Rencontres de la Régénération 2019 : Sortir de l'épuisement et se renforcer avec David Tan
Cette conférence a été filmée lors de la deuxième édition des Rencontres de la Régénération, organisées en juin 2019. David Tan y présente une approche physiologique et pratique pour comprendre l’épuisement chronique, le distinguer de la fatigue normale et identifier les leviers concrets pour s’en sortir.
La première partie de la conférence descend au niveau cellulaire pour expliquer le rôle des mitochondries comme capteurs de l’environnement. David Tan détaille pourquoi elles basculent entre mode production d’énergie et mode défense, et en quoi ce mécanisme est au cœur du burn-out et de la fatigue chronique, avec une métaphore de la gazinière qui rend le concept immédiatement accessible.
La deuxième partie porte sur les quatre portes d’entrée de l’hormèse : le jeûne, l’exposition au chaud et au froid, l’hypoxie intermittente par apnée, et l’entraînement fractionné. David Tan explique pourquoi un stress court et intense, dans les limites des capacités adaptatives, déclenche une biogenèse mitochondriale et renforce l’organisme, en s’appuyant notamment sur le concept d’anti-fragilité développé par Nassim Taleb.
La conférence aborde aussi des sujets plus concrets comme l’effet de la caféine sur les récepteurs à l’adénosine, la part d’énergie mobilisée par la digestion, ou encore le rôle de la décision personnelle dans tout changement durable. Des exercices de respiration guidés sont pratiqués en direct avec le public.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Contexte des Rencontres de la Régénération 2019Thierry présente la deuxième édition de l’événement et explique pourquoi les conférences filmées vont être diffusées.
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10:08Exercice de respiration guidé avec le publicDavid Tan introduit la conférence par un exercice de respiration abdominale en cohérence cardiaque pour ancrer le groupe.
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20:16Les mitochondries, capteurs du dangerPrésentation du rôle méconnu des mitochondries et du basculement entre mode production d’énergie et mode défense cellulaire.
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30:32Fatigue normale et épuisement chroniqueDavid Tan distingue la fatigue récupérable de l’épuisement persistant et explique pourquoi on ne récupère plus quand les mitochondries sont en mode défense.
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40:41La métaphore de la gazinièreUne image concrète pour comprendre la différence entre réserves énergétiques pleines et organisme en sous-régime chronique.
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50:49L’anti-fragilité et les stress hormétiquesIntroduction du concept d’anti-fragilité de Nassim Taleb et des critères qui rendent un stress bénéfique plutôt que nocif.
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1:00:49Hypoxie intermittente et apnéeDavid Tan explique comment les apnées stimulent la production d’EPO et de globules rouges, avec un exercice d’hyperventilation pratiqué en direct.
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1:11:03Le jeûne comme levier énergétiquePourquoi supprimer la digestion libère jusqu’à 40 à 50 % de l’énergie disponible et ce que ça change concrètement pour l’organisme.
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1:26:12La caféine masque la fatigue sans la supprimerExplication du mécanisme des récepteurs à l’adénosine et pourquoi une dépendance au café signale un épuisement sous-jacent non traité.
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1:51:27Décision, environnement et système immunitaire émotionnelDavid Tan conclut sur le rôle de la décision personnelle et du lien social dans le renforcement global de l’organisme.
📎 Ressources mentionnées
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Site de David Tan – Life Force With You
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour, c'est d'un plaisir de vous retrouver. Au mois de juin dernier a eu lieu un très grand événement. Peut-être pas à l'échelle de la planète, en tout cas pour moi, pour l'équipe, pour tous les gens qui ont participé, ça a été un très grand événement, ça s'appelait les rencontres de la régénération.
C'était la deuxième édition, ça a été un formidable succès, une ambiance absolument extraordinaire et 4 jours de partage d'une intensité assez incroyable. J'ai énormément aimé ces rencontres de la régénération et les rencontres de la régénération, ce sont des rencontres, c'est-à-dire qu'il y a énormément de choses dedans, il y a des conférences, il y a des ateliers, il y a des moments de partage, il y a des moments de sport, d'activité ensemble, les bains chauds, les bains froids,
la musique, les spectacles, il y a énormément de choses, mais j'avais à cœur d'essayer de vous en transmettre, pour tous ceux qui n'ont pas pu y participer, une petite partie, la partie la plus facilement transmissible d'une certaine manière, C'est pourquoi j'ai demandé à l'équipe d'organiser la prise en vidéo de toutes les conférences qui seraient faites sur la Grande Seine.
Il y en avait une, deux par jour à peu près, donc ça représente 8-9 conférences en tout de presque 2 heures chacune, donc pas mal de matériaux. Et ça, ça a été filmé, et à partir de maintenant, j'ai décidé de vous les diffuser.
Ça sera la façon de terminer le mois de juillet, et puis de vous laisser avec la pause de vidéo du mois d'août. On va en diffuser peut-être une tous les deux jours environ, pour vous laisser quand même le temps de prendre cette matière.
Au début, je pensais en diffuser une tous les jours. Là, je vais en diffuser une tous les deux jours, de manière à ce que vous ayez le temps quand même de vous imprégner de ce qui est partagé. Et puis moi, avant chaque vidéo, je vais prendre une minute ou deux pour vous présenter l'intervenant, vous expliquer. Parce qu'en fait, comme je l'ai expliqué dans ma conférence d'ouverture aux rencontres de la régénération, toutes les personnes que j'ai invitées,
ce sont des gens qui sont plus que des personnes que j'apprécie, ce sont vraiment des amis, des frères, des gens avec qui je sens vraiment une communauté de chemin, tous avec des particularités, avec une façon d'appréhender la grande question du vivant et de la vie d'une manière singulière, originale, et c'est pour ça que je leur ai demandé de venir, mais aucun choix n'a été fait au hasard. Alors aujourd'hui, je voulais commencer avec la première conférence puisqu'on va vous les diffuser
dans l'ordre où elles ont eu lieu à partir du vendredi après-midi, puis le samedi, 2 conférences, le dimanche, 2 conférences, puis le lundi, 2 conférences, ce qui fait en tout, si je calcule bien, 7 conférences en tout.
On va vous les diffuser dans l'ordre où elles ont eu lieu. Et le samedi, on a commencé par une conférence de mon ami, mon grand ami David Tan. David, c'est quelqu'un que je connais maintenant depuis 3 ans ou 4 ans.
Il m'a été présenté par quelqu'un qui travaille avec moi, un ami très proche aussi, un collaborateur qui s'appelle Jérôme, que vous avez déjà pu rencontrer dans les stages. C'est un très bon ami de Jérôme, et tous les deux se sont connus parce qu'ils ont fait ensemble des formations qui étaient en lien avec toute la question du mouvement.
David est essentiellement connu pour son travail sur le stress, sur l'hormèse, le renforcement et le mouvement naturel. Et c'est ce qui m'a particulièrement séduit en lui. Il est allé s'inspirer aussi avec des gens comme Hidéo Portal, par exemple, pour ceux qui connaissent, c'est-à-dire des personnes qui réfléchissent au sens de la vie en tant que mouvement, et c'est vrai que si on considère par exemple la fonction circulatoire, la vie c'est le mouvement, le mouvement c'est la vie,
la vie c'est le mouvement. Alors, la vie ne se résume pas au mouvement, mais le mouvement est une partie essentielle de la vie, et sans mouvement il n'y a pas de vie, et sans vie il n'y a pas de mouvement.
Alors, David, lors de ces rencontres, je lui ai demandé de venir pour parler de ce qu'il connaît le mieux, ce qu'il a l'habitude de transmettre, Il a une très grosse expérience du coaching, des stages, de la transmission, de l'accompagnement de personnes, dans les domaines particulièrement de la gestion du stress, c'est exactement ce dont il va vous parler aujourd'hui, et du renforcement.
Alors, je vais vous laisser tout de suite avec cette conférence de David. Vous allez voir, il a un rythme très posé, très agréable à écouter, et il est très clair dans la direction où il veut vous amener.
Vous allez voir d'ailleurs, ça va être amusant de voir vraiment les similitudes, les choses communes qu'on peut avoir dans nos discours. Ce n'est pas qu'on se copie, c'est juste qu'on parle de la même réalité. Allez, je vous laisse tout de suite avec David.
Alors, bienvenue à tous, je vous propose de faire un petit voyage pour commencer ces rencontre de la régénération tous ensemble et de faire une petite télétransportation. Est-ce que vous êtes familier avec Star Trek et avec, j'ai beaucoup de retour Marius, vous connaissez Star Trek et vous savez que dans Star Trek ils ont cette machine où ils peuvent se télétransporter où ils veulent en un claquement de doigt, ils peuvent partir où ils le souhaitent.
Et bien je vous propose qu'on fasse un petit voyage pour commencer tous ensemble pendant 3 minutes, profondément régénérant, pour permettre de se recentrer, de lâcher la tête, de laisser toute notre semaine derrière et de profiter pleinement de ces 4 jours ensemble.
Je vous propose que chacun d'entre vous parte dans une petite île privée dans la Caraïbe Vous serez tout seul, peinard pendant 3 minutes pour profondément débrancher la tête et relâcher votre corps.
Ça vous tente ? Alors, le seul truc, c'est que vous devez me laisser ici toutes vos mémoires. Vous allez être amnésique pendant 3 minutes, tout va bien se passer, vous serez tout seul sur cette île, ça sera une expérience profondément régénérante, mais vous serez amnésique pendant 3 minutes.
Et deuxième chose, vous allez devoir me laisser votre vision, votre vue, le sens de la vue. Vous n'allez pas pouvoir voir parce que vous savez que le cerveau humain est capable d'attraper 4 milliards d'informations par seconde et le sens qui attrape le plus d'informations c'est la vue.
Donc l'idée c'est profondément de régénérer votre corps et votre esprit pendant trois minutes. Vous me laissez votre vue si vous êtes d'accord et votre mémoire. C'est ok pour vous ?
On y va ? Alors je vous invite à fermer les yeux et on est projeté instantanément dans l'île de votre choix, une petite île privée en plein milieu de la Caraïbe. Vous vous retrouvez sous un cocotier, vous êtes en sécurité, vous sentez les embruns de la mer, vous sentez une petite brise, il fait 28 degrés, vous êtes à l'ombre sur une petite chaise tranquillement et vous avez dans votre main droite votre jus préféré, peut-être pommes, gingembre,
épinards, votre jus préféré. Là, on va prendre tous ensemble une grande inspiration, une grande expiration et on va mettre un petit visage encore une fois sur son visage parce qu'on est bien, c'est trois minutes pour nous, trois minutes où on se fout la paix, comme dirait Fabrice Hidal, on est avec soi-même, on fait une pause avec soi-même, vous allez prendre une petite gorgée de votre jus et puis j'ai une petite question pour vous. Vous êtes dans votre chaise longue sous le cocotier,
vous avez laissé vos mémoires ici avec moi, vous m'entendez toujours et vous avez laissez votre vision aussi. Et je vous demande quel âge tu sens que tu as ? Tu es assis sur ta chaise longue, tu n'as aucune mémoire, il n'y a pas de miroir, tu vois pas, il n'y a personne pour interagir.
Quel âge tu sens que tu as dans tes cellules ? Je ne te demande pas l'âge de ton passeport, Ça ne nous intéresse pas dans cette conférence. Je ne te demande pas l'âge que tu as mentalement, pareil. Tu as beau avoir 60 ans, tu diras mais moi j'ai toujours 12 ans dans ma tête.
Ce n'est pas ça la question. La question, c'est quel âge tu as, tu ressens que tu as dans tes cellules, dans tes tissus. Est-ce que tu as la niaque sur ta chaise et que tu prêt à te lever avec enthousiasme pour visiter cette île, pour découvrir où est-ce que tu es fourbu de douleurs partout dans ton corps et que tu as très peu d'énergie, et même si tu as 20 ans, tu sens que tu en as 70.
Est-ce que vous avez tous une réponse ? Gardez pas besoin de me répondre, je voudrais que vous contactiez ça à l'instant T maintenant. Et puis maintenant, on va remettre son focus mental sur un petit sourire et on va respirer tous ensemble tranquillement. Détendez vous bien sur la chaise longue.
