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Ressenti...quel ressenti ? Les aliments "bons" ou "mauvais" pour votre santé N°3

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L'équipe RGNR
19 vues • Publiée le 20/02/2017

Ce troisième volet conclut la série sur les aliments bons ou mauvais en déplaçant la question vers un angle rarement abordé : non pas ce que vous mangez, mais pourquoi et en quelle quantité vous mangez. Thierry part des réactions de spectateurs qui craignaient que valoriser le ressenti revienne à légitimer n’importe quelle envie alimentaire, et il démonte ce malentendu en introduisant une distinction centrale.

La distinction est celle entre appétence et appétit. L’appétence désigne le caractère séduisant d’un aliment, une propriété largement fabriquée par l’industrie alimentaire depuis les années 1950 via les exhausteurs de goût, le glutamate et le sucre raffiné. L’appétit, lui, désigne le besoin réel du corps en carburant. Thierry cite l’exemple de Luigi Cornaro, un Italien du XVe siècle condamné par la médecine à 40 ans, qui a vécu plus de 100 ans en réduisant simplement sa ration à 700 g par jour sans changer la nature de ses aliments.

Le cœur de l’argument est que surmanger précède et aggrave tous les autres problèmes alimentaires, et que la suralimentation répond le plus souvent à des besoins non alimentaires : ennui, vide affectif, habitude, besoin de se sédater. Thierry souligne que même des aliments réputés sains peuvent devenir un problème si on les consomme au-delà de la faim, et que l’apprentissage du ressenti de l’appétit, savoir s’arrêter quand on n’a plus faim, est une compétence qui s’expérimente progressivement.

La vidéo s’élargit ensuite à une troisième dimension : ne pas rater la cible. L’alimentation est un levier parmi d’autres, et l’hyperfocalisation sur la qualité des aliments peut faire passer à côté de facteurs de dégénérescence bien plus puissants comme le stress, la colère ou la culpabilité. Thierry rappelle que des chocs émotionnels intenses peuvent provoquer des effets physiques immédiats, ce qu’aucun régime ne peut compenser, et invite à replacer l’alimentation à sa juste place sans en faire une idéologie.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Bonjour ! Troisième volet de notre série sur les aliments. Sont-ils bons ? Sont-ils mauvais ? Vous avez vu, j'ai essayé délibérément de sortir du cadre classique de réflexion dans lequel on te dit ceci est bon, ceci est mauvais, ne pose pas de questions et puis suis la mode alimentaire. On a essayé de réfléchir un peu plus en termes d'interaction.

Je ne pensais pas qu'il y aurait une troisième partie. Quand je faisais la seconde, je ne pensais pas qu'il y aurait une troisième. et puis cette troisième partie qui sera, d'après ce que je pense, la conclusion vraiment à cette réflexion, qui pour moi est essentielle, vous allez le voir particulièrement dans cette troisième partie, fondamentale même, je pense que ça va mettre un point final à cette réflexion qui nous permet d'arrêter de considérer l'extérieur comme toujours responsable de ce que nous vivons,

parce que c'est ça la problématique en définitive, c'est toujours la faute à l'aliment, tu as les aliments duquel tu es allergique. Tu n'interroges pas ton terrain à toi, qui fait que tu es extrêmement sensible à énormément de polluants, que ta digestion est imparfaite.

Non, tu vas accuser l'aliment. Ah, tel aliment est un poison. Et ta part là-dedans. Est-ce qu'il n'y a pas un problème de digestion ? Est-ce qu'il n'y a pas un problème de perméabilité ?

Est-ce qu'il n'y a pas un problème d'hypersensibilité chimique ? Et ça, c'est chez toi que ça se passe. Et puis c'est toujours pareil, à ne voir qu'un terme de l'équation, on se leurre complètement, on se trompe, on se trompe littéralement.

Vous savez, le terme tromper, moi je l'aime beaucoup, étymologiquement c'est sonner de la trompe. C'est-à-dire que tu es en train de partir dans une direction qui est vraiment la direction importante, puis d'un seul coup, tu entends la trompe qui sonne et qui t'attire de l'autre côté, et c'est de la tromperie.

Donc on essaie de sortir dans cette série de vidéos de la tromperie ambiante qui fait classifier les aliments en bons ou mauvais, les attitudes en bonne ou mauvaise, sans tenir compte des deux paramètres de l'équation, c'est-à-dire de la personne en tant que telle, de l'organisme. Et on donne un pouvoir aux aliments d'ailleurs qu'ils n'ont absolument pas. Ce pouvoir est par défaut de notre capacité à discriminer entre le bon et le mauvais.

