Retour aux contenus
Vidéos publiques

Raphael Federici et Sofiia Manousha- Paris Sketch Culture- l'évidence de la santé

Author Photo
L'équipe RGNR
21 vues • Publiée le 05/06/2016

Raphaël Federici est artiste de street art à Paris, évoluant dans un milieu où les comportements alimentaires délétères sont courants. Il raconte comment des rhinites chroniques mensuelles et des plaques de psoriasis l’ont poussé à creuser la question de l’alimentation, bien au-delà de ce qu’il avait déjà mis en place, jusqu’à identifier les céréales comme déclencheur principal de ses symptômes.

La conversation porte sur la manière dont les transformations physiques visibles, teint, cheveux, digestion, silhouette, deviennent le meilleur argument pour transmettre le message autour de soi. Raphaël décrit comment il diffuse ces idées dans son entourage, non pas en attaquant frontalement les croyances des gens, mais en multipliant les contre-exemples concrets jusqu’à ce qu’ils s’interrogent d’eux-mêmes.

Sofiia Manousha rejoint la conversation et témoigne de son propre parcours : convaincue d’être hypoglycémique et donc incapable de jeûner, elle a progressivement repoussé son premier repas de la journée sous l’influence de Raphaël, et a finalement constaté que ses fringales et ses œdèmes prémenstruels, jusqu’à 8 kg de rétention d’eau, se sont nettement réduits depuis qu’elle a modifié son alimentation.

Les deux témoignages convergent sur un point : les petits problèmes de santé qu’on ne juge pas suffisamment graves pour consulter, boutons, fatigue, ballonnements, brouillard mental, ne sont pas une fatalité. La discussion aborde aussi la façon dont l’art de rue peut servir de vecteur pour faire passer un message de santé à un public qui ne le cherchait pas, en passant par l’image avant les mots.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

— Salut Raphaël. — Salut Thierry. — Je te remercie d'avoir fait la route jusqu'en Catalogne. J'ai attiré un parisien dans les Hautes-Herbes. — Exactement. C'est loin, mais je m'en remettrai.

Voilà, on est... — Sans doute. Raphaël, est-ce que tu voudrais te présenter un petit peu, expliquer pour les gens qui ne te connaissent pas ce que tu fais, et puis tu vas nous le dire un petit peu plus.

Pourquoi ce témoignage, moi, qui m'importait beaucoup ? Ben écoute, je suis artiste, donc je fais du street art, qui est un art de rue, donc disons que je cours la nuit avec des bombes, des feutres, des pinceaux et je fais des grandes fresques et j'essaye de partir avant de me faire attraper, bon ça c'était surtout au début, maintenant c'est un peu plus toléré on va dire, on est un peu dans un effet de mode du street art, donc tant mieux pour moi,

tant mieux pour nous. Mais effectivement, je suis à Paris, dans un milieu un peu un peu branché. On est, on va dire, on est dans le cœur du poulet. On est vite avec des acteurs.

Voilà, voilà. Alors, j'y touche pas, attention. C'est les cœurs de cœur tartichaud, tu vois. Mais ouais, on est un peu dans ce milieu là, avec ma copine qui est actrice, Sofia, que tu as rencontré.

et on est dans un milieu qui est, on va dire, plutôt atteint par certains comportements délétères. Thierry Samitier-Lacroix Quand de mon point de vue, de catalan banlieusard bien loin de la capitale, on me parle de milieu artistique parisien, techniquement je ne vois pas des jus verts et des bananes, je vois plutôt alcool, amphétamines, LSD, coq, soirées qui n'en finissent plus, voilà, pas tout à fait la régénérescence et pas tout à fait la régénération.

C'est exactement ça, c'est vrai que j'ai eu la chance de toujours évoluer dans ce milieu-là, même je suis né à Aix, donc j'ai grandi 20 ans là-bas, mais Aix c'est le petit Paris, c'est vraiment un peu le même système mais en caricatural, même si, enfin, c'est déjà très bien, les histoires de tension, mais voilà, j'ai grandi dans ce milieu-là, où très jeune, j'avais mes copains qui commençaient à

fumer des pétards, donc j'ai un peu fumé, je me suis sauvé en faisant un bad trip la première fois que j'ai testé, donc ça m'a calmé tout de suite, voilà. Mais bon, l'alcool, moi j'ai jamais touché du coup aux autres drogues en me disant, voilà, je flippe un peu, mais disons que voilà, l'alcool, les sorties, tout ça, j'ai bien tiré sur les batteries.

Thierry Samitier – J'imagine aussi que dans le milieu artistique, pour te faire connaître et pour être présent dans le milieu, il faut jouer un peu les codes du milieu, c'est-à-dire si les rencontres ne se repassent pas la nuit, il faut y être.

Olivier Roland – Exactement, et d'ailleurs ça se passe plus que la nuit, ça se passe aux toilettes d'un club autour d'un rail de poussière. Donc c'est souvent comme ça que les liens se font, après ce n'est pas que comme ça, mais on est dans un milieu où on privilégie ce genre de rencontres, on fait du business vraiment en buvant, se droguant et en faisant des trucs comme ça.

Sans tomber dans le cliché, c'est ce qui se passe majoritairement dans les grands clubs parisiens branchés, il y a beaucoup de business finalement qui se font la nuit comme ça. Et moi voilà, j'ai évolué beaucoup là-dedans et un jour j'ai commencé à tomber franchement malade.

Réunis de chronique, tous les mois, le 4 ou le 14, je me rappelle, je commençais à moucher, je me levais, que j'ai un rendez-vous important avec le ministre ou que je n'ai rien à faire du tout, de toute façon mon corps me disait tu te couches, tu mouches, tu craches, tu pleures, tu restes sous ta couette à trembler, et le seul moment de répit c'était quand j'arrivais à m'endormir pour faire une sieste ou alors m'endormir pour faire ma nuit.

