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Si on parlait du fameux instinct, première partie « l'instinct alimentaire »

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L'équipe RGNR
24 vues • Publiée le 05/06/2011

Cette vidéo est la première partie d’une série consacrée à l’instinct, et plus précisément à son application dans le domaine alimentaire. Thierry part d’un constat simple : la notion d’instinct suscite autant de curiosité que de méfiance, et il s’agit ici de la définir clairement avant d’aller plus loin.

Le cœur de la démonstration porte sur la différence entre la représentation mentale et le signal instinctif réel. Thierry illustre ce point avec des exemples concrets : un même aliment, la tomate ou la pêche, peut être perçu comme délicieux ou désagréable selon que l’organisme en a besoin ou non à ce moment précis, indépendamment de ce que l’on pense vouloir manger.

Il aborde aussi la notion de répression instinctive : ce qui se passe quand on ignore le signal, quand on présuppose les quantités ou qu’on continue à manger au-delà du besoin réel. Ces mécanismes, souvent inconscients, coupent progressivement de la capacité à lire ses propres besoins, et pas seulement dans l’alimentation.

La vidéo pose enfin une définition plus large de l’instinct comme condition par défaut de l’être, une forme de relation directe à soi-même qui précède le mental et la pensée construite. Les prochaines parties de la série entreront davantage dans le détail pratique de cette approche.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, bienvenue sur le blog de Zydrecru, alors aujourd'hui enfin on s'attaque au gros du sujet, après l'avoir tant évoqué, après avoir tourné un petit peu autour, on va parler de ce que peut être l'instinct.

On va en parler et on va surtout voir comment en pratiquent chacun dans notre vie. Alors on va parler d'abord d'instinct alimentaire, mais je voudrais élargir beaucoup plus largement parce que ce Bournet à l'alimentation c'est un petit peu court, vous l'avez compris, c'est pas mon orientation.

Donc partir de l'alimentation avec un petit cas pratique ou deux et élargir un peu plus pour voir qu'est-ce que cette notion peut nous apporter, qu'est-ce que le fait de la connaître, de la respecter, peut changer dans nos vies et où est-ce qu'on peut en apprendre chacun et chacune, quelles que soient nos étapes de vie.

Donc force est de constater que chaque fois qu'on évoque ce mot instinct ça soulève beaucoup soit de l'enthousiasme soit de la réprobation. Il y a beaucoup d'images qui y sont liées. Donc dès le départ, je voudrais couper court L'instinct, on parle d'une fonction de l'individu, fonction de l'organisme, fonction de l'être.

On ne parle pas de mouvement, on n'est rattaché à rien du tout. On va essayer de se séparer de tout ça. On va parler de quelque chose qui préexiste en chacun de nous. C'est une condition première qui aurait tendance, dans ma compréhension, à disparaître à cause de la culture, de l'apprentissage, d'autres méthodes, d'autres façons de vivre qui nous couperaient de cette perception.

Mais ça préexiste et c'est présent chez chacun de nous. C'est la condition par défaut et donc chacun peut avoir accès à son instinct. Il n'y a personne qui soit définitivement coupé de la relation à son instinct.

Alors on va beaucoup utiliser ce mot instinct. Je pense que selon nos cultures, selon nos traditions, on pourrait dire aussi simplement aussi relation à l'être, relation même à notre divinité, on pourrait dire même, on va parler d'instinct alimentaire, donc là on ne va pas parler de divinité alimentaire, ce serait un petit peu exagéré, mais on va parler réellement de retoucher l'unité qui est en nous et de ne plus analyser notre vie dans certains domaines avec le mental,

mais de ressentir totalement ce qui est juste pour nous avec notre être. Donc première application, l'instinct alimentaire, comment est-ce que ça s'exprime et quel est son intérêt ? Voilà donc pour la partie pratique.

Donc qu'est-ce que j'ai fait ? Tout bêtement, on va simplifier les choses. Il ne s'agit pas, comme on croit souvent, de remplir une table énorme avec tous les produits de la terre.

