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Questions & réponses n°134

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L'équipe RGNR
15 vues • Publiée le 13/11/2017

Cette session de questions-réponses aborde d’emblée un point de méthode : la tendance à se focaliser sur les symptômes et manifestations plutôt que sur le terrain biologique. Thierry rappelle pourquoi cette focalisation est un piège, et pourquoi la répétition de ces notions de base est nécessaire pour changer durablement une façon de penser installée depuis l’enfance.

Plusieurs questions touchent à des problématiques concrètes : la scoliose chez l’adolescente et les limites du corset ou de la kiné classique, les troubles du sommeil et leur lien avec l’inflammation des tissus, ainsi que la question des dents dévitalisées et ce qu’implique réellement laisser un tissu mort dans la mâchoire. Thierry détaille les mécanismes physiologiques en jeu dans chaque cas.

La transplantation fécale est examinée à l’aune de la logique de terrain : Thierry explique pourquoi cette approche reste dans une logique symptomatique et ce qui distingue un travail de fond d’un apport ponctuel de bactéries. Dans le même registre, il compare le sulfate de magnésium aux irrigations du côlon et expose pourquoi il préfère ces dernières pour leur action mécanique, sans solliciter une réaction de rejet du corps.

La session se termine sur deux sujets moins attendus : le rapport entre santé physique et dimension spirituelle, avec la question d’un membre qui cherche un sens au-delà du culte du corps, et une réflexion sur la musique comme occupation permanente de l’esprit vers l’extérieur, au détriment du silence intérieur. Thierry y développe sa position sans condamner la musique, mais en pointant ce qu’elle peut empêcher.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver. Aujourd'hui, on a un peu de temps devant nous. On a des petites questions. On va s'amuser encore à un petit question-réponse. Ça faisait longtemps. Il y a tellement de sujets, tellement de choses à toucher.

Mais en prenant ces questions-là, je me suis dit que c'est un moment que j'aime bien les questions-réponses et je sais que souvent, ils sont très publicités. Donc je pense qu'on va en refaire assez régulièrement.

On va essayer d'en refaire assez régulièrement parce que c'est aussi des moyens d'approfondir des notions, de les explorer, de les remâcher, de les retravailler de manière intéressante au travers de cas pratiques, on va dire, d'une certaine manière.

Alors, il est certain qu'il n'est pas question ici de jouer au petit docteur. Et souvent, malheureusement, les questions tournent un petit peu trop autour de ça. Et ça prouve à quel point on est omnubilé par les symptômes, ce qu'on appelle les manifestations, le monde des manifestations, on est obnubilé par ce qui se passe à l'extérieur, en permanence. Et ce qui nous fait nous vouloir souvent dans la vie, c'est la douleur, les sensations, les boutons qui apparaissent,

la maladie, notre maladie, j'ai développé un... Et puis c'est ça qui focalise, qui attire toute notre attention en permanence. Et en se faisant, il y a un gros danger à ça, c'est qu'on perd de vue complètement l'essentiel.

L'essentiel, c'est le terrain, où la manifestation n'est qu'un symptôme, tout au plus, et ce symptôme peut nous donner des indications sur le terrain, ce qui est à l'intérieur, mais il n'est pas ce qui est à l'intérieur.

Et c'est valable pour les maladies, ce qu'on appelle les maladies, c'est valable pour les comportements, c'est valable pour les états psychiques et émotionnels de la personne. Le problème, c'est que l'hyperfocalisation qu'on a sur les symptômes fait qu'on rate la cible, on rate la cible chaque fois parce qu'on va bien si les symptômes ont disparu, on va mal s'il y a des symptômes, alors que l'état du terrain est indépendant des symptômes.

C'est-à-dire qu'on peut avoir un terrain qui est dégradé en l'absence de symptômes, on peut avoir un terrain qui est dégradé avec des symptômes, on peut supprimer les symptômes et avoir toujours le terrain tout aussi dégradé, au contraire. Et donc, ce faisant, on se perd.

Et dans ces vidéos, on essaye chaque fois, même si parfois on est amené à partir du symptôme, parce que toute notre culture est faite là-dedans. Depuis notre plus tendre enfance, on nous a appris à juger des choses au travers des symptômes, c'est-à-dire qu'on nous a appris à exercer une capacité de jugement, une capacité de jugement qu'en vérité on n'a pas, on est incapable de juger parce que même sans rentrer dans des considérations spirituelles,

dans tout problème, il est impossible pour nous d'appréhender tous les paramètres, tous les variables qui sont en jeu, donc on ne peut pas juger, on ne peut jamais juger, mais bon, on nous a appris à juger et en plus à juger des choses qui sont relativement fausses, c'est-à-dire l'expression symptomatique des choses.

Et depuis notre plus tendre enfance, on est imprégné là-dedans, on est plongé là-dedans, c'est notre nature, notre culture. Et donc c'est très difficile de s'en extirper.

C'est pour ça que dans ces vidéos, parfois on part des symptômes, et on part des symptômes pour dire, OK, on les prend et on les laisse de côté. On les laisse de côté et on fonce sur le terrain. On fonce sur l'état du terrain pour comprendre exactement qu'est-ce qui est en amont du symptôme, Revenir à la cause des causes des causes, comme disait Hippocrate.

Que ce soit sur le plan physique, émotionnel, spirituel, on essaie toujours de revenir en amont à la cause première, à la base, au cœur. Et à chaque fois, on revient à l'intérieur obligatoirement parce que c'est là que tout se passe.

Les manifestations extérieures ne sont que des symptômes, des expressions circonstanciées d'une condition qui se passe à l'intérieur. Et à tous les niveaux, tout nous pousse vers l'intérieur.

Tout nous dit que c'est à l'intérieur que ça se passe, C'est à l'intérieur de toi que ça se passe et c'est là qu'il faut aller voir, qu'il faut oser aller voir. Et quand on n'est pas allé voir pendant des années, des dizaines d'années, parfois l'état intérieur n'est pas jouasse.

Pourtant, le problème c'est que si tu ne t'y mets pas, de toute façon ça te rattrapera encore et encore et encore et encore et encore. Alors, on ne va pas démarrer sur une note trop critique, mais je vous rappelle quand même pour mémoire que ne pas répondre aux problèmes, c'est le meilleur moyen de fructifier un système qui fonctionne sur les problèmes. Un système qui fonctionne sur la maladie n'a aucun intérêt à ce que tu ailles voir à l'intérieur, à ce que tu t'autonomises, à ce que tu prennes la responsabilité de

ta santé, que tu mettes en place des situations qui vont permettre que ta santé s'améliore pour de vrai, pour de bon, non pas simplement répondre aux symptômes et éteindre le feu cas par cas, et puis tous les ans il y a un feu différent qui s'allume et puis toi tu es en train de courir pour l'éteindre, mais plutôt aller voir vraiment la cause du feu. Un système qui est basé sur la maladie n'a aucun intérêt là-dessus.

Un système qui est basé sur la psychiatrie, qui est basé sur les thérapeutes, psychologues, et ainsi de suite, n'a pas vraiment d'intérêt, hormis quelques rares individualités que je salue, n'a pas vraiment intérêt à ce que tu ailles voir vraiment à l'intérieur et que tu ailles découvrir la cause des causes.

Parce que si tu découvres la cause des causes, tu es affranchi. Tu es affranchi de tout ce conditionnement, de toute cette domination, cette échelle de hiérarchie qui fait que tu es un patient et que tu patientes tranquillement, tu es un client qui doit banquer.

Tout ça, ça se casse la gueule. Le propos dans cette vidéo, c'est d'y participer un petit peu, à notre petite mesure. Les Catalans sont connus pour avoir été le dernier soubresaut de pensée anarchiste, libertaire, vivante en Europe à une certaine époque, dans les années 36.

Alors étant bon catalan, on va essayer de cultiver un petit peu ça. C'est le propos de ces vidéos. On est parti, j'ai reçu des questions. Est-ce qu'on a des annonces à faire ?

Ouais, on a des annonces à faire. Dans deux semaines, à peu près maintenant, va commencer un événement, je crois, assez hors norme. Terra Incognita, et cette année, peut-être que tout le monde n'a pas vu la vidéo, pour cette année, ça va être un truc vraiment hors norme.

dans la mesure où on va être sans filer, on va vraiment expérimenter la réalité. Douze personnes dans un même lieu à qui on va produire du soin avec tout notre cœur, avec toutes nos connaissances aussi, et on va les filmer au jour le jour, on va suivre leurs découvertes, on va suivre leurs aléas, on va suivre leurs difficultés, leurs réussites, on va tout suivre en totale transparence, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas des choses qui ne sont pas filmables, les échecs, tout sera filmé, tout sera intégralement filmé.

De toute façon, je vais vous dire ça, je vais vous dire mieux que ça, vous aurez la possibilité de rencontrer ces personnes. Et donc, on va les filmer pendant 3 semaines, on va partir d'un point de départ qu'on va objectiver le mieux possible avec des analyses, avec ainsi de suite, et puis on va arriver à un point d'arrivée et on va voir ce que 3 semaines de soins, de soins tel que présenté dans ces vidéos, peuvent faire.

Et je suis assez sûr de mon coup, ça va être un changement radical pour la plupart d'entre eux. Alors là, je suis en plein dans la phase des sélections, c'est atroce. Je vous le dis franchement, c'est atroce. En 5 jours, on a eu à peu près 300 propositions.

Autant de personnes qui ont toute une saine aspiration à aller mieux et il va falloir en sélection les 12. Alors, obligatoirement, il va y avoir tout le reste qui va être déçu. Les critères de sélection sont multiples, mais je vais vous dire, le premier critère pour éviter tout...

c'est là que ça se passe, c'est le ressenti, l'intuition, pas mon intellect, je ne suis pas seul de toute façon à faire des sélections, mais vraiment l'intuition, et ça me dit juste une chose, c'est que dès, j'espère, janvier, on va lancer les maisons de régénération en pratique, en vraie pratique, parce qu'il y a une demande qui est colossale des personnes qui veulent simplement des lieux où on prenne soin d'elles.

Il y a une demande qui est colossale, et cette terra incognita, réjouissez-vous même ceux qui ne sont pas sélectionnés parce que ça va être le point de départ d'un mouvement, vraiment d'une création de lieu dans lequel on va pouvoir enfin recevoir du soin.

Et ça, c'est maintenant. Donc Terra Incognita, ça démarre dans 15 jours. Ça va être, je pense, assez intense. Et comme je vous le disais, il y aura la possibilité de rencontrer les participants, puis de faire la fête tous ensemble, de se rencontrer, de discuter. On fera ça le samedi 16 décembre, donc c'est-à-dire la veille de la fin de Terra Incognita. Ça se passera dans les Pyrénées-Orientales, je vous dirai exactement où.