Et le lendemain je me réveillais en forme, nickel, voilà. – Grosse élimination de l'apparence. Voilà, mais je ne comprenais pas, je me disais bon, j'ai éliminé le gluten, j'ai éliminé les produits industriels.

Thierry Leccetre. Tu avais déjà une démarche alimentaire assez poussée par rapport à la norme des gens. Olivier Roland. Voilà, j'ai maman qui mange bio, mon père aussi, on est dans un milieu assez privilégié, assez protégé justement dès le départ, donc je commence petit à petit à me renseigner sur la nourriture, à lire des articles, à voir, j'avais déjà découvert tes vidéos puisque ça fait un petit moment maintenant, ça fait depuis 2008-2009,

Je découvre tes vidéos donc presque depuis le début... Je suis commandé en 2011. 2011 ? Ah ben voilà, je dis n'importe quoi en 2011, alors ça fait depuis 2002 que je...

En tout cas, pas les premières premières, mais je me rappelle que tu avais presque un autre discours sur plein de choses, tu vois, donc à cette époque, je commençais déjà à voir, à te suivre...

Oui, à jeter ça un petit peu. À jeter ça et tout, et je commençais vraiment à réformer mon alimentation, mais ma vie de façon générale. J'ai tombé sur un livre qui s'appelle « The Secret » de Ronda Byrne, la loi d'attraction et tout ça.

Je me suis ouvert à des choses que je ne connaissais pas forcément, mais j'étais moins intéressé par le milieu de la night, par la consommation assidue de tout et toute chose. J'étais déjà dans une démarche d'ouverture, de prise de conscience.

Effectivement, en rencontrant des gens dans mon milieu, à chaque fois, je commençais à être un peu la parole du gars un peu cool, peace, qui dit attention, il ne faut pas trop fumer, il ne faut pas trop prendre de drogue, il faut essayer de te coucher plus tôt, essayer de moins manger ça, toujours celui qui alerte un peu, sans être non plus restrictif dans mes propos, mais je devenais un peu celui qui disait si tu veux arriver à ça,

essaye de réfléchir comme ça, essaye de ne pas trop te fâcher, essaye de mieux manger, essaye Voilà, mais un jour mon corps a quand même lâché et là j'étais un peu vexé parce que je me suis dit bon je fais un peu tout bien et là non ça ne fonctionne pas. Et c'est là où j'ai commencé vraiment à regarder tes vidéos et à les regarder de façon assidue, donc ça va faire maintenant deux ans vraiment.

Et c'est bon ça concorde au niveau de... Thierry Leclerc... Ah c'est nickel, c'est bon, ça va être vidolé. Et là je me suis rendu compte qu'effectivement c'était les céréales. Thierry Leclerc... D'accord, tu consommais encore pas mal de céréales.

notamment du riz, et après tout ce qui est sarrasin, quinoa, tout ce qui était autre que du blé, voilà. Donc je n'avais pas... Thierry Quinzale Oui, tu avais évincé le blé mais tu gardais pas mal de céréales.

Olivier Roland C'est ça, même les légumineuses, pas trop de toute façon, je n'étais pas trop un grand cuistot, donc les légumineuses, bon, à part quelques-uns, voilà, c'est ça, je n'étais pas forcément habitué, mais effectivement j'ai éliminé ça, et je me suis rendu compte effectivement que c'était le jour où j'ai testé, c'était le dernier jour de mes symptômes justement d'épuration massive comme ça.

Du coup, j'ai commencé à vraiment me dire OK, il faut que je me renseigne, il faut que j'aille jusqu'au bout, il faut que je l'explique au plus grand nombre de tous ceux qui mouchent autour de moi. Thierry Leclerc – Oui, parce que tu as vraiment vu la différence quand tu as arrêté les céréales.

Olivier Roland – C'est ça, exactement. Et puis, la différence aussi au niveau du teint, je faisais des plaques de psoriasis, plus rien. Au niveau des cheveux, mes cheveux ils ont commencé… bon voilà, là c'est une preuve, justement ça fait 2 ans que je les laisse pousser, ça pousse bien, les dents, le teint, les yeux, la silhouette, la condition digestive, intestinale, voilà, exactement.

Donc, j'ai eu l'envie, le besoin de porter ce message que j'allais piocher un peu à gauche, à droite, surtout aussi dans tes vidéos parce que ce qui est génial avec ce que tu fais c'est qu'il y en a tellement qu'on peut piocher, Moi, je n'ai absolument pas tout vu quoi.

Thierry Roland. Oui, et puis je me répète, je me répète l'argent. Olivier Roland. Mais la répétition c'est super important. Thierry Roland. Non, mais je ne sais pas, d'accord. Olivier Roland.

Parce que ça tupe au fil. Thierry Roland. Oui, oui, oui. Thierry Roland. Tu n'as pas besoin de tous les voir pour te prendre le message en particulier. Olivier Roland. Bien sûr.

Mais c'est vrai que là, par exemple, je me regardais encore une vidéo sur ta conférence à Bruxelles, et c'est de plus en plus clair en fait, parce que le message se répète, se répète. Bon, je suis passionné aussi.

Moi, à force aussi de le mâchouiller, effectivement j'en arrive à cerner l'essentiel et à essayer d'aller droit au but aussi, effectivement. Thierry Roland — Oui, voilà, on est plus clair d'ailleurs.

Thierry Roland — Et pour le faire passer c'est nettement mieux, c'est-à-dire vraiment d'avoir quelque chose qui est succinct, qui est fulgurant, qui est clair, et ça me semble l'intérêt aussi.

Thierry Roland — Du coup oui, effectivement, ça me permet à moi et à ceux qui diffusent aussi ton message, ce message, de pouvoir être plus succinct et plus immédiat aussi parce qu'on a des clés, On se rappelle un peu de ta façon de communiquer les choses, du coup on a tout un cheminement qui s'installe de plus en plus clairement dans notre tête pour pouvoir diffuser le message et ça c'est super important.

