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Sortir de l'épuisement n°1, les principes essentiels

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L'équipe RGNR
53 vues • Publiée le 03/03/2017

Cette vidéo ouvre une série consacrée au syndrome d’épuisement, que Thierry considère comme l’un des phénomènes de santé les plus répandus et les plus sous-estimés de notre époque. L’idée centrale est simple : la plupart des dysfonctionnements que vous ressentez ne sont pas des maladies distinctes, mais les conséquences d’un système adaptatif sollicité au-delà de ses capacités.

Pour comprendre l’épuisement, Thierry commence par poser deux systèmes opposés qui gouvernent la physiologie humaine : le catabolisme, qui consomme les ressources et produit des déchets acides lors de toute action, et l’anabolisme, qui reconstruit et élimine ces déchets pendant les phases de repos. Ces deux dynamiques s’appuient sur les deux branches du système nerveux autonome : le sympathique, accélérateur de l’organisme, et le parasympathique, qui pilote la récupération, la digestion et la production de mucus.

Thierry détaille ensuite le rôle du cortisol et de l’adrénaline dans la réponse adaptative, et explique pourquoi le problème n’est jamais l’adaptation en elle-même, mais sa sur-sollicitation permanente. À travers un exemple concret de journée de travail, il montre comment les pressions s’accumulent heure après heure sans jamais laisser au système nerveux le temps de revenir à l’équilibre.

La vidéo se conclut sur la loi de l’homéostasie : tout système laissé au repos revient spontanément à l’équilibre. C’est ce principe qui fonde toute la série à venir. Réduire la sollicitation du système adaptatif, c’est lui redonner les conditions pour se réparer seul, sans intervention extérieure particulière.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! C'est un vrai plaisir de vous retrouver sous le beau soleil quasi printanier catalan. C'est un bonheur de faire des vidéos dans ces conditions-là. Pour la première vidéo d'une série qui est extrêmement importante pour moi, sur le syndrome d'épuisement.

On va en faire, j'en ai prévu, 7 ou 8 de vidéos. Ça peut paraître beaucoup et en même temps je pense que c'est essentiel parce que ce que je voudrais au travers de cette vidéo, c'est que nombre d'entre vous vous rendiez compte qu'en fait, la plupart des dysfonctionnements et des symptômes apparents que vous éprouvez actuellement ne sont rien d'autre que de l'épuisement.

Alors, on a déjà parlé de ce syndrome d'épuisement, j'ai fait déjà diverses vidéos ça et là. Là, j'avais envie de regrouper tout ça sous une thématique tellement elle me paraît essentielle. Elle est symptomatique de l'époque et pour qu'on comprenne bien les enjeux, on va faire les choses de façon rigoureuse.

C'est un peu comme dans les différentes séries que je vous ai proposées. On va démarrer de la base, on va poser durant les deux ou trois premières vidéos les briques essentielles de compréhension physiologique du corps qui vont nous permettre ensuite de comprendre et d'en tirer des conclusions.

Et on va parler effectivement d'épuisement. On va parler d'une loi qui est très importante pour moi, qui est la loi de l'hormèse, essentielle pour moi. L'épuisement étant le dépassement de la limite de la capacité adaptative de l'individu, l'hormèse, c'est le fait de se situer juste à la limite.

Et on se rendra compte que, selon cette loi de l'hormèse, propre aux êtres vivants, d'une certaine manière, le vieil adage « Tout ce qui ne tue pas vous renforce » est totalement vrai.

Tout ce qui dépasse votre limite vous épuise et vous tue, tout ce qui est juste en deçà de cette limite vous renforce et vous rend plus fort. et arriver à trouver la bonne dose, la bonne jauge.

Donc ça va être tout le projet de cette série, je suis très très heureux de m'y lancer. J'ai développé 7 ou 8 thématiques un petit peu sur le papier, je pense qu'elles vont vous attirer autant que moi, et surtout, je pense que chacun d'entre vous, où que vous en soyez, où que vous croyez en être dans votre évolution, votre réflexion, je pense que chacun d'entre nous va avoir des choses essentielles à apprendre de cette série, parce que tout le monde est touché, peu ou prou,

ou rares sont les exceptions, qui ne sont pas touchés peu ou prou par cette question de l'épuisement. Et l'épuisement nivelle toutes nos forces, tout notre système immunitaire, toutes nos capacités adaptatives, tout est touché, toutes nos fonctions organiques sont touchées par ce syndrome d'épuisement.

