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Rencontres de la Régénération 2019 : L'invité mystère est Dieudonné

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L'équipe RGNR
3 vues • Publiée le 13/08/2019

Cette vidéo clôture la rétrospective des Rencontres de la Régénération 2019 et alterne entre la conférence de clôture de Thierry et l’échange public qui a suivi la prestation de l’invité mystère du dimanche soir. Cet invité, c’est Dieudonné, et le spectacle lui-même n’est pas diffusé à sa demande, mais la discussion avec le public, elle, l’est intégralement.

Thierry revient d’abord sur le contexte de cette invitation et sur les pressions reçues dans les heures précédant l’événement, certains lui prédisant un suicide médiatique. Il explique sa logique : non pas provoquer pour provoquer, mais refuser qu’on lui dicte ce qu’il peut ou ne peut pas faire, comme il l’avait déjà vécu lors de sa série de vidéos sur les vaccins.

L’échange avec le public occupe la majeure partie de la vidéo. Les participants posent des questions directes sur l’humour et ses limites, sur la diabolisation médiatique, sur la liberté d’expression, et sur des sujets historiques que Dieudonné aborde dans son travail. Les réactions sont variées, certains exprimant leur désaccord, d’autres leur gratitude, et l’artiste répond à chacun sans esquiver.

La vidéo se termine sur les remerciements de clôture de Thierry à l’ensemble des participants, bénévoles et membres de son équipe, et sur l’annonce d’une prochaine édition des Rencontres de la Régénération.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Que la paix nous accompagne tous, mes amis, merci d'être là, de m'applaudir ce soir. Dernière vidéo de cette ressource effective des rencontres de la régénération. Une vidéo à gros enjeux.

Vous allez voir, cette vidéo va être faite de flashbacks entre la conférence de clôture que j'ai donnée le lundi soir et la post-intervention de l'invité mystère du dimanche soir. L'invité mystère du dimanche soir est un artiste, et nous avons décidé conjointement de ne pas diffuser le spectacle qu'il nous a offert, parce que c'est son travail, il ne désirait pas le diffuser comme ça, je comprends parfaitement.

Par contre, je lui avais proposé de rester après pour échanger avec le public, et c'est ça que nous allons vous diffuser. Vous allez voir, le choix de cet invité mystère est relativement engagé. C'est clair, tout le monde m'a dit ne le fais pas, ne le fais pas Thierry, c'est du suicide, c'est du suicide médiatique.

On m'a même prévenu quelques heures avant en me disant Thierry, si tu fais ça, tu te ruines totalement. Alors je peux vous dire, c'est le genre de choses moi qui me fait au contraire jubiler, j'adore, j'adore qu'il y a de l'enjeu.

Moi je suis un joueur de casino et je sais très bien que plus tu mises, plus tu gagnes. j'aime bien quand il y a de l'enjeu, j'aime bien quand on me dit de ne pas y aller, et ça me donne une farouche envie d'y aller, parce que s'il y a bien une chose que je déteste, c'est l'interdiction de penser par soi-même, ça me rend dingue, il y a peu de choses qui peuvent me mettre en colère, tu peux me cracher dessus, tu peux m'insulter, ce n'est pas très grave, par contre si tu oses essayer de

m'interdire de penser par moi-même, de questionner certains domaines, alors ça je ne le supporte pas. Vous allez voir l'invité mystère est un invité, qui pour moi ne symbolise plus au point la santé d'une certaine manière.

Vous allez me dire, non, mais il n'a pas l'air en santé. Si, il est en santé, parce que pour moi la santé c'est avant tout l'adaptation, l'antifragilité. Quelqu'un sur lequel on a autant tapé, sur lequel on a autant craché et qui ne s'est pas effondré, c'est quelqu'un qui témoigne d'une santé, d'une vitalité, d'une vie en lui qui est proprement hallucinante. Je vous laisse découvrir l'invité mystère.

Peut-être que le nom va vous dire quelque chose, peut-être que le nom ne va rien vous dire. Si il ne vous dit rien, c'est tant mieux, vous allez pouvoir le découvrir avec un regard neuf. S'il vous dit quelque chose et que vous en avez entendu parler au travers des médias et qu'on vous a dit que c'était le diable en personne, je vous prie quand même d'écouter.

Vous me connaissez, vous connaissez mon positionnement, mon positionnement qui est totalement apolitique, mon positionnement qui accueille tout le monde, d'ailleurs je le dis dans ma conférence, je ne suis ni anti-arabe, ni anti-juif, ni anti-français, ni anti-blanc, ni anti-noir, ni anti-jaune, ni anti-quoi que ce soit, ni anti-gay, ni anti-hétéro, ni anti-lesbien, ni anti-quoi que ce soit, ni anti-gauche, ni anti-droite, je m'en fous royalement, moi ce que j'aime c'est les hommes,

les hommes au sens le plus large, les hommes et les femmes, je vous aime profondément et mon travail en témoigne. Alors dites-vous que ce choix de l'invité mystère est guidé par cet amour pour chacun d'entre vous.

Je vous laisse le découvrir, je vous laisse pour ce moment qui va certainement peut-être vous chambouler pas mal, et je l'espère, vous faire découvrir un homme qui jusque-là vous avaient été présentés d'une manière totalement calogneuse.

Ah oui, il fallait arrêter là, j'ai oublié, j'ai fait le sourire de la pause. Et c'est la fin des rencontres de la régénération, en tout cas de ce que je voulais vous transmettre. On va faire une petite pause, si la prochaine vidéo quand même, dans 2-3 jours, je vais vous annoncer, alors je vous le dis pour ceux qui sont encore là, parce que là on est en plein mois d'août, il n'y a plus de gens qui regardent, alors c'est peut-être une chance pour vous, parce que dans 2-3 jours, je vais vous annoncer les stages qui vont

avoir lieu à la Toussaint, 2 semaines de stage, je vais vous les présenter avec mon copain, mon frère, mon ami, mon coéquipier Jérôme, et on va vous présenter le programme de ces 2 semaines.

Donc vous aurez peut-être une petite chance sur l'avantage sur les autres parce que les places partent à toute vitesse, vous, vous serez au courant. Donc d'ici 2-3 jours je vais vous annoncer, après on fera une mini pause, et on se retrouvera en septembre pour repartir dans notre aventure en plein cœur de la vie.

Et j'ai vraiment adoré ces rencontres de la régénération, je tenais encore à dire à quel point j'avais été énormément touché par votre engagement, par votre soutien, j'ai été énormément touché par toute l'équipe, je vais vraiment les citer, Eric, Marie-Camille, Axel, Quentin, René-Pierre, vraiment j'ai été énormément touché par ce que nous avons vécu entre nous, ça a été merveilleux ce que j'ai vécu avec vous, ces moments de communion intense, et d'ailleurs l'invité mystère a été

un moment de communion intense, parce que clivant, mais la parole n'a jamais été aussi libre qu'à ce moment-là. Ah si, si, ça me revient, Dieu, je vous aime.

Merci mes amis ! Merci à vous mes amis d'être là ce soir ! Merci que la paix nous accompagne Merci à tous mes amis, merci d'être là, de m'applaudir ce soir, merci, merci Thierry, merci de m'avoir invité ce soir.

Avant de partir dans les remerciements, j'avais envie d'apporter une réponse globale à des tas d'interpellations qui me sont arrivées ce matin, c'est en aucun cas une justification parce que j'ai pour principe dans la vie de ne jamais me justifier parce que rien ne pourra jamais me justifier.

Mon choix c'est mon choix et il ne demande pas à être justifié. Mais ce matin, suite à l'événement surprise d'hier, il y a eu de la réaction. Alors je vais quand même essayer de vous faire comprendre un petit peu pourquoi Thierry t'as fait ça.

Sans se moquer, j'ai réellement rencontré des personnes qui étaient surprises voire choquées. Première des choses qui pour moi est évidente et absolue, jamais je n'ai pensé à inviter Dieu donné dans l'idée de blesser ou de choquer quelqu'un. J'espère que pour vous c'est évident mais pour moi ça l'est.