Le message devient naturel. Et d'ailleurs j'ai commencé alors d'abord à changer mon alimentation, à tester, à tomber malade, donc j'étais dans un truc très... j'étais un peu dans mon coin à essayer les trucs comme ça.

Finalement je me suis rendu compte que ça marchait donc j'avais effectivement le droit de diffuser ce message sans mettre quiconque en danger, tout en disant fais ton essai, pour moi ça a marché, pour d'autres ça a marché, donc va voir et c'est tout, voilà. Thierry Leclerc Il y a peut-être quelque chose à les creuser de ce côté-là.

Olivier Roland Exactement, et du coup j'ai commencé sur ma mère en lui disant essaie de faire ci, essaie de faire ça, ça a réglé plein de problèmes, qui elle a essayé sur ses copines, donc toutes ses copines ont commencé à arrêter la viande, à arrêter en tout cas de la viande rouge et de façon excessive, ils ont commencé à manger plus de fruits, plus de légumes, à s'acheter des extracteurs, à s'acheter des distillateurs,

à tout s'acheter en fait. Et tu as plein de fans du côté de ma famille. Et du coup, j'ai commencé à faire ça sur mes copains, sur les potes, les copines qui avaient des problèmes de ci, de ça, et on règle des problèmes, et on devient de plus en plus crédible aussi.

Thierry Laleu Oui, parce que c'est ça qui est quand même merveilleux, on en parlait tout à l'heure quand on s'est retrouvé, c'est qu'en fait il y a 100 % de chance que ça ait un effet, parce que c'est comme ça que fonctionne le corps et donc il y a une évidence.

Donc pour certains ça va être juste radicalement différent, pour d'autres ça va prendre un peu plus de temps, mais il y aura toujours un bénéfice au final, et c'est là où on gagne en crédibilité de toute façon.

A.E.L. Exactement, la preuve par l'exemple, si à côté de toi tu prônes un message et que tout le monde tombe comme des mouches, tu peux dire je vais peut-être arrêter, désolé, voilà. Mais là, quand tout le monde va mieux et que tout le monde en plus prêche pour ta paroisse en disant « Ah ben c'est ce message-là, c'est Raph qui me l'a dit, j'ai réussi à faire ci, ça, et ça a réglé ci, ça. » Effectivement, là on peut justement prendre plus

confiance d'ailleurs dans le message qu'on donnait au départ même si on avait suffisamment confiance. Mais là, on prend carrément de l'aplomb et on peut mieux expliquer et aller vers des gens avec de nouveaux exemples en disant « Voilà, moi j'ai le cousin, machin, il a été guéri de ça.

Donc peut-être que toi, vu ton symptôme, tu peux essayer. Voilà, c'est un peu le même principe que les questions-réponses. Finalement, on voit plein d'exemples complètement différents, et on peut se dire, OK, ça, c'est un peu comme moi, lui, il a un peu comme moi, bon, peut-être que...

Thierry Quentintal Malgré les symptômes qui peuvent être bien différents, tu arrives à trouver l'espèce de tronc commun, le terrain qui est commun aux personnes et qui donne des symptômes un petit peu différents. Et dans ton milieu un petit peu que tu décrivais au départ, le message arrive à passer ?

Étonnamment, oui, de plus en plus. C'est incroyable, je ne m'y attendais pas, parce qu'on est vraiment là sur une catégorie de personnes qui connaissent tout, qui sont, ce qu'on peut appeler souvent, le milieu bobo.

Donc c'est des gens qui sont déjà un peu instruits sur le fait de manger telle racine, de tel endroit, tout ça, et voilà. Mais à côté de ça, ça boit, ça fume, ça sort n'importe où, et ça fait des brunchs dans des restaurants, on ne sait même pas ce qu'on ingère en fait.

Donc j'arrivais dans ce milieu-là où les gens pensaient tout savoir. Et finalement, avec beaucoup de calme, et sans vouloir insister et sans vouloir persuader forcément, juste par l'exemple et par le témoignage, j'arrivais à amener ces personnes-là à essayer, au moins essayer.

Et généralement, quand on essaye ne serait-ce que les jus, c'est... Thierry Lecce C'est pour ça que je suis aussi promoteur des jus, parce qu'il y a des gens qui me le reprochent, qui me disent que c'est artificiel et ainsi de suite, Sauf que je sais que pour bon nombre de personnes, c'est la première marche qui va être facile, parce que se faire des jus de légumes, ce n'est pas compliqué, c'est assez évident, ça va être la première marche qui après va commencer,

au fur et à mesure qu'ils commencent à ingérer un peu plus de légumes et de fruits, dans la tête ça s'éclaire, le brouillard se lève, les petites douleurs commencent à partir, et puis d'un seul coup, on se dit s'il y avait quelque chose de neuf dans ma vie.

Je sais que je rencontre beaucoup de gens qui me disent inexorablement, moi à 20 ans j'étais en forme, à 30 ans je l'étais un peu moins, à 40 ans je l'étais encore moins, à 50 ans encore encore moins, à 60 ans c'est normal que j'aille mal, et puis si d'un seul coup il voit une inflexion et que la pente change, d'un seul coup il commence à aller mieux, là il se dit il y a peut-être un truc, et là il va avoir envie d'aller un peu plus loin. – Exactement, et ce milieu dit branché justement,

c'est un milieu qui est épuisé, d'épuisement chronique, parce qu'il sort tous les soirs, d'épuisement nerveux. – Quand je parle à la conférence de Bruxelles, je parle beaucoup d'épuisement nerveux, ce n'est pas pour rien que je le mets en premier, parce que je pense qu'effectivement dans ces milieux-là, particulièrement qui vivent la nuit, l'épuisement est total.

