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"Si seulement j'étais plus ..." . troubles émotionnels & comportementaux 3

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L'équipe RGNR
21 vues • Publiée le 23/09/2017

Ce troisième volet de la série sur les troubles émotionnels et comportementaux s’attaque à un mécanisme précis : l’insatisfaction chronique. Thierry part d’un constat simple, à savoir que nous passons une grande partie de notre énergie mentale à juger ce que nous avons, ce que nous sommes et ce que les autres font, en le comparant à une version imaginaire de ce qui devrait être.

Cette agitation mentale, résumée dans la formule “si seulement”, n’est pas anodine. Thierry explique qu’elle constitue le terreau de tous les désirs non vitaux, et donc de toutes les tentations : on ne peut être attiré que par ce qu’on désire déjà, et ce désir naît presque toujours d’un sentiment préalable de manque. C’est ce lien direct entre insatisfaction et comportements addictifs (alcool, nourriture, cannabis, jeux vidéo) qui est détaillé ici.

Thierry distingue deux types d’insatisfaction : celle qui est motrice, parce qu’elle pointe vers des potentialités réelles et atteignables, et celle qui ronge, parce qu’elle s’alimente de projections imaginaires sans limite. Les besoins vitaux du corps sont finis et satisfaisables ; les désirs de l’imaginaire, eux, ne le sont jamais, ce qui explique le mécanisme de tolérance décrit chez les personnes dépendantes.

La piste proposée est concrète : faire une liste exhaustive de ses pensées “si seulement” et apprendre à les identifier pour les refuser, non pas par déni, mais parce qu’elles reposent sur un mensonge de l’imaginaire plutôt que sur la réalité de ce que l’on a. Thierry aborde aussi la notion de repentance au sens non religieux du terme, c’est-à-dire reconnaître que son mode de fonctionnement actuel ne fonctionne pas et choisir de changer de direction.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! On se retrouve avec le troisième volet de cette série. Je commence à voir un petit peu combien de volets il va y avoir. Le côté plus spirituel et psychologique va occuper 4 volets, donc on est à l'avant-dernier, on va dire.

Puis après, on basculera un peu plus sur l'aspect physique de l'anxiété. Je vous ai dit, le pilier de l'esprit, le pilier du corps. Il n'y en a pas un qui est plus à valoriser que l'autre.

J'ai délibérément commencé par le pilier de l'esprit parce que c'était un domaine que je n'avais pas trop abordé dans les précédentes vidéos, dans tout mon travail en vidéo, et j'avais à cœur de l'aborder.

J'ai vu que ça faisait réagir pas mal, c'est très bien, j'en suis vraiment ravi, et j'ai vu que nombre de réactions suscitées étaient sur une espèce d'a priori anti-religieux, en me disant que ça y est, tu nous exposes encore ta religion.

Non, absolument pas, on parle de système de croyance, et le système de croyance est propre à tout homme. On peut discuter, chacun va avoir son orientation religieuse ou non-religieuse, ça c'est propre à chaque homme. Par contre, le système de croyance est propre à tous.

Nous avons tous des systèmes de croyance. Et il n'y a pas plus de prix dans un système de croyance que celui qui ne croit pas avoir de système de croyance. On a des systèmes de croyance, on a des systèmes de valeurs, et on a une sorte de curseur qui nous permet d'appréhender les événements qui nous arrivent et de les étalonner et d'en déduire une réaction du corps.

Et on a vu dans la précédente vidéo, un point essentiel pour moi, c'est que toute pression qui est exercée sur nous de l'extérieur est d'abord évaluée par nos pensées au travers de notre système de croyance.

C'est-à-dire que si on te demande de rembourser 300 euros, si tu penses que tu n'as pas d'argent, ça va être une pression énorme sur toi. Si tu penses que tu es richissime, ce n'est pas une pression énorme.

Si tu penses que tu n'as pas d'argent mais que tu vas bientôt en recevoir, ce n'est pas une pression énorme. Si tu penses que tu as beaucoup d'argent mais que tu vas en perdre très rapidement, c'est une pression énorme.

