Rencontres de la Régénération 2019 : La fin des questions Thierry et Pierre Etchart
Cette session filmée lors des Rencontres de la Régénération 2019 réunit Thierry et Pierre Etchart pour deux heures d’échanges sur scène, incluant des questions du public. Le point de départ est un changement de focale : passer du symptôme au terrain, puis du terrain à une vision encore plus large, celle des besoins fondamentaux de la vie en nous, dans notre environnement concret.
Thierry développe l’idée que le soin ne consiste pas à cibler un symptôme isolé, mais à répondre aux besoins de l’organisme vivant dans sa globalité. Il revient sur le rythme catabolisme-anabolisme, sur la nécessité des phases d’intégration, et sur la manière dont la peur active le système nerveux sympathique au détriment des mécanismes de réparation. Ce mécanisme, explique-t-il, est précisément le moteur de la médecine conventionnelle.
Les questions du public donnent lieu à des échanges concrets, notamment autour des migraines chroniques, de l’addiction d’un proche ou de la solitude face au changement. Thierry et Pierre insistent sur la spécificité de chaque terrain et mettent en garde contre les réponses à l’emporte-pièce, même bien intentionnées, qui ramènent systématiquement à la logique symptomatique.
La dernière partie aborde le rôle du contact humain et du toucher dans le soin, avec l’exemple de la peau comme interface d’échange entre l’individu et son environnement. Thierry et Pierre convergent sur l’idée que l’amour, au sens concret du terme, n’est pas un concept abstrait mais une donnée biologique et relationnelle qui conditionne la guérison autant que n’importe quel protocole.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et contexte des Rencontres 2019Thierry présente la rétrospective des conférences filmées et annonce le programme du dimanche après-midi avec Pierre Etchart.
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10:10Du symptôme au terrain, puis au tableau d’ensembleThierry propose un nouveau pas de recul : voir l’individu non plus comme un terrain à corriger, mais comme une expression de la vie dans son environnement.
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20:24Le mouvement d’intégration et le cycle catabolisme-anabolismeL’image du pêcheur qui ramène ses filets illustre la nécessité des phases de récupération et d’intégration après l’effort ou l’interaction avec l’extérieur.
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30:35Soigner la vie, pas la maladieThierry reformule la question centrale : quels sont les besoins de la vie en nous, et comment y répondre dans notre environnement quotidien ?
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50:57La peur comme moteur médical et son antagonisme avec la réparationThierry explique comment l’activation du système nerveux sympathique par la peur bloque précisément les mécanismes de réparation et d’intégration.
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1:01:19Le soin comme quelque chose d’intuitif et d’instinctifPierre et Thierry discutent de la façon dont le soin est par défaut présent chez l’individu, et de ce qui nous en a progressivement éloignés.
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1:21:30Questions du public : migraines, terrain et limites des réponses universellesUne participante décrit ses migraines chroniques et ses tentatives de prise en charge ; Thierry et Pierre rappellent pourquoi il n’existe pas de solution transposable d’un terrain à l’autre.
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1:31:30Bienveillance, vérité et pièges des conseils à l’emporte-pièceThierry pointe la confusion entre vouloir être aimé et être réellement utile à l’autre, et les dérives des remèdes présentés comme universels.
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1:41:51Le toucher, la peau et le soin par le lien humainPierre développe le rôle de la peau comme interface d’échange et explique pourquoi le contact physique transmet quelque chose que les mots seuls ne peuvent pas.
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1:52:02Message final et principe de vieThierry conclut en rappelant que la vitalité est un principe actif par défaut, et invite à une compréhension viscérale plutôt qu’intellectuelle de ce qui a été partagé.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour, bonsoir, bienvenue, toujours on avance dans cette rétrospective un petit peu, alors très partielle et très partiale des rencontres de la régénération puisque ce qu'on a pu filmer c'est essentiellement les conférences qui ont eu lieu sur la scène principale, il y avait tellement de choses autour.
Je vais vous diffuser plus tard, au mois d'août ou peut-être au mois de septembre, parce qu'on va faire quand même une petite pause au mois d'août, je vais vous diffuser le film rétrospective un petit peu qu'a réalisé Pierre Allaire sur ces rencontres, qui essayent de rendre compte un peu plus de la richesse, de ce qui s'y est passé sur le plan humain, parce que c'est avant tout des rencontres.
En tout cas, nous on progresse au fil des vidéos qui sont passées sur la scène principale, vous avez vu le vendredi, David Tan qui est intervenu, le samedi a été réservé, ça a été un one man show de mon ami Pierre Etchart, le dimanche matin a été consacré à Dominique Guyot, et le dimanche après-midi il y avait 2 conférences.
Malheureusement, 2 conférences ça faisait trop pour filmer pour les équipes, Donc, en fait, la première a été filmée, la seconde de Raphaël Colicci et de Martin du réseau Fruits Oubliés n'a pas été enregistrée. On se rattrapera, j'irai les voir, j'irai voir Raphaël Colicci cet automne chez lui pour vous rendre compte du travail extraordinaire qu'il y a autour de la préservation et de l'enjeu extraordinaire qu'il y a autour de l'enjeu des espèces anciennes,
des variétés anciennes de fruitiers en particulier. Ce qui a été filmé, c'est la première intervention de l'après-midi. La première intervention de l'après-midi, c'était Bibi, c'était Titi, J'ai squatté la place, dans ces rencontres de la régénération, il y a eu un aspect très spontané aussi, il y a eu des intervenants qui se sont décommandés, des créneaux qui se sont libérés, et on a essayé de s'ajuster au mieux avec les équipes, on faisait le point, et là le dimanche, alors vous allez me dire le dimanche 14h,
tu as pris la meilleure place, obligatoirement, ils trouvaient que cette place était disponible, et là j'ai dit ok j'y vais, j'y vais parce que au regard de ce qui s'est passé précédemment, j'ai quelque chose à apporter, j'ai appelé mon intervention la fin des questions, C'est un quart d'heure, 20 minutes d'exposé, d'un exposé que j'espère tellement limpide, tellement frappant, tellement aiguisé, qu'ensuite il n'y a plus de questions.
Alors paradoxalement, après j'ai prévu un temps de questions quand même, et donc c'est quasiment une heure et demie de questions-réponses que je vous propose. J'avais demandé à mon ami Pierre-Richard d'être présent aussi là, parce que même si pour certains le propos de Pierre-Richard a pu vous paraître un petit peu difficile d'accès, en suscitant parfois un petit peu d'agacement, je vous garantis qu'il y a une puissance dans son message et dans ce qui est maintenant notre message commun puisqu'on interagit tous les deux et on se nourrit énormément,
et vraiment je revendique cette filiation, Pierre m'a apporté beaucoup et a vraiment enrichi mon message qui est passé d'un message on va dire relativement vitaliste, simple, naturopathique, a un message qui pour moi va cibler vraiment directement au cœur de la vie, de la vérité qui sont une seule et même chose, de la réalité comme jamais.
Donc, je vous propose de découvrir ce petit quart d'heure, 20 minutes que j'ai appelé la fin des questions, dans lequel d'une certaine manière je synthétise tout ce que j'ai envie de vous apporter, tout ce que je vous ai déjà apporté et tout ce que je vous apporterai.
C'est la trame, c'est la substantifique moelle, c'est le cœur, c'est le trônion lui-même du message, suivi ensuite d'un temps d'échange, de questions-réponses, vous verrez qu'il permet d'illustrer, de mieux comprendre, de mieux apprécier la profondeur de ce message, et sa force surtout, et sa force avant tout.
Et pourquoi est-ce qu'il est fort ce message ? Parce qu'il s'appuie sur ce qu'il y a de plus puissant dans ce monde, dans cette réalité, c'est la vie. Rien n'est plus puissant que la vie, et souvent on me dit comment tu peux prétendre avoir une telle puissance de guérison, comment tu peux constater de telles guérisons ? Mais je dis simplement parce qu'on s'appuie sur la vie, la plupart du temps on passe notre temps à s'appuyer sur des compléments alimentaires, sur des gélules inertes,
de produits inertes, même sur des régimes alimentaires, sur des pratiques de respiration, de jeûne, de froid, des choses comme ça, on s'appuie sur la vie.
Les pratiques, les techniques, les compléments ne sont là que parce qu'ils soutiennent la vie. Mais le principe fondateur c'est la vie, et c'est pour ça que ça s'appelle le vitalisme. Alors je vous invite à deux heures quasiment d'illustration, d'émerveillement, d'adoration de la vie en nous sous la forme du vitalisme.
Allez, bonne conférence et bonne régénération. Et on se retrouve, ah oui, alors là le dimanche, je ne vais pas faire très long mais, dimanche était particulier parce que le soir il y avait l'invité mystère.
Alors l'invité mystère, je vais vous le garder pour vous, je vais vous le garder pour la fin. On va d'abord vous regarder les conférences du lundi. Lundi, il y avait 2 personnes, 3 personnes en tout parce qu'ils étaient 2 pour la dernière conférence, qui m'importent énormément.
Jean-Pierre Lepry, et ensuite j'ai invité Andrew Wakefield qui est un chercheur, qui pour moi est quelqu'un d'extraordinaire, qui va vous faire une présentation sur la santé des enfants au regard de la vaccination, traduite et accompagnée par son ami, par mon ami, Senta Dupuit, qui est là aussi une dame qui s'est engagée d'une façon incroyable vis-à-vis de la compréhension de l'autisme, de l'accompagnement des enfants autistes, et de toute la question de la vaccination.
Ça, ça sera dans 2 jours, pour Jean-Pierre Lepry, et dans 4 jours pour Andrew et Senta. et ensuite on parlera de l'invité ministère. Thierry Samitier Bon hier vous avez eu droit à une grosse tranche à la basquaise de Pierre Etchart, il était parti pour une heure et demie, ça a duré cinq heures, quatre heures bien, tout va bien.
Je lui ai quand même fait remarquer qu'au niveau de l'appréciation des durées, il y avait peut-être quelque chose à revoir. C'était parfait. C'était parfait. Et ce qui me réjouit le plus là-dedans, c'est de voir vraiment comment on se connaît tous. David, Pierre Dufraisse, Pierre Etchard, Dominique, on se connaît tous, mais en même temps on dort pas ensemble quoi, tu vois, on est pas ensemble H24 quoi.
Et ce qui est fabuleux c'est de voir comment on évolue chacun, on se retrouve, et quand on se retrouve, waouh, mais on voit une unité qui est en train vraiment de grossir de plus en plus dans un message que je trouve moi radical, mais radical au sens propre du terme.
Radical n'est pas extrémiste, radical au contraire ça veut dire que ça vient à la racine, ça vient à la substantifique moelle. C'est un message à la fois d'une simplicité d'une évidence et d'une puissance inouïe. Et vous savez, l'idée de faire cette intervention, avec Pierre d'ailleurs, puisque ça va être un dialogue, avec lui, avec vous, puisque si on parle de relation, il faut bien mettre en scène la relation, ça ne peut pas être juste un qui est aimé,
sinon c'est ridicule. Il faut mettre de la relation y compris dans nos interventions. Il y a deux matins de ça, je me suis levé le matin et j'étais, moi je dors dans une cabane qui est juste à une centaine de mètres d'ici, et je me suis Je me suis approché de l'espace qu'on appelle la plaine.
Vous savez, la plaine, c'est l'endroit où on circule tous, où il y a la grande roue, et ainsi de suite. Et je me suis posé, donc j'étais dans une position de retrait, et je voyais pas mal de personnes, vous peut-être, toi, moi, circuler dans cette plaine.
Et je voyais des gens qui marchaient avec beaucoup de vivacité, d'autres qui marchaient un peu plus courbés, on sentait qu'il y avait plus de difficultés. Je voyais des personnes âgées, des personnes jeunes.
J'imaginais donc des situations de vie, j'imaginais des histoires, et je regardais toute cette infinie diversité, et à un moment il y a une évidence quand même qui a surgi, vous savez comme des fois quand on est dans un état de tranquillité, de quiétude, il y a comme des bulles qui remontent en nous, comme des phrases, et moi il y a une phrase qui est venue en moi, c'était « tu vois toute cette diversité, tu vois toutes ces et en même temps, il n'y a là qu'une manifestation de la vie.
C'est-à-dire, vraiment, chez toutes ces personnes, à toutes les situations de vie, à toutes les conditions de vie, il n'y a qu'une seule chose en vérité, c'est la manifestation de la vie. Et j'ai envie de partir de ça, parce que Pierre, dans sa présentation, vous a présenté un petit peu ce qui pour moi est le fondement, le socle. C'est-à-dire cette déconstruction-reconstruction qui nous fait passer de l'état de maladie à l'état de vie.
Vous savez, on est tous en permanence, en tout cas dans le modèle dans lequel on est né, dans le schéma culturel dans lequel on est né, on a passé beaucoup de temps, beaucoup d'énergie à nous soigner, mais nous soigner dans un sens qu'on va peut-être redéfinir tout à l'heure avec Pierre parce que je pense que la définition du soin est complètement inadéquate.
On a passé du temps à nous soigner, c'est-à-dire à corriger quelque chose qui devait être sont corrigées. Et ce qui devait être corrigé, dans un premier temps, c'est la maladie.
Dans un premier temps, on vit dans un paradigme dans lequel on est malade et donc on doit corriger cette maladie. Et pour corriger cette maladie, on développe un ensemble de techniques, de prouesses, on va dire, d'une certaine manière, qui nous permettent de corriger cette maladie.
Dans ce que Pierre a essayé de vous présenter, eh bien, il n'existe pas de maladie. Et ça je trouve ça déjà absolument radical, fabuleux même comme proposition. C'est-à-dire qu'il n'existe pas de maladie au sens de maladie véhiculant une connotation extrêmement chargée négative, comme un événement néfaste qui nous arrive.
Eh bien, il n'existe pas de maladie. La maladie, il n'y a rien d'extérieur qui nous arrive dessus, on n'attrape pas de maladie, on ne tombe pas même malade, il n'y a pas de chute là-dedans.
Il y a des manifestations de la vie, des manifestations à différents niveaux de la vie. Et il y a des manifestations de la vie qui sont à l'image de notre environnement. C'est-à-dire que notre vie, notre état, ce que nous manifestons actuellement est complètement dépendant, déterminé par notre environnement, c'est ce que Pierre vous a présenté.
Et donc, dans un premier temps, on développe des tas de stratégies pour lutter contre les maladies. Ensuite, il y a le stade 1, tu vois, un jour tu évolues, tu t'ouvres l'esprit, tu as des compréhensions.
Donc là tu passes au stade 2 et tu viens soigner, soigner un terrain. Donc là déjà tu regardes, t'es un peu goguenard, tu regardes les gens qui sont en train de guérir leur maladie, tu te dis, les mecs ils ont rien compris, moi je suis en train de soigner un terrain.
Et donc pour soigner un terrain, tu vas apporter des remèdes, des plantes, des techniques, des manipulations quelconques, tu vas adopter une stratégie, peu importe la stratégie, pour arriver à soigner ce terrain.
