Question : une adaptation était elle nécessaire et est elle réalisée ? 1
Cette vidéo repart d’une question posée dans l’épisode précédent : notre organisme s’est-il adapté aux nouvelles molécules alimentaires apparues avec la révolution néolithique, il y a environ 10 000 ans ? Thierry replace cette période dans l’échelle de l’histoire génétique humaine, qui remonte à sept millions d’années, pour souligner à quel point ce changement est récent.
Un premier indice vient de l’observation des primates anthropoïdes en captivité : bonobos, orangs-outans et chimpanzés développent des maladies proches des maladies humaines de civilisation dès lors qu’ils changent d’alimentation, alors que ces pathologies sont absentes chez leurs congénères en liberté. Les maladies auto-immunes, notamment, n’ont jamais été observées chez ces animaux dans leur environnement naturel.
Thierry entre ensuite dans la physiologie digestive pour montrer que les protéines ne sont pas toujours dégradées en acides aminés simples avant de franchir la paroi intestinale. Il explique la perméabilité intestinale et le passage de peptides, c’est-à-dire de chaînes d’acides aminés incomplètement décomposées, dans le milieu intérieur. Le gluten du blé et les protéines du lait servent d’exemples concrets, car les enzymes nécessaires à leur dégradation complète sont absentes ou insuffisantes chez l’adulte.
La vidéo se conclut sur deux observations pratiques : la présence de peptides spécifiques dans les mucus excrétés lors de maladies, et les odeurs corporelles inhabituelles chez une personne crudivore qui consomme ponctuellement des aliments cuits. Ces deux phénomènes indiquent que certaines molécules alimentaires ne sont pas métabolisées mais stockées puis éliminées, ce qui constitue selon Thierry une réponse claire à la question de départ.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00La question posée : adaptation nécessaire ?Thierry reprend la question laissée ouverte dans la vidéo précédente sur l’adaptation de l’organisme aux aliments du néolithique.
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1:00La révolution néolithique et l’échelle du tempsThierry situe l’apparition du blé et des produits laitiers dans l’histoire génétique humaine pour mesurer le décalage entre alimentation ancestrale et alimentation moderne.
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2:01Les primates en captivité comme indicateurLes maladies de civilisation observées chez les grands singes en captivité, absentes en liberté, posent la question du rôle de l’alimentation dans leur apparition.
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6:04Ce que la physiologie dit vraiment des protéinesThierry explique pourquoi les protéines jouent un rôle central, à la fois dans la construction cellulaire et dans le dérèglement immunitaire quand elles sont anormales.
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10:05Les enzymes alimentaires : un mythe démystifiéThierry corrige l’idée répandue selon laquelle les enzymes des aliments crus aideraient la digestion humaine, en s’appuyant sur des données de physiologie de base.
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14:07Perméabilité intestinale et passage des peptidesLa paroi intestinale laisse passer des peptides incomplètement dégradés, ce qui remet en cause le modèle classique d’une digestion totale avant absorption.
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16:10Gluten et peptides stockés dans le corpsLe gluten du blé produit des chaînes peptidiques que l’organisme ne peut pas traiter, et leur présence dans les mucus lors de maladies en témoigne.
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18:06L’expérience des odeurs corporelles après aliments cuitsUne personne crudivore qui consomme ponctuellement des aliments cuits présente des odeurs corporelles spécifiques, signe que ces molécules ne sont pas métabolisées.
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20:11Réponse : l’adaptation n’a pas eu lieuThierry conclut que l’organisme n’a pas développé les outils enzymatiques nécessaires et se contente d’éliminer ces molécules sans pouvoir les utiliser.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour, bienvenue, ravi de vous retrouver sur les blogs vidéos de vivre cru. Alors, la dernière fois, on était resté sur une question, une question verte, une question brûlante.