On va tenir le lieu secret les 15 premiers jours, à peu près, dans la mesure où je ne voudrais pas que ce soit l'envahissement et que les personnes qui participent à ce terrain qu'on éta en tant que cobaye, d'une certaine manière, puissent être tranquilles.

Et je vous donnerai le lieu où on se retrouvera le samedi 16, mais ce sera un petit peu au sud de Perpignan. Vous pouvez déjà bloquer l'après-midi et la soirée, il y aura de la musique, on va tous se rencontrer, on festoiera ensemble, on partagera, on se réjouira et on fêtera le vivant.

Le vivant, d'ailleurs c'est marrant, je vous partage ça, après on va en briller sur les questions, il faut que je me chauffe un petit peu. Il y a deux ans et demi de ça, j'avais rencontré quelqu'un qui s'appelle Julien Perron qui a fait un tour du monde avec une question qu'il posait à différentes personnes, c'est quoi le bonheur pour vous ?

Il a même tiré un DVD, un direct placement de produit, il a sorti un DVD qui peut être... vous pouvez aller voir, c'est quoi le bonheur pour vous, vous tapez ça sur internet, vous pouvez aller le voir, vous pouvez même l'acheter, vous pouvez le diffuser, vous pouvez le partager, je sais qu'il y a tout un programme pour faire ça, enfin bon, peu importe. Et à l'époque, il m'avait posé la question,

il m'avait dit, c'est quoi le bonheur pour toi ? Et à l'époque, j'étais parti dans une explication relativement... je dirais relativement cérébrale de ce que c'était le bonheur en partant de principes physiologiques et ainsi de suite.

Et la dernière fois, c'est marrant parce que j'ai vu passer la pub pour son DVD qui vient de sortir, le DVD rassemblant les meilleures interventions on va dire, c'est un peu un medley de ce qui s'était fait de mieux.

Et en voyant ça, je me suis dit si je devais y répondre maintenant, je répondrais complètement différemment. Et ça prouve qu'à l'époque, je ne savais pas ce que c'était le bonheur, parce que j'étais aveugle, le bonheur était tout autour de moi et je ne le voyais pas.

Et maintenant, si on me posait la question, c'est quoi pour toi Thierry le bonheur ? Je dirais que c'est contempler le vivant. Et contempler le vivant, par exemple, particulièrement dans le développement de mon fils qui a 7 mois, qui a 8 mois maintenant.

Mais contempler le vivant en toute personne, en toute chose. Contempler le vivant. Contempler la perfection absolue du vivant. Ça, pour moi, c'est le bonheur.

Non pas faire, non pas agir, non pas être dans le volontarisme, mais contempler, regarder. Regarder ce que le vivant est parfait, adaptatif. la loi de l'hormèse qui est à l'action partout, la loi de l'homéostasie, tout s'équilibre en permanence, tout se régule, il y a des flux en permanence.

C'est d'une complexité totale et en même temps, il ne nous a pas demandé de comprendre cette complexité, il nous a demandé de nous émerveiller. J'espère qu'au travers de ces vidéos, je contribue à votre émerveillement.

Je contribue à ce que vous regardiez ce corps qu'on vous a dit... le vôtre, on vous a dit fatigué, usé, dysfonctionnel, on t'a dit il y a ça en trop, il y a ça pas en trop, et ton corps il fait n'importe quoi, n'importe quoi, il est stupide.

Mais je t'invite à le regarder avec un regard totalement différent. C'est juste nos grilles d'évaluation qui sont complètement erronées. Et surtout, on part d'un paradigme complètement faux. On part du paradigme que le corps peut dysfonctionner.

Le corps ne peut pas dysfonctionner. Jamais. Toute ta vie durant, il va être en adaptation. L'adaptation prend parfois des formes qui ne te conviennent pas. C'est un peu comme quand tu t'habilles avec une grosse doudoune parce qu'il fait froid en hiver.

Ce n'est peut-être pas particulièrement agréable, mais c'est la meilleure adaptation au froid dans lequel tu vis. Si la doudoune ne te convient pas, il faut changer de pays. Il faut descendre un peu plus au sud, il faut passer le détroit des Gibraltars, tu commences à descendre au Maroc, et même au Maroc, en hiver, ça bastonne.

Donc là, tu passes de l'autre côté, tu descends plutôt Mauritanie, Sénégal, là, ça va être beaucoup plus doux. Mais la doudoune, c'est une adaptation. On a tendance à considérer que notre corps ne fonctionne pas, et c'est faux.

Il fonctionne en permanence parfaitement, il est en permanence en parfaite adaptation. Et c'est ça la merveille, c'est ça la bonne nouvelle. La bonne nouvelle c'est que qui que tu sois actuellement, ton corps fonctionne parfaitement.

Il fonctionne parfaitement dans l'environnement que tu lui as donné. Pour reprendre le parallèle précédent, s'il fait très très froid, tu te mets une doudoune, si tu es vraiment encombré par ta doudoune, il faut que tu changes d'environnement, il faut que tu changes de contexte.

Mais il fonctionne parfaitement dans l'environnement que tu lui as donné à partir des ressources qu'il a à sa disposition. Donc il y a une question d'environnement, il y a une question de ressources. C'est tout. Mais ton corps fonctionne en permanence parfaitement. Et je me répète, parce que depuis qu'on est tout jeune, on nous dit exactement le contraire.

Et toutes les sciences cognitives nous prouvent que c'est par la répétition qu'on ancre un comportement, une pensée, une croyance. C'est pour ça que je fais autant de vidéos, pour répéter, répéter, répéter encore. Il y a une culture de la mort qui nous a été donnée dès notre plus jeune âge, et cette culture de la mort nous dit que le vivant ne fonctionne pas.

Et cette culture de la mort, je ne peux pas ne pas la relier avec la volonté de sortir Dieu de l'échiquier. De dire qu'il n'y a pas de Dieu, l'homme se suffit à lui-même, il se crée lui-même, on a la pensée créatrice, l'homme peut tout, il a sa propre finalité, et ainsi de suite.

Il n'y a pas de loi, l'homme crée ses propres lois, et ainsi de suite. Alors on est très fiers de ça, c'est l'homme prométhéen, c'est le rêve d'Icare, l'homme qui peut voler, Le problème, c'est que c'est faux, c'est complètement faux.

Et on te dit aussi que l'homme est faible. C'est assez marrant parce qu'il y a une espèce de paradoxe. L'homme est fort et puis l'homme est faible. L'homme peut dysfonctionner et heureusement qu'il y a l'intellect humain pour réparer l'homme qui dysfonctionne.

En fait, c'est faux. Il n'y a pas d'homme qui dysfonctionne. Toute cette science de la réparation de l'homme, elle est fausse, elle est mensongère, elle ne correspond pas à la réalité.

La réalité, c'est quoi ? La réalité, c'est que si tu te mets au repos, là, maintenant, que tu te mets au repos, que tu t'abstrais de l'environnement dans lequel l'expression symptomatique est inadéquate, si tu sors de cet environnement, que tu te mets au soleil, même que tu t'arrêtes de manger, tu vas constater que ton corps fonctionne parfaitement.

Ce n'est pas compliqué, ce n'est pas des croyances que je vous ai dites. Chacun peut l'expérimenter, ce n'est pas vraiment compliqué. Prends une semaine, deux semaines, trois semaines, fais comme les participants de Terra Incognita, profite de ce temps-là.

Profite du 27 novembre au 17 décembre, profite pour te mettre à l'écart, faire un pas à l'écart, faire un pas de côté, et regardez ce qui se passe. Parce qu'on te dit, les théories hygiénistes, gourous, sectes, etc...

Mais attends, il y a un problème. Il te suffit d'expérimenter et tu vas voir, tu vas voir de tes yeux ce qu'il en est. Parce qu'on n'est pas dans des batailles de croyances, on est dans la réalité, on est dans la connaissance et dans l'expérimentation.

Et c'est tout ce qui est proposé dans ces vidéos. En parlant d'expérimentation, je suis extrêmement joyeux, fier, heureux, pétant d'enthousiasme de vous dire que ça y est, on commence à avoir une idée du calendrier 2018 pour l'association Régénère.

Je peux déjà vous annoncer deux événements. Premier en mai, début mai, je vais me faire engueuler par l'équipe si je dis mal, mais je crois que c'est du 6 au 12 mai, du côté de Miramont de Guyenne.

Je connais parce que les terres paternelles, familiales paternelles, étaient à l'aréole. Donc je connais, c'est dans le sud-ouest, c'est joli, une petite Bastille de Miramonde-Huyenne, à côté de Miramonde-Huyenne, on a trouvé un lieu fantastique.

Et il va y avoir un stage qui va se dérouler du 6 au 12 mai, le même stage que celui qui s'est passé à Val-de-Consolation cet été, le même. Ce n'est jamais le même parce que c'est en sans cesse évolution, le vivant est en constante évolution, mais le même principe, c'est-à-dire un mélange habile de théorie et de pratique, avec de la théorie le matin, avec Bibi qui enseigne.

Pas tout seul, parce que je vais de plus en plus inviter mon cher et talentueux ami qui s'appelle Pierre Dufraisse, je vous renvoie toujours vers ses vidéos et je pense qu'il va intervenir de plus en plus.

J'ai bien envie qu'on apparaisse à deux, mais l'essentiel ce sera quand même moi parce qu'il va me falloir du temps pour lâcher le morceau. Et l'après-midi de l'expérimentation pratique sur le plan corporel, sur le plan de la respiration, on va même essayer cette année, je ne sais pas comment on va s'y prendre, d'avoir aussi des cours de cruisine en pratique aussi. Et tout ça entouré de vivre ensemble, d'alimentation principalement, majoritairement crue, biologique, bien préparée, on expérimente,

on se réjouit, on fait la fête tous ensemble. Ça dure 6-7 jours à peu près, ça s'appelle 6-7 jours, ça dépend, pour changer de vie et réellement ça change des vies.

Val de consolation c'était à guichet fermé, Donc on va mettre les inscriptions sur le site d'ici fin novembre, normalement. Ne tardez pas à vous inscrire, on a fait en sorte, cette fois-ci, de vous les annoncer au moins 6 mois à l'avance, donc ça va être début mai.

Il y aura peut-être un second stage vers septembre, mais ce n'est pas encore certain. Celui-là, au moins, il est assuré, il est bouclé, on est quasiment bon là-dessus.