Et donc en termes de nourriture, on a beaucoup parlé du ressenti. Automatiquement, il y a des gens qui m'ont dit « Oui, mais Thierry, le ressenti, si je me fie à mon ressenti, je vais aller vers des pizzas et vers des pâtes au fromage plutôt qu'aller vers des fruits. Alors qu'est-ce que du ressenti ? » On m'a même dit « Non, mais si Thierry, tu fais l'apologie du ressenti, ça va être un sauf-conduit pour que les gens mangent n'importe quoi.

» Alors t'imagines, responsabilité de Thierry, les gens mangent n'importe quoi. Je crois que la planète ne m'a pas attendu pour manger à peu près n'importe quoi. Donc de ce côté-là, je suis assez tranquille.

Mais bon, ça m'a surlupiné cette histoire. J'ai essayé d'envisager les choses de différents points de vue et en fait j'en suis arrivé à quelque chose qui me paraît vraiment fondamental. Quand on parle de ressenti, sur quoi pouvons-nous exercer réellement notre ressenti ?

Est-ce que c'est sur l'appétence ou est-ce que c'est sur l'appétit ? Tu vas me dire, mais qu'est-ce que tu veux dire par là ? Le ressenti de l'appétence d'un produit, c'est le caractère appelant, séduisant. Il faut bien comprendre que toute l'alimentation industrielle, l'alimentation moderne, n'a qu'un but, c'est de séduire de plus en plus.

On a créé les additifs alimentaires, les exhausteurs de goût, le glutamate, le sucre raffiné et tous les produits raffinés. et tous ces produits-là sont faits pour exciter ton appétit au-delà de la normale.

Donc effectivement, si tu te bases sur un ressenti de l'appétence, du caractère appelant d'un produit sur des produits qui ont été transformés à dessein pour te séduire d'autant plus, ça ne va pas marcher.

Ça, c'est le premier niveau de réponse. Le but de ces produits-là est d'augmenter artificiellement l'appétence des produits de manière à te faire manger au-delà de ce que tu devrais manger, le but c'est de te rendre accro.

D'ailleurs, la question c'est à quoi servent les aliments que nous produisons ? Imaginons que tu es jardinier, tu vas faire pousser des aliments dans ton jardin, tu as des fruits dans ton verger, les aliments que tu produis c'est pour nourrir ta famille.

Imaginons que tu es un industriel, les aliments que tu produis, ton but c'est de les vendre. Donc effectivement, pour les vendre et pour en vendre plus, il faut les rendre plus appétants, plus appétants que la normale.

Et tu en vendras plus si tes produits sont plus appétants que ceux du concurrent. Donc il va y avoir une compétition entre les producteurs alimentaires de manière à rendre les aliments extrêmement appétants. Donc tout ça, c'est pratiquement depuis les années 50-60.

Ça on peut en convenir ensemble. C'est-à-dire qu'il y a vraiment eu le passage d'une alimentation simple, produits à la maison, ce qu'on appelle aux Etats-Unis les real food, les vraies nourritures, c'est-à-dire de la nourriture qui est produite à partir d'éléments que tu es toi-même en mesure de produire, des fruits, des légumes, des noix, même du beurre, des yaourts, de la volaille, des oeufs, c'est des choses que tu pouvais quand même relativement produire.

On n'est pas en train d'y parler, végétarien ou pas végétarien, je parle globalement, selon des produits que tu pouvais avoir toi-même et qui ne demandaient pas des processus de transformation extrêmes, donc tu pouvais tout produire par toi, des vraies nourritures.

Puis là, on est passé à quelque chose de relativement industrialisé et chaque fois qu'il y a transformation, il y a raffinage et donc il y a un caractère séducteur qui est plus avancé. Et d'ailleurs, on peut te dire aisément qu'à notre époque, on a gardé les mêmes termes pour des produits qui sont radicalement différents.

On est dans une époque de confusion totale. Par exemple, moi j'ai été boulanger, j'ai été boulanger de nombreuses années, Je sais très bien que le blé moderne, les blés qui sont produits à partir des années 50, n'ont pas du tout les mêmes caractéristiques, les mêmes génétiques que les blés qui étaient produits précédemment.