Donc c'est vraiment au travers de notre système de croyance. Et on parle dans notre vie très souvent de problèmes. On dirait, j'ai tel problème, tel problème... Je pense qu'on ne se rend pas compte à quel point le plus grand ennemi de nos vies, c'est nous-mêmes, directement.

Le plus grand problème de nos vies, c'est nous-mêmes. Et cette capacité que nous avons de juger de tous les événements qui nous arrivent au travers de notre système de croyance et de notre courte vue. D'ailleurs, on dit bien que le péché originel, tel qu'il est présenté dans la Bible, le péché originel, c'est de s'octroyer le droit de juger, de dire ça c'est bien, ça c'est mal, ça j'ai envie, ça j'ai pas envie,

ça j'aime, ça j'aime pas. On passe notre temps, d'ailleurs, à faire ça, à discriminer. Il m'est arrivé tel accident, ça c'est une mauvaise chose et je le rejette. Puis ça c'est une bonne chose.

Mais qu'est-ce que t'en sais, qu'est-ce que t'en sais ? T'as vu, elle est limitée à quelques paramètres de l'événement et elle est surtout limitée extrêmement dans le temps. tu ne vois pas toute la continuité.

Je cite toujours cet exemple. On pourrait considérer qu'à 33 ans ma vie était un échec et que le gouffre dans lequel je suis tombé à 33 ans, quasiment mourant, était une mauvaise chose. En vérité, suite à ça, ça a été le tremplin qui m'a fait une sorte de stimulus pour reprendre la responsabilité de mes choix en termes de mode de vie et de me relever et d'être réhabilité d'une manière incroyable.

Donc c'était un moment magnifique, parfait, un passage obligé, parfait. et c'est ce que j'ai essayé de vous présenter dans la dernière vidéo, c'est que globalement, ce que nous avons est parfait pour nous.

Déjà parce que c'est ce que nous avons. Donc ça ne sert à rien de se rebeller contre, strictement à rien, c'est juste de la perte d'énergie. On tourne avide en boucle en disant je n'aime pas, je ne veux pas, je n'ai pas envie, si j'avais ceci, si j'avais cela, et en permanence on tourne, on tourne, on tourne, et ce faisant, on s'épuise, on se mange littéralement de l'intérieur. Alors,

je vous le disais, très souvent on parle de problèmes, mais notre plus grand ennemi c'est nous et notre système de représentation, notre mémoire, notre expérience qui te fait dire « Je sais que ça va se passer comme ça parce que jusqu'à présent ça s'est passé comme ça.

» Mais qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'en sais strictement, strictement rien. Et ces pensées sont des pensées, si on veut dire, ce sont des pensées précancéreuses de notre esprit. C'est-à-dire qu'elles nous détruisent à petit feu.

Si nous ne luttons pas au quotidien et si nous ne les refusons pas, à ce moment-là on se fait manger par ces espèces de mémoires et de prédestination que l'on s'impose à soi-même. Il y a un texte que j'avais envie de vous lire.

« Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel. » Et le monde actuel te pousse à porter tes pensées sur des tas de distractions, sur des tas de domaines qui sont totalement accessoires. « Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée.

» On parle de renouvellement de votre pensée. On pourrait s'arrêter là. S'il y en a qui sont croyants, ils vont bien aimer la suite. pour pouvoir discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

Pour ceux qui ne sont pas croyants, on va reprendre le même texte, ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée pour pouvoir discerner ce qui est bon, ce qui est parfait, ce qui est adapté.

On parle de renouvellement des pensées, changement du système de croyance. Pour ceux qui veulent la référence, c'est dans l'épître aux Romains, Romains XII. Je remercie d'ailleurs mon ami et mon frère Eric de m'avoir transmis ce petit passage.

C'était très édifiant dans le moment. Et comme je vous le disais, le problème c'est que globalement, on a préféré un mensonge à la réalité. On a préféré un mensonge, par exemple, pour vous en convaincre, regardez, vous tous qui regardez ces vidéos, on a préféré un mensonge sur le corps humain, à savoir que le corps est faible, qu'il a besoin de compléments de par-dessus, de là, qu'il ne peut pas se réparer lui-même, et ainsi de suite.

on a préféré un mensonge à la réalité. La réalité est-elle que le vivant est auto-réparant et auto-régénérant ? Le vivant est adaptatif. Ça, c'est la vérité. Pourquoi ? Parce que ça correspond à la réalité.