L'épuisement de l'espèce urinale est total. — Complètement. C'est des gens qui en réalité sortent mais appellent au secours. Et puis, quand je vois justement les potes qui sortent tout le temps et qui me disent à Sophia et à moi, on vous envie tellement, vous êtes tous les deux beaux, vous sentez la noix de coco, vous êtes dans les apéros, vous ne touchez pas au buffet, mais on vous voit boire de l'eau et rigoler, vous êtes toujours en forme mais vous ne sortez pas le soir,

mais on vous voit faire 3000 trucs, on vous voit sur Facebook, à gauche, à droite, dans c'est des pays, comment vous faites pour faire autant de choses ? J'ai dit, ben écoutez, essayez quoi !

Parce que finalement, si on a fait une réforme de vie au niveau alimentaire, c'est vraiment rien en réalité. Au départ, on a réussi à régler des symptômes, effectivement, donc ça c'est plutôt impressionnant pour ceux qui les collectionnent.

Mais là où c'est génial, c'est que derrière, on a commencé à vraiment y voir plus clair, à faire des vrais projets et à se rendre compte dans quel système on était, dans un système malade.

C'est toujours la même chose, j'ai dit aux gens, vous venez à ces réformes alimentaires parce que vous avez des symptômes physiques et le plus grand bienfait que vous allez en retirer, c'est dans votre tête.

Ça va commencer doucement, l'espèce de brouillard, d'agitation et de confusion, la bouillie qu'on a dans la tête en permanence, cette bouillie va commencer à se redéposer et on va commencer à y voir un peu plus clair par rapport à nous-mêmes, par rapport à ce qu'on a envie de faire, par rapport à ce qui nous entoure, par rapport même à nos personnages, à nos personnalités, à nos fonctionnements émotionnels et ainsi de suite, et on va avoir une clairvoyance qui est

sans pareil. Thierry Laurettierre On va tomber dans un équilibre, c'est vraiment ça. Et aujourd'hui effectivement avec Sofia on est heureux, on a des projets et finalement on ne s'engueule jamais parce qu'on est tous les deux très calmes, donc on arrive à vraiment tout temporiser, à trouver des moments à nous, et on vit notre vie, on a vraiment pu construire enfin notre lifestyle comme on l'imaginait.

Par exemple, tous les dimanches, on coupe la Wi-Fi, on coupe tous les éléments perturbateurs extérieurs, tout ça, et on se repose. Bon, ça, c'est par rapport à ta vidéo, effectivement, sur les glandes solennelles et sur la montée de cortisone, voilà. Mais tous les dimanches, on coupe complètement.

Si je la vois regarder sur Facebook, « Attends, on a posté... » Non, non, non, tu coupes, on arrête, viens prendre ton crumble cru, elle fait des crumbles crus incroyables.

Et voilà, on arrive à se créer vraiment un nouveau lifestyle. Et plus on tend vers ça, plus on a des objectifs super grands, qui seraient par exemple, je vais dire n'importe quoi, c'est presque ça, mais avoir un grand terrain, une grande maison, pouvoir accueillir la famille, pouvoir élever nos enfants avec les grands-mères, les grands-pères, les CSA, et que tout le monde crée une espèce de nouvelle communauté familiale pour

pouvoir faire un jardin de permaculture et se nourrir. Voilà, on a un idéal... Thierry Laurent. C'est juste naturel. Olivier Roland. Oui, juste naturel, on revient vers...

Thierry Laurent. Ça vient de fou, vous pouvez le dire. Olivier Roland. Alors que l'idéal avant c'était j'aimerais avoir une décapotable, habiter dans un loft à New York et pouvoir... Voilà, ce n'est plus du tout ça en très peu de temps.

Thierry Laurent. C'est amusant ce que tu dis, c'est que je me rends compte aussi, je parle souvent de ménostasie, j'ai souvent ce mot à la bouche, et je pense qu'il y a une normalité de l'être humain au niveau alimentaire, il y a une normalité de l'être humain au niveau de ses aspirations aussi, Et que finalement, quand on arrête de le perturber, on en revient tous à peu près à la même chose, tu vois, une espèce de petite maison dans la prairie où on est globalement en clan ou

en petite communauté, pas un groupe gigantesque, où on est responsable de ses choix alimentaires, de ses choix pour ses enfants, et ainsi de suite, où on se réapproprie sa gouvernance d'une certaine manière, et on en revient tous à peu près à ça.

On retrouve permaculture, on retrouve non-éducation des enfants et pas d'école, on en retrouve vivre avec les différentes générations, partager, mettre en commun, passer du temps ensemble, prendre du temps, c'est amusant. Oui, on revient à un essentiel, à ne serait-ce que manger des bons fruits et des bons légumes qui ont grandi sur un terrain neutre, ne serait-ce que neutre, riche si on peut, et de pouvoir justement avoir accès à

ça tous les jours, une eau potable, rien que ça. Et on se dit, bon maintenant je suis à Paris, dans le quartier Montorgueil, où est-ce que je peux avoir d'eau potable ?

Voilà, là ça devient compliqué, donc on commence à se dire OK, on va plus voyager, peut-être faire des plans pour aller un peu plus vers le soleil, donc comment on fait pour s'émanciper de ce système ?

Peut-être qu'il faut aussi jouer avec ce système et pouvoir grandir dans ce système, être accepté sans se marginaliser pour pouvoir ensuite partir et dire merci, c'était tout pour moi. Tu as fait ma part et puis...

Voilà, et effectivement le nerf de la guerre encore plus que tout ça c'est le partage. Alors je me suis retrouvé des nouveaux idéaux, déjà me dire j'aimerais être papa, bon ça c'est presque hormonal donc voilà, mais ça arrive de plus en plus, c'est étonnant pour moi, je viens de loin quand même, au final je viens d'assez loin, de me dire ok, moi ce que je veux c'est pouvoir sauver le plus de personnes possible, avec ce genre de discours, mais effectivement on se rend compte,

plus on est calme, plus on se rend compte que ça ne sert parfois à rien de se battre pour inséminer une idée, il suffit de planter des graines et de laisser pousser. de témoigner, de témoigner de ce que tu fais là exactement, de dire voilà moi ce que ça a changé, tu n'as pas envie d'aller jeter un coup d'œil parce que pour l'instant tout ce que tu as fait ça ne t'a pas avancé à grand-chose.

