SANTÉ la régle de l'intensité ?
Cette vidéo pose un principe que Thierry considère comme l’un des moins compris en santé naturelle : la règle de l’intensité. Le point de départ est simple, l’organisme est en interaction permanente avec son environnement et doit s’y adapter en continu. Tant que cette adaptation fonctionne, il n’y a pas de symptômes. Quand elle décroche, les symptômes apparaissent comme des signaux d’alerte, pas comme des ennemis à supprimer.
Pour renforcer la capacité adaptative, Thierry s’appuie sur le principe de l’hormèse : soumettre l’organisme à une contrainte suffisamment intense pour être inconfortable, mais sans dépasser ce qu’il peut supporter. La contrainte doit aussi être ponctuelle, car une contrainte prolongée finit par épuiser l’organisme plutôt que de le renforcer, comme c’est le cas avec la restriction calorique chronique.
Le cœur de la vidéo porte sur les deux paramètres de toute contrainte : l’intensité et la durée. Thierry montre qu’on ne peut pas maximiser les deux simultanément, en prenant l’exemple du sprint de 100 mètres opposé à l’ultra-trail. Pour progresser, il faut privilégier l’intensité et laisser la durée s’ajuster naturellement, plutôt que de fixer un temps cible et réduire l’intensité pour l’atteindre.
Cette règle s’applique à des pratiques concrètes comme le bain froid, le jeûne ou l’exercice physique. Plonger dans un bain à 2 °C le temps que l’on peut tenir produit une réponse vitale bien plus forte que rester 5 minutes dans un bain à 12 °C. Le même raisonnement vaut pour le jeûne : augmenter l’intensité de la pratique génère une réponse adaptative plus importante, et c’est cette accumulation de petits gains successifs qui fait progressivement remonter la santé.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et objectif de la vidéoThierry présente le sujet : comprendre la règle de l’intensité, qu’il considère comme l’un des principes les moins pratiqués en santé naturelle.
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1:30L’adaptation comme définition de la santéThierry pose le cadre hygiéniste : l’organisme s’adapte en permanence à son environnement, et cette capacité d’adaptation est ce qu’on appelle la santé.
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4:00Quand l’adaptation décroche : les symptômesThierry explique ce qui se passe quand l’écart entre l’environnement et les ressources de l’organisme devient trop grand, et ce que signifient réellement les symptômes.
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6:10Le principe de l’hormèsePrésentation du mécanisme central : une contrainte intense mais supportable et ponctuelle renforce l’organisme, à condition de ne pas dépasser le seuil de rupture.
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8:10Intensité et durée : deux paramètres opposésThierry montre qu’on ne peut pas maximiser l’intensité et la durée en même temps, en s’appuyant sur les exemples du sprint et de l’ultra-trail.
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10:05La règle de l’intensité en pratiqueThierry formule la règle : viser toujours l’intensité maximale supportable et laisser la durée s’adapter, plutôt que de raisonner en termes de temps.
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11:00Applications concrètes : bain froid et jeûneExemples pratiques de la règle appliquée au bain froid et au jeûne, avec l’explication de pourquoi une contrainte plus forte produit une réponse vitale plus importante.
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12:05La montée en escalier vers la santéThierry conclut sur la logique de progression : chaque gain d’intensité produit un petit gain de capacité adaptative, et c’est leur accumulation qui fait disparaître les symptômes.
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Transcription de la vidéo
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**Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org** Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver pour ces vidéos Regénère Plus, Régénère Premium. on va dans le fondamental, on va dans l'essentiel, on va dans ce qui va nous permettre réellement de saisir les grands principes et d'aller droit au but.
Parce que le but, je me dis souvent, ce n'est pas de prendre soin de sa vie, c'est d'aller bien. Et pour ce faire, on prend soin de sa vie.
Mais ce n'est pas un but en soi d'une certaine manière, de bien manger ou des choses comme ça, c'est une habitude de vie à intégrer, c'est des réformes à effectuer pour aller vers la pleine santé, et puis après en faire quelque chose de bien pour ce monde.
Vous savez, je reprends souvent pour moi la maxime de Georges Hébert, c'est cet instructeur de l'armée qui disait « Être fort pour être utile, être en santé pour être utile, pour faire quelque chose de beau dans ce monde.
» Alors aujourd'hui, ça va être une vidéo courte, mais qui pour moi est essentielle, fondamentale, pour comprendre l'un des aspects de la santé le moins compris et souvent le moins pratiqué.