Donc vous pouvez déjà bloquer vos dates, je crois que c'est du 6 au 12 mai. Il doit y avoir un pont, vous regardez, il doit y avoir un pont là-dedans, Enfin bon, un jour chaud mais qui facilite le fait de prendre une semaine.

Donc ça c'est réglé et ensuite, aux alentours, là aussi, date à préciser 22, 23, 24 juin, quelque chose comme ça, les rencontres de la régénération.

L'année dernière on les a fait sauter, en 2016 ça avait été un succès, là aussi, guichet fermé, on avait été plus de 2000 au Camping Isis en Cévennes, là, ça va se passer à nouveau dans le même lieu, du côté de Miramont de Guyenne.

On va faire les rencontres de la régénération, cette fois-ci, ça va durer 4 jours. Ça sera un peu la même formule que la fois précédente, c'est-à-dire que vous avez un ticket d'entrée qui est un prix modique pour les 4 jours, avec des hébergements principalement en tentes, mais il y aura aussi des petits bungalows pour ceux... bon, par contre, ça sera un surcoût.

Et des conférences, des concerts, des moments de vivre ensemble, un grand marché où vous pouvez acheter des fruits et des légumes délicieux. Chacun se prépare sa petite popote, on partage, on met en commun, on s'invite mutuellement à célébrer le vivant.

Les rencontres de la régénération, ça pourrait être aussi la fête du vivant, d'une certaine manière, c'est exactement ça, puisque la régénération est de propre au du vivant.

Allez, donc ça, c'était les deux annonces. Terra Incognita qui démarre. J'ai eu la flemme de faire un petit jus. J'ai eu une petite coco avec moi. Et d'ailleurs, là aussi un petit coup de pub, mais délibérément, parce qu'elles sont vraiment excellentes. Les coco-coco-boys, vous pouvez maintenant les trouver dans les magasins bio.

Il suffit de leur demander, et s'ils n'en ont pas, vous leur dites qu'il suffit qu'ils se les procurent chez le gros fils qui s'appelle Pro Natura. Pro Natura a les cocos en stock. Il y a Biocash aussi, je crois. Il y a Relais Vert aussi qui commence à les avoir.

Il y a différents magasins qui commencent à les avoir. Mais maintenant, quand vous voyez des cocos fraîches de Thaïlande en magasin, vous pouvez vous dire que c'est des Coco Boys. Pour l'instant, elles ne sont pas étiquetées Coco Boys, mais elles vont l'être d'ici très très peu.

Elles sont vraiment excellentes. Et pour Noël, on va essayer de faire des opérations de promotion, de manière à ce que vous puissiez commander au carton pour faire la fête avec des Coco pour Noël.

Je suis en train de voir ça avec Éric Viard, je vais vous tenir au point. Mais voilà, ça se conserve super bien, et on fera des vidéos. Je suis fanat de Coco, c'est pour ça que j'en ai fait venir, de toute façon.

Allez, on est parti pour les questions, il y a des questions. Moi j'en ai été mis 2-3 aussi de côté, c'est un peu le choix du roi d'une certaine manière. J'avais regardé, mais ça je crois qu'elles ont déjà été sélectionnées. Voilà, allez on est parti, question-réponse qui a été sélectionnée le 11 novembre 2017.

Guillaume, je ne sais pas, bonjour Thierry, bonjour Guillaume. Ma question, je regarde quelle heure il est, parce que je suis aussi timé... Super ! Bon, on va se faire trois petits quarts d'heure là, et puis si j'ai le temps, j'en referai un petit bout ce soir, ou sinon j'enregistrerai à nouveau demain.

Soit on se fera ça à la loupiotte dans la yourte, mais bon, on va trouver moyen. Guillaume, jeûne sec. Bonjour Thierry, ma question a rapport au jeûne sec, car il y a très peu de documentation sur ce dernier.

Selon toi, quels sont les signaux qui indiquent qu'on doit rompre un jeûne sec si on ne ressent pas la soif ? Je viens de faire 12 jours secs, que j'ai rompu sans vraiment ressentir la soif, mais plus pour rassurer mes proches, ce qui est important aussi.

D'autre part, saurais-tu où en est la traduction du livre de Sergei Filonov en français ? Je crois qu'elle n'est pas là, il faudrait la reprendre, il faudrait s'en occuper. Je voulais faire venir Sergei Filonov cette année pour donner une retraite de jeune, finalement pris par des multiples autres projets, ça ne s'est pas fait.

On va essayer de faire ça l'année prochaine. Tu me fais penser que j'aimerais vraiment traduire moi aussi ce livre, donc je ne peux pas te le dire. Alors ensuite, quels sont les signaux qui indiquent que l'on doit rompre un jeûne sec si on ne ressent pas la soif ?

Normalement, en jeûne sec, c'est privation d'eau et privation de nourriture. Je sais tout de suite qu'il y en a qui vont crier et dire qu'il ne faut pas faire l'apologie de ça, c'est dangereux. Non, ce n'est pas plus dangereux que le jeûne à l'eau, ce n'est pas plus dangereux que n'importe quelle autre pratique si tu connais les règles et que tu les respectes.

C'est toujours pareil, il y a des principes, tu les respectes. Alors en jeûne sec, il faut d'abord vérifier que tu urines tous les jours.

Normalement, le simple fait de brûler tes graisses permet que tu aies un volume urinaire. Alors, certes pas énorme, mais 10, 15, 20 centilitres tous les jours. Là, ça va bien.

Ensuite, c'est vraiment quand tu commences à ne plus avoir de salive. Quand tu commences à ne plus pouvoir saliver, là c'est un signe que tu commences à manquer d'eau. Quand tu n'as plus de salive et quand tu as les lèvres qui commencent à coller aux dents.

Si tu as fait 12 jours sans difficulté, déjà c'est costaud. Et quand je dis que c'est costaud, qu'est-ce que ça veut dire ? Comprenons-nous bien, quand on jeûne, on soumet le corps à une demande d'adaptation.

C'est clair de ce côté-là, on lui demande de s'adapter. Par exemple, d'aller prendre son alimentation à l'intérieur et non pas à l'extérieur. L'alimentation extérieure est coupée. Donc, plus une personne a une facilité à jeûner, et plus ça signale que son système adaptatif tient la route.

Là, toi tu as fait 12 jours... C'est pour ça aussi que ça doit vous permettre aussi de déculpabiliser. Parce que des fois, on regarde des gens et on dit « Ah ! Lui, il a fait 30 jours de jeûne !

» Alors Allô, par exemple, puis on le prend pour une super star, mais il n'a aucun mérite, il a juste fait ce que sa biologie lui permettait de faire. Donc, arrêtez de croire que ce que fait l'autre est bien ou mal, arrêtez de juger, c'est bien si ça correspond à sa capacité adaptative, c'est mal s'il s'est mis dans l'eau rouge.

Donc, là, tu as fait 12 jours de jeûne sec, Je dirais... tu vois, même moi je me laisse prendre à un jeu. Je dis, waouh, chapeau et tout. Non, pas chapeau, non, ouais... Bon, écoute, ça signale que tu as un super système adaptatif. Si tu n'as pas ressenti la soif, je dirais que tu aurais pu aller peut-être plus loin.

Voilà, c'est à toi de voir. Voilà comment je peux te répondre. Chapeau. Mais moi je le vois, plus je suis fatigué, moins je peux jeûner, par exemple. C'est automatique, tout le monde.

Et les gens extrêmement fatigués, extrêmement épuisés, ils ne peuvent pas se permettre des longs jeûnes. à la limite un demi-jour, un jour, deux jours de jeûne, oui, mais pas plus.

Plus tu es épuisé, moins tu vas pouvoir jeûner, moins tu vas pouvoir t'adapter. Et plus tu vas devoir, si tu te places dans la loi de l'hormèse qui veut dire que tu te places en deçà de ta limite d'adaptation, eh bien tu vas devoir faire des tout petits jeûnes. Mais par contre, ils ont leur intérêt.

Question de Gaëlle, être accro à la santé. Bonjour Thierry, je suis beaucoup de tes conseils, mais je deviens un peu accro à être en bonne santé, voire trop. À quoi ça sert de vouloir entrer en parfaite santé si on finit tous par mourir un jour ?

Parfaitement. Déjà, tu peux mourir en parfaite santé, ce qui est déjà pas mal. Parce que l'espèce de troisième âge qu'on nous vend actuellement, qui est une longue déconfiture, ce n'est pas trippant.

Parce que, quelque part, je te parle pour moi, mourir jeune ou mourir vieux, ça n'avait pas tant d'importance que ça. Maintenant, avec les enfants, ça n'en a quand même plus.

J'ai envie de les accompagner un temps, même si je sais que je ne maîtrise que certains paramètres par rapport à leur existence, je reste humble. Mais bon, ce qui m'embête vraiment, c'est l'idée de passer 20 ans à être en train d'éperir doucement.

Ça, par contre, ça ne me va pas du tout. Donc déjà, quitte à mourir, bien sûr, tout le monde meurt, mais autant mourir en bonne santé. En tout cas, ne pas avoir de syndrome invalidant trop fort dans les dernières années ou de souffrir trop au niveau douleur.

Après, il y a quand même un vrai problème, on est dans une époque du culte du corps et de la santé du corps. D'ailleurs, c'est assez amusant parce que si on intégrait tous les paramètres qui déterminent la santé, on ne pourrait pas être confronté à ce genre de problème.

Parce que là, le problème, tel que je le lis, c'est la santé du corps. Et les critères pour être en bonne santé, je le vois d'ailleurs sur YouTube, pour voir que quelqu'un est en bonne santé, il se met torse nu si c'est un homme, il se met avec un petit body si c'est une femme, et il te montre à quel point sa peau est ferme, il a un petit peu de muscle, il est galbé, il est taillé, et ainsi de suite.

Donc les critères pour évaluer la bonne santé d'un individu, c'est la bonne santé du corps uniquement. Et le corps pour lui-même, c'est désespérant. C'est absolument désespérant parce que tu as raison, il va mourir.

Donc tu investis sur un truc qui, de toute façon, va dépérir. Tu mets une énergie colossale pour quelque chose qui est extrêmement transitoire, temporaire. Donc ça ne peut pas marcher.

Le problème, c'est que si tu intègres dans les critères de bonne santé, effectivement la santé du corps, qui par contre ne doit pas être niée comme il peut y avoir dans certains cercles spirituels où tu dis « Le corps n'a aucune importance.

» Bien sûr que le corps a une importance. Actuellement, tu es dans ton corps. Et si ton corps va mal, tu vas voir que ta vie va être plus compliquée. Donc oui, ça c'est un critère de bonne santé, le fonctionnement du corps, mais il y a tellement d'autres critères, la joie, le partage, la générosité, le don de soi-même, la capacité à se mettre au service, mais tout ça, ce sont des critères de bonne santé.

