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Rencontres de la Régénération 2019 : L'alimentation sensorielle avec Dominique Guyaux

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L'équipe RGNR
1.1K vues • Publiée le 05/08/2019

Cette conférence du dimanche matin des Rencontres de la Régénération 2019 est présentée par Dominique Guyaux, auteur du livre Quand je serai seul avec la mer. Il commence par raconter comment une traversée en voilier en solitaire, en pleine sclérose en plaques, a été le point de départ d’une remise en question radicale de son alimentation et de son mode de vie.

Dominique expose ensuite les bases scientifiques de ce qu’il appelle l’alimentation sensorielle : la capacité du corps à identifier, via l’odorat et des récepteurs gustatifs récemment découverts, les molécules dont il a besoin. Il détaille comment le bulbe olfactif reçoit simultanément les signaux des aliments et les signaux de carence interne, permettant une orientation alimentaire précise sans passer par l’intellect.

Une partie importante de la conférence porte sur les catégories d’aliments selon leur disponibilité naturelle : les saisonniers, les permanents et les aléatoires comme le miel ou les fruits séchés. Dominique explique pourquoi ces derniers posent problème dans une approche sensorielle, car le système de régulation interne n’a pas été calibré pour y faire face en accès illimité.

La conférence aborde aussi les effets de la cuisson sur les micronutriments, la question du jeûne, le rôle psychique de l’alimentation crue dans le passage d’un mode affirmatif à un mode interrogatif, et se termine par des échanges avec le public sur les céréales, les produits de la mer et les différentes façons de manger cru selon les contextes de vie.


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Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver et on est, vous le savez, dans la diffusion de ce qui s'est passé lors des rencontres de la régénération qui se passait début juin à Saint-Julien-de-la-Neve au camping Isis.

Je vous le fais jour par jour, les conférences dans leur ordre chronologique, les conférences qui se sont passées sur la scène principale parce que bien sûr il y avait énormément d'autres choses qui se passaient autour.

Après avoir suivi la conférence de David qui s'est passée le vendredi après-midi, après avoir suivi les deux conférences de Pierre Etchart qui se sont passées le samedi matin et le samedi après-midi, et d'ailleurs j'ai adoré parce que je sais que Pierre ne laisse pas indifférent, ça a été très clivant avec des réactions aussi très enthousiastes, très rejetantes d'une certaine manière, et ça m'a beaucoup intéressé, j'ai trouvé ça vraiment fabuleux, moi je suis fan du contenu qu'il apporte.

Aujourd'hui le dimanche matin, on se retrouve dimanche matin, on est dimanche matin, et en plus on est dimanche matin, on se retrouve avec Dominique Guillaume. Alors, Dominique c'est quelqu'un qui a une importance assez particulière pour moi, vraiment très particulière.

Il se trouve que quand je suis tombé au plus bas de ma santé, on m'a mis entre les mains un livre qui se nomme, qui va se nommer bientôt parce qu'il va enfin être réédité, je suis très fier de vous dire que nous sommes à l'origine de cette réédition, un livre qui se nomme « Quand je serai seul avec la mère ».

Et quand je serai seul avec la mère, raconté l'histoire d'un jeune homme qui à 27 ans découvre qu'il a la sclérose en plaques, et ça raconte sa lente agonie vers une espèce d'inéductabilité qui s'appelle chaise roulante, paralysie et ainsi de suite, liée à la sclérose en plaques, et une espèce de miracle, une rupture dans le cours normal des choses alors qu'il est en mer, alors qu'il est dans les Caraïbes, la rencontre avec une personne qui lui donne un livre,

qui lui parle d'alimentation crue, d'alimentation crue à l'instinct, de manière sensorielle, et ça change carrément sa destinée. Ce livre, à l'époque, quand j'étais au plus mal, ça a été mon fil d'Ariane d'une certaine manière, ma ligne de vie, parce qu'il me redonnait de l'espoir.

Lui qui avait été dans un état qui était proche du mien, moi j'étais proche de la mort, eh bien, il avait pu transcender tout ça et redevenir un individu qui était fonctionnel. Donc, ce livre de Dominique m'a toujours énormément ému, je l'ai lu 10, 15, peut-être plus que ça, 20 fois facilement, je le connais par cœur ce livre.

Et par la suite, j'ai été amené à rencontrer Dominique, j'ai rencontré quelqu'un qui était chercheur insatiable, fasciné par les capacités inhérentes à l'organisme humain, en particulier en ce qui concerne l'alimentation, et au cours de nos échanges, on a eu des échanges très fructueux, ce qui a fait que je l'ai invité à ces rencontres de la régénération, parce qu'il m'a semblé que les éléments qu'il avait à apporter était particulièrement intéressant et était susceptible vraiment d'attirer votre attention.

C'est là encore une conférence dense, pas trop technique, relativement accessible, mais qui demande à être vraiment appréhendée, qui est une véritable nourriture. Et je vous invite donc à découvrir, en compagnie de Dominique, la capacité incroyable qu'a le corps humain de nous guider spontanément, directement, intuitivement, on va dire d'une certaine manière, instinctivement vers l'aliment et l'alimentation qui est la meilleure pour vous.

Là où on se prend la tête pendant des années avec de la diététique, des règles diététiques, des quantités, des macronutriments, des micronutriments, des équilibres caloriques, et en fait tout ça c'est fait par le corps.

Oui, il suffit de savoir l'écouter. Je vous laisse en compagnie de Dominique. *** Applaudissements *** Bon, je vais commencer par vous raconter mon histoire pour savoir comment et pourquoi je suis arrivé à faire tout ce que j'ai fait depuis 30 ans.

Je suis issu d'une famille de marins, mon père était marin, mes grands-pères étaient marins, la mer a toujours été dans ma vie. Et très tôt j'ai fait du bateau, à 10 ans j'étais déjà sur les plages à tirer sur des écoutes.

Mais j'avais d'autres intérêts dans la vie, la biologie m'intéressait beaucoup, et très vite j'ai voulu faire des études de biologie, j'ai fait un doc de biologie, et puis une licence d'océanographie, et je me suis retrouvé dans une situation où je voyais que j'allais passer ma vie dans des labos et passer ma vie dans des labos ça ne me tentait pas du tout Attends, j'ai un petit truc technique là, j'ai un retour qui est vraiment important Donc cette idée de...

le bateau était dans ma vie, les études de biologie étaient parties dedans J'ai commencé une licence d'océanographie. J'ai pas eu envie de passer ma vie dans un labo. Et puis j'ai très tôt caressé le rêve de faire le tour de la Terre à la voile avec mon bateau.

Et j'ai orienté les choses dans ce sens. C'est-à-dire que j'avais pas envie non plus de naviguer autour du monde en étant sans revenu, en étant vraiment limite sur un plan financier. Donc j'ai décidé, après la licence d'océanographie, j'ai décidé d'ouvrir une petite voilerie sur le port de Hyères.

Et donc, j'ai appris à réparer des voiles, partant du principe que partout où j'irais, où des bateaux vont, et où il n'y a pas de voilerie, ce qui est vraiment général, les voileries, il y en a très peu dans le monde, j'aurais toujours du travail.

Donc, j'ai commencé à ouvrir cette voilerie. Et ça a bien marché. J'ai racheté une voilerie plus grande et je suis devenu un petit chef d'entreprise qui marchait bien, qui réussissait bien.

Mais au passage, j'en avais oublié un petit peu mes rêves de départ. Mais à 30 ans, la vie m'a rattrapé. A 30 ans, dans la force de l'âge, tout marchait bien pour moi, je me suis retrouvé avec une sclérose en plaques.

C'est un choc absolument énorme quand on a la vie qui s'ouvre devant soi, que tout marche bien, et puis qu'il y a cette perspective. Bon, il y a 36, il y a 36 sortes de sclérose en plaque.

Dans mon cas, c'était une crise tous les trois mois et à chaque fois que j'avais une crise, c'est un petit bout de ma vie qui s'en allait. C'est quelque chose qui nécessite une prise en charge psychique d'une très grande puissance. C'est que de savoir à 30 ans que dans quelques mois ou au mieux, dans quelques années, on va terminer dans une chaise roulante, c'est quelque chose qui sert quand même, qui sert les neurones et qui impose de construire autour de soi une barrière en béton, en béton armé pour continuer à exister

dans cette perspective à très court terme. Il y a une des images qui me restent de cette période, c'est après avoir vécu ces quelques crises, parce que la vraie sclérose en plaques, Je l'ai connu pendant un an, un an et demi, un an et demi de ma vie.

Peut-être deux pour ce qui est de la partie dure. Après, les séquelles étaient là. Elles m'ont accompagné toute ma vie. Et l'idée, pour vous faire comprendre, c'est l'image d'un lagon.

Un lagon, vous connaissez, vous voyez ses couleurs. Il y a très peu d'eau, le sable blanc. On marche avec de l'eau jusque-là dans un lagon. Mais dans ce lagon, il y a des petits requins, pas d'énormes requins, pas des requins qui vous emportent la vie comme un cancer, comme une leucémie.

Non, c'est un petit requin qui vous prend un petit morceau à chaque fois, mais qui vous laisse toute votre tête pour vous voir partir petit bout par petit bout. C'est quelque chose qui est horrible, qui est horrible parce que qu'est-ce qu'il y a à faire ?

Forcément, on se retourne à l'époque. C'était Cousmin, que certains d'entre vous doivent connaître. Il y avait un certain nombre de possibilités alternatives, bien moins qu'aujourd'hui. Je peux aussi vous parler de quelque chose qui m'est resté parce que c'est l'époque où l'instinctographie, l'instinctothérapie et Burgère étaient sur les devants de la scène.

Et je me souviens avoir vu une émission à la télévision avec avec ce gars, les cheveux longs. Bon, d'accord, j'ai les cheveux longs aujourd'hui aussi. C'est le même masque que lui à l'époque.

D'accord, mais ce gars là, il s'est présenté à moi. A mes yeux, c'était vraiment, c'était vraiment farfelu. Donc, je n'étais pas parti là dedans. Donc, je suis resté avec Ousmane et puis j'ai largué les Amars.

J'ai entamé ce voyage. Je suis parti du port de Hyères. Arrivé dans les baléares, j'ai pris un très coup de vent à Espalmador, petite île superbe. Le bateau s'est retrouvé échoué sur la plage.

J'ai réussi à sortir le bateau, à le remettre à l'eau, mais j'ai tellement souffert pendant cette période-là que quelques jours plus tard, quand j'ai mis le cap sur Gibraltar, le but du jeu, c'était effectivement de traverser la Méditerranée, passer Gibraltar, les Canaries, et puis traverser l'Atlantique pour aller dans les Caraïbes.

Mais arrivé à Gibraltar, je me suis retrouvé avec une crise qui m'a attaqué l'œil gauche. J'avais déjà eu d'autres crises. J'avais eu la première qui m'a mangé une partie de la jambe gauche.

Je boitais, je m'en étais rendu compte en remontant dans ma voiture. Tout allait bien, ma vie était tout à fait normale. Et puis, un jour, je monte dans ma voiture.

Mais pour monter dans ma voiture, quand on est conducteur, on met un pied à l'intérieur. Mais ça veut dire que pendant une fraction de seconde, vous avez tout le poids de votre jambe, qui de votre corps, qui est sur la jambe gauche.

Et là, à ce moment là, moi, je m'écroulais. Là, il y a un truc qui ne va pas. C'était un premier signal d'alarme. Le deuxième signal d'alarme, c'est un problème d'élocution, c'est-à-dire que les nerfs qui commandent la parole, quand ils sont touchés, du coup, on perd la commande.

Et je me souviens très bien, je m'étais arrêté pour aller poster une lettre en double fil et un policier qui est arrivé, qui a commencé à me parler et moi, devant lui, je n'ai plus pu parler.

J'ai commencé à lui parler, à lui dire Monsieur, je ne peux pas vous entendre et puis impossible de parler et en même temps, c'est comme si on me débranchait le système nerveux, comme si on enlevait la prise d'un seul coup.

Et là, je me mets à tomber et je descends. Et il a fallu que je me tienne pour pas m'écrouler. Là, j'ai senti que vraiment, il y avait quelque chose de grave. Et c'est à ce moment là qu'on a commencé à rechercher des solutions, qu'on a cherché du côté psychiatrique.

J'ai vu un psy, etc. Bon, tous ceux qui connaissent un petit peu la sclérose en plaques connaissent ce parcours qui est difficile. Au début, c'est le moment où on n'arrive pas encore à mettre un nom sur la chose.

Donc, je me suis retrouvé dans cette situation et mon rêve était en train de partir de s'effilocher. Je comprenais que j'en avais pour quelques mois et que mon rêve allait foutre le camp. Et donc, il fallait que je fasse vite.

Si je voulais le vivre, il fallait faire vite. Donc, j'ai vendu la voilerie. J'ai acheté un petit bateau. Je ne l'ai pas vendu cher parce que je ramais un petit peu sur les derniers mois, donc elle ne valait plus grand chose.

J'ai acheté un petit bateau, un petit catamaran et j'ai largué les amarres. Et je me suis retrouvé donc, comme je vous le disais, à Espalmador avec ce premier coup de vent, puis Gibraltar avec cette première crise.

Là, les choses se précipitent un peu. Je suis parti pour vivre mon rêve et n'a même pas sorti aux portes de la Méditerranée. J'ai déjà un mondial assistance qui me rapatrie sur Paris, où je vois le grand pont de l'époque qui me fait l'un des les traitements qu'il faut pour récupérer au niveau d'une crise.

Ici, je fais bien la différence entre les traitements pendant la crise et puis les traitements me font. Les traitements pendant la crise, c'est évident qu'il faut les faire. Les traitements me font.

Après, ça se discute. Et je me suis retrouvé dans les Caraïbes à tendre mon bateau. Un copain l'a fait traverser et je me suis retrouvé à nouveau en solo sur mon bateau. Alors, cette fois, j'avais un ail qui avait foutu le camp, c'est à dire que j'avais perdu la vision 3D.

Et pour naviguer en solitaire dans les Caraïbes, dans des endroits qu'on ne connaît pas, ne pas avoir la vision 3D, ça veut dire qu'on ne peut pas évaluer à quelle distance on est éduqué. C'est à dire qu'on va arriver, mais je ne sais pas si je suis à 10 mètres, à 5 mètres ou à 3 mètres.

Donc, c'était un petit peu compliqué. J'avais échangé de mode de vie quand même, puisque dans cette pathologie, la sclérose en plaques, il y a trois facteurs. Il y a le facteur génétique, ça, j'étais porteur.

Il y a le facteur du stress de vie. J'étais tout à fait dedans aussi à diriger une entreprise. Et puis, il y a le troisième stress, c'est le stress alimentaire, c'est le stress intérieur de l'écologie, de physiologie intérieure.

J'avais les trois avant de partir. Quand je suis parti, j'ai supprimé le stress du travail. Je n'ai pas eu de stress perso en tant que marin navigateur. J'ai toujours navigué, ça ne m'a jamais posé de problème.

même, je savais où j'allais, je n'avais absolument pas l'intention d'aller me suicider, de me perdre dans les mers. Je pensais vraiment y aller pour vivre. Et puis, le stress alimentaire.

Alors, bien sûr, après ce problème, j'ai commencé à me poser des questions sur un plan alimentaire. Toute mon adolescence, ma jeunesse, ma maman me disait qu'il fallait manger bio, qu'il fallait marcher 30 fois avant d'avaler.

Et bien sûr, je faisais exactement le contraire. C'était pas mon souci, mais là, quand même, après ce coup dur sur le bateau, je me suis mis à manger bien bio, etc. Mais je continue à consommer des produits laitiers, etc.

Et donc, je suis parti dans les îles du Nord. Ça a été quelques mois d'apprentissage un petit peu difficile, mais comme j'avais la connaissance, je savais avancer à la bonne vitesse. Pour pas mettre ma vie en danger et les crises ont continué, donc j'ai fait une très grosse crise en redescendant des Caraïbes aux portes du Venezuela, parce que l'objectif, c'est que dans les Caraïbes, vous savez, il y a des cyclones.

Et quand on est plaisanciers et qu'on est dans cette zone-là, pendant la saison des cyclones, vite, on fiche le camp. On va se réfugier au Venezuela pour attendre la fin des cyclones et revenir.

Donc, ça, c'était mon objectif. Mais j'ai fait une très grosse crise qui a été un peu une réplique de celle dont je vous parlais tout à l'heure, sauf que là, je n'étais pas sur la terre ferme, j'étais sur mon bateau.

Donc, si j'avais une crise de débranchage comme ça, ça pouvait être vraiment catastrophique. Et pendant la traversée de l'île de Grenade pour aller vers l'île de Margarita au Venezuela, je me suis retrouvé avec un problème qui m'imposait de monter dans le mât.

