle dessus.

Ce qu'il faut bien comprendre c'est que ces fonctions de survie qui sont insérées dans le cerveau, elles sont intrinsèquement liées à notre biologie, on va dire que c'est la partie la plus charnelle de nous-mêmes, mais elles ne sont pas seules à agir, parce que si elles étaient seules à agir, si nous étions purement dans un instinct de survie, bon, ça serait le « quand t'as soif absolu, tu t'appropries tout », l'instinct sexuel serait complètement débridé, tu sauterais sur tout ce qui bouge,

heureusement on a quelque chose d'autre qu'on appelle la conscience qui est vraiment ce qui nous fait humain, et cette conscience qui est représentée, alors si on la localise un petit peu par une partie du néocortex, cette conscience vient chapeauter ce fonctionnement biologique de survie de l'humain.

Quelque part on peut dire que le système de survie, recherche et de plaisir il est modulé, il est contrôlé, il est sous le contrôle de la conscience. Alors, c'est là où dans ma vie, alors que j'étais en bataille avec les problèmes addictifs, j'ai rencontré le travail de quelqu'un qui s'appelle Jack Trimpey, Jack Trimpey, un alcoolique, enfin quelqu'un qui a eu des gros problèmes avec l'alcoolisme, Trimpey, T-R-I-M-P-E-Y, et qui a développé une approche qu'il a appelée Rational Recovery, donc la réhabilitation rationnelle.

Et lui, son approche est radicalement en rupture, et c'est d'ailleurs ce qui m'a beaucoup séduit à l'époque, puisque l'approche que j'avais avec les groupes de thérapie émotionnelle, psycho-émotionnelle et ainsi de suite ne fonctionnait pas, c'est-à-dire que je passais des années à faire quelque chose et je n'avançais pas, j'étais toujours pris dans mes problèmes addictifs.

Lui ce qu'il dit simplement c'est qu'il dit si nous buvons ou développons des comportements addictifs c'est qu'on a trouvé un moyen très facile de se donner du plaisir uniquement, c'est-à-dire qu'on a trouvé un moyen très facile de stimuler le système récompense-plaisir uniquement. En fait, on n'est pas victime d'addiction, on choisit de nous conforter avec des moyens simples plutôt que de faire face à la réalité.

En fait, lui parle de quelque chose qu'on appelle les petites voies. Il y a en nous en permanence des petites voies qui sont mues par un seul instinct, le survie et la recherche du plaisir. Le plaisir normalement étant le marqueur d'une action juste qui va dans le sens de la survie. Ce n'est plus le cas à notre époque, je ne vais pas vous inquiéter, mais ce n'est plus le cas à notre époque, mais normalement le plaisir est associé à la fonction de survie.

Et ces petites voix, on les connaît tous, tu es en train de te balader, et si tu faisais ça, et si tu prenais ça, et si tu prenais un peu plus de ceci, de cela, il y a toujours des petites voix qui montent en nous, les voix du plaisir, de la satisfaction de soi-même, la voix de l'égoïsme, la voix du...

En permanence il y a ces petites voix qui montent. Et selon Jack Trimpey, la raison même d'une addiction c'est simplement qu'on a choisi d'écouter ces petites voix sans y appliquer le filtre de la conscience. Parce qu'au final, qu'est-ce qui maintenant, aujourd'hui, fait que je ne me bourre plus la gueule comme je le faisais systématiquement tous les jours ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Parce que je puis tout à fait boire de l'alcool. D'ailleurs, ça c'était l'un des trucs qui m'avait toujours choqué avec les alcooliques anonymes, c'est qu'on disait après il faut une abstinence totale.

Je disais, mais abstinence totale, tu n'es pas libre. Parce que la vraie liberté ce n'est pas de s'abstenir totalement, la vraie liberté c'est d'avoir le contrôle. Alors que la plupart des approches qui sont présentées par rapport aux addictions ne sont pas des approches d'avoir le contrôle, c'est des approches de « je m'en tiens loin ». C'est un peu comme le mec qui aurait tendance à avoir une addiction au sexe par exemple, et dont la solution ce serait de ne plus

jamais croiser une seule femme. Mais tu n'es pas libre. La vraie liberté c'est d'être capable de relationner avec des femmes quand tu es un homme par exemple, et de ne pas tout de suite projeter un désir sexuel sur elles.