Quand on parle d'épuisement, de quoi parle-t-on ? On va faire les choses simples. Ce monde est créé, structuré, de façon relativement binaire. Il y a des choses qui sont opposées.

Dans l'humain, il y a deux systèmes essentiels qui gouvernent la vie humaine. Il y a un système d'action et il y a un système de repos. Quand je parle de système, je veux dire qu'il y a un ensemble de mécanismes physiologiques qui va passer par le système nerveux, le système hormonal, le système endocrinien, qui va amener à une multiplicité d'adaptations organiques qui va faire qu'il va y avoir l'action qui va être possible ou il va y avoir le repos.

Et d'ailleurs, on voit chez l'humain, et ça pour moi ce sont des principes essentiels, on commence d'abord par des principes, on voit chez l'humain que la phase repos est associée avec la phase nettoyage et régénération. On se rend compte par exemple que la production de mucus, la production de mucus étant une phase essentielle de l'excrétion des produits toxiques dans le milieu extérieur, la production de mucus se passe quand on est en phase de repos.

On se le grève dans un petit coin de la tête. La phase de repos est essentielle. Il n'y a pas de nettoyage sans repos. Donc on va schématiquement tracer un tableau à deux lignes. Alors attention, quand on va faire ces deux lignes, il ne s'agit pas de dire qu'il y en a une qui est bien et l'autre qui est mal.

On n'est pas du tout dans ce type de pensée. L'action est essentielle. L'action, c'est la vie. Agir, c'est vivre. Vivre, c'est agir. Les deux sont indissociables.

Le repos aussi. L'important, c'est de garder une juste balance entre les deux. Et donc, on va avoir d'un côté ce qui est catabolisme. J'aime beaucoup ce mot, catabolisme. Catabolisme, ça veut dire qui détruit, qui consomme.

Or, pour mener à bien une action, il va falloir consommer. Vous savez, c'est comme un moteur, quand vous accélérez sur votre voiture, vous allez plus vite, mais forcément, vous consommez plus d'essence.

Et puisque vous consommez plus d'essence, vous produisez plus de déchets. C'est catabolisme égale consommation des ressources égale production des déchets. Donc, quand il y a catabolisme, il y a consommation des ressources et il y a production de déchets, donc acide et déchets.

Parce que tout système vivant qui consomme des nutriments va produire des déchets organiques sous forme d'acide la plupart du temps et qui sont liés au fonctionnement normal de tout organisme. Catabolisme, production d'acide, production de déchets.

Alors, le catabolisme dans le corps, cette mise en mouvement du corps, va s'appuyer sur une branche du système nerveux dont j'ai déjà parlé, qui s'appelle le système nerveux sympathique. Système nerveux sympathique.

Ça va me permettre de faire un petit rappel sur le système nerveux et les appellations du système nerveux. Il y a différentes catégorisations du système nerveux. On va faire ça très très simple. Il y a ce qui est le système nerveux autonome et le système nerveux volontaire. Système nerveux volontaire, je veux lever mon bras droit, attention, miracle, mon bras droit se lève.

Oui, miracle, parce qu'une personne qui a une atteinte dégénérative de la gaine de myéline, de la gaine qui entoure les fibres de son système nerveux volontaire, par exemple sclérose en plaques, elle va vouloir lever son bras et ne va pas se lever.

Elle sait ce que ça représente qu'un système nerveux qui est fonctionnel. Donc oui, c'est une merveille. Rien que ça, c'est une merveille. Mais ça, ça passe par un système nerveux qui est volontaire.

Par contre, pendant que je lève mon bras, mon cœur continue de battre, mes poumons continuent de fonctionner, mon foie continue de fonctionner, ma vessie, mes reins, tout continue à fonctionner en dehors de mon contrôle conscient.

Ça, c'est régulé par une autre branche du système nerveux qui s'appelle le système nerveux autonome. Et ce système nerveux autonome, pour faire simple, on l'a séparé là aussi en deux branches.

On a parlé du système nerveux autonome sympathique et du système nerveux autonome parasympathique. Le sympathique s'appelant avant ortho-sympathique, mais on a gardé sympathique maintenant. Donc il y a le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

Pour faire simple, le système nerveux sympathique, c'est la pédale d'accélérateur de ton corps. C'est celui qui va être mis en action quand il va s'agir de catabolisme, d'action, d'activité dans le monde.

Et le système parasympathique, c'est le système qui va plutôt être relié au fait de se reposer. Par exemple, tous les organes de notre corps sont énervés à la fois par le sympathique et par le parasympathique.