Jamais je n'ai pas, attends laisse-moi terminer s'il te plaît, clair. Jamais je n'ai pensé l'inviter dans le but de choquer ou de blesser quiconque. Et si c'est le cas, je m'en excuse.

Et je demande à la personne de me pardonner. Elle me pardonnera ou elle ne me pardonnera pas, ça c'est son histoire à elle, mais je demande à la personne de me pardonner parce que personnellement je n'avais aucunement l'intention, vous pouvez imaginer, sinon ça n'aurait aucun sens tout ce que je fais préalablement.

Je ne suis pas là juste pour faucher les gens en rebond. Deuxième remarque, et vous allez comprendre un petit peu où je veux en venir, deuxième remarque, et ça, ça va faire un peu plus provocation.

Au niveau des débats, je n'ai jamais vu autant de vitalité que ce matin. C'était fortement vivant dans tout le camping, ça débattait dans tous les sens, et la parole a été extrêmement vivante ce matin, et ça gêne.

Et je dirais que c'est peut-être, on touche peut-être une des motivations qui a été la mienne. Parce que oui, il y avait un côté de provocation, stimulation, réaction, intégration.

Donc ça c'est un domaine. L'une des troisième choses, parce que mon explication va être multifacette comme on l'est tous, et d'ailleurs ça c'est les facettes que moi je comprends parce qu'il y a certainement des facettes dont je n'ai même pas conscience actuellement.

La troisième facette, elle va se poser sur un mot. Ce mot, c'est le mot fondateur qui commence cet événement. C'est rencontre de la régénération. Alors il y a régénération.

On mange cru, on se baigne froid et ainsi de suite. C'est cool. Il y a le terme de rencontre. Quelle est ma limite dans la rencontre de l'autre ? Qu'est-ce que j'accepte que l'autre me propose dans ma rencontre avec lui ? A quel moment je rejette l'autre ?

Qu'est-ce que je prends de l'autre ? Qu'est-ce que je retiens de l'autre ? Dans la rencontre avec lui, à quel niveau il faut qu'il soit pour que j'accepte de le rencontrer ou à quel niveau il faut qu'il soit pour que je le rejette ? Ça c'est une vraie question.

Moi en tout cas c'est une question qui m'obsède et c'est clair qu'on est tous responsables dans la rencontre avec l'autre, de choisir délibérément de retenir quelque chose en particulier ou de focaliser sur une autre partie de la rencontre.

Les uns les autres, si on se rend compte qu'on passe vraiment du temps en se rencontrant, il y a certainement des tas de points sur lesquels on sera en complète adéquation et d'autres points dans lesquels on sera en complète opposition voire dans lesquels on aura tous des oppositions et des positions qui seront radicalement différentes.

Donc à titre personnel, j'ai voulu aussi faire une expérience de rencontre. C'est pour ça d'ailleurs que j'avais demandé à la personne susdite de rester après le spectacle pour pouvoir échanger, ce qui était une prise de risque pour lui extrêmement importante parce qu'il a l'habitude de s'en prendre plein la figure et il a eu le courage de faire cette rencontre.

Donc là déjà vous commencez à avoir quelques éléments qui ont présidé à mon choix. Alors après, il ne faut pas cacher que je suis aussi un extraordinaire admirateur de l'artiste. Son jeu de scène pour moi est incomparable.

Tu pourras dire ce que tu veux sur ses idées, son fond idéologique. Son jeu de scène pour moi est stupéfiant et il n'y a personne qui lui arrive à la cheville. Donc ça, c'est un tech, bien sûr. Ah oui, non, non. Applaudissements Vas-y, tape-moi, frappe-moi. La cinquième raison.

La cinquième raison. Ok, ça s'en va bien avec ça. La cinquième raison. Ah ouais, ça fait un peu plus crooner. La cinquième raison, alors je reprendrai une phrase célèbre qui a été dite maintes fois mais que j'aime bien redire souvent et qui pour moi est aussi un principe fondateur.

Je ne suis pas forcément d'accord avec ce que tu dis mais je me battrai pour que tu aies le droit de le dire. Alors dans ce cadre-là, je tiens à préciser quand même que contrairement à ce que certaines personnes ont pensé, on n'a absolument pas été payé par Dieu donné pour lui laisser une place dans notre festival, au contraire, c'est moi qui suis allé le chercher, donc j'assume complètement ce choix, même si je regrette profondément si ça a pu blesser des personnes,

mais j'assume complètement ce choix, c'est moi qui suis allé le chercher parce que comme détonateur de ce que je voulais voir, il n'y avait pas meilleur détonateur, c'est le diable en personne globalement. À une époque je suis aller chercher peut-être Jean-Marie Le Pen, mais là il est has-been complètement.

Donc je me suis dit Satan, Satan, Satan, je vais le trouver, Satan. Ah la bête immonde ! Donc j'ai dit Satan, on va inviter Satan. Donc ça c'est un point.

Oui, la liberté d'expression est quelque chose qui m'importe beaucoup. Je pense aussi que j'ai été aussi attiré par la dimension du rire comme arme de résistance massive. Et la question de quoi peut-on rire m'intéresse énormément. C'est une question que je me pose et que je pense, à titre personnel, c'est une question vraiment individuelle, mais qui mérite d'être posée par tout le monde. Et je trouve qu'il la pose d'une manière extrêmement pertinente.

La 6e raison, s'il y en a une, c'est qu'on était tous d'accord dans l'équipe, donc les copains là ils se planquent mais ils étaient d'accord avec nous. Non, non, non, ils se planquent pas, je rigole, je rigole, au contraire. On a communément acté.

Alors on m'a posé la question, mais Thierry, mais tu nous as pris au dépourvu, on aurait pu être au courant. Le truc c'est que si vous étiez au courant, il n'aurait pas eu le droit d'être là. Parce que quand je vois simplement ce que ça a donné une fois qu'il a été là, l'espèce de déflagration, les pressions qui ont été mises, qui sont pour moi inacceptables.

Tu vois, moi par exemple, simplement pour avoir fait ma série de vidéos sur les vaccins, j'ai perdu tous mes revenus. Et pour moi c'est une fierté, parce que c'est une façon de dire ok, tu me piques tout mon fric mais tu ne me piqueras pas ma liberté d'expression et je t'emmerde. Et ça pour moi c'est très important.

Alors, je ne pouvais pas vous prévenir à l'avance, parce que sinon ça aurait été impossible. Et la dernière des choses que je voudrais apporter, et ça, vous allez me dire, oui, mais Thierry, tu bottes en touche parce que tu nous renvoies à nous-mêmes.

La dernière des choses que j'ai envie de te rapporter, parce qu'il y a une personne qui m'a tenu ses propos, maintenant la balle est dans ton camp, tu choisis ce que tu veux retenir de ces 4 jours. Tu peux choisir de focaliser sur 2h30 qui ont pour toi été inacceptables ou tu peux choisir de retenir tout le reste qui pour toi a été fantastique.

Mais ça c'est pas ma responsabilité, c'est la tienne. Tu peux choisir de me rejeter, de me haïr, tu peux essayer de me prendre pour un salaud de fachos antisémite, t'auras du mal parce que bon, il suffit de s'intéresser un minimum à mes vidéos pour comprendre où se situe mon combat et je ne me bougerai pas le fion comme je le fais actuellement et comme je l'ai toujours fait, si j'avais ce genre de prédisposition, donc c'est quelque chose qui m'a toujours

été repoché et chaque fois je donne la même réponse. Je dis, moi je tiens mes conférences devant les musulmans, je tiens devant les chrétiens, je le tiens devant les pédés, je le tiens devant les gouines, je le tiens devant les vieux, je le tiens devant les jeunes, je le tiens devant les noirs, je le tiens devant les blancs, ça n'a aucune importance, c'est pas à moi de choisir devant qui je tiens mon discours.

Applaudissements Je ne suis pas celui qui te jugera. J'ai été trop souvent jugée pour être celui qui te jugera. Donc voilà, maintenant moi la balle est dans votre camp. Moi j'ai pour une habitude, c'est l'habitude de minimisation des regrets.