J'avais un catamaran, une grande voile lattée, il y a des barres rigides dans la grande voile, et ça avait percé le gousset de la voile et s'était passé en avant du mât, mais au-dessus de la barre de flèche.

Donc ça veut dire que je ne pouvais plus affaler ma voile. Ce qui veut dire que si le vent se levait, j'allais chavirer, c'est sûr. Donc je n'avais pas le choix. Soit j'attendais la sentence, soit je montais.

Et si je montais et que j'avais un débranchement à ce moment-là, je m'écroulais sur le pont du bateau, tout seul, en solo, au large. Donc j'ai passé quelques dizaines de minutes terribles avant de prendre cette décision, qui, à ce moment-là, m'a vraiment motivé pour arrêter, que c'était de la folie ce que je faisais.

Mais je n'ai pas eu le choix, je suis monté, j'ai sorti la latte, j'ai réparé, je ne suis pas tombé, mais je me suis fait la promesse que j'arrêtais. Quand j'arrivais au Venezuela, je rentrerais et j'irais rejoindre les instances classiques où se retrouvent tous les gens qui sont atteints de ce type de pathologie pour accepter mon sort.

Donc, j'ai terminé cette traversée, mais j'avais le syndrome de l'île déserte. Lui, il était là. Je voulais passer quelques semaines sur une île déserte, vraie île déserte, avec uniquement les noix de coco pour me nourrir, les perroquets, les poissons, les coquillages, les crustacés.

Je voulais faire ça. Il ne s'agissait plus de faire une grande traversée avec des risques, etc. Il s'agissait de vivre cet ultime rêve. Là, je vivais les images dont j'allais pouvoir me repèter, mais pour tout le reste de ma vie, il fallait que j'engrange, que je mange le maximum de choses, parce que c'était les dernières.

Après, je rentrerai, les crises continueraient, je serai dans une chaise roulante, ça serait fichu. Donc la petite île déserte, je l'ai voulue et j'y suis allé.

Donc j'ai fait ce petit périple, ça s'appelait l'île de la Tortuga, une petite île absolument magique, dont j'ai ramené quelques photos. Et j'ai passé ces quelques semaines. Mais comme j'étais juste à côté des îles d'Heroques, c'est un petit archipel au Venezuela où il y a plein des dizaines d'îles.

Et sur la carte, je vous jure, il y a un truc absolument magique. Il y a marqué zone insondée. Personne n'a encore pu cartographier, mais c'était irrésistible, quoi. Donc là, c'était à 100, 200 000, c'était irrésistible.

Donc j'y suis allé. Et c'est dans ces îles là que j'ai croisé un couple sur son bateau avec une jeune femme qui était vraiment formidable. Il faut vous expliquer aussi que quand on a ce type de pathologie, on est complètement renfermé, on est en coquille, enfermé. Il était hors de question d'envisager, on dégage quelque chose de sinistre, de fini. Il était hors de question que j'imagine une relation avec une femme à cette époque là, j'étais complètement hors circuit.

Mon objectif, c'était de me mettre en orbite du monde. Vraiment, ce n'était pas de rester en contact avec le monde, mais le rêve étant ce qu'il est. J'avais des mots de tête carabinés à cette époque là.

Et puis, j'étais dans cette crique avec ce couple avec un gars d'une quarantaine d'années, une jeune femme d'une vingtaine d'années qui était magnifique et qui passait sa journée à tirer des bords avec sa planche à voile nue dans la crique où moi, j'étais complètement enfermé dans mon histoire.

Alors, forcément, je ne vous dis pas comment ces images sont gravées en moi. J'avais aucune velléité, aucune envie. Il était hors de question. C'était pas ça. C'est juste alimenter mes rêves pour jusqu'à la fin de mes jours, puisque c'était foutu.

Donc, il fallait là. Voilà. C'était le dernier truc que je pouvais faire pour affronter les terribles années que j'allais vivre. Et puis, les choses se sont enclenchées. On a vraiment sympathisé avec ce couple et on a décidé de naviguer un petit peu ensemble.

Et moi, j'avais un bateau beaucoup plus rapide. Eux, ils avaient un bateau lent. Donc, on devait aller dans une autre île. Eux, ils sont partis le soir. Moi, je devais partir le lendemain matin et on devait arriver ensemble dans la nouvelle île, sauf que dans la nuit, le vent a tourné.

Eux, ils sont bien partis le soir. Ils ont fait toute la route qu'il fallait. Ils sont arrivés dans le petit port comme prévu, mais ils ont vu que le vent avait tourné, donc j'arriverai pas. Donc la jeune femme est restée dans le port avec le bateau, toute seule, et son compagnon, il est allé dans l'île de Margarita, là où on avait rendez-vous.

Donc vous voyez la situation. Moi, je pars avec mon bateau, je tire des bords comme un fou parce que je voulais absolument les revoir, j'arrive dans le premier petit port où on devait aller, et je n'ouvre même pas les yeux, je remplis mes héricanes d'eau, je fais le plein d'essence et je continue vers l'île de Margarita et je quitte ce port où le bateau était resté seul avec la jeune femme de mes rêves et de mes fantasmes.

Je m'en vais, j'arrive à Margarita, et à Margarita, je tombe sur le compagnon qui m'accueille les bras ouverts et qui m'annonce qu'elle est restée là-bas toute seule avec le bateau.

Voilà et donc, ça me peut être quand même quoi, mais vous allez voir la suite. C'est comme c'est complètement fou. Ce gars là, il me sort un bouquin.

Du coup, on l'a sympathisé, on a discuté, on a continué à voir des échanges et il me sort un bouquin, un bouquin qui s'appelait La guerre du cru de Burgère à l'époque, c'est à dire le premier premier.

Burgère, c'est le gars qui a vraiment réhabilité le sensoriel, l'olfaction dans l'alimentation. C'est vraiment le début d'une histoire. Toute l'histoire du sensoriel démarre par le travail de ce bonhomme-là, qui a eu des trucs compliqués après, mais ce n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est que je tombe là-dessus. Moi, je suis tranquille. Il faut que j'attende encore quelques temps à Margarita, parce que la saison du cyclone n'est pas tout à fait partie.

Donc, je lis le bouquin et ce bouquin, il me percute vraiment en pleine pourre. Alors je prends ce bouquin où il me dit de manger cru et de sentir de rien préparer, de ne plus faire de vaisselle. J'avais une chance extraordinaire.

Amérique du Sud, des fruits tropicaux en pagaille, des viandes d'une immense qualité, du poisson parce que je pêchais, des îles avec des cannes à sucre, des cocos, etc.

C'était le rêve. Et donc, je commence à me nourrir comme ça et je trouve ça vraiment, vraiment extraordinaire. Pas de vaisselle, la simplicité. Mais par contre, dans le bouquin, il expliquait vraiment comment il fallait faire.

C'est-à-dire qu'il fallait faire deux repas par jour. A chaque repas, il fallait manger plusieurs aliments parce qu'on ne peut pas couvrir ses besoins avec deux prises alimentaires si on ne mange qu'une seule chose par prise alimentaire.

Donc, lui, il avait fait ce choix-là de, par prise alimentaire, par repas, de manger plusieurs aliments crus différents. Pour moi, ce n'était pas possible. Moi, j'avais des contraintes et ma contrainte, c'était que je naviguais sur mon bateau.

Donc, j'étais sur le pont, je devais veiller, régler les voiles, barrer et pêcher et puis toutes ces activités là. Donc, faire comme c'est écrit dans le livre, je ne pouvais pas.

Donc, j'ai fait contre mauvaise fortune bon cœur. J'ai adapté le système et je me suis mis à adopter un comportement alimentaire tout à fait original, mais absolument pas issu de ma réflexion. C'est absolument pas une marque d'intelligence ou quoi que ce soit.

J'avais aucun dessein. J'étais obligé. Je n'avais que cette possibilité là, qui consistait à manger entre 4 et 6 fois par jour, mais ne manger qu'un seul aliment à la fois. Et il s'est avéré qu'avec ce comportement alimentaire, je suis tombé absolument, je suis pour rien, je suis pour rien du tout, mais je suis tombé sur un comportement alimentaire absolument extraordinaire que je baptiserai, mais bien des années plus tard, parce que j'aurais mis des années avant de comprendre, que je baptiserai plus tard

le comportement alimentaire du cueilleur. Et je me nourris comme ça, je commence au bout de trois jours à oublier de prendre mes cachets pour les maux de tête. Jusque là, sur le bateau, au niveau de l'équilibre, ça allait, parce qu'un bateau c'est petit, on a des haubans, des filières, on a des tas de trucs pour se tenir. Donc mes problèmes d'équilibre n'étaient pas un problème sur le bateau, mais dès que je descendais à terre, même si je n'osais pas me l'avouer,

il fallait que j'aie une béquille, une canne. Je faisais semblant, je prenais un bâton de canne à sucre. C'était tout à fait normal. J'avais pris un bâton de canne à sucre, j'allais le manger, je me baladais avec.

Mais non, j'avais besoin d'une canne à terre. Et au bout de 3, 4 jours, j'ai commencé à ne plus avoir besoin de ma canne. J'allais à terre et j'avais plus besoin de la prendre.

Et le 3e truc extraordinaire, avant que ça devienne un choc, c'est que j'allais donc du Venezuela vers les Antilles et j'étais obligé de longer une péninsule qui s'appelle la péninsule de Paria, qui fait plusieurs centaines de kilomètres.

J'avais donc plusieurs jours à allonger cette péninsule, qui est une falaise très, très élevée. Et donc, de par le fait d'un courant, il y avait un courant qui allait contre moi à l'extérieur, au large, par contre, contre la côte, il y avait un contre-courant.

C'est toujours comme ça, un contre-courant qui me faisait gagner 2, 3 nœuds, c'est-à-dire 4, 5, 6 km heure. Donc je longeais cette côte très, très près. Je l'avais sous les yeux.

Et je vous rappelle que je sortais de la crise où j'avais perdu l'œil à 80 %, l'œil gauche. Et les heures de la journée passaient, mais je me rendais compte de rien. Mais par contre, lorsque je passais une nuit de 8 heures, quand je me réveillais le matin, j'ouvrais les yeux et je voyais un spectacle.

Qu'est-ce qui s'est passé dans la nuit ? Ça avait changé. C'était vraiment d'une beauté extraordinaire. Mais ce qui s'est passé, c'est tout simplement que j'étais en amélioration accélérée par ce mode alimentaire du cueilleur, dont j'ignorais tout, et que, heure après heure, je ne le voyais pas.

je ne pouvais pas le voir parce que c'était en continu. Mais après une nuit de sommeil, je profitais de l'accumulation de huit heures d'amélioration. Et chaque matin, je me réveillais.

C'était un monde nouveau qui s'ouvrait à moi. Et donc, j'ai terminé cette peninsule et je me suis retrouvé dans une petite crique, mais complètement paubée, pago, ça s'appelait. Et c'est à ce moment là que j'ai compris.

J'ai compris, il s'est passé d'autres bricoles. j'avais des problèmes intestinaux, j'avais des parasitologies, j'ai été aux toilettes, il y a tout qui est parti. Il s'est passé des trucs qui sortaient complètement de l'ordinaire.

Et là, à ce moment-là, la forme que j'ai retrouvée m'a percuté. C'est-à-dire que j'ai pas rencontré le cru comme ça, tranquillement, j'ai été percuté par le cru. J'ai été percuté parce que, sans le savoir, je suis tombé sur un truc extraordinaire et à partir de ce jour j'ai déjà j'ai réalisé que je vous rappelle ce que je vous ai dit tout à l'heure la barrière en béton qu'on met autour de soi quand on se retrouve à 30 ans avec une condamnation avec cette épée qui au

dessus de la tête et bien là j'ai vu des fissures dans cette forteresse en béton et je vous assure que que psychologiquement, ça a été plus violent. Ce moment-là a été plus violent que celui où j'ai appris que j'avais une sclérose en plaques.

Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que là, c'est celui qui a une arme braquée sur sa tête, donc il sait qu'il va y passer quoi. Et après quelques temps, quand il s'est résigné, ben non, non, c'est celui qui va mourir, qui va partir.

Eh bien non. Et ça, ça m'a littéralement bouleversé, bouleversé et là je me suis dit Je lâcherai plus le morceau c'était il ya trente ans et je suis là devant vous aujourd'hui Et là une autre histoire a commencé Là, déjà, j'étais d'un prosélytisme absolument fou.

Je voulais vraiment dire à tout le monde, au monde entier, je voulais l'imposer, je voulais les réveiller. Mais vous imaginez ce que j'ai repris dans la figure. Le crudivorisme n'existait même pas à l'époque.

Les Thierrys, ils étaient mais loin, loin, loin. On était dans une autre époque, dans une préhistoire de ce que nous connaissons aujourd'hui. Donc, ça a été assez compliqué, mais j'ai vécu, donc je suis remonté dans les Caraïbes.

J'étais redevenu, mais dans une forme bien plus belle, bien plus grande que ce que j'avais pu connaître avant, même avant d'être malade. Et il y a un truc amusant, c'est que quand je suis arrivé en Martinique, il y avait justement Burgère qui y était et qui faisait un stage, une conférence et un stage.

Et je me suis dit, génial, je vais aller écouter le maître. Maintenant, il va m'expliquer exactement comment je dois faire, comme c'est dans le livre que j'arrive pas à faire avec mon bateau.

Je suis donc le stage, etc. Je me mets à manger comme lui. Et puis, ben non, désolé, moi, c'était moins bien. L'impact que ça avait sur moi par rapport à ce que j'avais connu, c'était vraiment un cran en dessous.

Alors là, j'ai commencé à turbiner. Mais c'est incroyable, j'ai mis 2-3 ans avant de comprendre et de me dire que je tenais quelque chose. Et puis après c'est arrivé, je me disais toujours mais t'es bien con quand même, tu n'aurais pas pu le voir plus tôt. Et j'ai mis des années à tourner autour du pot.

Et bien sûr, je n'ai pas lâché le morceau. J'ai écrit mon premier bouquin, Quand je serai seul avec la mer, dont Thierry vous a parlé hier ou avant-hier, et qui va être republié, ainsi que la BD de Quand je serai seul avec la mer.

Mais par contre, comme ce bouquin, je savais qu'il risquait de toucher des gens et je n'avais aucune assise, je n'avais aucun titre, je n'avais aucune légitimité.

J'avais quand même des scrupules, des scrupules, mais importants. Et je me suis dit, ne fais pas l'idiot, réessaye de manger cuit. Je vous explique pourquoi je voulais faire ça, parce que dans cette pathologie, il y a un profil classique qui est tout à fait reconnu, identifié par les médecins.

et qui appellent ça une rémission spontanée, parce qu'il y a des gens qui ont la sclérose en plaques pendant un certain nombre d'années, et puis à un moment, ça s'arrête, il n'y a plus rien. Donc c'est tout à fait normal et accepté, et il n'y a rien d'extraordinaire là-dedans.

Donc ça ne servait à rien que j'aille voir un médecin et de dire, regardez, je mange cru, et puis ça va mieux. Non, monsieur, c'est une rémission spontanée, c'est tout à fait normal.

Donc moi, je me suis dit, je vais remanger cuit avant de publier ce bouquin, parce qu'après, des gens vont y aller, et moi, je vais réengager tout ça. Et il n'y a pas eu photo, j'ai mis entre 15 jours et 3 semaines avant de me retrouver à l'hôpital avec une paresthésie dans la jambe droite.

Donc là, j'ai dit bon coup, on y va, on publie le bouquin. Donc, mon premier bouquin est sorti. C'était en 94, pas tout jeune.

De retour en France, je me suis marié. J'ai rencontré mon épousant Martinique, qui était vétérinaire. J'ai été rattrapé par un grand groupe, le groupe Norse d'ailleurs.

J'ai mis ce soir une chemise North Sail. C'est une très grande voilerie hyper connue et qui date de ces années-là, donc pour vous dire la solidité de la marque. Bref, on ne va pas faire de prosélytisme, mais je me retrouve alors que j'ai vécu, parce qu'avant mon retour, j'ai oublié que j'ai racheté un deuxième catamaran plus grand et j'ai fait un deuxième voyage avec ce bateau qui s'appelait Imagine, où là, je suis allé en Afrique, au Brésil et je suis remonté, mais où là,

c'était plus un voyage de malade. Là, j'étais un prince de la vie. J'étais dans une forme extraordinaire. Et puis, je vivais... Je m'étais approprié ce cueilleur. Je savais pas encore que c'était le cueilleur.

Je m'étais approprié ce mode de vie. Et je mangeais mon poisson, je mangeais en monoaliment, avec une prise alimentaire 4, 5 fois par jour, dans les arbres, les fruits, sous les tropiques, le poisson séché sous la baume.

C'était un moment absolument extraordinaire de ma vie. Et puis, j'ai rencontré la femme qui est devenue mon épouse, avec qui j'ai eu deux enfants. Je suis rentré en France.