Et leur caractère attractif, addictif, est bien plus grand maintenant qu'il l'était avant. Donc on te dit que nos ancêtres mangeaient du pain, ils ne mangeaient pas du tout le même produit.

On a gardé un terme, mais ce n'est pas du tout le même produit qu'on veut parler. Donc c'est un leurre. Pareil quand on parle des produits laitiers. la caséine de laquelle tellement de personnes réagissent et sont allergiques actuellement, la caséine des vaches de type Holstein moderne n'est pas du tout la même que la caséine des vaches gerzées, par exemple des petites vaches traditionnelles.

Et il y avait beaucoup moins de phénomènes d'allergie à cette caséine-là. Il y avait beaucoup moins de phénomènes addictifs aussi à ces produits-là. Donc tout ça c'est vrai. Le problème, je vais te dire, c'est que si on considère l'appétence des produits, c'est toujours la même chose, ce n'est pas de notre responsabilité, c'est la responsabilité du produit.

Et pour avoir cheminé dans des milieux relativement hygiénistes, c'est un puits sans fond, parce que rapidement tu réalises l'alimentation moderne est conçue, pensée, designée d'une certaine manière de manière à aller au-delà de tes réflexes normaux d'appétence.

Parce que normalement, ton appétence doit te conduire vers les bons produits qui te nourrissent dans la quantité adaptée, et ainsi de suite. L'alimentation moderne est faite en sorte de tromper tous ces mécanismes-là.

Donc tu te dis, alors revenons à une alimentation plus rurale, plus traditionnelle, l'alimentation pour laquelle nous sommes designés, dans laquelle nos mécanismes fonctionnent. Oui, mais même là, ça ne marche pas.

Non, ça ne marche pas, ça ne marche pas. Je vais te dire, j'en suis vraiment le témoin direct puisque j'ai quand même participé, en tout cas j'ai été proche et j'ai eu des amis qui participaient à une expérience de nourriture instinctive par exemple, qui était très développée dans les années 80-90, et même là, ça ne marche pas.

Les gens surmangent automatiquement, ils surmangent. Alors après on me disait, oui, mais la faute c'est que les fruits de maintenant sont des fruits sélectionnés dont la pétence est augmentée. Ça n'a pas de fin.

Les légumes aussi. Il n'y a plus rien qui soit bon. Donc si on se focalise sur l'appétence, c'est un cercle vicieux parce qu'au final... Si tu te bases uniquement sur l'appétence, que tu surmanges des pizzas au fromage ou que tu surmanges des bananes, il y aura un problème, c'est que tu as surmangé.

C'est pour ça que là, j'aimerais bien, encore une fois, déplacer le problème. OK, il y a des produits qui sont extrêmement séducteurs. Et ça, on va en parler dans la deuxième partie de la vidéo.

Effectivement, il est certainement très intéressant de se détourner de ces produits-là si on veut avoir un contact avec notre appétence réelle. Mais il y a une autre problématique. Est-ce que c'est le ressenti de l'appétence ou est-ce que c'est le ressenti de l'appétit ?

Ça, c'est la bonne question. C'est la bonne question, et puis je vais te dire, à titre de provocation, par exemple, on raconte l'histoire de Luigi Cornaro. Luigi Cornalo, c'était un italien du 15ème siècle qui était gravement malade, je crois à 40 ans de mémoire.

Il était gravement malade, à l'article de la mort. Et puis il a décidé du jour au lendemain de réduire drastiquement sa ration alimentaire sans toucher à la nature des aliments qu'il consommait, réduire drastiquement sa ration alimentaire pour la réduire à 700 g.

Et il mangeait, il n'a rien changé, il mangeait du pain, du vin, mais 700 g. 700 g, liquide y compris. Et qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Il a vécu jusqu'à plus de 100 ans alors qu'il était condamné par la médecine à 40 ans sans même toucher à la nature de ses aliments. Et sur quoi il a joué ? Il a joué sur son appétit. Tous les aliments, quels qu'ils soient, sont séducteurs. Parce qu'ils ont été transformés, parce qu'ils ont été sélectionnés dans ce sens-là. Donc on ne s'en sortira pas.

Si tu comptes sur les aliments pour ne pas te séduire, c'est terminé. C'est un petit peu comme les gens qui me disent « Je ne peux pas jeûner s'il y a des gens qui ne jeûnent pas à côté de moi. » Je leur dis « Mais attends, est-ce que tu as pris une décision de jeûner ou pas ?