Et là, ce que j'aimerais bien vous présenter, c'est non pas au-delà, parce que le terme au-delà ça donne une gradation qui pour moi n'est pas adaptée, mais c'est un peu comme si chaque fois tu vois, c'est un peu comme au début t'as le nez dessus, t'as le nez sur le symptôme, et quand t'as le nez sur le symptôme tu vois que le symptôme, le symptôme il occupe toute ta vue, il occupe toute ta vie même je dirais, le symptôme est devenu ton unique raison d'être et tu focalises dessus, et toute ton énergie elle focaliser sur
s'occuper du symptôme. Après, il y a un moment où tu fais un pas de recul et là tu commences à regarder un petit peu plus et tu vois pas que le symptôme, tu commences à voir le corps dans son entièreté, tu vois le terrain déjà et tu te dis ok, non non le symptôme n'est rien, le symptôme est une manifestation, je vais aller voir au niveau du terrain pour arriver à corriger ce qui doit être corrigé au niveau du terrain.
Là j'aimerais, dans ces deux heures qu'on a, faire encore un pas en recul, un pas en Pour voir le tableau d'ensemble, où tu ne vois plus simplement, par exemple, la bouteille que tu étais en train de contempler ou l'objet que tu étais en train de contempler, mais tu le vois pris dans sa globalité, dans son environnement.
Et à ce moment-là, la proposition radicale que j'ai envie de vous faire, c'est que nous sommes exactement, les manifestations de la vie en nous, ne sont qu'à l'image de notre environnement, et en fait, il n'y a rien à soigner.
Il n'y a absolument rien à soigner. Il y a la vie qui est en nous, qui est à nourrir, qui est à alimenter au quotidien. Et comme on a été nombreux à vous le présenter dans ces rencontres, la nourriture n'est absolument pas cantonnée à l'idée de nourriture alimentaire.
Donc ça permet d'englober toutes les dimensions, les dimensions que développe Pierre, les dimensions que développe David, toutes ces dimensions, les dimensions spirituelles qu'aurait pu développer Patrick Fontaine s'il avait été là. il y a à nourrir.
Et en fonction de la nourriture qui est apportée à l'organisme, alors à ce moment-là, la manifestation de la vie en nous, elle évolue et elle nous donne ce qu'on lui a donné d'une certaine manière.
Elle nous donne ce qu'on lui a redonné. C'est-à-dire que c'est vraiment un mouvement, un jeu permanent d'aller-retour entre la nourriture qu'on reçoit. Pour moi, l'image du feu que je donne souvent est la plus judicieuse.
tu as un feu, en fonction de l'alimentation que tu vas lui donner, en fonction de l'apport en oxygène que tu vas lui donner, en fonction de tous ces paramètres-là, ce feu va manifester une flamme plus ou moins importante, va manifester une chaleur plus ou moins importante, va manifester une lumière plus ou moins importante, et il n'empêche qu'à tout instant, le feu est là, c'est-à-dire le principe est là.
Et ça peut paraître très cérébral ce que je vous dis, mais en même temps, il y une clé là pour comprendre parce que je nous vois tous et on est très nombreux à être à la recherche d'une solution, c'est-à-dire qu'on a une question, on a une problématique, on a déjà fait un pas de recul par rapport à notre symptôme, on s'en est détaché déjà pas mal, on a déjà la vision un peu plus ensemble, mais on a une question, on a une problématique parce qu'on a une
problématique à résoudre. Et ce que j'aimerais au travers de notre échange ou au travers de nos échanges aujourd'hui, c'est arrivé à ce que chacun – et ce n'est pas quelque chose d'intellectuel ce que je vais vous proposer, parce que tant que ça arrête dans l'intellect, ça ne marche pas, je peux vous l'assurer – c'est vraiment que chacun puisse avoir cette espèce de révélation, j'utilise un terme à juste titre, je sais pourquoi je l'utilise, cet instant de révélation dans lequel on comprend qu'en fait il n'y a pas de problème,
il n'y a pas de problème, il y a de la nourriture à apporter. Il n'y a rien de spécifique dans cette nourriture. Elle est connue, cette nourriture. Elle est commune à tous les êtres vivants.
Elle est absolument générale. Et que si on apporte cette nourriture de manière adéquate, dans les quantités adéquates, alors à ce moment-là, la vie en nous prospère. Comme si on apporte du bois.
Alors tu peux apporter quand tu fais ton feu, tu peux apporter du chêne, tu peux apporter du hêtre, tu peux apporter du puits, tu peux apporter ce que tu veux comme bois. En fait, ça n'a aucune importance.
Le principe du bois, c'est qu'à haute température il libère des hydrocarbures et que ça suscite la flamme. Donc peu importe le bois. Alors si tu apportes un bois de qualité moyenne, par exemple j'apporte du châtaignier dans mon feu, ça va crépiter à toute vitesse, ça va faire une flamme très très intense, par contre ça ne va pas durer.
Si j'apporte du chêne, par contre ça ne va pas faire une flamme très très intense, mais par contre mon feu il va durer très très longtemps. Donc effectivement on va pouvoir choisir dans les nourritures.
Mais il y a des principes et que si ces principes sont nourries, et bien à ce moment-là, la vie elle se répand spontanément. Et là où il y a de la vie, il n'y a pas de maladie.
Là où il y a de la vitalité, il n'y a pas de maladie. Là où il y a de la santé, il n'y a pas de maladie. Et que toutes ces questions qu'on se pose, ce besoin de soins spécifiques qu'on a, nous écartent encore toujours du tableau d'ensemble.
C'est-à-dire, j'aime bien le terme de diversion, c'est-à-dire le terme de diversion c'est vraiment, on a notre regard qui est porté à regarder là, sur le projecteur là-bas, alors que tout se passe ici. Et là on est toujours en train de regarder.
On regarde notre foie, on regarde notre estomac, on regarde l'endroit où c'est douloureux, on regarde l'endroit où c'est problématique, pour nous, de notre point de vue, mais c'est juste une question de référentiel.
Parce que du point de vue de la vie, il n'y a rien de problématique. Comme je surprends souvent les gens quand je suis en cours et que je leur dis, voilà, par exemple, on parle toujours de repos, mais le repos ça n'existe pas.
Il n'y a pas de repos. Ça n'existe pas. À notre échelle à nous, selon notre référentiel, il y a du repos. Il y a des moments où on s'allonge, où on ferme les donc on a l'impression de se reposer, mais heureusement pour nous, il n'y a jamais de repos.
La vie en nous ne s'arrête jamais, si tu te passes du point de vue du référentiel de la vie, heureusement que le corps continue de battre, heureusement qu'il y a toutes les circulations qui se font dans le corps, heureusement que le système nerveux est encore actif, simplement il n'est pas actif au niveau sympathique, il est actif au niveau parasympathique, heureusement qu'il y a toutes ces opérations de nettoyage, de reconstruction, de régénération, d'autophagie qui se font.
Donc du point de vue de la vie, jamais ça ne s'arrête. Et du point de vue de la vie, en vérité, jamais il n'y a de problème. Pierre, je te vois, t'as envie de réagir ?
C'est parti, on est parti, on ne va pas faire long. Je t'ai vu faire le signe du ping-pong. Non, du tout, je prenais des notes en attendant. Vas-y. Là, tu soulèves un gros morceau, mais là, tu parles à l'instant de repos, donc dans tout le travail qu'on a fait au niveau de la sémantique hier, on pourrait parfaitement parler aussi du repos.
C'est-à-dire que nous, dans notre culture, on a tendance à confondre le repos avec l'arrêt. C'est-à-dire que quand on est au repos, nous ne sommes pas à l'arrêt. Et d'ailleurs, en parlant de...
parce qu'hier je vous parlais de nourriture et je vous ai parlé aussi d'aliments, et un élément important par rapport à cette notion de repos arrêt, on le retrouve surtout dans le cadre du jeûne. Je vous en ai pas du tout parlé.
Pour moi, la plus grande vertu du jeûne n'est pas tant dans le fait qu'on arrête de s'alimenter, c'est qu'on se met véritablement à se nourrir des fameux 80 % dont on a parlé hier. D'accord ? C'est-à-dire que les gens ils pensent que justement quand on jeûne, le risque du jeûne c'est que, et c'est pour ça que les gens d'ailleurs ont peur du jeûne, ce n'est pas tant parce qu'on arrête de manger, je vous ai expliqué un petit peu ma théorie par rapport à la mort hier, mais c'est que si on arrête de manger on
se met à l'arrêt. Si on s'arrête on meurt. Et donc dans la tête des gens inconsciemment ça les renvoie à leur propre mort et ça peut être extrêmement anxiogène. Donc quand Quand on est au repos, ce n'est pas de l'arrêt.
Le repos signifie intégration. Quand vous mettez votre corps au repos, vous mobilisez l'ensemble du métabolisme pour intégrer les informations et le savoir éventuellement que vous avez cumulé. Donc lorsque vous jeûnez, c'est peut-être le moment où ça explose le plus et c'est peut-être le moment où justement, vous allez le plus loin de votre point d'équilibre parce que tout votre corps va mobiliser sa vitalité dans la zone où il en a le plus besoin.
Et à partir de là, vous allez, vous allez voir comment votre corps réagit. Vous allez voir les gens qui vous parlent de tachycardie, qui vous disent qu'ils ont beaucoup de symptômes. C'est uniquement parce que, justement, vous n'êtes pas à l'arrêt.
Et cette image de pensée que, justement, par rapport à l'interventionnisme dont je vous parlais hier, c'est-à-dire que quand on ne fait rien, il ne se passe rien, il faut vraiment arrêter avec ça.
Lors du dernier stage qu'on a fait avec les coachs, j'avais eu l'opportunité de diffuser ce film. Donc c'est un film qui avait été fait par un chirurgien bordelais, je crois que c'était en 2004, et c'est un film qui a été fait sous endoscope, une caméra qu'on passe sous la peau pour voir finalement ce qui se passe.
Et les gens qui ont eu la chance de visionner ce film se sont rendus compte. Intervenant 1. Il est choquant le film. Intervenant 2. Ah non mais il est vraiment choquant. Les gens sont sortis de là, ils étaient vraiment stupéfaits.
On n'imagine pas à quel point à l'intérieur c'est un univers qui explose d'une complexité hallucinante mais qui n'arrête pas. C'est-à-dire que nous on est aux 35 heures, mais le corps il est aux 24 heures.
Mais 24 heures, 24 heures. Et donc cette image qu'on nous a construit un petit peu comme étant des êtres un peu inertes et qu'on ne peut fonctionner que si l'on intervient systématiquement de l'extérieur en ajoutant des recettes qu'on a trouvées ailleurs, ça c'est quelque chose qu'il faut que l'on dépasse totalement.
Ça ne nous empêche pas de venir aller chercher des béquilles, des éléments qui vont favoriser cela, mais il ne faut pas que ça vienne remplacer. Et aujourd'hui on est dans un remplacement total, c'est-à-dire qu'on est dans un interventionnisme permanent et on oublie que finalement notre corps, avant même qu'on en prenne conscience, il fonctionnait. Il n'a pas attendu qu'on le comprenne pour qu'il se mette en fonction.
Donc ça c'était la première chose. Je rajoute une petite chose, parce que cette notion d'intégration, elle est essentielle. Très importante. Et vraiment, la vision que j'ai souvent, parce que moi j'aime bien les images, j'aime bien les images et les anecdotes, vous savez, donc je le verbalise, moi dans ma tête je le vois comme ça, et je vois vraiment ça comme un mouvement de balancier d'une certaine manière.
Tu as le moment où toute ta vie, donc ton énergie, ta vitalité, elle est dirigée vers le rapport avec l'extérieur, et puis il y a un peu comme un pêcheur qui lancerait c'est-à-dire que le pêcheur, il lance ses filets vers l'extérieur, et puis à le moment où il ramène ses filets, il ramène le poisson à l'intérieur.
Et ce mouvement vers l'extérieur, donc d'activité, d'adaptation, ce qui est notre vie de tous les jours, notre vie diurne, en interrelation les uns avec les autres et avec notre environnement, doit obligatoirement être suivi, effectivement, du moment où tu ramènes les filets et tu intègres tout ce qui s'est passé à l'intérieur.
C'est ce qui se passe, par exemple, n'importe quelle personne qui s'entraîne de façon sportive te dira bien, si tu fais que t'entraîner, au niveau de croissance musculaire, rapidement c'est complètement bloqué.
Il faut t'entraîner, puis t'as le temps d'anabolisme, donc tu as un pic de catabolisme, destruction, utilisation des ressources pour aller vers l'extérieur, pour interagir avec l'extérieur, et après réintégration.
Et c'est de ce mouvement de balancier, cette direction de la vie. Mais ce qui est intéressant pour moi là-dedans, c'est de se dire que le flux de vie, le flux de santé, le flux de vitalité qui nous traverse, on le dirige vers l'extérieur pour interagir avec l'extérieur ou il est par défaut dirigé vers l'intérieur et moi je vois une espèce de rayon, tu vois, je dis souvent c'est un peu comme les rayons d'un Ghostbusters, vous savez quand ils ont des pistolets pour désinguer les fantômes,
là tu vois, il y a des rayons comme ça qui partent, mais ce rayon soit tu l'envoies vers l'extérieur là pour essayer de capter, d'interagir avec l'environnement, soit et là il se balade à l'intérieur de toi comme une sorte de scanner, ça participe au nourrissement, au fonctionnement de l'organisme, au rajeunissement de l'organisme, au nettoyage de l'organisme, à la réhabilitation et à l'intégration de toutes les informations que tu as reçues de l'extérieur.
Et vraiment, c'est de ce mouvement à deux que naît la vie. La vie est de ce mouvement. La vie va vers l'extérieur et elle revient vers l'intérieur, puis elle va vers l'extérieur puis elle revient vers l'intérieur.
Et ça, c'est un principe essentiel. Et par rapport au repos, juste pour insister parce que le repos, c'est vraiment quelque chose de fondamental par rapport justement à cette spécificité d'intégration. Je crois que Pierre Dufraisse vous l'a parfaitement expliqué.
Quand vous faites du renforcement notamment musculaire, au moment de votre activité vous ne gagnez rien. Vous stimulez, c'est-à-dire que vous donnez une information à votre corps et c'est au moment où vous allez vous reposer qu'il va y avoir la reconstruction et que vous allez bénéficier de la totalité de la sollicitation que vous avez faite en amont.
Ça veut dire que finalement la phase de repos, donc d'intégration, est la phase la plus importante pour profiter de ce que vous avez généré comme information en amont. C'est pour ça que la gestion du repos est vraiment très très très important.
Et voyez comment, alors c'est pareil pour le renforcement musculaire, mais l'hormèse, l'hormèse notamment avec le toumou, c'est exactement pareil. Quand vous allez dans le froid, le moment où vous déclenchez vraiment les processus dont vous allez bénéficier au niveau de l'hormèse, ce n'est pas quand vous êtes dans l'eau, c'est après, c'est quand vous sortez.