Soyez bien relâché, vérifiez que le visage est détendu. Les épaules sont détendues. le ventre est détendu, les fessiers et puis on va respirer, on va inspirer par le nez tous ensemble pendant quatre temps, je vais compter, on va faire une pause inspiratoire pendant deux temps, ensuite on va expirer par la bouche pendant quatre temps et on va faire une pause expiratoire sur quatre temps, ça j'inspire 1, inspire avec quoi ?
inspire 1 2 3 4, retiens 2, souffle 2 3 4, retiens 2, Inspire par le nez. 3, 4, retiens. 2, souffle par la bouche. 3, 4, retiens la respiration.
Inspire par le nez. 2, 3, 4, retiens. Souffle, 3, 4, retiens, inspire par le nez, 2, 3, 4, retiens, 2, souffle par la bouche, 2, 3, 4, retiens, vous allez continuer tout seul, j'inspire sur 4 secondes, je fais une pause inspiratoire de 2 secondes, je souffle pendant 4 secondes, je fais une pause inspiratoire de 2 secondes.
Continuez tranquillement, les yeux fermés, essayez de mettre votre attention sur votre nombril qui repousse, qui vient toucher votre t-shirt, votre pull et sentez que votre ventre y vit. On ramène son attention sur le ventre.
A chaque fois qu'elle est attirée par le bruit d'un enfant, par la pluie, on revient sur son ventre qui mobilise le t-shirt. Et puis on va prendre une grande inspiration tous ensemble et on va faire un joli soupir pour que ça lâche en nous et pour imprimer, faites le plusieurs fois, et pour imprimer cette détente dans votre corps.
Super. Et puis, on va prendre une nouvelle grande inspiration et on va bailler et on va s'étirer comme ce matin pour faire sortir la fatigue nerveuse. Contactez votre ostéopathe intérieur qui sait vous étirer, vous pendiculer, on dit, dans ce que vous avez besoin pour libérer votre corps. Voilà, super. Et puis, tranquillement, vous allez rouvrir les yeux et on va revenir ici.
Je vous re-télétransporte au festival des rencontres de la régénération et vous récupérez tous vos mémoires et votre vision. Ça va ? Vous êtes en forme ? Ça s'est bien passé ?
Super. Pendant ce petit voyage, je vous ai posé une question. Quel âge tu sens que tu as ? Qui se sentait plus jeune ? Bien, bravo, vous êtes au bon endroit. Qui se sentait plus vieux maintenant.
Merci de votre honnêteté, de votre courage. Qui se sentait grosso modo l'âge qu'il a sur son passeport ? Est-ce que c'est clair pour vous ce concept ? L'âge du passeport est l'âge biologique, l'âge de tes tissus.
Le troisième, ce serait l'âge mental. Les gens souvent me disent, comme je vous le disais tout à l'heure, j'ai 60 ans, mais moi, j'ai toujours 12 ans dans ma tête, sauf que je n'arrive pas à me lever de ma chaise et j'ai de l'arthrose partout.
Donc tu n'as pas 12 ans dans ton corps, tes tissus n'ont pas 12 ans. Ce qui m'intéresse, là, on va mettre l'accent sur l'âge biologique, l'âge de vos tissus, mes amis. Et c'est cet âge-là qu'on peut rajeunir.
C'est important, ça. C'est l'âge biologique qu'on peut rajeunir. et cet âge biologique, il se modifie, il peut se modifier tout le temps, d'un instant à l'autre, en fonction des pratiques que vous avez, en fonction de votre environnement.
Alors, pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis David, et je me passionne pour cette question de la longévité. Qu'est-ce que c'est la longévité d'abord ? Est-ce que c'est rajouter des années à sa vie ou est-ce que c'est rajouter aussi de la vie à ses années ?
Je ne sais pas. Pour moi, c'est les deux. Donc je me passionne pour cette question depuis 20 ans. J'ai une formation de professionnel de santé, de kinésithérapeute et d'ostéopathe, et j'ai eu la chance de parcourir le monde les 20 dernières années.
J'ai traversé plus de 70 pays, j'ai bossé beaucoup pour des ONG, et j'ai eu la chance d'accompagner plus de 40 000 personnes de cultures différentes et du coup je me suis passionné pour l'anthropologie du soin et pour cette question de la longévité et du coup j'ai fondé ce projet Lifeforce où je partage la raison d'être c'est de partager au plus grand nombre des outils pour sortir du stress de l'épuisement et regagner naturellement sa santé sa vitalité, parce que qu'est-ce qui nous tue, qu'est-ce qui nous rend malade ?
C'est le stress. Sous toutes ses formes. Ça peut être un divorce, ça peut être un accident de voiture, ça peut être la perte d'un être cher, ça peut être une maladie.
Tous ces stimuli sont différents, vous êtes d'accord, mais au final, ils ont un point commun. C'est c'est exactement la même réponse au niveau physiologique, au niveau corporel.
Il y a une composante physique. Vous avez une décharge des petits chapeaux chinois que vous avez sur les reins, qu'on appelle les glandes surrénales, qui vont décharger l'hormone du stress, la cortisol, et ce qu'on appelle les catécholamines, adrénaline, norepinephrine. Vous êtes d'accord avec ça ?
Donc le stress, pour le décharger, le sortir de nos vies, c'est super important d'avoir une réponse aussi physique. Il ne peut pas y avoir qu'une composante psychologique.
C'est très important aussi de mettre du sens, mais j'aime à partager que c'est important pour moi, dans ma pratique ces 20 dernières années, ce que je vais vous partager, d'aligner la tête, le cœur et le corps.
On a une tête pour mettre du sens, donc c'est important de comprendre ce qu'on fait tous avec Thierry, et c'est pour ça qu'on l'aime autant, parce qu'il nous permet de sortir de l'ignorance en mettant du sens.
Deuxièmement, on a un cœur pour accueillir mes amis et on a un corps pour intégrer. Et c'est seulement quand ces trois centres sont alignés. Dans mon monde, dans mon expérience professionnelle, je ne peux vous partager que ce que je suis, que mon expérience, le changement arrive là.
On connaît tous des gens qui vous disent « moi, ça fait 25 ans que je suis en thérapie, ils ne me parlent pas de ma mère, je sais que c'est ma mère ». Est-ce que ça va mieux ? Pas forcément. Peut-être qu'il est temps d'ouvrir ici et de faire descendre dans le cœur pour accueillir et ensuite dans le corps pour intégrer.
Vous voyez ce que je veux dire ? Dans mon parcours, les 20 dernières années à travers le monde, j'ai eu la chance de me passionner pour ce qu'on appelle les zones bleues. Est-ce que vous avez entendu parler des zones bleues, blue zones.
Il y a 7 zones dans l'officiel 6 zones, mais en fait, ils sont 7, avec la vallée de Balma en Chine, où ils ont repéré des concentrations de gens entre 100 et 120 ans sur leur passeport en l'âge chronologique, qui sont en parfaite santé.
Ils ne sont pas grabataires comme peuvent l'être parfois nos grands-parents dans les EHPAD. Et du coup, ces six hot spots, comme ils se font appeler, ces zones bleues, alors vous avez une qui est très connue, par exemple, vous avez Okinawa au sud du Japon, vous avez les Hunzas au nord du Pakistan, la vallée de Balma dont je parlais en Chine, Il y a une zone en Sardaigne, il y a le Costa Rica et il y a une ville aux Etats-Unis, en Californie, Luma Linda, où il y a une communauté
d'adventistes aussi qui font exposer les records d'espérance de vie aux Etats-Unis. L'équateur. Il y a l'équateur aussi. Je ne t'entends pas, je ne te vois pas, j'entends juste peur.
J'ai deviné équateur. L'idée de ce que je voudrais vous partager, c'est aussi des principes de comment sortir de l'épuisement, du stress et ensuite développer sa vitalité, notamment à travers l'hormèse mais vous allez voir qu'elle n'est pas que physique et qu'il y a d'autres moyens pour développer sa santé et sa vitalité.
Ce qui est passionnant, c'est que, comme l'enseigne Thierry, tout est basé sur des principes. C'est-à-dire que c'est des peuples qui n'ont pas du tout le même patrimoine génétique. Et donc on va voir ces principes.
Le plan de ce qu'on va faire, on est accueilli par la pluie, c'est que je vais vous parler dans un premier temps, la première partie de la conférence, de ce qu'on appelle les mitochondries. Est-ce que vous connaissez les mitochondries ? On va voir qu'elles ont un rôle qui est souvent méconnue, qui a un rôle de capteur, de capteur du danger de notre environnement.
Et donc je vais vous parler de ce qu'on appelle, on va redescendre au niveau cellulaire, je vais vous expliquer, et on va parler de ce qu'on appelle le mode de défense cellulaire par rapport au mode de production d'énergie.
Ensuite, dans une deuxième partie, on va parlé, à proprement parler de l'hormèse qui a été longuement décrit par Thierry ou par Pierre Dufresne, notamment des quatre portes d'entrée de l'hormèse classique, le jeûne, l'exposition au chaud, au froid, l'hypoxie intermittente, le fait de faire des apnées et une façon de s'entraîner au niveau sportif qu'on appelle HIT qu'on vous proposera sous la pluie avec Pierre après.
High Intensity Interval Training, ça s'appelle sport à haute intensité et court intervalle. Et du coup, on va introduire la notion d'antifragilité, une notion qui a été développée par un monsieur que j'aime beaucoup qui s'appelle Nassim Taleb. Vous avez déjà entendu parler de l'antifragilité par rapport à la notion de résilience qui a été longuement expliqué et développé par Boris Cyrulnik. L'être humain, figurez-vous, mais vous le savez, c'est un être antifragile.
Cette fameuse phrase « tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort » a peu de choses près que « ce qui ne te tue pas et ce qui reste dans ta capacité adaptative te rend plus fort ». Et ça, c'est le concept de base de l'antifragilité qu'on va introduire.
Et enfin, en troisième partie, je voudrais vous parler de l'hormèse émotionnelle et de l'hormèse mentale et de vous parler d'un concept qui m'est cher, que j'ai beaucoup développé dans un livre qui m'a pris deux ans à écrire, qui est le système immunitaire émotionnel.
Vous allez voir à quoi ça sert et comment on peut le renforcer, comme on peut renforcer son système immunitaire physiologique. Si on est tous là, c'est qu'on a cet intérêt en commun. Mais, il n'y a pas de mais, et il y a aussi un autre système immunitaire parce qu'il n'y a pas de dichotomie entre le corps et l'esprit.
Il n'y a que dans nos sociétés où on essaye de faire des découpage. J'ai passé dix ans de ma vie en Asie, où j'ai vécu en Asie, où le paradigme de base, il est, comme dit Thierry, nous c'est la santé.
Il est axé sur la santé, le modèle et pas sur la maladie. Alors, ça vous tente, ce petit programme ? Alors, est-ce que vous savez ce que c'est qu'une mitochondrie ?
On va descendre déjà, on va passer au niveau de ce qu'on appelle au niveau cytologique, c'est un mot savant qui veut dire les cellules. Il y a les cellules qui forment des tissus. La science de la cytologie devient la science de l'histologie, les tissus. Les tissus y forment des organes.
Les organes que vous avez le cœur, les poumons, le foie. Et les organes ensemble y forment des systèmes. L'être humain a six systèmes. Le système musculaire, musculo-squelettique, le système nerveux, le système digestif, le système hormonal.
ces systèmes forment donc l'être humain. Nous, on va faire un zoom, un dézoom comme Pierre avec son appareil photo, on va dézoomer pour aller au niveau de la cellule. Vous êtes ok avec ça ? Dans la cellule, il y a des petites organites, il y a des composants.
La mitochondrie est une des composantes de la cellule. Par cellule, il y a grosso modo entre 300 et 800 mitochondries. On appelle ça le chondrium. Après, il y a certaines cellules spécialisées comme les cellules du foie, les hépatocytes qui en ont jusqu'à 2500.