» Là, c'est la même chose. Le monde est là pour te séduire. Les aliments sont là pour te séduire. La question c'est est-ce que tu es capable de mettre un frein ou pas ? Est-ce que tu es capable d'avoir le ressenti de ton appétit ou pas ?

L'appétence c'est une chose, l'appétit c'est une deuxième chose. Et autant l'appétence, on est parfois manipulé et manœuvré, autant l'appétit, le ressenti de l'appétit, est parfaitement fonctionnel.

Tu sais très bien quand tu as assez mangé, quand tu manges, quand tu n'as pas faim, quand tu te mets à table et qu'en fait tu n'as strictement pas faim, mais que tu le fais pour répondre à un besoin social, à un besoin émotionnel, à de l'ennui, à une habitude, à des circonstances organisationnelles d'une certaine manière, parce que c'est l'heure de manger.

Mais ça, oui, tu as une connaissance aigüe de ton ressenti en termes d'appétit. Quand on parle de ressenti, je voudrais d'abord mettre le point de focalisation sur cette notion de ressenti de l'appétit. L'appétence sera toujours une tromperie, par contre l'appétit ne sera jamais une tromperie.

Et ça, ne pas manger au-delà de notre faim, c'est la première des choses qu'on devrait apprendre à faire avant d'aller critiquer les aliments, avant d'aller critiquer les aliments séducteurs. Parce que si tu fais comme Luigi Cornado et que tu réduis ta ration alimentaire, alors lui, il la réduit volontairement, mais quelque part, on n'a besoin de pas grand-chose pour fonctionner.

La plupart des aliments que nous mangeons sont là pour combler un vide affectif, un vide émotionnel, le vide de notre vie, un ennui, une habitude, une volonté de se sédater, mais la plupart de notre alimentation remplit une fonction non alimentaire.

Donc si tu fais comme Luigi Cornaro et que tu te contrais à réduire ta quantité d'aliments à l'exacte mesure de ce qui est ton appétit, de ce dont ton corps a besoin pour fonctionner au quotidien en matière de carburant, à ce moment-là, tu te rendras compte peut-être que même sans toucher à la nature des produits, et ce n'est pas pour dire qu'il ne faut pas y toucher, mais même sans toucher à la nature des produits, déjà ton état de santé, ton état physique s'améliore de façon extraordinaire.

Mais ça, personne ne va te le dire. Parce qu'on préfère te motiver, te faire de la publicité pour te vendre des biscuits sans gluten, sans produits laitiers, végans, fabriqués par des moines qui racontent des mantras en plein Asie et ainsi de suite à je ne sais pas quel prix en biocop, plutôt que de te dire que tu manges trop. Parce que là, qu'est-ce qu'on fait ?

On te vend des produits qui ne font qu'aggraver le phénomène. C'est-à-dire des produits appétants, qui sont sans gluten, sans produits laitiers. Donc là, ils sont tout blancs, il n'y a pas de gluten, il n'y a pas de produit.

Il y a plein d'additifs, il y a de l'amidon, de la pomme de terre, en voilà, c'est ultra transformé, ultra cuit, tout ce que tu veux, mais tu ne le dis pas, tu ne le dis pas, non, c'est sans gluten et sans produit laitier.

Voilà, et donc tout est réglé, tout est réglé, maintenant on peut y aller. Oui, mais tu te fais séduire de la même manière. Donc il n'y a qu'une seule personne qui peut poser la limite, c'est toi. Et par expérience, et de plus en plus, je me rends compte que le premier facteur de dégénérescence au niveau alimentaire c'est déjà de manger beaucoup trop.

Beaucoup trop par rapport à nos besoins qui sont relativement limités. Pourquoi est-ce qu'on mange beaucoup trop ? Parce que nous remplaçons des besoins autres que alimentaires par le comblement alimentaire. Donc ressenti de l'appétence ou ressenti de l'appétit, il y en a un sur lequel on peut bosser, c'est le ressenti de l'appétit.

Et ça serait une règle à se poser. S'arrêter dès lors qu'on a plus faim. Et comment ça se fait ? Comment est-ce qu'on le ressent ? ça s'expérimente. Tu manges, peut-être, tu t'entraînes par exemple à manger moins. Tu manges moins et puis d'un seul coup, tu as encore fait un pré-l'opéra, tu te dis que tu n'as pas assez mangé.