Donc la question à chaque fois que je me pose qui est une possibilité qui s'offre à moi c'est, et si je ne le faisais pas, est-ce que je le regretterais ? Je le dis avec assurance, même malgré tout ce qui m'a été renvoyé ce matin, même malgré le fait de déplorer la blessure qu'il y a pu être pour certaines personnes et que je ne minimise en aucun cas, je ne regrette absolument pas ce que j'ai fait.

Après il y a un autre avantage pour moi, c'est que si tu avais tendance à considérer que Thierry c'est Jésus revient et ainsi de suite, et bien là je suis désingué de mon piédestal et maintenant plus rien ne peut m'arriver.

Même dans l'absolu si j'ai fait une erreur, et bien je suis juste comme toi, c'est tout. Merci à vous tous. Alors si ça vous dit, on a proposé à Dieu donné de rester un peu là avec nous pour échanger avec vous.

Si vous avez des réactions, pas de problème, il est prêt, il maîtrise. Si vous avez quelque chose à échanger par rapport à ce spectacle, vous êtes les bienvenus.

Alors allez-y. Allez-y, allez-y, à haute et intelligible voix. Merci à toi et merci à lui surtout parce que depuis un certain temps j'étais en tournée un peu partout dans tous les... souvent dans des chambres, des autobus, un peu partout et puis mais dans le cadre d'un festival je crois que ça se remonte à un certain nombre d'années donc parce que je suis là, face à des gens...

......... Evidemment, la télévision, les médias, la justice, les politiques ont dépeint un personnage particulièrement repoussant, c'est vrai, mais j'ai toujours été soutenu par un public très important, mais en général, les organisateurs étaient toujours un peu frileux, avaient peur, souvent des politiques, là j'ai bien compris qu'on n'était pas dans ce cadre là et c'est pour ça que je suis là je pense et donc si je sais je sais bien qu'il y a des gens qui vont

être imbibés vu le nombre de personnes qui continuent à voter par par l'idée qu'on est dans une société où l'on peut changer par les institutions ce qui me paraît moi très difficile carrément impossible je crois avoir donc je fais rire moi ça a été mon bâton de pèlerin Je sais qu'ici on se soigne par une nourriture saine, en tout cas on essaye de réfléchir à ce mode par le rire.

Le rire par contre, on le voit, il est vraiment présent. Je crois que c'est ce qui caractérise notre espèce, c'est très jeune, très très jeune.

... Alors oui, c'est vrai...... Alors, attendez quand même, parce que j'ai envie de vous raconter comment ça s'est passé parce qu'en fait on s'est réunis avec les copains et c'est collégialement quand même qu'on assume ce choix. Et en fait on s'est réunis et moi je dis ok si on le refait, moi il y a un truc que je veux, je vais faire mon chef, je vais faire mon gourou, je veux dudo.

Et immédiatement ce qu'on m'a dit, non non mais là tu peux pas, tu peux pas, c'est trop dangereux. Et je dis oh non, mais alors c'est absolument ce que je veux.

Et c'est vrai que c'était un pari, et je le remercie d'être venu, parce que d'habitude il joue devant un public qui est acquis d'une certaine manière. Là il y a une prise de risque, une prise de risque certaine, comme toutes les personnes qui sont diabolisées, qui sont représentées de manière très partisane par les médias.

Et il a pris ce risque, et là moi ça me touche énormément. Et c'est vrai que parmi les choses qui m'ont motivé à le faire venir, en plus du fait qu'il me fait marrer, mais voilà, c'est juste, j'adore ce qu'il fait, il y a aussi le fait qu'on m'a interdit de le faire, ou en tout cas qu'on m'a dit que c'était mal de le faire.

Et ça, c'est vrai que... Non, non, mais on prétend vivre dans un pays... Je pense qu'effectivement, il pose la bonne question, c'est jusqu'où peut-on rire, de quoi peut-on rire et à quel point peut-on parler ?

Parce que oui, ça dérange, oui, ça gratouille, ça fait pas obligatoirement plaisir, ça met au défi chacun d'entre nous, et en même temps, c'est le droit de parler.

Et ça, ça me paraît vraiment très important à préserver, et vraiment, je suis extrêmement admiratif de tous les risques, de tous les engagements. Enfin, j'imagine à peine tout ce que tu as pu endurer durant toute ta carrière jusqu'à présent, et ça continue, et c'est... Voilà.

Et pour moi, cette prise de risque, cet engagement, c'est quelque chose que je salue vraiment avec beaucoup d'admiration. Merci. Merci. Merci à vous. Applaudissements Applaudissements J'adore Applaudissements Alors là on me demande la suite, la suite là je vais jouer dans un autobus après avoir joué parce que la liberté absolue c'est celle-là, c'est-à-dire ne pas dépendre de mairie parce que la plupart des maires souvent qui ne me connaissent même pas ou qui s'en foutent fondamentalement le font pour

plaire à des gens peut-être plus importants Et donc, je fais un arrêté municipal pour interdire Dieudonné. Vous avez vu mon spectacle, c'est irrationnel, mais je suis devenu pour eux une sorte d'élément, un repère de diablerie, je ne sais pas comment...

Je pense que ça les sert, puisqu'ils le font. Mais bon, je ne peux jouer dans un bus, là c'est la liberté, je le disais, parce que sur un bus, déjà vous êtes sur des pneus, vous êtes sur une...

On ne peut pas vous arrêter. Vous êtes assurés, vous avez mis de l'essence, Il y a 80 personnes et on va aller jouer devant les mairies, on va aller jouer devant les...

Et là, je ne sais pas ce qu'ils vont inventer, une interdiction de bus, mais bon... Et puis je continuerai à jouer dans des jardins un peu partout. Moi, j'ai découvert depuis un an et demi maintenant, je joue carrément chez l'habitant.

Souvent des paysans qui ont des champs. Après avoir joué dans des zénithes, je joue dans des champs avec des gens qui cultivent leurs terres et qui me font découvrir. En plus, mon plafond s'est élargi, puisque je n'ai plus de plafond, puisque, en général, c'est les soleils ou les étoiles.

Et donc, je suis particulièrement content de cette évolution, en ce qui me concerne, parce que j'arrive à faire rire dans des situations que je ne pouvais pas imaginer. Là, j'arrive ce soir...

En fait, il suffit que je sois moi-même et que je sois sur mon texte et dans mon univers pour le communiquez avec vous, avec d'autres, et puis vous rentrez dans mon univers et puis tout d'un coup vous vous libérez aussi de certaines choses.

Tant mieux si je peux vous aider à faire ça, parce que vous êtes malheureusement prisonniers d'un système, je le suis avec vous, mais moi j'ai une forêt qui m'attend. Mais quand je suis là, ouais, je suis prisonnier de leurs conneries, de tous leurs trucs.

Moi je n'y crois plus du tout, c'est-à-dire à un niveau que même moi ça me choque. Et donc, Donc, il n'y a que dans ma forêt où je me sente réellement libre et à ma place.

Voilà. Merci, merci. A chacun sa forêt aussi. Alors, moi, de dos, j'ai juste un petit témoignage à faire. J'étais il y a un mois avec Thierry et une trentaine de personnes qui étaient ici, qu'on appelle maintenant des coachs de la régénération.

Donc, Thierry a formé des mini gourous, on va dire. Et donc, on a abordé pas mal de maladies. Et pour te témoigner de ce que tu représentes pour Thierry, qu'on a abordé le cancer et il a dit il faut que je commence l'introduction pour le cancer par un sketch.

Donc, on a mis tout en branle pour montrer une vidéo de Dieudonné sur le cancer. Et voilà, c'était le début de l'introduction de Thierry pour nous apprendre comment un malade pouvait vivre le cancer. Donc, voilà, c'était quelque chose que je pense que Thierry tient à cœur et qui nous a fait beaucoup rire tous ensemble.

Voilà, merci à toi et merci à Thierry. Merci, merci. Merci à vous ! Ah, il y a une main qui se lève. Un peu, un peu haute la main quand même, attendez. Il pourrait y avoir des gens... Il sélectionne auparavant les mots.

Excuse-moi, je vais faire une quenelle pour me justifier de mon geste. Quand est-ce que tu jeûnes, Diodo ? C'est vrai, c'est une bonne question. Tout le monde, il y a beaucoup de gens autour de moi qui me proposent de me lancer dans cette expérience.