ça c'est la vraie liberté. Et Jack Trimpey analyse ça en disant voilà, en nous il y a une petite voix, cette petite voix, il l'appelle la bête aussi, la voix de la bête, et c'est intéressant qu'il l'appelle la bête parce que ça permet une dissociation.

D'un seul coup tu ne dis pas j'ai envie de boire, non c'est la bête en moi a envie de boire. Et là tout de suite la donne est complètement différente. Et donc on a tous en nous des petites voix, des voix addictives, On fait des voies de recherche et du plaisir spontanés, immédiats, rapides, faciles, par rapport à la boisson, par rapport au sexe, par rapport au jeu, par rapport à tout ce qu'on veut, par rapport à la nourriture.

Qu'est-ce qui fait que quand tu es à table, à un moment, tu t'arrêtes de manger ? Alors tu pourrais continuer à manger, à manger, à manger, à manger, parce que ça te donne toujours du plaisir, mais qu'est-ce qui fait que tu t'arrêtes de baisser ta conscience ?

Tu dis non, ça va, j'ai assez mangé, si je continue après je vais être malade, je vais prendre du poids, ça ne me convient pas, je vais me sentir lourd et ainsi de suite.

Donc au-delà de l'aspect purement charnel, plusionnel, il y a notre conscience qui nous permet de moduler tout ça. L'approche radicale qui m'a été présentée, c'est de dire que pour stopper une addiction, il faut juste s'arrêter.

Vous allez me dire, mais attends, qu'est-ce que tu nous dis là ? Tu nous dis que finalement le gars est alcoolique, il boit énormément d'alcool, et que finalement pour arrêter son addiction, pour s'arrêter son alcoolisme, il suffit qu'il s'arrête de boire.

Tu vas te dire, mais attends, c'est creux comme truc. Oui, mais ce n'est pas moins creux que de te dire simplement que s'il boit c'est parce qu'il a des blessures émotionnelles qu'il va falloir résoudre toutes ces blessures émotionnelles pour qu'il s'arrête de boire.

Sur quoi te bases-tu pour dire ça ? Sur rien. En pratique, qu'est-ce que c'est que l'alcoolisme ? L'alcoolisme c'est simplement le fait de boire. Si tu t'arrêtes de boire, tu n'es plus alcoolique, aussi simple que ça.

Et surtout, c'est de comprendre une rupture radicale. La bête en nous n'a aucun pouvoir, je dirais même la bête est tétraplégique, elle n'a pas de bras, elle n'a pas de jambes. La bête ne vous fera jamais aller acheter une bouteille de vin, c'est vous qui allez le faire, vous parce que vous écoutez cette petite voix, parce que vous, nous, parce qu'on s'identifie à cette petite voix. Tu sais, c'est un peu comme si tu te balades dans la rue avec un ami,

et puis ce copain voit je ne sais pas une bande de gens qu'il ne peut pas supporter, puis à l'oreille il te dit T'as vu ceux-là, casse-leur la gueule, allez vas-y, va les défoncer, va les tuer, mais tu es quand même responsable de tes actes, tu ne vas pas dire, attendez, j'ai tué ce gars-là parce que mon ami à côté me disait de le tuer.

Tu es censé quand même avoir une conscience et avoir la responsabilité de tes actes, là c'est la même chose. Et d'ailleurs je me souviens, j'étais tombé sur un article par exemple qui parlait de l'écosystème intestinal et des bactéries qu'il y avait dans nos intestins et qui s'appelait « Est-ce que les bactéries dans nos intestins nous disent quoi manger ?

» Et la conclusion c'était oui, les bactéries dans nos intestins nous disent quoi manger, mais qu'elles nous disent quoi manger ne veut pas dire qu'on va le manger. C'est-à-dire entre les deux, il y a quand même le filtre de notre conscience et de notre volonté.