Et l'autre qui vient en première ligne, on se dit moi aujourd'hui mon objectif, je touche le micro, je me dis l'objectif pour moi c'est quoi ? Ce n'est pas de m'enrichir, de mettre bien ma famille et de mourir comme ça en accumulant les richesses, Non, ce sera d'être bien, effectivement, avec ma famille, de donner le plus possible à mes enfants au niveau de la connaissance et effectivement matériel au plus possible, évidemment, mais surtout pouvoir.

Aider le maximum de personnes, c'est pour ça que en tant qu'artiste, je me complique complètement, je fais du street art, donc c'est de l'art de rue, c'est du musée à ciel ouvert.

En gros, j'ai pas besoin d'attirer ces gens là qui sont complètement épuisés, qui viennent du boulot, métro, dodo et qui n'ont pas le temps d'aller en galerie, moi je leur dis regarde, wake up, un mur, un message, qu'est-ce que j'ai voulu dire derrière ? Et peut-être que justement cette graine que je vais pouvoir mettre va germer à un moment donné, et c'est ça que je voudrais faire.

Et d'ailleurs arriver à un certain stade où je pourrais dire OK, tout le monde est là, tout le monde m'écoute, je prends le micro et maintenant je dis ce que j'ai à dire.

Est-ce que dans ton art tu arrives à faire passer ces valeurs-là ? Est-ce que tu arrives à instiller un petit peu cet esprit-là dans ce que tu fais ? C'est marrant, c'est encore assez inconscient, c'est presque subliminal.

Les gens aiment, les gens se disent c'est génial ce que tu as dit, mais qu'est-ce que tu as voulu dire ? Mais derrière, ils adhèrent à quelque chose. Et finalement je sais qu'une fois qu'ils ont été accrochés, qu'ils ont été hameçonnés par mon tableau, par ma toile, ils vont ouvrir l'oreille et se dire qu'est-ce que tu as voulu dire maintenant ?

Et là, ils vont être en demande. Et à ce moment-là, je peux effectivement inséminer mon message. Thierry Roland – Excellent, excellent. Et Sophia, tu voudrais venir témoigner toi aussi, ça te dérangerait de venir témoigner sur la vidéo ?

Sophia – La vidéo de Raphaël ? Thierry Roland – Oui. Sophia – Je ne veux pas, c'était votre vidéo d'abord. Thierry Roland – Allez, viens Sophia. Sophia – Viens !

Thierry Roland – Est-ce que tu peux ramener le sac aussi s'il te plaît ? Sophia – Ah ben oui ! On fait 100 lives, tu nous as raconté des belles histoires quand même, et puis c'est Raphaël qui a contribué.

Viens, viens entre nous deux. Et Thierry, joyeux anniversaire ! Merci beaucoup, joyeux anniversaire à vous aussi. D'ailleurs je t'ai amené un petit cadeau. Bah attends, bah oui, ton anniversaire.

Made in... voilà. Et c'est l'an dernier, je le prendrai en photo, je le mettrai dans la vidéo. Il y a une petite dédicace derrière. mais elle est derrière directement le dessin.

Mais attends, je l'ai pris en photo, comme ça tu sauras ce qu'il y a écrit exactement. Merci beaucoup Raphaël. Je t'en prie. Tu vois là, c'est mes marins, c'est justement les personnages que je fais souvent. En fait, je travaille par allégorie, donc le marin représente le citoyen enrôlé dans l'état militaire, la chair à canon.

Tu veux peut-être faire l'arrêt ? Oui, je vais y arriver. Tu viens tromper Soufiane aussi, parce que j'aimerais bien que tu témoignes aussi de toi ce que ça t'a apporté tout ça, parce que le témoignage que tu m'as donné dans la voiture était vraiment intéressant.

Tu peux nous l'expliquer un petit peu ? Soufiane Chassol Non sûr, tu veux que je commence par quoi ? Raphaël Quand tu as rencontré Raphaël, tu étais hypoglycémique, si tu sautais ton petit déjeuner tu mourrais dans les sens.

Soufiane Alors voilà, moi je suis une fille, en tout cas une parisienne healthy, c'est-à-dire que ça va faire plus de dix ans que je suis végétarienne, limite végane, que je ne mange pas de glucaine, que je ne mange pas de lactose.

Donc pour moi tout se passait plutôt bien, mais j'avais quelques symptômes comme l'hypoglycémie. Pour moi je ne pouvais pas commencer une journée sans petit déjeuner. Mais mon petit déjeuner était très sain, c'était du lait d'amande avec des fruits, avec des flocons de millet, donc toujours des céréales.

Tu avais l'impression de bien faire en tout cas. Ah mais vraiment, pour moi, en tout cas même par rapport à mes copines et même quand j'ai rentré au Maroc, je pense que j'étais la fille honnêtement la plus saine du monde.

Mais hypoglycémique, problème d'intestin, ulcère. Problème de troubles d'antibastrulation aussi, tu me disais que tu n'avais plus de règles. Pendant... En fait, je n'ai pas eu de règles pendant 5 ans.

Je les avais deux fois par an, mais il fallait que je les provoque en fait. Moi je refusais de prendre la pilule, donc voilà. Et puis moi je rencontre Raphaël. Raphaël, le garçon là, Paris Coupes Culture.

Je rencontre Raphaël et puis on s'accorde sur beaucoup de choses par rapport à l'alimentation et en fait, pour l'anecdote, on s'était déjà vu parce qu'il avait tourné dans mon film, mais on ne s'était jamais parlé.