Alors, Menem manawando, menem waratana mbala, man bedi, ça veut dire que, c'est à dire, moi mon père était comme moi, je pense qu'on est dans une tradition, où en vieillissant, comme les gorilles d'ailleurs, Les épaules s'élargissent, et j'aimerais laisser de la viande dessus quand même, mais par contre le jeûne, sur un plan plus sérieux, ça m'intéresse, je me suis occupé tellement de questions,

notamment celle de faire rire, que je n'ai pas pris le temps de m'occuper de celle-là, mais je ferai certainement un sketch là-dessus. Merci. Alors excusez-moi, moi ça va pas être très...

Mais quand vous déclarez dans votre spectacle que vous regrettez les chambres à gaz, quand vous entendiez le journaliste de France Inter, Patrick Cohen, est-ce que vous regrettez ces propos ?

Et pourquoi vous dites de tels propos ? Est-ce que vous ne pensez pas que ça peut heurter des personnes qui ont vécu les camps de concentration ? Et moi, je trouve que c'est une honte. Je suis désolée, c'est vraiment ce que je pense.

Après, je ne vous connais pas plus que ça. Moi, je vais vous dire, c'est très bien que vous puissiez me dire ça en face, puisque en général, les gens le disent sur des chaînes de télé et je ne peux pas leur répondre.

Donc là, je vais vous répondre. Répondez, mais voilà, juste pour... Je vous réponds. Quand Patrick Cohen me dit... En fait, tout commence par cet homme qui parle au nom de beaucoup de personnes.

D'ailleurs, il ne se prend pas pour de la merde, lui. Et il n'a absolument aucun talent, selon moi. Et il me dit que je n'ai pas de cerveau. Voilà ce qu'il dit. Il dit qu'il y a des gens comme Dieudonné, Alain Soral, qui n'ont pas de cerveau.

Moi, je n'ai qu'un espace pour lui répondre, c'est la scène. Donc, quand je suis sur scène, je lui dis, Donc je lui dis, quand j'entends Patrick Cohen, moi je ne peux pas lui répondre, lui on ne va pas, vous savez cette image du noir qui n'a pas de cerveau, ces vieux, c'est tellement simple de dire que l'autre est débile quand on ne veut même pas lui parler.

Donc je lui dis, quand je l'entends Patrick Cohen, les chambres à gaz, je me dis, dommage, je n'ai pas dit que les chambres à gaz, comme vous avez dit, il fallait le mettre dedans, ou qu'elles existaient ou pas existaient, ou tout ce que vous voulez.

La souffrance, là on l'a eu avec Madame Angot, cette souffrance des chambres à gaz, la souffrance des juifs, c'est un sujet, c'est un sujet interdit pour les humoristes. Des proches l'avaient fait un peu, il avait été d'ailleurs assez loin mais aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire qu'il ne pourrait pas le faire, ne pourrait pas le dire.

Moi si j'ai choqué, comme vous l'avez dit, je me suis toujours excusé, j'ai dit je suis désolé si vous avez réellement vous avez souffert, si vous regardez BFMTV et que vous êtes choqué par ce que j'ai dit, je m'en fous parce que je vous dis c'est de la merde pour moi ce qu'ils racontent.

Maintenant si sincèrement au fond de vous vous êtes choqué, vous dites non tu Il m'a fait du mal, désolé, désolé, je ne l'ai pas fait pour ça. Il est fort possible que je recommence. Parce que c'est ma liberté de le faire.

C'est ma liberté. Moi, quand je vois que vous soyez sensible à ça, je le comprends. Moi, je suis un homme noir, un homme et Wondo. Quand je vois des comédies musicales faites sur la traite des noirs, quand je vois Michel Leib faire des...

Moi, je ferme ma gueule. Je ne viens pas dire je suis choqué, je ne veux pas qu'ils scandalent, je ne fais pas ça. Soit on rit de tout, soit on ne rit de rien.

Je ne m'énerve pas parce que vous avez eu le courage de me regarder dans les yeux et me dire ce que vous pensez. Et vous avez raison de le faire. Moi aussi j'ai le droit de vous respecter. Ok, merci de votre réponse.

Mais voilà, quand vous écoutez le témoignage d'une rescapée d'un camp de concentration, moi je trouve que c'est vraiment déplorable et c'est une honte. Voilà, c'est tout. Merci de m'avoir répondu.

Et voilà. C'est-à-dire que c'est un sujet... On sent bien que c'est un sujet, en fait, où les Français, ils sont... Oui, ils ont... Non. Il n'y a pas de souci.

Je pense qu'on a tous entendu ce que répondait Dieu Donné. C'est-à-dire qu'en tant que personne, de personne à personne, la blessure d'une personne n'a aucun sens. et n'intéresse personne ici.

Par contre, la question de l'humour, la question de la provocation, la question est une question légitime, et la question de droit à la parole. Et pour moi, voilà, je comprends le positionnement.

De toute façon, on l'a entendu chacun, et je la remercie de s'être exprimé, et je remercie Dieudonné d'avoir répondu. — Applaudissements — Et c'est très difficile dans notre société de ne pas être d'accord sans rejeter l'autre.

Et je trouve que c'est magnifique aussi de pouvoir exprimer son désaccord et dire « non moi je suis pas d'accord ». J'aurais pu l'apprendre dans mes bras, on aurait pu s'embrasser. Il faut y aller par étapes, l'année prochaine. Alors moi j'aimerais dire qu'en fait j'ai entendu toutes sortes de choses à votre sujet et dans mon entourage il y a des gens qui vous aiment, qui vous aiment pas, bon ça c'est la vie, on aime, on l'aime pas.

En tout cas moi ce soir j'ai passé un très bon moment, j'avais pas d'opinion arrêtée parce que je ne connaissais que l'opinion des médias et ça je m'en garde d'avoir une opinion précise là dessus.

Moi j'ai passé un bon moment avec l'humoriste et je pense que voilà on peut rire de tout effectivement et que la douleur elle est personnelle et que quand on blesse quelqu'un c'est avant tout se poser la question pourquoi on est blessé et pas pourquoi ça vient de cette personne voilà Moi j'ai passé un bon moment.

Applaudissements C'est marrant ce que tu dis parce que moi j'ai une petite histoire personnelle à raconter comme ça moi c'était, en fait j'ai découvert Dieudonné il n'y a pas si longtemps que ça et ça a été pour moi un choc en fait parce que moi il y a 6 ans de ça déjà je m'étais pris plein la gueule avec les journaux le salaud, le gourou machin chose et tout Et une fois j'étais dans une bagnole avec deux copains, Enzo et Youssef, et on discutait comme ça et ils parlent de dieu donné.

Moi je dis non, dieu donné, antisémite quoi, globalement antisémite. Et là je me souviens, j'ai rarement eu des accidents dans ma vie, mais Enzo il a freiné mais comme un malade. Il m'a dit mais c'est pas possible, t'es pas con à ce point.

Toi qui t'es fait pourrir par les médias, tu me ressors cette merde. Et en fait j'ai pas eu le choix, il m'a pris, il m'a mis sur le fauteuil, il m'a dit tu vas commencer à parler de ce que tu connaîtras, parce que là il me dit tu parles de ce que tu ne connais pas et c'est pour ça que je trouve vraiment et bien sûr je me suis assis j'ai écouté et là j'ai été mais scotché je me suis dit en fait c'est impressionnant à quel point moi qui moi même en suis pris plein la gueule je peux

à ce point là être manipulé moi même et me laisser avoir me laisser me laisser avoir par cette manipulation générale et je pense que c'est vraiment ça aussi qui est intéressant c'est à dire de d'aller voir par soi même en permanence et d'arrêter de répéter ce qu'on nous dit comme des perroquets savants et d'aller expérimenter.