Il y a pour tous les organes, tissus, glandes du corps, une énervation sympathique et une énervation parasympathique. Il y a la possibilité d'accélérer ou de ralentir. Le système nerveux sympathique, par exemple, quand il est mis en action, il accélère les contractions cardiaques.

Le cœur accélère. Le parasympathique a tendance à ralentir au niveau du cœur. Au niveau des alvéoles pulmonaires, le sympathique a tendance à dilater les alvéoles pulmonaires pour permettre plus d'oxygène.

Plus d'oxygène égale plus d'action et plus de catabolisme. Et à l'inverse, le parasympathique va avoir tendance à rétracter les alvéoles pulmonaires et à permettre la production de mucus.

Le sympathique, par exemple, a tendance à bloquer la production d'enzymes digestifs, bloquer l'assimilation et le péristaltisme intestinal. Tout est bloqué au niveau digestif, le parasympathique par contre, lui, il permet que la production d'enzymes soit optimale, que la digestion et l'assimilation soient optimales et que le péristalpisme intestinal, c'est-à-dire la circulation des sels le long du tube digestif, soit elle aussi optimale.

C'est pour ça qu'on dit souvent que pour bien digérer, il faut manger relax. Alors ça peut se comprendre, quand de l'action musculaire, de l'action vigoureuse est demandée, il n'est pas temps de digérer ou d'assimiler, ou d'avoir des selles qui transitent bien, il est temps de mobiliser toute l'énergie possible, en diminuant l'énergie qui est investie dans la sphère digestive, de manière à aller vers l'action.

Donc on peut regarder l'effet de la stimulation sympathique ou de la stimulation parasympathique sur le corps, et vous allez voir que chaque organe va avoir deux actions qui sont un petit peu antagonistes, l'une avec le sympathique, l'autre avec le parasympathique, l'un qui va accélérer, l'autre qui va ralentir.

Et d'ailleurs, quand je parle de catabolisme, production d'acides, de déchets, système nerveux sympathique, à côté de ça, on va prendre l'anabolisme... Anabolisme, construction, nettoyage et réparation, donc c'est élimination à la place des déchets, production de mucus, Et système nerveux, parasympathique. Ces deux systèmes ont un nom.

Ces deux modes de fonctionnement ont un nom. Celui-là, on l'appelle le système lutte ou fuite. En vérité, il faudrait l'appeler lutte, fuite ou paralysie, qui correspond aux trois manières qu'a le corps, qu'a l'organisme humain de répondre en fonction des personnes, en fonction des circonstances de vie, à une nécessité d'action.

Et à l'inverse, ce système-là, on l'appelle le système calme-contact. Alors, je vais vous dire tout de suite, quand on parle d'épuisement, on ne parle pas d'épuisement du système calme-contact, on parle d'épuisement du système action.

On parle d'épuisement du système lutte, fuite ou paralysie. Et pourquoi est-ce qu'il y a épuisement de ce système ? Simplement parce qu'il y a sursollicitation. Je vous rappelle, de par la loi de l'homéostasie, qui est la nature même du vivant et des êtres humains, la loi de l'homéostasie dit que tout système laissé à lui-même revient spontanément à l'état d'équilibre.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ton système nerveux sympathique, si on le laisse, si tout ton système, je veux dire, lutte ou fuite, si on ne le sollicite pas pendant un certain temps, il va venir se régénérer de lui-même. Le problème se situe dans la déséquilibre des sollicitations.

Si tu sollicites trop un système, au bout d'un moment, le corps ne répond plus. Et ça, ça va être l'objet de toutes les prochaines vidéos, c'est de voir en quoi il ne répond plus, à quel niveau.

Au niveau du système lutufuite, on va citer aussi une hormone dont on va beaucoup parler, c'est le cortisol. Le cortisol est une hormone essentielle dont on va parler dans la prochaine vidéo qui est produite par deux petites glandes qui se situent à ce niveau-là, ou même un peu plus haut, juste au-dessus des reins, qu'on appelle les glandes surrénales, et qui est l'hormone de l'adaptation, l'hormone propre au système lutufuite.

Il y a une autre neuro-hormone dont on va parler beaucoup, c'est l'adrénaline. L'adrénaline qui est produite, elle aussi, par les glandes surrénales, mais par la partie interne, la partie médulaire des glandes surrénales.

l'adrénaline va être essentielle. C'est par exemple l'adrénaline qui aide à l'augmentation du rythme cardiaque, à l'augmentation de la tension, à la constriction de vos vaisseaux sanguins de manière à augmenter la pression.