Alors si on reprend ta question, je suis beaucoup de tes conseils mais je deviens un peu accro à être en bonne santé, voire trop. À quoi ça sert de vouloir être en parfaite santé si on finit tous par mourir un jour ?

Si tu as tes critères de pleine santé intègres des critères physiques, certes, mais aussi moraux, émotionnels et spirituels. Alors, à ce moment-là, la question devient complètement différente.

Bien sûr qu'il faut être en pleine santé parce que la pleine santé est le propre du vivant. Eh oui ! Le vivant est par nature en pleine santé puisque le vivant ne dysfonctionne pas.

Le vivant fonctionne en permanence de façon parfaite et en permanence en parfaite santé. Sauf que la demande adaptative qui lui est faite fait que parfois il n'exprime pas sa pleine santé. Et c'est valable sur le plan physique, c'est valable aussi sur le plan moral.

Tu vas prendre quelqu'un qui est en dépression profonde, alors il peut y avoir des causes physiques à la dépression, mais globalement, si tu la tires de son boulot débilifiant, que tu la mets dans un groupe humain au soleil dans lequel elle est portée par un super projet, si en plus la personne était célibataire et tu lui trouves une personne du sexe opposé avec qui elles s'entendent à merveille, Il y a de grandes chances que l'état dépressif dégage complètement la personne.

Elle est bien, la personne va très bien, elle fonctionne très bien, elle n'est juste pas dans le bon environnement. Et son état est l'expression même de son adaptation à l'environnement qui est le sien.

Quand on parle de dépression par exemple, quand tu vois la vacuité de l'existence qui nous est proposée la plupart du temps, c'est normal de se mettre sur off. C'est le meilleur moyen de ne pas en faire beaucoup dans un monde totalement désespérant.

Mais par contre, à partir du moment où tu as une vie riche, pleine, motivante, tu n'as aucune raison de te mettre sur off. Et la partie psychologique de la dépression, il y a une partie physiologique, un problème de circulation et d'épuisement que je ne nie pas, au contraire, je suis le premier à le mettre en avant.

Mais sur le plan psychologique, c'est encore une adaptation. Une adaptation à une existence qui n'a rien de tripant, si tu me permets l'expression. Qu'est-ce que c'est que la vraie santé ?

Je pense que la vraie santé c'est, premièrement, de vivre la perfection du vivant. Et comme on vit la perfection du vivant, on vit sans peur. Et à partir du moment où on vit sans peur, on peut aimer.

Parce que tu ne peux pas aimer si tu as de la peur. Tant que tu as de la peur, tant que tu es dans la protection de toi-même, tu ne peux pas aimer. Et aimer c'est servir, aimer c'est donner.

Et on dit qu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. Et je crois que c'est le but ultime de toute vie. Le but ultime de toute vie, c'est le sacrifice de nos existences pour le don, pour le sacrifice.

Il n'y a rien de plus beau que de sacrifier son existence. Il n'y a rien de plus beau que de ne plus vivre pour soi-même. Il n'y a rien de plus beau que de ne plus vivre pour sa santé.

Il n'y a rien de plus beau que de ne plus vivre pour l'inquiétude. Il n'y a rien de plus beau que de s'abstraire de cette espèce de pression permanente qu'il y a à ne pas être malade. Parce que là, je suis en pleine santé, je suis en pleine santé globale, et je ne m'inquiète de rien parce que je sais que mon corps fonctionne parfaitement.

Donc, je ne sais pas si je réponds à ta vraie question, mais si tu te sens accro à être en bonne santé pour le corps, eh bien, j'ai envie de te dire, il manque une dimension spirituelle fondamentale dans ta vie.

Je me permets, et si tu vis une spiritualité, elle n'est pas remplissante parce que normalement, nous devons tous, à un moment ou à un autre, aspirer à ne plus vivre.

Ne plus vivre pour nous-mêmes. Commencer à vivre pour les autres, pour le service, pour la passion, pour ce qui nous meut, pour ce en quoi l'on croit, et se donner pleinement pour ça.

Et avoir encore en pleine santé à ce moment-là, c'est un super outil. Mais c'est qu'un outil, c'est qu'un outil. Et effectivement, c'est un peu comme quelqu'un, un rémouleur qui serait en train de déguiser un couteau.

Bon, tu déguises un couteau pour qu'il coupe, mais au bout d'un moment, le couteau, il faut qu'il serve à couper. Parce que sinon, tu déguises, tu déguises, et au final, il n'y a plus de lames.

À force de l'aiguiser, il n'y a plus de lames. Un couteau aiguisé est fait pour être utilisé. Un humain en pleine santé physique est fait pour être utilisé. Il est utilisé à quoi ?

Certainement pas à produire de la valeur au CAC 40 ou à faire de l'import-export de produits fabriqués par des esclaves chinois, ou à terroriser ses condisciples ou les personnes qu'il a sous sa direction, mais il est donné à servir.

Donné, donné, donné, donné. C'est la loi du vivant. On est dans les principes. Le vivant est fait pour servir les principes du vivant. Et l'un des principes du vivant c'est ne t'inquiète pas, tu fonctionnes parfaitement et ta vie doit être un sacrifice au vivant.

Et voilà les éléments de réponse que je pourrais te donner. Gaël, et je te souhaite de trouver ça parce que c'est important. C'est important et on a beau vouloir vivre de façon... C'est marrant parce qu'on oppose le rationnel au spirituel, alors qu'on devrait opposer le rationnel au religieux. Le religieux, et d'ailleurs qui ne s'exprime pas que dans le domaine spirituel, c'est avancer sans expérimenter, sans connaissance. Et ça c'est l'inverse du rationnel. Par contre,

le spirituel n'a rien d'irrationnel. Le spirituel est une expérience directe que chacun peut vivre à partir du moment où il prend le temps de... C'est dans le calme et le silence que se trouvera ta force.

Alors si tu es en pleine santé, tu pourras d'autant plus rester dans le calme et le silence. Assieds-toi, reste dans le calme et le silence, et essaie de ressentir la vie qui se passe à l'intérieur. Commence à la ressentir, à la vivre, à t'en nourrir, et à entendre ce que cette vie te demande de faire. Et tu vas voir que le chemin est tout tracé. Question de Sonia.

Voilà, j'espère Gaël que ça répondra en partie à ta question, en tout cas que ça donnera des pistes, des éléments de réponse. Sonia, transplantation fécale. Que penses-tu de la transplantation fécale, notamment pour les maladies inflammatoires des intestins ou dysbios sévères, quand l'alimentation et l'hygiène de vie réformée semblent ne plus suffirent ?

Eh bien, la transplantation fécale consiste à prendre des sels d'un individu sain, avec tous les bémols qu'on peut mettre là-dedans parce que j'aimerais bien que les individus sains lèvent le doigt, mais bon, un individu sain, sur le plan physique, sur le plan moral, c'est bon. Prendre des sels d'un individu sain, si tu le fais à la maison, à la route, à la sauvage, tu mets les sels de ton donneur dans un blender réservé pour l'occasion,

tu blendes bien, tu mets dans une poche à lavement et tu le fais rentrer par voie anale. Tu le fais rentrer plusieurs fois et tu espères que les bactéries vont s'implanter. Si tu le fais de façon technologique, déjà, tu manques.

Et après avoir bien manqué, on isole des bactéries de porteur sain et on te les inocule, pareil avec des poches à lasements. Je pense que ça ne se fait pas en France, ça fait un parma-connaissant.

Alors, ce que je pense de la transplantation fécale quand l'alimentation et l'hygiène de vie réformée semblent ne plus suffire ? Je pense que ça ne sert à rien et je pense qu'on prend des risques.

Je pense surtout que la signature microbienne d'un individu lui est totalement propre. Je pense que la capacité de nouvelles bactéries externes à se fixer sur un terrain qui n'est pas le leur est relativement limitée, donc un système relativement inefficace.

D'après moi, il va y avoir peu de fixations, peut-être à court terme, et puis après, il faudrait avoir des études, parce qu'il y a des résultats actuellement, mais sur combien de temps ?

Et surtout, je pense que le corps est totalement outillé pour refaire sa flore bactérienne endogène à partir du moment où on lui en donne les bonnes conditions. Et je vais toujours répondre à la même chose, l'alimentation et l'hygiène de vie réformée semblent ne plus suffire, c'est qu'il y a des éléments dans l'environnement, mais l'environnement physique, psychique, émotionnel et ainsi de suite, qui n'ont pas été réglés.

Parce que s'ils avaient été réglés, le vivant, de par ce principe du vivant qui est l'homéostasie et l'adaptation, reviendrait à son état optimal de fonctionnement. Il ne peut pas en être autrement. Il faut lui donner les bonnes conditions.

Il n'y a pas du lait à tailler en pointe comme ça, je vais le mettre là. Il faut lui donner les bonnes conditions, et les bonnes conditions, c'est large. C'est large comme tableau à observer. Alors, ce que je pense de la transplantation fécale, c'est que fait à la maison, c'est risqué.

Parce que pendant que tu vas avoir tes selles, il peut y avoir des développements microbiens un petit peu bizarroïdes, et puis tu ne connais jamais la signature microbienne de la personne chez qui tu vas prendre des sels, en plus du côté pas hyper glamour de la chose.

Si tu le fais en institution, tu vas payer au moins 4 à 5 000 € pour ce truc-là qui, d'après moi, est très inefficace, c'est-à-dire que ça peut amener un répit pendant un temps, mais au final, la seule chose qui peut faire en sorte que tu retrouves des populations bactériennes adaptées, c'est une transformation profonde du terrain.

Par exemple, quand on parle d'inflammation des intestins, Il faut savoir que le stress, la pression vécue, est essentielle dans le développement des troubles inflammatoires des intestins. Et le truc, c'est que finalement, on se retrouve en disant « Ouais, mais bon, je ne peux pas changer de boulot, je ne peux pas changer de vie, je ne peux pas changer...

» Et tu peux aller payer 5 000 boules pour aller te faire une transplantation fécale. Et c'est ça la séduction du monde. La séduction du monde nous dit « Ne changez rien, on a un remède extérieur pour vous. » Et ce remède extérieur, je vais te faire une grande confidence, ce remède externe ne va pas marcher, ou il va marcher de façon transitoire.

Mais au final, il ne pourra pas marcher parce que ça enfreint les principes de fonctionnement du vivant. Et moi je te dis, il faut changer ta vie, il faut changer ta vie en profondeur.