Sommes-nous adaptés, une adaptation aux nouvelles molécules introduites par cette nouvelle nourriture était-elle nécessaire ? A-t-elle été réalisée et a-t-elle été complète ? Donc, on va repartir de ça.
Vous allez voir encore une vidéo un petit peu théorique, mais il me semble que ça va poser encore des choses qui sont importantes et puis les prochaines on s'efforcera d'être beaucoup moins théorique et d'être un petit peu plus pratiques.
Donc voilà, pourquoi est-ce qu'on peut se poser ces questions ? Alors bon, ça va être difficile de le démontrer parce qu'on va avoir peu d'outils à notre disposition, ça il ne faut pas le cacher.
Mais on peut déjà partir de quelques constatations un petit peu qui vont nous mettre sur la voie. Bon, ce qu'il faut savoir déjà, comme on le disait, c'est que toutes ces nouvelles molécules y compris celles introduites par des produits nouveaux comme le blé, comme les produits laitiers, sont apparues il y a à peu près moins de 10 000 ans.
Globalement, on revient là-dessus, c'est la révolution vidéolithique, la révolution agraire, les hommes passent du statut de chasseurs-cueilleurs à celui de sédentaires agriculteurs, sélectionnent les espèces, sélectionnent les produits.
Bon, bien sûr, moins de 10 000 ans, c'est une limite arbitraire, ça s'est passé autour de cette période-là et ça s'est passé en plusieurs milliers d'années, il n'y a aucun problème de ce côté-là, ce n'est pas une césure, mais même si on prend dans une période entre moins de 20 000 et moins de 10 000 ans, ça fait cette période-là, moins de 10 000, moins de 15 000 ans, comparé à toute l'histoire de la
génétique humaine qu'on remonte à 16 millions d'années. Vous voyez un petit peu, on avait fait le calcul, je crois que je vous avais dit que c'était 17 secondes sur 59 minutes 43 secondes d'existence. Donc ça peut interpeller, on peut dire voilà on a fonctionné avec un type de carburant pendant la très grande majorité voire la quasi totalité de notre vie sur terre, de notre espèce sur terre, puis on a radicalement changé les choses à ce coup, est-ce qu'on s'est adapté ?
C'est une c'est une question ouverte. On peut partir aussi de notre constatation qui est intéressante, nos plus proches parents, les primates anthropoïdes de type chimpanzé, bonobo, quand ils sont mis en captivité, développent tout à coup des maladies qui sont très proches, des manifestations qui sont très proches des maladies humaines qu'ils ne développaient pas dans la nature.
Tiens, c'est intéressant ça quand même, on a vu se développer des maladies chez des chimpanzés, chez des bonobos, chez des orangs-outans en captivité qu'on n'avait jamais vu apparaître sur leur semblable en liberté.
Ça c'est intéressant ! C'est intéressant parce qu'effectivement il y a énormément de maladies dites de civilisation actuellement, particulièrement des maladies qui font des désastres extrêmement élevés et qui ne vont qu'en augmentant, c'est ce qu'on appelle les maladies auto-immunes et qui sont très très interpellantes puisque les maladies auto-immunes on ne peut plus accuser une mauvaise bactérie ou un méchant virus venu de l'extérieur pour nuire aux gentils humains, mais là c'est vraiment
le corps qui se rebelle contre lui-même. C'est un processus, bon, déjà pour moi c'est un processus de nettoyage qui s'emballe, je ne sais pas, ça serait intéressant d'avoir le regard des médecins, est-ce que c'est quelque chose qu'ils ont déjà inclus dans leur vision ou pas du tout, mais donc c'est un processus qui s'emballe et qu'on ne contrôle plus et qui détruit ses propres cellules, même ses cellules saines.
Donc voilà, ces maladies auto-immunes, les maladies auto-immunes n'apparaissent, ne sont pas connues, n'ont jamais été observées, et il y a eu beaucoup de recherches qui ont été faites dans ce domaine-là chez tous les primates anthropoïdes, alors que des maladies de type cancéreuse ont pu apparaître chez les animaux en captivité.