C'est-à-dire que quand vous rentrez dans l'eau, votre corps se met en branle, il répond à la stimulation mais il n'en bénéficie pas du tout. Pour l'instant, c'est alerte rouge, on met en place un système pour répondre au stress et c'est une fois que vous sortez et que vous revenez donc là vous allez loin de l'équilibre quand vous êtes dans l'eau et dès que vous sortez vous revenez vers l'équilibre et c'est dans cette phase de retour vers l'équilibre que vous êtes dans la phase d'intégration et donc le corps retrouve
un petit peu les conditions normales et donc il va se dire ok on a eu ce choc donc on va construire le nécessaire pour pouvoir y répandre si jamais ça revient et c'est là où vous redevenez plus fort uniquement si vous n'allez pas trop loin jusqu'au point d'équilibre.
Sinon on ressort casse. Exactement. Et c'est exactement la même chose dans le jeûne d'ailleurs. J'avais commencé par ça. Excuse-moi. Non, tu as raison. Moi, c'est très régulier qu'il y ait des personnes qui me disent « j'ai jeûné une semaine, ce que je croyais avoir guéri, c'est toujours là ».
C'était quand ? « J'ai arrêté mon jeûne hier parce que de toute façon ça ne servait à rien ». Je dis « mais mais maintenant assieds-toi tranquillement et maintenant ça va être le feu d'artifice.
C'est maintenant que ça va commencer. C'est maintenant que tu vas commencer à bénéficier des avantages du jeûne et souvent si je dis mais on fera un bilan dans trois semaines, un mois, un mois et demi deux mois même des fois derrière une semaine, dix jours de jeûne parce que les effets anaboliques les transformations qu'il y a eu profondément dans le corps liés à ce stress intense qui a été exercé par le jeûne, tu vas pouvoir les goûter vraiment dans le long terme.
Donc c'est vraiment intégré au moment où tu ressors de ce stress C'est important. Absolument. Et donc, pour en revenir au jeûne, maintenant qu'on a bien distingué le repos et l'arrêt, pour moi, la plus grande vertu du jeûne, c'est justement qu'on va aller nourrir.
C'est une période où on va arrêter de donner à l'aliment le monopole de la nourriture et qu'on va, du coup, aller en profiter pour utiliser le temps que l'on a pour nourrir les fameux 80 % que l'on délaisse dans le quotidien.
Et pour moi c'est vraiment la plus grande vertu parce que arrêter de manger ce n'est pas une fin FIM en soi c'est plutôt un outil, c'est un moyen d'accéder à quelque chose que notre système de fonctionnement ne nous autorise pas.
Parce que comme on ne fait que manger tout le temps, c'est-à-dire que le matin il faut déjà qu'on pense à ce qu'on va préparer le soir parce qu'il faut voilà ça nous occupe un temps fou mais dès que vous arrêtez de manger vous n'avez plus à vous préoccuper de ça vous pouvez prendre plus de temps pour essayer de nourrir les autres dimensions et dans ce cadre là la façon dont tu abordes le soin est très intéressant mais j'y mettrai un léger bémol c'est que pour moi moi, le soin, effectivement, il est,
dans notre façon de parler, c'est comme si on donnait un médicament ou comme si on traitait les gens. Un apport extérieur. Exactement. Avec une finalité. Voilà. Pour moi, le soin, ce n'est pas ça.
Pour moi, le soin fait justement partie de ces fameux 80 % dont on n'a pas plus trop parlé. Moi, je vous ai dit juste que le plus important de ces 80%, c'était la qualité des relations humaines, mais j'y mets aussi dans ces 80 % le soin, mais je vais vous expliquer pourquoi.
Parce que pour moi, le soin, c'est quelque chose de naturel et ce n'est pas amener un élément extérieur pour traiter quelque chose, c'est-à-dire qu'on ne donne pas du soin à un symptôme, on ne soigne pas un symptôme, on ne soigne pas une maladie, on soigne ou on donne du soin plutôt à un système. Je vous ai expliqué hier, j'ai pris suffisamment de temps pour vous expliquer la non-localité et qu'on ne pouvait plus parler uniquement que de système maintenant et qu'on ne peut plus
individualiser les éléments dans un système. On ne peut pas faire de Donc le soin, c'est aussi prendre conscience que nous sommes tous connectés, nous sommes tous reliés et que, je vais prendre des raccourcis, mais si nous voulons prendre soin de nous, de notre santé, ce qu'on cherche tous à faire, eh bien au travers de ce que je vous ai montré hier, il va falloir commencer à prendre en considération que notre santé va aussi dépendre de la façon dont les autres abordent leur santé.
C'est-à-dire que si nous voulons aller mieux, ça va aussi dépendre de la façon dont on agit avec les autres. Si nous voulons prendre soin de nous, nous devons aussi prendre soin des autres. Mais le soin, encore une fois, ce n'est pas prendre soin du bobo que tu as, de ton mal de tête, non, non. Je prends soin de la personne dans son entièreté.
D'accord ? Vous voyez, Thierry, là, il n'a pas de problème particulier. On est d'accord ? OK. Mais je prends soin de lui, tout simplement. Jusqu'au limite de l'écrasement quand même.
Jusqu'à l'écrasement. Et vous, avec votre réaction, vous avez pris soin de nous. Là, on aborde le point crucial. Parce que vous avez interagi avec nous et là, au moment où je l'ai pris dans les bras, vous avez réagi, vous étiez avec nous quand je l'ai pris dans mes bras.
Et c'est ça le soin, d'accord ? Donc vous comprenez bien qu'on est loin du soin, du bobo, du soin, du petit symptôme qu'on a cumulé, ça n'a rien à voir, ça n'a rien à voir.
On est dans quelque chose de beaucoup plus dynamique et je pense que là, de la façon dont ça s'est passé, on était tellement nombreux qu'il y a certainement certaines personnes qui l'ont ressenti à l'extérieur.
Donc il y a un travail à faire pour essayer de comprendre un petit peu plus ce qu'est le soin, mais en tout cas il est clair que ce n'est pas du même soin dont on parle, il faut arrêter de soigner des symptômes, il faut arrêter de soigner des maladies.
On aborde le cœur du sujet, on est à la porte, là si vous voulez bien on va pousser la porte et puis on va rentrer, parce que c'est exactement le point où je voulais me retrouver, je savais parfaitement que Pierre allait nous y amener donc c'était parfait.
Alors qu'est-ce que c'est que le soin ? Parce qu'effectivement on est tous arrivé avec énormément de questions par rapport à des situations de vie et comme je vous dis moi il ya ce terme de diversion qui m'obsède littéralement c'est à dire que on on on investit énormément d'énergie énormément d'attention énormément de temps énormément d'argent dans des actions qui comme le dit pierre ne sont pas systémiques et surtout vise à désinguer quelque chose qui n'existe pas donc on est mal barré Donc moi mon cœur, mon cœur de projet actuellement est plus
dans mes relations, j'avance et je comprends et au fur et à mesure des années, d'ailleurs vous devez le voir, au fur et à mesure des vidéos, vous savez ça évolue doucement, c'est ce que j'aime bien d'ailleurs dans ce travail vidéo, c'est qu'il est organique, il est vivant, c'est-à-dire que tu vois les vidéos avancées, tu vois les projets avancés, tu vois les compréhensions avancées et la question maintenant ultime pour moi
c'est la question du soin, c'est-à-dire c'est plus, on va plus guérir des maladies, on va plus soigner des maladies au sens de venir toucher spécifiquement un symptôme particulier, un important du soin, on va soigner l'individu et on va donc soigner ce qui nous fait être des individus vivants, c'est à dire la vie.
Pour moi c'est qu'est-ce que le soin de la vie, donc quels sont les besoins, quels sont les besoins de cette vie en nous, quels sont ses besoins et comment y répondre dans notre environnement, parce que ça pour moi c'est une question qui ne peut pas être isolée de notre environnement, on peut pas avoir une réponse absolue, une réponse définitive pour tout le monde, comment y répondre dans notre environnement de manière à ce que cette vie reçoive le soin au sens nourriture, et nourriture n'étant pas alimentation, comment est-ce que cette vie peut recevoir
le soin au quotidien dont elle a besoin pour prospérer et pour s'épanouir. Et si la vie s'épanouit, si la vie prospère, alors à ce moment-là tout ce qu'on a l'habitude de dénommer sous forme de maladie ou de symptôme n'a plus lieu d'être.
Alors, est-ce que vous voulez qu'on le fasse sous forme d'interaction ? Est-ce que Pierre t'as envie d'intervenir ou est-ce que je déroule mon truc ? Il faut laisser aussi la parole, je pense à… Parce que j'ai envie que ça se fasse dans le domaine de la relation.
Je pense qu'il y a des gens qui ont aussi envie de réagir par rapport à ça et qu'on peut… On a un micro baladeur. Ah oui, d'accord. Écoute, tu l'as juste là. Il ne fonctionne pas.
Il ne fonctionne pas celui-là. Non, il va falloir passer celui-là et nous on se passera celui-là. Si vous n'avez pas envie d'avancer, il y a quelqu'un qui lève la main là-bas ou là-bas, on va commencer là, on ne t'oubliera pas.
Merci. Ça fait une dose d'adrénaline, je comprends pourquoi ça dynamise un petit peu. Tout à l'heure, quand tu vas t'asseoir, il y aura le moment d'intégration. Voilà, c'est ça.
Justement, à propos d'intégration, il y a quelque chose sur lequel j'étais un petit peu... ça m'a grigrité à l'intérieur, je ne sais pas comment dire mieux. C'est quand tu as parlé, et depuis que tu parles, du renforcement. Et cette idée...
le mot que tu as utilisé était le mot faiblesse. Et il y a quelque chose en moi qui a été dérangé. Donc, j'ai été voir. Il se trouve que le fait d'avoir été beaucoup nourri par vous, merci pendant ces deux jours, a fait que ce matin, j'ai fait ce que mon dentiste olyptique m'a dit. Il m'a dit Écoute, tous les matins, et c'est de demander à la femme qui est en toi d'accueillir l'homme et de lui proposer, de lui proposer quelque chose à faire.
Et c'est en ça que dans l'intégration, Il y a aussi l'écoute, l'écoute de cette chose là qu'on a à l'intérieur et moi, là, à l'intérieur, depuis plusieurs semaines, voire plusieurs années, il y a de la douleur.
Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de douleur et je l'écoute. Je fais mon possible pour l'écouter et pour savoir ce qui se passe. Et je ne me sens pas faible. Et pourtant, autour de moi, les gens qui m'aiment s'époumonnent, se débrouillent pour que je sois à l'aise.
Parce qu'il y a des jours où je suis une petite vieille de 90 ans, je ne quitte pas le lit et je ne suis pas bien. Et il y a cette idée là, que quand on n'est pas face à ce que j'appelle moi, pas la faiblesse, mais la vulnérabilité.
La vulnérabilité, c'est qu'à un moment donné, la vie a fait que je me suis laissée blessée, que la petite fille qui était en moi a laissé s'ouvrir cette blessure. Ça s'est vraiment ouvert de partout, ça s'est fissuré dans tous les sens et j'ai besoin des autres.
Et c'est là, à un moment donné, où ce matin, je vais être super émue, faites gaffe, j'espère que ça va aller, je me suis rendu compte combien cette petite fille n'a pas aimé le monde.
Et c'est là que j'ai connecté plus la puissance d'amour, j'ai pas d'autres mots, mais d'amour dans le sens agapé, dans le sens amour inconditionnel, que vous m'avez manqué, que le monde m'a manqué et que je ne les ai pas aimés.
Et je pense que ça c'est le point d'accroche de l'intégration. Et aujourd'hui j'ai moins mal, depuis d'ailleurs, et voilà donc ce que j'ai envie de dire c'est n'ayez pas peur de ce que vous pouvez croire comme étant une faiblesse parce que ça permet aussi à votre entourage de vous aimer, de vous envoyer de l'amour d'être, courage de se révéler comme étant des donateurs et vous de vous révéler en tant que receveur.
On a le droit d'être faible entre guillemets, c'est à dire faible de ne pas avoir de force physique mais on est juste vulnérable. Et pour moi c'est vraiment une qualité et c'est une qualité entre guillemets du pôle féminin et cette vulnérabilité si je ne l'avais pas touchée aujourd'hui je ne me tiendrais pas debout devant vous avec l'émotion que je retiens et donc je voulais juste préciser ça, parce que la faiblesse est reliée pour moi à la victime et quand on est victime on perd son pouvoir, quand je suis vulnérable je regarde juste
qu'en moi il y a quelque chose qui s'est fendillé de partout, quelque chose qui a été blessée. Voilà. Je voulais juste préciser cette chose-là. Merci. Je te remercie. Tu sais par rapport à ce que tu dis, j'ai envie moi de poser une question et je pense que c'est quelque chose dans lequel on perd énormément d'énergie la plupart du temps, c'est est-ce que les choses peuvent être différentes de ce qu'elles sont ? Est-ce qu'il y a quelque chose de différent parce que la notion même de faiblesse dans la connotation qu'on peut
lui apporter la plupart du temps a une connotation morale, a une connotation de culpabilité, a une connotation de « je pourrais être autrement ». Mais en vérité ça c'est le début du chaos tout ça. Tu ne peux pas être autrement puisque tu es ça. Puisque tu es, c'est ta réalité du moment.
Et moi tu sais il y a, je rebondis là-dessus, on va partir dans des décubansions spirituelles et en même temps le spirituel le non-spirituel c'est un tout d'un individu, c'est un organe en tant que tel, un système en tant que tel.
Moi il y a une phrase, on va l'appeler un verset puisque c'est un verset de la Bible, qui m'obsède depuis des mois, même depuis des années, qui est un grand mystère pour moi, autour duquel je tourne depuis des années, et je sais, je sais que un jour je vais le comprendre, et pas le comprendre au sens intellectuellement, mais je sais qu'un jour je vais me le prendre en pleine gueule, et qu'à ce moment-là, il n'y aura plus de questions.
Et ce verset, il est tout simple, c'est au début de l'évangile de Jean, quand Jésus dit « Je suis le chemin, je suis la vérité, je suis la vie ».
Et déjà, de là où j'en suis, de ma révélation, ce que je comprends, c'est que la vérité, la vie et le chemin, c'est une seule et même chose, mais je ne dirais pas une chose, puisque telle que ça nous est présentée, c'est une personne, et moi, ça me rassure, parce que la vie n'est pas une chose.
C'est quoi la vie en toi ? C'est quoi la vie en nous ? C'est la vérité. C'est la vérité, donc la réalité aussi, puisque vérité et réalité ont exactement la même étymologie.
Vérité et réalité reviennent du même terme, c'est-à-dire c'est ce qui est. Et quand tu parles de faiblesse comme ça, effectivement, la faiblesse n'existe que par rapport à une projection de ce qui pourrait être si on était autrement.
Mais en vérité, ce qu'on est, c'est ça. Voilà, donc pour moi, cette notion de réalité et de vérité, elle est extrêmement importante.
Et cette vérité, qui est la vie aussi, elle est conforme à ce qui est notre environnement, qui nous sommes actuellement. Et c'est un... Tu vois, on voit ça comme des espèces d'univers séparés, alors qu'en fait, c'est un miroir permanent, un jeu d'échange mutuel permanent, en interrelation permanente, dans des dimensions qu'on n'imagine même pas, parce que nous, on voit que les dimensions mécaniques de la chose... On va te parler d'échanges de molécules,
on va te parler, mais il y a de l'échange d'informations à tous les niveaux, donc impalpable. Et c'est cet osmose, finalement, entre notre environnement et nous qui constitue la vérité et qui constitue aussi la vie en nous.