Et si l'alimentation et le rythme de vie ne suffisent pas, c'est qu'il y a des paramètres qui ne sont pas vus, et il ne peut pas en être autrement. Alors, je n'ai rien contre la transplantation fécale, Enfin si, j'ai des choses, c'est que ce n'est pas dangereux, je ne crois pas, ou non, au pire, voilà. Après, plan moral, tu vois, s'implanter les selles d'une autre personne, il y a un truc,

un truc, je n'accroche pas quoi, tu sais. Dit comme ça, ça ne me fait pas vibrer, tu vois le truc. Mais s'il y a des dysbios sévères et ainsi de suite, Avec du jeûne, par exemple, les dysbioses se résolvent.

Il en faut un, il en faut deux, il en faut dix, il en faut quinze de jeûne, peu importe, mais ça se résoudra. L'avantage, c'est que quand ça sera résolu, ça sera résolu pour de bon, pas parce qu'il y aura eu un saupoudrage avec des bactéries, parce qu'on a tellement de dizaines de milliers de bactéries dans les intestins, et nous, avec une transplantation fécale, on va en mettre quelques milliers, maximum, donc c'est pécouille à côté

de ce que ça peut apporter. Et surtout, ça sera un travail de profondeur. Mais les tentations, les sédictions, y compris dans l'alternative, c'est là où c'est fallacieux. C'est pour ça que souvent on me dit « Est-ce que tu pratiques la médecine alternative ? » Je dis mais il n'y a pas d'alternative à la médecine.

La médecine naturelle n'est pas une alternative à la médecine. Ça reste de la médecine, et la médecine, qu'est-ce que c'est ? C'est prendre des symptômes et chercher un remède extérieur pour résoudre ces symptômes.

Ça, on est dans la médecine. Et la seule alternative à la médecine, ce n'est pas de médecine. Comme l'alternative à l'agriculture, ce n'est pas d'agriculture. Ce n'est pas l'agriculture comme ci, comme ça. Même l'agriculture bio pourtant, je connais beaucoup de gens qui produisent en bio, l'agriculture bio avec des rambles de légumes et ainsi de suite est un modèle qui est relativement très inefficace, qui demande un boulot énorme, beaucoup d'intrants, même naturel, pour arriver à un rendement qui est très

très faible et qui n'a rien à voir avec le rendement naturel de forêts dans lesquelles tout pousserait. C'est évident parce que l'alternative à l'agriculture, ce n'est pas d'agriculture. c'est-à-dire pas de rangs, pas de trucs en ligne, pas des carrés, rien de tout cela.

Alors on peut très bien choisir de faire de l'agriculture pour des tas de raisons mais on sait qu'on est dans un système qui est relativement inefficace. Là c'est pareil, on est dans un système qui est inefficace, on est dans de la médecine.

Et la médecine ne marche pas, est inefficace à apporter des solutions à courte temporalité finalement avec beaucoup d'énergie mise dedans. Voilà, j'espère que j'ai répondu à ta question Sonia. Question d'Hélène, métabolisme. Bonjour à tous, comment rebooster le métabolisme lorsqu'on a déjà modifié beaucoup de choses ? Jus des braves, ralentissement du stress au quotidien, jeûne, compréhension de son seuil d'adaptation, sommeil, repos, plantes, etc. Depuis un an et demi,

j'ai effectué de gros changements mais je ne parviens pas à me déparasser de ma frilosité, de la fatigue ou manque d'énergie permanent et mon poids ne parvient pas à baisser. Et aussi, comment sait-on que quelque chose nous convient physiologiquement quand on n'a plus de ressenti et que notre égo continue à parler trop fort ?

Pour répondre à ta deuxième question, on continue à s'exposer à notre ressenti jusqu'à ce que le ressenti, on commence à l'écouter. Parce qu'il n'y a pas de méthode. Il n'y a pas de méthode, le ressenti, il faut faire par essai et erreur, essai et erreur, essai et erreur.

Après, ton ego, ton mental, comme tu le dis, plus que l'ego, mais bon, ton mental qui parle trop fort, il y a des moyens de le calmer avec la respiration, par exemple. En pratiquant des exercices de respiration, tu peux amener quand même à calmer le système nerveux sympathique et ça peut être bienvenu.

Alors, comment rebooster le métabolisme quand tu as ralenti ton stress au quotidien et ainsi de suite ? Alors, on se place carrément dans la loi de l'hormèse. Comment augmenter le métabolisme ? Comment rebooster le métabolisme ? J'en ai parlé dans la série de vidéos qui s'appelait « Enfin du soin ».

Pour moi, il y a deux moyens fabuleux. Le premier, c'est l'exercice physique à haute intensité en durée adaptée. Et le deuxième, c'est l'exposition au froid. Exposition au chaud, on pourrait dire aussi.

Mais l'exposition au froid, surtout quand on arrive en hiver, C'est le meilleur moyen de rebooster le métabolisme et il faut vraiment s'y mettre. Se placer en situation d'hormèse et relancer, relancer, relancer, relancer.

Et c'est vrai que la solution passive, d'une certaine manière, du repos, elle a ses limites. Il y a un moment où il faut relancer la machine. Et pour relancer la machine, il faut utiliser la loi de l'hormèse pour ce qu'elle nous promet.

Ce qu'elle nous promet, c'est une amélioration des capacités de l'organisme en se plaçant juste en deçà de sa capacité adaptative. Donc il faudrait déterminer quelle est ta capacité adaptative. Je regarde, je n'avais même pas vu, face à moi j'ai un buisson de gougis.

Je reviens. C'est un gougis ça, il est un peu sèche. Il y a un petit gougis sèche, est-ce que vous le voyez ? Ah non ! Arrgh ! Arrgh !

Excusez-moi ! Ah, ce n'est pas du goji ! C'est aussi une expérience que je te proposais. Tu parles de ressenti. Là, tu as mon ressenti, je l'ai compris tout de suite.

Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai mis une plante en bouche, amertume très forte. Amertume, ça signale que ce n'est pas bon. Ce n'est pas bon pour toi. Au travers de cette expérience, tu vas pouvoir forger ton ressenti.

Tu vas pouvoir commencer à construire ton ressenti. Là j'ai un ressenti, par exemple, de cette amertume forte et cette astringence. C'est une solanacée que j'ai mangée, je le savais déjà à l'avance.

Un solanacée... qui sont toxiques, voire mortels. Mais bon, si tu recraches, il n'y a pas de souci. Ce que je veux dire par là, c'est que ce ressenti se muscle en le pratiquant.

Et c'est exactement pareil pour ton métabolisme. Ton métabolisme va se muscler, en le relançant. L'exercice physique et les bains froids sont certainement les meilleurs moyens. Exercice physique, respiration, bains froids, tu as la totale pour relancer un métabolisme de qualité.

J'espère cet hiver, c'est au stade des projets actuellement, mais j'espère cet hiver pouvoir vous proposer dans le cadre de Régénère un stage d'expérimentation directe des techniques de régénération et d'hormèse par la respiration, l'exercice physique et l'exposition au froid.

On a en France une sommité dans ce domaine-là, un monsieur assez âgé, donc ceux qui le connaissent le reconnaîtront. J'espère pouvoir arriver à le motiver pour venir donner une formation avec nous. Ce serait une grande joie, un grand honneur parce que j'ai envie d'apprendre aussi de lui.

J'ai vraiment envie d'apprendre de lui. et j'espère cet hiver proposer des stages pratiques. En plus, c'est bien l'hiver, on ne veut pas faire de stage parce qu'il fait froid. Profitons du froid pour aller faire de l'hormèse à fond.

12h37, nous on ne voudrait pas l'avoir craché à l'antenne. Non mais c'est ça, c'est YouTube aussi, il faut se la jouer, on fait des cuts de partout et tout, nous on ne cut pas.

Nadine, scoliose, « Bonjour Thierry, ma fille de 15 ans souffre d'une syphose et scoliose à un degré de 26. » Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, je ne suis pas ostéopathe mais j'imagine que c'est faux.

« Je me suis opposé au port du corset qui est très contraignant et qui ne donne pas de bons résultats. » Oui, surtout que le corset vient figer des groupes musculaires, tendineux, enfin, je veux dire, ça ne peut pas marcher.

On ne peut pas rétablir le corps dans l'immobilisme. Le corps se rétablit dans le mouvement et non pas dans l'immobilisme. N'importe quel ostéopathe te dira ça. C'est pour ça que les immobilisations sont la plupart du temps extrêmement néfastes pour le corps.

Elle a fait des séances de kiné pendant deux ans. Myothérapie et kiné classique, les choses se sont aggravées. Pourtant, j'avais espoir dans la myothérapie qui explique que le problème est musculaire et non osseux.

De plus, j'ai lu des résultats intéressants sur le sujet. Du coup, je ne sais pas vers quoi me tourner. Je n'ai pas envie de rester sans rien faire et de voir sa colonne se vriller de plus en plus.

Peux-tu me donner des conseils sur ce sujet ? Les jus peuvent-ils avoir une action bienfaisante ? Merci de ta réponse. Alors bon, pour répondre à ta question, les jus peuvent-ils avoir une action bienfaisante ? De toute façon, en apportant des électrolytes et des micronutriments, les jus de légumes vont participer à la nourriture de toutes les cellules du corps, y compris des groupes musculaires et tendineux qui sous-tendent l'équilibre de l'ascolone vertébrale. Souvent on pense en termes d'alternatives,

est-ce que c'est ça ou les jus ? Je veux dire, prendre des jus de légumes, prendre une petite coco... C'est toujours bienvenu parce que ça apporte de la nourriture au corps.

Après, je pense qu'il faudrait que tu ailles trouver un très bon ostéopathe, que tu interroges autour de toi, un ostéopathe qui soit qualifié, qui comprenne vraiment l'enjeu de la scoliose et de la syphose et qui permettent au corps de retrouver son positionnement normal. Parce que, vraiment, le problème avec la kinésithérapie ou avec le port de Corset, c'est qu'on contraint le corps.

Un bon ostéopathe ne va rien faire contre le corps. Il va, au plus, accompagner un mouvement naturel du corps. Un ostéopathe passe plus de temps à écouter le corps qu'à le contraindre. Et le problème c'est que nous on contraîne, on les prend et puis on fait de la mécanique avec. Mais ça ne marche pas, le vivant ne marche pas comme ça parce qu'il y a des multitudes d'équilibres, de boucles de rétroaction, des muscles, des tendons, enfin ça dépasse largement mes compétences, donc je ne connais pas.