Il y a une pratique qui s'appelle l'instinctothérapie qui est à visée thérapeutique qui est effectivement dirigé dans ce sens-là, mais c'est quelque chose de très précis et de très spécifique.

Non, là il s'agit juste d'exercer son instinct alimentaire sur les produits que l'on a. Donc là, qu'est-ce que j'avais ? J'avais melon galia, j'avais des carottes, des concombres, des super petits concombres, je vous les montre parce que c'est difficile d'avoir l'image et le son en même temps, des pêches, bananes, enfin voilà, je vous montre le plateau, vous verrez par vous-même.

Et donc, comment est-ce que je vais faire ? Donc je mets les produits que j'ai chez moi, tranquillement, sans me prendre la tête. Et un à un, tranquillement, je vais prendre le temps de les sentir.

Je vais les sentir, on va en fermer un petit peu. Et le but n'est pas de déterminer celui qui sent le plus fort, mais plutôt celui dont le parfum va nous faire le plus rêver, celui dans lequel il va y avoir un waouh qui va naître en nous, un appel qui dépasse le mental, qui vient du plus profond de l'être.

Ça se ressent assez facilement. On va sentir un parfum. Par exemple, les pêches sentent bon, mais le wow pour moi, pour l'instant, c'est le melon. Les bananes sentent fortement aussi, mais c'est un parfum plus épais, qui ne me convient pas actuellement, je pense que j'ai besoin de plus de ce parfum très fruité, très sur la rose, extraordinaire. Le Melon Gallia c'est beaucoup plus léger comme parfum, mais c'est encore plus subtil.

Il y a une note de gingembre, il y a une note comme ça, un petit peu de muscade de gingembre pour l'instant, c'est lui qui remporte les carottes sont très bonnes aussi mais je les sens un peu sèches c'est peut-être une représentation mentale mais voyez, concombre donc là je recompare C'est entre un concombre et du monogamia.

De cette expérience, qu'est-ce qu'il en ressort ? Ce qui est important, c'est que si j'ai ces produits chez moi, et que mentalement je me dis que j'ai envie de manger de la tomate aujourd'hui, ça correspond à quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a envie de tomate là-dedans ? Est-ce que c'est ma représentation mentale de ce que va être mon plaisir en mangeant une tomate ? Or, on sait que ce plaisir-là étant la réponse à un besoin, étant la manifestation de la réponse correcte à un besoin, s'il n'y a pas de besoin de tomate à ce moment-là, le plaisir que je présuppose n'y sera pas.

Et donc plusieurs fois, j'avais évoqué la structure paranoïaque de la pensée. La structure paranoïaque de la pensée, c'est la capacité finalement à croire que ce que l'on pense être va être.

C'est la projection sur le monde réel de ces présupposés mentaux. Et en cela, l'alimentation cuite nous renforce dans cette structure paranoïaque. Parce qu'en cuite, des frites, ça a toujours le goût de frites.

Et on expérimentera toujours la même chose avec des frites. Alors qu'avec un aliment cru, non dénaturé, s'il n'y a pas le besoin pour cet aliment, son goût sera fade, voire désagréable. Si je n'ai pas besoin d'abricots, le goût des abricots va être désagréable.

Par contre, si j'en ai besoin, leur goût va être délicieux et ce sera le même produit. C'est bien ça qu'il faut comprendre, ce n'est pas le produit qui se modifie, c'est notre besoin qui s'est modifié et qui correspond mieux à ce produit.

Donc ne pas présupposer de ses besoins, c'est se donner la chance de les découvrir vraiment. Présupposer de ses besoins de façon mentale, c'est se couper complètement de son ressenti se compléter complètement de son être, ne pas s'accorder la complétude, puisque finalement, on n'arrivera qu'à une approche de la complétude par la représentation mentale, alors que le but c'est d'y arriver directement.