D'autres types comme Alzheimer, etc. n'ont pas été mesurés jusqu'à maintenant, c'est quand même assez difficile. Donc voilà, il y a quand même toute une question, tout un pan que la médecine actuelle a a priori rejeté. Et moi ça me paraît quand même extrêmement dangereux comme démarche, parce que si on rejette cette question, on se prive aussi de certaines réponses.
Donc se poser cette question, il me semble que c'est légitime. Et on va faire un petit peu de physiologie, comment ça se passe au niveau du corps quand les aliments y rentrent. Donc on avale les aliments, ils passent par le zoophage, ils rentrent dans l'estomac, là ils sont plus ou moins bien digérés, donc ça on va voir ce qui se passe, et ensuite ils passent dans tout le système intestinal pour être absorbés, pour être absorbés au niveau de cellules qu'on appelle les antérocytes.
Les antérocytes c'est un petit peu les portes d'entrée entre le milieu extérieur et le milieu intérieur, c'est là où les aliments deviennent mous réellement. Alors j'ai longtemps cru naïvement, puis les théories un petit peu simplistes, pensez que finalement tout ce qui rentrait dans le corps n'était que sous forme simple, ultra simple, c'est-à-dire que les sucres ne pouvaient rentrer dans le milieu intérieur qu'une fois décomposés en sucre totalement simple, que les protéines ne pouvaient rentrer dans le corps qu'une fois décomposées en
acides aminés extrêmement simples, que les lipides ne pouvaient rentrer dans le milieu interne du corps que quand ils sont réduits sous forme d'acide gras extrêmement simple, c'est très joli, mais ce n'est pas ce qu'on mesure en réalité.
Donc, ça va poser plusieurs problèmes. Ça va poser plusieurs problèmes parce qu'on va s'intéresser par exemple aux protéines. Pourquoi est-ce qu'on va s'intéresser aux protéines pour faire notre démonstration ? Premièrement, parce qu'elles fournissent donc un excellent exemple de ce que l'on veut démontrer. Deuxièmement, parce qu'énormément de ces maladies auto-immunes, cancéreuses et ainsi de suite sont liées à des protéines anormales.
Donc, les protéines semblent jouer un rôle majeur dans le dérèglement du corps. Et ce n'est pas pour rien qu'elles jouent un rôle majeur selon moi, parce qu'en même temps qu'elles jouent un rôle majeur dans le dérèglement du corps quand elles sont anormales, elles jouent un rôle majeur dans la construction du corps quand elles sont normales.
il faut bien penser que le matériau essentiel des cellules ce sont des protéines. D'ailleurs à ce sujet-là, je voudrais quand même faire un petit point parce qu'il y a quelque chose qui n'est pas très clair dans ce que j'ai lu de ci de là.
Les protéines alimentaires ne servent pas en tant que telles, telles qu'elles sont, à la construction de nos protéines physiologiques. Ce que je veux dire par là, c'est que les protéines qui sont utilisées dans le corps humain n'ont rien à voir avec les protéines alimentaires au niveau structure.
Comment ça se passe ? Les protéines qui sont utiles à notre corps pour construire du muscle, elles sont élaborées dans nos cellules à partir du code génétique qui donne le moule, on va dire, le modèle suivant lequel s'agence des acides aminés qui eux viennent du modèle extérieur.
C'est-à-dire que le corps, il a le mode d'emploi, il a le plan, il a l'architecture, il sait qu'il faut qu'il organise tel acide aminé avec tel acide aminé pour construire telle protéine, et là il va faire appel aux acides aminés venus de l'extérieur pour composer sa palette sur laquelle il va composer ses propres protéines.
Mais ce n'est en aucun cas les protéines extérieures qui vont constituer nos protéines intérieures. Il y a une grosse différence entre ce niveau-là. Donc parmi les protéines, il y a bien sûr tous les enzymes et toutes les autres protéines.