Et comment je le sais ? Parce que je l'ai expérimenté. Parce que je l'ai expérimenté chez nombre d'autres. En anglais, d'ailleurs, on parle de « psychological disorder ». Et j'aime bien « désordre psychologique ». On parle bien de chaos.

C'est un manque d'ordre. Et l'exemple que je vous avais donné, c'est le monstre sous le lit. On se plaît à se faire peur globalement. Et les fruits de cette imagination, c'est l'épuisement, la dépression, l'anxiété, l'agressivité, la panique, tout ce qui est lié à l'hyperactivité du système nerveux sympathique.

Alors, il faut bien comprendre que tout ceci ne sont que des symptômes. Ce sont des symptômes de notre insatisfaction, quelque part de notre incrédulité. On ne croit pas, on ne croit pas au vivant, on ne croit pas à la vie, et je dirais même plus, pour tous ceux qui sont non-croyants, on ne croit pas en Dieu.

On a refusé cette espèce de tutelle en se disant « Non, mais moi je suis libre, je suis absolument libre. » Ce faisant, tu es tout seul, tu es tout seul face à un monde que tu ne comprends pas, que tu n'expliques pas, et d'ailleurs que je ne pense pas que tu pourras comprendre, et ce faisant, tu rames tout seul aux prises avec ton imagination, et tu t'épuises, et tu te manges de l'intérieur.

Il faut vraiment lier la notion d'insatisfaction à la notion d'incrédulité. L'insatisfaction, c'est que je n'ai pas ce dont j'ai besoin. Et si je l'avais, je serais mieux.

Ça, c'est l'insatisfaction. Donc c'est l'incrédulité. Incrédulité en quoi ? Ne pas croire que la vie ou Dieu, comme vous voudrez l'appeler, mais que Dieu ou la vie nous apportent ce qu'ils doivent nous apporter.

Et en se faisant, on lutte en permanence, on bataille, on bataille, on bataille, et on se mange littéralement de l'intérieur. Alors d'ailleurs, je vous encourage à repérer les « si seulement ». Si seulement j'avais, si seulement j'étais plus, si ma femme était comme ci, si mon mari était comme ça, si mes parents étaient comme ci, si mes parents ne m'avaient pas fait ceci.

Si seulement. Vous savez, cette espèce de petite agitation mentale qui ne sert strictement à rien parce qu'elle ne changera rien à votre vie. C'est juste du murmure, de l'agitation mentale, de la cogitation pour rien à vide.

C'est creux et ça nous épuise, et pourtant, nous sommes pris en permanence là-dedans. Et ça, c'est aussi le droit de juger, parce que tu juges que si tu avais eu une enfance qui était différente, alors aujourd'hui, ta vie serait comme ceci.

Mais ça, c'est que de l'imaginaire, c'est de la projection. Il y a quelqu'un qui va dire « Ah, mais tu as vécu ça dans ton enfance, c'est qu'aujourd'hui, ça explique que tu es comme ça.

Mais comment peut-il le dire ? Tu as été violenté dans ta jeunesse, tu as été violé dans ta jeunesse, ça explique les troubles que tu as aujourd'hui. Mais comment peut-il le dire ? Il a trouvé un os à ronger, il s'y est accroché, il se dit chouette...

Voilà, ça va tourner. Il se dit chouette, j'ai une explication. Mais il n'en sait rien, ce n'est que de l'élucubration, ce n'est que de la projection.

De toute façon, tu as ce que tu as. Et le refuser, ça ne t'apportera rien sinon de la pression. Donc tu rajoutes de la pression à la pression. Il y avait une chanson que j'avais envie de reprendre parce qu'on parle d'insatisfaction, c'est la chanson des Rolling Stones, I Can't Get No Satisfaction.