J'ai dirigé cette voilerie. Je me suis intéressé à tous les mouvements crudivores de l'époque parce que je ne voulais pas non plus être tout seul dans mon coin. Il y en a d'autres qui le faisaient quand je suis revenu.

Et j'ai voulu m'impliquer dans toute cette dimension. Donc, j'ai dirigé cette voilerie pendant deux ans. Et puis, là, j'ai sorti quand je suis allé avec la mère. Je me suis intéressé à toute cette mouvance, mais j'organisais aussi des stages d'initiation à ce mode alimentaire.

Mais au bout d'un certain temps, je me suis rendu compte que, n'ayant aucune légitimité, aucune connaissance scientifique reconnue, aucun titre, j'étais obligé de développer, vraiment de fournir des trésors de patience, de gentillesse, d'ingéniosité, je mettais une semaine pour élever la conscience alimentaire d'une personne, une semaine pour arriver à vaincre tout le paradigme culinaire, toute la lourdeur de ce paradigme culinaire.

Et je me suis rendu compte que je partais perdant. Quant à moi, je mets une semaine à élever la conscience alimentaire d'une personne. La société a un format de 100 000, voire bien plus.

Donc c'était inutile. Et à ce moment-là, j'ai décidé d'arrêter. J'ai décidé d'arrêter et j'ai décidé de reprendre des études pour aller aborder cette question de façon scientifique.

Donc, c'est une autre partie de ma vie. J'avais à ce moment là 45 ans, 40, 45 ans. Alors, reprendre des études quand on a 45 ans, qu'on a à peine une licence et qu'on ne connaît plus personne dans le milieu, ce n'est pas évident.

Alors, la stratégie que j'ai suivie, c'est que sur des groupes de paléontologie, je me suis mis à participer jusqu'à ce que je connaisse un petit peu les gens qui étaient dessus et que je découvre qu'il y avait un type qui était vraiment extraordinaire.

Je comprenais tout ce qu'il me disait. Il m'apportait des réponses vraiment balèzes. Il s'appelait, il s'appelle toujours Gilles Escarguel, qui sera un grand bonhomme pour moi, pour ce que j'ai fait par la suite.

Et à ce Gilles, on a échangé. Moi, je continue à turbiner. A cette époque-là, j'ai écrit un premier bouquin sur l'émergence de l'homme.

Je ne vais pas aller de ma mort. L'émergence de l'homme. J'avais aucune connaissance vraiment générale de ce domaine. Et je demande à Gilles s'il acceptait de jeter un coup d'oeil à ce travail.

Gilles me dit, ça ne m'enchante pas du tout ton histoire, parce que pour parler de l'émergence de l'homme, il faut maîtriser au moins 10 matières scientifiques. Et a priori, je ne pense pas que tu les maintiennes.

Mais ton discours, qu'on entretient depuis plusieurs mois, me semble intéressant, donc je vais te proposer quelque chose. Je vais corriger ton travail, et à l'issue de cette correction, je te dirai si on peut faire quelque chose.

Gilles se met au boulot, il lit mon manuscrit, et il le fait sérieusement, c'est-à-dire que partout où je me suis trompé, il me met les remarques, il me donne les publications scientifiques.

Là où j'ai raison, il me le met aussi. Là où j'ai raison, mais où je n'ai pas d'argument, il me donne les arguments. Il me fait un boulot de ouf et à l'issue, il me renvoie ça.

Je vois que j'ai de la matière et Gilles me propose à ce moment là. Écoute, moi, je suis, il était, il est toujours, il est docteur de sciences à l'UCL de Lyon, à l'université Claude Bernard.

Et il me dit, je suis responsable des étudiants atypiques. J'étais tout à fait dans le créneau et c'est moi qui, moi, je peux décider de te faire reprendre le cursus.

Je te propose la chose suivante, tu vas suivre trois modules. Il y a eu méthodologie scientifique, il y a eu, j'ai même oublié, j'ai oublié, j'ai oublié.

Je passe les trois modules, il y a un truc sur les primates et tout. Je m'en sors bien, je fais mes trucs et il me dit, Bon, maintenant, je te fais rentrer officiellement à l'école pratique des hautes études, qui est une branche vraiment de la fac officielle.

Et me voilà donc à l'école, à 45 ans, à devoir faire deux choses. Je dois suivre une dizaine de modules scientifiques. Avec un enseignement d'une semaine et exam le samedi à la fin de la semaine.

45 ans, on commence à être un peu rouillé. On n'a plus 20 ans, on n'a plus 30 ans. Donc j'ai eu des trucs vraiment qui ont été difficiles, qui restent en travers. Je vous assure que les statistiques, j'ai eu du mal, mais je l'ai passée.

Je m'en suis sorti brillamment avec un 10,5. Mais je l'ai passée. Et puis, à côté de ça, il y avait le mémoire. C'est-à-dire qu'à la fin de ce cursus, il fallait présenter un mémoire.

Et j'ai fait un 1er mémoire qui était beaucoup trop complexe, qui consistait à essayer de faire ressortir des corrélations, c'est-à-dire des liens entre deux jeux de données, c'est-à-dire qui concernent des primates.

J'ai pris une centaine de primates vivants actuellement. Pour chacun de ces primates, j'ai sélectionné une centaine de caractères biologiques. La voix, manger, ce qu'ils mangent, là où ils dorent, la température, le lieu, la longueur des jambes, plein de paramètres concernant à la fois d'un côté, son anatomie et de l'autre côté, son environnement. Et l'objectif, c'était de faire, de mettre à jour une corrélation entre un environnement et une physiologie pour

que ce soit fait, non pas à visée humaine, mais si je le démontre pour tous les primates, après, je balance l'homme. Et là, plus personne ne peut dire non, puisque je l'ai prouvé pour le reste.

Donc, c'était extrêmement ambitieux et j'ai travaillé deux ans là dessus. Une base de données qui devait traiter plus de 20.000 données. Donc, il a fallu faire construire une base de données pour le gérer à moi tout seul parce que je n'étais pas une équipe.

Moi, j'étais tout petit, j'étais rien. Et pendant deux ans, j'ai travaillé là dessus jusqu'au moment où il y a une chercheuse australienne qui m'a fait un retour parce que je travaillais avec beaucoup de scientifiques et qui m'a annoncé que c'était foutu, que ce n'était pas la peine, qu'il fallait que j'arrête, que ça ne servira à rien.

parce qu'il n'y avait aucun scientifique, il n'y avait aucun consensus sur ce que consomment les primates de façon générale, c'est à dire qu'on trouvait de tout. Il y a des chercheurs qui disaient ceci, qui disaient cela, etc. Et que mon truc était voué à l'échec.

Je vous souligne aussi que dans les modules qui m'ont été proposés au début, j'avais, il y en avait un, c'était le module physiologie alimentaire et moi, je l'avais soigneusement écarté. J'avais trop la trouille d'aller me confronter avec les vrais pros de l'alimentation pour aller révolutionner le domaine. Je ne connaissais rien.

Je l'avais laissé de côté. Et je me retrouve donc après deux ans de travail avec Gilles qui décide de partir parce que Gilles me disait non, va voir d'autres scientifiques, ne t'appuie pas que sur moi.

Et Gilles m'a dit, il m'a imposé. C'est-à-dire qu'après deux ans de travail, je me suis retrouvé au bord d'une falaise, mais je ne savais pas voler. Donc, il a fallu que je me jette à l'eau.

Je me jette à l'eau et j'ai décidé de passer ce dernier les modules physiologie alimentaire. Et là, ça a été le déclic. Je me suis inscrit. La prof de physiologie alimentaire qui s'appelle Michel Chabert appelle tous ses étudiants pour savoir où ils vont, ce qu'ils veulent en faire, comment ça se passe.

Et Michel me téléphone pour prendre contact comme ça. Sauf que quatre heures après, on était encore au téléphone. Et Michel Chabert, elle m'a accompagné pendant quatre 4 ans où on a construit le mémoire que j'ai mis en ligne sur mon site, mais en passant par des aventures absolument extraordinaires, parce que j'avais vraiment devant moi une armée de scientifiques bétonnés dans le culinaire, comme tout le monde.

Tous les scientifiques, ils sont nés, ils ont grandi dans le ventre d'une maman qui mangeait cuit. Donc le calage sensoriel qui doit se faire très, très, très tôt dans la vie, ils ne se faisaient pas.

Mais que ce soit le président de la République ou n'importe quel chercheur, ils sont tous... Et puis la société ensuite vient en rajouter. Vous connaissez bien le problème si vous avez commencé à rapprocher les questions alimentaires et de mettre du cru.

Quand vous voulez en parler autour de vous, le paradigme culinaire est vraiment, vraiment très, très puissant. Et quand, en plus, vous avez des scientifiques qui ont consacré et leur vie à défendre l'idée que c'est parce que l'homme a cuit ces aliments qu'il est devenu si génial.

Quand vous commencez à apporter des choses qui pourraient vraiment mettre, troubler cette merveilleuse histoire, ça devient violent en face, parce que ces gens-là, beaucoup ont un égo surdimensionné.

Ils ont consacré toute leur vie à démontrer quelque chose, Mais il s'avère en fait que l'erreur extraordinairement fondamentale, c'est que ces gens-là ont considéré que l'homme a commencé à être homme au moment où il a cuit. Sauf qu'avant de cuire, il faut avoir une intelligence conceptuelle, qu'avant de devenir un collecteur, il faut être capable de faire des outils pour pouvoir faire des panier, pour transporter, pour stocker, pour modifier la disponibilité alimentaire naturelle. Et ça,

et ça, notre ancêtre, celui qui est né... Mon travail, il a commencé, je l'ai commencé il y a 7 millions d'années, à l'époque où l'homme s'est séparé du chimpanzé. A cette époque-là, il y avait un ancêtre commun qui vivait en Afrique, et il y a eu une diversification.

Certains se sont spécialisés pour la forêt, c'est ce qu'ont donné les chintanzés, pan, gorille, etc., qui, eux, sont des vrais frugivores. Eux, ils se sont adaptés à cet environnement-là. Un frugivore, voilà.

On n'est pas des singes. Il y a eu, de l'autre côté, les australopithèques qui sont allés du côté de la savane, du côté des racines, des grosses dents, très coriaces. Et puis, il y en a un qui s'est spécialisé au carrefour de 3 environnements.

C'est-à-dire que celui-là, il s'est spécialisé à un endroit où il pouvait profiter des ressources de la forêt, à la lisière des forêts, donc il y a la forêt. La lisière des forêts, c'est d'autres ressources alimentaires.

Il y a un milieu aquatique qui a d'autres ressources alimentaires. Il y a la savane et la lisière de la savane. Donc, à cet endroit-là, c'est un paradis. Et notre ancêtre, Celui qui a fait que nous sommes devenus ce que nous sommes, il s'est forgé là dedans, il s'est spécialisé pour ça.

Et on comprend bien, c'est tout le travail, le travail de recherche que j'ai fait, dont je vais vous parler très, très rapidement. Le système sensoriel que cet organisme a développé s'est avéré d'une puissance extraordinaire.

Le but du jeu n'est pas comme on peut le penser. Vous connaissez les animaux macrosmatiques qui ont une puissance olfactive extraordinaire. Le loup, le chien, le loup, il est capable de sentir à plusieurs kilomètres à la ronde.

Si il est à bon vent, ce qu'on appelle un bon vent, c'est dire que si le vent vient dans la bonne direction, s'il y a une charonne qui est gelée, qui est sous la glace enterrée, lui, il est capable de la sentir à plusieurs kilomètres parce qu'il a un épithélium olfactif qui est géant, qui fait vraiment le nôtre multiplié par 10, 50. Vraiment un truc comme ça.

Et au niveau des neurones olfactifs, il en a énormément. Et donc, s'il y a une seule molécule qui s'échappe, lui, il va à la pécho. Il va à la pécho, mais lui, c'est une question de survie d'avoir ça. C'est un outil extraordinaire pour lui. Mais nous, le primate qui a choisi cet environnement privilégié, c'est pas du tout ça dont il a besoin.

Lui, au contraire, il déborde de ressources alimentaires. Il en a des dizaines, des centaines. Lui, ce dont il a besoin, c'est un outil pour discriminer dans toute cette profusion ce qu'il doit manger pour arriver à manger ce qu'il lui faut et éviter ce qu'il ne lui faut pas.

Et dans mon travail, je vais commencer maintenant. Là, je suis parti dans l'histoire du mémoire, oui. Je crois qu'Oriane, là, tu pourrais me lancer C'était le premier PowerPoint. Est-ce que quelqu'un a l'heure, s'il vous plaît ?

Midi ? Dans ce document, j'ai rassemblé la soutenance de mon mémoire et j'ai rajouté certaines diapos qui permettent de faire le lien avec notre environnement d'aujourd'hui. Donc, ça, c'est le titre du mémoire.

Que j'ai soutenu en décembre 2013. Masiorian. Je ne vais pas rentrer dans les détails. On n'aura pas le temps, j'ai plein de choses à vous raconter, mais on va survoler les choses. J'ai étudié très profondément le système olfactif, le système gustatif et le système digestif.

J'ai constaté qu'il y avait tout ce travail, il est dans le mémoire qui est en libre téléchargement sur mon site. La puissance de notre système olfactif est vraiment phénoménal, mais elle n'a pas de sens pour les scientifiques.

C'est à dire qu'ils comprennent bien, ils voient bien que la puissance est inimaginable. On ne comprend pas pourquoi. Pourquoi on a cette capacité alors qu'il n'y a aucun intérêt dans notre environnement et dans notre vie.

Mais ça, il fallait que je le remette en avant. J'ai fait ressurgir cette puissance. Tu peux passer pour l'agustation. Système gustatif, on a eu le truc. Alors bon, là, je fais un petit aparté parce qu'il y a un truc extraordinaire qui s'est passé il y a à peine quelques mois.

On a toujours été persuadé qu'on sentait et on goûtait. C'était deux choses différentes qui arrivaient au cerveau et qui se rassemblaient au cerveau. Alors qu'en fait, il y a quelques mois, il y a une publication qui vient de démontrer que nous avons aussi des neurones récepteurs dans la langue.

C'est-à-dire qu'on sent avec le nez. On croyait avant qu'on sentait avec le nez et on sentait avec la langue, mais non, on sent avec le nez, mais on goûte et on sent aussi avec la langue. Du coup, ça éclaire des choses concernant la séquence d'ingestion des aliments.

Quand on sent un aliment, il y a des molécules qui se dégagent. quand cette molécule, elle arrive, elle passe devant l'épithélium olfactif, le message est relayé jusque dans le bulbe olfactif et dans le bulbe olfactif, il va rejoindre une zone particulière du bulbe qui concerne une famille de molécules, c'est à dire que si vous avez besoin de quelque chose, vous pourrez l'identifier qu'il vienne de la carotte, de l'orange ou de la papaye.

et ça sera identifié au même endroit. Et comme en face de ça, vous avez dans votre organisme un système des besoins internes qui signale au cerveau quand il vous manque quelque chose en permanence, en permanence.

S'il vous manque telle ou telle molécule, le cerveau en est informé et par une voie qu'on appelle afférente, on envoie l'information au bulle bolfactif. Et si les deux se rendent compte, c'est à dire si la bonne molécule est repérée dans l'environnement, rencontre la demande attendue par le système des besoins internes.

Là, il se passe quelque chose et ce quelque chose, ça s'appelle le plaisir. C'est un bricolage de l'évolution. Je fais une petite parenthèse pour ce bricolage de l'évolution parce que le plaisir, l'évolution, elle n'a pas cherché à bricoler des tas de choses.

L'évolution a deux objectifs, la survie de l'individu et la survie de l'espèce. La survie de l'individu, c'est arriver à le faire se diriger exactement vers l'aliment dont il a besoin. Et la survie de l'espèce...

Alors, le système utilisé, c'est le plaisir. Au moment où le plaisir est au rendez-vous, il se passe quelque chose d'explosif dans le cerveau, parce que c'est la survie de l'individu. Il faut bien que l'évolution...

L'évolution fait quelque chose pour qu'on aille vers ce dont on a besoin et qu'on évite ce dont on n'a pas besoin ou ce qui nous fait du mal. Mais ça, ça, c'est pas réservé à la survie de l'individu.

Ca marche aussi avec la survie de l'espèce. C'est-à-dire que vous pouvez être attiré par une personne qui va pas vous coller, avec lesquelles ça va pas marcher. Vous allez voir des enfants, mais ça va être catastrophique.

Ca, c'est raté. Mais le plaisir est là pour vraiment valoriser ça. Quand il y a quelque chose qui matche, ça veut dire que c'est bon pour vous. C'est bon sur un plan alimentaire, ce qui est bon à l'odeur et au goût et bon pour votre physiologie.