Alors vous allez me dire, peut-être que là-dedans, il n'y a pas le produit qu'il faut. Oui, il n'y a pas le produit qu'il faut, mais il y en a un qui est mieux que les autres. Donc on fait avec ce qu'on a, bien sûr, on fait avec ce qu'on a.

De toute façon, je n'ai pas accès à tous les produits et ce n'est pas le but. Le but, c'est juste, dans la palette que j'ai chez moi, tout bêtement, avant de manger, plutôt que de me dire à priori je vais manger des oranges, mais de me laisser la chance de découvrir quel est mon réel besoin.

Et souvent on est très surpris de nos réels besoins. Autre chose, pourquoi est-ce que ça va être intéressant ensuite ? Eh bien, pour respecter son instinct, de manger les produits un à un, et de ne pas les mélanger.

Imaginons, je me dis, les pêches sentent bon, les bananes sentent bon. Voyons, c'est un exemple, c'est ce que j'ai préféré, pêche et bananes.

Finalement, je me dis, je vais prendre 2 pêches et 2 bananes, je vais les mixer ensemble. Mais là, qu'est-ce qui me permet de savoir que c'est 2 pêches et 2 bananes, et non pas 3 ou 4 pêches et une banane qu'il me faudra ?

Ou est-ce que ce n'est pas 5 pêches, puis après je n'aurai plus besoin de bananes ? Si on les mélange toutes, si on en fait un blender, on présuppose là aussi des quantités, on présuppose des qualités de chacun qu'on va consommer.

C'est complètement court-circuiter le ressenti. C'est mettre une chape sur le ressenti des besoins qui pour moi est absolument contraire à la loi de la vie. La vie est mouvement, nos besoins sont mouvement, et se donner la chance de les respecter, c'est être à l'écoute.

être à l'écoute. Cette coupure qui apparaît en nous, qui nous sépare sans cesse de notre être et de notre ressenti, elle s'exprime en matière d'alimentation, mais elle s'exprime dans tous les autres domaines, que ce soit dans le sommeil, dans l'exercice physique, dans les relations aux autres.

Combien de fois on est coupé de notre être ? On y reviendra très souvent, c'est un thème qui m'est très cher, mais en matière d'alimentation, exprimer son instinct sur des aliments non dénaturés, brut, et si possible, non mélangé. Pour qu'il s'exprime bien, il faut qu'il soit non mélangé.

Pourquoi ? Parce que, imaginons, on mélange pêche et banane. Puis d'un seul coup, on sent que c'est bon. Mais est-ce que c'est bon à cause des bananes ou à cause des pêches ?

Est-ce qu'on a eu assez de pêche, assez de banane, assez d'hideux ? On va savoir. C'est très difficile à savoir. Alors, je vous parle de...

au nez, on reconnaît quel produit est bon pour nous. Et alors après, quand on commence à le consommer, comment ça se passe ? Il va y avoir des manifestations. Alors, les manifestations, ça peut être ce qu'on appelle la répression.

La répression, c'est le premier moment où on a l'impression d'avoir un estomac. Hop, on sent, hop, hop, alors là, on peut s'arrêter, ça suffit. Il ne faut pas se bourrer, se violenter son corps.

Se bourrer, ça ne sert à rien, c'est contraire à la physiologie. Et on ne se bourre pas dès qu'on ressent quelque chose. Ça ne veut pas dire qu'on ne va pas manger quelque chose par derrière si on a encore faim.

Parce que la répression est spécifique à un produit. Donc par exemple, je vais manger des pêches, je vais en manger 3, 4, 5, 6, 7, puis au bout de 7, je vais sentir.

Je m'arrête, mais 5 minutes après, si je me rends compte que j'ai encore faim, je vais tester un autre produit, un autre bien sûr, pour ne pas revenir dessus. Puisque j'ai eu mon comptant, je vais tester un autre produit, je vais en trouver un et je vais en manger, et ainsi de suite.