Et pour moi, c'est un immense mystère, gigantesque mystère. Et je pense que c'est, en tout cas pour moi, j'imagine que c'est un chemin de vie. C'est pour ça que je l'entends aussi comme le chemin, c'est comme ça que je me suis rentré le chemin.
Et ok, la vérité, la vie, ça me parle, mais le chemin, pourquoi ? Parce que le chemin, c'est d'aller vers... Et ça me parle aussi parce que ça correspond exactement au mouvement de la vie.
Quand on définit l'homéostasie, l'homéostasie n'est en aucun cas un état figé. C'est un aller-vers, c'est une tension, c'est une direction, c'est une potentialité, c'est un mouvement.
Et ce mouvement, qui est aussi le mouvement de la relation, me parle de la vie. Et tout ça, c'est cet immense mystère. Et cet immense mystère, c'est le mystère de la santé, c'est le mystère de la vie, c'est le mystère de la vitalité, et c'est tout ce que je veux nourrir maintenant, c'est tout ce que je veux porter.
Et cette nourriture-là, ce soin qui est apporté à cette vie, à ce mystère-là, c'est mon unique objectif, parce que tout le reste est diversion. Et c'est vraiment ce que, de plus en plus, j'ai à cœur de porter comme message.
C'est que tout le reste n'est que perte de temps. Tout le reste n'est qu'illusion, d'une certaine manière. C'est pas pour jouer mon bouddhiste à deux francs, mais tout le reste n'est qu'illusion. Pierre, tu as envie de partir là-dessus ?
Non, il a joué son joker, il en a deux, il a joué son joker. Bonjour, juste pour rebondir sur ce que tu viens de dire au niveau de la vie, je pense que la vie c'est de la vibration, que la vibration c'est de l'échange et que le seul chemin pour moi c'est, et le soin c'est de l'amour, alors c'est un mot galvaudé, t'as parlé d'agapé c'est voilà quoi et je pense que de plus en plus j'entends des gens partager cette douleur de l'âme et je suis passé aussi par là et ça a
résonné à 2000 % ce que tu as dit et qu'en fait effectivement il y a un moment donné où la vibration de l'unité est présente ce qu'on ce qu'on a vu là quand vous étiez dans les bras l'un de l'autre, la kalinothérapie. Moi, je n'étais pas à l'aise du tout.
Ils appellent ça, oui, oui. Ah non. J'ai bien vu. Il a une odeur corporelle, je ne te dis pas. Ça va, le soin.
Non, je suis dégueulasse. Il pue de la bouche aussi, peut-être. Non, pas du tout. Ou c'est toi. Pas du tout. Je ne sais pas.
Et donc, voilà. Donc, je voulais juste avancer sur ce chemin du mystère. Alors, aujourd'hui, on a la physique quantique qui commence à débroussailler tout ça, on a aussi les travaux sur le cerveau et et je trouve qu'on est vraiment dans cette dimension vibratoire de plus en plus et aussi on enlève la focale sur le petit moi jeu qu'aurait un problème avec un symptôme donc une dualité alors je vais pas faire ma bouddhiste aussi à deux balles on peut arriver à quelque chose de plus dans l'unité et dans l'universel et
dans l'universalité, voilà. Et je pense que si on est tous là aujourd'hui, c'est qu'on est tous touchés par ça. Et je vous remercie tous d'être là et d'avoir écouté. Merci beaucoup. Oui, je vais d'abord dire quelque chose.
Pour ceux qui étaient là hier, je vous ai fait un cours exposé sur la douleur. Non, non, la partie sur la douleur. Non mais il a beaucoup d'humour, il a énormément d'humour. Donc si vous vous rappelez bien, je vous ai expliqué quelles étaient les voies de la douleur et comment la douleur était traitée. Donc si vous vous souvenez, on montre bien en neurophysiologie que la douleur c'est une C'est une information qui est traitée au niveau du thalamus, c'est là-dedans. C'est-à-dire que quand vous avez mal au doigt,
c'est pas au doigt que vous avez mal, c'est à la représentation du doigt dans votre cerveau que la douleur est inscrite. Ce qui fait que dans certaines cultures, nous en France par exemple, on va avoir tendance à dire qu'on a mal, on a mal.
Par exemple on va avoir tendance à dire mais j'ai mal au genou, alors que vous avez d'autres cultures différentes qui vont vous dire c'est mon genou qui a mal. Et dans cette approche on voit bien que le rapport à la douleur ne va pas du tout être la même.
Et la La façon dont vous allez circonscrire la douleur soit dans une zone, soit dans l'entièreté de votre être, vous allez lui donner une signification, une importance qui va pouvoir générer de la souffrance ou pas.
C'est pour ça que, à l'image du symptôme, la douleur, qui est un symptôme, doit avoir sa place, elle nous dit quelque chose, mais elle ne doit pas aller au-delà.
C'est-à-dire qu'elle ne doit pas coloniser ce que vous êtes, tout comme hier je vous disais par rapport à l'alimentation, nous ne sommes pas ce que nous mangeons. Vous devez pas accepter de dire que vous n'êtes uniquement et que vous êtes réductible à ce que vous mangez.
Vous n'êtes pas réductible à votre douleur. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'au cabinet, je vous fais part d'une expérience parce que c'est vraiment très intéressant. Au cabinet, je travaille avec des enfants, avec des enfants qui sont atteints de pathologies assez lourdes, avec des leucémies.
Donc ce sont des enfants qui sont ballottés toute la semaine entre en faire des examens, avoir des spécialistes. Et comme à l'ostéopathie, nous on travaille en fait avec le corps, lorsqu'il venait au cabinet pour un soin, je n'arrivais jamais à travailler avec notamment un des enfants.
Parce que lorsqu'il se posait sur la table, moi je posais les mains sur lui, il était tellement tendu, au départ je ne comprenais pas ce qui se passait. Parce qu'il n'y avait pas de raison qu'il soit plus ou moins tendu.
J'ai commencé à discuter avec lui et je me suis rendu compte qu'il s'identifiait à sa pathologie. Comme vous avez des gens qui ont des cancers, ils ne vous disent pas qu'ils sont atteints de cancers, ils vous disent « j'ai le cancer ».
Donc sous-entendu je suis mon cancer. Et donc j'ai été très très ennuyé parce que je n'avais pas la possibilité, si vous voulez, ces tissus ne me donnaient pas l'autorisation de pouvoir travailler, parce qu'il était crispé.
Et donc j'ai dû trouver un moyen, j'ai dû faire une diversion. Et pour faire cette diversion, j'ai une arme très redoutable chez moi, c'est un bouvier bernois de 40 kilos. Pour ceux qui connaissent, c'est un loup-nours extraordinaire.
Et donc je l'ai prise avec moi au cabinet. Elle s'est installée à Et lorsqu'il est venu, déjà quand il a vu le chien en rentrant, j'ai vu un énorme sourire sur son visage. Donc là je me suis dit déjà on est sur la bonne voie.
Deuxième étape, je le passe sur la table, il s'installe, je pose ma main sur sa tête et je vois qu'il est toujours aussi crispé. Je regarde ma chienne, je lui fais un signe, elle vient près de la table, elle pose son museau sur sa main et là...
Terminé. J'ai pu travailler pendant une heure sur le gamin parce que la chienne de par son contact a totalement fait diversion et le gamin qui était allongé sur son lit inconsciemment conditionné par le fait qu'il soit...
au quotidien il est amené à ce qu'on lui dise tu es malade, tu dois passer les examens, tu peux pas aller à l'école pour toute la journée, tu peux pas faire de sport. Il est identifié à sa maladie.
Au moment où la chienne a fait diversion par ce contact, il a oublié qu'il était malade. Donc vous voyez bien que là, il y a quelque chose de très fort et d'une responsabilité personnelle dans notre rapport à la souffrance et notre rapport aussi à la douleur.
Je vous ai montré à quel point la douleur était indispensable au vivant, mais vous ne devez pas lui attribuer des propriétés qu'il n'a pas. Vous ne devez pas le laisser vous coloniser tout comme vous ne devez pas laisser les symptômes vous coloniser.
Ils sont là uniquement pour vous signifier quelque chose, mais n'allez pas leur donner des pouvoirs qu'ils n'ont pas, tout comme pour les aliments, n'allez pas leur donner des pouvoirs qu'ils n'ont pas.
Ça, c'est mon avis. Mais je pense que c'est très important parce que sinon vous allez être victime de ça et vous allez vivre au dépens de votre alimentation ou au dépens des symptômes ou de votre maladie.
Et à l'inverse de Mike Horn que je vous ai exposé hier, vous ne pourrez plus être maître de vos rêves, maître de tout ce que vous avez à apporter à cette vie, aux gens autour de vous et à tout ce que vous avez envie de réaliser.
D'accord ? Donc on a vraiment une responsabilité par rapport à ces symptômes et à ces douleurs, elles sont là, il faut les prendre en considération, mais ne les laissez pas coloniser ce que vous êtes. Je vous remercie.
Merci Pierre. Immédiatement pour moi la question qui vient et ça fait un changement complet de référentiel, c'est pas comment je vais soigner tel symptôme, alors d'abord comment je vais guérir, parce qu'au début on a la prétention de guérir, bon ça tu oublies rapidement, tu guéris rien du tout, personne n'a jamais guéri personne, j'aime beaucoup la phrase d'Ambroise Paré qui dit moi je soigne et Dieu guérit, déjà soignons et c'est déjà pas mal, la guérison advient, la guérison est une manifestation de la vie,
une manifestation de la grâce d'une certaine manière en nous, mais la guérison c'est pas quelque chose qu'on maîtrise, c'est ce qui explique d'ailleurs qu'on peut apporter du soin mais la guérison est aussi une affaire individuelle, intérieure, qui ne se prévoit pas, tu ne peux pas dire là à coup sûr il y aura la guérison, non tu donnes les conditions adéquates pour que la guérison advienne et ça fait partie des miracles pour moi.
Déjà je pense que l'une des dimensions qu'on a encore trop oublié c'est la dimension de l'émerveillement. L'émerveillement face à ce miracle de la manifestation de la vie en nous et de cette guérison. Et donc on passe, bon d'abord on était je veux guérir une maladie, ça on oublie, là c'était quand on était en maternelle supérieure, on oublie. Après on passe à l'école primaire et puis on se dit voilà je veux je veux soigner un symptôme et puis dans le soin du symptôme et bien tu vas avoir différentes approches plus ou moins je
veux dire plus ou moins volontariste mais l'approche maintenant moi la question qui m'obsède c'est comment est-ce qu'on apporte du soin mais pas du soin à un symptôme on n'apporte pas du soin à un symptôme, on n'apporte pas du soin à un signal Je veux dire, si tu as l'alarme qui se déclenche dans ta maison, ton alarme n'a pas besoin de recevoir un cataplasme d'huile de ricin, ou elle n'a pas besoin d'un lavement.
Il n'y a aucun problème de ce côté-là. C'est comment est-ce qu'on soigne le système dans son ensemble de manière à ce qu'au quotidien, il nous donne tout ce qu'il a à nous donner, toute la potentialité de vie qu'il peut nous donner. Et c'est ça la question, moi, sur laquelle je commence vraiment de plus en plus à focaliser, et c'est vraiment particulièrement intéressant parce que pour le coup, on sort complètement de la peur.
On est vraiment toujours dans un rapport, et d'ailleurs c'est le fond de commerce de la médecine actuelle. Pour avoir passé moi quand même pas mal d'années dans les hôpitaux, je sais très bien que le moteur essentiel c'est la peur.
La peur pour avancer, la peur pour se faire soigner, la peur pour choisir des traitements, la peur que si tu le fais pas de toute façon ça va être pire. Et c'est la peur, la peur, la peur, la peur en permanence.
La peur active une branche de notre système nerveux qu'on appelle le système nerveux sympathique qui est complètement antagoniste au système de réparation-intégration dont on parlait précédemment. C'est-à-dire que dans les conditions de peur, de stress, d'activation du système de stress, on n'est pas dans la position d'intégration.
Au contraire, on n'est pas dans la position des réparations. Au contraire, on est dans la position opposée. Quand tu passes de la peur à la confiance, à la compréhension et à dire voilà maintenant je vais soigner, je vais soigner l'individu et quels sont les besoins de mon individu maintenant, et là c'est là où vraiment Pierre est parfaitement...
En vrai c'est idiot ce que je dis parce que c'est comme si je disais il a raison mais... C'est comme ça. Dans le soin que tu vas apporter au quotidien, c'est pas la nourriture, c'est pas l'exercice physique, c'est pas la relation aux autres, c'est pas le cadre de vie, c'est pas les temps de méditation, c'est pas c'est pas la respiration, c'est pas le sommeil, c'est tout ça à la fois.
C'est-à-dire, c'est toutes les dimensions du soin, depuis le plus terre-à-terre charnel jusqu'au plus spirituel en toi, qui va avoir besoin d'être soigné, d'être nourri. Et puis, c'est pas qu'une fois, c'est au quotidien.
C'est au quotidien qu'il faut avoir une qualité de soin qui va faire que tout ça, ça va être nourri. Et c'est pour ça que, de plus en plus, moi, je parle d'une forme d'enquête.
C'est-à-dire, c'est vraiment... tu dresses un tableau honnête et sans tabou un petit peu de ce que c'est que ta vie en essayant de ressentir... Alors il y a des domaines qu'on arrive à quantifier très très facilement, l'alimentation, l'exercice, on peut avoir des grandes lignes, quoique, hein, parce que étant donné que la capacité individuelle étant par nature individuelle, qui va te dire quelle quantité d'exercice tu dois faire ?
Quelle est la quantité d'exercice juste ? Et à côté de ça, il va y avoir tous les besoins intérieurs que tu es le seul à connaître, ou la seule à connaître, et tous les renoncements que tu as faits et qui continuent à vivre en toi, et tous ces besoins qui n'ont pas été remplis et qu'il va falloir aller remplir.
Parce que ça, c'est l'appel, c'est l'appel du soin pour moi. Et c'est vraiment dans cette question-là, je pense, qu'on fait un pas colossal dans le domaine de la santé. C'est-à-dire qu'on arrête vraiment de lutter contre quelque chose.
On soigne, et on soigne au quotidien, et on nourrit au quotidien. on le fait par essais et erreurs, on essaye des choses, on essaye des voies, on se dit ok, ça pourrait être ça, et puis on se rend compte que c'est trop, c'est pas assez, et puis on corrige en intégrant que le principe de l'erreur n'en est pas, il n'y a pas d'erreur en tant que tel, il y a des essais qui ne conduisent pas exactement au résultat qu'on avait escompté,
on corrige, on modifie, je dirais même pas qu'on corrige, on modifie l'environnement, on modifie les conditions de manière à le recentrer et à ramener à quelque chose qu'ils soient plus conformes à nos attentes.
Et c'est dans ce mouvement de... c'est comme une danse d'une certaine manière, moi je dirais, une danse avec nos conditions de vie, avec nos besoins réellement, qui arrive à naître la santé.