Et même chose en ce qui concerne le côté reproductionnel. Et puis, l'amour, l'affect. Mais ce système là, il fonctionne. C'est un petit peu comme si vous aviez un. Je reprends souvent l'exemple du logiciel Word qui est né il y a vraiment un bail et qui, au départ, était un petit traitement de texte et qui, au fil des ans, est devenue une machine.

Mais Word, actuellement, c'est vraiment une bombe. Ca peut répondre à une multitude d'usages, mais à la seule et unique condition qu'on lui donne à croûter des fichiers de la forme étoile.docx.

Si on lui donne un fichier étoile tartampion, il va rien faire, le logiciel Word. Eh bien, cette extraordinaire machine qui est née de notre spécialisation à cet environnement extraordinaire, cumulant les ressources alimentaires de trois environnements, c'est parce qu'il y avait cet environnement, ce paradis de l'Éden, qu'on a dû, nous, l'évolution, mettre en place un système sensoriel capable de s'y retrouver.

Les chiens sont du côté des fruits, ils mangent des fruits. Ils n'ont pas besoin d'une machine. Le panda, n'en parlons pas, il mange un seul truc. Mais vous avez vu, vous imaginez le QI du panda.

On est un petit peu loin de ce qu'on peut voir déjà chez les j'aime penser, et puis chez l'homme. Et donc, on se retrouve avec une machine extraordinaire, mais les scientifiques ne savent pas à quoi ça peut servir.

Je me retrouve avec une voiture. Soit c'est une Rolls, soit c'est une Formule 1. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est une bombe, mais je ne sais pas pourquoi elle est faite.

Et à partir de ce moment-là, quand j'ai vu cette puissance-là... Tu peux avancer, Aurélien ? On a donc, on enchaîne là dessus, tu peux avancer, bon, après, il y a le capacité sensorielle de l'homme, olfactive, gustative, gastrointestinal, extraordinairement puissante, mais on ne sait pas à quoi ça sert.

Je fais l'hypothèse heuristique, une hypothèse heuristique, ce n'est pas comme une hypothèse classique qu'on va pouvoir démontrer ou pas. C'est une supposition. On va poser ça, on ne sait pas si on va pouvoir le prouver et je vais voir ce que ça donne.

Je pose ça et si tout s'agence parfaitement autour de ça, je retiens l'hypothèse heuristique. Si je vois que ça ne colle pas, je laisse tomber et je reprends l'ancienne version. J'ai posé l'hypothèse heuristique qu'il existait des environnements, que nous avons grandi, évolués dans un environnement qui a forcément permis de développer ces capacités sensorielles. C'est obligé, sinon on ne les aurait pas.

Ensuite, je suis allé chercher, donc j'ai identifié ce carrefour des ressources, savane, forêt aquatique. Tu peux enchaîner, Auriane. Ensuite, il a fallu... Là, j'introduis pour les scientifiques.

Il faut bien un moment que je leur dise qu'il y a du cru dans l'histoire. Et donc là, c'est une évidence. C'est à l'époque du dernier ancêtre commun, il y a 7 millions d'années, les aliments sont tous consommés cru.

Les premiers feux à usage culinaire remonte à 500 millions ou 1 million d'années. Les aliments ne se sont pas transformés artificiellement jusqu'aux premiers outils, il y a 2,5 millions d'années. Après, l'avantage de l'approche scientifique, c'est qu'on ne cherche pas à mettre en avant uniquement ce qui va dans votre sens.

Il faut absolument mettre en avant aussi ce qui va contre vous. Et puis après, il faut le discuter. Et après, quand vous avez fait ce travail, effectivement, vous avez fait les choses jusqu'au fond et on ne peut plus bien vous reprocher.

C'est une évidence. Donc, ça s'est posé et à ce moment-là de mon travail, je me suis mis à introduire l'idée de faire une distinction. C'est-à-dire, je suis allé rechercher toutes les publications scientifiques qui avaient un rapport avec la santé et le cru et, à côté de ça, tout le travail scientifique qui a été fait d'établissant les relations entre les transformations culinaires et la santé.

Et il s'est avéré que les bras m'en sont tombés. Des dizaines et des dizaines de publications démontrent, mais sans aucun doute, les avantages du cru sur la santé. Il n'y en a quasiment aucun qui démontre le contraire. Mais ils existent, donc je les ai repérés et donc je les ai ramenés à la surface.

Il y a des inconvénients indiscutables qui concernent essentiellement les végétaliens, Parce qu'il y a des problèmes de carence par rapport à certaines vitamines, etc. Donc ça, OK. Après, il y avait des inconvénients discutables que j'ai discuté, j'ai discuté avec eux.

Il y a des histoires sur les dents où certains ont démontré qu'il y avait une érosion accrue des dents chez les gens qui mangeaient cru, sauf que l'usure des dents est plus rapide, mais par contre, ils n'ont pas de caries.

Il y en a qui disent c'est trop acide, mais il y a des cavités, mais elles sont non cariées. Donc à chaque fois, ils ont besoin d'accrocher le truc qui va pouvoir démontrer que le cru, c'est pas bien.

Et quand on décortique, on s'aperçoit que l'interprétation est fondamentale. Donc il y a cette histoire... Sur la baisse de masse osseuse, c'est pareil. On trouve que les gens qui mangent cru, ils ont une masse osseuse qui est moins importante.

Sauf qu'essayer de faire voler un avion avec des ailes pleines, et vous allez voir la différence avec l'avion qui est en nid d'abeilles. C'est-à-dire qu'il a plein de vide à l'intérieur Et simplement, il a une structure.

L'aile, elle a deux faces. Et à l'intérieur, il y a des espèces de nids d'abeilles qui fait que c'est un matériau très léger et qui est autrement plus puissant que la masse osseuse. Mais les scientifiques, ils ont plongé sur le truc.

Baisse de masse osseuse, donc il faut absolument écarter le cru. Et le dernier point... Il y a des points qui m'ont scandalisé parce que j'ai été en conflit avec ces scientifiques. quand la question s'est posée, ils ont constaté qu'il y a une perte de poids quand on mange cru.

Je vous rappelle quand même que le 1er problème de l'OMS, c'est l'obésité dans le monde. Et la fin de ces publications, elles sont citées, le bouquin, vous pourrez aller les voir, c'est que, attention, le cru, c'est dangereux parce qu'on maigrit.

Et on cherche encore. On cherche encore comment on peut maigrir. Ensuite, il y a un autre point qui m'a beaucoup plu, c'est la stratégie de reproduction. Il y a deux stratégies dans le monde du vivant de reproduction.

Il y a la stratégie K, la stratégie R. Il y en a une qui est comme celle des poissons, où on se retrouve avec des millions, voire des milliards d'œufs qu'on lâche dans la mer.

Les poissons, c'est comme ça qu'ils font en espérant qu'il y en ait quelques uns qui survivent. Et puis, il y a à l'opposé la stratégie K, celle des primates, où on n'a que deux, trois ou quatre enfants, mais on leur consacre 20, 20, 20, 30 ans de notre vie.

Et tu peux passer à la suivante, s'il te plaît. Bon, je ne l'ai pas mis là dessus, mais je vous en parle parce que c'est trop génial. Dans une publication, il y a des personnes qui notaient que la ménopause était avancée par rapport au culinaire chez les femmes qui mangent une alimentation crue. Et donc, ils ont dit ça, c'est contre productif.

Nous, on veut être vraiment, on veut manger le monde. Donc, il faut qu'on se reproduise coûte que coûte. Donc, s'il y a une alimentation qui fait de nous des moins bons reproducteurs, il faut absolument écarter cette alimentation, sauf que le but du jeu, ce n'est pas d'avoir des enfants quand on a 60 ans et qu'on sait c'est qu'on ne pourra pas accompagner les enfants.

On ne pourra pas les accompagner pendant 20 ans, 30 ans. Donc, de dire il ne faut absolument pas manger cru parce que ça empêche d'avoir des enfants plus longtemps. Donc, si on veut être l'espèce gagnante à fond, il faut absolument manger cuit pour faire des enfants le plus longtemps possible.

C'est le premier truc. Le deuxième point qui m'a marré en lui, il est formidable, vous allez voir ça, ils ont constaté qu'il y avait une baisse de libido chez les gens qui mangent cru.

Ils ont constaté ça. Et ça, ça m'a démonté, je vous assure, ça m'a démonté. Un des fléaux de notre époque culinaire, c'est le statut de la femme dans le monde avec la libido exacerbée.

Oui, oui, allez-y applaudissez. C'est un scandale. Devant ce genre de situation, j'ai l'impression d'avoir des autistes devant moi. Ils ont tout. Ils voient les solutions.

Ils voient que c'est une horreur, cette libido totalement exacerbée qui a servi la femme depuis des siècles, des siècles et probablement des milliers d'années. Mais eux, ils s'en servent. Non, ça fait baisser la libido.

Donc, attention, il faut bannir. Ce n'est pas bon pour la reproduction de l'espèce et pour la survie de l'espèce. Donc, tout ça, je l'ai discuté. Et donc, on était dans les inconvénients, les avantages, les avantages, toujours dans le même esprit.

Les effets de la cuisson sur la santé, il y a des avantages dans l'histoire, ça nous a montré qu'on s'en est servi et ça nous a été très utile. Il ne faut pas le nier à certains moments de notre histoire.

Quand on était déjà dans le bazar, il était important de pouvoir attendrir des aliments trop durs pour pouvoir survivre et forcément on n'est plus chez nous parce qu'à partir du moment où l'homme a pu collecter, il a pu sortir de son environnement paradisiaque et donc il s'est retrouvé dans des situations très difficiles de survie où il était intéressant de pouvoir cuire pour survivre et profiter d'aliments qui n'étaient pas comestibles comme ça. Donc ça a été un avantage dans notre histoire.

Le fait qu'on pouvait créer de nouveaux goûts et de nouvelles saveurs avec la cuisson, la sécurité sanitaire forcément quand on fait cuire, on ne peut plus accéder aux caractéristiques des aliments, donc ils peuvent pourrir et on n'a pas les outils pour savoir ce qui est bon ou pas bon.

Quand vous avez un poisson qui est avarié, si vous approchez le nez ou un coquillat approchez du nez, s'il n'est pas bon, vous le savez tout de suite. Si, par contre, vous le faites cuire, vous êtes fichu.

Et on se retrouve avec des poissonniers qui disent il faut absolument congeler tous les poissons à moins 60 degrés pendant 4 heures pour éviter tel vert, tel vert. Et moi, j'en ai eu des poissons avec des verres, mais on ne peut pas approcher son nez dedans.

Maintenant, quand on fait des sushis qu'on cuit et puis qu'on est comme un aveugle. Oui, là, il vaut mieux avoir profité de cette sécurité. Donc, d'autres avantages, la lumière à volonté, source de chaleur dans les contrées froides, etc. Tu peux enchaîner.

Bon, là, je ne vais pas m'étendre, je ne vais pas m'étendre parce que c'est aberrant. quoi, mais tout ça, c'est dans mon mémoire, toutes les publications, tout ce travail est fait.

Les inconvénients, mais c'est, mais c'est phénoménal. Phénoménal. Tu peux passer les pages. Vas-y, tout ça, vous pouvez les retrouver. Tout ça, tout ça et on se retrouve avec à peu près 2 milliards de personnes malades ou décédées sur 7 milliards d'habitants.

On a un tiers de la population qui est en souffrance, mais permanente dans l'humanité à cause de cet l'alimentation. Vas-y, donc mon boulot, j'ai étudié ça, j'ai étudié l'étude des micropures ici, du coup, sachant que ça, c'était vraiment au top, ça, c'est au top aussi.

Et puis, surtout, ce n'est pas 45 %, 55 %, non, c'est 99 % qui disent que le cru, c'est bon et 99 % qui disent que le cuisse est mauvais. C'est comme si les scientifiques n'étaient pas là, ils ne l'avaient pas vu.

Moi, je n'ai rien fait, je suis allé voir sur ce qu'il y avait. Et du coup, ça m'impose d'étudier les deux visions des choses. D'un côté, la situation sanitaire mondiale actuelle dégradée avec des prévisions alarmistes, et de l'autre côté, je vais étudier ce que j'ai fait dans le mémoire, donc étudier les micro-populations pratiquant le crudivorisme sensoriel.

Alors, c'est là que je vais pouvoir introduire des choses concernant l'alimentation sensorielle. Tu peux donc là, on va avancer un petit peu plus vite. Donc, j'ai identifié effectivement trois comportements alimentaires depuis 7 millions d'années. Ce travail n'a jamais été fait. J'ai ouvert une porte sur quelque chose d'inconnu.

Personne n'est allé s'intéresser aux comportements alimentaires de l'homme depuis qu'il s'est séparé du chimpanzé. Donc, on va enchaîner parce que sinon, ça serait trop long. Je voulais souligner.

Là, il faut s'arrêter un petit peu. Donc, il y a le cueilleur. Lui, il n'avait pas d'outils. Il n'avait pas son intelligence pour fabriquer des outils. Donc, il était obligé de rester dans cet environnement, dans cet Eden, dans ce carrefour de ressources alimentaires, parce qu'il était obligé de manger toutes les deux heures.

Il mangeait quelque chose et puis ensuite, il allait se balader, il cherchait autre chose et puis il mangeait autre chose. Ce qui veut dire que pendant des millions d'années, la digestion était un processus autour duquel nous avons construit toute notre physiologie qui était d'une simplicité extraordinaire.

C'est un seul aliment et donc la réponse salivaire par rapport à un seul aliment, elle est claire, elle est nette. La réponse au niveau stomacal, elle est claire, elle est nette.

C'est un seul aliment, c'est une carotte. Et puis ensuite, au niveau digestif, c'est comme ça. A partir du moment où l'homme a acquis son intelligence pendant cette période de son histoire, et pas au moment où il a fait cuire, il a fabriqué des outils, il a pu collecter.

Et du coup, il y avait une bande qui allait traîner du côté du manguier où il savait que les mangues allaient être mûrs, qui revient au camp avec ses mangues, il y a l'autre qui revient avec ceci, lui avec des amandes, lui avec du miel, et puis on se retrouve tous ensemble.

Et il est probable, d'ailleurs, qu'à cette époque-là, Ça a été un facteur important, mais bon, ça, c'est une partie des travaux que j'aimerais réaliser ultérieurement.

C'est que c'est probablement le début de la socialisation de notre lignée, parce qu'à partir du moment où un aliment n'a pas de valeur absolue, c'est-à-dire qu'une mangue, vous la mangez, prenons l'ananas, c'est plus simple.

Vous mangez un ananas cru, bien sûr, et puis, à un moment donné, il va vous brûler la bouche. Vous ne pouvez plus le manger. C'est un arrêt sensoriel qui est très nette et quand vous avez un haricot sans surviel, vous arrêtez de le manger.

Mais si vous en avez ramené, vous en avez plein. Qu'est ce que vous faites? Quelle valeur ça a pour vous? Ça n'a aucune valeur. Je ne peux plus en manger.

C'est immangeable. Par contre, si je suis collecteur et que mon voisin, lui, il a ceci ou cela, bien sûr, je vais privilégier la petite qui me plaît bien ou le mâle qui me fait kiffer. et je vais lui dire ce qui se passe, préférentiellement, je vais l'orienter vers ça et en échange, j'aurai quelque chose.

Mais la grosse nuance, c'est que quand un aliment a une valeur absolue, on le thésaurise. Une tablette de chocolat, quand vous n'en avez plus, soit vous pouvez la vendre, soit vous pouvez la garder, etc. Mais quand ça n'a pas de valeur absolue, c'est beaucoup plus facile et donc ça crée des liens et une société commence comme ça. Je dis que ça, c'est quelque chose d'important dans notre histoire.

Le deuxième point qui est important, c'est que pendant ces millions d'années, les seules réalités auxquelles nos ancêtres étaient confrontés, je parle du cueilleur, c'était la disponibilité.

C'est-à-dire qu'il y a des aliments dans la nature, on oublie le supermarché, le primeur, etc. Dans la nature, il y a des aliments qui sont disponibles de toute l'année.

Déjà, je vous mets une petite parenthèse. Il faut absolument vous mettre dans l'esprit l'Afrique, climat tropical et carrefour de cet environnement, c'est-à-dire avec beaucoup de ressources. On n'est pas du tout en mode de survie.

On est vraiment chez nous, notre biotome naturel, pour lequel on a développé un système vraiment sensoriel extraordinaire. Donc, il y a des aliments que j'ai appelés permanents. Au début, j'avais appelé proximité, mais c'est permanent parce que ça fait référence au temps comme le saisonnier ou aléatoire, alors que proximité, c'est autre chose.

Donc, il y a les aliments qui sont là toute l'année. Pour nous, on peut considérer que c'est les légumes. Ensuite, il y a une deuxième catégorie. Ce sont les saisonniers. Ce sont ceux qui sont là pendant deux mois dans l'année.