Mais le peu que j'en sais et le peu qui m'a été transmis par mon ami Pierre Etchart m'a fait comprendre que vraiment il ne s'agit pas de contraindre le corps d'aucune manière, il s'agit de l'accompagner, de comprendre pourquoi il y a cette manifestation symptomatique. et pour comprendre pourquoi il y a cette manifestation symptomatique, là, en passant un corset ou en faisant de la kinésithérapie, on fait de la symptomatologie, c'est-à-dire que le corps est déformé, on le prend et on le remet en force de force.

Mais au mieux, ça ne va pas marcher ou ça va revenir très rapidement, au pire, tu vas vraiment blesser le corps, et c'est ce que tu dis toi-même, les choses se sont aggravées.

Donc, il faut bien comprendre que la scoliose ou la syphose, c'est vraiment multifactoriel, donc il y a énormément de choses. Pour ma part, oui, elle a tout à gagner à prendre des jus, changer son mode de vie, faire du jeûne, et ainsi de suite.

Je ne suis pas certain que ça remette tout en place, mais par contre, ça va donner de la souplesse aux tendons, aux muscles, ça va reminéraliser les os, ça ne peut que construire un terrain favorable.

Mais après, trouver un bon ostéopathe, un vrai bon ostéopathe, qui permette de remettre ça en place, d'accompagner le corps pour le remettre en place. Et surtout d'écouter le corps, et d'écouter ce qu'il a à dire.

Qu'est-ce que le corps a à dire ? Aller à la base des bases. Alors, question de Sonia. Sonia est fatiguée de naissance. « Bonjour Thierry, je suis fatiguée de naissance comme on dit, jamais reposé le matin, que je dorme sept ou dix heures c'est pareil.

Je ne fais pas d'insomnie, par contre je peux me lever entre une et trois fois pour aller aux toilettes. On m'a dit que ça serait dans mes gènes. Qu'en penses-tu ? Je n'ai pas envie de m'y résoudre.

Une fille de 48 ans qui cherche et espère trouver une solution. Par contre, mon énergie durant la journée s'est améliorée. » Bon, ça c'est top, c'est déjà super, super, super, super.

Alors, ton désir que ça aille mieux ? Alors, moi, la cause génétique, tu sais à peu près ce que j'en pense, on va le dire sans être vulgaire, je m'en moque. Mais oui, je m'en moque pour la simple raison que ce qui est déterminé n'a aucun intérêt. Oui, c'est déterminé, alors tu restes planté devant et tu te dis « Ah, ben oui, c'est déterminé, je suis comme ça, je suis comme ça.

» C'est le jeu de cartes que tu reçois. « Ok, tu as reçu un jeu de cartes, tu ne vas pas passer des plombes à te plaindre de ton jeu de cartes. Est-ce que tu sors de la position de victime et tu passes dans la position d'action ? » Je suis d'accord avec toi, il n'y a pas lieu de se résigner, il y a lieu d'aller tirer de la génétique qui t'a été donnée si tant est que tu as une génétique de fatigué, ce qui demanderait vraiment à être déterminé, mais oui, tu peux avoir un système endocrinien, de déterminer ce que tu peux faire là-dedans.

Après, la marge de progression sera ce qu'elle sera. Je vais te donner quelques pistes pour essayer de comprendre. Tu es fatigué de naissance, jamais reposé le matin, que je dors de 7 ou 10 heures.

Il faut d'abord checker tout ton environnement, l'environnement électromagnétique dans lequel tu dors. Tu t'encourageras à faire l'essai de couper ton compteur ou d'aller quelques temps dormir en pleine nature.

Tu te trouves un petit refuge, un petit holly comme on dit chez nous, les cabanes en pierre, en iose qu'il y a dans les Pirellés. Tu te mets un petit lit de fougère, tu mets une couverture par-dessus, tu dors à même le sol et tu vois déjà comment tu dors.

Tu te réveilles le matin, tu regardes le soleil quand tu te lèves, Tu t'indexes là-dessus et tu vois un petit peu ce que ça fait sur ton corps. Tu risques d'être surpris sur ton niveau de fatigue. Si tu te rends compte que tu es beaucoup moins fatigué, tu te diras...

C'est les conditions de vie qui font que ça ne marche pas. Donc ça, ce serait une première proposition. Ensuite, tu te lèves entre une et trois fois pour aller aux toilettes. Ça indique quand même que tu as encore certainement des tissus enflammés, que la vessie supporte peu d'être distendue.

Donc, ça indique une inflammation au niveau du corps. Tout ce qui va permettre de résoudre cet état inflammatoire va être bon. Balancer une quantité de micronutriments à fond, des jus, de la coco, des fruits, du soleil qui participe à une très bonne minéralisation.

Donc, ça, ça va y participer. Et tu ne fais pas d'insomnie, donc à priori il n'y a pas d'anxiété, il n'y a pas d'angoisse. Pour l'instant, je te proposerais le trip sur vie dans les montagnes.

Et voir un petit peu comment ça se passe déjà. Après, il y a une chose... Le soleil et l'exposition à la lumière solaire. C'est pour ça que je te propose d'aller dehors, comme ça on met tous les paramètres à zéro. Tu vas dehors, tu passes quelque temps dehors à randonner, à dormir à la belle, ou à dormir à la belle toi-même cette saison-ci.

Tu te prends un bon duvet, un bon sur-sac, tu peux dormir à la belle étoile. Et tu vois comment ça se passe. Dormir dehors pur, on a du mal.

Quand on dort à la belle étoile, souvent on a un sommeil un peu hâché. Donc tu dors dans un petit refuge, un petit refuge de pierre, et tu vois un petit peu comment ça se passe. Parce que je pense que la plupart du temps, on n'a pas assez d'exposition solaire.

Il faut bien comprendre qu'il y a une horloge interne dans le corps. Cette horloge interne est indexée sur la luminosité solaire. Ce n'est pas la fonction de vision de l'individu, Il y a aussi une fonction dans l'œil qui permet de mesurer l'intensité et la nature du spectre solaire et de synchroniser notre horloge biologique interne.

Et le fait de ne pas voir le soleil se lever, de ne pas le voir se coucher, de vivre en permanence sous des néons avec un spectre de lumière électrique qui correspond la plupart du temps au spectre de plein midi, fait qu'on est complètement désynchronisé et ça peut participer à l'épuisement.

Donc moi je te dirais, coupez, coupez complètement, allez vivre au grand air, respirer le grand air, dormir à même la terre, voir les rythmes solaires, décrocher complètement téléphone portable et voir comment tu te sens.

Et si tu te sens mieux, c'est qu'il y a quelque chose à ce niveau-là. Sinon, allez voir du côté peut-être émotionnel. Question de Morgane, « Diète cétogène. Bonjour Thierry. Interrogation de thèse oblige.

» Alors, la place d'un cétogène... On va parler entre eux. Qu'est-ce que c'est qu'une diète cétogène ? Vous allez dire, « Oh, qu'est-ce que c'est que ce truc-là ? » La diète cétogène consiste à ne pas se nourrir du tout de sucre.

C'est-à-dire se nourrir exclusivement de matières grasses ce qui fait que le corps rentre dans une phase qu'on appelle la cétose. Il y a des corps cétoniques qui sont produits et ces corps cétoniques ont la particularité de participer à des opérations de nettoyage, de relance de la mitochondrie et ils sont très publicités pour leur action sur les cellules nerveuses, donc les neurones du cerveau en particulier.

Ça, ça demande à ne pas consommer de sucre. C'est ce qui se passe quand on est en jeûne, par exemple. Une des bénéfices du jeûne, en plus de l'autolyse, c'est qu'on est en régime cétogène, d'une certaine manière.

Donc, la mise en place d'un cétogène strict et vert dans les cas de désordres mitochondriaux induits avec nos modes de vie actuels — métaux lourds, encrassage alimentaire, pollution environnementale — chanter la voie glycolytique, donc la voie glycolytique c'est la voie du sucre, normale par la voie cétogène, ne permettrait-elle pas de se désentrecrasser la mitochondrie, le cœur de la cellule, et donc du vivant, et de relancer la respiration cellulaire, source de bien des maux lorsqu'elle peine ?

D'avance, merci." Alors, est-ce que ça ne permettrait pas ? C'est très controversé actuellement, il y a des expérimentations qui sont en cours. Moi, je sais que j'ai un ami très proche qui est en pleine expérimentation.

Je le salue et je l'admire. Qu'est-ce que je pourrais dire là-dessus ? Est-ce que ça pourrait permettre ? Il y a des éléments qui font penser que ça a un côté favorable. Après, il y a toujours quelque chose qui me gêne là-dedans, je vous le dis ouvertement, c'est que ça reste un remède.

Et la privation de fruits sucrés est quelque chose qui n'est pas instinctif chez l'humain. Rien que l'idée de ça, je ne pourrais pas dire si c'était une question de vie ou de mort. Oui, si c'était une question de vie ou de mort, bien sûr que je m'y mettrais, mais intuitivement, ça ne me parle pas plus que ça.

J'adore les résultats de l'ami qui est en train de le pratiquer. Surtout qu'il faut plusieurs mois, normalement, pour vraiment commencer à en tirer des bénéfices. Ce que je crois, c'est qu'effectivement on est une civilisation dans laquelle on consomme beaucoup trop de sucre, y compris chez les gens qui mangent globalement cru, et ça, par contre, c'est important.

Oui, beaucoup plus de verre, beaucoup plus de matières grasses, je crois que c'est vraiment important. Et la peur des matières grasses est quelque chose qui est extrêmement dangereux. De là à passer à un cétogène, hormis des cas pathologiques forts, Je n'ai pas d'avis en fait, je ne sais pas du tout.

Puisque tu me mets que c'est une interrogation de thèse, j'aimerais bien avoir les résultats de cette thèse si elle passe par le suivi. Et si tu veux avoir des cobayes, tu nous envoies un petit message via le formulaire de contact et je t'enverrai vers un ami en particulier qui expérimente ça, ça peut être intéressant pour ta thèse.

La voie glycolytique existe dans le corps. Elle est fonctionnelle, elle correspond à un fonctionnement normal du corps. Je ne suis pas certain que la chiotteté soit une solution.

Ça me paraît encore très extérieur et très artificiel. Mais bon, peut-être que je me trompe. Alors, il y a une question de Stephen, cholestérolestatine. Celle-là, j'avais vu passer, je lui ai écrit, Stéphane, je te prends en individuel, je te chope en individuel et on règle ça au point dans une vidéo directement.

On va faire une vidéo à nouveau sur colestérol, statine, colestérol génétique parce qu'il y a des gens qui ont génétiquement des taux élevés de colestérol. Donc on va en reparler, d'accord ? Donc je ne t'oublie pas, on fait ça avant de terrain incognita, promis. Jimmy, dévitalisation des dents.