Et quand tu as une phase dans laquelle il faut lutter, fuir, en tout cas t'adapter, à ce moment-là, c'est un gros rush d'adrénaline qui permet cette adaptation.

Parce que là, on touche une notion essentielle aussi. Ça, c'est le système d'adaptation. Ça, c'est le système de repos. On dit lutte, fuite ou paralysie, catabolisme, production d'acide, système nerveux sympathique, cortisol, adrénaline, adaptation.

On dit anabolisme, élimination des déchets, production de mucus, repos, calme-contact, système nerveux, parasympathique... Tout ça, c'est un tout.

Et quand je vous dis que le problème se situe dans la sur-sollicitation des systèmes, Actuellement, le problème se situe dans la sursollicitation de notre système adaptatif. On doit s'adapter en permanence. S'adapter n'est pas un problème.

S'adapter est la nature de l'humain. S'adapter est même notre essence. Sauf que nous ne pouvons pas nous adapter en permanence, sans arrêt, avec des marches d'adaptation, des niveaux d'adaptation colossaux, sans qu'on en paye le prix à un moment ou à un autre.

Et donc, le problème, c'est toujours dans l'épuisement du système nerveux sympathique et du système lutte ou fuite. Personne ne s'épuise à trop se reposer. Personne n'est trop reposé dans ce monde.

L'exemple que je donne souvent quand je suis en cours, imaginons... Je vais peut-être déjà donner en vidéo, je suis désolé si c'est une redite, mais je trouve très parlant.

Imaginons que tu es un grand cadre dynamique, même pas un cadre dynamique, en fait, tu as bossé toute ta journée dans un bureau, Déjà, dans un boulot que tu n'aimes pas. Il y a beaucoup de gens qui ont des boulots qu'ils aiment, il y a des gens qui ont des boulots qu'ils n'aiment pas, ou des boulots alimentaires dans lesquels ils sont soumis à énormément de pression.

Donc déjà, pression pendant tout le temps de travail, catabolisme, acides, déchets, système nerveux sympathique, cortisol, adrénaline, défaut de digestion et tout.

Toute la journée, tu as été maintenu à ça. Tu sors de ton boulot, au lieu d'aller courir en pleine nature, de te régaler au milieu des oiseaux avec tes enfants, tu tombes dans ta voiture, et tu as une heure de trajet pour rentrer chez toi. Comme dit mon grand ami Patrick Fontaine, on ne se rend pas compte à quel point le simple fait de conduire une voiture est un stress, demande une adaptation à l'organisme.

On y arrive, mais ça demande une adaptation. Il me dit toujours, moi la première fois où je suis rentré dans une voiture, j'ai regardé, j'ai vu trois pédales, j'ai vu deux pieds, je me suis dit il y a un problème.

Bah oui, conduire une voiture, tu as les pédales, tu as le levier de vitesse, tu as les rétroviseurs, tu as trois rétroviseurs, Alors, à moins que vous soyez des caméléons, pour l'instant, moi je n'arrive pas à regarder même deux rétroviseurs en même temps, les deux égliseux qui louchent comme ça, donc tout de suite, adaptation. En plus, tu sors de ton boulot, c'est les embouteillages, puisque tout le monde sort à la même

heure du boulot, c'est les embouteillages, donc tu dois accélérer, freiner, accélérer, freiner, embrayer sans cesse parce que tu n'as pas une boîte automatique, ce qui est une colossale erreur en termes de stress. Mais bon, tu n'as pas une boîte automatique, donc tu dois embrayer, freiner, embrayer, freiner en regardant si celui derrière ne t'a pas embouti.

Donc déjà, adaptation permanence. Tu sens que ça monte. Et puis, tu récupères les enfants à l'école. Tu récupères les enfants qui sont restés enfermés toute la journée. Donc t'imagines, tu prends des gamins qui ont une énergie colossale, qui n'ont qu'une seule envie, c'est de courir au soleil, de s'amuser, de s'éclater entre eux.

Ils ont été maintenus assis pendant toute une journée. Après l'école, ils n'ont qu'une envie, c'est aller s'éclater, aller courir, sauf que toi, tu les mets dans une voiture.

Ils sont à l'arrière de la voiture, tu as les trois enfants qui sont en train de se disputer, de se disputer telle petite chose, Ils sont juste à cran. Donc toi, tu es dans ta voiture, tu es en train de piloter.