Ça veut dire que je suis en train de vous dire, grosso modo, je vais vous faire des gros highlights pour vous dire qu'est-ce qu'il faut retenir, qu'on a des trilliards des trilliards de mitochondries dans notre organisme. On a 10 puissance 14 cellules humaines.
On a 10 puissance 15 bactéries. Donc comme dit souvent Thierry, on est plus microbien que humain. Dans nos cellules humaines, je vous ai dit qu'on a entre 300 et 800 mitochondries. Je ne suis pas très bon en mathématiques, mais on va prendre 800 mitochondries fois 10 puissance 14, ça fait beaucoup de mitochondries.
Toutes les cellules, peu importe leur spécialité, une cellule du cœur, une cellule du cerveau, une cellule du foie, une cellule de la peau ont des mitochondries.
Pourquoi c'est important ? Parce que vous savez tous ici que le rôle, ce qu'on a appris en biologie à l'école, en sciences naturelles, c'est que les mitochondries, ce sont les usines à gaz, les usines qui produisent de l'énergie, l'ATP, l'adénosine triphosphate, c'est le nom scientifique, pour qu'on puisse vivre.
Vous êtes OK avec ça ? Eh bien, je voudrais vous partager les travaux d'un garçon, un médecin, qui s'appelle Robert Naviot qui a prouvé il y a quelques années, et du coup c'est une nouvelle compréhension pour comprendre la fatigue et l'épuisement, que les mitochondries, ça c'est le rôle le plus connu, usine à énergie, usine à gaz cellulaire, elles ont un deuxième rôle capital, mes amis, c'est un rôle de capteur de danger.
Si jamais elles sentent qu'il y a du danger autour de vous, de la pollution, alors qu'est-ce que la pollution, du stress, qu'est-ce que le stress, physique, émotionnel, toxique, eh bien, elles vont se fermer, elles vont faire, les anglophones disent « shut down », elles vont s'éteindre complètement.
Si elles sentent que le danger va dépasser leur capacité adaptative, leur capacité à revenir à l'équilibre, qu'on appelle comment ? L'homéostasie. Vous allez tous vous mettre debout s'il vous plaît pendant 30 secondes et j'ai un petit défi pour vous.
Vous avez le droit d'utiliser tout ce que vous voulez, peu importe votre état de santé, votre état de fatigue, les chaises, votre voisin et vous allez me tenir 30 secondes sur un pied. Tu te débrouilles, t'as le droit de te rattraper comme ça, tu tiens, t'as le droit de te rattraper comme ça, tu tiens en équilibre.
Vous êtes en train de vivre l'homéostasie, votre corps il fait ça toute la journée. Il est en train de se rééquilibrer de tout partout. Si on a des circassiens dans la salle, des gens que j'aime beaucoup parce que j'adore le mouvement, les gens du cirque, c'est des professionnels de la rattrape.
Ça, ça s'appelle la rattrape. Ton corps, ton centre de gravité, il se réajuste pour que ça retombe dans ton polygone de sustentation. Changez de pied, vous êtes tous des experts en homéostasie.
Et tu as le droit de t'attraper là. Et pour ceux que c'est facile, les plus jeunes, les plus athlétiques, mettez-vous sur la pointe des pieds. Et si vous faites encore les malins, vous fermez les yeux en même temps.
Est-ce Est-ce que c'était facile de tenir en équilibre ou pas ? Pas les yeux fermés, d'accord. Mais vous avez vu que, peu importe la flamme de vie, la vitalité, l'énergie qu'on a, on peut toujours trouver des solutions, le corps va trouver des solutions, parce que la règle du jeu, c'est de rester en équilibre.
D'accord ? Donc il faut simplement... accueillir le fait de où on en est et puis si on a besoin d'avoir une canne pour se rattraper, on est dans cette étape de vie, dans ce moment de vie avant de se renforcer où on a encore besoin d'une canne.
Les mitochondries, elles sont soit en mode énergie, production d'énergie, soit en mode shutdown, danger, j'arrête la production. Elles ne peuvent pas faire les deux en même temps. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que pour expliquer, on va parler d'épuisement, la différence entre l'épuisement, la fatigue chronique et la fatigue normale.
Et peut-être vous avez entendu parler, j'en suis sûr, du burn-out. Du coup, je vais vous partager mon expérience parce que la vie m'a proposé des milliers de gens qui avaient des burn-out à accompagner les 20 dernières années.
Du coup, j'ai énormément cherché pour trouver des solutions pratiques. Quelle est la différence entre la fatigue normale et l'épuisement, la fatigue chronique selon vous ? Oui, la normale est passagère, tu me dis, et la chronique est constante.
Ce qui caractérise l'épuisement, c'est une fatigue qui perdure et elle est toujours associé à une difficulté à dormir, à une difficulté à se reposer. On ne récupère pas. On est fatigué dans la journée.
C'est un classique. Si tu bosses beaucoup, tu fais fonctionner beaucoup la boîte à poux ou le corps, fin de journée, tu es crevé, normal. Tu dors, le lendemain matin, normalement, tu te rélèves avec une bonne vitalité, tu t'es reposé.
Les gens qui sont épuisés, en fatigue chronique, Ils se sentent fatigués dans la journée mais ils n'arrivent pas à se reposer, à se régénérer le soir. Ils ne rentrent plus en sommeil profond, en phase 4.
Troisième chose, il y a toujours associé un brouillard mental, une sorte de petite anxiété qui flotte aussi, brouillard mental, anxiété. Ils n'ont pas un bon focus mental. Ça vous parle cette définition ?
Je pense que bon nombre d'entre nous, moi le premier, ça nous est arrivé dans nos vies. Pourquoi c'est important ? Parce que je vous parlais, je vais vous donner un petit exemple pour illustrer ça, comment ça fonctionne.
Vous imaginez, vous êtes dans votre maison, vous donnez sur la en place du village, c'est l'été, il fait 30 degrés, les volets sont ouverts, vous êtes en train de déjeuner avec la famille, avec vos enfants, et puis, manifestation de gilets jaunes, juste devant chez vous, ça s'agglutine, et puis là, les CRS arrivent et commencent à tirer des bombes lacrymogènes.
C'est un jour d'été où il fait 30 degrés. Vous étiez peinard en tongs et en short à la maison. Qu'est ce que vous faites ? La maison c'est votre cellule et vous vous êtes une petite organite de cette cellule, vous êtes une mitochondrie.
Vous aviez prévu de faire plein de choses, vous vous agitiez, c'était le dessert, on se préparait, il y avait beaucoup d'enthousiasme, beaucoup d'énergie autour de la table.
Et là, vous sentez danger. On sent des gaz lacrymogènes, il y a du bruit dehors. Qu'est-ce que vous faites ? Vous vous levez et vous allez fermer les fenêtres et vous fermez les volets.
Vous êtes d'accord ? Tout le monde censé ferait ça. C'est sûr. Mais je ne veux pas rentrer dans la polémique. Je comprends. L'idée, c'est c'est que vous percevez danger, donc vous fermez, vous passez en sous-métabolisme, parce qu'il y a de l'air vicié qui rentre dans votre maison, qui fait tousser tout le monde.
Donc, pour préserver l'air sain que vous avez à l'intérieur, vous fermez tout et du coup, vous changez vos plans. Vous n'allez pas vous agiter parce que plus tu t'agites dans la maison, plus tu vas consommer d'oxygène.
Tu vas te mettre en mode sous-régime. et on va attendre que ça se passe et qu'il y ait un monde meilleur qui apparaisse dehors. Ça fait sens pour vous ? Nos cellules font exactement la même chose. Si elles perçoivent des manifestations dehors avec du gaz lacrymogène, elles se ferment, elles arrêtent de produire de l'énergie.
Donc ce stress, ça peut être de la malbouffe. Si tu manges fin d'husse cuit au micro-ondes tous les jours, ça se ferme, tes mitraux chondriels se ferment.
Ça peut être un boss qui te harcèle. Ça peut être une maladie. Ça peut être la qualité de l'air que tu respires, la qualité de l'eau que tu bois. À force de constamment menacer nos cellules avec l'environnement malsain ou pas optimum dans lequel on vit, eh bien nos mitochondries se ferment.
Elles se prostrent comme ça. Je fais bien la mitochondrie prostrée. Et du coup, on passe en mode hibernation, important. Il y a un mot qu'il faut retenir là, c'est hibernation.
Ni vu ni connu, je t'embrouille, ton corps, pour te sauver la vie, il te met en mode défense cellulaire des mitochondries, donc épuisé. Je suis crevé, un crevé chronique.
Je passe en sous-métabolisme. Ça fait sens pour vous ? Du coup, il fait ça pour nous sauver la vie. Parce que si tu vivais pleine balle, tu chopperais toutes les toxines, tous les stress et bloum, ni vu ni connu, il n'y a plus personne.
C'est important de comprendre ça parce qu'on en revient toujours. Vous me voyez venir gros comme une maison. Je vais vous dire dans pas longtemps que le plus important, c'est le terrain.
Mais vous l'avez vu 3000 fois dans les vidéos de notre Thierry. Le terrain, tes conditions de vie. Et ça s'explique aussi au niveau cellulaire à travers les mitochondries. Je vous donne une autre image mentale.
Vous allez voir, j'adore les images mentales et métaphores ceux qui sont déjà venus au stage et qui me connaissent. Votre feu intérieur, votre flamme intérieure, votre lumière intérieure, ce n'est que le nombre de mitochondries que vous avez d'allumées.
Ces trilliards de mitochondries, c'est des trilliards d'ampoules que vous avez à l'intérieur de vous. Ta vitalité, ta force de vie, ton énergie vitale, elle est liée au nombre de mitochondries d'ampoules qui sont allumées, notre flamme de vie.
Et ça, ce n'est pas « si tu veux, tu peux ». Ça ne marche pas comme ça. C'est l'inverse. c'est quand tu peux, tu veux. Votre corps, il ne peut pas.
Votre corps, il se sent agressé, donc ça ne se passe pas au niveau mental. Alors s'il y a une stratégie qu'on va voir un petit peu après, qui sont les excitants, les stimulants. On vit dans un monde de fous où on est hyper stimulé en permanence.
Donc, du coup, on a besoin de se cravacher avec nicotine, caféine, Red Bull, mais vous le savez déjà, je vais vous redire que ce n'est pas la bonne solution. Je vais essayer de vous le prouvez.
C'est un petit peu comme si je vais vous comparer à une gazinière, nous comparer à une gazinière. Il faut que je fasse cuire de l'eau, bouillir de l'eau pour faire cuire mes oeufs, par exemple, ma gazinière, je me lève le matin et je n'ai pas beaucoup de gaz dedans.
Parce que je n'ai pas beaucoup d'énergie de vie, je n'ai pas beaucoup de niaque. Donc même si je la tourne à fond, si je tourne le butonniau à fond, je vais avoir une petite flamme qui va sortir, parce que ça ne peut pas fournir derrière, il n'y a pas suffisamment de gaz.
Donc du coup, c'est possible de vivre comme ça, toute sa vie. On connaît tous des personnes qui vivent des années sur ce mode-là. Du coup, ça veut dire que pour faire bouillir mon eau, il me faut dix minutes, un quart d'heure.
Autre option, je me lève le matin. Moi, gazinière, je suis rempli au taquet de gaz. J'ai plein d'énergie. Ma flamme intérieure est à fond. Toutes mes mitochondries sont allumées. Du coup, je peux envoyer la sauce.
Je me lève le matin, je dois faire bouillir mon eau, je mets plein gaz, grosse flamme qui sort, une minute trente, l'eau est le beau.
Vous êtes d'accord avec ça ? L'idée c'est de trouver des stratégies, notamment à travers l'hormèse qu'on va développer après, sur comment avoir plus de gaz dans notre gazinière le matin quand on se lève pour pouvoir, si on le souhaite, utiliser son plein potentiel et tout son feu intérieur pour faire et vivre ce qu'on a à vivre.
Ne méprenez pas ce que je souhaite vous partager, il ne s'agit pas de vivre vite ou de balancer les ouates pour faire cuire son eau ou s'étache plus vite, il s'agit de vivre en pleine présence, en pleine énergie et en joie, en pleine conscience.