Et puis, la dernière catégorie, ce sont les aléatoires, ceux qui sont là exceptionnellement. Alors, on pense à Charogne parce que l'homme a toujours consommé de la viande et, dans la plus grande partie de son histoire, sous forme de charognes.

Mais c'était donc rare. Il y a aussi un truc qu'il faut souligner et qu'il est difficile de prendre en compte, c'est l'extraordinaire biodiversité de cette époque. Pour vous faire une idée, vous discutez avec quelqu'un qui a connu les années, la vie, la biodiversité dans les cours d'eau il y a 50 ans.

Ils vous diront dans le lac, quand j'étais petit, il y avait du poisson et tout. Alors, imaginez il y a 7 millions d'années, 2 millions, etc. Dans cette période là, il y avait vraiment de la biodiversité mais phénoménale. Et dans cette biodiversité, on avait donc cette distinction.

Alors, comprenez bien, il y a des aliments qui sont là toute l'année. Forcément, le calage sensoriel de mon système sensoriel va être différent du calage sensoriel qui concerne ceux qui sont saisonniers ou bien aléatoires.

Qu'est ce qui se passe? Il se passe simplement la chose suivante, c'est que si j'ai quelque chose que j'ai tout le temps à portée de main. Si j'ai des appels sensoriels très fort pour ça, je vais me régaler avec ça et je vais plus avoir envie d'aller chercher autre chose. Si j'ai donc sur ces aliments là, j'ai pas besoin d'avoir d'appels sensoriels forts puisqu'ils sont tout le temps là. Mais par contre, il me faut absolument des arrêts sensoriels forts pour justement que j'arrête.

Ils sont tout le temps là, il faut qu'on m'arrête. S'ils sont toujours bons, je n'irai jamais manger le reste et je ne serai jamais un homme. Je resterai un frugivore ou alors un légumivore.

Et donc, l'évolution a fait autre chose. Elle a fait des appels sensoriels faibles pour les aliments omniprésents et des arrêts sensoriels forts. Et aujourd'hui, on le retrouve avec la difficulté que nous avons tous à faire manger des légumes aux enfants dans le référentiel culinaire. On a du mal.

Et on verra après que c'est la même chose de l'autre côté. Pour les fruits, les saisonniers, ils sont là deux mois par an. Donc, j'ai deux mois.

Chaque fruit a des micronutriments particuliers qui lui sont propres et qui sont très importants pour nous. C'est notre histoire, c'est notre vie. J'ai deux mois pour faire le plein de ces micronutriments pour toute l'année.

Donc, il faut que j'ai des appels forts, des appels sensoriels forts. Et donc, on a un appel, on a tous ça, appel sensoriel fort vers les fruits. Mais au bout de 2 mois, il n'y en a plus.

Donc, c'est absolument pas nécessaire de faire des arrêts sensoriels forts. J'en ai pas besoin puisque l'environnement arrête de les donner. Et du coup, vous commencez à comprendre la supercherie.

Quand vous avez des fruits qui arrivent du monde entier et que vous avez toute l'année. Oh, je vais faire confiance en mon instinct. La figue, c'est bon, la banane, c'est bon. Je vais manger des fruits toute l'année et je vais manger.

Tiens, les avocats, j'en mange un avocat tous les soirs ou deux avocats tous les soirs, toute l'année. Sauf que, bien sûr, vous n'avez pas d'arrêt sensoriel puisque normalement, c'est l'environnement qui vous coupe les choses.

Donc, ça va être à nous, par l'intellect, de recréer les conditions dynamiques de cette page alimentaire pour intégrer ces données. Et dans la troisième catégorie, avec les aléatoires.

Alors là, c'est là, c'est la folie. C'est un appel sensoriel très, très fort et aucun arrêt sensoriel. Alors, on pense au sucre, au miel, aux dates, aux figues séchées, tout ce vers quoi on va aller quand on est triste l'hiver et tout seul.

On va se manger des figues séchées, etc. Et en se disant Ben oui, c'est bon. puis c'est mon instinct, non, c'est raté, puisque il faut prendre en compte que notre système sensoriel s'est calé sur la disponibilité naturelle des aliments.

Et si on ne le comprend pas, on se trompe la plupart du temps. Ensuite, la curiosité sensorielle. La curiosité sensorielle, c'est le facteur qui va vous faire aller vers la curiosité sensorielle et les faibles vers les légumes.

Elle est importante pour les saisonniers et elle est très importante pour les aléatoires et le rassasiement sensoriel spécifique. C'est un terme qu'utilise la physiologie alimentaire, c'est à dire que pour un aliment donné à un moment donné, quand on le consomme pour cet aliment, il y a un stop qui est déclenché par l'organisme qui vous dit j'en veux plus.

Mais je ne veux plus de ça, ça ne veut pas dire que je n'ai pas envie d'autre chose, mais de ça, je n'en veux plus. Alors, ces paramètres, donc, je vous ai parlé de la proximité, de l'accessibilité, la disponibilité, donc la curiosité sensorielle, le monoaliment. Ça, on observe qu'au niveau, pourquoi j'ai quatre trucs là?

Oui, non, c'est différent. Oui, dans mes paramètres, voilà les quatre paramètres. Là, il était le plus important à mettre en avant parce qu'il Il faut absolument que j'ai une cohérence entre ces trois comportements alimentaires. Sinon, si je n'ai pas une cohérence, ça veut dire que ce que j'ai introduit, la séparation entre cueilleur, collecteur et culinaire, n'a pas de sens.

Or, cette cohérence, je l'ai mise en avant et je l'ai démontrée. Et on le trouve dans ce tableau. Il y a vraiment une accessibilité importante pour les proximités, qui est médium pour les saisonniers et qui est difficile pour les aléatoires.

La curiosité, c'est inversement présenté et le Grâce à ces immenses sensorialités spécifiques, c'est pareil. On passe à la suivante. Bon, on passe à la suivante. Il fallait que je puisse faire le lien entre le cueilleur, le collecteur et le culinaire.

Vas-y, la suivante. Et on arrive avec ça. En accessibilité, le cueilleur, on se retrouve avec Proximia, avec Permanent, Saisonnier, Aléatoire. Le collecteur, le collecteur, lui, il stocke, donc lui, il modifie déjà la disponibilité.

Le collecteur, il peut quand on mange des amandes, par exemple, je mange des amandes, je me régale et puis à un moment, j'arrive de moins en moins à les avaler. Alors, il y a plusieurs possibilités. Soit on boit un coup, on fait passer.

Mais si on a du mal à avaler, c'est que les enzymes, ces alliguers ne sont pas suffisantes et c'est donc ce que votre organisme vous dit quelque chose. Et si vous buvez un coup et vous recommencez, vous vous trompez vous même.

Et le collecteur, lui, a trouvé une astuce encore plus agréable, c'est qu'il va manger du miel avec les amandes. Il va fluidifier. Il va se tromper doublement parce qu'il va dépasser sa consommation d'amandes et il va manger du miel qui est un aléatoire en quantité démesurée par rapport à ses besoins.

Le collecteur, la cuisine découle de ça. La palatabilité ponctuelle, quand vous faites de la cuisine, que vous faites des gâteaux magiques comme Marie-Sophie elle, des trucs vraiment formidables, ça fait vraiment recours à ce mécanisme là.

C'est à dire qu'il y a effectivement une possibilité. Maintenant, attention, je vous en parlerai. Il va falloir que j'accélère, parce que c'est tellement de choses à vous dire. Ouais, je vais accélérer, pas l'attabilité ponctuelle.

Empilage, le collecteur, au lieu d'avoir un seul aliment par prise alimentaire, il en met 2, 3 ou 4. Donc, imaginez, on passe des millions d'années dans une limpidité digestive avec un seul aliment.

Mais parce que je l'ai bien choisi, je l'ai choisi avec mon système sensoriel, je me régale. Mais si je ne le choisis pas avec mon système sensoriel, que je mange ce que j'ai parce qu'il faut le finir et ça va se perdre, je ne vais jamais me combler.

Je ne vais jamais être heureux. Je ne vais pas avoir cette sérénité sensorielle qui découle de ça. Mais si j'en mets deux ou trois, c'est la cata. ça, vous pouvez très bien manger quelque chose, mais vous vous trompez.

Donc, vous n'avez pas le plaisir. Donc, vous êtes frustré. Donc, vous en prenez un autre. Et comme vous ne le faites pas de la bonne façon, vous êtes frustré et vous vous retrouvez avec le ventre comme ça, toujours frustré. Et vous vous dites maintenant, le cul, ce n'est pas pour moi.

Et on commence à faire du mélange. Donc, l'approche sensorielle, au départ, est absolument fondamentale. Donc, dans le collecteur, il y a de l'empilage, ce que j'appelle d'empilage, c'est à dire qu'on met dans l'estomac qu'on mange une salade composée ou bien qu'on mange des tomates, puis juste après de la salade, puis juste du concombre dans l'estomac, c'est pareil. Ensuite, le culinaire, c'est dramatique.

L'accessibilité permanente, vous arrivez à 8 heures n'importe où, tout s'ouvre. Vous avez des aléatoires, des saisonniers, des permanents. La palatabilité est présente. Des ingénieurs y travaillent.

Le sucre, les graisses, etc. Tout ça est utilisé dans l'agroalimentaire. Le surempilage est phénoménal et la transformation, là, maintenant, on est en train de s'inquiéter de l'ultra transformé avec des résultats en laboratoire sur des rats qui sont catastrophiques.

On rend des rats obèses, mais à vitesse grand V avec le régime, avec le régime fast food directement. Alors, pour caler un peu les choses avant d'aller un peu plus loin au niveau du temps, je sais que ce n'est pas facile.

L'histoire des millions d'années, ce n'est pas facile. C'est-à-dire 20 ans, on connaît une vie, vos parents, vos grands-parents. 100 ans, on voit 500 ans, mais on a l'histoire qui nous le rappelle.

On voit que ça fait tant de vies. Après, on passe à 1 000 ans, on a des repères religieux, etc. Mais dès qu'on passe à 500 000 ans, 2,5 millions d'années, on se perd.

A notre mesure, c'est vachement difficile de se rendre compte. Mais ce dont on peut se rendre compte, c'est de la relativité entre les durées. C'est-à-dire que nous avons un cueilleur originel qui consomme un monoaliment, qui a une plage alimentaire très étendue, qui n'a aucune transformation, c'est-à-dire qui consomme les aliments natifs.

J'ai emprunté ce terme à l'allergologie, qui avait besoin, pour ces tests, de qualifier une ressource alimentaire telle qu'elle est, telle qu'on peut la trouver dans la nature sans aucune transformation.

Donc, le cueilleur consomme des aliments natifs, Aucune transformation, même pas mécanique, même pas râpée, même pas écrasée, etc. Il y a 2,5 millions d'années, on peut l'affirmer puisque on ne peut transformer les aliments qu'à partir du moment où on a des outils et avant, il n'y avait pas d'outils.

Les outils remontant à 2,5 millions d'années, l'homme étant curieux, c'est évident qu'il a commencé à collecter à ce moment là, quand il a pu faire des paniers, c'est à dire qu'il arrive au pied de l'arbre, il mange comme un cueilleur, mais au lieu de s'en aller quand il a fini de manger, eh bien, il est venu avec des paniers et puis ramène dans ses paniers pour aller partager avec les copains et les copines.

Et donc, on démarre une autre histoire de l'homme avec l'empilage alimentaire. C'est un premier palier. Et puis, il y a 500 000 ans, 1 million d'années, on a les premiers feux à usage culinaire et il y a 50 ans, production agroalimentaire de masse.

Regardez, regardez, regardez, regardez. C'est là. Et dans votre génome, vous avez tous gardé ça. Vous l'avez, nous l'avons. Et moi, mon job, c'est de vous le montrer.

Et pour ce faire, je vous en parlerai un petit peu plus loin, il est impératif de changer de référentiel, c'est-à-dire d'avoir des individus devant moi avec un bandeau sur les yeux et de faire passer des dizaines d'aliments, mais pas au hasard.

Si je mets deux aliments, si je dis j'ai mon instinct, je vais lui faire confiance. Je prends de la tomate ou de la carotte et je prends un ananas, une figue séchée, etc. Et je vais vous faire sentir.

C'est évident, c'est évident, le saisonnier va gagner. Vous n'allez jamais manger des légumes si vous le comparez avec une autre catégorie alimentaire. Vous êtes perdu, vous êtes perdu.

Alors, il y a certaines personnes qui peuvent du coup basculer vers le frugivorisme en se disant oui, mais c'est ça qui est bon. Eh oui, ça qui est bon. Mais en face, il y a une nature qui est bonne.

Il n'y a pas une nature qui a été distorsionnée. Donc, il faut vraiment penser à ça. Parce que nous sommes des omnivores. Si nous n'étions pas omnivores, nous serions des chimpanzés. Et sinon, des Australopithèques, Robustus, etc. Nous sommes des omnivores, mais pour choisir nos aliments, Il faut absolument qu'on comprenne que nous avons un certain nombre de plages alimentaires différentes et qu'on ne peut pas les mettre en compétition.

Si vous amusez à les mettre en compétition, vous êtes perdant. Et quand vous consommez, vous devez consommer quelque chose. Si vous le sentez et que vous comparez avec d'autres, il faut absolument le comparer avec ceux de la même catégorie.

Sinon, tout est faussé. Les gens qui font, par exemple, des jus en mettant quelque chose qui est bon pour la santé, du curcuma, etc. Mais comme pour lui, ce n'est pas bon, on va rajouter du jus de pomme et on va presser quelque chose.

Effectivement, on va maquiller, on va camoufler et on va pouvoir consommer un jus qui comprend quelque chose qui est mauvais pour vous, que vous n'auriez pas à manger. J'ai fait l'expérience, je suis un peu sorti de l'histoire pendant une dizaine d'années, pendant que j'ai fait ce travail, parce que je voulais être totalement indépendant pour pouvoir m'imprégner de l'approche scientifique. Donc, ça a été très, très étonnant quand je suis ressorti de

la scène de l'aube d'une dizaine d'années, de voir ce qui s'était passé. Et pendant ce temps-là, Thierry avait fait un boulot énorme. J'ai vu qu'aux dernières rencontres, en 2016, j'ai été, je vous assure, j'ai été ébahi.

et j'ai dit Styrie, mais waouh, waouh, waouh, waouh, est-ce que tu as fait ce que tu as fait? Moi, j'étais dans le trou là, en train de gratter au fond.

Et donc, je me suis retrouvé confronté avec des nouveautés. Moi, je n'ai jamais fait de jus, etc. Et je me suis amusé à faire ce genre de choses, c'est à dire de faire des jus mélangés en suivant des recettes venant de l'extérieur.

Et je me suis dit, mais si je consomme chaque aliment avant, si je le teste, je le sens. il est bon, ça veut dire que je sais que mon organisme en a besoin.

OK, j'ai envie de faire des jus, je fais ça. Je sens celui-là, il n'est pas bon, je le mets de côté. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le jus, il a une fonction.

Toutes les façons de manger cru ont une fonction des avantages et des inconvénients. Il n'y en a aucune qui est la vérité. Et je vais même plus loin, même le cueilleur, qui pour moi est une vérité fondamentale, je l'ai démontré, mais je rajoute oui, c'est une vérité, mais ce n'est pas un idéal.

Pourquoi ? Parce que le cueilleur, il ne peut absolument pas répondre à tout ce qui nous entoure, au contexte, à la vie que nous menons ici. Ce n'est pas possible. Donc, j'affirme qu'il est impossible de manger cru en adoptant un seul et unique mode alimentaire. J'aurais pu, à la fin de mon travail sur le cueilleur, je le sais, je l'ai vécu, je sais la puissance que ça a.

C'est une potion magique, le cueilleur. Mais si je m'étais amusé à vendre le cueilleur et balayer du pied tout le monde, c'était totalement débile. Du coup, je me suis mis à penser autrement, à penser qu'il y a effectivement différentes façons de manger cru.

Les jus sont extraordinaires parce qu'ils contiennent une dose de micronutriments phénoménal. Et quand on s'adresse à des gens qui sont en train de sortir du culinaire, ils sont en carence profonde. Donc, le jus, c'est vraiment une panacée à ce moment là de l'évolution de la personne.

Mais les personnes qui, au bout de six mois, continuent à consommer des jus, forcément, ils manquent quelque chose parce qu'on a comblé des micronutriments, mais on n'a pas apporté ce qu'il fallait autour.

On garde l'ancienne alimentation. Donc, ça fait un trou. Donc, ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il y a plusieurs façons de manger cru. Il y en a qu'il faut bannir, mais il y en a qu'il faut utiliser.

Et pour utiliser, il faut comprendre, il faut connaître. Il faut savoir qu'il y a différents paliers, différents outils qui peuvent permettre et accompagner la transition alimentaire parce que c'est vraiment une transition.

On parle beaucoup de la transition écologique, mais la transition alimentaire, même pas, même pas. Le mot est prononcé dans les médias. Ça n'existe même pas. Et pourtant, c'est un challenge.