Tu as déjà eu une journée qui a été extrêmement chargée. Tu es en train de conduire ta voiture, donc les yeux de caméléon pour surveiller les rétroviseurs. Tu es en train de surveiller celui derrière.

Tu surveilles aussi que les trois enfants ne sont pas complètement en train de s'étriper derrière parce qu'il s'agit que tu les ramènes intègres à la maison. À ce moment-là, tu jettes un coup d'œil sur le siège de passager et tu vois un gros dossier que tu as donné ton chef au moment où tu partais en te lançant un grand sourire en te disant « Je le veux complet pour demain matin. » Mais il sait très bien que tu ne peux pas lui rendre demain matin.

Tu as vu comme c'est énorme, il le sait parfaitement. Et il le fait à dessein parce que de toute façon il veut placer son neveu à ta place. Donc là, tu sens que ça monte, ça monte, ça monte, ça monte, ça monte.

Catabolisme, production d'acide, de déchets, système nerveux sympathique, cortisol, l'adrénaline, ça monte, ça monte, ça monte. Et puis à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a ton téléphone qui sonne, c'est ta femme ou ton mari, vous vous identifiez comme vous voulez, c'est ta femme qui t'appelle. Tu sais ce qu'elle veut, elle veut savoir si tu as fait les courses et tout. « Bien sûr que non, tu n'as pas fait les courses.

Comment tu vas avoir le temps de faire les courses ? » Donc tu laisses le téléphone sonner, tu ne réponds pas. « Non, je ne te réponds pas. » Elle insiste, deuxième coup, ça monte encore plus.

« Non, non, je ne te réponds pas. » Là, elle t'envoie un SMS. « Chérie, est-ce que tu as fait les courses ? » « Bien sûr que non, tu n'as pas fait les courses.

» « Bien sûr que non. » « Comment elle veut que tu fasses les courses avec un emploi du temps pareil ? » Là, tu arrives à la maison. On va dire que là, pendant des heures et des heures, c'est ce système qui a été sursollicité.

Là, tu arrives à la maison, il y a deux possibilités. Première possibilité, tu gardes ta voiture. Même ton portail s'ouvre automatiquement. Ou tu as un ami qui ouvre ton portail. Déjà, tu n'as même pas à sortir la voiture.

Waouh ! Ah, les copains sont là et tout. Tu rentres ta voiture. Là, tu arrives vers ta maison. Tu n'as même pas besoin de pousser la porte. Ta femme ou ton mari ouvrent la porte.

Vêtue d'une grande toge blanche, avec un petit collier de fleurs... Mon chéri, tu as une journée très difficile. Les enfants, débarrassez votre papa, prenez-lui ses affaires. Allez mon chéri, je vais te faire un petit massage des pieds.

Allonge-toi, je vais te préparer ton jus de betterave orange-gingembre que tu préfères. Relaxe-toi, les enfants, commencez à jouer de la musique que votre papa aime tant. Et on va être en environnement super relaxant.

Donc là, d'un seul coup, tu bascules là-dedans. Bon, t'as eu une grosse décharge à ce niveau-là, mais à côté, t'as un équilibrage avec le corps qui est poussé en anabolisme, élimination, production de mucus, parasympathie, tout va bien.

En vérité, c'est rarement le cas. Pourquoi ? Parce que ta femme ou ton mari a eu la même journée de M.E.R.D.E. que toi, et quand tu arrives à la maison, tu croises son regard, et son regard te dit, ne m'adresse pas la parole ou je te bouffe.

Et donc, journée après journée, dans quoi est-on ? On est là-dedans, en permanence. On est dans cette adaptation, on est dans ce catabolisme, on est dans cette production d'acide, on est dans cette production de déchets, on est dans cette production de cortisol, on est dans cette production d'adrénaline.

Si vous voulez comprendre à quoi correspond le syndrome d'épuisement, c'est juste qu'on a trop tiré sur cette machine. Cette machine fonctionne parfaitement, comme toujours, comme tout le corps humain fonctionne parfaitement, Sauf qu'on ne peut pas tirer, tirer, tirer, tirer, consommer sans de temps en temps faire le plein.

Tu as une voiture, tu peux avoir un gros réservoir à la base, un gros réservoir plein, parce qu'il y a des gens qui me disent « Ah oui, mais eux, ils sont nés avec un bon capital.