La petite voix, la bête comme on l'appelle, elle peut nous tenter, elle peut nous suggérer des attitudes, elle peut essayer de nous souduire, mais en aucun cas nous sommes sous contrôle, on n'est jamais sous contrôle.

Comment arrêter une addiction, vous savez quoi ? Le secret d'arrêter une addiction, c'est qu'il faut arrêter. C'est qu'il faut juste se dire que l'addiction n'a aucun pouvoir, que la bête, la petite voix en nous n'a strictement aucun pouvoir. Si aujourd'hui tu bois, c'est simplement parce que tu as décidé de boire, tu as décidé de prendre une bouteille, tu as décidé de verser un verre, tu as décidé finalement de prendre cette solution-là parce qu'elle est facile,

parce qu'elle permet d'oublier tout, parce qu'elle permet de ne pas faire face à la réalité. Pareil avec les addictions alimentaires. Et je peux vous dire que de prendre conscience de la chose, de notre responsabilité absolue, c'est la clé pour pouvoir se libérer.

Moi j'ai été libéré de l'alcoolisme en une demi-seconde, pareil de la boulimie, pareil, alors que j'avais passé des années à rechercher, simplement en comprenant que c'était moi, il n'y avait pas quelque chose qui avait pris le contrôle, c'était moi. Et donc, c'est intéressant parce que stopper une addiction ne consiste pas à réparer toutes nos blessures de l'enfance.

ça consiste simplement à nous dissocier de cette petite voie. Nos blessures de l'enfance, elles continueront de nous envoyer des petites voies. Et d'ailleurs c'est vain de penser qu'un jour on pourra arrêter les petites voies, on pourra arrêter les petites séductions, ça ne marche pas, jamais, jamais !

Alors un jour ça va s'exercer sur l'alcool, après ça va être sur le jeu, sur l'argent, sur le sexe, sur l'alimentation et ainsi de suite, mais je veux dire, des petites voies qui vont monter pour nous suggérer des attitudes liées simplement aux besoins de survie, on va en avoir toute notre vie.

Donc, le jeu ce n'est pas d'arriver à les supprimer, on n'y arrivera jamais. Et d'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'il y a autant d'organismes qui s'occupent de lutte contre les addictions, parce que leur méthode ne fonctionne pas ou quasiment pas, et donc une méthode qui ne fonctionne pas, c'est le meilleur moyen d'avoir une méthode qui dure longtemps.

Si on te dit il va te falloir des mois, des années pour guérir toutes tes blessures émotionnelles au travers de séances de psychothérapie, il y a tout un système qui encaisse à fond. Par contre, si on te dit non, il n'y a aucun problème.

Si tu bois là, c'est parce que tu as décidé de boire et maintenant tu t'arrêtes. Tu vas dire mais comment je peux m'arrêter ? Tu ne prends pas la bouteille. Oui, mais la bouteille elle vient à toi ?

Elle se déplace toute seule sur la table ? Tu as un verre qui se remplit spontanément devant toi ? Non, tu t'arrêtes et tu exerces ta conscience, tu exerces ta volonté. Est-ce que tu as encore une volonté ?

Est-ce que tu as la capacité de choisir ? Et d'ailleurs, Jack Trimpey, dans son approche radicale, il est très intéressant, il dit par exemple aux conjoints de personnes qui s'adonnent à l'alcoolisme, c'est simple, vous allez le voir, vous lui dites écoute, là actuellement je constate que tu préfères la bouteille et l'alcool à moi, à ta famille et ainsi de suite.

Donc là c'est simple, tu t'arrêtes de boire maintenant ou je me barre ? Et je me barre pour de bon. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce que tu veux que je fasse une relation avec toi ? tu préfères l'alcool à moi, je me barre, aussi simple que ça.

Et avec des résultats qui sont juste stupéfiants. Alors sa méthode il l'a appelée Addictive Voice Recognition Technique, donc c'est la reconnaissance de la voix addictive, la voix addictive qui te dit oui mais tu pourrais ceci, oui mais tu pourrais cela, et toi tu es là, tu dis non, non. C'est une question de clairvoyance et de choix. Remplacer le plaisir associé à la prise du produit par le plaisir lié au fait de contrôler la bête et d'exercer notre autonomie. La voix n'aura pas cessé, on aura juste essayé d'arrêter d'écouter.