Applaudissements Et je le reconnais humblement, le premier truc que j'ai fait, je suis rentré chez moi et je dis à ma femme, bon alors les trois prochaines soirées je sais ce qu'on fait, on regarde judo et on s'en est bouffé, bouffé, bouffé. Et vraiment, voilà, j'ai reçu quelque chose, vraiment j'ai ri, j'ai compris, j'ai respecté le combat et puis voilà et c'est vraiment intéressant je pense aussi de vraiment d'aller rencontrer par soi même pour ça aussi que j'étais vraiment content qu'il soit

là je me suis il ya des gens quand ils vont entendre son nom ils vont réagir mais c'est super ils ont aussi l'occasion de pouvoir écouter pour entendre et de comprendre aussi le propos c'est à pourquoi pourquoi tu es là pourquoi tu fais ce que tu fais d'ailleurs pourquoi tu fais ce que tu fais alors je fais ce que je fais parce que je j'ai toujours trouvé que le rire c'était depuis tout petit comme eux qui se marrent entre eux en fait j'ai trouvé que c'était le meilleur lien entre les personnes, les sourires, les rires,

je sais pas, je trouvais que dès que c'était sérieux, même les profs et tout, je m'intéressais pas. Et le seul prof qui m'a intéressé, c'est quelqu'un qui souriait, qui riait, qui faisait des blagues, et je me suis dit, ah tiens, il se passe quelque chose entre lui et moi, et ensuite il y a eu Coluche, il y a eu une génération, enfin ce métier a complètement évolué, il y avait J'ai écrit et puis j'y suis

arrivé très vite puisque en fait c'est quasiment le premier métier que j'ai fait. J'ai fait ça depuis 30 ans et que finalement ce bâton de pèlerin que j'ai pris, je pense avoir amené moi mon exercice, c'est-à-dire le rire, dans les zones pas forcément confortables, puisqu'on en parlait avec cette jeune fille, des zones difficiles.

Mais c'était Césaire qui me disait, rire avec la souffrance nègre, vous allez déranger du monde Dieu donné. Et c'est vrai, c'est vrai. Parce que quand on arrive à rire sur son malheur, sur soi-même, ça va chercher loin, et quand on vieillit, on prend du temps, ben voilà, c'est vrai, ça fait du bien de rire.

Ça fait du bien de rire là où ça fait mal. Ça fait du bien, je crois. En tout cas, il y a toute une partie de gens ici qui ont ri ce soir, ben tant mieux, continuons, continuons. Alors moi je voulais te remercier Dieu donné et c'est vrai que je me suis fait mon propre avis en venant deux fois à Paris te voir à la main d'or et j'ai eu beaucoup d'amis qui étaient contre moi, je suis dans un milieu d'artistes pourtant alors j'ai des potes bah non,

t'es homophobe. Ma copine, un juive, ah mais tu te rends pas compte, il est antisémite, ouais, elles sont publiques, si je t'accompagne, va me casser la gueule.

L'autre, je lui dis bon écoutez, c'est pas grave, je vais y aller avec un autre pote, il était d'accord. Et puis, je me fais suivre mon propre avis, comme pour l'alimentation, comme pour plein de choses, mais sur toi, vraiment, j'ai pas compris.

J'ai pas compris pourquoi tant de haine. Parce qu'il y a eu tellement de choses qu'ils sont passés, et surtout pour la cause noire, moi je suis à fond, je trouve que plein de choses sont dégueulasses, même encore maintenant de ce qui se passe, encore l'esclavage quoi.

On achète encore en ce moment des Sénégalais en Arabie Saoudite quoi, et je suis dégoûtée. Voilà. Et donc, je t'aime beaucoup. Merci Thierry. En fait, elle te demande comment est-ce qu'on devient l'ennemi public numéro un.

Non parce Ça m'intéresse aussi, parce que tu vois, pour faire parler de moi et tout, je me dis bon, j'aurais du mal à faire parler de moi en bien, donc comment on fait pour arriver au niveau de Dieu donné ?

Oh putain ! Je pensais pas d'ailleurs que j'arriverais avec ce statut d'humoriste à ce degré d'influence. Ah ouais, c'est impressionnant quand même. Je suis le premier impressionné. Ça ait pris des proportions quand j'arrive à un aéroport, je termine et on me bloque, on me renvoie dans un autre pays.

je dis, ah merde, c'est pour faire un sketch, je suis dit, et l'ambassade israélienne qui vient, et c'est vrai que tout a commencé sur un sketch qui n'était pas le meilleur mais qui était intéressant parce que c'était, je dénonçais en fait l'esprit dans lequel se trouvait la France, prisonnière d'une sorte de, il fallait faire des déférences avec le sionisme, avec l'état d'Israël tout le temps, et je trouvais que c'était le rôle de l'humoriste que de rire de ces sujets

parce que c'est un sujet sur lequel on peut rire comme tous les autres, d'ailleurs ça n'occupait que 5 secondes de mon spectacle et ça a pris des proportions, alors moi mon idée c'est qu'il a fallu instrumentaliser à un moment donné, créer de toute pièce un antisémitisme de banlieue et il fallait un représentant à cela, un mec français d'origine africaine et donc certainement ils se sont dit, tiens, il va faire l'affaire.

Mais ils ne m'ont pas demandé. Rires Et donc, je suis devenu une sorte de... Alors après, je me suis intéressé aux gens infréquentables, parce que ça m'a intéressé à partir du moment où on a dit à Jean-Marie Le Pen, une fois sur un plateau, mais quand même, on peut tout vous excuser, vous avez fait, mais vous êtes allé voir Dieudonné en spectacle ? Rires Et là, je me suis dit,

putain, je suis juste passé premier, là, je veux dire. Là, je lui ai dit, ouais, incroyable. Et j'ai eu l'occasion de le rencontrer, justement, lui, et il m'a dit, oh, je te laisse la place, je veux dire.

Et donc quand tu me demandes comment on fait, je pense qu'il y a des sujets interdits, doucement on y arrive, et l'humoriste il travaille sur ses tabous, parce que quand il y a un doute, quand il y a un nœud dans une société, il y a différentes façons de l'enlever, mais je crois que le rire, l'humoriste, il a un rôle, il a un rôle, il sait mettre le doigt dessus et péter à la messe en fait, c'est de dire bon bah, pfff, qu'est-ce qu'on fait,

et là tout le monde, les gens sérieux, merde, alors là non, alors là non, et là tout Et d'un coup, on est devenu, en fait, je suis devenu un représentant.

Ils ont fait de moi un homme politique, alors que je ne suis pas du tout. Mais bon, j'ai toujours dans un coin de ma tête, il faut toujours un plan B. Donc mon plan B, c'est que je fais rire, je fais ce travail, je l'amène au bout de ce que je peux faire, puis après je vais me redétendre dans ma forêt.

Bonsoir Dieudo, déjà merci d'être venu, je ne pensais pas pouvoir te parler un jour, ça se fait ici en plus, ça me ferait très plaisir. Je voulais apporter mon petit témoignage parce que j'ai une sorte d'histoire avec ton histoire, c'est que moi je suis revenu à à Nice il y a une dizaine d'années, j'étais à un repas avec des amis, et le sujet de Diodo est arrivé à table, et moi j'ai dit que j'aimais beaucoup.

J'ai quasiment dû quitter la table d'un de mes meilleurs amis, j'ai complètement été mis en dehors, et je me suis demandé mais qu'est-ce qui se passe ? Et j'ai eu la curiosité d'aller plus loin parce que je ne connaissais que certains de tes sketchs, et je voulais un petit peu répondre avec douceur à cette jeune fille qui était choquée tout à l'heure je suis allé fouiller dans ce que tu as fait, je suis allé quasiment tout rencontrer...

Allô, allô, ouais j'ai découvert qu'en fait Diodoné rigolait de tout et de tout le monde et que tu casses du juif, du musulman, du chrétien et tu casses les idées tout simplement et je voulais répondre à cette jeune fille qu'on est tous avec toi si tu es choquée c'est dommage Mais questionne-toi sur le fait que Dieudo n'est pas là pour casser quelqu'un en particulier mais faire réfléchir à des idées et au fait que pourquoi on n'a pas le droit de parler de certains sujets. Moi j'ai appris il y a 35 ans que Mao Zedong avait fait plus de

morts que nos guerres mondiales, on ne nous parle que de ça à l'école, les guerres mondiales. Et finalement il y a tellement de sujets, les arméniens, les indiens, on ne parle pas d'indiens d'Amérique dans les sujets d'histoire.