Donc le titre de cette vidéo, ça va être quelque chose du genre devenir plus fort, c'est cultiver la santé, la règle de l'intensité. Cette règle de l'intensité est fondamentale, vous allez voir, on va pouvoir l'appliquer dans des tas de domaines.
Alors, l'adaptation c'est la santé, devenir plus fort c'est cultiver la santé. En fait, il faut bien comprendre que dans le référentiel hygiéniste, le référentiel vitaliste même je dirais, la notion de force, la notion de santé, la notion de capacité adaptative sont une seule et même chose.
On va dire, d'un point de vue simple, nous avons un organisme, nous sommes même un être, parce que l'un des principes de la naturopathie c'est le holisme, c'est-à-dire qu'on ne parle pas de notre organisme parce que notre organisme n'est pas séparé de nous-mêmes, tout comme on ne parle pas de notre foi spécifiquement parce que notre foi fait partie de l'ensemble, on ne parle pas, on ne dit pas « Ah,
j'ai un organisme qui... » Non, non, non, je suis un être qui... Parce qu'en fait notre organisme existe dans un être qui a une vie psychique, une vie émotionnelle et ainsi de suite.
Donc, nous avons un être qui évolue dans un environnement. Cet être est en communication permanente avec son environnement. Cet environnement varie, cet être, cet individu doit s'adapter à cet environnement, les paramètres corporels doivent s'adapter tout en maintenant l'intégrité de cet organisme.
En fait, globalement, pour te dire tout simplement qu'est-ce qui se passe, Je te donne un exemple, d'un seul coup tu sors dehors, il fait froid, on n'est pas des animaux à sang froid, notre température corporelle ne va pas chuter.
Qu'est-ce qui va se passer ? Le corps va faire ce qu'on appelle de la thermogénèse pour produire de la chaleur, donc voilà, on est en interaction avec notre environnement, on s'adapte en permanence à notre environnement.
Cette adaptation, elle demande un effort de notre organisme, c'est un processus global, d'abord nerveux et hormonal, la chaleur est d'abord d'origine nerveuse et hormonale, quasiment uniquement d'origine nerveuse et hormonale, l'énergie est quasiment uniquement d'origine nerveuse et hormonale, on s'adapte à notre environnement, notre environnement bouge.
Tant qu'on s'adapte à notre environnement et tant qu'on a les ressources pour s'adapter à notre environnement, pas de problème, tout baigne, d'accord ? Mais ce faisant quand même, on demande à notre corps de bosser pour s'adapter, on tape dans le capital, ce qui veut dire automatiquement que si l'adaptation est permanente, il y a un moment où à force de taper dans le capital, et bien on va avoir de plus en plus de difficultés à s'adapter.
Et quand on a des difficultés à s'adapter, c'est quand notre corps n'y arrive plus. Alors, il n'y arrive plus parce qu'il n'a plus la ressource ou parce que l'environnement nous propose des conditions qui sont beaucoup trop éloignées.
C'est un peu comme, tu vois, l'environnement est là et nous on est là, hop, on rejoint l'environnement. L'environnement est là, nous on rejoint l'environnement, hop, on rejoint l'environnement.
Puis à un moment, l'environnement est là, d'accord ? là on a beau faire, on n'y arrive plus. Donc on peut très bien ne pas arriver à s'adapter parce qu'on n'a plus les ressources, on peut très bien ne pas arriver à s'adapter parce que l'environnement est inadapté pour l'humain.
Tu vois, on te balance dans un désert où il fait 60 degrés, la température est de 60 degrés, tu ne vas pas pouvoir tenir, tu auras beau avoir la meilleure capacité adaptative du monde, tu ne vas pas y arriver, donc on ne devient pas immortel, invulnérable et ainsi de suite.
À ce moment-là, quand il y a un décrochage entre ce que peut notre organisme, la capacité d'adaptation de notre organisme et l'environnement, à ce moment-là, il y a des signaux qui arrivent, des signaux qui sont là pour nous dire, hop, il y a un défaut d'adaptation.
Et ces signaux, ces manifestations, c'est ce qu'on appelle des symptômes. Ces fameux symptômes qu'on combat à coup de médication, en fait, ne sont que des signaux pour nous dire, attention, là, pour une raison que j'ignore, qui demande à être élucidé, donc voilà, c'est tout le travail de la naturopathie, c'est qu'on prend le mode de vie de la personne pour savoir est-ce que c'est son mode de vie qui est vraiment trop loin et que le corps n'y arrive plus, est-ce que c'est que le corps est épuisé, est-ce que c'est un peu des deux,
mais pour une raison X ou Y, il y a un vrai décalage entre ton environnement et toi-même, ça se traduit par l'apparition de symptômes qui nous témoignent, qui sont les symptômes de la difficulté d'adaptation.