C'est un challenge parce qu'entre une alimentation culinaire et une alimentation crudivore, si on, si on s'intéresse à la question à l'extrême, c'est à dire on compare le cueilleur et le culinaire. Le fossé est énorme.

Si d'entrée, je prends des personnes et je leur dis voilà, vous êtes direct passé au cueilleur. Il est double problème. Il est physiologique et il est psychologique. Et si on veut franchir un océan sans faire des étapes, eh bien, vous allez voir une réussite de 0,01 % à la fin.

C'est pour ça que j'ai mis en place un plan que j'ai appelé avec un peu d'humour, mais pas que de l'humour, Parce que vous vous rappelez que le plaisir est associé à la survie de l'individu et de l'espèce, donc à la sexualité.

Et ce plan, je l'ai appelé le plan cru. Et dans ce plan cru, on va s'occuper, pour le moment, de l'individu. Et au lieu d'amener des gens à passer directement du culinaire au cueilleur, j'ai sélectionné un certain nombre de paliers qui qui permettent d'avancer en douceur à la fois pour l'esprit, parce que c'est dérangeant, quand on a passé des dizaines d'années avec des idées qu'on nous a enfoncées, que toute la société,

que toute la culture vous a vraiment imposées les choses. Déjà, pour vous, c'est violent, mais après, quand vous en parlez aux autres, vous le savez pour beaucoup, quand vous parlez de votre évolution vers quelque chose de plus naturel, une alimentation naturopathie, etc. Vous voyez bien la résistance.

Mais ce qui est important de savoir au niveau de l'individu, c'est qu'en franchissant des paliers, on limite les choses. Le premier, le premier palier, c'est évidemment d'arrêter le gluten et les produits laitiers.

Deuxième palier, c'est d'introduire les jus de thierry. Ça, c'est merveilleux. La force que ça donne, le boost quand on a été privé pendant très longtemps. Ensuite, on introduit aussi l'hypotoxique, qui est vachement bien.

Mais ensuite, il y a la cruisine de Marie-Sophie L. Après, il y a effectivement le collecteur et puis le cueilleur. Mais ces différents approches, pour moi, sont absolument complémentaires. Elles vont toutes dans le même sens.

S'il y en a un qui dit, je détiens la vérité, je dis, tu te trompes. Moi, je détiens pas la vérité avec mon cueilleur. C'est une carte dans un jeu qui en a d'autres et j'ai besoin des autres.

Pourquoi j'ai besoin des autres ? Parce que nous vivons dans ce monde. La belle verte n'est pas encore là. Je vis dans ce monde et je veux garder un lien avec ce monde. Je veux pouvoir utiliser les canaux habituels.

J'ai quelqu'un qui me plaît, qui m'attire. Avant de lui expliquer que je suis un sauvage, etc., je veux pouvoir aller partager une salade à un bistrot, boire un coup avec un tel etc mais si je ne sais pas et bien je vais le faire et je vais me faire du mal si je ne sais pas comment y répondre maintenant si j'ai compris que on va avancer un petit peu oui oui oui non mais il est à la fin il était après ça c'est le c'est le Powerpoint complet que j'ai mis là.

Non, là t'es à la fin, non c'est pas là, t'as raison. Donc, si vous voulez, on est confronté à un environnement qui est totalement inadapté à notre alimentation originelle. Soit on décide de choisir un mode alimentaire et on dit c'est la vérité, je m'accroche et là, c'est perdu. Soit on comprend qu'il y a plusieurs façons de manger cru, qu'elles vont toutes dans le même sens, qu'elles ont toutes des avantages et des

inconvénients que je ne vais pas pouvoir vous développer. Vous avez vu qu'il y a tout un descriptif de tout ça. Mais ce qui est important, c'est de comprendre qu'il n'y a pas de vérité, si ce n'est une seule, c'est l'approche sensorielle.

Quoi que vous fassiez, si vous sentez et vous goûtez d'abord, après, vous pouvez sortir de la norme. Ne faites plus jamais de jus, évitez la complexité. Vous savez que la vérité, elle est dans la simplicité.

Pendant des millions d'années, on a mangé un seul truc, mais ce seul truc, il ne peut être bon que s'il répond à un besoin. Donc, si je suis capable d'évaluer que j'en ai besoin ou pas.

Et du coup, l'intérêt des stages d'initialisation sensorielle que j'enseigne et je dis bien initialisation, je ne dis pas initiation parce que l'initialisation commence dans le ventre de la maman.

Je vous en reparlerai un peu après. Est ce que quelqu'un peut me dire l'heure là? Il est il me reste. D'accord, donc l'initialisation sensorielle. je reviendrai après, permet effectivement avec...

Déjà, c'est forcément un nombre restreint de personnes. Je ne peux pas faire ça avec des centaines de personnes, des dizaines de personnes. Dix, c'est un grand maximum.

J'ai dix personnes devant moi, elles ont un bandeau sur les yeux. J'ai cinq plages alimentaires bien précises qui ont des caractéristiques de disponibilité alimentaire très clairement identifiées et donc une réponse sensorielle qui est tout à fait est adapté à ça et chaque plage alimentaire, je vais la faire défiler sous le nez de chaque personne, les yeux bandés et la personne va devoir mettre une note.

Moi, je vais remplir ma carte et je mets la note soit plus dix, soit moins dix. Et ça me permet du coup d'établir une carte d'idée d'identité sensorielle de chaque individu. À l'issue de ces cinq plages alimentaires, la personne sait c'est que dans l'état physiologique qui est le sien là maintenant, elle a besoin de ça dans cette plage alimentaire.

Elle n'a surtout pas besoin de ça dans telle autre plage alimentaire. Elle a besoin de ça et elle n'a jamais essayé de comparer les deux parce que c'est très bien que ça ne va pas marcher. Et ça se présente non pas comme une carte d'identité, en fait, mais comme une carte vitale, c'est-à-dire qu'il faudra la remettre à jour.

Elle n'est pas figée. Quand la personne arrive et qu'on établit ça avec les 5 à la plage alimentaire, la personne part avec un point de départ. Après, ça, il va falloir évoluer, faire évoluer. Et il y a autre chose qui est très importante, c'est que quand la personne, elle est là, assise, il y a 4 personnes à côté d'elle, à gauche, à droite, et donc, on sait pas du tout quelle plage alimentaire on va sentir, on connaît pas l'aliment.

Et elle écoute, la personne, les yeux fermés. Elle entend le premier qui fait... que ça sent bon, etc. Et puis juste après, elle entend... Ah, mais c'est dégueulasse.

Et puis, elle se recule, etc. Et puis, quand ça arrive à elle, moi, ça sent rien. Et puis, elle écoute celle d'après. Moi, ça sent rien non plus.

Et puis, celle d'après, c'est bon. Là, la personne. Moi, j'ai rien besoin de dire. C'est pas moi qui dis c'est bon, c'est pas bon pour vous.

Je remets en route l'appareil qui est en vous et qui permet votre sage intérieur qui le sait, il le sait et il le sait en permanence. C'est à dire que le lendemain, la personne qui est qui a craqué sur la banane aujourd'hui et bien le lendemain, la banane n'est sans plus rien.

Zut, alors moi, j'ai envie de manger de la banane. La banane n'est sans plus rien. Et là, la personne comprend que c'est un état interrogatif permanent de nourrir son organisme. Et effectivement, si vous ne vous posez pas la question, chaque jour de la vie est différent.

Il est différent dans votre psychisme, il est différent dans votre physique, mais chaque jour, vous avez un outil qui vous permet, c'est cet état interrogatif qui vous permet de déterminer exactement ce qu'il vous faut pour votre organisme à ce moment là de votre histoire.

Et ça, quand vous le faites avec une dizaine de plages alimentaires, alors effectivement, les salvières me disent à la sortie en sortant Mais attendez, moi, je ne vais jamais pouvoir avoir cette plage alimentaire chez moi, mais ça, je vous donnerai plusieurs réponses quand on passera les images.

Là, il va falloir que je concentre. Donc, ces documents, vous pouvez accéder. Je ne vais pas vous les développer. Ils sont sur mon site. Tu peux avancer ?

Ce qu'il faut retenir. J'ai deux, trois trucs. Ce travail m'a permis de mettre en avant des évidences. Manger cru, ce n'est pas uniquement manger cru. cru. Manger cru, c'est aussi ne pas manger cuit.

Alors, on croit que manger cru, manger cru, ça fait du bien. Mais ce n'est pas que manger cru qui fait du bien. Il suffit de ne pas manger cuit. Et on détourne un petit peu les choses et on parle un petit peu du jeûne.

Pour tout le monde, l'ensemble de la Terre, jeûner, c'est arrêter de manger pendant une durée plus ou moins longue, en buvant ou sans boire. En fait, ça veut dire beaucoup plus que ça.

ça, ça veut dire arrêter de manger cuit. Et il suffit d'arrêter de manger cuit pour que même dans les hôpitaux, on constate des améliorations de santé phénoménales, un boost du système immunitaire. Quand on arrête de s'empoisonner, manger cuit, c'est s'empoisonner.

Quand on arrête de s'empoisonner, l'organisme y renaît, y remonte. Ça, c'est vraiment important de comprendre cette ambivalence entre le cru et le cuit. manger cru, c'est aussi ne pas manger cuit et une grande partie des bienfaits, c'est de ne pas manger cuit.

Et si en plus, on rajoute du manger cru avec une approche sensorielle, l'approche sensorielle, c'est un truc magique parce que vous en servez pour tout, quelle que soit votre façon de manger cru. C'est à dire que vous allez pouvoir utiliser différentes façons de manger cru dans votre vie en fonction de vos besoins et avec l'approche sensorielle.

à chaque fois, vous pourrez choisir la moins pire des solutions. Jusqu'au point même, moi, j'ai fait un truc qui me reste en mémoire. C'était il y a une dizaine d'années où mes beaux-parents ont voulu fêter leurs 60 ans de mariage.

Un truc extraordinaire avec toute la famille invitée au Georges V. Je suis allé au Georges V. J'ai mangé des trucs extraordinaires. Une finesse, un artiste derrière est vraiment magnifique. Et quand je suis sorti, j'ai vomi. J'ai vomi.

Mon beau-père ne m'a plus jamais invité au restaurant, mais le lendemain, j'ai commencé par jeûner, ne rien manger. Et juste après, je me suis fait 2-3 jours de cueilleurs purs.

Et ça, c'est la réponse. C'est-à-dire que... Non, ce n'est pas ici. C'est-à-dire que le manger cru est un antidote à manger cuit. Si vous faites des écarts culinaires, et on en a besoin, On va essayer de les raisonner, de les temporiser, d'apprendre à moins manger mal cuit, mais d'apprendre à mieux manger cuit en sachant qu'on a des cartes pour répondre et puis ramener les choses.

C'est vraiment, c'est vraiment d'une grande importance. L'approche sensorielle est d'une grande importance et la réponse des différentes façons de manger cru est aussi très, très importante pour ce frein. Donc, je finis ça manger cru.

cru, on l'a vu, les publications le montrent, c'est bon pour la santé, manger cru, on l'a vu aussi, c'est mauvais pour la santé. Donc, ne pas manger cuit.

C'est bon pour la santé. Donc, manger cru, c'est égal bon plus bon. Manger cru, c'est ne pas manger cuit. Donc, c'est la potion magique santé. On arrive à ça.

Voilà, grosso modo, j'ai fait ce que j'ai pu. Je pourrais y passer encore des heures, mais il y a quelques bricole dont j'aimerais vous parler. Là, on attaque le plan cru.

On présente quand même le plan cru vite fait. Il ne passe pas. Pourquoi ? Bon, écoutez, le plan cru, je vous en ai parlé. De toute manière, vous pouvez le trouver.

Il est sur mon site. Donc, je ne vais pas approfondir ça, mais j'aimerais bien... Alors, vous comprenez bien que le travail que j'ai fait m'a fait ouvrir des portes et découvrir des endroits où personne n'est encore allé.

Et du coup, ça m'a permis de voir... Le regard que j'ai pu apporter m'a permis de remettre en cause des évidences omnipotentes. et j'ai écrit une série d'articles que j'ai appelé Révélation, qui permet d'expliquer des choses qui sont évidentes et de montrer l'erreur de fond, qui fait que ce n'est non seulement pas évident, mais c'est tout à fait le contraire.

Je vais vous en passer quelques-uns. Dans les photos, on peut commencer par le calage sensoriel. Est-ce qu'on a le spécialiste pour faire qu'on puisse voir ce qu'on met sur l'ordi parce que les choses passées, maintenant, on ne les voit plus.

Il n'y a personne, quelqu'un qui bouge ? J'en profite pour préciser qu'il n'y a pas de vérité, personne n'a raison. Manger cru, c'est plein de façons de manger cru, avec des avantages et des inconvénients et c'est à chacun de faire son choix en fonction de sa situation.

Il est évident qu'une personne qui a une pathologie lourde, il est évident qu'il va falloir qu'elle fonce sur le cueilleur le plus vite possible. Mais il faut savoir aussi que se nourrir comme un cueilleur, c'est quelque chose qui est particulièrement difficile parce que ça vous coupe, ça vous isole complètement de la société.

Mais les résultats sont stupéfiants. Donc, il est très, très important et utile de savoir ce que fait un cueilleur, aussi parce que c'est une personne qui est extrêmement heureuse le cueilleur, c'est quelqu'un qui a réussi à éteindre toutes les petites alarmes rouges qu'il y a dans son cerveau.

Le système des besoins internes qui maintient en permanence, quand vous êtes culinaire, des besoins que vous n'arrivez jamais à combler fait que votre vie, vous l'écrivez sur une page, sur une page qui n'est pas blanche.

C'est une page qui est en danger, où il y a plein d'alarmes. Donc, quand vous vivez quelque chose de bien et que vous devez l'écrire sur une plage complètement grisée d'alarme, vous allez le ressentir comme ça.

Le goût de la vie est moyen. Si vous vivez quelque chose de difficile et que vous l'écrivez parce que vous êtes sur des neurones qui sont déjà abîmés en danger, qui crie famine ou qui sont dans l'horreur.

Eh bien, vous vivez quelque chose de difficile. Ça va être considérablement amplifié. Donc, le mode alimentaire du cueilleur change vraiment les choses, à la fois sur le plan physique, mais aussi sur le plan moral, psychologique. Alors ça, je travaille depuis quelques années avec Joe Ross, qui est un illustrateur de ventes dessinées et qui a décidé de m'accompagner et d'illustrer les articles que j'écrivais au fur et à mesure.

Vous pouvez trouver sur mon site ces articles. Celui là me semble intéressant à commenter. Parce qu'on voit ce qui se passe au niveau de la naissance d'un enfant suivant l'alimentation de la maman. Dans le ventre de la maman, le calage sensoriel commence.

La maman mange des fraises. L'enfant, le fœtus, il sent la fraise, il mange la fraise, il se nourrit de ce que mange la maman et il a un premier calage sensoriel qui se fait.

Quand ensuite il sort et puis il tête, ce qu'il va sentir dans le sein de la maman, c'est ce qu'elle mange. Mais en plus, il aura la vue. Donc, il saura que ce qu'il a ressenti et qui lui a fait ce bien là, eh bien, il saura que ça vient de ça.

Et au moment où l'alimentation de l'enfant, parce qu'au début, l'enfant doit se satisfaire du lait maternel. Il n'a pas le choix de toute manière. S'il veut manger, c'est le liquide amniotique et ensuite le lait maternel. Il n'a pas le choix.

C'est ça. Donc, il faut absolument que ça, ça réponde à ses besoins. Mais ça, ça ne va pas durer longtemps. La diversification alimentaire, il va évoluer de son côté.

Il va grandir et la maman aussi. Ses besoins vont être différents. Il ne trouvera plus dans le lait maternel toute la quantité de ce dont il a besoin. Et à ce moment-là, il va tendre la main et il va attraper l'aliment de la maman.

Je l'ai vécu avec mes enfants. Je l'ai vu. C'est l'enfant qui décide lui-même le moment où il saura de l'alimentation lactéale et du côté culinaire, on se retrouve avec un fœtus qui est dans un bazar, un fouille dans le cerveau, quelque chose qui n'a pas de sens sur un plan génétique par rapport à sa programmation.

Et il se retrouve ensuite avec un lait maternel. Là, il est vraiment dans le bazar. Il ne sait pas ce que c'est. Et celui-là, ce n'est pas le lait qu'il doit avoir. Il se retrouve avec des fabrications artificielles qui ne correspondent absolument pas à ses besoins et qui visent uniquement à satisfaire qui soit nourri et que tous les enfants, comme si tous les enfants avaient les mêmes besoins au même moment.

Cet enfant-là, quand il va quitter le sein maternel, Il va être confronté à des aliments natifs et un aliment natif, un jour, il sera bon, un jour, il ne sera pas bon. Dans le premier cas, il est dans un état affirmatif psychique.