Et tu as été là pour me faire réfléchir pour ça, et je pense que tu fais réfléchir plein de gens là-dessus. Merci. Bonsoir. Alors moi j'ai aucune culture générale, je suis nulle en politique, donc en fait je regardais même pas tes sketchs parce que je me suis dit que j'allais rien comprendre et que ça allait être des sketchs politiques et en fait ce soir j'ai découvert un humour qui me plaît avec des animaux voilà c'est plus mon truc le gorille machin le québécois tous les personnages que t'as fait et je

voulais au delà de la politique ça lui est vraiment le l'artiste, l'humour, tu m'as transporté Tu m'as touché à la fin quand tu t'es mis vieux je suis passée d'une sorte de rire à un rire nerveux et c'était des émotions que, enfin voilà, je voulais vraiment saluer l'artiste au-delà de toute la politique qu'il y a derrière.

Merci. Merci. Merci. Merci. Il faut venir dans la forêt. Allô, allô, allô, allô, allô. Là, là, là, bonsoir, bonsoir, Dieu donné, bonsoir à tous.

Ça va être très difficile parce que je ne peux pas bouger. En fait, je suis super ému de pouvoir te parler, mais je ne peux pas expliquer à quel point. Parce qu'en tant qu'homme de type africain, tu as dit beaucoup de choses qu'on n'avait pas le droit de dire.

Nous, on n'a pas le droit de le dire dans la société française. Moi, je n'ai pas le droit de dire la moitié de ce que tu dis. Donc pour moi, à chaque fois que je te regarde, je suis là, merci quoi, merci d'exister quoi, ok. Voilà, première chose.

Et j'ai pas fini. Il y a plein de choses parce qu'en temps comme ça, t'évolues dans plein de choses. Au début t'es caca boudin à la maternelle, l'homme des cavernes en primaire et ainsi de suite. T'avances, tu te dis putain, un jour je vais rencontrer de l'intelligence, les gens vont Et puis t'arrives, tu fais des études supérieures, et puis t'as un prof d'archi qui te dit, moi j'ai fait des études d'archi, et il te dit, ouais, bah t'façon qu'est-ce que tu fais là,

les blacks ils voient pas en trois dimensions, t'façon, voilà. Et là tu fais, ah ouais, d'accord, ok, ok, donc voilà, non mais c'est pour dire, c'est que malheureusement, malheureusement, il y a du boulot.

Et moi, pourquoi j'ai pris le micro ? C'est parce qu'en fait j'ai pris conscience de cette personne tout à l'heure qui a parlé juste avant moi pour saluer l'artiste. Le jour où moi j'ai pris conscience à quel point ton travail était extraordinaire au-dessus de tous les autres, c'est quand, je sais pas si tu t'en souviens, t'es passé chez Drucker, je crois. C'était l'une des dernières fois où t'es passé à la télé, c'était pour Guy Baudos.

Enfin, comme ils font les américains à la fin de ta carrière, on invite plein d'artistes qui jouent des sketchs que Guy Baudos lui-même avait joué. Et toi t'es arrivé et t'as joué un de ces sketchs qu'il avait joué dans sa jeunesse où il joue le rôle d'un homme d'affaires super riche qui dit à tout le monde Ben écoute, voilà, mes employés, j'ai dû les virer.

Je ne sais pas si tu te souviens du sketch. Non, ça fait loin, c'est très, très loin. C'était vraiment avant la polémique et tout ça, avant, avant tout ça.

Et c'était extraordinaire, c'est arrivé sur scène avec une barbe, avec des teams au pied, des Timberlands, des chaussures. On aurait dit que tu sortais d'un chantier, quoi. C'était incroyable.

Et les gens, ils ont hurlé quand ils ont vu la barbe parce que c'était après les attentats. C'était hyper provocateur d'arriver avec une barbe quoi. Et là les gens ils ont hurlé.

Et puis t'as commencé ton sketch à jouer comme ça, cet homme d'affaires. Et j'ai vu une cravate apparaître, un costard. T'as complètement changé de visage quoi, t'es transformé. Et c'était juste une prestation de comédien extraordinaire. Et ensuite, t'es allé t'asseoir, tout le monde était bluffé, tout le monde t'a applaudi, mais standing ovation, c'était incroyable. Et là, Drucker a tendu le micro, s'est tourné vers Guy Baudos et lui a

fait « alors Guy, qu'est-ce que vous en pensez ? » Et Guy Baudot s'est dit « Ah ouais, surtout pour un comédien noir ! » Et là, moi j'en suis tombé de mon canap' quoi !

J'en suis tombé de mon canap' parce qu'à ce moment-là, t'avais plus de couleur de peau, t'étais devenu ton personnage et on voyait un golden boy, enfin tu vois, voilà, type européen, machin, et j'ai vu aussi comment tu pouvais changer de couleur de peau, de personnage, t'as ça en toi et merci de jamais t'être arrêté dans tout ce que t'as fait, merci, voilà c'est tout j'ai terminé, merci beaucoup. Merci.

Je vais prendre le temps de te répondre parce qu'en fait, quand on est confronté comme ça avec un vent contraire et qu'on avance, le plus difficile finalement, ce n'est pas forcément les tensions ou les choses ou les gens à qui on déplait ou pas, mais Essayez de répondre aux gens qui vous aiment, parce que c'est quelque chose de...

Et finalement, c'est plus déstabilisant. Et... Mais j'ai appris avec le temps à dire, ben, merci. Et en fait, je sais de quoi tu me parles. Tout ce que tu me dis, je l'ai vécu aussi.

Et je suis plus vieux, donc tu vas les vivre encore. Et c'est vrai qu'on est dans un monde où être noir, être africain, c'est compliqué, c'est difficile. On ne va pas se plaindre, parce qu'il y en a qui le font mieux que nous.

Non, mais surtout qu'il n'y a pas de responsable. Je pense qu'il faut maintenant, moi je dis à mes enfants d'ailleurs, qu'ils retournent au Cameroun, on est en train de faire vivre notre village. Je pense que c'est important.

Puis maintenant que mon père est mort, moi je suis devenu le responsable de ce village. Donc voilà, j'essaye de faire vivre, et je crois qu'on a un rôle, et ce qui est formidable, moi j'ai découvert un peuple ici, un peuple de France extraordinaire, que j'ai redécouvert encore avec cette histoire de gilets jaunes, où je me suis rendu sur des carrefours, et puis j'ai vu des gens incroyables qui faisaient à manger, qui faisaient des trucs, il a cette générosité.

Il y a ici quelque chose qui ressemble d'ailleurs à cet esprit africain de généreux quoi, et qu'on ne voyait plus, que les gens étaient chez eux, on ne les voyait plus, et je pense que ça, au milieu de ces gens-là, je me suis dit en fait, non, il n'y avait plus de noirs, plus de blancs, on était bien.

Et je me suis dit, finalement ça arrive ça, ça arrive, mais tout le temps que j'ai passé dans les médias, cette condescendance que peuvent avoir les autorités envers la population africaine est insupportable, Il suffit de voir dans quelle situation se trouve l'Afrique aujourd'hui, le salaire moyen au Cameroun, par exemple, pour ne citer que ce que je connais, c'est de 100 euros, alors qu'on produit de tout, du pétrole, on est encore dans une relation, il faut qu'on travaille,

il faut qu'on arrête de se plaindre, et puis il faut qu'on se prenne en main et qu'on avance, c'est ce que je dis à mes enfants, à mes frères, à mes sœurs, à tout le monde, et puis, il y a un truc qui va nous rassembler tous, moi c'est par le rire que j'ai rassemblé tout le monde, et puis, il y en a qui me demandaient, et cette forêt, cette forêt, cette forêt, elle est C'est immense et il y a de la place pour tout le monde,

quelle que soit la couleur, voilà. Applaudissements Vous êtes tous africains de toute façon. Rires Bonsoir Dieudo, merci pour tout et est-ce que 2022 approchant, est-ce qu'il t'arrive en te rasant le matin de penser à glisser une dernière petite quenelle à la République ou ton casier judiciaire est-il déjà trop lourd ou n'en as-tu vraiment plus rien à de rien la politique c'était c'était indispensable pour moi je commençais en 97 en fait j'étais j'étais sur scène moi j'ai quasiment fait que ce métier là

et puis j'avais besoin de comprendre les contours de cette démocratie savoir de quoi il de quoi il s'agit entre ce qu'on nous raconte et comment ça se passe donc je me suis présenté à des élections législatives en 97 pour voir pour comprendre et puis à l'époque c'était contre le front national à dreux donc là j'avais tous les médias qui étaient derrière moi Ouais vas-y négro, vas-y salaud, crache leur à la gueule, tape leur dessus Bah non, pourquoi ? J'avais réalisé un score qui était je sais plus 7 % quelque chose

comme ça et mais je voulais comprendre un peu comment était le jeu et j'ai compris en fait à quel point j'avais été bercé porté par le système pour être contre le peuple de France en réalité. Moi, en tant qu'immigré, fils d'immigré, j'avais une place pour cracher sur la France, pour cracher sur le peuple de France.