À ce moment-là, le seul moyen de contracarrer ça, c'est de revenir, de faire se coller les deux. Alors, se faire se coller les deux, il y a toujours deux mouvements.
Le premier, c'est de prendre notre environnement et de le ramener dans des normes qui soient vivables pour l'être humain. Ça, c'est tout ce qui est réforme alimentaire. Au lieu de bouffer de la merde dans une sieste remplie de pesticides, de fongicides qui brillent dans le noir, tu commences à manger une alimentation plus physiologique. Donc là, tu ramènes ton environnement dans quelque chose qui est vivable.
Tu commences à dormir un peu plus, à avoir de l'activité physique adaptée à ton niveau, à cultiver des relations sociales épanouissantes. Donc tout ça, tu ramènes ton environnement.
Mais de l'autre côté, il y a aussi, nous, un mouvement à faire, un mouvement de renforcement de la capacité adaptative. Et c'est là où on rencontre un principe qui s'appelle le principe de l'hormèse.
Le principe de l'hormèse, qu'est-ce qu'il nous dit ? Vous l'avez beaucoup entendu parler dans les vidéos, il est fondamental. Il nous dit que finalement, si on soumet un organisme à une contrainte...
Une contrainte, c'est un environnement qui est assez loin de lui, il est là. Si on soumet l'organisme à une contrainte, qui ne dépasse pas ce que l'individu peut supporter, si tu mets la contrainte là, l'individu craque, d'accord ?
Mais si on lui fait une contrainte, une contrainte qui est acceptable mais qui est déjà inconfortable, on dit même à la limite de l'insupportable. Tu vois, il y a l'inconfortable, il y a l'insupportable, il faudrait se placer à la limite de l'inconfortable juste avant de basculer dans l'insupportable. Si cette contrainte est ponctuelle, c'est-à-dire qu'elle ne dure pas trop longtemps, parce que sinon si elle dure trop longtemps, elle détruit l'organisme, où il y a une rétro-adaptation qui se fait,
je vous parlais dans une vidéo que j'ai enregistrée aussi pour Régénère Plus sur le jeûne et le cancer, je vous ai dit finalement la restriction calorique c'est une contrainte, mais une contrainte qui dure tellement longtemps que le corps va devoir s'adapter en diminuant ses dépenses énergétiques, ce n'est pas ce qu'on veut.
Donc, si cette contrainte est ponctuelle, elle est adaptée en intensité et elle est le plus proche possible du maximum qu'on puisse tolérer, alors il va y avoir une réaction de surcompensation de l'organisme et un renforcement global des mécanismes vitaux de l'organisme et donc des mécanismes adaptatifs.
Et donc, dans cette vidéo, aujourd'hui, je veux attirer votre attention sur les deux paramètres sur lesquels on va pouvoir jouer. Deux paramètres, c'est quand on parle de contrainte, la durée d'exposition à cette contrainte et l'intensité de la contrainte.
Par exemple, on parle de bain froid, vous allez avoir la température, ça c'est l'intensité de la contrainte, et vous allez avoir la durée de l'exposition au froid. Si vous parlez d'exercice physique, la contrainte va être la nature de l'exercice qui est proposé, l'intensité de l'exercice qui est proposé, la vitesse d'exécution, la charge que vous allez porter, et la deuxième c'est la durée.
Évidemment, on ne peut pas faire avancer les deux en même temps. c'est-à-dire que tu ne peux pas faire un effort de très haute intensité sur de la très longue durée. C'est soit tu choisis très longue durée et faible intensité, tu vois, ça va être le cas typique de la course sur très très longue distance, tu fais de la course, tu te fais des ultra trails, des ultra marathons, des choses comme ça, il y a une bonne partie du parcours où tu marches,
tu es à faible intensité, parce que tu ne peux pas maintenir pendant 20 heures, 30 heures une très haute intensité, versus une très haute intensité, tu cours en 100 mètres, tu cours en 200 mètres, là, c'est que de l'explosion, c'est que de l'intensité durée minimale parce que tu es à une intensité qui fait de toute façon que tu ne pourrais pas durer trop longtemps.