« Bonjour Thierry, on m'a dévitalisé une dent depuis plusieurs années avec une pose de couronne. J'ai vu plusieurs articles indiquant que cela a été défavorable pour la santé globale. Qu'en penses-tu ?

Quels soins ou actions préconises-tu pour y remédier ? » Ouh là là ! Je ne suis pas dentiste. Ça fait très longtemps que je dois faire une série de vidéos sur la dentition.

Je n'arrive pas à trouver le temps. Je suis vraiment désolé. Toutes mes confuses. De ce que j'en sais et de ce que j'en comprends, la dent est faite pour être vivante. Elle est irriguée, énervée, et ainsi de suite.

Quand on la dévitalise, on laisse effectivement quelque chose... Surtout qu'il y a un trou qui est fait pour la dévitaliser. Si ce n'est pas parfaitement rempli, on laisse quelque chose de mort qui va plutôt avoir tendance à être un foyer de prolifération bactérienne anormale, d'abcès et ainsi de suite.

Alors anormales, non, elles ne sont même pas anormales, elles sont normales parce qu'on a de la mort. Quand on a quelque chose de mort, le vivant vient consommer ce qui est mort, automatiquement. Donc ce n'est même pas des proliférations bactériennes anormales, moi aussi je me suis fait avoir là-dedans, c'est juste des proliférations bactériennes normales en rapport avec la mort de cette dent.

Donc... On va essayer de ne pas être méchant. C'est normal que les dentistes dévitalisent les dents. Ils savent très bien qu'à terme, tu vas devoir soit l'arracher, soit te mettre un implant.

Automatiquement, ils le savent. Ils connaissent l'évolution. Ils savent très bien qu'une dent doit être dévitalisée. Au bout de 10 ans, de 15 ans, ça tourne très très très très très mal.

Donc il ne faudrait jamais dévitaliser les dents. Et ce qui est scandaleux, c'est que beaucoup de dentistes dévitalisent sans même te demander ton avis. Parce que ça se fait, c'est comme ça, on a toujours fait comme ça.

Mais non, on va changer, on va changer maintenant. Et donc la dévitalisation, pour moi, quand on te propose de te dévitaliser une dent, il faut que tu te poses la question, est-ce que je suis prêt à perdre cette dent ? Parce qu'à ce moment-là, autant qu'ils te l'arrachent tout de suite, ou autant qu'ils te mettent un implant avec tous les inconvénients que ça peut avoir.

Mais une dent dévitalisée, c'est un foyer d'ennuis et de problèmes à coup sûr. Après, si tu n'as pas d'abcès, si tu n'as pas de problèmes, si tu as une dent dévitalisée, ne te prends pas non plus la tête.

Vies ! Parce qu'il y a un moment où il faut vivre. Par contre, si tu as des problèmes, tu as des douleurs à ce niveau-là, il peut y avoir une infection sourde, et cette infection va avoir un lourd impact sur ton corps, elle va le mettre en adaptation permanente.

Là, par contre, ça peut être intéressant d'aller voir ce qu'il y a dessous, d'enlever cette dent si c'est possible. Si ce n'est pas inesthétique, tu la gardes enlevée.

Je veux dire, avant, maintenant, cette espèce de dictature du sourire Colgate, c'est infernal parce qu'avant, les gens avaient une dent en moins, etc. Ce n'était pas catastrophique, ça se faisait.

C'est un peu pirate, quoi. Voilà ce que je peux te répondre, je ne suis pas spécialiste. Question de Laurie. Agrume, acidifiant ou alcalinisant ? Bonjour Thierry, j'entends souvent que les agrumes sont acidifiants pour l'organisme et j'entends aussi qu'ils sont alcalinisants.

Que faut-il en penser ?... Déjà, je te dirais à titre de provocation que je pense qu'on se prend vraiment la tête et que le simple fait de se prendre la tête par rapport aux agrumes est plus acidifiant que l'acidification que pourraient causer les agrumes.

Déjà, de s'inquiéter autant de son alimentation est particulièrement acidifiant parce que le stress, au-delà de notre capacité adaptative, acidifie le corps de façon massive puisque ça induit un catabolisme qui produit des différents acides organiques, donc des gens.

Ensuite, pourquoi est-ce qu'un produit peut être acidifiant ? Parce qu'il apporte plus de produits acides qu'il apporte de base alcaline. Pourquoi est-ce qu'il peut être alcalinisant ? Parce qu'il apporte plus de base alcaline après digestion, après décomposition, que de produits acides.

Donc, il va y avoir deux paramètres à considérer, le produit lui-même et la digestion de la personne. Parce que si ta digestion est lacunaire, tu ne vas pas pouvoir prendre parti de tous les nutriments qui sont présents dans le produit.

Tu vois, tu auras beau manger une carotte qui est pleine de vitamines et de minéraux, si tu ne digères pas ta carotte, au final, tu vas aller reminéraliser tes toilettes. C'est tes toilettes qui seront alcalinisées. Donc il y a déjà ce paramètre à prendre en compte.

Ensuite, il y a le produit en lui-même. Donc d'un côté, ta digestion. Pour ça, dire qu'ils sont alcalinisants et acidifiants, ces gros débats ne servent à rien, c'est du vent, c'est creux, c'est totalement creux.

Donc déjà, il y a ta capacité digestive, et après, il y a le produit en lui-même. Par exemple, chez moi, il y a des satsumas, des mandarines qui poussent sur un petit mandarinier. Il y en a même un, je pense, chez mes parents, qui pousse devant ma petite chambre d'enfance.

J'avais la meilleure chambre, je m'étais débrouillé, j'étais l'aîné de la famille, j'avais squatté la plus belle des chambres, et il y avait un magnifique mandarinier. Les satsumas qui sont là-dessus, que tu récoltes à pleine maturité, Il y a un niveau de sucre et de minéraux là-dedans, ça est gorgé de soleil.

Je peux te dire que ça, en termes de minéralité, ça envoie. Par contre, si tu prends des fruits qui sont cueillis verts, qui sont extrêmement acides au goût, qui ont été transportés, conservés en frigo et ainsi de suite, alors effectivement, la quantité de minéraux ne va pas être au top.

Si en plus, tu as une capacité digestive qui a amoindri. Mais le côté acidifiant et alcalinisant, on s'est rendu compte que c'était totalement imprévisible. Et on ne peut pas le prévoir.

C'est impossible à prévoir. Il y a un indice Prall, mais même l'indice Prall parle du principe que tout le monde fonctionne de la même manière. Il faudrait faire un bilan acidification-alcalinisation pour chaque individu.

On est tous différents et ça va dépendre de notre capacité digestive, du microbiote intestinal parce que les bactéries qui sont à l'intérieur de nos intestins participent à la digestion. Je vais te dire, tu fais ça au final, on a un truc qui s'appelle le ressenti et qui est fabuleux.

Tu fais ça au ressenti. Si quand tu manges des agrumes, tu te sens plus nerveux, plus irritable, que tu as froid, bon, ça c'est aussi l'eau que ça contient en hiver, que tu commences à avoir des douleurs articulaires, que tu ne te sens pas bien au bout d'un temps, c'est que ce n'est pas bon pour toi.

Si tu te sens bien, que tu as une grosse appétence, que tu pètes la forme après ça, ne te prends pas la tête. Tout ça pour être acidifiant et alcalinisant, c'est bon pour toi.

Le problème, c'est qu'acidifiant et alcalinisant, c'est dans un absolu. C'est bon pour toi. Eden, qui me pose une question sur le sulfate de magnésium. Bonjour Thierry. Ce n'est pas le chlorure de magnésium mais le sulfate qui est utilisé comme un purgatif.

Que penses-tu du sulfate de magnésium pour nettoyer les résidus logés dans les intestins ? Quelle différence de résultat entre le sulfate de magnésium et l'avement par irrigation du colon ? Le sulfate de magnésium va nettoyer, va passer au karcher tout le tube digestif, depuis l'oesophage jusqu'à l'anus, alors que l'irrigation colonique ne va faire que le colon.

Par contre, au moins, tout s'épurge au sulfate de magnésium, au chlorure de magnésium, même parce que c'est la surcharge en magnésium qui amène aussi ce côté purgatif, laxatif, à l'huile de ricin en interne, pour moi, au sel d'Epsom et ainsi de suite, c'est irriter le corps.

C'est irriter le corps, quelque part on empoisonne le corps qui se vidange. Comment est-ce que ça peut créer une purge gastrique ? Ça crée une purge gastrique parce que le corps cherche à se débarrasser d'un produit qui est inapproprié, et c'est toujours la même logique.

Donc en cas limite d'intoxication, OK, sinon je ne suis pas favorable au purif. et les lavements ou les irrégations coloniques sont bien plus doux pour le corps. Ça va paraître paradoxal, mais oui, c'est bien plus doux pour le corps.

On ne fait passer que de l'eau. Et c'est une action mécanique par elle-même. Ce n'est pas au corps qui est demandé de faire un effort, c'est simplement qu'on met de l'eau et ça ressort naturellement. Donc moi, toutes ces purges, ces minéraux isolés, prendre du magnésium en très grande quantité, je ne pense pas que ce soit une bonne chose.

... Alors, question de Jessica, démangeaisons. Depuis quelques mois, dès que je mange du sucre, je me gratte et cela me réveille aussi. Hum... ça fait penser au niveau symptomatique, bien sûr qu'il faudrait y détailler, mais ça fait penser à ce qu'on appelle des candidoses. J'ai arrêté depuis dix jours tout sucre.

Je suis aux fruits et aux légumes. Super ! Hier, petit entors, j'ai mangé des sushis et cette nuit, gratte encore. « Je désespère d'être aux fruits et légumes pour encore longtemps.

» Ah ouais ? On peut y prendre goût. « As-tu des pistes ou des réflexions quant à ce phénomène ? » Ouais, merci Thierry pour ton aide, ta bonne humeur et la jolie philosophie que tu incarnes.

J'essaie, tu sais, incarner... il ne faudrait pas s'arrêter aux vidéos, il faudrait aller voir derrière, il faudrait passer quelques jours avec moi, tu verrais si je l'incarne si bien que ça. Au niveau des rythmes de vie, par exemple, tu verras que mon incarnation n'est pas au top.

Coucher tard, lever tôt, ça ne le fait pas. Voilà, c'est mon histoire. As-tu des pistes ou des réflexions quand ça se fait loin ? Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui. Ça fait penser, ça fait vraiment penser à des proliférations de champignons, particulièrement fongiques. Quand on parle de candida albican, on parle de champignons en particulier...