Et là, on me donnait les micros et j'avais tout ce que je voulais. Et là, c'est là que j'ai dit, ben non, je ne comprends pas, et comme j'ai parlé avec cette jeune fille, j'ai dit, ben non, je vais aller parler, je vais aller leur parler, on n'est pas là pour se taper dessus.

Et c'est là où j'ai compris que le pouvoir, c'était vraiment divisé pour régner en fait, réellement. Et qu'en fait, on joue inconsciemment à ce jeu-là. Alors là, si... Les élections présidentielles, c'est vrai que c'est un bon moment de rigolade.

Donc on pourrait se dire, bon, tant qu'à voter, autant voter pour un professionnel. Mais, c'est vrai que ça devient absolument impossible de croire dans ce jeu-là, c'est impossible. Macron qui arrive, c'est un sketch, c'est vraiment... Et donc, je pense que le fait que les gens n'aillent plus voter, c'est très intéressant aussi parce que ça crée une sorte de malaise général dans le jeu qu'on essaye de nous imposer, et puis présenter une chèvre aussi,

ça a été à un moment donné une idée. C'est-à-dire qu'on présente une chèvre, et que cette chèvre fasse un score qui la place au second tour, par exemple, et demander aux mecs qui sont derrière, mais comment vous comptez faire pour rattraper les points par rapport à la chèvre ? Ce serait extraordinaire de les voir gesticuler comme ça, ce serait merveilleux.

Alors, quel est l'avenir de ce système ? Comment il va évoluer ? Je pense qu'ici vous travaillez sur quelque chose qui est originel, Travailler déjà la relation à la terre, déjà ce qu'on mange.

Moi, je dis qu'il faut rire. Le problème, c'est que mon rire va déranger de plus en plus puisque de toute façon, ils sont de moins en moins sérieux et que le mensonge est un outil pour un humoriste. C'est-à-dire que plus les personnes mentent et plus ça devient drôle.

Et là, aujourd'hui, on est arrivé à un sommet où il suffit de les entendre parler. j'ai même plus besoin d'intervenir j'ai l'impression, j'applaudis. Salut Diodo, salut. 1, 2, 1, 2, faut quand même.

Merde. 1, 2, 1, 2. Je dis qu'on y croit qu'on va pouvoir dégager cette mafia et je pense que, bon il y a 2022 mais il y a peut-être une étape avant, c'est les municipales, tu disais que les mairies elles te virent, il faut qu'on reprenne nos communes, il faut qu'on reprenne nos communes avec un projet d'autosuffisance alimentaire local, avec l'accompagnement de nos anciens au niveau communal, il faut qu'on arrête de mettre nos anciens dans les maisons de retraite, il faut qu'on fasse revivre la vie de nos villages avec de la démocratie,

avec de la vraie démocratie, qu'on refasse des assemblées populaires au niveau local, que les gens décide et voilà je pense qu'il y a peut-être une opportunité l'année prochaine c'est 2020 on y croit faut ça peut être bien je pense ça peut être une opportunité intéressante en tout cas ce qui est moi ce que bah oui je suis d'accord avec toi et puis je peux que t'encourager puisque ça a l'air je sens la flamme de la sincérité qui habite ton discours j'ai pu je t'explique ce que j'ai vu j'ai pu voir cette flamme j'ai 53 ans

chez certains à l'époque et que plus ils se sont confrontés au jeu et plus les talents se sont faits récupérer par le système. C'est ça toute la difficulté en fait, c'est comment rester comme tu es, c'est comment quand tout d'un coup tu te retrouves avec un salaire de 12 000 balles, une bagnole, comment le système est ainsi fait qu'il arrive à pervertir en fait les esprits les plus nobles et les plus vertueux.

C'est ça qui est compliqué. Mais c'est une vraie réflexion. Est-ce qu'il faut changer des exemples ? Qu'est-ce qu'on a comme exemple ? On n'en a pas tellement en fait. Thomas Sankara assassiné par Mitterrand et toute la France, l'Afrique. C'est pour ça qu'en Afrique, la plupart des gens qui ont voulu évoluer...

De toute façon, on nous a pondu un système qui ne correspond à rien. Les frontières n'existent pas, la monnaie est fabriquée à Bordeaux. Enfin, on sait que ça n'a absolument aucun sens. Moi, ce qui est intéressant, c'est que sortie des capitales et des grands axes, vous arrivez dans un endroit où il n'y a plus rien.

Il y a des pygmées qui ne sont... ou même dans ma famille, des gens qui ne sont pas dans aucun registre. Ils ne sont enregistrés nulle part. Et je trouve que ça, c'est un progrès, c'est une avancée.

Parce que j'ai mon petit neveu qui vient, et la question se pose, est-ce qu'on lui met un numéro ? Non. Franchement, ça ne sert à rien. Pour nous, on pense, dans notre village, ça ne sert à rien.

Pourquoi faire ? Ici, ils veulent mettre des puces sous la peau. Il y a certainement un temps de vie, il faut l'accepter, et puis il faut arrêter de s'accrocher à une idée de ce que l'homme serait supérieur aux autres, et aux autres à la nature.

Moi, je pense qu'il faut qu'on retrouve notre place. Notre place, c'est d'être à l'écoute de ce monde, à l'écoute de cette terre, je crois. C'est mon idée. Bonsoir, je suis là, salut Thierry, je vous remercie tous les deux, je vous félicite pour ce que vous faites, c'est vraiment important.

Et pour remettre un petit peu de monnaie dans le jukebox, là, à propos de ces problèmes de mémoire, de l'Holocauste, tout ça, moi, je pense sincèrement que c'est aussi un des outils qui a été utilisé, qui est utilisé depuis des éons par les castes au pouvoir pour continuer, comme tu le disais tout à l'heure, à nous diviser pour mieux régner.

Et notamment, ce que j'ai envie de dire pour faire court, c'est que la vie ne va jamais en arrière, elle va toujours en avant. Et bon, on a fait des conneries, des tas de conneries, un bon paquet de conneries, mais si on passe son temps à s'm'originer là-dessus et à se dire ouais les allemands ont fait des conneries machin on va pas avancer ce qu'on fait ici c'est que on avance individuellement pour le collectif quoi enfin moi c'est ce que c'est le sentiment que j'ai et c'est pour

ça que cette ambiance est si bonne. Merci à nous tous. On en prend une dernière si vous voulez bien, allez deux dernières avec Loïc et puis après bon je pense que Diodo commence aussi à fatiguer donc on en prend deux dernières rapidement s'il vous plaît.

Moi je suis palois et donc vous êtes franco-carbronais et moi je suis franco-sénégalais depuis 2 ans à peu près. Je suis aussi gilet jaune et j'ai donc été matraqué dans la mairie de Pau, chez tonton Bayrou.

Je suis un des 175, je crois, IG Pénéisé, mais moi je voulais surtout vous remercier parce que je vous apprécie depuis longtemps. Je remercie en tant qu'artiste, et j'appelle un petit peu, j'organise, normalement je ne sais pas si c'est validé aujourd'hui, j'étais pas à Air-Sur-Adour, une action régionale gilets jaunes, tous en vélo, sur pot, on fait l'étape du tour tous ensemble, handicapés, VTT, tous ceux qui seront en vacances sur pot le 13 juillet.