Et puis un jour, il m'a dit le mot jeûne et j'ai titillé, je lui ai dit mais... Jeûne avec un accent circonflexe. Exactement. Elle m'a embrassé tout de suite. Je lui ai dit je t'aime.

Non, et je lui ai dit écoute, faut qu'on se revoit, faut que tu m'en parles. Parce que j'ai commencé à lui parler d'hypoglycémie et il m'a regardé la... Dragué avec le jeûne, c'est vraiment dans des milieux très spécifiques.

2016, c'est le temps où... Il a fait chier les parisiens. Non, il m'a dragué avec le mot extracteur de jus. Jus vert, gluten free, j'ai fait oh ! Non, et je lui ai dit, non mais tu sais, moi je peux pas jeûner, je suis hypoglycémique.

Et il m'a regardée, il a fait un sourire en coin, tu es hypoglycémique ? Je lui ai dit, oui oui, donc je peux pas jeûner. Puis on en est venu à parler, puis Raphaël petit à petit m'a commencé, mais de façon très subtile à me dire, Peut-être que tu devrais attendre une heure avant de manger.

Moi je me réveillais, je faisais mon yoga comme une fille saine et je mangeais. Peut-être attends une heure, tu crois ? Et vois comment ça se passe.

Non mais je ne peux pas, moi je me réveille, il faut que je prenne mon... Attends une heure. Et puis peut-être que tu devrais attendre jusqu'à 11 heures.

Et peut-être que tu devrais attendre jusqu'à midi. Mais petit à petit. Et si tu arrêtais le riz ? Si tu arrêtais les salades ? Mais non, mais je ne peux pas, je vais manger quoi ?

Regarde. Et petit à petit, et le premier mois, au bout d'un mois, je lui dis j'ai mes règles. On part au Maroc et là il me dit et si t'essayais une journée de jeûne mais non je peux pas déjà en plus il fait chaud puis je vais marcher puis je vais être à un festival mais non je peux pas.

Essaye jusqu'à 14 heures mais non je tiendrai jamais. Il est 14 heures et on doit rentrer. Et si on essayait jusqu'à 15 heures petit à petit. Il y a des moments je l'en voulais je l'aimais non mais pourquoi tu me fais ça j'ai faim je vais mourir.

Et le deuxième mois, j'ai mes règles. Et j'ai plus mal au ventre. Puis j'ai plus d'ulcère. C'est comme par magie, parce que l'ulcère, normalement, ça part pas comme ça.

On est censé prendre deux, trois trucs, quand même. Alors déjà, je me souviens, j'avais été voir un médecin, j'avais refusé de prendre des médicaments, donc je m'étais soignée avec de l'aloe vera et de l'argile.

Puis à un moment, j'ai plus de problèmes aux yeux, parce que moi, j'avais les yeux qui piquaient souvent. J'avais les yeux secs. Puis depuis quelques mois, j'ai plus de problèmes aux yeux.

alors que moi j'avais toujours dans mon sac, mon kit de survie, mes gouttes pour les yeux, du miel, du sucre de coco, des amandes, parce que je suis hypoglycémique, que je suis végétarienne et que j'ai des problèmes aux yeux.

Et depuis maintenant six mois je vais très bien, j'ai l'impression d'aller même mieux qu'il y a dix ans, et c'est drôle parce que tout le monde nous dit c'est dingue vous avez rajeuni — C'est hallucinant.

— Mais tout le monde. Et c'est assez incroyable. Mais pour moi, le vrai changement, c'est... Outre les problèmes d'intestin, c'est mes règles.

Parce que pour moi, clairement, je n'avais pas de règles. J'étais une fille qui ne pouvait pas avoir ses règles. Donc, sujet à la rétention d'eau. Et une anecdote encore qui s'est passée il y a encore 3 semaines...

La preuve... Donc moi, je suis la preuve par l'exemple. J'ai un petit dérèglement hormonal suite à un peu de stress lié à mon travail, donc j'ai dû acidifier mon corps, donc je n'ai pas mes règles.

Trois semaines de retard et d'habitude je prenais à peu près 8 kg d'eau, ce qui est énorme. Parce que t'as des espèces de fringales, très... 8 kg ça déforme. Oui, je pense, tu dois bien gonfler.

Vraiment. Et d'habitude je prenais vraiment 8 kg. Là, j'ai pris 3 kg. D'accord. Même là, avec ce stress et ainsi de suite, la prise d'eau, la prise de masse, l'œdème a été nettement diminuée ?

Complètement diminuée. En plus, j'ai tendance à prendre vraiment là et au niveau du ventre. J'ai pris 3 kg que d'habitude je mettais à peu près 3 à 4 mois à perdre. Et là, on s'est dit avec Raph, allez, 2 semaines.

En une semaine, j'ai perdu 2 kg, et là, au bout de 12 jours, il me reste 1 kg à perdre. — Excellent. Ça m'a importé beaucoup aussi ton témoignage pour dire que finalement...

En fait, on se croit tous en bonne santé et il y a des tas de petits problèmes qui nous pourrissent la vie, qui ne sont pas suffisamment handicapants pour qu'on se dise malade, mais qui en vérité sont des petits harcèlements au quotidien qui nous pourrissent la vie, littéralement au quotidien.

Et tout ça, ce n'est pas une fatalité. Et il faut peut-être aller au-delà de ces peurs, puisque tu parles d'hypoglycémie, aller voir un petit peu si on a des espèces d'idées préconçues comme ça qu'on nous a données.

Et puis j'aime bien la démarche qu'a eue Raphaël, de te dire, et si tu allais voir un peu au plus ? Et si tu allais voir un peu à la limite ? Un peu à la limite ? Et comment ça se passe ?

Est-ce que vraiment c'est la catastrophe ? Ben non. Ah ben oui, j'ai vu. Et puis moi en plus, vraiment, j'ai grandi avec... Moi je suis marocaine, donc le petit déjeuner...

et puis hypoglycémique, ça va faire presque 30 ans que je pense que je suis hypoglycémique. Et à l'heure d'aujourd'hui je ne peux pas manger, je ne suis pas hypoglycémique, ce n'est pas vrai.