Alors que les psychothérapies te proposent de faire cesser la voix, ce qui est quasiment impossible, la voix disparaît elle-même à force de brailler pour rien. Ça je peux te le dire, parce qu'on va me dire si tu dois passer toute ta vie à résister à la petite voix, non, tu ne passes pas toute ta vie à résister à la petite voix.

À force que la petite voix se rende compte qu'elle n'a plus d'activité sur toi, et bien elle s'arrête. Mais moi je vois pour avoir vraiment vécu un alcoolisme fort, maintenant il m'arrive, pas régulièrement, mais il m'arrive de boire un petit peu de vin, des choses comme ça, un petit vin naturel sans sulfite, nickel là, tu vois, super ! Mais il est certain que quand je prends un verre, après il peut y avoir l'envie qui monte

de dire « Ah ouais, et si tu t'enversais un second ? » Non, mais sauf qu'immédiatement, tu vois, ça c'est la petite voix qui monte, « Et si tu t'enversais un second ? » Immédiatement il y a la conscience qui arrive, qui me dit Non Thierry, il n'est pas question, tu sais d'où tu viens, il n'est pas question que tu retombes là-dedans, demain matin tu as envie d'avoir la patate, tu as envie d'être bien, voilà, tu as envie d'avoir les idées claires, tu ne vas pas perdre le contrôle et ainsi

de suite, donc non, hors de question. Et c'est vraiment comprendre que des tentations on en aura toute notre vie, des petites voies on en aura toute notre vie, la bête elle s'exprimera toute notre vie.

Vouloir supprimer les petites voies est totalement impossible, il faut juste apprendre à parler plus fort avec notre conscience. Ce qui nous rend humain, c'est de pouvoir exercer un pouvoir sur notre instinct de survie.

C'est ça qui nous rend humain globalement. Et quand on parle d'addiction, quand on se croit victime d'addiction, c'est une façon de nous ramener simplement à notre nature biologique et charnelle. Pour se libérer des dépendances, il faut simplement croire, cesser de croire que nous sommes victimes de maladies. Il faut réaliser que la petite voix n'a aucun pouvoir sur nous.

Et vraiment, là encore on est vraiment dans les fondamentaux de ce que je vous partage en permanence, nous ne sommes pas victimes, rien d'extérieur n'a de pouvoir sur nous. Nous pouvons croire qu'il y a quelque chose d'extérieur, qu'une substance extérieure, qu'une situation extérieure a une pouvoir sur nous, mais c'est faux, c'est de la démission.

Rien d'extérieur n'a de pouvoir sur nous, nous avons tout le contrôle. Toutes les institutions, les systèmes de guérison, des problématiques addictives et ainsi de suite, elles prospèrent sur notre addiction.

C'est des spécialistes de la maladie qui gagnent de l'argent grâce à la maladie. On te dit que tu es malade et que tu es faible, et qu'il te faudra tout un parcours pour arriver à t'en libérer. Moi je te dis c'est complètement faux, c'est à vous de faire un choix.

C'est à vous de faire un choix, et face à la tentation, face à la bête, de vous tenir droit et de ne pas lâcher. Tu vois, moi je vois l'image, ça va vous parler quoi, Le seigneur des anneaux, quand Gandalf qui est sur le grand pont, c'est quoi, c'est les mines de la Moria par exemple, et qu'il y a la bête qui apparaît devant lui, et que là il se tient droit, il a peur, la bête a l'air plus puissante que lui,

il pourrait se conformer au désir de la bête, et qu'est-ce qu'il dit ? Il dit tu ne passeras pas. Eh bien nous par rapport à l'alcool, par rapport à l'alimentation, par rapport à tout ça, c'est que tu te tiens droit devant, tu vois tes pensées, tu vois tes tentations, et tu ne passeras pas, tu ne passeras pas pourquoi ?