Les premières années de sa vie, quand il est dans le ventre et puis après, quand il est dans la période lactéale, il est dans un mode psychique affirmatif. J'ai faim, je bois, je mange dans le ventre ou je tête et je ne me pose pas de question.

C'est sûr, je suis en mode affirmatif. J'ai faim, je mange ça et c'est bon. Quand il sort et il sort justement parce que c'est moins bon. Là, il se dit non, là, c'est plus bon, il faut que je cherche ailleurs et il se retrouve confronté avec des aliments qui n'ont plus la même valeur, c'est à dire qu'un jour, la date, elle sera bonne et puis le lendemain, elle ne sera pas bonne.

C'est à dire que pour avoir satisfaction, il faut qu'il change de psychisme, qu'il passe d'un psychisme affirmatif à un psychisme interrogatif. Et le problème, le problème, c'est qu'on est nous dans d'autres domaines, comme par exemple au niveau des dents.

On a des dents de lait et ensuite on a des dents d'adultes. On a aussi un psychisme enfant calé sur un mode affirmatif qui doit absolument être remplacé par un mode interrogatif. Un monde interrogatif, c'est à dire que l'enfant arrive dans la vie.

Il ne s'est plus dans la bulle de protection de maman et de la naissance, etc. Il est confronté à un monde changeant et là, s'il arrive sur un mode affirmatif, il va se plomber, c'est sûr. Donc, il est vraiment important que son mode alimentaire lui permette d'acquérir son psychisme d'adulte. Le psychisme d'enfant est calé sur le mode affirmatif, le psychisme d'adulte sur le mode interrogatif.

naturellement, mais si vous ne le confrontez jamais au bon moment, à la fin de la période lactéale, à cette alimentation qui un jour dit oui, un jour dit non, l'enfant ne pourra jamais basculer vers le mode psychique interrogatif.

Il restera en mode affirmatif. Et pourquoi? Pourquoi? Parce que là, il prend le lait. Il prend le liquide amniotique. Il est en mode affirmatif.

Là, il prend le lait. On a tout fait pour qu'il l'accepte. Il le prend en mode affirmatif. Ensuite, il a la bouillie, la blédina machin. Le truc est fabriqué par des ingénieurs qui est aussi en mode affirmatif et ensuite, il passe en culinaire.

Il est aussi en mode affirmatif, c'est à dire que il veut manger. Il mange quelque chose qui sera toujours bon. Il se pose jamais de questions. On lui impose un formatage et l'enfant reste en mode garde son psychisme d'enfants.

Et on se retrouve rien. Tu peux mettre la régression psychique. Si verticale avec l'immeuble à droite. Alors ce dessin, ce dont je vous parle, c'est une partie d'un article qui est assez long et qui est vraiment édifiant qui est sur mon site, que j'ai nommé la régression psychique de l'humanité, le fait que depuis que les civilisations existent, tous les hommes sont restés dans un psychisme de l'enfant affirmatif depuis qu'on est passé en alimentation culinaire et ce mode,

cette approche psychique, voilà le résultat. On a le mode interrogatif, celui du cueilleur. C'est extrême, c'est exprès, ces articles, je les écris pour montrer vraiment des clashs importants.

Voilà où nous conduit le mode, l'absence de psychisme adulte et l'arrivée des premières civilisations qui correspondent avec le culinaire. Ça, c'est un regard vraiment général sur l'histoire qui permet de prendre en compte les conséquences de l'alimentation sur des quantités de paramètres phénoménales.

Fais moi la gestion avec le premier, celui là, le premier. Alors, j'ai abordé une question tout à l'heure. C'est quand j'ai des stagiaires à qui je fais passer 90 aliments en initialisation olfactive avec un bandeau sur les yeux.

À la fin du stage, je me dis mais moi, je ne vais jamais avoir 90 aliments chez moi. Ce n'est pas possible. Donc, j'ai été amené effectivement, pour résoudre cette question, à écrire un article qui explique comment on peut faire vivre une plage alimentaire de crudivores, de manière à ce que, non pas sur un jour, une semaine, un mois ou six mois, mais sur une année, on puisse faire défiler sa plage alimentaire pour arriver à couvrir l'ensemble.

Parce que nous avons besoin de toute la plage alimentaire, mais nous n'avons pas besoin de toute la plage alimentaire en même temps. Nous avons besoin de la faire évoluer, c'est-à-dire qu'il y a des aliments qui correspondent à nos besoins.

Je les ai appelés les élus. Il y en a que j'ai consommé pendant 2-3 jours et qui sont en train de partir, donc ça va être les sortants. Mais à partir du moment où un élu se dirige vers la sortie, il faut que je le remplace.

Donc, je rachète deux ou trois aliments de cette plage alimentaire, donc deux ou trois légumes, non pas pour forcément les consommer tous les trois, mais pour, en espérant, consommer un ou deux en rapport avec ses besoins.

Et pour chaque plage alimentaire, ça permet d'avoir cette rotation. Tu peux passer au deuxième? Là, on a la plage alimentaire originelle. Et dans cet article, on se retrouve avec différents différents aliments, les entrants, les élus et les sortants.

Et ça permet de ne pas se retrouver parce que c'est impossible de manger cru si on n'a pas une diversité alimentaire. Et une diversité alimentaire, c'est éphémère, donc il faut que ce soit en mouvement.

Donc, il y a quelque chose qui est bon. Eh bien, on le consomme et puis c'est moins bon. Ça s'en va, mais il faut le remplacer et il faut avoir une vision plage alimentaire, pas plage alimentaire pour arriver à avoir l'idéal du cueilleur, ce qui n'est pas une obligation.

Je vous ai dit, ce n'est pas une vérité, le cueilleur. Mais quand vous l'avez compris, si vous pouvez le pratiquer un jour, deux jours ou une semaine, trois jours en vacances, c'est vraiment une potion magique extraordinaire.

La plage alimentaire, oui. Alors, tous ces dessins illustrent un article, je l'ai déjà dit. Là, ici, vous avez les différentes plages alimentaires dont je vous ai parlé, à considérer comme des entités.

S'il y a compétition, elles ne peuvent se faire qu'au sein d'une seule et même plage alimentaire. Si vous voulez comparer entre elles, forcément, vous vous tromperez. Et puis on se fait le plus croucillant.

Je vais vous le dire, tu reviens sur l'autre. Le précédent. Donc, il y a les légumes qui résument les permanents, ceux qui sont là toute l'année, toujours en Afrique pendant des millions d'années.

Quand on me parle de manger local, les fruits d'ici, l'empreinte carbone pour faire venir des fruits tropicaux, je suis absolument désolé, mais je ne suis pas d'accord. Notre nature, elle est née là bas, sous les tropiques.

Et si vous voulez vous amuser à consommer uniquement les fruits qui sont disponibles dans nos régions tempérées, qui ne sont pas les nôtres, nous n'avons pas la génétique pour une scène pas née ici, nous n'avons pas passé des millions d'années ici. Forcément, c'est pauvre et vous aurez du mal à tenir.

La ruse, c'est quand même de consommer les fruits que vous consommez pendant la saison des fruits ici. et quand ce n'est plus la saison des fruits, là, vous reportez sur les fruits tropicaux. Et quand on me dit l'empreinte carbone pour faire venir des fruits d'Afrique, je réponds, mais vous imaginez que vous avez les réchauds ouverts matin, midi et soir.

L'empreinte carbone que ça représente, des études ont été faites, c'est phénoménal. Le fait de faire venir, même en avion, des fruits d'autres pays est absolument ridicule par rapport à l'empreinte carbone qui résulte de la cuisine.

Donc, il y a les légumes, ce que j'appelais les permanents. Il y a les fruits, les saisonniers. Il y a ici les sucres concentrés. Les sucres concentrés qui sont... Là, ce n'est pas tout à fait complet.

Il y a des sucres concentrés qui sont des aléatoires. Les figues séchées, par exemple, vous ne pouvez pas en avoir, en manger tous les jours. Il y a des années, quand les figues sont mûres, il n'y a pas de coup de mistral, il n'y a pas de pluie, il n'y a pas de profusion d'insectes.

Et là, certaines années, vous avez des figues séchées sous l'arbre directement. Mais ce n'est pas tous les ans, ce n'est pas tous les arbres. C'est assez rare.

C'est pour ça que c'est en aléatoire. Et puis, il y a toute la question des protéines, avec les protéines de mer et d'animaux terrestres derrière lesquelles il y a des questions et il y a des articles. Parce que le mouvement vegan me pose un problème que j'ai traité dans un article parce que dire à quelqu'un qu'il faut manger de la viande ou dire à quelqu'un qu'il ne faut pas manger de la viande, c'est une supercherie.

Il y a des gens qui doivent manger de la viande. Il y a des gens qui ne doivent pas. La seule personne qui le sait, c'est votre sage intérieur. Quand je mets un bandeau sur les yeux d'une personne et que j'ai découvert en sortant de mes travaux qu'il y avait le mouvement vegan qui s'était développé pour de très, très bonnes raisons sur la condition animale et que certaines personnes, avec un bandeau sur les yeux, en ignorant totalement ce qui passe sous son nez, se mettaient littéralement...

Orianne, tu veux bien me mettre la séance initialisation censuriel, littéralement à saliver sous mon nez. Je suis devant la personne, je le vois bien. La personne, quand on passe, la personne qui se met à dégouliner, mais la salive coule de la bouche.

La salivation, c'est un truc, vraiment, c'est un signe vraiment parfait de réussite. Ça veut dire que ça matche, c'est bon, il faut y aller. Et ces personnes qui, au bout de quelques mois de véganisme, se traînent, sont fatigués et n'ont même plus la force de défendre la cause animale, alors que leur organisme demande, ils ont besoin de viande.

Et d'autres personnes, certaines personnes qui ne mangent pas de viande depuis des années et des années et qui me disent, moi, je ne sais pas, mais je ne crois pas.

Et puis, ils viennent, le bandeau sur les yeux, sur la viande. Dès que la viande s'approche, la personne, elle fait waouh ! Elle ne sait pas que c'est de la viande.

Mais son système sensoriel sait qu'il lui en faut, qu'il n'en faut pas. Là où c'est terrible, c'est quand des personnes se privent de quelque chose dont ils ont besoin et qu'ils ne savent pas et que vraiment, ils passent à côté de leur vie.

On est bien plus fort pour défendre la condition animale quand on est en bonne santé, quand on rame, parce qu'on s'est privé de quelque chose dont on organise, dont notre organisme a besoin.

Donc, ça, c'est un petit peu ces illustrations de ce qui se passe en stage avec ce bandeau sur les yeux et puis je des pâtes sous le nez de chaque personne. Là, il nous reste... Bon, là, je vous fais une petite pointe du mot pour terminer.

Alors, j'ai voulu représenter ici un crudivore qui est en train de manger des fruits. Donc, il les mange. Donc, il va prendre tous les bienfaits du fruit, les enzymes, les micronutriments. Il va se régaler de tout ce qui est bon et tout ce qui n'est pas bon, tout ce dont il n'a pas besoin.

Eh bien, il va le déposer là, ici, là, on voit ses fumants. Il vient de faire son caca en pleine forme. Les déchets, il les a virés et puis il a gardé ce qui était bon. Et puis en dessous, on a le cuisinier qui prend les mêmes aliments et puis qui va fusiller tout ce qui est bon.

Les enzymes, les micronutriments. enfin, il va bousiller un maximum de choses et le reste, ce qui reste, tout ce qui est bon, il l'a fusillé.

A partir de 40 degrés, 50, 60, puis 100, etc., tout est bousillé, tout ce qui est bon, c'est parti. Et les restes, lui, il va pas les évacuer, lui, il va les servir.

Servir, et on voit la même fumée là-haut. Alors, quand on dit que... Ce dessin, il m'est venu parce que quand on dit que la cuisson est une prédigestion, ben, je confirme, mais c'est la cuisson qui mange ce qui est bon.

Et vous, ils vous laissent la merde, la cuisson, même si ça flatte vos papilles. Applaudissements... Bon, mais comment, en timing ? Allez-moi sur 5 minutes de questions. Oui. Oui. Alors, il y a plusieurs questions, je peux vous dire plusieurs choses.

Déjà, tous les produits de la mer ne sont pas dans la même catégorie. Oui, il y a des produits de la mer comme les coquillages, comme les algues. N'oubliez pas qu'il y a un raisonnement que j'utilise beaucoup, c'est qu'est-ce qui existe dans la nature ?

Est-ce que je peux accéder à des coquillages sachant que je vivais dans un environnement ayant des ressources aquatiques, des ressources de la forêt et de la savane ? Je réponds oui. Des coquillages, je peux en manger quasiment tous les jours.

Des algues, je peux aussi quasiment en manger tous les jours. du poisson, séché, oui, sur la grève, avec la marée, il y en a qui restent dans une mare, etc., je peux en manger.

Il y en a d'autres qui sont beaucoup plus difficiles, mais ça se trouve dans la nature. Donc la réponse, en manger, oui. En manger de façon sensorielle impérative, parce qu'il y a aussi, on en parle, des infections, les vers, les acquis, etc., mais ils sont infranchissables avec une approche sensorielle. Quand il y a un poisson qui est atteint par ça, vous ne pouvez pas l'approcher de votre...

Vous ne pouvez pas le manger. Par contre, quand c'est cuit, intégré dans les sushis, là, oui, c'est le piège. Mais je sais qui a dit ça. Vous n'avez pas entendu.

Les sushis, justement, on en mange, les sushis. Oui, oui, mais vous ne le mangez pas... Vous le mangez mélangé avec des tas d'autres aliments et donc vous ne pouvez pas accéder à l'identité du poisson seul.

Oui, oui, OK. Vous avez une sauce, vous mettez une sauce bien puissante. C'est du maquillage. La cuisine, c'est du maquillage. Donc à partir du moment où vous voulez être en lien direct avec l'aliment, établir une relation sensorielle avec l'aliment, il faut qu'il soit tout seul.

Et la viande ? Et la viande aussi. Et la viande, c'est pareil. Avec, d'évidence, une plus grande richesse parce qu'il y a différentes viandes et il y a différents états de maturation de la viande.

Et c'est chaque fois différent. Et vous pouvez très bien avoir besoin d'une viande maturée de 2 mois, 3 mois, 5 mois, ou bien d'une viande fraîche de telle catégorie ou de telle autre catégorie, ou peut-être d'aucune.

On la mange en tartare. C'est une erreur ? C'est une erreur. C'est une erreur, ah oui. Oui, vous mélangez, donc vous trompez.

Prenez le micro, j'entends rien. Haché, haché avec cru, haché. Oui, c'est une erreur. C'est une erreur aussi. Même si vous ne mettez rien dedans, vous ne pouvez pas avoir la réponse sensorielle.

Je ne mange pas, mais c'est une question. Moi, je ne mange pas de viande, mais je te posais la question. C'est une erreur de manger de la viande hachée, oui. Pourquoi ?

Parce que c'est sous une forme qui n'existe pas dans la nature, donc pour laquelle on n'a pas de calage. Parce qu'il y a l'aspect sensoriel, c'est-à-dire je sens ou je goûte, et il y a la réponse négative.

C'est-à-dire que manger, c'est un point de départ et un point d'arrêt. Si l'olfaction et l'agustation me permettent de choisir de manger tel ou tel aliment, Il faut aussi qu'il y ait des signaux qui m'indiquent quand je dois arrêter d'en manger.

Et ces signaux-là sont multiples. Il y a ceux au niveau du goût. Le goût change, l'attrait disparaît, ou alors il entraîne des manifestations qu'on appelle sénesthésiques, par opposition à l'aliesthésie, qui est justement ces modifications de l'odeur et du goût.

Mais les sénesthésiques, ce sont des signaux. Je me souviens, dans les Caraïbes, on trouvait très peu de fruits secs, d'arachides, etc. Et quand j'étais en voyage, j'avais pu acheter un sac d'arachides qui venait du Venezuela.

Et j'avais ça dans mon bateau, j'étais sous les tropiques. Et donc je mangeais mes arachides, je me régalais, je me régalais. Et à un moment, je me mets à éternuer.

Sous les tropiques, je suis à poil, il fait chaud et j'éternue. Je continue à manger, je continue à éternuer. À un moment, j'en peux plus d'éternuer, donc j'arrête. J'arrête d'éternuer.

J'attends cinq minutes, j'avais encore envie de manger mes trucs, j'en attendais depuis longtemps, je recommence à manger et hop, je me remets à éternuer, et hop, je me remets à éternuer.

Et donc là, c'est vraiment la manifestation d'un arrêt sensoriel manifeste. Et attention, les arrêts sensoriels ne sont pas forcément les mêmes pour tout le monde. Et même pour vous, ils peuvent apparaître d'une certaine façon ou d'une autre.