Et je n'avais jamais pris le temps d'écouter vraiment les paroles. Et c'est très intéressant. Donc c'est I Can't Get No Satisfaction, je ne vais pas vous le faire. Et il dit, when I'm driving in my car, donc quand je suis en train de conduire dans ma voiture, et le gars vient à la radio et il me dit de plus en plus de choses au sujet d'informations sans intérêt, qui sont supposées mettre le feu à mon imaginaire.

Donc c'est bien ça, c'est l'insatisfaction née de l'hyperactivité de notre imaginaire. On imagine, on projette, et donc bien sûr, comme la projection est toujours différente de la réalité, eh bien, on est globalement insatisfait.

Alors, une chose, dans cette série, on est censé répondre aux problèmes de troubles comportementaux et de troubles émotionnels. Et parmi ces troubles comportementaux et troubles émotionnels, il y a tout ce qui est du domaine de l'addiction.

Et on va dire, voilà, moi je suis tenté par ça, je suis tenté par la fumette, je suis tenté par le cannabis, je suis tenté par l'alcool, je suis tenté par la nourriture, je boulimie, j'ai des problèmes avec ça, et ainsi de suite.

Une chose qu'il faut vraiment réaliser, c'est qu'on ne peut pas être tenté par quelque chose que nous ne désirons pas. Je te le refais, on ne peut pas être tenté par quelque chose que l'on ne désire pas.

L'exemple le plus fragrant m'avait été donné par mon ami Patrick Fontaine, que j'ai déjà interviewé pas mal de fois en vidéo. Et Patrick me disait, étant jeune, il a été héroïnomane, cocaïnomane, enfin il a été vraiment très addict à différentes drogues, et maintenant il fait de la prévention drogue.

Et il me dit, je fais de la prévention drogue, je vois de la cocaïne et de l'héroïne passer sous mon nez en permanence. Est-ce qu'il est tenté ? Non. Pourquoi ?

Parce qu'il ne désire plus cette chose-là. À l'époque il le désirait, maintenant il ne le désire plus. Et toutes les personnes qui sont tentées par de l'alcool, dites-vous bien que vous ne seriez pas tenté s'il n'y avait pas de désir préalable.

Vous n'êtes pas victime de quelque chose. Il y a au départ dans vos pensées un désir, et c'est ce désir qu'il s'agit aussi de considérer. Et l'insatisfaction, la sensation que nous n'avons pas ce qu'il nous faut, est le lit de tous les désirs que l'on peut imaginer. Si tu n'as pas ce qu'il te faut, tu vas désirer autre chose.

Et comme tu désires autre chose, alors à ce moment-là tu vas pouvoir être tenté. Donc la racine c'est l'insatisfaction, c'est là où ça se passe, c'est je n'aime pas ma vie actuelle. et je considère que ma vie actuelle n'est pas comme elle devrait être.

Alors, on va me dire immédiatement, oui, mais un petit peu d'insatisfaction pour aller de l'avant, c'est une bonne chose. Évidemment, un petit peu d'insatisfaction qui nous permet...

L'insatisfaction qui nous ouvre sur des potentialités réelles que l'on peut toucher du doigt, OK. Moi, je parle de cette insatisfaction chronique qui nous ronge de l'intérieur et qui nous conduit à l'impuissance.

C'est deux choses radicalement différentes. L'insatisfaction qui est motrice, OK, c'est un moteur. Moi aussi, il y a des tas de domaines dans lesquels je suis insatisfait, mais je ne dirai pas que je suis insatisfait, c'est que je vois que je peux faire mieux, je vois que je peux aller plus loin, je vois que je peux accomplir plus.

Et à ce moment-là, effectivement, c'est un moteur de progression. Par contre, cette insatisfaction, je pourrais être insatisfait de mon physique par exemple. Le physique que j'ai, la plupart d'entre nous d'ailleurs, sommes insatisfaits de leur physique, mais je bataille contre ça.

Mais on est insatisfait de son physique, et alors qu'est-ce qu'on peut faire ? Alors tu vas te tourner vers les délires de la chirurgie esthétique, il faut voir les ignominies que ça peut créer chez la plupart des personnes qui recourent à ça.