Donc les fameuses protéines, donc on va s'y intéresser particulièrement parce qu'elles jouent un rôle majeur dans la création de nos cellules donc au niveau le plus profond de nos tissus, mais en même temps elle joue un rôle majeur dans le dérèglement dans toutes les maladies auto-immunes.
D'ailleurs le nom de protéines, les protéines ont été découvertes, inventées, c'était aux alentours des années 1840, je ne me souviens plus du nom de ce chimiste biologiste, je crois que c'est un danois si je ne me trompe pas, il suffit de regarder sur wikipédia il y a son nom, et c'est aux alentours des années 1840.
Et donc protéines viennent de Proteos en grec qui veut dire premier, c'est la première chose, c'est la base pour l'huile. Donc au niveau de ces protéines, alors on va s'intéresser particulièrement à plusieurs aliments, le blé et les produits laitiers par exemple.
Donc dans les produits laitiers, il y a des protéines particulières qu'on appelle le lactose, et ces protéines pour les dégrader, il faut un enzyme qu'on appelle la lactase. La lactase est une enzyme, donc une enzyme c'est une protéine, je le rappelle, c'est une protéine, une enzyme c'est une protéine particulière, c'est une protéine qui a un rôle de catalyseur.
D'ailleurs, encore une nouvelle petite aparté, j'en profite un petit peu, cette semaine-là aussi j'ai lu quelque chose sur un blog, j'ai lu ou j'ai entendu, je ne me souviens plus si c'était une vidéo, quelqu'un de très enthousiaste pour la nourriture crue qui nous disait que les enzymes étaient vivants et qu'il était très important de manger des aliments crus pour manger des enzymes vivants qui allaient aider notre digestion.
Alors ça c'est des choses qu'on raconte très souvent, c'est très joli mais c'est absolument faux. Là encore une fois ce serait pas mal de faire de la physiologie. Premièrement, dans le corps humain il y a à peu près 20 000 enzymes qui sont utilisées, les enzymes sont des catalyseurs, les catalyseurs donc sont des produits qui aident une réaction, qui facilitent une réaction mais que l'on retrouve intact à la sortie de la réaction, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas eux-mêmes inclus dans la réaction.
C'est l'équivalent en physique d'un catalyseur. Donc il reste neutre par rapport à la réaction, ce sont juste les agents qui la facilitent, qui la déclenchent. Donc dans le corps humain il y a à peu près 20 000 enzymes, sur ces 20 000 enzymes il n'y en a pas plus de 20 qui servent à la digestion et aucun de ces 20 enzymes, pas plus qu'aucun de ces 20 000 enzymes ne se trouve dans aucun aliment cru.
Si vous l'avez bien compris, toutes les protéines spécifiques du corps sont construites par le corps lui-même et n'ont pas d'analogues dans la nature. Donc aucun des enzymes utiles à la digestion ne sont présents dans le corps humain, Aucun des enzymes présents dans les aliments crus ne servent à la digestion.
Ces enzymes là, présents dans un fruit par exemple, servent à la maturation du fruit et ne servent pas à la digestion. Aucune des enzymes présentes dans les aliments crus n'est utile à la digestion humaine, pas plus qu'à autre chose dans le corps.
De la même manière, est-ce que les enzymes dans les aliments crus sont vivants ? Non, absolument pas, ils ne sont pas vivants, ils ne respirent pas, ils n'ont pas d'enfants, du moins à ce que je sache, en tout cas pas déclarés ni pas légitimes.
Ils ne sont pas partie prenante des réactions puisqu'ils les induisent, ils les facilitent, ils les rendent possibles, mais on les retrouve intactes à la sortie de la réaction, donc ils ne sont pas vivants.
Donc, ceci dit, c'est très important de manger des aliments crus, mais pour leurs enzymes, pas plus que ça. Donc il s'agirait juste de ne pas raconter n'importe quoi et d'en rester quand même un petit peu à la physiologie.