On peut en manger 2, 3 à la file, c'est rare d'aller plus loin, mais voilà, ce n'est pas un problème. L'arrêt instinctif, le fait de s'arrêter, ça peut être cette sensation de répression, ça peut être aussi des tas d'autres réflexes.

Et là, chacun va apprendre comment son corps se manifeste. Il y en a qui vont se mettre à éternuer, des quêtes d'éternuement. Il y en a d'autres qui vont se mordre la langue. Il y en a d'autres qui vont avoir un petit rond.

Moi, par exemple, ça m'arrive d'avoir des petits rots. Là, je sais que c'est immédiat. Il y en a d'autres même qui vont ne plus prendre de plaisir, où la consistance en bouche va devenir pâteuse, le goût va devenir pâteux.

C'est assez fréquent quand on mange des oléagineux, par exemple. On mange une, deux noix, c'est fruité, c'est juteux, c'est gras, puis d'un seul coup, ça devient épais en bouche, ça devient laborieux.

Alors là, on peut se dire que c'est fini, on n'en a plus envie. des tas de manifestations. Et là aussi, il va falloir réapprendre comment est-ce que notre corps se manifeste à nous-mêmes, comment est-ce que nos besoins se manifestent à nous-mêmes.

C'est tout un apprentissage qui devrait être fait dès le plus jeune âge. Les enfants le savent instinctivement, intuitivement, mais avec la culture, l'apprentissage de la nourriture cuite, on leur fait perdre cette habitude, mais ils peuvent y revenir très rapidement.

Donc, en clair, pour ce premier dégrossissage de ce que peut être l'esthète alimentaire, Et bien sûr, en gardant à l'esprit que l'instinct alimentaire n'est qu'une infime part de l'expression de l'instinct, et que le but dans tout ça, ce n'est pas tant de sniffer des aliments, mais que de remplir nos besoins réels, alors là, on s'intéresse aux besoins alimentaires, mais de remplir surtout nos besoins réels à tous les niveaux, histoire que notre être soit contenté,

donc reconnecter notre être. Je vous encourage, il y a une personne qui a laissé une définition de l'instinct dans un des commentaires, Je ne l'ai pas en tête, mais je la citerai en début de cet article.

Je mettrai la citation à l'instant qui va défiler pendant que je vous parle. Et je trouve que cette définition est somptueuse. Vraiment, elle m'a profondément touché. C'est vraiment reconnecter avec son être. Donc, il ne s'agit pas tant de manger, il s'agit de vivre, il s'agit de reconnecter son être, d'aller au-delà de la cassure, de la fracture qui nous sépare, qui sépare notre représentation mentale, notre pensée, notre capacité à savoir et à connaître, qui le sépare de notre être réel.

Je ne vais pas vous parler de pâcher originel, mais on est juste à côté, on est même en plein dedans, d'après moi. Et de reconnecter ça pourquoi ? Pour que notre être puisse avoir son plein épanouissement et qu'on puisse enfin offrir au monde ce qu'on est censé venir apporter au monde.

Arrêter de survivre et enfin vivre, vivre en plein épanouissement, en plein épanouissement physique, en plein épanouissement psychique. Voilà, c'était un petit peu un décrochage. Comme vous le savez, je travaille sans notes, donc c'est peut-être parti un peu dans toutes les directions.

J'ai beaucoup à partager là-dessus. Donc en fonction de vos questions, j'orienterai un petit peu plus les prochaines vidéos. Ce que je voulais avant tout montrer, c'est que, quel que soit notre façon de nous alimenter ou que l'on en soit, il n'y a pas de avant et de après, chacun peut tirer un intérêt à discriminer parmi les aliments, et même quand vous êtes chez les vendeurs, à discriminer quels sont ceux qui, à un moment donné, sont les plus adaptés pour lui ou non,

pour lui ou pour elle. Voilà, j'espère que ça vous aura intéressé, j'espère qu'il y aura de multiples questions, et à très bientôt sur le blog de VipRotru !…

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