Pourquoi ? Parce que c'est complètement une insatisfaction qui est délirante. On a le physique que l'on a, et globalement ce physique est parfaitement adapté à la personne que nous sommes. Et quand je vous dis qu'on ne peut pas être tenté par quelque chose que nous ne disirons pas, t'imagines par exemple, tu as 18 ans, tu croises ton pote, Tu vois, ton pote il te regarde, il te fait...

Tu sais pas, j'ai un sachet de brocoli, tu viens le manger avec moi derrière le mur, tranquille, tis-pas-tos. J'ai chopé du brocoli, tu as chopé du brocoli de l'Espagnole ? Oh, du brocoli espagnol !

Ok, personne ne fait ça. Pourquoi ? Parce que tu ne désires pas manger du brocoli cru. La plupart des enfants ne désirent pas manger du brocoli cru. La plupart des enfants ne désirent pas, mais l'éclair ne va pas m'empêcher de parler.

Oh, il est tombé pas loin celui-là. Les orages en montagne, c'est quelque chose de fabuleux, il y a une énergie dans l'air, tout commence à vibrer, il y a les animaux qui s'affolent un petit peu, moi j'aime bien cette arnoisière.

J'espère qu'on va pouvoir terminer la vidéo. Les enfants d'ordinaire ne désirent pas du brocoli cru, donc ils ne sont pas tentés, ils ne vont pas voler des bouquets de brocoli au magasin de fruits et légumes du coin, ils vont voler des carambars, des malabars ou des cédés ou je ne sais pas quoi. Donc, de deux choses l'une, soit ces désirs sont légitimes et auquel cas il est bon de leur répondre, soit ce sont des désirs qui sont le fruit de notre imagination et à ce moment-là,

ce n'est pas le désir qu'il faut chasser. Le problème, c'est que la plupart du temps, on passe notre temps à chasser des désirs. C'est l'insatisfaction qui est préalable. Il faut faire le ménage dans notre imagination d'une certaine manière et chasser l'insatisfaction. Là, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les désirs du corps sont limités.

Manger, dormir, s'hydrater, se reposer, avoir de l'exercice physique, tout ça ce sont des désirs légitimes, vitaux. Avoir des relations avec des personnes dans un cadre où tu te retrouves épanoui, pouvoir accéder à sa créativité, pouvoir être moteur, enfin voilà. Tout ça ce sont des besoins vitaux de l'individu, on les a définis en long et en large dans ces vidéos, et ceux-là ce sont des désirs qu'on va dire légitimes.

Le problème, c'est que la pensée se surajoute à ça et il commence à y avoir les désirs de notre imagination. Le désir de notre imagination, c'est par exemple « Il me faut absolument cette nouvelle paire de baskets !

Non mais si je ne l'ai pas, je vais mourir ! » Non, à la limite, il te faut être chaussé, et encore, on pourrait le discuter. Il te faut être chaussé, mais avoir cette dernière paire de baskets, non. Là, c'est ton imagination, et le problème c'est que souvent, notre imaginaire vient se greffer sur des besoins vitaux. Il te faut absolument être vêtu parce qu'en plein hiver, tu vas avoir froid, Sauf que toi,

d'un seul coup, à la fonction du vêtement, tu viens ajouter toute une quantité d'imaginaire et il va te falloir le dernier truc griffé de je-ne-sais-pas-quelle-marque, je suis complètement largué avec ça.

Et de la même manière, le besoin de relation avec une personne dont tu te sens proche, avec laquelle tu es en intimité, est important. Mais là où notre imaginaire, c'est le fantan.

Il faut à tout prix que je rencontre cette fille, il faut à tout prix qu'elle soit avec moi, sinon je vais mourir. Dès que ça ne se traduit pas, sinon je vais mourir, vous pouvez vous dire que c'est le fruit de votre imaginaire.

Alors, l'imagination n'a pas de limites, donc les désirs de l'imaginaire n'ont pas de limites. Et donc les désirs de l'imaginaire nous plongeront automatiquement dans l'insatisfaction, on ne peut pas faire autrement, puisqu'ils n'ont pas de limites.

