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Ritalin : droguer ou aider les enfants en souffrance ?

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L'équipe RGNR
32 vues • Publiée le 17/02/2016

Dans cette courte interview, Thierry revient sur la hausse de 70 % des prescriptions de Ritaline en deux ans, un chiffre issu de la Caisse primaire d’assurance maladie. Il pose d’emblée la question centrale : traite-t-on la cause ou masque-t-on simplement un comportement jugé socialement difficile à gérer ?

Thierry explique que la Ritaline est une amphétamine et qu’à ce titre, elle force mécaniquement l’afflux sanguin vers le cerveau, ce qui calme temporairement l’enfant. Mais ce résultat apparent ne résout rien : il perturbe le fonctionnement cognitif et habitue un organisme en développement à dépendre d’un psychostimulant dès l’âge de 6 ans.

Sur le plan physiologique, Thierry relie l’hyperactivité à un défaut de vascularisation cérébrale, c’est-à-dire un apport insuffisant de sang et d’oxygène au cerveau. Il fait le même parallèle avec la dépression, dont le nom lui-même évoque une absence de pression sanguine, et non un simple dérèglement psychologique inexpliqué.

Il conclut en citant Hippocrate : remonter à la cause des causes plutôt que de prescrire un psychotrope. Il soulève aussi la question de qui bénéficie de cette surmédicalisation, et pourquoi des enfants sous amphétamines sur ordonnance ne suscitent pas le même débat public qu’un adulte consommant les mêmes substances.


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Nous avons le plaisir d'interviewer Thierry Casasnovas, naturopathe et conférencier. Votre site web Regener.org connaît un franc succès, c'est ainsi que des milliers de personnes visionnent vos nombreux reportages destinés à améliorer l'alimentation et le mode de vie.

Thierry Casasnovas, bonjour ! Bonjour ! En plus de proposer de nombreuses solutions alternatives et naturelles, vous dénoncez les fondements de la psychiatrie, notamment l'utilisation de psychotropes pour soi-disant traiter des enfants dits hyperactifs.

Il faut savoir que les prescriptions de ritaline ont augmenté de 70 % en 2 ans selon la caisse primaire d'assurance maladie. Qu'en pensez-vous ? Ce que j'en pense, c'est surtout qu'on rate complètement le cœur du problème.

On utilise des amphétamines, puisque la ritaline est une amphétamine, pour soigner de l'hyperactivité. Il pourrait y avoir un côté un peu paradoxal à ça. Simplement, on s'est rendu compte que l'hyperactivité des enfants, elle est liée à un défaut de vascularisation au niveau du cerveau, c'est-à-dire un défaut d'apport de sang.

On a trop souvent tendance à considérer que la maladie psychiatrique, c'est un peu le fruit d'un aléatoire, d'un hasard, ça arrive, on ne sait pas trop pourquoi, on ne sait pas trop pourquoi la personne a un problème psychiatrique.

En fait, que ce soit la dépression ou l'hyperactivité, on sait très bien sur le plan physiologique à quoi ça correspond. D'ailleurs, dépression, le nom en parle réellement, dépression, absence de pression, il n'y a pas assez de sang et d'oxygène qui arrive au niveau du cerveau.

Et un cerveau qui n'est pas alimenté de manière normale en sang et en oxygène, soit il répond par un ralentissement de son fonctionnement, soit s'il y a encore beaucoup d'énergie nerveuse, il répond par une hyper excitation, un peu comme quelqu'un qu'on essaierait de bâillonner et qui se défend.

Dans les premiers temps, il se défend et puis au bout d'un moment, il est épuisé et il renonce et il laisse tomber. Mais là, c'est exactement pareil, deux facettes d'un même trouble. Ce n'est pas psychiatrique au sens où ça ne vient pas d'une cause aléatoire, ça vient simplement d'un défaut d'apport de sang et d'oxygène.

Mais alors c'est particulièrement choquant, au jour d'aujourd'hui, on donne des amphétamines aux enfants qui ont, comme vous l'expliquez, un problème purement physiologique ? C'est la double peine, parce qu'ils sont déjà en train de souffrir, ils sont en souffrance réelle, et on leur donne des amphétamines qui vont perturber énormément leur comportement.

Alors bien sûr ça normalise un peu plus leur comportement, ils sont un peu plus acceptables au niveau sociétal, ils sont un peu plus calmes, parce qu'avec ces amphétamines on force l'arrivée de sang au niveau du cerveau, et donc leur cerveau n'est plus en stress chronique, simplement ça perturbe complètement leur fonctionnement cognitif. N'importe qui qui est sous amphétamine ou sous speed est considéré comme un drogué.

Par contre, pour ces enfants, ça ne vient pas à l'esprit de personne. Et d'autant plus qu'en France, les prescriptions de Ritalin, donc un psychostimulant, sont autorisées à partir de 6 ans.

Donc ça veut dire qu'à partir de 6 ans, tes enfants sont sous amphétamines sur simple prescription médicale ? On les habitue à consommer des amphétamines, exactement. Et pour moi, c'est extrêmement grave parce que là, on trace un sillon dans lequel ils vont rester...

Il y a des gros risques qu'ils restent coincés à vie. On les habitue à des psychotropes, on en fait des cibles de choix pour tous les psychotropes. Mais alors, à qui profite cette surmédicalisation ?

Aux vendeurs de psychotropes, avant tout, évidemment. Et quel conseil donneriez-vous aux auditeurs qui nous écoutent ? De prendre les choses vraiment à la racine, de revenir, comme disait Hippocrate, de revenir à la cause des causes et de toujours chercher la cause des causes.

La cause des causes pour ces enfants comme pour les gens dépressifs, c'est un défaut d'apport de sang au niveau du cerveau. Les raisons peuvent en être multiples. Pour les adultes, on va parler d'épuisement, épuisement chronique, fatigue chronique, qu'on n'ose pas voir souvent et qui pourtant est vraiment légion actuellement.

On peut parler aussi d'allergie alimentaire très forte. Pourtant, on sait que le gluten du blé amène à la production de protéines qui vont passer dans la circulation et qui, ça a été vérifié avec des scanners cérébraux, amène à un défaut de vascularisation au niveau du cerveau.

Pareil, il y a des peptides dits opioïdes, donc des protéines issues du lait, qui vont amener à la même réaction. Donc, alimentation, fatigue, épuisement, ce sont souvent les causes premières. Et déjà, en ciblant ces deux-là, on va dire que 80 à 90 % des cas seront résolus, simplement en faisant ces petites modifications du mode de vie.

Il y a carrément de l'espoir.

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