C'est très intéressant de promouvoir le cru, mais certainement pas avec des faux arguments parce que ça dessert tout le monde et d'ailleurs ça ridiculise parce que n'importe quelle physiologiste c'est n'importe quel médecin qui entend un truc pareil, il arrête de s'y intéresser, c'est-à-dire c'est des lignolades, c'est des lignolades absolument.
Donc voilà, ceci, donc nous avons besoin de cette enzyme qu'on appelle la lactase, et les lactases diminuent drastiquement chez l'individu qui en a un petit peu présent à la naissance, et à partir de l'âge de 3 ans et demi, 4 ans, nous n'en avons plus, nous n'en avons simplement plus.
Alors, pourquoi est-ce qu'on a des lactases jusqu'à 3 ans et demi, 4 ans ? Il y a toutes les chances que ce soit parce qu'on est adapté au lait humain. Il me semble quand même que tout le monde reconnaît que le lait humain pour le petit enfant est la forme naturelle d'alimentation, et la forme unique même d'alimentation.
Donc, nous n'avons pas les moyens de digérer ces lactoses et toutes les protéines qu'il y a présentes dans le lait passaient à l'âge de 5-6 ans. Alors que va-t-il se passer ? Ces produits, les produits nutiers donc sont digérés, décomposés en protéines, les enzymes n'étaient pas présentes, ces protéines vont rester sous forme de chaînes plus ou moins longues qu'on va appeler des peptides et elles vont rentrer dans le système intestinal.
Alors la théorie classique disait, bon finalement de toute façon tant qu'elles ne sont pas sous forme d'acide aminé elles ne peuvent pas passer dans les antérocytes et il n'y a pas de risque, malheureusement ce n'est pas le cas, ce n'est absolument pas le cas.
Et on s'est rendu compte, pas si récemment que ça d'ailleurs, qu'il y avait une porosité de la paroi intestinale au peptide, au peptide plus ou moins complexe, au dipeptide, au tripeptide, voire au quadripeptide, donc on appelle peptide une chaîne d'acide aminé reliée par des liaisons peptidiques, et on appelle protéines des noms peptides.
Donc les peptides c'est plutôt les protéines quand elles ne sont pas trop longues. Et bien, et c'est très intéressant parce qu'au niveau des antérocides de la paroi intestinale, c'est plus des deux tiers des protéines qui passent sous forme de peptides, de peptides donc simples, et un tiers simplement passe sous forme d'acide aminé. Donc il y a une très grande porosité à des molécules encore très complexes. Et donc ces peptides-là, avec lesquels le corps ne peut rien faire puisqu'ils n'apparaissent en aucun cas dans notre code génétique.
C'est un petit peu comme si dans les plantes de notre maison, d'un seul coup on avait des briques qui arrivaient qui font 35 cm de long, alors que toute notre maison sur le plan se construit avec des briques de 20, de 10, de 40, de 50, mais pas avec des briques de 25 ou de 35 ou de 45.
Que va faire le maçon ? Et bien, il va les mettre de côté, il va les stocker. De la même manière, si on prend les produits par exemple comme le blé, dans le blé il y a une protéine très particulière qu'on appelle le gluten qui a une forme très originale qui est liée avec des liaisons peptidiques très fortes. Et de la même manière, le gluten, quand on le digère, il reste des chaînes peptidiques qui sont des protéines qui sont tout à fait nouvelles dans l'alimentation humaine qui
n'ont été introduites que récemment, et ces peptides vont passer dans le système intérieur au niveau des cellules et le corps ne va rien pouvoir en faire, il va les stopper. Et alors ce qui est très intéressant, c'est que quand on est malade il y a souvent sortie de mucus, de matière anormale, vous l'avez déjà remarqué, on mouche, on crache, il y a sortie de matière.