Les besoins vitaux, eux, sont limités. Une fois que tu as mangé, à satisfaction, une fois que tu es au chaud, une fois que tu as un cadre humain dans lequel tu peux t'épanouir, bon, mais c'est réglé, tu es en satisfaction, tu es calme et tranquille, comme l'enfant contre le sein de sa mère.

C'est dans le psaume de David que je vous citais préalablement. Par contre, les fruits de ton imaginaire, tu pourras être au repos en ayant mangé, bu, au chaud avec un groupe d'amis, mais là, les fruits de ton imaginaire...

Et le dernier Macbook ! Et tel micro ! Et tel jeu vidéo ! Et tel film ! Et tel vêtement ! Et telle voiture !

Ça n'arrête pas ! Et si, de toi-même, tu ne choisis pas de circonscrire tes pensées et de lutter contre l'insatisfaction, je ne parle pas de lutter contre les tentations, mais de lutter vraiment contre la pensée préalable d'insatisfaction, à ce moment-là, tu es perdu.

Tu es perdu, pourquoi ? Parce que tu es le fruit de tous ces désirs. Et ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que dans le système nerveux, pour le faire simplement, il y a un espace entre deux neurones dans le système nerveux qu'on appelle la fente synaptique, et dans cette synapse, il y a des neurotransmetteurs qui passent.

C'est ce qui conduit l'information nerveuse d'une certaine manière. Mais quand il y a une sur-stimulation de ces circuits-là, il y a une fonction homéostatique qui fait qu'il y a une désensibilisation des synapses.

Ce que je veux dire par là, c'est que finalement, à force d'être stimulé par du désir, il te faut de plus en plus de choses fortes pour arriver à obtenir la même quantité de plaisir.

D'ailleurs, c'est l'un des mécanismes d'addiction aux différentes drogues. C'est-à-dire que tu en prends une petite dose, ça te cause un plaisir, sauf que cette dose qui dépasse la dose normale va amener à une coupure, enfin une diminution, une inhibition synaptique.

Et donc, à ce moment-là, il va falloir plus de substances pour obtenir le même plaisir, plus de substances, plus de substances. Et d'ailleurs, pour ce que j'ai vu des héroïnomanes, ils te disent tous la même chose, ils te disent qu'au début, ils se shoot pour le plaisir, à la fin, ils se shoot pour ne plus souffrir.

Il n'y a plus de plaisir, le plaisir n'est plus accessible. ils sont juste dans fuir le déplaisir, fuir la douleur, parce que tout leur système d'appréciation du plaisir est complètement faussé par une sur-stimulation.

Alors, les désirs de la pensée, je vous le disais, ils sont illimités, donc ils nous plongent dans quelque chose qui n'a pas de fin. Alors il y a une bonne nouvelle, on peut oublier les désirs de la pensée.

On peut apprendre à ne plus désirer d'une certaine manière. Et ça, c'est juste une certaine façon de refuser l'insatisfaction, cultiver l'insatisfaction, et repérer dans sa vie tous les si seulement si. Si seulement j'avais telle paire de chaussures, je courrais plus vite.

C'est faux ! C'est archi-faux ! D'ailleurs, au contraire, il y a de grandes chances que tu apprennes à courir mieux si au début tu n'as pas le matériel, le nec plus ultra, parce que tu vas devoir développer les compétences de ton corps pour arriver à avoir des bons résultats.

Si j'avais tel vêtement, je plairais à telle fille. C'est faux ! Si tu la séduis sur ta marque de vêtements, c'est foutu ! Ta relation est pourrie !

Si seulement ma femme faisait comme si je serais plus heureux, c'est faux. Ton bonheur ne peut pas dépendre des circonstances extérieures parce que sinon tu vas être malmené comme une plume dans le vent.

Ton bonheur se place là, il se place dans cet amour que tu peux ressentir à l'intérieur de toi. Et si ton environnement ne te donne pas suffisamment d'amour, c'est une chance d'aller trouver à l'intérieur cette satisfaction que tu ne trouves pas à l'extérieur, et de juguler d'une fois pour toutes cette insatisfaction chronique. Alors, comment changer ces habitudes perverses, ces pensées d'insatisfaction ?