Et vous êtes tous d'accord que quand on est... Pierre, je fais ce qu'il ne faut pas faire, je rentre dans le champ du... C'est pas grave. Quand je suis épuisé, j'ai un voile mental.
Je n'ai pas de présence, je n'ai pas de conscience, je m'endors, je n'ai pas de focus. Je suis en dissonance neurocognitive en permanence. Et du coup, je ne suis pas pleinement à ce que je pourrais vivre, à ce que la vie pourrait me proposer. Vous êtes d'accord ?
Il s'agit de ça, il s'agit de cultiver notre feu intérieur en allumant le max de mitochondries pour avoir cette disponibilité énergétique et présentielle à nos vies. Ça vous parle ou pas ?
Et il s'agit vraiment de ça pour vivre la meilleure version de nous-mêmes, d'avoir cette disponibilité énergétique. Vous savez qu'aux Etats-Unis, puisque énormément de publications sont faites notamment à travers les deux plus grandes revues scientifiques qu'on appelle New England Journal of Medicine ou Lancet, qui sont publiées aux Etats-Unis, il y a 25 % des américains qui sont fatigués depuis plus de deux semaines et il y a les deux tiers qui ne savent pas pourquoi.
Épuisement. Il y a 60 millions d'américains qui ont des problèmes pour dormir. Ça, vous allez voir que ça mène à l'épuisement. Le truc qui explique l'épuisement, la fatigue chronique, c'est la perturbation des rythmes circadiens.
Ça veut dire quoi ? C'est un mot qui veut dire les cycles jour et nuit. l'être humain est un être cyclique. Quand on est complètement déphasé dans notre horloge interne, on n'arrive plus à dormir et à se régénérer parce que dans le sommeil, il y a une phase profonde qui régénère le corps et qui régénère l'esprit.
Je vais vous la décrire juste après. Quand on ne dort pas, quand on n'arrive pas à se reposer, je vous ai dit la différence entre fatigue normale et fatigue chronique ou épuisement, c'est que je suis crevé, mais je n'arrive pas à récupérer en dormant.
J'ai sans arrêt un voile mental, une légère anxiété. Et bien, qu'est-ce qui se passe quand on n'arrive pas à dormir et du coup qu'on va passer de fatigue normale à fatigue chronique, ça perturbe deux mécanismes.
Encore un au niveau de nos mitochondries, de nos petites ampoules qu'on a dans les cellules. Parce que vous savez, quand on dort, notre glande pinéale, une petite glande que vous avez au milieu du cerveau, relâche ce qu'on appelle l'hormone du sommeil, qu'on appelle la mélatonine.
Et cette mélatonine, elle est utilisée, elle est absorbée par les mitochondries parce que c'est aussi une hormone antioxydante qui va protéger les parois de la mitochondrie.
Quand on dort mal, il y a beaucoup moins de libération de mélatonine, donc du coup, nos mitochondries sont beaucoup moins protégées et elles ont tendance à péricliter. Deuxième chose, vous savez tous, parce qu'on a tous regardé les vidéos de Thierry notamment, que quand on dort, notre corps passe en mode jeûne puisqu'on dort donc on ne mange pas.
Il se passe un mécanisme qu'on appelle l'autophagie. C'est un mécanisme, vous le connaissez tous, de recyclage cellulaire. Du coup, si on a des nuits perturbées, ce mécanisme d'autophagie, il est perturbé, et le lendemain matin, on se réveille avec des déchets qui sont encore dans les cellules, des déchets qui n'ont pas été réabsorbés par les cellules pour pouvoir reproduire d'autres composants cellulaires.
C'est pour ça que ce jeune intermittent, plus vous laissez une fenêtre longue sans manger, plus vous avez de temps pour la régénération cellulaire. plus vous avez des bonnes nuits, plus ça optimise la régénération cellulaire.
C'est un petit peu l'autophagie, comme si vous aviez une femme de ménage à plein temps, vous avez de la chance, qui bosse chez vous, en vous. Si tu lui demandes de faire trois fois le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner, de cuisiner tout le temps, elle n'a pas le temps de faire le ménage.
Du coup, ma petite métaphore, c'est que si tu es constamment en train de digérer ta nourriture, ton corps est en mode digestion et il n'a pas le temps de s'occuper du recyclage cellulaire, de faire l'autophagie.
Ta femme de ménage fait à manger en permanence, elle n'a pas le temps de nettoyer la chambre. Comment on fait maintenant pour sortir de l'épuisement et redévelopper et sa vitalité. Il y a ce principe qui est marqué là, l'hormèse, que vous connaissez tous.
Vous connaissez la définition de l'hormèse. C'est la définition de l'homéostasie. Tout système laissé à lui-même sans perturbation extérieur vient, tout système laissé à lui-même sans perturbation extérieure, à à travers une série de processus régulateurs, tout système vivant va revenir à l'état d'équilibre.
Ça, c'est l'homéostasie. Merci Aurélien. L'hormèse, la définition, c'est cette phrase que je vous ai dit tout à l'heure, tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort si ça reste, si le stimulus, Le stress hormétique reste dans le cadre de ta capacité adaptative.
Je vous donne un exemple. Du coup, avant de vous donner cet exemple, ça va vous introduire le concept d'anti-fragilité de quelqu'un que j'aime beaucoup, Nassim Taleb. L'être humain, si on respecte le processus de l'hormèse, de lui donner un stress court, intense dans la limite de ses capacités adaptatives, ça va renforcer le corps humain, ça renforce tous les champs de notre être.
Et vous allez voir que tous les stimuli ne sont pas égaux, mes amis. On va parler qu'il y a des stress qui sont pile-poil dans l'hormèse et il y a des stress qui sont nocifs. Pourquoi ? Parce que pour qu'un stress soit applicable dans l'hormèse, il faut qu'il soit un stress hormétique, ça veut dire qu'il est beaucoup plus de bénéfice que de risque.
C'est une notion qui est super importante, ce ratio. Parce que vous allez voir dans la troisième partie, on va étendre notre vision de l'hormèse pour accéder à d'autres choses. Le principe, c'est est-ce que ce stress va être bénéfique pour moi ou est-ce qu'il peut être vraiment nocif pour moi ?
Je voudrais vous proposer, on va commencer par parler de la respiration, on va parler des hypoxies intermittentes et que c'est une des 4 voies reines pour renforcer son organisme et sortir de l'épuisement dans la mesure de sa capacité à s'adapter.
Vous savez ce que c'est la définition de la jeunesse ? Qu'est-ce que c'est ? La définition de la jeunesse, c'est notre capacité, est-ce que je suis capable ou pas capable de m'adapter physiquement et de m'adapter émotionnellement ? La jeunesse, c'est égal adaptabilité.
Et plus on vieillit, plus on devient rigide, moins on devient adaptable. La bonne nouvelle, c'est que l'âge du passeport, on s'en contrefout.
Ce qui compte, c'est votre âge biologique. Et votre âge biologique, Si vous avez une vie en phase avec les lois de la nature, en connaissant ces principes, vous pouvez rajeunir votre âge biologique.
Et il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Je voudrais vous proposer, je vais compter jusqu'à 60, même peut-être 70 puisqu'on on a peut-être des champions, et je vais vous demander tranquillement, quand je vais faire top, de suspendre votre respiration.
Ce n'est pas un concours d'apnée, il n'y a pas besoin de prendre une grande inspi avant ou de faire la carpe pour accumuler plus d'oxygène pour tenir le plus longtemps possible. On va faire un petit test qui s'appelle la pose contrôlée, pour ceux qui connaissent les recherches de Bouteilho, ou la méthode Bouteilho, ou les travaux de Patrick McKeon, qui a repris tous les travaux de Bouteilho, pour voir où vous en êtes dans votre système respiratoire, dans votre niveau de santé cardio-pulmonaire,
votre endurance physique et surtout aussi votre niveau à gérer les taux de CO2. L'idée, c'est que vous soyez relâché dans votre corps, détendu, tranquillement, jolie posture, digne comme on a parlé ce matin de posture digne, pas de respirer avant.
simplement, quand je dis top, vous prenez une inspiration normale et vous coupez. Et puis, je compte et vous allez noter à partir du moment où vous commencez à sentir les premières difficultés d'hypoxie, de manque d'oxygène.
Je vous demande simplement de noter le numéro que je suis en train de dire, si je suis à 24 secondes ou si je suis à 18 secondes ou à 38. Puis après, on fera un petit débrief ensemble. L'idée, c'est que de ne pas avoir besoin quand vous reprenez votre respiration de ne pas avoir à faire.
Là, c'est que vous avez été trop loin. L'idée, c'est simplement à partir du moment où vous sentez une petite gêne, une petite angoisse qui va monter. D'ailleurs, à ce propos, si vous venez demain après-midi, je vous encourage à venir parce que je vais faire un petit atelier, un petit workshop sur la gestion du stress et on va aborder énormément de choses sur la respiration pour évacuer son stress physiquement. A partir du moment où vous sentez une petite angoisse, un petit spasme du diaphragme,
le muscle inspiratoire, à partir du moment où vous sentez des petites contractions au niveau des inspirateurs accessoires, vous respirez. Et si jamais vous avez à reprendre une trop grand inspire, vous vous dites « je suis allé 5 secondes trop loin », on enlèvera 5 secondes.
C'est ok pour vous ? On essaie ? Alors, respirez normalement, tranquillement. Je vous laisse vous ventiler normalement. Je vais mettre le chronomètre, comme ça je suis sûr qu'on sera bien calé.
Alors le chronomètre, vous êtes prêts ? On fait une dernière inspire petite tranquille et hop on part 1 2 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52,
53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60. Si vous avez, vous retenez encore votre respiration, tenez, comptez tout seul dans votre tête. Ceux qui ont déjà respiré, on attend les champions.
Qui a tenu entre 40 et 60 secondes ? Alors selon le Dr Bouteiko, vous avez une excellente endurance physique et une bonne de tolérance au dioxyde de carbone. Qui a tenu entre 20 et 40 secondes ?
Selon son modèle, ça indique que vous avez une légère difficulté respiratoire. Je vous lis pour vous prouver que ce n'est pas de moi, c'est de lui. Une légère difficulté respiratoire et une tolérance modérée à l'exercice physique.
Donc, attention à votre santé. Qui a tenu entre 10 et 20 secondes ? Selon son modèle, ça veut dire une insuffisance respiratoire importante et une faible tolérance à l'exercice physique.
Il recommande des modifications de ton mode de vie, de vos modes de vie. Et qui a tenu moins de 10 secondes ? Là, si c'est le cas, vous avez tout intérêt à aller rapidement consulter votre médecin parce que c'est une insuffisance respiratoire très grave. Ce n'est pas du tout alarmiste.
Pour savoir où on va dans la vie, c'est bien de savoir d'où on part. Donc là, mon état de santé, ma capacité respiratoire, ma capacité pulmonaire, ma santé cardiovasculaire, ma tolérance au CO2, elle en est là.
En pratiquant tous les jours des respirations, on peut améliorer ça, on peut améliorer sa vitalité. Là, on va refaire une apnée, ni vu ni connu. Je vous fais travailler l'hormèse là parce que qu'est-ce qui se passe quand vous êtes en apnée ?
Vous avez une partie de vos reins qui sécrète ce qu'on appelle l'érythropoyétine, l'EPO, parce que les coureurs du Tour de France ont fait connaître il y a quelques années en se dopant avec ça. Pourquoi c'est parce que quand le corps perçoit une hypoxie, il fait sécréter cette hormone par les reins et qui va permettre à la moelle osseuse, à votre moelle osseuse, à produire plus de globules rouges pour avoir plus d'oxygène, donc au niveau immunitaire, très, très bon.
Maintenant, je vous propose qu'on fasse une autre petite expérience. On va hyperventiler ensemble 20 fois. On va faire ceux qui pratiquent le yoga ici. Au yoga, ça s'appelle selon les écoles Bhashtrika ou Kapalbhati, la respiration du feu, ça s'appelle aussi la respiration explosive, ou la respiration du chien.