Et c'est vraiment en ce sens là que je voulais appeler cette intervention, la fin des questions, parce que pour moi, il n'y a plus de questions à se poser d'une certaine manière, où il y a une seule question, c'est comment au quotidien je fais en sorte de recevoir un soin en suffisance pour que cette manifestation de la vie en moi qu'on appelle la santé, puisque c'est à priori ce qui nous intéresse tous, ce pourquoi on se réunit ici, mais la santé n'a pas quelque chose de
séparé de qui nous sommes d'une certaine manière. Ce n'est pas un truc à part. On n'a pas d'un côté la santé, de l'autre côté l'activité physique. La santé c'est nous. C'est pour ça que j'aime bien utiliser la santé, la vitalité, la vie.
Tu peux l'appeler ça l'énergie, tu peux l'appeler ça ce que tu veux en toi. c'est exactement la même chose, mais qu'est-ce qu'on fait au quotidien, chacun de nous, avec honnêteté, pour que, en nous et autour de nous, parce que notre santé ne peut pas être distinguée de notre environnement et donc la santé de tous ceux qui nous entourent, comment on fait pour que ça, ça soit nourri ?
Et ça, ça me paraît vraiment la question des questions, l'unique question, l'unique question qui, si elle reçoit une réponse qui est une réponse essentiellement individuelle, nous permet d'obtenir les effets qu'on veut obtenir. Est-ce que ça vous parle ?
Est-ce que ça vous parle, cette enquête ? Et vous savez, cette enquête, moi j'en témoigne toujours, il y a une dimension très matérielle de cette enquête, mais il y a évidemment une dimension intérieure de cette enquête.
Évidemment. C'est-à-dire qu'à un moment donné, tu ne pourras pas en faire l'économie. Il y a un moment donné où il faut vraiment prendre le temps d'aller regarder à l'intérieur aussi, tout ce qui se passe à l'intérieur, toute notre vie intérieure, toutes nos croyances, tous nos regrets, tous nos états de stress engendrés par nos systèmes de croyance pour arriver à voir là-dedans qu'est-ce qui nous permet de recevoir du soin au quotidien et qu'est-ce qui ne nous permet pas de
recevoir du soin au quotidien. Et c'est pour ça que souvent je suis vraiment désemparé parce que confronté à la multitude de questions que je reçois, la plupart du temps, je n'ai aucune réponse.
Pour moi, c'est un état actuellement qui est de plus en plus compliqué à gérer. C'est-à-dire que l'incapacité à donner la moindre réponse. Je ne peux pas. Je ne peux pas parce que je ne l'ai pas, je ne la connais pas, que cette réponse est un chemin.
La vérité, la vie, le chemin, c'est une seule et même chose pour moi. C'est un chemin, c'est un chemin individuel et c'est un chemin vers la santé. Comme l'homéostasie est un chemin vers la santé, c'est une tension.
C'est une tension vers la santé. Vous voulez interagir ? Moi j'avais une question donc je ne sais pas, c'est par rapport à un ensemble de choses pour être... Il y a l'ingénieur qui arrive. On dit que la peur bloque les mécanismes d'intégration, de réparation, tu les appelleras comme tu veux dans ton corps, cette dimension du soin intérieur est bloquée par la peur, la peur et le stress sont à leur maximum quand on est en situation d'inhibition de l'action, l'inhibition de l'action c'est quand tu ne peux pas agir,
tu vois, globalement quelqu'un t'arrive dessus, il te frappe, tu peux pas bouger, tu peux pas t'enfuir, tu peux pas le frapper en retour, tu peux rien faire et il commence à te frapper.
C'est le moment où, en termes de réaction dans le corps, c'est maximal. L'inhibition de l'action liée à ces questions incessantes que l'on se pose et où on ne sait pas où aller, c'est pour moi l'un des premiers facteurs d'épuisement et vraiment de dissolution de l'individu. C'est-à-dire vraiment, t'es face à des symptômes, tu sais pas comment t'y prendre, tu veux guérir un symptôme et l'image que je vois c'est un petit peu comme moi il y a eu un feu chez moi par exemple cet hiver un grand feu et avec on était avec
deux copains et tout ce qu'on avait au début pour éteindre donc on avait un feu c'était on avait un bâtiment de 600 mètres carrés en feu on avait la forêt qui prenait feu tout autour on avait un robinet et on avait trois seaux parce que les tuyaux avaient brûlé on avait trois seaux et on était comme comme des petites fourmis en train de courir comme ça avec des seaux puis on essayait d'éteindre ceci d'éteindre cela d'éteindre ceci d'éteindre cela et on courait partout pour essayer d'éteindre le moindre départ de feu parce qu'à notre niveau,
on savait très bien qu'on ne pouvait pas s'attaquer à l'incendie du bâtiment, il était foutu, on le savait. Par contre, on se disait on va arrêter les départs de feu qui est un peu partout.
Mais ces départs de feu, il y en avait un petit peu partout dans la forêt et ça a démarré de partout. Et souvent, notre rapport à la santé et aux symptômes, c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'on est dans la peur, dans l'incompréhension, on est un peu aveuglé par ce qui se passe, on n'y comprend rien et on court avec nos petits sauts d'eau de ci, de là, dans le corps, en fonction des modes, en fonction de ce que l'on rencontre, pour aller éteindre le feu ici,
le feu ici, le feu ici. Et la démarche qui consiste à partir dans cette aventure, dans cette quête, d'une certaine manière, pour trouver réellement ce qui fait soin pour nous, ce qui est notre soin, aujourd'hui, là, maintenant, elle a déjà une première vertu pour moi, c'est de débloquer cette sensation d'impuissance.
ce sentiment d'impuissance qu'on a face à tous ces symptômes, face à ce discours aussi qui nous dit que finalement, voilà, globalement, il faut avoir fait Black Friday pour avoir le droit de parler de santé, pour avoir le droit de dire quoi que ce soit de santé, et de s'y intéresser même.
Parce que je pense que, là encore, sans caricaturer, on est nombreux ici à s'être retrouvés face au goguenard de quelqu'un qui nous prend de haut en lui disant mais attends mais de quoi vous occupez quoi, sérieusement quoi, de quoi tu prétends Et l'essentiel, c'est que le soin est quelque chose qui est accessible à tous, qui n'a pas attendu la science moderne pour exister, qui n'a même pas attendu qu'on le réfléchisse pour exister.
C'est quelque chose qui est intuitif, qui est instinctif, et je dirais même que c'est quelque chose qui est par défaut chez l'individu. Et c'est peut-être ça qui m'interroge le plus, c'est à quel point on a perdu quelque chose d'aussi spontané en nous, À quel point on a perdu quelque chose qui est de l'ordre de l'intuitif, de l'impulsif, du pulsionnel.
Tu vois, j'ai été très marqué par ce qui s'est passé il y a deux jours. On était ici avec Pierre Dufraisse, avec David, en train de donner une conférence, et il y a mon fils qui est rentré avec mon épouse, je ne l'avais pas vu depuis trois ou quatre jours.
J'ai commencé à discuter, dans ma tête j'étais incapable de penser, il y avait juste un besoin mais pulsionnel, mais hallucinant de le prendre dans mes bras, à tel point qu'à un moment, je déposais mon micro, et là, j'ai dit, écoute, tu gères la question.
Et je savais que la personne qui avait posé la question, sérieusement, ça pouvait être blessant pour elle. Moi, je pose mon truc, je réponds pas à sa question.
Mais c'était impossible de faire autrement. C'est juste, toute ma biologie, tout mon corps disait, le soin dont tu as besoin maintenant, c'est juste de serrer ton fils dans tes bras. Et je ne pouvais pas supporter de le voir là, juste là, et de ne pas le tenir contre moi.
Et c'est ces mouvements-là aussi, instinctifs en nous, pour moi, c'est la première des choses qu'on a perdues dans notre système éducatif, dans notre éducation, c'est de suivre ces mouvements qu'on dit des mouvements du cœur, les mouvements des tripes, les mouvements du bide.
Je ne sais pas par quoi j'étais mu à ce moment-là, mais cette espèce d'évidence même, tu vois, et de tout intellectualiser, de tout passer au crible des symptômes, de tout passer au crible des analyses, de tout passer au crible des...
Alors qu'en fait, j'aime bien une expression que Pierre, quand il a défini l'ostéopathie, il m'a dit une phrase qui m'a beaucoup marqué, il m'a dit que la maxime des ostéopathes, c'est le corps C.
Mais pas mon corps à moi, le corps de la personne que je suis en train de traiter. Et c'est très intéressant parce que le terme de traitement prend une toute autre dimension. Ce n'est pas le traitement d'un sachant sur un corps inerte qui reçoit un traitement et qui ferme sa gueule.
C'est, au contraire, un serviteur qui a une sensibilité et qui a peut-être une ouïe. Tu sais, c'est un peu comme les accordeurs de piano, tu vois ? Il a une ouïe qu'il a exercée, mais qui n'est pas un talent particulier ou qui est un talent au sens propre du terme, c'est-à-dire un talent, quelque chose qu'il a cultivé.
Il a une ouïe exercée à ressentir les mouvements et les demandes du corps en termes de soins, mais il ne lui apporte rien d'autre que ce que le corps demande. il ne lui rapporte rien d'autre que ce que le corps était déjà en train d'induire.
Il ne fait que l'accompagner, il ne fait que... Voilà. Et ça, ça m'a beaucoup marqué. Le corps sait. Mais ouais, le corps sait.
Et on l'a oublié que le corps sait. Mais c'est normal qu'on l'ait oublié. Parce que dans un système dans lequel on veut nous vendre du remède, dans lequel on veut nous vendre des solutions extérieures, on n'a aucun intérêt à nous dire que le corps sait.
Et dans l'absolu, par exemple, l'approche dont vous parlez, Dominique Vion, en termes d'alimentation, le côté instinctif dans l'alimentation, c'est aussi un truc, c'est hallucinant. Je veux dire, à une époque où on est bardé de principes diététiques, où on analyse la nourriture dans tous les sens, enfin je veux dire, à revenir au principe instinctif dans l'alimentation, c'est le plus gros pied de nez qu'on puisse faire à tous ces principes-là.
Et à titre personnel, au travers de mon histoire et de tout ce que je constate autour de moi, je pense que le plus gros problème en alimentation actuellement, c'est la diététique et toutes les connaissances diététiques que nous avons, qui est une véritable catastrophe, qui nous fait classifier les produits, les aliments de telle manière ou de telle manière, c'est bien, c'est mal, ça m'a apporté telle vitamine et telle chose, alors qu'en fait, ça nous coupe complètement de nos besoins,
et en se faisant, nous coupant complètement de nos besoins, ça ne répond pas à la dimension du soin, et ne répondant pas à la dimension du soin, alors à ce moment-là, on retombe dans la problématique qu'on évoquait au début.
C'est parti. Juste une parenthèse, c'est vraiment une parenthèse par rapport à ce qu'il a dit par rapport à l'ostéopathie. En ostéopathie, on dit que seuls les tissus savent. D'accord ? Donc c'est exactement ce qu'il a dit.
Et la preuve, mais la preuve magistrale que seuls les tissus savent, ce sont les symptômes. D'accord ? Parce que les symptômes sont là pour vous dire qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas comme il le devrait.
Et rendez-vous bien compte que vos tissus vous le signalent alors que vous, si vous n'aviez pas eu le symptôme, vous n'auriez jamais su. Donc c'est bien la preuve que votre corps sait avant votre intellect.
Et c'est pour ça que les symptômes sont véritablement notre meilleur allié. C'est bon ça. Ah bah oui, c'est très très bon oui, parce que c'est l'interface, le symptôme c'est l'interface...
Il va nous refaire. Non, non, refais-le, refais-le, non, parce que je pense que... Ah oui, oui. Non, non, mais t'sais des fois... Ça y est, je sais plus ce que je voulais dire.
Non, mais t'as des phrases toutes anodines et... Non, vas-y, refais-le s'il te plaît. Pardon. Je sais plus, j'ai oublié, je parlais de quoi ? Oui, les symptômes. Les symptômes, donc, je reprends, je rembobine.
Donc, en ostéopathie, nous disons que seuls les tissus savent et la preuve magistrale qu'effectivement seuls les tissus savent et qu'il n'y a pas quelqu'un d'autre à l'extérieur ou même nous, d'un point de vue intellectuel, qui pouvons savoir mieux que lui, ce sont les symptômes.
Parce que les symptômes sont l'interface entre vos tissus et votre conscience. D'accord ? Donc ça renvoie à ce que je vous disais hier, c'est-à-dire que c'est votre meilleur allié. Et les symptômes, ils sont là à chaque fois avant que vous vous en preniez conscience.
Et si vous, intellectuellement, vous ne pouviez pas vous en rendre compte, vous ne pourriez jamais savoir ce qui ne va pas, un petit peu comme l'algo-ataraxie, d'accord ? Donc le seul moyen, et c'est d'ailleurs tout ce que je vous dis là qui a amené William Garner Sutherland à vous donner la phrase que je vous ai dite hier, d'accord ? Donc intervenir le moins possible pour laisser la puissance vitale intérieure agir au lieu d'intervenir de façon aveugle avec une force démesurée,
d'accord ? Et je vais terminer juste en me disant une chose, c'est que tout à l'heure on discutait avec des personnes à l'extérieur, et effectivement, parce qu'on m'a posé une question assez banale, on m'a posé une question par rapport aux semelles, on m'a demandé ce que je pensais des semelles orthopédiques, qui est une question vraiment très intéressante.
Mais l'une des autres phrases qu'a sorti William Garner Sutherland, vous le comprendrez bien que c'est un monsieur que j'apprécie beaucoup, ce sont vraiment des phrases qui pour moi étaient fondateurs et qui m'ont vraiment mis sur des rails vraiment incroyables.
Ce monsieur disait qu'aujourd'hui, c'était à l'époque mais aujourd'hui c'est encore pire, les gens sont surtraités parce qu'ils sont sous-diagnostiqués. Et ça c'est vraiment caractéristique parce que plus vous vous éloignez des principes, c'est-à-dire que moins vous cherchez à comprendre le pourquoi des symptômes, moins vous cherchez à comprendre les principes qui sous-tendent la vie, plus vous êtes obligé de mettre en branle de l'énergie pour compenser ce déséquilibre.
Parce que ce que le corps veut vous apporter gratuitement, simplement, sans rien faire, vous le refusez en n'écoutant pas votre symptôme. Donc vous en faites un ennemi, comme je vous l'ai expliqué hier, et à partir de là, vous êtes tout seul.
Vous êtes obligé de trouver des situations et des remèdes extérieurs pour essayer de venir compenser ce déséquilibre et donc aujourd'hui plus la mise en tente entre cette interface qui est le symptôme et vos tissus est grand, plus le déséquilibre est important et plus vous êtes obligé d'avoir de grandes quantités de remèdes venant de l'extérieur.