Je pense qu'il y a deux choses essentielles. Là aussi, je vais utiliser des mots qui sont relativement connotés, mais on rentre un petit peu dans les solutions. Il y a un terme que j'aime énormément, c'est le terme de « repentance ».

Repentance, ça ne veut pas dire aller au confessionnal et dire trois Ave Maria. Repentance, la racine grecque du mot repentance dit changer son mode de pensée, retourner son mode de pensée. Et la racine hébraïque du mot « repentance » veut dire « changer de direction ». Donc je dirais que c'est changer de direction par retournement de nos pensées. La pensée est première, nos pensées changent, et à ce moment-là, ça nous induit à changer directement de direction.

Qu'est-ce que c'est que la repentance ? C'est prendre conscience clairement que notre mode de fonctionnement actuel ne fonctionne pas, nous conduit directement à la destruction, et qu'il faut absolument changer.

C'est juste cette prise de conscience, reconnaître que ça ne marche pas, reconnaître que nous n'y arrivons pas, reconnaître que malgré tous nos efforts, nous retombons sans cesse dans la même ornière. Et une autre dimension, c'est l'abandon de notre égoïsme.

L'égoïsme, c'est comme la fierté, ce qui nous fait dire « Je n'aime pas, je ne veux pas, je n'ai pas envie, en permanence. » « Je ne veux pas, je n'aime pas, je n'ai pas envie.

» « Je n'aime pas, je ne veux pas, je n'ai pas envie. » Et ça, c'est l'égoïsme, c'est le message de la fierté, de l'orgueil, du « moi, mes besoins ».

Et ça, c'est pareil, c'est en train de nous tuer, globalement c'est en train de nous tuer, et c'est ça qu'il faut observer, c'est vraiment ça qu'il faut observer et arriver à débusquer.

Alors, il est très utile aussi souvent de se rapprocher de quelqu'un qui, on va dire spirituellement parlant, mais pas au sens religieux ou quoi que ce soit, mais à une certaine forme de maturité qui va pouvoir nous accompagner, nous permettre de reconnaître ce petit message de l'insatisfaction permanente, ce message chronique de l'insatisfaction, pouvoir le reconnaître pour ce qu'il est, et arriver à lui opposer la vérité et la réalité. La vérité et la réalité, c'est que tu as exactement ce dont tu as besoin actuellement. De toute façon,

c'est ce que tu as. Donc de toute façon, ça ne sert à rien de se rebeller contre. Alors, il faut bien comprendre qu'un besoin de plus est le lit de toutes les tentations. Chaque fois que tu rajoutes un besoin, Et d'ailleurs, ce monde actuellement, la publicité fonctionne sur les besoins, sur la création de l'insatisfaction.

La publicité te montre chaque année des choses nouvelles. La publicité en elle-même est quelque chose de totalement pervers, c'est clair. Tant qu'elle ne répond pas aux besoins vitaux, elle te donne envie de quelque chose de plus, de plus, de plus, de plus. Alors, les murmures aussi, vous savez, les murmures c'est quand tu marmonnes un petit peu.

Ça, c'est le plus sûr chemin vers l'insatisfaction aussi. Tout ça, ce sont autant d'habitudes, de pensées qu'il nous faut traquer, qu'il nous faut reconnaître et qu'il nous faut empêcher. Empêcher en les refusant.

Je veux dire, si tu ne fais pas le job, ça ne sert à rien d'accuser son passé en permanence. Je dirais faire une liste exhaustive. Faire une liste exhaustive des « si seulement j'avais, si seulement j'étais, si seulement il avait, si seulement il était, si ce n'était pas ainsi, je n'étais pas tant et ainsi de suite », faire une liste et les refuser.

Pourquoi ? Parce qu'à la vérité, c'est qu'à ce moment-même, tu as exactement ce dont tu as besoin, puisque c'est ce que tu as. Et d'ailleurs, choisir la vérité plutôt que le mensonge de l'imaginaire, tu peux l'avoir de deux approches.