Alors ce que je vais vous demander c'est de faire ça. On va inspirer par le nez et on va faire ça. Vous savez quand les chiens ils ont fini courir. Là, on va faire nez-bouche. 20 fois, on arrête.
On va le faire tous ensemble. Et puis la vingtième fois, vous allez faire grande inspiration et puis on va bloquer la glotte, on va arrêter de respirer et puis on va voir si vous tenez plus longtemps.
Parce que en hyperventilant, là, j'hyperventile et puis aussi je relargue énormément de CO2. Vous allez voir qu'on va modifier notre pression partielle de CO2 et que c'est la pression partielle sanguine de CO2 qui déclenche le réflexe inspiratoire.
Donc, normalement, vous allez tenir plus longtemps. Il n'y a aucun danger à faire ça, je vous demande juste de vous asseoir. Au pire, vous allez être un petit peu étourdi, vous vous allongez et vous allez voir que 7 secondes après, ça va revenir normal.
On essaie ? Alors, je vais reprendre mon petit chronomètre, on va faire donc nez-bouche. Vous êtes prêts ? Je vous remontre. On y va, vingt fois ensemble.
Dernière inspiration et on bloque. On bloque, on est à 8 secondes. On est à 12 secondes. Quand vous avez besoin de respirer, vous notez le temps. On est à 15 secondes, on est à 20 secondes, 25, 30, 35.
Essayez de tenir un petit peu. 40, 45, 50, 55, 1 minute. Bravo. Ceux qui sont encore, tenez bon. Les autres, respirez normalement, récupérez.
On arrive à 1 minute 10. Allez, je vais jusqu'à 1 minute 30. 1 minute 15. 1 minute 20. Yes. 1 minute 25. 1 minute 30.
Super. Ceux qui souhaitent jouer le jeu encore, si vous avez été encore en apnée, comptez pour vous maintenant. On arrive à 1 minute 40. Super ! Qui a tenu plus longtemps ? Tout le monde ?
Je vais le faire à l'inverse, que toutes les mains se fassent. Qui a tenu moins longtemps ? Personne. Tu as tenu combien de temps ? C'est qui lève la main au fond ? Tu ne veux pas nous partager ?
Qu'est-ce qu'on a fait ? Bon nombre d'entre vous avez entendu parler de la méthode Wim Hof. Là, on a fait quelque chose d'un petit peu différent, mais le principe est grosso modo le même.
D'hyperventiler, lui, c'est beaucoup plus profond. Mais l'idée, c'était comme on n'est pas tous au même niveau, ce n'était pas d'avoir des têtes qui tournent. L'idéal, c'est de le faire allonger. C'est des hyperventilations chez Vimov.
Et donc, du coup, on a joué sur notre concentration d'oxygène, de dioxygène dans le sang qu'on a augmenté et on a diminué notre pression partielle de CO2. C'est pour ça que c'est beaucoup plus simple de tenir sa respiration plus longtemps.
Et du coup, en faisant ça, si vous pratiquez un petit peu tous les jours un entraînement type bouteillico en hypoventilant ou vimof en hyperventilant, même si c'est deux modalités différentes, vous allez entraîner ce qu'on appelle votre capacité à gérer le dioxyde de carbone, avoir des concentrations à tolérer, des concentrations plus hautes de CO2 dans votre corps. Pourquoi c'est super intéressant ? Parce qu'il se trouve que plus on a de CO2 qui circule dans le sang, plus nos cellules sont capables de capter l'oxygène.
Ça n'a rien à voir le fait d'avoir une forte concentration d'oxygène au niveau pulmonaire, ça c'est une chose, et d'avoir une forte concentration d'oxygène au niveau cellulaire, c'est ce qu'on appelle à travers l'effet de Bohr. Pour que vos cellules, pour que l'oxygène puisse rentrer dans votre sang, il y a ce qu'on appelle une perfusion à travers les alvéoles pulmonaires, Et pour que cet oxygène soit capté par les cellules pour faire fonctionner nos mitochondries, il faut qu'on ait une tolérance au CO2.
Il faut qu'il y ait suffisamment de CO2 en circulation dans votre sang. C'est pour ça que c'est intéressant d'avoir une pratique respiratoire. Ceux qui pratiquent le yoga, vous savez que c'est un des arts du yoga, c'est ce qu'on appelle les pranayamas, les techniques respiratoires.
En passant, on le verra beaucoup demain à l'atelier que je propose et aussi jeudi matin dans les postures archétypales et comment rajeunir au niveau ostéo-articulaire en utilisant le sol, vous allez voir que le sol c'est l'harmonisateur du corps humain, eh bien ce que je voulais vous rajouter c'est que quand vous êtes en conscience, je vous invite à inspirer par le nez toujours.
Pourquoi ? Parce que quand on inspire par le nez, on on a ce qu'on appelle des cornets nasaux, et ces cornets vont produire ce qu'on appelle de l'oxyde nitrique. Peu importe le nom, c'est un dérivé de l'hélium, le gaz hilarant.
Et ce gaz-là, l'oxyde nitrique, quand on inspire par le nez, ce qu'on n'a pas quand on inspire par la bouche, la bouche, c'est fait pour manger, et le nez, c'est fait pour respirer.
Eh bien, l'oxyde nitrique va ouvrir ce qu'on appelle les voies aériennes supérieures, très bon pour les asthmatiques et puis il va permettre de mieux assimiler l'oxygène au niveau des alvéoles pulmonaires. Vous connaissez tous, je vais passer rapidement parce que je voudrais qu'on passe plus de sur la troisième partie sur les autres types d'hormèse.
Je vous les cite. Le jeûne est une des voies d'entrée principales de l'hormèse. Satiri continue de l'aborder avec passion en large et en travers. Les bénéfices de la privation volontaire de nourriture, c'est la différence entre le jeûne et la famine.
Comme je vous ai dit, j'ai eu la chance de beaucoup, beaucoup voyagé dans des pays en voie de développement. J'ai passé 20 ans de ma vie. La différence entre le jeûne et la famine, c'est que la famine, ils n'ont pas choisi et ça, ça change tout.
Je vous le répète parce que c'est important. Pourquoi le jeûne, il est fondamental dans le processus hormétique, dans le processus de renforcement du corps. Vous savez comment fonctionnent les quatre niveaux d'énergie, les quatre postes énergétiques de l'être humain.
Dès que vous avez de la nourriture à digérer dans votre système digestif, il y a 40 % de votre vitalité, 40 % de votre énergie qui est pour la digestion. Vous ne vivez plus qu'avec 60 % de votre vitalité. Typiquement, vous connaissez tous ce coup de barre, gros repas de famille à Noël, deux heures après, il n'y a plus personne, on est tous comme ça.
Ça vous parle, ça. Pourquoi ? Parce que toute votre énergie est concentrée à digérer tous ces mélanges alimentaires qu'on a fait. Si tu veux bien, répondra aux questions après, ce sera beaucoup plus simple, on prendra un petit peu de temps.
C'est entre 40 et 50 % de l'énergie, c'est ce qui est le plus communément dit. Après, j'ai envie de te dire comme Thierry, ça dépend, on est tous différents, mais Et retiens que c'est le plus gros poste énergétique. Et le premier dans l'ordre de priorité, c'est le premier.
Bouffe à digérer, énergie mobilisée pour digestion bouffe. C'est ça qu'il faut retenir. Gros poste énergétique. 30, 40, 50 %, gros poste énergétique.
S'il reste de l'énergie disponible, elle va être disponible pour faire fonctionner la réflexion. S'il reste encore de l'énergie disponible, elle va être disponible pour faire fonctionner l'appareil locomoteur.
Et enfin, quatrième poste énergétique, s'il reste de l'énergie disponible après tout ça, après la digestion, les pensées et le mouvement, c'est pour la régénération du corps, la régénération cellulaire.
Donc on a tout intérêt, une fois qu'on a compris ce principe, mes amis, à jeûner à ce monde, à se foutre la paix de temps en temps et à débrancher les trois premiers postes énergétiques, vous êtes d'accord ?
Quand on est malade ou qu'on en est fatigué, on a besoin de toute notre énergie disponible pour la restaurer nos fonctions. Et vous savez bien que dans le monde animal, on vient de là, dans le milieu sauvage, qu'est-ce que fait un éléphant ou une gazelle quand ils sont malades ou blessés ?
Qu'est-ce qu'ils font ? Ils jeûnent à ce monde. Ils ne vont pas voir docteur gazelle ou pharmacie éléphant. Il n'y a pas. Dans la brousse, ça n'existe pas.
Du coup, ils jeûnent à ce monde, ils s'isolent du troupeau, ils se mettent en mode hibernation, ils dorment, ils ne pensent pas, ils ne bougent pas et ils ne mangent pas. Et s'ils survivent de leur maladie ou de leur accident, parce qu'ils ont aussi des maladies et des accidents dans la jungle, dans le milieu sauvage, c'est grâce à ce traitement qu'est le jeûne.
Ça fait sens pour vous ou pas ? Exactement. Même nos animaux domestiques qui sont moins sauvages maintenant mais ils le font spontanément. Donc ça, ça va en lien avec ce que je vous ai dit tout à l'heure avec notre femme de ménage interne.
Si on lui demande de préparer de la nourriture, elle n'a pas le temps de faire le ménage. Si on nous demande de digérer la nourriture en permanence, il n'y a pas de temps, il n'y a pas d'énergie disponible pour le quatrième poste énergétique qui est la régénération.
Premier poste digestion, 2e poste, réflexion. 3e poste, mouvement. 4e poste, s'il reste de l'énergie, seulement s'il reste de l'énergie. 3e porte d'entrée de l'hormèse, ce qu'on va vous proposer sous la pluie avec mon copain Pierrot du FRESS.
On va peut-être trouver un coin sous l'étante, on va voir. Le sport haute intensité, court intervalle, HIT en anglais, High Intensity Interval Training. L'idée, Pierre est un spécialiste de ça, c'est de se mettre dans le rouge, dans la mesure encore une fois de sa capacité adaptative, et de se reposer derrière.
La clé, la phase de bénéfice de l'hormèse, c'est dans le repos. Sinon, on est en train de se cramer, on rentre dans ce qu'on appelle chez les sportifs un surentraînement et on rentre aussi dans le burn-out.
Je vais vous en reparler juste après. Vous allez voir par rapport aux principes que j'ai abordés ce matin, les principes de mouvements régénérants, je vous les redis, le fait d'être lent, le plus lent possible, le fait d'être connecté à sa respiration abdominale et enfin le fait d'être dans un flot, d'être harmonieux, d'être gracieux.
Là, on ne peut pas se blesser. Mais ce matin, on a vu des choses où on allait au sol avec cette qualité de mouvement-là, tranquillement, tout doucement, dans un mouvement continu, en respirant, en étant connecté à sa respiration.
Des choses comme ça. Vous allez voir, ça va être un autre type d'entraînement qu'on va proposer avec Pierre. Les buts sont différents. L'hormèse, c'est quelque chose qui régénère le système ostéo-articulaire, le système myotendineux, tout ce qui est tissu conjonctif.
Je vous en reparlerai beaucoup après demain matin. Surtout quand on a des blessures et quand on a des douleurs corporelles, des blocages. L'hormèse, c'est quelque chose qui va renforcer notre physiologie, on va produire plus de mitochondries.
Je vous ai parlé de mitochondries aussi, on a commencé tout à l'heure, et je vous ai parlé de ce qu'on appelle le chondrium, c'est notre patrimoine de mitochondries, on en a des trillions, je vous ai dit entre 300 et 800 par cellule, parfois 2500 sur des cellules spécialisées comme les cellules du foie.
Mais ces mitochondries, il se trouve qu'avec le vieillissement naturel sur notre passeport, sur notre âge chronologique, eh bien ce chondrium, ce nombre total de mitochondries y décroît.
Et il se trouve qu'entre 20 et 75 ans, on peut perdre quasiment 70 % de ces mitochondries si on ne connaît pas ces principes. Sortir de l'épuisement et se renforcées par l'hormèse pour garder un maximum d'ampoules cellulaires, nos mitochondries allumées pour que ton feu intérieur et que ta vitalité, vous voyez mon image mentale, brillent le plus possible.