Donc la première chose à faire quand vous êtes vraiment complètement perdu, à mon sens, c'est vraiment de revenir à des choses basiques, c'est à dire essayer de comprendre les symptômes et de vous réconcilier dans une forme de dialogue par rapport à tous les principes physiologiques que Thierry a déjà abordés. Et peut-être aussi d'intégrer comme principe, je ne sais pas si on peut parler de principe absolu, de ne jamais répondre à quelque chose qui ne traite le système dans son entièreté,
c'est-à-dire quelque chose qui prend une partie du système isolé va automatiquement, dans le nez qu'on est très loin d'avoir la connaissance de l'entièreté du système, de l'entièreté des équilibres et des échanges dans le système, conduire à un déséquilibre tôt ou tard, automatiquement, donc vraiment toujours traiter l'individu dans sa dimension, on utilise le terme d'holistique, toujours traiter l'individu de manière holistique, toujours répondre aux besoins de l'individu de manière holistique, C'est pas votre foi qui a besoin,
c'est, c'est, c'est, je réagis mais des fois j'ai entendu dans certains milieux quelqu'un me dire oui, mon coeur me dit ça, mon foi m'a dit ça, et moi je dis, mais toi t'arrives à distinguer le dialogue de ton foi dans un individu qui est inséparable quoi, qui est individu, c'est juste une construction intellectuelle, ça a aucun lieu d'être, ça n'existe pas, ton foi n'existe pas tout seul,
ton foi peut pas te parler, c'est, tu es un individu, et c'est ton individu qui est constitué de toute cette matière et qui est un grand mystère en tant que telle. Est-ce que vous voulez échanger par rapport à ça ?
Il y avait la personne qui voulait poser une question tout à l'heure qui n'a pas pu la poser. Oui, donc moi concrètement je voudrais me débarrasser comme certainement plusieurs personnes parce que c'est un pourcentage assez important de migraines.
Donc on m'a parlé de l'aspect psychologique. Donc, j'ai été voir des personnes qui traitent le psychologique. On m'a parlé de d'alimentation. Donc, je, j'essaye de faire des choses par rapport à l'alimentation de l'environnement.
J'essaye, je dis bien, j'essaye. Et puisque ce n'est pas un souci, puisque je connais plus ou moins les déclencheurs, par exemple, au niveau psychologique. Ce n'est pas quand je suis stressée que mes migraines apparaissent, mais c'est quand je me détends au niveau alimentaire.
Effectivement, ça cause des constipations ou quand on mange beaucoup de sucre, ça peut déclencher l'environnement. Ça peut être la fatigue, beaucoup de choses et j'ai pas envie de rentrer dans un extrême de manger cru, de manger froid, de ne plus m'énerver parce que je suis quand même assez sanguine, donc je n'ai pas bafoué non plus ma personnalité.
J'ai envie de me faire plaisir en mangeant. Ça veut dire que quand par exemple dans le groupe, j'ai dit que je mangeais du chaud, c'était oh là là. J'ai envie de continuer quand même à manger chaud et à manger des choses qui me font plaisir.
Et puis voilà. Donc ma question, c'est ça. C'est aujourd'hui, j'ai tous ces aliments. J'ai essayé des médicaments qui ne m'ont pas calmée. Je n'ai pas envie de passer par le traitement à vie.
Donc, voilà, je suis un peu. Est ce que vous pouvez m'éclairer ? Ma question est là. Quel est le problème ? La migraine qui peut tenir 24, 72, 48 heures à genoux.
Et du coup, la peur intervient aussi parce que je suis en microentreprise et j'ai peur d'avoir une migraine si j'entreprends quelque chose, parce que je ne pourrais pas le faire. Donc ma question c'est qu'est ce que je fais avec tout ça ?
Non mais... vas-y Pierre. C'est très compliqué d'apporter une réponse à la fois bienveillante et proche de la vérité. Pierre va s'y essayer. Je peux le faire en quatre.
Qui dit mieux ? Il y a une expression en anglais qui dit no head, no head ache. Pas de tête, pas de balle de tête. Bon, on va essayer déjà de dire quelque chose.
S'il y avait deux mots à donner effectivement, ça serait de dire ça dépend ça c'est fait ensuite ce qu'il faut bien comprendre par rapport à ton symptôme c'est que l'expression d'un symptôme alors où est ce que tu es oui l'expression d'un symptômes et spécifiques à l'individu.
Ça, c'est aussi quelque chose qu'il faut clarifier, c'est à dire que pour une même cause, il ne va pas être, il ne va pas donner le même symptôme chez tout le monde parce que tout le monde ne va pas pouvoir l'exprimer, ne va pas pouvoir exprimer le même trouble de la même façon.
Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, à mon avis, effectivement, ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a aucune règle par rapport aux migraines.
On a des grands champs de réflexion et d'études pour ça. Mais par contre, il faut effectivement avoir une analyse vraiment systémique et essayer de comprendre dans la globalité pourquoi est-ce que ton organisme a déclenché des migraines plutôt qu'autre chose.
D'accord ? Donc pour te donner une réponse, une solution, moi, je te dirais qu'il faudrait vraiment voir quelqu'un qui travaille du coup dans sa globalité et non pas qu'ils travaillent par secteur, d'accord ?
Faut pas aller voir quelqu'un... Moi, je connais beaucoup de gens qui, pour des migraines, vont voir un ophtalmo. Mais ce n'est pas un problème. Quand on a un symptôme, c'est pas les yeux qui vont pas.
Même quand on a un problème au niveau de la vision, c'est pas les yeux qui ont souci. C'est la personne dans son entièreté, d'accord ? Donc la première chose, effectivement, parce que par rapport à ce que tu m'as cité, aucune de ces personnes-là n'avait véritablement une approche systémique.
Si moi je devais rentrer dans ton jeu par rapport à tout ce que j'ai entendu, tout ce que tu m'as décrit, mais vraiment pour rentrer dans le jeu, le trouble serait d'une origine vasculaire. Parce que les migraines sont souvent liées à des tensions dans le rapport de compression entre les sinus véneux du crâne et le réseau artériel.
Donc toutes les variations qu'il peut y avoir par rapport à ton état de sanguinité peuvent expliquer une grande partie de ça. Mais par contre, si tu dois étudier le symptôme vasculaire au niveau du cerveau, tu dois l'étudier dans tout ton corps.
Donc il faut effectivement que tu trouves quelqu'un qui connaisse suffisamment l'anatomie, qui connaisse suffisamment la physiologie qui est aussi des bases de biochimie et qui puissent essayer de faire le lien entre ton symptôme et ta façon de vivre.
C'est ce que je peux t'apporter de plus. Pardon ? Sur quelqu'un ? Non, ce quelqu'un. Ah, ce quelqu'un. Alors moi je ne connais pas tout le monde, en tout cas à l'ostéopathie nous on est c'est censé travailler sur la globalité.
Mais après, les autres... Moi, je connais pas les autres domaines, mais moi, je peux pas t'apporter de solutions spécifiques par rapport à ça. On n'est pas... On va le faire monter, t'inquiète. Respire, respire.
Ca marche pas. Un, deux... Je voulais vous répondre, madame... Ouh, madame ou ici, je voulais simplement vous apporter mon témoignage. Moi, j'avais des migraines 2 à 3 fois par semaine. Effroyable, il n'y avait aucun médicament qui me calmait.
J'ai pris tout ce que je connaissais. J'ai fait tous les tests comme vous. Et puis, à un moment donné, je me suis lancé. J'ai écouté des vidéos, j'ai testé. Je n'ai pas renoncé à toute ma vie sociale ou quoi que ce soit, comme vous le décrivez, un petit peu avec des peurs ou parce que vous mangez chaud.
J'ai fait petit à petit à mon rythme. J'ai fait des jus, comme tout le monde ici. Après, j'ai fait un peu plus de crues. Et ça fait trois ans, je n'en ai pas eu une seule demi-graine, pas un seul mal de tête.
Applaudissements Alors, il doit y en avoir d'autres ici. Je dirais, essayez petit à petit, à votre rythme, la solution, elle est là. Je l'ai oublié, le mal de tête.
Ça fait trois ans, je n'en ai pas eu un. Je vous prie de me pardonner si je dis des paroles. Je te le demande juste un instant pour que je puisse, comme ça, c'est là où on touche la force et la faiblesse du témoignage qui est une épée à double tranchant pour moi.
Force du témoignage, ça donne de l'espoir, ça donne l'envie de, oui, ok, je ne suis pas condamné à vivre avec mes migraines à vie puisque effectivement il y a des personnes qui peuvent témoigner qu'avec la migraine ils ont pu voir une fin de la migraine.
Par contre danger extrême c'est immédiatement tu repères cette personne tu prends son numéro de téléphone et tu vas vouloir essayer de calquer exactement ce qu'elle a fait de manière à avoir le même résultat et ça c'est foutu d'avance parce que ça marche pas ça marche pas et non mais c'est là où vraiment c'est toujours ambigu le témoignage parce que sans témoignage tu te mets pas en mouvement et c'est génial c'est un super témoignage d'espoir c'est dire oui tu as le droit de croire à quelque chose mais non la méthode elle
n'est pas écrite et ça pour moi c'est moi la seule méthode que je connaisse maintenant c'est de partir dans cette enquête dans lequel on sait que le corps sait que les tissus savent que le et de trouver pour chaque personne dans cette enquête le chemin qui nous conduit à répondre à nos besoins spécifiques de manière adéquate. Et à ce moment-là, la biologie s'exprime dans un environnement nouveau, qui est l'environnement nouveau qu'on aura construit et qui amènera une manifestation différente de ce que l'on vit.
Ça te va Pierre ? Oui, alors. Oui, deux secondes. Moi, je suis désolé parce qu'on tombe là de plein pied dans le piège qu'on a attendu juste avant. C'est-à-dire qu'on vient de dire qu'on ne parlait pas et qu'on ne soignait pas des symptômes et on tombe directement dans la symptomatologie.
Donc moi j'ai essayé de jouer le jeu tant bien que mal, tant bien que mal, mais je devrais peut-être pas. Mais là, on tombe, et là ça n'engage que moi, mais on tombe exactement dans ce que je n'aime pas. C'est-à-dire que personne ici n'a véritablement de solution pour les autres, chacun a un terrain, une expérience, une vie différente.
Quand je vous ai dit les symptômes sont spécifiques, sont une expression spécifique, vous pouvez obtenir des outils, mais dire à quelqu'un que pour vous ça a marché, ne veut en aucun cas dire que pour lui ça va marcher. Et là il y a un piège énorme, parce qu'aujourd'hui on se retrouve avec des modes où quelqu'un a trouvé un super remède et on pense que ça va soigner tout le monde.
Et là, on ne traduit pas du tout la complexité et la spécificité de chaque individu. Et on retombe dans la symptomatologie. Et j'ai mal là, j'ai ce problème. Alors, ce discours-là est parfois difficile à recevoir.
Oui, et j'en suis désolé. Oui, mais c'est pour ça que je parlais toujours de la dichotomie qu'il peut y avoir entre bienveillance et vérité parce que la bienveillance ou l'envie c'est même pas de la bienveillance c'est l'envie d'être sympa avec la personne donc l'envie d'être aimé donc c'est même pas vis-à-vis de l'autre personne c'est vis-à-vis de moi-même uniquement j'ai envie d'être aimé j'ai envie qu'on m'apprécie donc je vais donner une réponse à l'emporte-pièce tu devrais essayer l'élèvement tu devrais essayer
ceci et pour moi c'est toujours stupéfiant de voir à quel point on est on est prompt à sauter sur des solutions pour les autres et alors proposer des solutions toutes faites alors soit parce qu'on a lu quelque chose soit déjà c'est un peu mieux parce qu'on l'a expérimenté mais mais de toute façon, parce que c'est jamais, jamais, jamais la réalité, puisque de toute façon, nous ne sommes pas l'autre personne.
C'est impossible. Donc il y a ce besoin inhérent à l'humain quand il se situe face à une problématique de trouver une solution, ou en tout cas, je sais pas si c'est inhérent à l'humain, en tout cas inhérent à notre culture, de toujours trouver des solutions.
Et il y a la réalité qui est de encourager, soutenir, porter l'autre à aller chercher la solution, à aller trouver la solution, à aller comprendre, et la solution, c'est aussi la connaissance.
La connaissance de soi-même, cette aventure connaît-toi-toi-même, le fameux connaît-toi-toi-même. Quelque part, on revient. On ne fait que décliner quelque chose qui se dit depuis l'Antiquité.
Quand on parle de la médecine hypocratique, c'était réellement ça, c'est connaît-toi-toi-même déjà. La connaissance, c'est le début du chemin de guérison, c'est comme ça. N'accepte pas une solution qui vient de l'extérieur et commence à réellement rentrer dans cette aventure, cette aventure dans laquelle le corps sait, les tissus savent et ils sont ton meilleur guide.
Et c'est pour ça que, voilà, tu vois, il y a Dominique qui vient d'arriver, je suis aussi content qu'il ait parlé de la dimension sensorielle et instinctive dans l'alimentation, parce que, en termes d'alimentation, comme je vous l'ai dit, on est paumé par un tel a fait une diète de bananes et ça lui a réussi, mais oui, mais ça lui a réussi à lui.
Et puis, il faudrait voir sur du long terme, il faudrait voir sur... OK, lui, ça lui a réussi, et un autre, ça va être autre chose. Moi, je raconte toujours mon histoire...
— Et puis, ça lui a réussi à ce moment-là. — À ce moment-là. Moi, je raconte toujours mon histoire qui choque les gens. Dominique la connaît, mais elle fait rigoler tout le monde, moi. C'est au tout début où, pareil, on m'a parlé de revenir vers une alimentation plus crue et ainsi de suite, j'ai rencontré la même chose qu'a rencontré Dominique, c'est-à-dire une approche qui s'appelait l'instinctothérapie.
Parce qu'en France, à l'époque, c'était l'une des choses qui était le plus répandue, puis ça va bien au-delà de l'alimentation crue. Et donc on m'a dit, globalement, si tu veux chercher la meilleure alimentation pour toi maintenant, à cet instant-ci, il va falloir que tu utilises ton système olfactif qui est ton meilleur guide, ton système gustatif qui est ton meilleur guide, qui va te guider vers le meilleur aliment.
Et je me souviendrai toujours de la première expérience que j'ai faite. Tu vois, globalement, il y a des copains, ils ont fait une table, et puis ils m'ont dit, on va jouer l'expérience.
L'expérience, c'était, on te mettait une table, on te met un bandeau, tu sniffes les aliments, et tu vas vers ce qui est instinctivement le plus appelant pour toi. Pas le truc qui sent le plus fort, c'est juste qu'à un moment, tu vas... T'as un truc, c'est bam !
Tu vois, ça fait comme ça pour toi. J'avais vu les produits qu'ils mettaient sur la table. Et je me souviens, moi, j'adore les mangues, les ananas. donc j'avais repéré discrètement à quel endroit de la table ils avaient mis les mangues et les ananas en me disant même avec le bandeau je vais pouvoir les repérer, tintin, je vais me bouffer la mangue et l'ananas et donc ils me font passer les différents trucs sous le nez et il y avait des trucs que je reconnaissais,
alors au début je dis ah je reconnais c'est ça, on me dit ta gueule on s'en fout de ce que tu reconnais, marche pas avec ton intellect, marche avec ton corps, qu'est ce que ton corps dit et à un moment il y a un truc qui est passé sous mon nez et ce truc c'était Je ne dirais pas la femme de ma vie parce qu'elle ne se rédige pas à ça, mais c'était le truc.