Et si on a eu ces matières, on retrouve à l'intérieur des peptides spécifiques au blé, des peptides spécifiques, on trouve énormément de ces peptides dans le corps humain.
Et ça c'est assez intéressant parce qu'on observe qu'il y a des matières anormales qui sortent dans les mucus, mais on ne se pose pas la question d'où viennent ces matières anormales ? On ne se dit pas, si elles sortent c'est donc bien qu'elles sont rentrées, et si elles sont rentrées, c'est l'évidence même, c'est au travers des aliments que l'on a avalés.
Donc on ne peut pas traiter ces protéines-là, et ces protéines s'accumulent dans le corps humain, s'accumulent et créent la maladie. Donc ces aliments ne sont pas propices à l'alimentation humaine, et surtout on ne s'y est pas adapté.
Voilà une démonstration qui a été faite que l'on ne s'est pas adapté à ces aliments, nous n'avons pas développé les systèmes nécessaires pour les décomposer complètement en acides aminés et les traiter de la manière adéquate afin qu'ils ne soient pas stockés sous forme de peptides inutilisables mais qu'ils soient décomposés en acides aminés adaptés.
Il y a une autre expérience qui est assez intéressante, c'est si quelqu'un qui est crudivore se met à manger de manière ponctuelle des aliments cuits. Il y a une expérience qui a été faite très intéressante avec des pâtisseries à base d'amandes grillées.
Donc une personne mange crue et un jour où elle est loin de son domicile, pour une raison ou pour une autre, elle se dit tiens, je vais faire une petite expérience, je vais voir qu'est-ce que ça me fait de manger de la nourriture cuite.
Bon, là vous voyez bien, c'est ce qu'on appelle une rationalisation cognitive, c'est-à-dire que la personne se trouve des bonnes raisons, en fait elle a juste un retour de cuit comme on dit, et elle a envie d'assouvir son désir, ses fantasmes, donc elle va manger ses petits gâteaux pendant un jour, pendant deux jours à base fortement d'amandes grillées. Et puis rentrée chez elle, elle retrouve sa vie normale, et sa vie de couple, puisque c'était une personne vivant en couple,
et bien sûr n'en parle à personne, parce qu'on a sa fierté de crédit vore, il n'est pas question de dire qu'on a failli, absolument pas, on est coûte que coûte dans la démarche, donc on n'en parle pas.
Et quelques temps après, une nuit ou deux après, sa partenaire lui dit c'est étrange, tu as énormément transpiré pendant la nuit, Et à transpiration, sentez l'amande griller.
Ce n'est pas une histoire inventée, c'est une histoire qui a été relatée de nombreuses fois. Quelqu'un qui est colivore qui se met d'un seul coup à manger cuit a des odeurs anormales, et si on s'approche et que l'on sent particulièrement au niveau du pli des aisselles ou alors du du pli un petit peu entre les jambes qui sont des zones finalement où la peau est plus fine et où finalement sortent beaucoup plus de molécules aromatiques, eh bien on se rend compte que l'on sent l'odeur des produits consommés de manière cuite.
Donc si l'on sent les odeurs, c'est donc que les molécules premièrement n'ont pas été décomposées, parce que si elles étaient décomposées en molécules extrêmement simples, elles n'auraient plus leur structure et leurs propriétés physico-chimiques et surtout olfactives. Et non seulement donc qu'elles se sont accumulées et qu'elles ressortent et que le corps tente de les éliminer comme il peut, donc ce n'est pas pour rien qu'il y a sudation excessive et odeur donc qui témoigne de la présence de ces matières
non décomposées. Donc, voilà encore une preuve. Une adaptation était-elle nécessaire ? Visiblement oui, parce que sinon nous sommes obligés de les éliminer. A-t-elle été réalisée ?
Non. Est-elle complète ? Absolument pas, puisque le corps est obligé de les évacuer et il ne peut pas les traiter de la manière adéquate.
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