Parce que ça, si on ne fait rien, ça a tendance, votre lumière intérieure, donc votre énergie de vie, elle a tendance à s'éteindre plus l'âge du passeport avance, ça s'éteint. Donc c'est important, une fois qu'on sait ça, d'avoir une pratique cohérente tous les jours, mes amis, notamment à travers ces quatre portes d'entrée de l'hormèse, pour maintenir nos mitochondries en bonne santé et les multiplier.
On peut multiplier ces mitochondries en les entraînant, elles se dupliquent. Troisième porte d'entrée de l'hormèse classique, que je vous repartage. On a parlé de l'hypoxie intermittente, on a parlé du jeûne.
Le sport, haute intensité et court intervalle. Et la quatrième, c'est l'exposition au chaud ou au froid. Là, on a un terrain d'expérimentation avec Pierre-Jean, avec Jean-François, avec Pierre, je vous invite vraiment à aller expérimenter. Les Russes, j'ai eu la chance dans mon parcours de passer un petit temps, quelques mois en Russie, à différents endroits, où c'est les spécialistes du bagnat, le très chaud et le très froid.
Et vous allez voir, dans la mesure de votre capacité adaptative, vous allez être coaché accompagné par Pierre-Jean, par Pierre et par Jean-François qui sont des spécialistes, vous allez voir que le fait de choquer dans la mesure de votre capacité adaptative votre corps au froid, au très froid et au très chaud et de vous reposer après, vous allez ressentir pour ceux qui vont dans les bains froids ou qui l'ont déjà expérimenté, ça peut aller jusqu'au frisson thermique.
Il va se passer ça. Et quand il se passe ça, il y a un mécanisme physiologique où vous allez transformer vos graisses blanches, la cellulite notamment, les stéatomères, on appelle ça, en graisse brune, une graisse qui est capable de produire de la chaleur. Et vous allez voir que ça va stimuler ce qu'on appelle les cold shock proteins, les protéines de choc au froid.
Quand on va au chaud, il y a les protéines de choc au chaud. Et c'est grosso modo, pour ne pas rentrer dans les détails parce que vous avez toutes les informations dans les vidéos de Thierry, ça va mettre en branle toute une cascade neurophysiologique, une cascade hormonale qui va au final arriver à une biogénèse de mitochondries.
Vous allez produire, fortifier vos mitochondries et vous allez les dupliquer, en avoir plus. Donc au final, vous allez avoir plus de lumière à l'intérieur de vous, plus de feu intérieur, plus de flamme et vous allez avoir plus d'énergie vie pour vivre ce que vous avez à vivre dans vos vies.
Ça fait sens ? Pour vous la faire très rapidement, sur ces quatre portes d'entrée, à chaque fois, il se passe la même chose. L'exposition qui vient taper dans votre rouge, dans votre limite – ça, c'est ma limite adaptative – un stress hormétique, c'est quelque chose qui va venir vous mettre dans le rouge, mais pas longtemps.
Un court instant et après, vous vous reposez. Quand ça va taper dans le rouge, ça va taper une cascade neurophysiologique enzymatique, notamment avec une hormone qu'on appelle la PGC1α qui va engendrer plein de voies métaboliques qui vont amener au final, ce qu'il faut retenir, c'est que ça va produire plus de mitochondries et renforcer vos mitochondries, dont votre lumière, votre vitalité, votre feu intérieur.
C'est ça qu'il faut retenir. Il y a un truc qui me semble super important à vous partager, c'est une erreur qu'on fait tous et qui nous amène au burn-out. Est-ce que vous savez ce que c'est que le burn-out ? On a tous quelqu'un de notre entourage, ou parfois c'est nous, où on sait complètement cramer les ailes.
Ça vous parle ça ou pas ? Le burn out, il faut se méfier d'un truc mes amis, c'est les stimulants, les excitants. Le café pour ne pas le nommer, je vais vous expliquer si ça vous intéresse comment on peut consommer le café parce qu'il y a énormément de tradition à travers le monde, c'est quelque chose qui est très bénéfique, je vous explique comment ça marche, la nicotine, tous les super boissons énergétisantes type Red Bull par exemple.
Parce que qu'est-ce qui se passe ? Quand vous êtes fatigué le matin, la pause de 10 heures, le truc typique qu'est-ce qui se passe dans toutes les sociétés, j'interviens beaucoup sur la prévention du burn-out en société, dans des boîtes au niveau corporate, et c'est toujours la même chose que je vois.
À la pause de 10 heures, les gens sont comme ça, il n'y a plus rien qui passe. Là, ils disent « Allez, viens Geoffrey, on va à la machine, on va se prendre un petit kawai et on va se cramer une clope ».
C'est le même partout. Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? et ils pêchent par ignorance. C'est pour ça qu'on ne peut pas faire l'économie d'un minimum de connaissances pour sortir de l'ignorance.
Je leur dis que c'est exactement la même chose. Tu viens de t'acheter ta nouvelle voiture dont tu rêvais. Tu es à 130 sur l'autoroute et le moteur commence à faire blop, blop, blop. Qu'est-ce que tu fais ?
Tu viens de mettre un an de salaire dedans. Il y a des gens qui font ça. Est-ce que tu accélères pour monter à 180 ou est-ce que tu te dis « Merde, merde, merde, qu'est-ce qui se passe ? Je m'arrête à la première heure de repos, je fais refroidir le moteur et je regarde ce qui se passe ».
On fait ça pour nos voitures et on n'est pas capable de faire ça pour nous. Parce que notre corps, ton cerveau, à 10 heures à la pause, tu es en train de bosser sur ton ordinateur, il se passe ça.
Tu ne bites plus rien. Et qu'est-ce que tu fais ? Coup de travache pour fouetter les surrénales, pour qu'elles crachent de la cortisol et qu'elles crachent encore de la noradrénaline et de l'adrénaline pour nous réveiller, pour nous stimuler.
Ça, c'est direction. Ça marche en cas d'urgence, très bien, très bon mécanisme de survie, si tu fais ça tous les jours, direction burn-out. Pourquoi ? Parce que c'est exactement la même s'il y a des financiers ici.
Si vous allez voir votre banquier tous les jours, « écoute mon cher banquier, je n'ai plus d'argent sur mon compte, est-ce que tu peux me prêter 50 euros aujourd'hui pour vivre ? » Tu fais ça tous les jours pendant 10 ans.
Déjà, tu as un banquier sympa, tu lui donnes son adresse. Et au bout de 10 ans, il te dit « mais quand est-ce que tu me rembourses toi, il n'y a plus rien, il ferme le compte.
Si tous les jours tu fais des retraits et jamais tu te reposes pour renflouer le compte, au bout d'un moment, ton banquier, selon ton capital génétique, on n'a pas tous les mêmes patrimoines génétiques au début, on n'est pas tous avec le même niveau de vitalité au début, au bout d'un moment quand il n'y a plus rien, quand tu as tout retiré de ton compte et que tu ne renfloues pas, ton banquier dit « alors là Jojo, on ferme, plus rien, cramé ». Pourquoi ?
Parce que quand on cravache ces surrénales, on vit avec l'énergie de demain. On n'a plus d'énergie aujourd'hui mes amis, donc on emprunte notre énergie à demain. Ça, c'est c'est un jeu dangereux. Pourquoi c'est un jeu dangereux ?
Est-ce que tu sais comment fonctionne le burn-out ? Vous voyez ça. Vous avez tous un truc comme ça, beaucoup d'entre vous, sauf s'il y a des gens hypersensibles. D'ailleurs, on est tous électrosensibles, mais parfois on a perdu notre sensibilité, je vous en parlerai après.
Vous voyez sur le téléphone en haut, quand on l'allume, il y a le réservoir d'énergie, le réservoir de batterie, la petite pile. Quand on est fatigué, quand le téléphone se fatigue et qu'il n'a plus d'énergie, progressivement on voit la pile, le schéma qui représente la pile, qui diminue son niveau d'énergie.
Vous êtes d'accord ? Jusqu'à temps qu'il soit à sec, et puis quand il est à sec, vous allez à la prise, vous le rebranchez. Ça, c'est dormir.
Là où on se fait avoir tous, et moi le premier, je me suis fait avoir aussi il y a une vingtaine d'années, c'est que notre pile, elle reste Il y a une entourloupe qui fait qu'on ne voit pas notre niveau de batterie descendre.
Tu sais pourquoi ? Parce que tu te dopes aux stimulants, aux guronsans, à la caféine, à la nicotine, tout excitant. En veux-tu, en vois là.
Normalement, ça, c'est vert. Vos téléphones, vous voyez de quoi je parle. Le niveau de batterie est vert. Et quand il reste juste une barre, c'est rouge. Puis après, il n'y sur la réserve.
Là, imaginez, votre niveau de réserve reste toujours plein mais en fait il est en train de s'oxyder de l'intérieur. C'est-à-dire qu'il y a un dysfonctionnement du téléphone et il reste toujours plein avec 5 barres pleines.
Mais ce n'est plus vert, c'est en train de se tourner à l'orange. Ta batterie est en train de s'oxyder de l'intérieur et tu ne le vois pas venir parce que tu es en train d'emprunter de l'énergie à deux t'es cramé, t'es crevé, t'en peux plus, mais tu te fouettes les surrénales avec la caféine, avec la nicotine, et hop, ça crache de la cortisol, ça crache de l'adrénaline.
Donc tu retournes, tu fais encore tout ce que tu as à faire dans ta vie. Puis au bout de dix ans, qu'est-ce qui se passe ? En fait, tu n'as pas vu le truc parce que toi, tu crois que ta batterie, elle est toujours pleine.
Mais en fait, elle est plus verte, elle est orange. Puis au bout d'un moment, les cinq petits piliers qui font la batterie pleine, ils étaient verts et puis se sont progressivement tournés à l'orange et puis ils deviennent complètement oranges. Et puis du jour au lendemain, clac, le téléphone s'arrête, il n'y a plus rien.
Le burn-out, c'est ça. On ne le voit pas venir. Ça vous parle, ça ou pas ? C'est une oxydation de l'intérieur. On se bouffe de l'intérieur sans le voir parce qu'on ne voit pas notre batterie.
Puisqu'on emprunte de l'énergie à deux mains, elle reste toujours pleine. Mais du coup, elle reste pleine d'une énergie qui n'est plus verte, qui n'est plus bonne, qui n'est plus écologique, elle vient avec une énergie orange foireux, corrosion, corrosive. Ça vous parle comme image ça ?
Donc du coup, la prochaine fois que tu es à la pause de dix heures, où que tu sois, et que ton corps il te demande, sauf si tu es en train de conduire Et même si t'es en train de conduire, tu t'arrêtes et t'écoutes ton cerveau, qui est le chef d'orchestre et qui te dit « Là, Jojo, il faut que tu débranches, j'en peux plus.
» Il a juste besoin de faire ça deux minutes. Tu déconnectes deux minutes et vous allez voir à quel point c'est beaucoup plus puissant que tous les cafés que vous pouvez consommer, toutes les cigarettes que vous pouvez fumer.
Et là, on est dans le respect de son corps. La caféine, je fais juste une petite aparté pour la caféine, est-ce que vous savez comment ça fonctionne ? J'entends plein de voix, plein de murmures « ne touche pas au café là, c'est chaud quoi, moi si je n'ai pas mon kawa le matin ».
En stage, à chaque fois, j'ai toujours le même écho, c'est très rigolo. Quand votre cerveau est fatigué, il a des petits récepteurs. Je fais bien les récepteurs du cerveau.
Et quand je suis fatigué, il y a des molécules qui passent dans l'environnement qui sont ce qu'on appelle de l'adénosine. L'adénosine, ça signifie « je suis crevé, je vais bailler, repose-toi ». Plus je suis fatigué, plus j'ai d'adénosine qui circule dans mon sang et plus mon cerveau va capter ça.