Le truc comme ça. Et donc, je m'en souviens toujours, les copains ont rigolé quand j'ai dit « Ah non, mais là, c'est ce truc-là. » Les copains ont rigolé, j'ai enlevé le bandeau et c'était un beau morceau de ventreche, donc bien gras, de cochon, du cadavre, comme diraient certains.
Il n'y avait pas plus cadavérique que ce cadavre, d'accord ? Légèrement séché. Et sa santé, immédiatement, quand je l'ai vu, j'ai dit non, tu ne manges pas ça.
J'étais plutôt à tendance végétarienne, végétalienne, j'ai dit non, tu ne manges pas ça. Et je m'en souviendrai toujours ce qui s'est passé. La personne qui m'avait fait faire l'expérience m'a dit écoute, si j'en crois ce que je comprends du fonctionnement instinctif du corps, cet aliment pour toi va jouer une clé.
Donc tu ne devrais pas le ranger comme ça. Tu devrais t'y intéresser. J'ai dit ok, d'accord, d'accord. On l'a mis au fond du frigo. Et je me souviendrais pendant deux ou trois jours, plusieurs fois par jour, ça restait quand même dans ma tête.
Un peu comme quand t'as croisé une belle nana, tu vois, tu veux faire semblant de l'oublier mais, putain, ça reste quoi ! Et de temps en temps, j'ouvrais le frigo, je regardais, je sentais, puis j'ai dit « non, mais non, c'est pas possible et tout ».
Et il y a une fois, je me suis dit « bon allez, tu vas le mettre dans ta bouche, mais tu vas le recracher ». Je l'ai mis dans ma bouche, et là il s'est passé un truc de fou, ça a fait gloups avec un énorme ta gueule ta gueule et à ce moment là pendant plusieurs semaines je n'ai pensé qu'à une seule chose c'est manger de la viande et j'ai mangé énormément de viande crue ce qui veut dire que toute personne en faiblesse ici et qui a une tuberculose devrait immédiatement se
mettre à manger un kilo et demi de viande crue par jour pour guérir la preuve ça a marché pour moi. En plus, ce que je peux t'assurer, c'est que quelques années après, tu arrives à dire dans une vidéo qu'il y a des bras qui repoussent et que tu deviens un gourou.
Franchement, si tu veux de cette vie-là, mange de la viande. La preuve en est. C'est une démonstration par l'absurde bien sûr. Mais voilà, c'est pour illustrer tout ce qu'on dit.
Pardon. Tout va bien. Oui, je ne sais pas si je vais dire des bêtises parce que peut être je vais parler de quelque chose qui est déjà dans les tuyaux et dont peut être quelqu'un s'occupe déjà.
D'accord, voilà, je ne sais pas. Je voudrais parler de quelque chose. Je ne sais pas si c'est déjà s'il y a déjà des personnes qui s'en occupent, mais moi, depuis que je suis venu dans ces rencontres, c'est la première fois que je participe à ce genre de choses.
J'ai rencontré beaucoup, beaucoup de monde. J'ai été très sensible à l'aspect, la mise en valeur du côté échange dont a parlé Pierre et dont David nous a fait également des tests grandeur nature.
Et en parlant avec les nombreuses personnes que j'ai pu rencontrer ici, je me suis rendu compte que selon les régions dans lesquelles on était, beaucoup de gens se sentaient un peu isolés par rapport à ces préoccupations, par rapport à ce type de recherche et de compréhension qu'on a.
Donc, j'avais envie de proposer est-ce qu'il n'y aurait pas une possibilité sur le site de Régénère ou quelque chose comme ça, de localiser un peu les gens qui, par exemple, qui sont venus à ces rencontres et de faire des rencontres plus informelles à Douarnenez, à Cambrai ou à Clermont-Ferrand.
On pourrait remplacer les cafés de là-bas, si j'y suis, de Daniel Mermet par les jardins ou les parcs de Régénère. Oui, non, mais c'est essentiel. C'est une dimension essentielle du projet.
Ça n'a pas été mis en place de façon formelle cette année parce qu'effectivement, c'est une première de la renaissance de ces rencontres, donc on s'est filé un challenge à notre auteur, mais c'est quelque chose sur lequel il y aura une immense focalisation pour les prochaines rencontres, obligatoirement, parce que c'est la suite logique et évidente du terme de rencontre.
On rencontre d'autant mieux son prochain, son proche, physiquement. En fait, quand Pierre dit que les 80 % c'est super important et qu'il te fait un câlin et qu'après toi tu nous dis que quand t'as vu ton fils arriver, le soin que t'avais besoin c'était de prendre dans ses bras et tout.
En fait moi j'ai l'impression que vous parlez d'amour mais du coup vous mettez pas ce mot là dessus, je voulais savoir pourquoi. Et je voulais savoir aussi, j'adore ton pulgar au gourou et je voulais savoir comment tu fais avec un tel succès inspirant et magnifique, et tous les retours qui doivent aller avec, j'imagine, pour rester humble.
Voilà, merci beaucoup. Qu'est-ce qui te fait penser que je suis humble ? Qu'est-ce qui te fait penser que je suis humble ? Ouais, c'est plus un pied de nez. Mais par rapport à l'amour, pourquoi pas, mais oui, il n'y a aucun problème avec l'amour, c'est de l'amour.
L'amour a une connotation souvent malheureusement très intellectuelle, mais moi, pas de soucis. Non mais oui, c'est de l'amour, c'est de l'empathie, c'est C'est de l'appétit, c'est... Tiens, on prend ça.
Moi aussi j'ai de l'amour. Par rapport à l'amour, je suis totalement d'accord avec toi, mais je n'ai pas le sentiment qu'on ait du mal à en parler, surtout moi. Mais pour moi, l'amour, c'est quelque chose qui va de soi.
Moi, j'ai le sentiment par exemple que quand je fais la conférence d'hier alors que je n'ai pas forcément parlé d'amour ou quand on parle ici avec Thierry, j'ai le sentiment que c'est que de l'amour. L'amour en fait c'est un mot mais c'est quelque chose qui se partage, pas uniquement au travers du mot.
Tu vois, par exemple, lorsqu'on avait diffusé le documentaire Voyage promenade sous la peau, où on voyait tout ce qui se passait sous la peau, on expliquait bien que la peau était l'un des organes le plus important, parce que c'était notre interface avec l'environnement.
Et à la fin de la diffusion du documentaire, j'ai rappelé que la raison pour laquelle le toucher au travers de la peau est l'un des éléments le plus important, c'est parce que c'est celui qui nous unit, c'est celui qui nous relie.
Ce qui fait que pour moi, et ça c'est totalement personnel, vu la charge d'information qui passe au travers des capillaires et au travers de la peau, dire à quelqu'un que vous l'aimez et le prendre dans vos bras et lui faire sentir que vous l'aimez, c'est totalement différent.
Moi je suis beaucoup plus partisan pour prendre dans les bras et faire sentir que je l'aime. Donc, moi, l'amour, il est plus dans ma façon d'être que dans le fait de le dire. Moi, hier, quand je vous ai fait ma conférence, que j'ai préparée spécialement pour vous, C'était pour vous dire que je vous aimais.
On va faire remonter le micro. J'ai juste envie de... coucou, je suis là, là, à là. Elle vous a encore piqué le micro. J'aimerais juste comprendre un peu quelle est la part du lien dans ton processus de guérison.
les liens, les amis, les personnes qui ont intervenu. Si je parle de ça, c'est parce que je suis dans mon propre chemin, dans mon propre processus de guérison, et j'ai observé vraiment une énorme force du facteur lien à l'autre dans cette guérison. Je ne suis pas française d'origine, je suis brésilienne et dans mon pays ça se touche beaucoup, ça parle beaucoup, c'est tout à fait une autre culture et je suis tombée du haut en arrivant en France, donc c'est mon processus et maintenant je
suis obligée de faire beaucoup d'efforts pour à nouveau reprendre mes habitudes d'avant et d'aller et vert. Donc quel est, pour toi, dans ton expérience, l'importance de l'IA dans l'entourage ?
Voilà. Merci. Je te laisse répondre. C'est juste pour revenir sur ça, juste une parenthèse. Par rapport à ces fameux 80 % dont on parlait, d'accord ? Vous avez dit, effectivement, la qualité de la relation.
Je vous ai donné notre avis, je vous ai dit qu'il y avait le soin. Mais celui qui vient juste avant la qualité de la relation, c'est le contact c'est à dire c'est le toucher et l'un des éléments je pense dans notre culture qui je pense nous porte le plus préjudice c'est la distance que nous mettons des gens à l'écoute.
Nous avons de plus d'heures une espèce qui se transforme en méfiance alors que nous sommes des êtres de contact. J'ai été vraiment rattrapé quand j'étais sur un autre continent, quand j'étais au Mexique, que tout le monde me prenait dans mes bras alors que je ne les connaissais pas, j'étais chez moi, mais vraiment j'étais chez moi.
Et pour moi, ça fait que ici en France, parfois je dois justifier le fait qu'il y a 34 ans dans mes bras, et c'est pénible, c'est pénible. Bon, pour répondre spécifiquement à ta question, déjà j'ai un truc à te dire en te regardant bien dans les yeux.
Ma France, tu l'aimes ou tu la quittes ? Non, blague à part. Quelle a été la part du lien dans ma reconstruction ? La part du lien a été essentielle. Je raconte souvent quand je passe, quand je donne mes cours, on donne des stages dans un endroit qui s'appelle le Domaine Belleric du côté de Montesquieu, souvent je parle avec beaucoup d'émotion de cet endroit-là, parce que les gens qui possèdent ce domaine s'appellent Benoît et Guylaine, ce sont deux personnes, chaque fois que j'en parle je ressens
même encore, mais l'émotion le soutient, ce sont deux personnes qui à une époque, quand j'étais en train de tomber au plus bas, en 2006-2007, m'ont recueilli, m'ont nourri, m'ont accompagné, m'ont apporté un soin par le lien et par le pratique en contact que personne ne m'avait donné. Je vous raconte souvent que j'ai passé plus de deux mois à l'hôpital, où tous les jours, au moins une fois par jour, il y avait soit l'un, soit l'autre, soit les deux, qui venaient m'apporter un repas,
parce que les repas de l'hôpital, enfin des hôpitaux, vous les connaissez, ils sont absolument dégueulasses. Il m'avait préparé un repas, il m'apportait un repas et il mangeait avec moi. Et ça pour moi, c'est ce qui m'a maintenu la tête hors de l'eau pendant tout ce temps-là.
Ensuite, quand je me suis effondré, le lien, il a été aussi omniprésent. Quand je me suis effondré, je me suis retrouvé chez mes parents et la personne qui m'a donné du lien, c'est une personne dont je me méfiais le plus d'ailleurs à l'époque, pour qui j'avais le plus de ressentiment et le plus de haine, c'était mon père.
Et mon père c'est à se occuper exclusivement de moi pendant plus d'un mois et demi, à dormir à côté de moi, à me masser tous les jours, à me déplacer parce que j'étais impotent, il me sortait, il me mettait sur une chaise, et ainsi de suite.
Et ça fait partie du processus de guérison. Donc, le lien, le toucher, le contact, c'est d'ailleurs, je trouve, ce qu'on retrouve avec les enfants. Tu vois ce que disait Pierre, qu'il était frustré ?
Moi, moi, avec mon fils, punaise, je peux me faire plaisir. Mais, tu vois, vraiment, je peux le toucher, je peux le caler dans mes bras, Et c'est pour ça que tout de suite, quand on a eu un enfant avec ma femme, elle a su que le pot-à-pot et des choses comme ça, c'était pas que pour elle.
C'était pour deux. C'est un moment où je veux partager, et je le porte énormément et tout. C'est exactement ça. Quand je l'ai vu là, c'est peut-être aussi parce que durant tous ces jours-là, bien qu'ici, il y ait beaucoup de contacts, je n'en avais pas assez, et quand je l'ai vu, je dis... Tu sais, c'est comme l'espace-temps qui était déformé, et là, il y avait une boule de contacts potentiels, et là, voilà ma nourriture.
C'est pas une pastèque dont j'avais envie, c'était de contact, c'était de toucher, c'était de pas de mots et ainsi de suite. Donc oui, oui, oui, je pense, et c'est pour ça que je suis aussi content par exemple qu'il y ait la proposition de Claire avec les chevaux, parce que parfois dans une société dans laquelle le contact est difficile, entre humains, le contact avec les animaux est beaucoup plus facile.
C'est-à-dire, câliner son chien, son chat, son cheval, c'est plus rare. Mais moi j'ai des ânes chez moi, et je me souviens il y en a un qui s'appelle Blagui par exemple, régulièrement le matin, c'est le canin à blaguer, j'y vais, je me mets ma tête dans sa crinière, je le caresse comme ça, je lui parle et tu vois on se frotte tous les deux l'un contre l'autre et c'est...
Ouais, c'est... une part première de la nourriture et qui certainement fait un énorme défaut à notre époque dans lequel on doit payer pour se faire masser, on doit se payer pour se faire toucher et tout est marchandisé et c'est pour ça que je pense que le premier défi qui, d'une certaine manière, à l'échelle d'une société comme la nôtre, c'est de cesser de marchandiser, tout ce qui est du domaine de nos besoins vitaux.
Nos besoins vitaux ne devraient pas être l'objet d'une marchandisation. On va peut-être envoyer le micro vers là-bas, si vous voulez bien. J'avais une question sur le pourquoi. En fait, dans une de tes vidéos, Thierry, tu dis à un moment, posez-vous la question pourquoi vous faites un jeûne ?
Pourquoi vous voulez être en bonne santé ? Alors, moi, je dis ben ouais, c'est vrai ça. Pourquoi je veux faire un jeûne. Et pendant un de mes nombreux jeûnes, un des derniers, un jeûne sec, je me suis posé la question.
Et je me suis dit, c'est pour être en bonne santé, c'est pour aller mieux. Oui. Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Parce que si, en fait, ma réflexion va plus loin, les gens qui sont autour de moi, les gens que j'aime, ma famille, qui sont en souffrance et que je ne peux pas soigner, que je ne peux pas, je peux prendre soin d'elles en les écoutant, en les calinant,
d'accord. Mais bon, mon conjoint est alcoolique par exemple, donc est-ce qu'il y a quelque chose là-dessus ? Je ne peux rien faire moi là-dedans, je ne peux rien faire. Donc si moi je suis en bonne santé et que je vis jusqu'à 103 Trois ans, ok, ouais, d'accord, mais toute seule, je vois pas l'intérêt, quoi. Le point c'est que, je te remercie déjà pour ce partage et ce questionnement qui d'après moi est de toute façon un questionnement individuel
donc j'ai pas à dire quelque chose là-dessus. Par contre, ce que ça pourrait m'inspirer, entre guillemets, c'est la petite réflexion suivante, c'est ton conjoint, effectivement, qui a actuellement un trouble d'addiction alcoolique, par exemple, c'est pas en te bourrant la gueule avec lui que tu vas avoir une chance d'augmenter sa durée de vie.
Non, mais tu vois ce que je veux dire. De toute façon, à part l'amour, je veux pas faire mon chanteur à deux balles, mais à part l'amour. Et en m'étant, tu as l'amour.