Et je trouve que c'est très juste quand tu parles de petit harcèlement au quotidien, parce que moi je ne vois pas ça comme des symptômes, mais je sens ça, je sentais ça comme effectivement des petits harcèlements au quotidien.

Parce que c'est plein de petites choses comme ça qui font que tu pourrais être bien, Dernièrement j'ai eu un tournage où je tournais la nuit et j'ai découvert que par exemple pour ne pas être fatiguée je pensais qu'il fallait manger.

Oui, c'est ce qu'on nous dit d'habitude. Oui, mange du sucre, tu es hypoglycémique, mange du sucre, mais tu me rends encore plus malade. Là l'exemple qu'on a et qui me frustre au plus haut point c'est ma grand-mère qui est très malade, et je vais la voir à l'hôpital et je vois qu'on lui donne des...

Je vais pas donner la marque mais qu'on lui donne des... Des yaourts au chocolat bien connus. Yaourts au chocolat et... Et des petits beurres bien connus aussi. Voilà, et on lui passe ça en intraveineuse.

Et oui madame, votre grand-mère ne se nourrit pas mais elle n'a pas envie de se nourrir. Elle a envie juste de jeûner. Et d'ailleurs depuis qu'elle... Instinctivement. Instinctivement, son corps refuse ce poison qui en plus ma grand-mère de base est diabétique.

Mais c'est vrai que je pense qu'on pense qu'on sait, mais parfois on sait mais à côté. On a été déformé, on nous a donné un système de croyance, un système d'interprétation du monde qui est juste faux et c'est pour ça que le témoignage pour moi est la meilleure des choses.

Parce que si tu arrives en frontal sur une personne et que tu attaques son système de représentation, en disant c'est faux, c'est faux, c'est faux, ça n'a pas marché. Par contre, si tu dis, ok, tu as ton système de représentation, mais regarde, moi j'ai fait exactement l'inverse de ce que tu crois être bon, et en fait je vais 10 fois mieux.

Là, quelque part, tu lui laisses la possibilité de s'interroger lui-même. Parce que si tu veux rentrer en frontal, il y a des grandes chances qui se redissent, qui se protègent, et qui disent, non, moi je ne veux pas en entendre parler, c'est complètement à l'opposé de mon système de croyance.

Par contre, si toi tu dis, ton système de croyance, moi je vais te donner un contre-exemple, et puis un autre contre-exemple, Et puis encore un autre contexte, et puis celui-là, il y a un moment où il va se dire oula, il y a un problème là, mon système de croyance, ça vaut peut-être le coup d'aller le rechercher, d'aller le réformer.

D'ailleurs ce système se contredit tellement en ce moment, enfin depuis tout le temps, mais surtout là en ce moment, qu'on se pose des questions, on se dit bon là on commence à me dire des choses assez grosses, je sens qu'il y a des manipulations un peu partout dans tous les sens, dans tous les domaines, je vais peut-être faire attention.

On sait tous que les additifs alimentaires au minimum c'est dangereux, C'est marrant ce que tu dis, parce que moi souvent je dis à des gens, allez me faire la preuve que les additifs alimentaires sont des aliments, sont nécessaires à la santé, parce que s'ils ne le sont pas nécessaires et si on a la moindre suspicion, autant les enlever.

Autant de produits dont on sait très bien, mais on n'arrive pas à prendre la mesure, on ne voit pas à quel point au quotidien c'est ce petit harcèlement, ce petit pourrissement de vie qui fait que tu te réveilles, tu as mal à la tête, tu es agressif, tu es hargneux, tu es triste, tu es déprimé, tu as des petites douleurs de ci, de là, et puis tu te traînes, et puis tu manques d'enthousiasme,

tu manques d'entraînement, tu manques de créativité. Et tout ça, c'est tout du potentiel humain qui est saccagé. Thierry. Bien sûr, et puis en plus, encore une fois la preuve par l'exemple, au début on nous a même insulté d'orthorexique.

Thierry. Oui, bien sûr. Thierry. De toute façon, on est orthorexique, je sais que... Moi, ce qui fait qu'avec Raph, on est aussi soudés, c'est que je n'ai pas envie de dire notre hygiène de vie, mais juste notre vision de la vie fait qu'on va dans la même direction, et nous donne encore plus d'énergie et d'amour pour construire parce qu'on construit dans la même direction.

Et je pense que c'est essentiel. On entend souvent, oui, mais il faut avoir le temps. Mais quand tu prends le temps d'aller chez le coiffeur, quand tu prends du temps pour aller faire les boutiques, qu'est-ce qui fait que tu ne peux pas prendre 15 minutes pour couper des légumes ? C'est une question de choix.

C'est exactement une question de choix. Où tu places ta santé ? Parce que les gens confondent. Et ça, c'est un vrai problème. la ligne, la diet et la santé. Alors que de toute façon, à partir du moment où tu manges de façon saine, de façon hygiénique, ta ligne suit.

Mais bien manger, ce n'est pas pour être mince, c'est pour être en bonne santé. Et tu peux te régaler en mangeant des fruits, des bananes, des légumes. Le régal est encore plus précieux, justement. Elle me donne faim, je suis en jeûne aujourd'hui.

Moi aujourd'hui j'ai jeûne. Mais c'est vrai que je pense que la société nous fait passer à côté de choses essentielles. Tout à l'heure je vous entendais parler du fait de vivre en clan, mais c'est comme ça que ça devrait être.

Ça fait partie des besoins physiologiques de l'humain. Exactement, sauf qu'on explose les codes. D'ailleurs les codes de la famille, tous les codes sont explosés. Les valeurs. Les valeurs.