» Oui, d'accord, tu as une voiture avec un très gros réservoir, tu as un réservoir plus grand que la moyenne, tu as 120 litres, d'accord ? Simplement, si tu maintiens en permanence le pied sur l'accélérateur, tôt ou tard, si tu ne prends pas le temps de temps en temps de passer à la station de service et de faire le plein, de perdre du temps pour cela, ce n'est pas perdre du temps, c'est une nécessité, à ce moment-là,

tu arriveras toujours à vider ton réservoir, quelle que soit la taille de ton réservoir. Et quand on parle du syndrome d'épuisement, c'est juste ça. C'est que toute cette adaptation métabolique du corps, qui est parfaitement pensée, elle est parfaitement pensée à condition d'être équilibrée par...

Regarde, là, tu produis de l'acide et des déchets, Si, à côté de ça, tu as une phase d'élimination et de production de mucus qui est adéquate, il n'y a pas de problème. Tu produis des acides, tu élimines. Sauf que, si tu passes ton temps à produire des acides et des déchets métaboliques et que tu n'as pas un temps suffisant passé à les éliminer, qu'est-ce qu'il va se passer ?

Accumulation de déchets. On en parle tout le temps au cours de ces vidéos et c'est juste ça le problème. Si le syndrome d'épuisement actuellement est l'un des facteurs les plus importants que l'on voit en termes de santé, les plus prégnants en termes de santé, les plus ignorés d'ailleurs, parce qu'on te dit que c'est psychosomatique...

Psychosomatique, ça veut dire quoi ? C'est pitant ça ! Pourquoi est-ce que c'est symptomatique de notre époque ? C'est symptomatique de notre époque parce que la pression qui est exercée sur les individus est colossale.

Pourquoi ? Parce que le monde dans lequel nous vivons et les conditions dans lesquelles nous vivons sont de moins en moins adaptées pour nous. Et c'est tout simple. Regarde, là, tu as les conditions adaptées pour toi, pour l'individu. Tu vois, par exemple, il y a des normes à tous les niveaux.

Par exemple, la température. Là, je suis en plein soleil, il doit faire 23-24°C. La Catalogne... Il fait 23-24°C, je suis bien. Si j'étais en plein été et qu'il faisait 41-42°C, je suis écarté de ce qui est normal et je souffrirais.

À l'inverse, s'il faisait moins 10°C, je souffrirais tout autant. Il y a une norme à ce niveau-là. Il y a une norme dans tous les domaines. Et quand on est au niveau de cette norme, il n'y a zéro adaptation nécessaire.

Si je m'écarte, si la température augmente, je vais me mettre à transpirer. Adaptation. Si la température baisse, je vais me mettre à grelotter. Adaptation. Je produis de la chaleur.

Dans tous les cas, je m'adapte. Pourquoi est-ce que notre système adaptatif est autant sollicité ? Simplement parce que les conditions de vie actuelles, si notre normal est là, elles sont là.

Et que notre époque est de plus en plus éloignée des conditions normales de vie pour l'être humain à tous les niveaux. On te parle d'alimentation, de rythme de vie, de pollution environnementale, de relations entre les individus, de spiritualité, de vie intérieure, On te parle de tout.

Tout est complètement éloigné. Ça veut dire qu'en permanence, on est là. Si on est là, ça veut dire qu'en permanence, on est en adaptation.

Quand on parle du phénomène d'épuisement, on ne parle que de ça. Et quand on va parler de résoudre les pathologies liées aux troubles de l'adaptation, on va parler de quoi ? On va parler de se rapprocher de la normale de manière à moins solliciter notre système adaptatif qui, de par la loi de l'hormèse, va se réparer tout seul.

C'est juste ça. C'est la promesse de toute cette série de vidéos. On a commencé tout doux, tout simplement. On se revoit d'ici deux, trois jours maximum pour comprendre un petit peu comment ça se passe, l'épuisement, les différentes phases, les symptômes associés.

Vous allez voir, c'est très intéressant. Vous risquez de vous dire que vous êtes en plein en train de descendre et qu'il est temps de s'arrêter un petit peu et de prendre en considération les signes que vous envoie votre corps.

Je vous souhaite une bonne régénération. Je vous souhaite de passer un peu plus de temps en anabolisme, de passer un peu plus de temps à vous relaxer parce qu'une fois qu'on a mangé les réserves, une fois que le réservoir est vide, il n'y a pas obligatoirement une station-service à proximité.

Et là, ça devient compliqué pour la génération.

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