Puis tu vas commencer à expérimenter la sensation de ne pas assez manger, puis la sensation de trop manger. Il y a des petits signes aussi, quand tu as ce phénomène de répression au niveau de l'estomac.

Tu manges, tu manges, et puis d'un seul coup, tu sens que ton estomac... tu commences à sentir ton estomac comme s'il existait. Avant, il était transparent, il n'existe pas.

Moi, au quotidien, je n'ai pas mangé, c'est la fin de matinée, je n'ai pas encore mangé, je n'ai rien avalé, ni eau, ni aliments.

Voilà, mon estomac n'est pas là, enfin je sais qu'il est là, mais je ne le ressens pas. Et puis dans quelques temps, dans quelques heures peut-être, je vais consommer des aliments, puis il y a un moment où je vais sentir mon estomac exister.

Voilà, ça c'est la réflexion, ça c'est un premier signe. Ça déjà, ça devrait nous dire, hop, c'est plat, ça suffit, top, tu as assez mangé.

Mais à côté de ça, nous on a envie, on a envie, on a envie d'en rajouter, mais ça c'est faux, c'est de la fausse faim.

Et la première des règles, ça serait de respecter ça. Puis il y a aussi le phénomène du rot. Par exemple, souvent, quand la satiété est déjà bien atteinte, tu vas avoir une petite érectation qui va remonter.

Ça, ça veut dire que c'est terminé. Il y a des signes comme ça, il faut apprendre à les décrypter. Et ce faisant, on va arrêter d'accuser l'aliment d'être séducteur parce que c'est un cercle vicieux qui n'a pas de fin, et on va commencer à prendre notre responsabilité.

Parce qu'au final, que tu surmanges des bananes ou que tu surmanges des produits transformés, au final, tu surmanges, tu épuises ton système. Alors, une fois que ceci est dit, sur quelle ressentie focalise-t-on ?

Une fois que ceci est dit, ça c'est la priorité. Ensuite, effectivement, il faut reconnaître que nombre des aliments transformés, industrialisés, raffinés de notre époque sont là spécifiquement pour augmenter leur capacité séductrice et t'inciter à manger au-delà de ta faim.

Le sucre, par exemple, avec un espèce de yo-yo hyper-hypoglycémie, le sucre raffiné est une catastrophe. Les additifs alimentaires, le glutamate qui a tendance à exciter énormément le système nerveux et à rendre complètement accro, font partie de ces produits-là.

Donc effectivement, je pense que dans un deuxième temps, mais dans un deuxième temps, une fois qu'on a appris à manger suivant notre appétit, on peut ensuite s'enquérir de la qualité de nos aliments. Et à ce niveau-là, effectivement, revenir à des vrais aliments, C'est-à-dire des produits que tu peux élaborer toi-même. C'est-à-dire que le degré de transformation est relativement faible, voire nul. Et c'est tout ce qu'on présente dans ces vidéos, c'est-à-dire le retour à une alimentation qui est essentiellement

composée de fruits et de légumes bruts, de produits non transformés au maximum, avec chacun sa juste mesure selon son contexte, ses circonstances, la vitesse à laquelle il veut y aller, selon ses désirs aussi, c'est une réalité sociale, sans en faire un don, sans en faire une religion, mais en gardant cela en tête.

La chose qui est quand même intéressante, y compris dans ce choix de beaux aliments, c'est de se poser la question, quel est notre rapport à la nourriture ? Parce qu'autant ne pas s'intéresser à ce que nous mettons dans notre bouche, quelque part c'est être esclave de tous les fabricants séducteurs, fabricants d'additifs alimentaires qui font en sorte qu'on se gave en permanence.

Mais en même temps, l'hyperfocalisation est là aussi un péché, c'est rater la cible d'une certaine manière. Quel est notre rapport à la nourriture ? Quel est notre degré de dépendance à l'alimentation ? Et quel contenu idéologique est-ce qu'on place dans l'alimentation ? C'est pour ça que quand je vous dis focus sur les vrais aliments, je suis volontairement fou.

Comme je vous l'ai dit, on m'a demandé mais je ne sais pas combien de fois, « Thierry, quel est ton régime alimentaire ? Qu'est-ce que tu manges ? » Tu devrais faire des vidéos « Une journée dans mon assiette ».