Oui, ça va être l'heure de faire la pause. On parle de champignons en particulier, et ça indique quoi ? ça indique souvent que ton organisme est juste saturé de sucre. Il n'en peut plus du sucre.

Alors tu me poses la question, est-ce qu'il va falloir que tu sois aux fruits et aux légumes longtemps ? Moi je vais te dire, il faudrait peut-être que les excédents de sucre... Le problème c'est qu'on consomme du sucre raffiné qui est extrêmement concentré et on surcharge nos stocks de sucre.

Les cellules n'en peuvent plus, elles dégueulent du sucre. Alors il y en a certains qui vont développer un diabète, il y en a d'autres qui vont développer une candidose. À la limite, si tu ne veux pas rester aux fruits et aux légumes trop longtemps, plutôt que de te faire une diète fruits et légumes dans lequel il y a moins de sucre raffiné, tu te fais un bon jeûne.

Et dans le jeûne, tu vas taper dans tes réserves de sucre. Mais sinon, je pense que ça va être un peu inexorable. Par contre, si tu en es au point où dès que tu manges un sushi, tu as des démangeaisons, ça veut dire que les niveaux de sucre sont très élevés et qu'il va falloir quand même pas mal de temps pour les faire revenir à un niveau adéquat.

Donc moi, je ferai du jeûne, du fruits et légumes le temps qu'il faut, mais je dirais que je partirai sur au moins 6 mois, 1 an avec des jeûnes réguliers, du fruit et légumes pour arriver à modifier durablement le terrain.

Et puis après, il ne faudra pas recommencer de plus belle parce que si tu recommences de plus belle, les mêmes causes produisant les mêmes effets, tu ne vas pas t'en sortir. Voilà ce que je peux te dire.

Allez, on termine avec une dernière question. Comme ça, cette fiche-là, elle est faite. J'avais une question en individuel. Et après, on les reprend soit ce soir, si vous me voyez par la suite, c'est que j'ai repris ce soir.

Sinon, on se les reprend, j'enchaîne demain. On va se faire plusieurs vidéos questions-réponses d'affilée si ça vous va bien. Il y a une question qui m'a beaucoup interpellé, parce que je connais ça.

Michel qui me demande, voici une question un peu bizarre. Que peut bien être la cause quand un bout de chanson reste dans la tête pendant des heures, des jours, voire même des semaines ? Ou de façon intermittente, mais la même qui revient.

Quand on se réveille de la nuit et un bout de chanson joue dans notre tête même si on ne l'a pas entendu depuis des années. Je connais ça, je connais, je connais. Je suis imprégné de morceaux que j'écoutais même dans ma jeunesse.

C'est assez impressionnant. J'ai un peu changé de style musical. Les sciences cognitives nous apprennent que la répétition crée l'ancrage. Quand tu écoutes une chanson, quand tu l'écoutes, quand tu la réécoutes, au fur et à mesure, elle va s'imprégner en toi, et ça devient une partie de toi-même.

Comme je disais en début de vidéo, c'est la répétition. C'est pour ça que le nombre de mouvements spirituels il utilise la répétition pour en créer de nouveaux comportements, de nouveaux schémas.

Pourquoi est-ce qu'il y a ces mécanismes-là ? C'est le fonctionnement psychologique du corps qui est comme ça. C'est-à-dire que quand quelque chose s'imprègne ou est attaché, par exemple, à un moment émotionnel particulier, ensuite il est intriqué dans le corps et il va se répéter, se répéter, se répéter, se répéter encore.

Le seul moyen de s'en débarrasser, d'une certaine manière, c'est soit de le remplacer par autre chose, et ça peut être intéressant quand on a des habitudes de vie ou des pensées poubelles un petit peu qui reviennent en permanence, de changer, de se déprogrammer, de se reprogrammer.

Et pour se reprogrammer, il faut changer ses pensées. Le problème, c'est que la plupart du temps, on passe notre temps à écouter nos pensées plutôt qu'à les ordonner. C'est-à-dire qu'on écoute et puis il y a de la musique, il y a de la musique, il y a de la musique...

Il y a une époque comme ça aussi, dès que je me réveillais le matin, j'entendais un morceau d'Aerosmith qui s'appelle « Dream on » quand j'étais jeune, ça m'a bien porté, en plus quand il le joue avec l'orchestre philharmonique, ça envoie bien, ça pète bien et tout, truc de vieux baba cool.

Et j'avais ça qui me réveillait en permanence, c'était en moi, ça m'avait vraiment galvanisé à l'époque, je l'avais écouté, écouté, écouté, écouté, ça parlait à mes tripes, donc ça s'était imprégné en moi.

Et le problème c'est que j'étais en train d'écouter mes pensées. Il y a un moment où il faut parler à nos pensées, parler et leur intimer le silence. Et c'est pour ça que je suis vraiment très enclin et très favorable à toutes les techniques, y compris de méditation, d'observation des pensées, de silence à l'intérieur, parce que faire silence est le préalable pour entendre. Et c'est vrai que le monde...

Je suis accro à la musique, j'aime beaucoup la musique, j'en écoute beaucoup, donc ce n'est pas moi qui vais faire la contrapologie de la musique. Et pourtant, je pense que la musique a ceci d'extrêmement séducteur, et dans la séduction, il y a quelque chose de totalement pervers.

Je pense que la musique en elle-même est quelque chose de pervers dans le sens où elle attire nos sens, notre attention, elle occupe notre esprit en permanence vers l'extérieur et non pas vers l'intérieur. Et même les musiques méditatives, à part qu'elles s'effacent complètement, elles attirent notre attention en permanence vers l'extérieur.

Elles occupent notre espace de pensée. Là où dans notre espace de pensée, il devrait y avoir un espace libre, vacant pour que celui qui siège à l'intérieur puisse s'exprimer. Et le problème c'est qu'on ne l'entend plus, on ne l'entend plus.

Alors voilà, je n'ai pas de solution si la solution c'est de s'octroyer des moments dans la journée où on fait silence et où on intime à notre esprit, à notre mental d'être au silence. Fais silence mon âme, fais silence maintenant, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi. Tu observes ces sons qui arrivent et tu ne rentres pas dedans, tu ne te laisses pas prendre par le petit train qui arrive dedans.

C'est vraiment des techniques d'observation Parce que la plupart du temps, on est inconscient. Ils nous prennent et on est inconscient. Je ne vais pas développer ça dans cette vidéo, mais il y a des tas de techniques de déprogrammation mentale qui existent, d'observation des pensées, de sortir de cet espèce de flux permanent duquel on est prisonnier.

Et je te dis, ça parle avant tout par parler à nos pensées et non pas les écouter, et non pas être mu par toutes ces pensées un peu inconscientes qui nous baladent complètement. C'est quelque chose qu'on va essayer aussi d'intégrer dans les stages à venir.

J'aimerais vraiment avoir des vrais moments de silence. Sur le bateau, c'était magnifique, on a expérimenté quelque chose. Pourtant, c'était de la musique, mais c'était vraiment une musique intuitive et introspective qui ne prenait pas trop de place, qui n'était pas séduisante en elle-même.

Il y avait Jean-Marc Vignoli qui était là avec son violon, et toutes les interventions commençaient et finissaient par quelques minutes d'improvisation au violon pour rentrer à l'intérieur, se calmer, calmer un peu le mental, calmer un petit peu cette agitation permanente.

C'était quelque chose de vraiment très très très très bon. D'ailleurs, j'ai annoncé à Jean-Marc qu'il était coincé, qu'on allait faire appel à lui régulièrement maintenant. Mais ce n'est pas une blague.

Je pense qu'il est vraiment important dans la journée de s'octroyer des moments de rappel. Il pourrait y avoir... Comme quand j'étais à la communauté de l'Arche, quand j'habitais dans une communauté, toutes les heures, il y avait la grande cloche de la communauté, la cloche de Saint-Jean qui sonnait, et on s'arrêtait et on pratiquait ce qu'on appelait le rappel.

le rappel, c'était juste sortir de son flux de pensée, frotter les yeux et se dire « Ah ouais, mais je suis là ! Je suis là dans cet environnement magnifique où sous la pluie, je suis là avec ces gens et je ne suis pas dans cet espèce de train de pensée permanente qui file, qui file, qui file, qui file. » Et je pense que le meilleur moyen au départ, c'est de se faire des temps de rappel.

Vraiment des temps de rappel pour goûter à quoi ? Il y en a qui disent au silence, moi je crois que ce n'est même pas au silence qu'il faut goûter. Il faut goûter à la vie en soi, à la présence de la vie.

Après, on pourrait extrapoler, la vie a un nom. Mais en tout cas, déjà goûter la présence de la vie en soi, à l'intérieur. Goûter cette présence, savourer cette présence.

S'éveiller aux vivants. On parle souvent d'éveil. Qu'est-ce que c'est que s'éveiller ? S'éveiller, c'est sortir de ce flot continu et s'éveiller à ce qui est. Il y a Eckhart Tolle qui parle du moment présent et ainsi de suite.

Tout se tourne autour du pot, d'une certaine manière, c'est s'éveiller aux vivants. au vivant, où tous disent à peu près la même chose, s'éveiller au vivant, s'éveiller à ce qui est là, maintenant, actuellement, et s'éveiller à cette vie intérieure qui est foisonnante.

Mais pour ça, il faut arrêter d'écouter et commencer par ordonner. Et quand on a ordonné et intimé le silence, alors à ce moment-là, on peut écouter non plus l'extérieur mais l'intérieur. Et là, c'est magnifique. Et il y a une musique à l'intérieur qui est divine, si je peux me permettre l'expression, vraiment divine. Bon, on va rester là, on va voir si on va se retrouver ce soir.

Sinon, je vous souhaite une bonne régénération. On se retrouve, moi, demain, j'aurai enregistré une petite vidéo. J'espère que ces vidéos vous sont profitables. Je suis à la fois très touché, très embarrassé, très ému de toutes les demandes qu'on a reçues pour Terra Incognita et de devoir faire une sélection là-dessus. Je vous assure que je vais m'arracher les tripes pour que tous les autres, tous ceux qui veulent venir, puissent venir. On va s'organiser pour que

vous puissiez venir, que vous ayez cet espace de soin et de repos. Je vois qu'il y a une demande colossale, je vous remercie. Je vous souhaite une bonne régénération. Choisissez la vie.

À chaque seconde, vous devez faire des choix. Choisissez la vie. Pourquoi ? Parce que c'est le seul moyen de vivre. Choisissez la vie et vous vivrez une bonne régénération.

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