Donc, on dit que les récepteurs vont être saturés par l'adénosine et donc, je m'arrête. Je baille ou j'ai besoin d'aller m'allonger et j'ai besoin de m'endormir. Maintenant, quand vous prenez du café, il se trouve que la caféine, elle mimique les molécules d'adénosine.
Ça veut dire que quand tu as du café dans ton système, les récepteurs à adénosine, ils vont être saturés par la caféine. Donc, du coup, ils ne vont pas sentir la fatigue, ils ne vont pas pouvoir capter la fatigue qui passe. La fatigue, c'est l'adénosine qui circule, mais votre cerveau, il ne va pas la reconnaître parce que déjà, les récepteurs à fatigue, ils sont saturés, ils sont pris par la caféine.
Donc, du coup, vous ne sentez pas la fatigue, mais ça ne veut pas dire que parce que tu ne le sens pas que tu n'es pas fatigué. Vous comprenez ? C'est super important.
Le café, c'est un super pouvoir, c'est très bien. Il ne faut juste pas être accoutumé à son café. Tous les gens qui me disent « moi, si je n'ai pas mes trois kawas le matin, je ne sors pas du brouillard », ça veut dire qu'il est urgent que tu détoxines du café, que tu fasses un sevrage du café pendant quelques jours. Pourquoi ?
Parce que ce qui se passe, c'est qu'au départ, si mon niveau d'énergie est là, quand je consomme un café, je passe au-dessus, je monte en énergie.
Super, on veut tous ça. C'est quelque chose qui nous stimule. Le problème, c'est qu'il y a ce qu'on appelle « withdrawal effect », l'effet de sevrage du café. C'est que juste après, une fois que tu es passé au-dessus de ton niveau d'énergie, tu vas redescendre un petit peu en dessous.
L'effet de manque, comme les drogués, l'effet de manque, et puis progressivement, ça va revenir à ce niveau-là, au niveau d'énergie normale.
Le café a un effet hyper stimulant, mais quelques temps après, quand la caféine se dissipe, on va passer en sous-niveau d'énergie pendant quelques temps, le temps de revenir.
Et si vous êtes hyper accoutumé et accro au café, vous vous levez le matin pas avec ce niveau de vitalité-là, vous vous levez avec un niveau en dessous. Les gens qui me disent « moi, j'ai besoin de 5 cafés pour me réveiller le matin », ça veut dire qu'ils sont dans le gaz et ils ont besoin effectivement de 5 doses de caféine pour revenir pas au-dessus de leur niveau mais juste à leur niveau.
Donc là, il est urgent que tu arrêtes. Le café, la consommation du café, si je j'ai eu la chance de traverser les 20 dernières années, c'est un jour tu en prends, un jour tu n'en prends pas.
Une semaine tu en prends, une semaine tu n'en prends pas. Il ne faut pas être dépendant de ça. Et l'idée, bien sûr, c'est encore une fois tact et mesure. On est d'accord que 10 cafés par jour, ça doit rester sur quelque chose de plaisir, de quelque chose, d'utiliser un café par jour, deux cafés par jour.
C'était la petite aparté que je voulais vous faire sur ça. Est-ce que c'est la même chose pour le sport ? Je ne t'entends pas du tout ce que je vous propose. Je répondrai avec plaisir.
On va prendre un petit temps pour répondre aux questions après. Du coup, Pierre va faire circuler un petit micro, ce sera beaucoup plus simple. Du coup, si tu veux bien garder ta question, avec plaisir, on répond tout à l'heure.
Je voudrais maintenant vous faire prendre conscience d'une variante de ça. On va parler d'hormèse mentale et d'hormèse émotionnelle. Ne partez surtout pas, c'est là que ça devient intéressant, le système immunitaire émotionnel.
Je vais vous proposer un petit challenge. je vais vous demander de ne pas bouger pendant une minute. On essaye ? Si tes joueurs gardent les yeux ouverts, donc tu ne clignes pas pendant une minute.
Si tu es moins sûr de toi, ferme les yeux. Tu ne déglutis pas pendant une minute et tu ne bouges. Tu essaies, je te propose, tout est facultatif, mais je t'invite à te challenger, à te mettre au défi et à immobiliser ton corps pendant une minute.
Il n'y a rien qui doit bouger. Si ça te gratte là, ça gratte, tu observes. Il y a un moustique, tu le laisses te piquer. Allez voir où vous en êtes avec vous-même, avec la prise de décision.
On essaye pendant une minute ? Tu respires comme tu veux, mais l'idée c'est que ça bouge le moins possible, donc la respiration la plus fine possible. Et si vous gardez les yeux ouverts, essayez de ne pas cligner et essayez de ne pas déglutir, ne bavez pas sur le voisin.
On essaye de voir ce que ça donne ? allez à 3 on y va 1 2 3 on est parti pour une minute d'immobilité On ne bouge pas. Imaginez que vous êtes un verre avec de l'eau argileuse et vous décidez d'arrêter d'agiter le verre.
Progressivement, l'argile va se déposer au fond du verre si vous arrêtez de le bouger et l'eau va redevenir transparente, translucide. Vous êtes en train de vivre la une des clés de ce qu'on a fait un petit peu ce matin, de l'art de nettoyer son filtre à travers lequel on expérimente sa vie, c'est-à-dire son esprit.
Méditer, c'est un des très beaux outils, il y en a d'autres, qui permet de nettoyer le stress accumulé dans l'esprit. Et ça commence par prendre une posture digne et travailler l'immobilité. Pour goûter à ce que c'est que l'immobilité dans son corps, pour apaiser l'esprit, pour que cette eau argileuse se dépose au fond du verre et retrouver un petit peu de clairvoyance, d'idées plus claires dans sa vie.
Et puis, tranquillement, vous allez pouvoir inspirer, bouger tranquillement. Bravo. Bravo à vous pour avoir joué le jeu. Est-ce que ça a été difficile ? Pour qui ça a été difficile ?
Moi, j'ai trouvé ça extrêmement dur au début, de ne pas bouger. Pour qui ça a été simple ? Là, ni vu ni connu, vous avez travaillé ce qu'on appelle l'hormèse mentale. Vous avez pris une décision, je ne vais pas bouger pendant une minute, même si ça me fait mal dans le genou, même si ça me gratte, je pas déglutir même si j'ai envie, j'ai travaillé ma décision.
Quand tu prends une douche froide le matin ou quand tu rentres dans l'eau froide, quand vous allez rentrer avec Pierrot dans l'eau froide, restez une minute, vous travaillez votre décision. Les anglo-saxons appellent ça « will power », la volonté.
Ça, ça se travaille, mes amis. Et ça, c'est une vertu incroyable dans nos vies, d'être capable de diriger son attention et de tenir ces engagements, c'est de l'hormèse mentale.
Progressivement, tous les jours, ça peut se travailler un petit peu. En Sibérie, par exemple, les enfants en Russie, ils prennent un seau d'eau, ils font moins 20 à la cour de récréation et ils font ce qu'on appelle water dosing. Ils prennent l'eau et ils le versent au-dessus de la tête.
C'est le niveau 1 de l'hormèse. Il y a de l'hormèse du froid bien sûr, mais il y a de l'hormèse mentale, parce qu'une fois que tu as pris la décision, une fois que tu as commencé à faire ça, c'est mort, tu te prends l'eau.
De prendre votre douche froide tous les matins et de rester pendant 30 secondes, 1 minute selon votre capacité, peut-être 2 minutes, peut-être que 10 secondes, peu importe, tu as décidé et pendant 2 minutes ou 20 secondes, ton esprit te dit « mais t'es con, mets sur le chaud, barre-toi, c'est froid » et tu résistes à ça. Tu résistes.
Dans le monde du yoga, on appelle ça les samsaras, nos petits démons intérieurs qui nous disent « non, fais pas ça maintenant, t'es crevé, c'est bien les conneries du Thierry, du Pierre, du David, demain on fera ».
Et du coup, c'est important d'avoir cette qualité humaine de pouvoir prendre une décision et de s'y tenir pour pouvoir rajeunir. Sans ça, il n'y a aucune pratique qui dure dans le temps.
Vous savez bien tous que quand on fait nos vœux pour la nouvelle année et quand on dit nos intentions, en général, chez la majorité des gens, ça ne tient pas très longtemps. Pourquoi ? Parce que la décision n'est pas là. Et la décision, je vais vous demander d'imaginer pourquoi c'est important. Parce que changer de vie, ça ne tient qu'à une décision.
Et changer de vie, ça veut dire quoi ? Ça veut dire changer d'environnement. On a vu que l'environnement était fondamental. Les mitochondries, c'est des récepteurs qui spottent s'il y a du danger dans mon environnement.
Et si je suis en danger, elles s'éteignent, elles te mettent en mode hibernation. S'il n'y a pas de danger, là, elles peuvent produire de l'énergie. Je vais vous demander d'imaginer que votre voisin, vos deux voisins d'à côté, regardez-les là, voir un petit coup les voisins, ils ne connaissent pas encore les bénéfices de l'alimentation vivante.
Du coup, ils ont un peu un microbiote en vrac et ils n'arrêtent pas là maintenant tout de suite d'avoir des flatulences. Et ça pue. Imagine tes deux voisins. Combien de temps tu vas supporter ça ?
Combien d'entre vous, au bout d'un quart d'heure, tu as tes deux voisins qui n'arrêtent pas de péter parce parce qu'ils sont encore sur une nourriture, ils n'ont pas découvert les vertus de la nourriture vivante, tu te lèves et tu te barres, on est d'accord ?
Vous n'allez pas vous imposer ça. Eh bien l'idée, mes amis, c'est de cette petite boutade, c'est de la ramener dans nos vies. C'est quand ça sent mauvais dans nos vies, quand il y a des pets dans nos vies, quand ça pue, c'est important de le repérer et combien de temps on va accepter ça.
Oui, bien sûr, on n'a pas tous les mêmes conditions de vie, les décisions ne sont pas forcément aussi simples à prendre, mais au final, tu as tes deux voisins qui pètent et c'est ta décision de te lever et d'aller t'asseoir autre part.
À un moment, quand notre vie est en jeu, quand notre santé émotionnelle et physique est en jeu, c'est notre responsabilité. Et le changement, il ne tient qu'à ce que vous avez fait dans l'apnée, qu'à ce que vous allez faire dans les bains froids.
Je pose une décision et je maintiens cette décision. La clé, elle est juste là. Je voudrais vous parler, vous introduire maintenant quelque chose au niveau de l'hormèse émotionnelle.
à voir un peu ce qu'on se raconte dans nos têtes et comment soit ça peut nous énergiser parce que l'hormèse, on est bien d'accord qu'il s'agit de nous énergiser, nous donner plus d'énergie, de nous sortir de l'épuisement, de la fatigue chronique, là, j'essaie de vous donner d'autres stratégies.
Au niveau émotionnel, vous montrer que ce qu'on se compte, à l'intérieur, ça peut nous bouffer notre énergie, littéralement, et vous le savez tous. Je vous parle d'une petite situation.
Vous êtes dans le métro. Déjà, vous n'avez pas de chance. Vous êtes assis sur la banquette. Il y a une dame à côté de vous qui a une soixantaine d'années. Puis en face, vous avez un jeune papa qui n'a pas 30 ans.
Et Et puis vous avez son petit garçon qui a 4 ans, qui est juste en face de vous, insupportable, le môme insupportable. Il hurle, il crie, il vous tape, il donne des coups de genoux, il essuie ses chaussures sur le pantalon, alors vous essayez de vous… vous faites la feinte pour enlever les genoux, insupportable. Ça dure 5 minutes.
Et vous voyez le papa prostré à côté qui ne dit rien. Et toi, tu commences à mouliner à l'intérieur, le petit singe, et il dit « mais comment ça se fait qu'il lui dit rien ?
C'est juste un manque de respect ». Et vous regardez la dame qui est à côté de vous et vous vous comprenez dans le regard. Elle n'arrête pas de faire ça. Et puis au bout d'un moment, au bout de cinq minutes, ça passe votre capacité adaptative et puis vous n'en pouvez plus.