Tu devrais faire des vidéos « Qu'est-ce que je mange en cette saison ? » Et délibérément, je ne le fais pas parce que ce serait mettre trop l'accent sur l'alimentation et lui donner trop d'importance.

L'alimentation a de l'importance. Il y a des choses qui sont déjà importantes en amont comme ne pas dépasser son appétit, ne pas dépasser son appétence naturelle, et ça j'en suis persuadé.

Et il y a des choses aussi qui sont extrêmement importantes comme... Pourquoi est-ce que tu es aussi focalisé sur l'alimentation ? Quel est ton degré de dépendance par rapport à la nourriture ?

Et ça, c'est vraiment la troisième dimension que je voudrais développer, c'est de ne pas rater la cible. Je répète souvent quand je donne des stages, à titre de mémoire, je dis qu'on peut perdre ses cheveux et ses dents en une nuit suite à un énorme choc émotionnel, à l'hyper-stress qui est généré par un choc émotionnel.

En mangeant des pizzas, même si tu performes beaucoup malgré tes trois fromages, il va te falloir au moins 25 à 30 ans pour commencer à perdre des cheveux et des dents par déminéralisation. Donc il faut remettre les choses dans leur juste proportion. Et ne pas rater la cible, ça veut dire remettre à l'alimentation ce qu'elle doit être, c'est-à-dire revenir à premièrement notre appétit, Deuxièmement, revenir à des vrais aliments.

Et ensuite, troisièmement, passer à autre chose. Parce qu'une fois que ceci s'est réglé, une fois qu'on a cadré un rythme de vie, un régime de vie qui n'est pas dogmatique, qui n'est pas religieux, dans lequel on arrête de considérer qu'il y a des aliments poisons et des aliments pas poisons, mais qu'on considère aussi que ça dépend de la force de notre organisme et qu'il est de notre responsabilité de renforcer notre organisme pour nous permettre de résister aux circonstances

de ce monde, aux circonstances sociales, aux circonstances temporelles de ce monde, ensuite, passer à autre chose, ne pas rater la cible, comprendre que dans notre vie, il y a des facteurs de dégénérescence physique, d'abord, puisqu'on parle beaucoup de physique dans ces vidéos, il y a des facteurs de dégénérescence physique qui sont bien au-delà de l'alimentation.

Le stress, la colère, la rancœur, le manque de pardon, la tristesse, la culpabilité, la négativité, et qu'une bonne partie du combat se passe dans nos pensées. L'alimentation en fait partie.

L'alimentation se passe d'abord dans nos pensées. L'insatisfaction permanente que l'on a dans ce monde fait que nous surmangeons. D'ailleurs, j'aime souvent prendre un psaume du roi David que j'aime beaucoup qui dit que leurs banquets deviennent pour eux un piège, un trou où ils tombent.

Pourquoi ? Parce que le roi David pressentait que ces banquets, ces repas, on veut tu, on voit là, le péché de gourmandise. Oh, ce sont des grands mots !

Péché, je n'aime pas ce mot. Pourtant, péché, rater la cible. C'est la définition étymologique du terme péché, rater la cible. La gourmandise, c'est rater la cible. La cible de l'alimentation, c'est nourrir le corps.

La gourmandise, c'est manger au-delà du besoin physiologique du corps. Donc effectivement, la gourmandise est un péché. On dit, ça fait très catholique, catéchisme et tout ce que tu veux. C'est une réalité, donc remettre les choses en perspective.

Et ces trois vidéos pourraient avoir trois points de focalisation. Premièrement, ne pas rater la cible en respectant prioritairement notre appétit. Déjà, si tu ne respectes pas ton appétit, si tu ne respectes pas le ressenti de ton appétit, tu ne pourras pas fonctionner.

Parce que le monde va tout faire pour te séduire, en permanence, y compris les fruits de maintenance sont hyper-sélectionnés. C'est clair, tout est sélectionné, tout a été transformé par l'humain. on vit dans un monde déchu, tout a été transformé.

Alors, est-ce qu'on prend notre part de responsabilité ou est-ce qu'on continue à accuser le monde ? Donc, premièrement, respecter notre ressenti, premièrement de façon primordiale. Ensuite, effectivement, arriver à considérer que notre appétence, notre ressenti va d'autant mieux fonctionner et on saura d'autant plus, même plus facilement de poser les limites que l'on ne va pas délibérément vers une alimentation qui a été pensée pour nous séduire. Si tu vas vers une alimentation pleine de glutamate et tout,

tu peux. Je connais des gens qui mangent de la junk food, mais qui mangent très peu parce qu'ils sont capables de respecter leur appétit et qu'ils ne vont pas si mal que ça. C'est ça la blague, ils ne vont pas si mal que ça.