Et donc, on a ces deux paramètres sur lesquels on peut jouer. Et quand il va s'agir de recouvrir la santé, quand il va s'agir d'aller renforcer son organisme, parce que ramener son environnement dans les limites de l'acceptable, c'est très important, mais on se rend compte que selon les personnes, ça peut ne pas suffire.
C'est d'ailleurs souvent les raisons de pas mal d'échecs, Les gens te disent, voilà, moi j'ai changé l'alimentation, je dors mieux, j'ai recommencé à avoir de l'exercice physique et tout, mais ça ne suffit pas.
Ça ne suffit pas pourquoi ? Parce qu'en fait, tu es allé tellement loin dans l'épuisement qu'il va falloir aussi renforcer ton organisme, d'accord ? Renforcer ton organisme au travers de principes comme le principe de l'hormèse.
Et là, on se retrouve confronté à cette question, est-ce qu'on fait plus intense ou est-ce qu'on fait plus long ? La réponse est très simple, la réponse vitale de l'organisme, c'est-à-dire la surcompensation, le gain, l'amélioration de la fonction et la hauteur de l'intensité et non pas de la durée. Ce qui veut dire très prosaïquement ce qui s'appelle la règle de l'intensité, c'est viser toujours l'intensité maximale supportable et le temps s'adaptera de lui-même.
Évidemment, si vous plongez dans un bain à 2 degrés, vous n'allez pas rester le même temps que si vous plongez dans un bain à 12 degrés. Mais ne vous dites pas, je vais rester 5 minutes dans le bain, mais dites-vous plutôt certainement, je vais me mettre dans le bain à 2 degrés et j'y resterai le temps que je peux y rester.
Et la réponse vitale de votre organisme sera d'autant plus importante et d'autant plus bénéfique. Je dirais même qu'à contrainte forte, réaction forte, explosion de vie forte, à contrainte faible, réaction faible, voire même une réaction d'adaptation négative, dans lequel le corps s'adapte, comme avec la restriction calorique, en diminuant sa fonction.
Ce qui est l'inverse de ce qu'on voulait obtenir. La règle de l'intensité, c'est ça. Alors, elle peut jouer dans le jeûne. Qu'est-ce que ça veut dire ? Dans le jeûne, ça veut dire, si vous êtes habitué à jeûner en prenant un petit jus de légumes tous les soirs, il y a des gens qui jeûnent comme ça avec un petit peu de jus de légumes, arrêtez, augmentez l'intensité.
Et puis, si vous voulez encore augmenter l'intensité, essayez le jeûne sec. Évidemment, le jeûne à sec va durer beaucoup moins longtemps que le jeûne avec de l'eau. A fortiori que le jeûne avec des tisanes, a fortiori que le jeûne avec des jus de légumes.
Ça va durer moins longtemps. Par contre, ça sera beaucoup plus efficace et beaucoup plus intéressant en termes de gains. Si vous pratiquez l'exercice physique, visez l'intensité maximale que vous pouvez supporter. Si vous vous entraînez dans le froid ou dans le chaud, visez la température la plus basse ou la plus haute que vous puissiez supporter sans vous mettre en danger, en vous situant à la limite entre l'inconfort et la panique.
La panique, c'est le signal qu'on a dépassé la dose, et là, il ne faut pas y aller. Il ne faut pas y aller, on est en danger, on est en danger réel.
L'inconfort, c'est arriver à travailler à cette limite d'inconfort. Et en arrivant à travailler à cette limite d'inconfort, élément par élément, vous allez chaque fois avoir un petit gain, puis la fois suivante un petit gain, puis un petit gain, c'est une espèce de montée en escalier qui va se produire.
Et si vous augmentez votre capacité adaptative en même temps que vous compensez aux défauts de votre environnement et aux aberrations de votre environnement, il se passe le moment où les deux se rejoignent et où les symptômes disparaissent.
Quand les symptômes disparaissent, vous n'êtes plus malade parce que vous êtes en santé. Alors je vous encourage vraiment à être attentif à cette règle de l'intensité et dans tout ce que vous pratiquez, ne pas raisonner en termes de temps, raisonner en termes d'intensité.
et dites-vous bien la réponse vitale et la hauteur de l'intensité, de l'investissement quelque part que vous aurez fait en termes de vie. C'est-à-dire, plus tu mises de vie, parce que pour répondre, pour s'adapter à de l'eau à 2 degrés, il faut beaucoup de vitalité, d'accord ? Plus tu mises de vie, plus tu gagnes de vie en retour.
Je vous remercie pour votre écoute et je vous donne rendez-vous dans les prochaines vidéos Régénère plus, régénère premium.
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