Vous tapez sur le genou du papa, vous dites « excusez-moi monsieur, mais vous ne pouvez pas vous occuper de votre fils, c'est juste insupportable. Et il vous regarde avec des larmes aux yeux, vous n'aviez pas vu ses yeux.
Je suis désolé monsieur. Il vient de perdre sa maman, on sort de l'hôpital. Je suis vraiment désolé. Qu'est-ce qui se passe là ? En vous le disant à chaque fois, je le dis ça, j'ai la chair de poule.
Tout ce qu'on se racontait, ce qu'on s'est raconté pendant cinq minutes, il vient d'avoir un shift au niveau du paradigme. Et là, vous basculez au niveau émotionnel dans de la compassion. Vous n'avez plus que de l'amour pour cet enfant, pour cet homme.
On passe de la colère, de la rancœur à la compassion, à la compréhension, à l'amour. Je vous dis ça pour vous donner une image mentale, pour illustrer le fait que les histoires qu'on se raconte à l'intérieur, elles peuvent être énergivores ou elles peuvent nous donner de l'énergie.
Je vais tous vous inviter à formuler dans vos têtes une phrase, un truc qui vous gonfle, qui vous bouffe depuis une semaine, depuis un mois, depuis dix ans.
Et une fois que vous avez cette phrase là, de reformuler, de la reformuler en ajoutant en quoi cette phrase peut m'aider à grandir. Quel est le cadeau derrière la chose très difficile que je vis depuis un mois cela ou depuis plusieurs années ?
Comment cela m'aide à être une meilleure personne, à grandir, à devenir une meilleure version de moi-même ? Vous n'avez pas besoin de trouver la réponse tout de suite. La qualité de nos vies, j'aime la partager toujours, ça dépend de la qualité des questions qu'on se pose.
Ce n'est pas tant les réponses qui comptent, on n'aura certainement pas toutes les réponses malheureusement dans nos vies. Par contre, on peut influer sur la qualité des questions, mes amis. Si vous avez une question qui est vicieuse, qui vous tire, qui vous suce de l'énergie vers le bas, je vous invite à expérimenter cette stratégie pour la rendre vertueuse.
Quel est le cadeau qu'il y a derrière ? Vous voyez l'astuce derrière, le principe ? Et puis, je voudrais aussi vous faire partager quelque chose qui fait partie de ce qu'on appelle l'économie de l'abondance.
Je vais vous inviter à… Mettez-vous deux par deux, trouvez quelqu'un avec votre voisin d'à côté, de droite ou de gauche. Ceux qui sont tout seuls, ils prennent le voisin d'avant ou derrière.
Mettez-vous deux par deux, s'il vous plaît. Ça y est, tout le monde a un partenaire. Votre défi, c'est de dire un compliment à votre partenaire.
Et votre partenaire, son défi, c'est juste de dire merci, de regarder la personne et de dire merci, rien d'autre. Essayez. Regardez ce qui se passe dans vos corps en même temps. Maintenant, on fait l'inverse.
Celui qui a reçu le compliment va dire un compliment à son partenaire et son partenaire va lui sourire en lui disant juste « merci ». Essayez. Super. Qu'est-ce qui s'est passé là ? Qu'est-ce que vous avez ressenti ?
Là, on est en train de toucher quelque chose d'hyper intéressant. C'est une façon très subtile de donner de l'énergie à l'autre et ça nous enlève absolument zéro énergie à nous. On est vraiment dans ce qu'on appelle l'économie de l'abondance.
l'abondance. Le fait de reconnaître un autre être humain, de reconnaître ses qualités – oui, c'est magnifique les câlins là, ils sont en train de se faire des chutes d'ocytocine, ils ont bien raison.
Venez vraiment à l'atelier demain parce que vous allez expérimenter comment on se fait des câlins et les chutes d'ocytocine après avoir eu peur. L'économie de l'abondance, c'est une autre façon beaucoup plus subtile, mais on ne vit pas isolé du monde, on vit en société, de se donner de l'énergie, de donner de l'énergie à notre entourage, aux gens qu'on aime, aux gens avec lesquels on vit, et ça ne coûte absolument rien.
Un sourire ne te coûte rien. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Et Et on est exactement pile-poil dans ma thématique, mes amis. Comment se renforcer et se donner de l'énergie, avoir plus de lumière à l'intérieur ?
Donc là, on passe le cadre des mitochondries, maintenant. On est dans une autre sphère. Mais encore une fois, on n'est pas juste un corps. On est un esprit qui habite ce corps aussi, ou un corps qui habite cet esprit, je ne sais pas.
Pourquoi je vous partage ça ? Parce que, du coup, ne soyez pas avare de ça. Ça ne vous coûte rien et ça donne de l'énergie à l'autre. Et pourquoi je vous partage ça ?
Parce que le dernier concept avec lequel je voudrais vous laisser, qui m'a passionné ces dernières années, sur lequel j'ai beaucoup écrit dans mon livre, c'est le système immunitaire émotionnel. Pour moi, on a un système immunitaire émotionnel.
Vous savez tous, ceux qui ont eu des enfants, un petit garçon et une petite fille de 4 ans, quand elle se blesse et qu'elle tombe et qu'elle saigne au niveau du genou, elle sait aller voir.
« Papa, papa, maman, maman, regarde, je saigne, j'ai bobo, est-ce que tu peux me donner un pansement ? » « Oui, bien sûr, mon chéri.
Hop, on va passer à l'eau, on donne un pansement. » Elle a compris le concept, il a compris le concept, le petit dôme du système immunitaire. Il sait que ça va se réparer, qu'il va y avoir une croûte, que d'abord on met un pansement, on nettoie, il va y avoir une croûte, et puis après une petite peau de rosée va venir. Maintenant, même gamin, même gamin, et ça nous est tous arrivé, tu te fais virer par ton voisin,
ton copain, ton frère, je ne t'aime plus, je ne veux plus jouer avec toi, tu n'es plus mon copain, tu te fais rejeter. Et est-ce que ce petit homme de 4 ans ou de 5 ans, il savait faire papa, papa, maman, ça saigne ici, ça fait mal, est-ce que tu peux me donner un pansement ?
Est-ce qu'ils savent faire ça nos enfants ? Je vous le demande, est-ce qu'ils savent faire ça nos enfants ? Et là, on est en plein dans le système immunitaire émotionnel parce que des blessures de rejet comme celle-ci, ça affecte l'unité de mesure de notre système immunitaire et émotionnel qui est quoi ?
Qui est notre image de nous-mêmes, mes amis, notre estime de nous-mêmes. Est-ce qu'on prend soin de renforcer, on parle de renforcement, notre estime de nous-mêmes tous les jours ? Je vous le demande et je vous invite à avoir une pratique pour ça.
Je vais vous demander à ceux qui étaient là ce matin de fermer les yeux, de vous connecter à votre inspiration abdominale. On va tous faire ensemble une grande inspiration, une profonde expiration et on va recontacter une gratitude encore une fois dans le domaine de l'être, ceux qui n'étaient pas là ce matin.
Trouvez-moi un champ de votre vie pour lequel vous êtes fier de vous, de ce que vous avez accompli, de ce que vous avez marché, de qui vous êtes devenu. Et pas simplement se dire « ce n'est pas assez, qu'est-ce qu'il reste à faire ?
» Soyez fier de vous, contactez une gratitude dans le domaine de l'être. En faisant ça, maintenant vous allez inspirer et vous allez soupirer pour faire descendre cette idée qui est sur le plan intellectuel dans vos cellules.
Vous allez inspirer de nouveau. Soit dit au passage, ceux qui n'étaient pas là ce matin, le soupir est un des modes régulateurs du corps humain les plus profonds. Donc quand vous soupirez, surtout faites-le en conscience, ne cachez pas, quand c'est socialement acceptable bien sûr.
Encore une fois, j'inspire et je lâche. Je fais passer dans mes cellules ma fierté, la reconnaissance de moi-même. Et en faisant ça, mes amis, vous êtes en train de nourrir votre image de vous-même.
Essentiel. Essentiel. Pour avoir un système immunitaire émotionnel fort, capable de s'adapter. Je vous donne un exemple, une image mentale. Vous arrivez à votre voiture au parking de la Biocop et il y a un abruti qui vous passe juste devant et qui vous piquent votre place de parking.
Deux options. Première option, tu n'es pas venu à la conférence, tu le pourris. Tu le pourris aussi parce que non seulement tu n'es pas venu à la conférence, mais en plus tu es en train de divorcer et en plus tu viens de te faire virer.
Deuxième option, tu es venu à la conférence, tu sais nourrir ton image de toi et puis tu reviens de l'une de miel et tu viens de te faire augmenter. L'abruti tout de suite, ce n'est plus un abruti, c'est un gars qui ne va pas bien dans sa vie et qui n'a pas de chance et qui a certainement plus besoin que moi de cette place de parking.
Tu te dis qu'il n'a pas conscience de ce qu'il fait, il n'a pas de respect, tu peux lui faire un petit signe, mais tu n'en fais pas une montagne. Même événement, deux stratégies de réponse complètement opposées.
Vous êtes d'accord avec ça ? Du coup, c'était vraiment pour vous ouvrir l'hormèse mentale et l'hormèse émotionnelle, la prise de décision, le changement de paradigme, qu'est-ce que je me raconte, et le système immunitaire émotionnel.
Dernière chose dans laquelle je voudrais vous partager, notre cerveau y répond à trois trucs dans le domaine mental et émotionnel. Il répond aux images qu'on voit, à qu'est-ce que je me raconte, il répond aux phrases qu'on se dit, notre discours mental qu'on a vu, et il répond aussi à notre physiologie.
Je voudrais tous que vous vous prostriez comme ça, jouez le jeu, et se disent « je ne sais pas comment la vie va me manger, je ne sais pas ce qui va m'arriver. Comment tu te sens ?
Maintenant, je vous invite à me faire le cri de la victoire. Je vais vous demander de vous imaginer que votre équipe de foot favori, si vous aimez le foot, elle vient de gagner.
Qu'est-ce qui se passe ? Imaginez que vous avez réussi une chose qui était super importante pour vous, qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous dites ? Il y en a plusieurs d'entre vous qui se sont levés alors que je n'ai pas demandé de se lever.
Il y a la moitié de la salle qui a fait cela alors que je n'ai pas demandé de faire cela. Comment vous vous sentez énergétiquement maintenant ? Vous venez de hacker, ça s'appelle du biohacking, votre cerveau. Vous venez de vous stimuler complètement.
Tout ça pour vous redire que votre physiologie impacte votre niveau énergétique et votre niveau de fatigue. Si tu te tiens comme ça, forcément ça ne va pas briller à l'intérieur. Tes mitochondries ne vont pas s'allumer.
Si tu te tiens comme ça, c'est c'est différent. C'était ça que je voulais vous faire ressentir. Je voudrais vous laisser avec un petit mot de la fin de Nassim Taleb que j'aime beaucoup qui dit que vous avez vu, j'ai souvent fait la métaphore de notre vitalité, notre énergie, c'est notre lumière à l'intérieur, la force lumineuse qu'on a à l'intérieur avec le nombre de mitochondries qui sont allumées.
Si vous êtes vivant, si vous êtes là, même si vous avez les pires trucs qui vous sont arrivés, c'est que vous avez encore une petite flamme. Il y a une phrase que j'aime beaucoup qui dit Nassim Taleb.
Une bougie, si vous soufflez dessus, le vent, ça l'éteint, la flamme de la bougie. Maintenant, si c'est un grand brasier, si c'est un grand feu de camp comme on va peut-être faire dehors, le vent va attiser cette flamme.
Alors mes amis, je vous invite tous, tous, à trouver les vents, les souffles qui vous conviennent, c'est-à-dire les stress hormétiques pour souffler, en pratiquant un petit peu tous les jours l'hormèse classique, l'hormèse mentale et l'hormèse émotionnelle, pour raviver, à la mesure d'où vous en êtes, votre feu intérieur.
Pour que même si vous en êtes à une petite flamme, ça redeviennent un grand brasier. Je vous souhaite et je nous souhaite ça. Merci à vous.
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