Pour certains, ils vont même très bien. C'est ce qui me fait penser que le respect de l'appétit est premier. Deuxièmement, dans la mesure du possible, il nous a demandé de prendre soin de notre corps sans en faire une idéologie ni une religion.

il nous a demandé de prendre soin de notre corps et donc ré-répondre avec des vrais aliments, des aliments qui ne sont pas impropres à la vie, des aliments qui ne sont pas remplis de pesticides, de fongicides, des aliments qui ne sont pas faits pour te séduire exagérément.

Donc ça, on est d'accord de ce côté-là, et c'est tout ce qui est promu dans ces vidéos, c'est-à-dire la palette alimentaire, le cadre alimentaire normal de l'être humain. Sans faire des catégories trop figées et trop restreintes, mais vous voyez exactement ce dont je veux parler si vous suivez ces vidéos régulièrement.

Et troisièmement, ne pas rater la cible. Ne pas mettre sur l'alimentation et sur l'aliment plus d'importance qu'il en a réellement. Et arriver à reconnaître que si nous surmangeons actuellement, si nous mettons une telle focalisation sur l'alimentation, que ce soit l'alimentation délétère ou l'alimentation santé, c'est qu'à côté de ça, nos vies sont désespérément creuses.

Comment ne pas être désespéré quand on voit la vacuité de ce qui nous est proposé comme modèle de développement, comme modèle de vie pour l'humain ? Comment ne pas être désespéré et ne pas chercher à compenser ?

Tu compenses avec de la cigarette, avec de l'alcool, avec de la nourriture, avec du jeu, avec du sexe, avec ce que tu veux, mais tu compenses.

Et tant que tu compenses, tu ne soignes pas. Parce que soigner, ce n'est pas trouver des béquilles pour arriver à fonctionner malgré ça, c'est répondre directement aux besoins.

Et comme je concluais dans la seconde vidéo, je vais conclure de la même manière dans la troisième vidéo. les vrais besoins, ils sont là, ils sont connus.

Et si on ne prend pas le temps, peut-être en s'arrêtant de manger un petit peu, de se poser et d'écouter silencieusement et tranquillement ce qui se passe là pour arriver à reconnaître nos vrais besoins, à ce moment-là, le piège, le cercle vicieux n'a jamais vraiment de fin.

Alors j'espère, ce n'est pas que je souhaite, j'espère vraiment que cette série de trois vidéos qui pour moi sont fondamentales aura réussi à remettre les choses en perspective. Il ne s'agit pas de faire table rase de tout ce qui a été fait depuis 6 ans.

Mais ce n'est pas à nouer un non plus que je commence la 7e année avec 3 vidéos de ce type-là. C'est pour arrêter de nous faire leurrer. Ce monde est un monde de la diversion dans lequel on est toujours en train de nous tromper, c'est-à-dire de faire sonner de la trompe dans des directions qui ne sont pas les bonnes de manière à attirer notre attention, dire que c'est là, c'est là, c'est là, c'est là... Et ce faisant, on perd de vue que l'essentiel est là.

L'essentiel est là, revient à l'intérieur, l'Erléra revient à l'intérieur directement. Toutes les réponses sont là et ne va pas blâmer l'appétence des produits, des additifs alimentaires, va commencer d'abord à t'intéresser à ton appétit. Je vous souhaite une bonne régénération.

Je ne vous souhaite pas un bon appétit parce qu'il n'y a pas à souhaiter un bon appétit. Je vous souhaite d'abord, et j'espère pour vous, que vous respectiez cet appétit et que vous sachiez mettre en ordre quels sont les besoins et comment vous y répondez spécifiquement.

Parce qu'avec l'alimentation, tu ne compenseras pas le manque de relations qui soit épanouissante. Avec l'alimentation, tu ne compenseras pas le vide de vie sociale, politique, le vide d'implication, le vide de créativité qu'il y a dans chacune de nos vies.

Et ce, le plus important, c'est maintenant d'aller droit au but. Je vous souhaite une bonne régénération et des bons fruits ! Bien sûr !

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