Quelqu'un qui est en train de manger, qui me dit il y a un courant d'air, verger froid, alors que rien n'a changé. Il n'y a pas de porte qui a été ouverte, mais simplement, c'est une manifestation physique qui indique qu'il faut arrêter.

Et si on n'arrête pas, ça va aller crescendo. Il y en aura de plus en plus violents. Pour l'ananas, par exemple, ça commence à brûler la langue, mais au moment où vous arrêtez, vous délaissez passer cette brûlure, vous continuez à en manger, ça peut aller tellement loin que ça peut vous faire brûler la langue, vous la faire saigner.

Dire qu'il y a la bromélaïne dans l'ananas, qui est compensé par des enzymes salivaires jusqu'au moment où l'organisme n'en a plus besoin. Et là, il n'y a plus les antidotes. Et donc, la bromélaine digère la langue et ça se met à saigner carrément.

Donc tous ces signaux sont importants à redécouvrir parce que c'est un parcours. Ce sont des choses qu'on apprend dans l'enfance, dans l'adolescence, etc. Donc quand on attaque la question à l'âge adulte, il y a forcément un apprentissage et une réinitiation.

Oui ? Moi, je viens du Vénézuéla, justement. Et ça m'inquiète, parce que je vois carrément deux côtés extrêmes. Et je trouve qu'il manque un peu ce qui peut s'appeler peut-être la mémoire affective.

C'est-à-dire, soul food. Les soul food, c'est les nutriments, les aliments de l'âme. De l'âme ? De l'âme. Et par exemple, je suis en plein joie quand je cuisine, des haricots noirs au cumin parce que ça me rappelle ma mère, et avec du riz.

J'aimais beaucoup plus des salades, 80 % des salades et des légumes crus. Mais je vois là, peut-être même, on peut lire là des extrêmes, et c'est sentir égaré. Déjà, je viens du Venezuela, ça fait 9 ans que j'habite ici, et ça ne correspond pas du tout à mon alimentation.

Donc, la mémoire olfative est surtout du cœur, ce qui me relient à ma mère, c'est qu'elle me met au joie, c'est-à-dire me mettre à cuisiner, et je sens les épices, et je sens tout ça, et ça me...

Et effectivement, il y a la viande. Au Vénézuela, il y a la viande, les poissons et tout ça. Et c'est très riche et c'est très balancé. En plus, ma mère était macrobiotique à un moment, et tout ça.

Et je trouve que la cuisine, c'est relié aussi aux sentiments, aux émotions, à la mémoire. Et là, il y a toute une mémoire olfactive nécessaire. Alors, quand on dit que tout est industriel et qu'il faut aller vers 7 millions d'années en arrière, on dit où est mon enfance ?

Parce que pas tout le monde cuisine industriel. Et du coup, je pense que c'est important, et je n'ai pas entendu parler des émotions, la mémoire affective qui déraillie tout. Moi, j'ai envie de vous dire, continuez comme ça, c'est vachement bien.

C'est vachement énorme. J'ai commencé à me poser des questions, et j'ai dit, je pense que je marche dans la cuisine d'une façon intuitive, et ça me relie à mon histoire personnelle, et je cherche, je pense que je vais entrer tout, et si ça me dégoûte, par exemple, le laitage, j'ai commencé à sentir tout de suite des nausées, j'ai arrêté, mais j'ai ri parce que je ne peux pas me séparer de la viande, de temps en temps,

j'en ai besoin. Non, mais j'ai envie de vous dire... J'ai envie de vous dire, continuez comme ça, c'est très bien, Sauf que la violence de la séparation avec la mémoire, je la comprends, et c'est pour ça que j'ai fait le plan cru.

Justement pour pas brutalement lier son histoire et son enfance et toute sa mémoire. Donc avancez-vous à votre vitesse tant que vous allez bien avancer à votre vitesse. Si, par contre, vous vous apercevez que vous allez beaucoup mieux en arrivant à ce palier-là et que vous préférez aller mieux que rester dans les souvenirs de l'enfance, c'est pas pour autant que ces souvenirs vont partir. Mais il y a l'histoire et il y a le présent.

Et puis, il y a l'avenir. Et l'avenir dépend du présent. Donc moi, j'ai aucun problème avec ça. Vous avez un accrochage à une mémoire qu'il faut pas se violenter. Vous avez une tête, on n'est pas qu'un ventre, on est aussi une tête, une mémoire, une famille.

Donc il faut aller doucement, précautionneusement. Oui, pardon, non, mais c'est pas les souvenirs de l'enfance, c'est où... C'est le côté, je pense, qu'il faut toujours nuancer un peu parce qu'on peut lire tout comme ça, littéralement, et c'est violenté en allant vers là, parce qu'on sent que c'est mieux.

C'est ça, c'est juste... C'est pas un souvenir nostalgique où je suis. Justement, je sens que ça me permet d'être dans l'intuition, c'est-à-dire avec les mets, et je mangeais qu'écru.

C'est comme si je me sentais coupable parce que j'ai envie de manger un peu de viande ou de manger un peu d'haricots noirs. C'est bien pour ça qu'il y a le plan cru. Le plan cru. Ne partez pas à chaque fois.

Vous enlevez le micro. Non, c'est pas ça. C'est juste qu'on commence à manquer de temps. Et je pense que si c'est une discussion, peut-être qu'il peut se passer plutôt entre vous. et que peut-être s'il y a d'autres personnes qui ont une question qui concerne peut-être tout le monde ou qui peut intéresser tout le monde, mais si ça se transforme en discussion en deux, on n'aura pas le temps.

C'est juste pour qu'on puisse avoir d'autres questions. Mais il n'y a pas de problème. Par contre, après, vous pourrez vous mettre sur le côté et aller discuter un petit peu. Le truc que je pourrais rajouter, s'il n'y a pas d'autres questions, c'est que l'éloge du cru...

Il y en a d'autres, c'est pour ça que je disais, j'essaie de passer. Mais oui, vas-y. L'éloge du cru est ici et vous pouvez vous le procurer avec toutes les informations sur le travail que j'ai réalisé.

Déjà, je vous dis ça pour ceux qui veulent aller un petit peu plus loin. Et maintenant, s'il peut y avoir d'autres questions... C'est juste une question. C'est à propos des céréales. À propos de tout ce qu'il faut faire.

Là, ici ? Ici ? Oui. Merci pour ton exposé. Et je voudrais juste savoir ce qu'il en est des céréales, de tout ce qu'on doit faire cuire, tout ce qui est, oui, céréales, le riz, le blé, tout ça.

Est-ce qu'on doit le bannir complètement ? Parce que moi, j'aime beaucoup les céréales et... Le terme bannir me va pas du tout. Il y a quelque chose d'autoritaire et de machin. Non, non. Tout ce que je peux vous dire, c'est que l'homme n'a jamais consommé de céréales pendant les millions d'années, durant son évolution, avant, d'une part, de sortir de son biotope et d'avoir besoin de ressources alimentaires qui leur permettent de survivre au-delà de la disponibilité dans la nature.

Les céréales, ça date de la néolithisation il y a 10 000 ans. C'est ridiculement récent. Et en plus, il y a un appauvrissement. Quand les céréales sont entrées dans l'alimentation de l'homme, ça, d'un seul coup, ça a supprimé une richesse de la plage alimentaire phénoménale. Alors les seuls céréales qu'on peut consommer, et je limite cet usage-là à la transition alimentaire, ce sont de les faire germer. Alors pourquoi je les limite ?

Je les limite parce que dans la nature, c'est exceptionnel qu'on tombe sur un bol de céréales germées au même moment, tous les soirs, pour manger son truc. Ca, c'est exceptionnel.

Par contre, ce que je dis, c'est que quand on passe d'une alimentation culinaire vers une alimentation crudivore et qu'on n'a pas encore tout bien calé et qu'on est souvent frustré parce qu'on n'a pas réussi, pas compris le sensoriel, etc. Là, je dis oui, un bol de lentilles germées, même si on met un filet d'huile d'olive et une goutte de citron et un peu de sel, si ça évite d'aller craquer sur la pizza ou sur un truc beaucoup plus grave, je dis oui,

banco. Et moi, mes enfants ont mangé des céréales germées pendant très longtemps, et ça m'arrive aussi quand ma plage alimentaire n'est pas nickel, plutôt que d'être frustré, etc., une céréale germée qui m'attire, effectivement, et puis qui est bon au goût.

Là, j'y recours, oui, mais c'est pas la règle. Mais cuit, c'est différent. Ah oui, c'est totalement différent. Cuit, oublions. Enfin, oublions ou pas, comme vous voulez.

Un autre exemple. Moi, j'ai longtemps... Je voulais pas que mes enfants, qui ont grandi dans un univers crudivore, soient totalement coupés de ça. Donc j'ai une période de notre histoire, il y avait...

J'organisais un repas cuit pour échanger un peu avec des gens autour de moi, etc. Et je faisais en général une viande cuite, des légumes vapeurs et puis un riz. Et je me suis, au bout d'un certain moment, je me suis rendu compte que j'avais des problèmes avec le riz quand, très souvent, j'en mangeais un peu trop et ça me posait un problème digestif, une acidité le lendemain, c'était vraiment affreux.

J'ai dit, je vais essayer de changer, j'ai essayé le quinoa, et le quinoa passe beaucoup mieux chez moi. Ca, c'est une démarche de réapprentissage du cuit. Quand maintenant, j'ai envie de faire un écart alimentaire qui me permet de faire des liens, de garder des liens, eh bien, je recours au quinoa et plus au riz.

Mais il y a une stratégie derrière, c'est pour une raison. Je dis pas le riz ou le quinoa est dans mon alimentation. Le jour où je suis coincé, je vais me tourner vers ça. C'est-à-dire qu'il est important de réapprendre à manger cuit pour pouvoir garder toutes les portes d'entrée avec la société et avec notre organisme.

Oui, France, vous voulez ? Non, je ne sais pas....la question des souvenirs d'enfance. Pour nous, c'est déjà fini, je veux dire, j'en ai appris à l'âge adulte, mais pour nos enfants, c'est encore temps.

Donc c'est primordial de nourrir cru nos enfants au moins jusqu'à 3 ans. parce qu'ils acquièrent des souvenirs d'enfance, les bons souvenirs d'enfance qui vont leur servir après dans leur vie. Plutôt que de leur imposer des souvenirs cuits, d'enfance cuits... J'ai dit que pour nous qui avons commencé à l'âge adulte cru, c'est cuit. Les souvenirs d'enfance, ils sont cuits.

Mais pour nos enfants, c'est pas trop tard. Plutôt que de leur imposer des souvenirs d'enfance cuits, proposons-leur des souvenirs d'enfance crus au moins jusqu'à 3 ans. après, ils vont aller à l'école, les copains et tout, ça sera beaucoup moins cru.

Mais au moins jusqu'à 3 ans, on leur fait un cadeau suprême parce qu'ils auront des souvenirs d'enfance cru. En plus du système immunitaire, en plus de tout un... de millions de choses, de l'état interrogatif, en plus, c'est énorme.

Moi, je voudrais juste poser une question parce que ça me... Moi, je suis passée à la cruisine. Est-ce que tu as dit tout à l'heure par rapport au fait de mélanger et de transformer les aliments, là, je me pose la question, c'est quoi l'étape après ?

Parce que déjà, pour moi, d'être passée à la cuisine, ça m'a demandé une sacrée transformation. Et j'aime cuisiner, j'aime préparer. C'est vraiment l'action d'amour, en fait, dans la préparation de la nourriture pour moi, les autres, ma famille.

Et cette notion-là sur l'aliment brut, même instinctif, Moi, je la ressens pas. Par exemple, si j'ai besoin de prendre quelque chose, je vais prendre, mais si je le partage pas, et si j'ai pas mis une action dans ce partage, je me sens vide.

Dans le plan cru, la cuisine est en très bonne place. C'est-à-dire que je dis pas qu'il y a une vérité ou qu'il faut diaboliser quoi que ce soit, moi, je dis qu'il y a différents avantages, différents inconvénients. La cuisine, c'est déjà un truc qui est top par rapport au cuit.

Maintenant, si vous, vous êtes bien avec ça, c'est tant mieux. Par contre, moi, ce que je dis, c'est que ce que je trouve dommage, c'est de faire exclusivement de la cuisine.

Pour moi, ce sont des outils. Utilisons-les tous. Et si vous tombez un jour sur, vous n'avez pas envie de faire de la cuisine, quand vous avez des fraises devant vous, vous la mangez, la fraise, elle est bonne.

Eh bien, ça, ça marche dans toutes les plages alimentaires. Il y a des choses qui sont bonnes comme ça, il n'y a rien besoin de le refaire. Mais vous avez une tête, une histoire, et le besoin de donner, de faire, de construire, de mélanger l'art avec l'être, il est dans le plan cru.

Donc utilisez-le, mais à bon escient, en sachant qu'il y en a d'autres. Mais pour savoir qu'il y en a d'autres, il faut aussi aller les essayer. Pas pour rejeter les autres, mais pour compléter.

Il ne s'agit pas d'avoir une démarche de privatisation, de jeter le bébé avec l'eau du bain, etc., mais au contraire, d'enrichir sa palette pour pouvoir être gagnant partout. Gagnant, quand vous faites de la cuisine à des gens, vous vous régalez.

Maintenant, moi, je vous avoue que j'ai passé une semaine chez Marie-Sophie. La cuisine, je n'en peux plus. quoi ? Non, c'est bien pour des trucs d'exception, mais au jour le jour, ce n'est pas possible.

Moi, quand je fais de la cuisine, c'est un mélange et mon système digestif est habitué à la limpidité, à la clarté du monoaliment. Quand il est choisi par quelqu'un qui sait le choisir, vous n'êtes pas attiré par un aliment brut parce que vous n'avez pas les yeux pour le découvrir, pour savoir où il est, pour savoir comment y aller.

Quand vous tombez sur l'aliment qu'il vous faut, c'est de la magie, il n'y a besoin de personne d'autre. Tout ce qui viendra, en plus, viendra le troubler. Par contre, si vous manquez la cible, vous choisissez un aliment qui n'est pas au top par rapport à vos besoins, c'est sûr, ce sera plus facile avec un filet d'huile d'olive, mélanger avec ceci ou mélanger avec cela.

Si vous voulez, la cuisine est la réponse de l'aveugle qui ne sait pas sensoriellement trouver. Et c'est aussi la réponse du visionnaire qui veut garder le lien social. Il veut inviter des gens, il ne veut pas lui se démolir la vie en faisant des trucs cuits, mais qui veut quand même que les autres, ils aient leurs réponses.

Donc là, banco, on la garde, la cuisine. Mais pour chaque élément du plan cru, il y a des avantages et des inconvénients. Je ne rejette rien, je les explique et puis après, c'est les personnes, c'est chacun qui décide en fonction de ses envies, de ses besoins, de sa mémoire et tout ça, et de son état de santé, quoi. Quel était...

Pardon, ça crie, ce truc. Quel était l'espérance de vie des gens entre moins 7 millions et 2,5 millions ? Parce qu'à chaque fois, on m'avance cet argument sur l'espérance de vie des gens sur ces grandes périodes.

Moi, je suis un peu perdue dès qu'on dépasse de toute façon dix mille ans. Mais que se passe-t-il puisque c'est notre alimentation physiologique, si j'ai bien compris. Alors, la question de la durée de vie est assez compliquée parce qu'on a d'une part des références sur que depuis très récemment, depuis les civilisations, depuis les religions, où on a commencé à stocker des informations.

On a aussi quelque chose qui est très compliqué, parce qu'on est parti du Moyen Âge avec un truc catastrophique. Et au fur et à mesure qu'on a progressé dans la complexification alimentaire, on a aussi progressé dans l'hygiène alimentaire et dans la médecine.

Donc, on masque les choses. Plus on complique et plus c'est dangereux. et on a la médecine, ensuite, qui vient compenser ça. Ensuite, pour l'âge des oeufs préhistoriques, on a aussi une complication, c'est qu'on cherche à comparer avec des hommes d'aujourd'hui. C'est-à-dire que si on prend une coupe d'un os d'un homme d'aujourd'hui, et puis on connaît toutes les coupes des os des hommes d'aujourd'hui, et on va prendre une coupe d'un os préhistorique et on va dire à quel âge il correspond. Bon,

sauf que l'âge de celui-là, il est extrêmement, de la référence, donc vivante aujourd'hui, elle est extrêmement vieillie par son alimentation. Donc on va dire, lui, il a 30 ans.

Il est vieux comme un âge de 30 ans, sauf que lui, il mangeait cru et que ça, il l'a eu à 80 ans ou 90 ans. Mais on ne sait pas. On sait que tout est biaisé, mais on ne sait pas.

On ne peut pas dire. On peut savoir pour les enfants jeunes, mais on ne peut pas. Il faut qu'on arrête. Il y a les suivants qui arrivent. Merci à vous.

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