Je vous invite à venir pédaler un gilet d'oeil, excusez-moi. Salut à tous, salut Dieudo, voilà moi je voulais parler un peu de l'aspect polémique de l'histoire parce que énergétiquement, le fait que tu sois invité dans un endroit et que ce soit une surprise, en fait Dieudo, ou on le déteste ou on l'adore, du coup ça a fait un espèce de remont, j'étais à l'entrée.

Ah merde, vas-y, c'est intéressant, qu'est-ce qu'il s'est passé à l'entrée ? Amène-moi un gilet, un gilet pas mal. Allô, allô ?

Ouais, donc, et même j'ai senti énergétiquement dans la salle qu'il y avait des bruits de waouh, waouh, waouh, et donc c'était pour inviter tout le monde demain, on va parler tous ensemble.

Arrêtez d'être pour ou contre et on va faire un pont même avec l'histoire de la carotte râpée de la bonne nourriture, c'est à dire la polémique et bien je pense qu'on peut l'éviter entre nous, on peut élever le débat et demain il y en aura plein qui vont dire pourquoi mais qu'est ce qui s'est passé d'autres qui vont dire ouais non mais il fallait il fallait pas et d'arriver à passer un peu au dessus de ça tous ensemble et voilà cette histoire de polémique elle est hallucinante.

Donc demain rendez-vous carotte râpée. Oui, mais ça c'est toujours ici. J'adore le rendez-vous qui est rattrapé. C'est pas si tout le monde sera là. Merci Loïc. Alors, ça va peut-être paraître provocateur, mais effectivement moi ça fait des semaines que je dis à ma femme j'attends vraiment le moment où je vais prononcer le nom et il va y avoir une véritable rade marée de clivages et tout parce que j'avais envie de voir ça.

Parce que, voilà, on est censé aussi avoir un système adaptatif, on est censé s'adapter, on est censé écouter, et on est... Non, non, mais...

Et puis je crois, je crois clair, moi j'ai toujours écouté, je reprends pour moi ce, puisqu'il cite beaucoup de versets de la Bible, je reprends ce verset que j'aime beaucoup, il dit, le combat ne se passe pas contre la chair et le sang mais contre l'esprit, et j'ai jamais vu Dieu donné se battre contre la chair et le sang mais contre l'esprit.

contre l'esprit pourri qui détruit le vivant qui a servi l'homme et franchement ça je le respecte mille fois je l'ai jamais vu chercher à blesser quelqu'un je l'ai jamais vu chercher à humilier quelqu'un mais par contre à se foutre royalement de la gueule d'un esprit de mort de destruction ça oui et ça ça me fait jubiler donc je te remercie vraiment d'avoir été parmi nous je te remercie pour tout le temps que tu nous a consacré Bon après s'il y en a qui veulent régler ça au point, moi je suis chaud bouillant quoi,

donc on peut se le faire quoi. Kickboxing dans le jus de tomate. Je suis petit maigre mais je suis teigneux, c'est comme les petits roquets, je m'accroche et je lâche pas. En plus mes dents c'est pas les miennes alors je peux dire que quand je les referme c'est terrible.

L'homme qui valait 3 milliards on m'appelle. Ok, ce chapitre est en clos ou pas, on peut en rediscuter. Je vous remercie pour tous ceux qui vont pouvoir nous aider pour la reconstruction. Moi je tenais déjà à commencer par des remerciements immenses. Déjà à vous tous qui êtes venus, il y en a déjà qui sont partis.

Moi pour moi ça a été un kiff énorme, ça a été un kiff gigantesque. Je l'avais dit, la première édition des rencontres de la régénération avait pour moi été somptueuse mais difficile car épuisante.

On a rajouté un jour aux rencontres de la régénération, je peux vous promettre que j'avais les coronets sacrément rétractés à l'idée de passer ces 4 jours. Moi je tenais à vous remercier parce que je ne suis pas frais comme un gardon, mais je ne suis pas explosé.

Et surtout, j'ai eu une envie énorme de refaire exactement la même chose l'année prochaine. Je tenais à vous remercier. Je vous remercie à vous. Je remercie aussi tous les coachs qui vous ont accueillis, qui vous ont renseignés parce que ça m'a déchargé quand même pas mal de mon travail, donc merci beaucoup à eux.

Je remercie bien évidemment tous les bénévoles qui ont permis que tout ceci advienne. Et je remercie bien sûr ma Dream Team, qui avec, dans le rôle de Magic Jordan du jus de carottes, Axel. Tu montes, tu montes. Marie-Camille.

Quentin, tu viens avec nous, hein. Eric. René-Pierre. Ils y ont cru et en plus je vais vous dire, ils y ont cru alors que normalement elle ne devait pas avoir lieu. Déjà l'an dernier, ça n'avait pas pu avoir lieu au dernier moment, ça s'était cassé la gueule.

Là, j'avais relancé le truc en septembre dernier, on était venu déjà avec une amie en septembre dernier pour le lancer et finalement, la personne qui devait le porter, heureusement d'ailleurs qu'elle s'est désistée parce que c'était un piège absolu que je lui avais tendu, heureusement qu'elle m'a dit non mais là je peux pas, ça va être trop pour moi.

Et début décembre, le projet était annulé. Et je suis quelqu'un, Alors ça se voit pas obligatoirement parce que j'ai l'air très très rationnel comme ça mais en fait la part du rationnel à mon fonctionnement est relativement limitée. Ma femme pourrait le confirmer certainement mais je fonctionne beaucoup par intuition.

Et le petit matin, moi c'est un temps, j'ai l'habitude de me lever très très tôt, je me lève souvent vers 5h, 5h30 le matin et c'est un moment privilégié pour moi avant l'aube, toujours un moment que j'adore particulièrement.

et il y a un matin je me suis réveillé et vraiment j'ai dit non, non en fait j'ai vraiment envie que ça aille Dieu et dans ma tête immédiatement j'ai pensé à Axel, immédiatement c'est à lui que j'ai pensé, je l'ai appelé et d'ailleurs je le célèbre parce qu'on s'apprécie, on se connait depuis longtemps, on n'a pas obligatoirement eu tous les deux des rapports obligatoirement très plat et calme, il se trouve qu'une fois, il avait voulu me prendre à la bagarre,

je lui avais foutu sa race, il n'avait pas supporté. Ce n'est pas vrai. Et il m'a dit oui. Et c'est génial d'ailleurs, parce que dans le travail, dans le faire ensemble, on redécouvre aussi toutes les bifurcations qu'on a mal prises ensemble, tous les croisements où on s'est ratés.

Et maintenant, je pense qu'il en faudra beaucoup pour qu'on puisse nous séparer. Donc ça pour moi c'est très très important, j'ai découvert vraiment un ami et un frère. Et il a assuré, il est jeune mais il a assuré.

Et puis il m'a présenté Marie-Camille, il y a Eric aussi qui nous a rejoint, on se connaissait rapidement avec Eric et il y a Eric qui nous a rejoint et son engagement pour moi il est énorme parce qu'il a apporté vraiment toutes ses compétences qui sont gigantesques liées à sa vie professionnelle, qu'il offre maintenant généreusement et Pour moi, ça, c'est la marque d'un grand bonhomme.

Il y a René Pierre aussi qui nous a rejoints avec toute son expérience de gestion des bénévoles. Et Dieu sait qu'il a été nécessaire parce que c'est énormément à gérer. Il faut être cadré et cadran, et il l'a été.

Et puis, Quentin aussi, que j'ai découvert à l'occasion de ces rencontres, on se connaissait pas. Et vraiment, à eux tous, ils ont fait que cette magie a opéré. Et je peux vous dire que, pour l'avoir vécu derrière, C'était beau devant, c'était super beau derrière et que tous les soirs quand on discutait entre nous, c'était tranquille, c'était peace, on se rappelait à quel point on était joyeux de faire ce que l'on faisait et à quel point on était tous ensemble.

Et ça pour moi, c'est juste la marque que l'organisme il est sain et que là on parle de santé. Merci à vous tous.

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