Il n'y a plus une société de valeurs. C'est fini maintenant, on nous vend du soda, on nous vend de la barre de céréales, on nous vend de la barre de chocolat, ou si encore c'était du chocolat, ou si encore c'était des céréales.

Mais quand tu lis sur les emballages, c'est émulsions, émulsifiant, léchitine, huile de palme, monohydrogène, poudre de cacao, poudre de noisette, c'est même pas du chocolat.

– Excuse-moi, je te coupe, je vais te raconter une petite anecdote. Ici, en France, où que ce soit, je prends un bout de pain, un bout de pain blanc, même un bout de pain complet, semi-complet, dans le boulanger du coin.

Je vais le manger. Déjà, je vais me sentir fatigué. Je vais sentir que j'ai une pression sanguine et je vais être un peu plus énervé, on va dire. Tendu, oui. Tendu.

Et surtout, j'ai le bouton. Une demi-heure après, j'ai le petit bouton qui pousse. Mon corps fait « Merci, retour à l'envoyeur ». C'est dingue. rien, et je ne te parle même pas de la digestion, c'est 2 heures même si je n'ai rien mangé à côté pendant 2 heures, je vais au Maroc, je prends un tagine, je prends une galette de pain comme ça, et je me suis déjà fait une galette de pain le matin,

rien, absolument rien. Ce que tu dis est très intéressant, c'est que je pense qu'il y a la nature des produits et il y a surtout la nature des ingrédients qui diffèrent énormément, c'est pour ça que chaque fois qu'on me dit oui, nos grands-parents ils mangeaient du pain et ainsi de suite, Je dis, mais quel blé, avec quels additifs, avec quels produits à l'intérieur, avec quels pesticides, avec quels fongicides et ainsi de suite ?

Et quel type de fermentation ? On parle de produits radicalement différents. C'est là où il y a énorme tromperie, c'est qu'on a utilisé les mêmes mots pour désigner les produits qui sont juste à l'opposé, qui sont à des kilomètres l'un de l'autre.

Ton anecdote est très intéressante. — J'ai découvert à mon insu, je me suis dit bon, je vais prendre, parce que c'était vraiment délicieux, le pain, la sauce, en plus on ne mange pas avec les couverts, on mange avec le pain, les tagines de légumes comme ça.

Effectivement, j'ai halluciné, et maintenant quand je vais au Maroc je suis content parce que je peux me faire des petits bouts de pain, c'est un peu ma junk food, mais je n'aurai rien du tout derrière.

Je vais peut-être plus galérer en mangeant des légumineuses justement au niveau de la digestion, tout ça, qu'un bout de pain qui va passer, mais vraiment très bien, c'est hallucinant. Thierry Lecce.

Et donc ce message, maintenant tu es en train de le faire passer le plus largement possible dans le milieu artistique, tu me disais qu'il y a de la réponse, il y a de l'intérêt.

Effectivement, ma prochaine expo s'appelle les Alimenteurs, donc je suis vraiment en plein dedans. Thierry Leclerc – Elle aura lieu quand ? Olivier Roland – Elle aura lieu le 21 avril, je ne pense pas que la vidéo sera encore défisée, mais le jeudi prochain.

Thierry Leclerc – D'accord, tu exposes où ? Olivier Roland – J'expose aux ateliers des artistes, rue Rampon, à côté de République à Paris. Thierry Leclerc – D'accord, c'est des expos que tu fais tourner après, ou comment ça se passe ?

Olivier Roland – C'est ma dernière expo de l'année, justement je m'arrête juste à ce moment-là, Oui, complètement, j'ai beaucoup donné, on va dire pendant trois ans là, je me suis vraiment envoyé, là c'est un peu ma dernière expo avec le message le plus fort, enfin celui que j'avais envie de diffuser le plus largement, et puis ça c'est pour le côté galerie, et maintenant je vais me concentrer plus sur le message de rue justement, pour diffuser au plus grand large.

Moi aussi je fais des expressions bizarres, mais elle n'était pas mal plus grand-large. Thierry Laurent j'ai été très bien. Je vous remercie vraiment beaucoup à tous les deux d'avoir fait ce chemin pour venir jusqu'en Catalogne. Merci, merci sincèrement, je suis très touché.

Thierry Laurent Merci à toi. Thierry Laurent Merci de témoigner parce que c'est vraiment, voilà, ça m'importe énormément que le message touche énormément de milieux, et plus on est nombreux et diversifiés, plus on a un discours qui nous est propre, et plus on va les toucher la sensibilité de chacun. Donc merci sincèrement d'être serrolé.

Et je promets que le message est en train de passer, je le vois, on le voit, nous on nous en parle, Ah, extracteur de jus, ah, distillateur d'eau, ah, tu sais que le gluten, ah, est Thyris canazovas.

Ah non, j'ai cru ! Ah, t'as vu la dernière vidéo de Thierry ? On nous envoie des liens, regarde ça, c'est intéressant, mais je connais depuis longtemps. La preuve par l'exemple, il y a encore une semaine, ma maman, ma maman à qui on a commencé à parler de jeûne et de lavement, et véridique, le matin je me réveille, je montre un texto à Raph et je lui dis regarde-moi ça, elle m'envoie régénérer Thierry Casanova !

Régénérer.com Thierry Casanova, on a compris ce que tu voulais dire, c'est pas exactement ça mais... J'envoyais plein de petits cœurs, ouais ! Ça c'est une victoire. Ça c'est une grande victoire parce qu'on travaille vraiment en sous-marin.

Merci Thierry, vraiment. Merci à vous deux. Et ce tableau, le message c'est, je te le fais Et rapidement, l'échec ne réside pas dans le fait de tomber, mais dans celui de ne pas se relever.

— Il me plaît beaucoup. Je te remercie beaucoup. — Merci à toi. — Merci à vous deux. Et excellent. Tu sais qu'en plus de ça, c'est... J'ai coupé.

C'est un peu l'histoire de ma vie, ce que je te raconte. Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org

0 commentaires