Premièrement, tu peux l'avoir dans une approche très pragmatique corporelle, parce que c'est ce que tu as, et que si tu désires autre chose, enfin, si tu désires au sens d'insatisfaction, si tu désires autre chose dans une insatisfaction permanente, ça va te détruire le corps, donc ce n'est pas ton intérêt.

Et dans une approche plus spirituelle, si tu es croyant, te dire que finalement, Dieu te donne tout ce dont tu as besoin. Donc, si ce que tu as actuellement, c'est ce qu'il t'a donné, c'est exactement ce dont tu as besoin.

Et arrêter avec cette insatisfaction permanente. Alors, choisir la vérité plutôt que le mensonge de l'imaginaire, c'est juste choisir de cesser cette fuite en avant de désirs insatisfaits, cette projection qui fait qu'on ne vit pas exactement maintenant dans ce dont nous avons besoin. Et c'est le projet de toutes ces vidéos. C'est pour ça que quand je t'induis à choisir la vie, c'est choisir la vérité, choisir le présent, choisir ce que tu as actuellement plutôt que l'imaginaire. Choisis la vie en permanence.

Notre imaginaire est le pire de nos conseillers quand il s'agit de projeter ce dont nous avons besoin. En matière de choisir la vie, j'avais un petit message à faire passer. C'est rare, mais là j'avais vraiment envie de le faire passer.

Il y a une petite fille qui s'appelle Chérine qui a un gros problème de type tumeur cancéreuse qui est en train de lui manger l'œil. J'ai été en contact avec sa maman, et sa maman a très peu d'argent, et elle cherche du soutien pour payer des traitements alternatifs pour sa petite fille qui a 12 ans, je crois, de mémoire, Chérine. Alors, je vous mets le lien, je n'ai aucun intérêt là-dedans, c'est rare que je le fasse, je ne le fais pas systématiquement.

Là, ça m'a particulièrement touché, particulièrement ému. Elle s'appelle Chirine. Il y a une cagnotte sur l'Itchy, vous allez pouvoir regarder sous la vidéo. Si vous avez à cœur de donner 1 €, 2 €, 5 € pour cette famille, pour les aider, nous, l'association, on leur a offert un extracteur de jus de manière à ce qu'ils puissent la nourrir avec des bons jus.

Je vous remercie si vous pouvez la soutenir. Il y a des tas de choses à soutenir, je le sais, celle-là, on vous la propose. Donc, si vous vous sentez appelé, n'hésitez pas. On se retrouve avec la quatrième partie de cette vidéo dans 2 ou 3 jours.

Pour la quatrième partie de cette vidéo, c'est la fin des troubles psychologiques et émotionnels. La fin, littéralement, des troubles psychologiques et émotionnels. Ça fait bonimenteur de foi, je vais vous montrer en quoi on peut en terminer définitivement avec ces troubles émotionnels.

Par contre, pour cette troisième partie, je vous encourage à craquer, à craquer littéralement dans vos schémas de pensée. Mais si seulement, si j'avais ces pensées d'insatisfaction qui nous détruisent littéralement chaque jour, elles ne servent à rien.

Que vous soyez croyant ou non-croyant, vous pouvez justifier qu'elle ne sert à rien, soit par la destruction de votre propre corps, soit parce que c'est de l'incrédulité pure et que l'incrédulité, on la paye très très cher.

Je vous souhaite une bonne journée, je vous souhaite une bonne régénération. Je vous remercie pour tout le soutien pour ces vidéos qui sont un peu hors-norme dans le parcours de Régénère, et je remercie tous les encouragements que j'ai reçus pour faire ces séries parce qu'à côté de ça, on a pris aussi des cailloux, des volets de cailloux, des spécialistes de la spécialité, de la spiritualité qui bien sûr décrètent que nous ne sommes pas légitimes ni à la hauteur pour parler de spiritualité.

Tout le monde a le droit de parler de spiritualité et je suis heureux de vous partager ce que je vous partage là. Bonne régénération, choisissez la vie, définitivement. Et nous, on se prend la pluie, la petite pluie catalane, elle est même chaude.

Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org

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