Parce que tu ne réponds pas à la problématique. la voix de la bête ne répondra jamais à la problématique. Tu te sens mal, tu ne te sens pas bien, la bête d'ailleurs elle a toujours la même réponse, c'est tu ne vas pas bien, bois de l'alcool, tu te sens seul, bois de l'alcool, tu t'ennuies, bois de l'alcool, tu as sommeil, bois de l'alcool, tes amis t'ont lâché, bois de l'alcool,

tu n'as pas d'argent, bois de l'alcool. La bête est con, elle te suggère toujours la même solution, ça déjà ça devrait attirer notre attention, et la bête tu peux lui dire, mais la solution que tu me proposes ne répondra en aucun cas à ma problématique première. Et là on a toute la puissance.

Vous imaginez la radicalité de cette approche ? Nous ne sommes pas esclaves du plaisir ou des tentations, on n'est pas esclaves, on a une conscience. Ce n'est pas dur de se libérer d'une addiction, ça juste demande de faire le choix et de s'y tenir. Alors est-ce que vous avez envie ? Est-ce que vous avez besoin ?

Est-ce que vous avez la force de vous libérer de vos addictions ? Vous savez, il y a une Maxime que j'aime beaucoup qui est la Maxime des navis, je crois, américains, de l'armée américaine, qui dit que tout le monde veut aller au paradis mais personne ne veut mourir.

Est-ce que vous avez vraiment envie de stopper votre addiction ? Parce que si vous avez vraiment envie de stopper votre addiction, là, maintenant, dans la seconde qui suit, vous pouvez la stopper, maintenant. Il n'y a plus aucune raison qu'elle perdure. J'espère que cette vidéo vous sera utile.

On va continuer, on va continuer à explorer cette dimension avec la seconde vidéo, je ne vais pas faire ça trop longue. Dans la seconde vidéo, on va voir vraiment toutes les caractéristiques de cette petite voix et comment la reconnaître avec finesse.

Mais j'espère que vous mesurez la radicalité. Encore une fois, on est toujours aux fondamentaux. Rien d'extérieur n'a de pouvoir sur nous. La puissance, elle est là. La force, elle est là, elle n'est pas à l'extérieur.

Elle n'est pas dans le verre, elle n'est pas dans la bouteille. et si la force est là, il s'agit juste de l'exercer. Je vous souhaite une bonne régénération, et je vous remercie pour votre écoute, merci de partager cette vidéo, merci de vous abonner si vous ne l'avez pas encore fait, et je vous dis à tout bientôt !

Petit clap de fin, je suis content de vous avoir proposé cette vidéo, vous avez vu j'avais quelques notes donc c'était un peu moins spontané que d'habitude, mais en même temps je ne voulais pas rater quoi que ce soit.

Je n'ai pas grand-chose à vous annoncer comme nouvelle, si je suis très content d'être dans cet endroit pour filmer, parce que cet endroit, vous savez, je ne montre pas trop l'intimité de Régénère, mais ici, là, vous voyez ce joli petit bâtiment, ça c'est nos nouveaux bureaux qu'on va aménager à partir de demain.

Ça c'est les nouveaux bureaux de Régénère, je suis trop content d'avoir ces nouveaux bureaux, bureau en bois, là on s'est fait un joli petit bâtiment, c'est nos nouveaux bureaux à partir desquels on va pouvoir produire nos vidéos, j'étais content de vous le présenter, c'est une petite satisfaction personnelle.

J'espère que cette série sur l'addiction vous aura été très utile, Moi, je vous rappelle que d'ici peu, je vais vous annoncer les rencontres de la régénération. Soyez attentifs, dans les 2-3 semaines qui viennent, on va vous annoncer les rencontres de la régénération et ouvrir les inscriptions.

Donc, ce sera le moment de se dépêcher parce que ça part toujours très vite. Et moi, je vous donne rendez-vous mardi soir prochain pour le live des montagnes, comme d'habitude, où on va parler encore une fois de santé, de puissance personnelle, d'autonomie et de la vie.

Bye-bye ! Merci.

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