Tu as l'amour, tu as le soin. Et à titre personnel, je ne pense pas qu'il puisse y avoir d'autres domaines de guérison vis-à-vis de l'autre que la bienveillance, le toucher, l'amour, le contact et que ça fait tout.
C'est-à-dire qu'on n'a pas besoin de grand-chose d'autre parce que de toute façon, le chemin, c'est l'autre qui le fait. Je veux dire, sa bouteille, c'est quand même lui qui arrêtera de boire.
Il y a notre biologie, il y a nos habitudes, et puis il y a un moment aussi une dimension de l'engagement et de la décision. Et de toute façon, moi je raisonne toujours en termes de « et si je ne faisais pas ça, si je faisais le contraire, qu'est-ce qu'il se passerait ?
». Quand des fois je me dis « à quoi bon ceci, à quoi bon cela ? » je dis « ok, imaginons que je fasse le contraire, qu'est-ce que ça va donner ? ». Et j'essaye d'avancer suivant un principe de réduction des regrets, d'une certaine manière.
Tu vois ce que je veux dire ? C'est, OK, je fais ça, je fais ça, OK, à quoi bon et tout, OK, d'accord. Et si je fais l'inverse ? Qu'est-ce que ça donne ?
Et là, globalement, pour ton compagnon, à part être présente, être aimante, être dans le soin, rayonner cette santé, si tel est le cas.
Je vois pas trop ce qu'on peut faire pour lui, et c'est déjà énormément, c'est déjà tout. Et ça peut tout, tu sais, tout à l'heure j'ai parlé d'un passage des évangiles, d'un verset de Jean, au-delà de tes croyances religieuses et ainsi de suite, il y a quand même dans tous les écrits spirituels, même si tu les abordes de façon profane, païenne, tu peux y voir quand même vraiment un fond de vérité puissante.
Et moi, ce que je retire avant tout des évangiles, c'est l'amour qui soigne et c'est l'amour qui guérit. Et c'est cette puissance infinie qu'on a chacun de nous. Et l'avantage en plus dans cette représentation qui est active, qu'on a tous vu agir, c'est-à-dire la puissance d'un regard, la puissance d'une main posée sur l'épaule, la puissance d'un temps juste où tu t'assoies et tu reçois la parole de l'autre, la puissance d'une poignée de main, d'une accolade, tu vois, ça transforme une personne littéralement.
Et cette puissance c'est tout ce qu'on a mais pas au sens négatif du terme, c'est tout ce qu'on a au sens le plus positif du terme, c'est tout ce qu'on a. C'est tout ce qu'on a et l'autre a son chemin.
En tout cas moi comment je le vois. par rapport au jeune, l'une des personnes qui m'a vraiment transcendé aussitôt la vision du jeune, c'est notre ami Patrick Rondon. Et il a parfaitement répondu à une chose, dans le sens où il nous expliquait, et moi, je rentre dans la théorie, c'est que, normalement, lorsqu'on fait un jeûne, on ne le fait pas pour apprendre quelque chose.
C'est-à-dire qu'on a trop tendance, hésitement... Jeûner pour ?...à jeûner pour obtenir quelque chose. Alors, effectivement, le jeûne est sous-sendu par des principes et nous cherchons juste à mobiliser ces principes, mais pas pour obtenir un résultat particulier et il avait bien fait la différence, là j'avais vraiment pressé, j'avais sauvigné plusieurs fois, entre jeûner et faire la grève de l'avenir.
Donc lorsque vous mettez l'objectif précis et que vous voulez jeûner pour obtenir ce résultat là, vous ne jeûnez pas forcément, c'est une grève de l'avenir. Dans le processus du jeûne, il y a un phénomène de lâcher-pris, où on laisse les principes agir et agir en s'y croyant.
Oui, on passe du jeûne pour au jeûne parce que. Le jeûne parce que. Parce que le repos, parce que le jeûne, parce que l'activité, parce que l'amour, parce que l'incarnation, parce que l'activité, parce que tout ça.
On prend une dernière question ? Oui, là. Donc c'est pas vraiment une vraie question, j'attends pas vraiment la réponse mais je vais la poser quand même parce qu'en fait je sens dans mon corps des pulsations là qui me disent qu'il faut que je le dise.
Donc je suis d'accord avec vous que mon corps c'est mon allié. C'est clair qu'il me parle et me donne plein d'informations qui me permet d'orienter ma vie beaucoup plus juste. donc comment je vais faire au moment de ma mort pour m'en séparer de cet allié, de mon coach le plus merveilleux ?
Voilà, c'est tout. Et c'est quoi la mort ? En fait sa question c'est, si son corps est si merveilleux, comment ça va se pas assez pour elle pour quitter son corps au moment de la mort.
Je crois qu'on arrête, et s'il y a une question, je vais vous la poser. Oui, ça suffit. Alors ça, c'est vraiment un sujet passionnant, parce qu'on en parlait avec Estelle lors du dernier stage, et vous savez, moi je ne m'intéresse pas pour l'instant, je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, c'est quelque chose de très intéressant, mais c'est quelque chose pour lequel je n'accorde pas suffisamment de temps pour l'instant, c'est tous les phénomènes de l'organisme,
pour lesquels il y a beaucoup de travail qui sont faits actuellement. Parce que j'ai eu l'impression que j'avais vraiment une fascination par rapport à l'amour, mais pas comme vous l'êtes par là. Moi je suis plutôt de l'autre côté, parce que j'étais justement vivant.
Parce que justement l'amour, c'est vraiment ma raison de vivre. Et le fait de me rendre consciente... Je vais envoyer mon film. Il n'y a pas les deux. L'oxygène, c'est l'élément combustible énergétique primaire pour nous, nous ne pouvons pas venir prendre l'oxygène et en même temps, c'est l'éclosif parce que c'est l'oxygène qui oxyde nos cellules et qui génère le vieillissement des cellules.
Donc, ce que nous vivons, on n'occupe. Donc cette image que nous avons de la mort d'Israël après l'adulte, pour moi elle est totalement absurde. D'accord ? Donc la question pour moi, en fait, elle est juste mal posée.
La question c'est pas de savoir comment est-ce que tu vas faire pour le garder une fois qu'il sera mort, c'est plutôt comment est-ce que tu peux faire pour l'optimiser maintenant. Alors, pour répondre aussi directement à ta question, pour avoir personnellement expérimenté ce qu'on appelle des expériences de mort imminente, de sortie de corps, j'ai eu un arrêt cardiaque qui a duré un certain temps, je peux te dire que la chose dont je me souviens le plus, c'est la non-discontinuité,
il n'y a pas de discontinuité. Et ça, ça vient parfaitement illustrer ce que dit Pierre, c'est-à-dire que la mort et dans la vie, et la vie et la mort ne sont pas séparés. Tu n'as pas un grand déchirement, tu n'as rien, je n'ai rien vécu de tout ça, j'ai juste vécu une continuité dans une fluidité absolue. Donc il n'y a pas de séparation, il n'y a rien à faire, c'est automatique, ça se fait tout seul, et puis voilà, quand vient le moment,
c'est le moment, puis voilà, c'est réglé. Je ne crois pas qu'il y ait trop de questions à se poser de ce côté-là, mais super la réflexion. Alors, je vais vous proposer un petit final à l'américaine, si vous voulez bien.
Tu vois, j'ai le micro à la Madonna et tout. Je vais me faire un petit plaisir aussi. Non, pas toutouyoutou, non. On va pas faire de hit avec les copains en débardeur et ainsi de suite. J'ai l'habitude, c'est quelque chose que les gens qui ont fait une formation avec moi ont l'habitude de voir.
Je vais quand même vous le repasser. C'est pour vous donner un petit message aussi pour la suite. J'espère que ce qu'on a partagé là vous aura nourri parce que je pense qu'on a vraiment touché des points fondamentaux et que je pense qu'il y a une intensité il y a une qualité, il y a une densité dans ce qui a été échangé là, qui peut donner matière à longue, longue réflexion. Ça a été enregistré, si vous voulez le re-regarder, ça sera disponible dès la semaine prochaine sur la chaîne YouTube,
donc vous pouvez le re-regarder. Et je pense qu'il y a vraiment une clé, mais pas une clé de compréhension intellectuelle, une clé de compréhension viscérale. À chaque fois, pour donner un message d'espoir, j'ai aussi l'habitude de rappeler à quel point il y a quelque chose de toute façon qui est le principe même, c'est le principe de la vie, de la vie en nous, cette vitalité sans opposition à la mort, on est d'accord, mais de cette principe de vitalité et de
s'en rendre compte à quel point nous sommes dépositaires de cette vie et que j'avais utilisé une expression dans une vidéo, c'était tant qu'il y a de la vie, il y a cette expression qu'on dit tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Je suis en train d'écrire un livre laborieusement et qui s'appelle tant qu'il y a de la vie, trois petits points, parce que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et J'ai choisi de l'illustrer avec le passage d'un film qui nous montre ce qu'est la vie, et en quoi la vie est différente de la non-vie, et en quoi la vie a quelque chose de spécifique.
Ce passage d'un film, j'en ai parlé lorsque j'ai fait la formation. Pour une fois, je vais pouvoir le diffuser avec le son en plus. Je vous raconte un peu l'histoire. C'est l'histoire d'un film d'une voiture hantée.
Cette voiture s'appelle Christine, c'est une Plymouth Fury 58, avec les grandes ailes à l'arrière. c'est un film de John Carpenter qui date des années 80 et c'est une voiture hantée et dans la scène que vous allez voir, on va voir ce que cette voiture a d'hanté.
Donc pour vous faire l'histoire, c'est Arnie, le gars qu'on va voir, binoclard à qui rien ne réussit, il n'a pas une meuf, il est dernier à l'école, il est boutonneux avec des lunettes, donc le mec c'est la loose globalement.
Et là il tombe sur cette voiture et cette voiture réellement va commencer à l'envoûter, à le posséder. Et là, on est dans le moment où il réalise que cette voiture est hantée. Et je vous prie de faire attention à tous les éléments du film.
Donc là, il est dans son atelier, ça fait des jours et des jours qu'il essaye de réparer cette voiture. Hein ? Comme dirait mon ami Patrick Fontaine, ring-ding-ding-ding, analogie avec ce qu'on a pu faire toute notre vie.
Ça fait des jours qu'il essaye de réparer cette voiture. Et là, il réalise, ok, je ne vais pas y arriver. Et à ce moment-là, il se passe quelque chose d'absolument extraordinaire qui fait que ce film est un thriller, comme on dit.
C'est parti ? Alors c'est le filtre à air qu'il faut regarder au début. C'est ce qu'il y a de mieux, hein? On ne peut plus nous tuer. Pas si on travaille ensemble.
On va montrer à ces putes ce que nous pouvons faire.... Ok. Ok. Show me. Alors, moi ce qui me touche toujours, c'est qu'est-ce qu'il y a de fantastique dans ce film ?
Ce qu'il y a de fantastique dans ce film, c'est qu'on a donné à une voiture qui est par essence un être inanimé, l'apanage du vivant. Alors je suis d'accord, c'est effet spéciaux des années 80, donc il faut être indulgent.
Mais globalement. Et est-ce que vous avez remarqué une chose ? Au moment où il se retourne face à la voiture et qu'il dit « Ok, show me ». Vous avez entendu la musique ?
Pon pon, pon pon, Alors j'aime montrer ce film parce que j'aime bien moi souvent, je le regarde souvent, c'est une scène que j'aime particulièrement, j'aime beaucoup regarder les films, je suis très cinéphile, et j'aime particulièrement cette scène, déjà parce qu'elle a de la gueule, elle a de la classe, tu vois, moi je me vois à la place d'Arnie, ok, show me, mais surtout souvent je me place devant moi-même d'une certaine manière comme si
je me parlais à moi-même et je me dis ok, montre-moi, montre-moi ce que tu as à me donner, montre-moi toute la puissance que tu as à me révéler. Montre-moi tout ce que tu peux faire pour moi. » Il y a une chanson de Kenny Harkana, qui est aussi quelqu'un que j'apprécie énormément, qui illustre la fin du film qu'on a fait, le film Régénération.
« La vie m'a dit, la vie a fait pour moi. Qu'est-ce que la vie, elle peut faire pour toi ? Qu'est-ce que cette puissance inhérente qu'il y a au fond de tes tripes peut faire pour toi ?
» Mais pour ça, il faut l'écouter. Montre-moi, montre-moi. Et moi, je t'écoute, je te regarde. J'entends tes besoins, j'y réponds de manière excellente, excellente voulant dire vraiment de manière parfaitement adaptée.
Et j'espère vraiment qu'au travers de tout ce qui vous est partagé pendant ces rencontres, de toutes ces rencontres en elles-mêmes, de toutes ces nourritures que vous allez recevoir, qui vont bien au-delà des stands de Falafel sans gluten, qui sont pour la théorie très bons, ou des durians qui sont délicieux aussi, je vous recommande le durian, il est top niveau.
Mais au-delà de ça, toutes les nourritures que nous allons recevoir, Et là, je peux vous dire qu'actuellement, ici, là, là, dans ce champ, là, on est dans un institut de guérison.
Ici, là, tous les jours, ce qui se passe, c'est une expérience de guérison collective, et c'est absolument magnifique. Alors je vous remercie à tous d'être là, vraiment, de partager tout ça.
C'est pas fini, on continue, il reste encore un jour et demi, encore plein de belles surprises. Mais merci sincèrement de participer à cette expérience collective de guérison. Je vous remercie, je vous renvoie, on se retrouve ce soir au programme de cet après-midi.
Merci Pierre. Je remercie sincèrement toutes les personnes, vous qui êtes venus pour participer à ce moment fraternel de partage, de rencontre. Je remercie aussi tous les intervenants et c'est aussi avec une immense joie que je vous rappelle que juste en me suivant il y Il y a Raphaël Colicci et Martin qui sont deux personnes que j'admire aussi énormément.
Et de toute façon, les gens qui sont ici, ce sont des personnes qui, pour moi, sont vraiment extrêmement pertinentes et qui ont énormément à vous apporter. On va vous parler de biodiversité fruitière. C'est trop peu présent dans ces rencontres.
Ça aurait dû être plus présent. Et puis, il y a un ou deux intervenants qui nous ont fait faux bon au dernier moment. Il reste Raphaël et c'est top. Je suis ravi parce qu'on parle vraiment concrètement de l'arbre et du fruit.
C'est le fruit que vous appréciez tant. donc je vous encourage vraiment à rester là pour la présentation de Raphaël et de Martin. Je vous donne aussi rendez-vous ce soir à 19h30 avec Manolo, suivi à 21h.
C'est le cadeau d'anniversaire. Il y a 2 personnes qui auront un anniversaire aujourd'hui. Je leur offre un cadeau d'anniversaire à 21h. Soyez là. Vous allez en prendre plein, Emirates. Je vous remercie.
Je vous rappelle à 18h aussi l'atelier de Guillaume qui se passe sous le tipi ouvert, donc dans l'espace ouvert. La régénération par la relation. Conférence ici, maintenant. On se retrouve à 19h30.
Merci. Merci.
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