Qu'est ce que peut la naturopathie vitaliste pour votre santé ? Conférence de Thierry
Cette conférence, donnée lors du premier séjour au centre de la régénération, pose la question centrale de la naturopathie vitaliste : à quoi servent vraiment les symptômes ? Thierry distingue deux modèles opposés. Le modèle symptomatique traite ce qui se voit, sans s’interroger sur ce qui l’a produit. Le modèle vitaliste, lui, considère le symptôme comme un signal du corps qui tente de s’adapter, et parfois comme la preuve que cet effort d’adaptation touche à ses limites.
Pour illustrer la différence entre supprimer un symptôme et traiter un terrain, Thierry raconte sa propre expérience avec les mycoses aux ongles et un produit naturel qui fonctionnait… jusqu’à ce qu’il s’arrête. C’est cette question concrète, « est-ce que je vais me mettre du Mycos-Off toute ma vie ? », qui l’a conduit à s’intéresser à la candidose digestive et à la notion de terrain. Il revient ensuite sur le cas du cancer pour montrer pourquoi une tumeur qui disparaît à la suite d’un traitement ne signifie pas nécessairement que le terrain s’est amélioré.
La conférence aborde ensuite les trois axes de la naturopathie vitaliste : nourrir, détoxifier et stimuler. Sur la détoxification, Thierry insiste sur un point souvent ignoré : les processus de nettoyage cellulaire se déclenchent naturellement quand l’organisme n’est plus mobilisé vers l’extérieur, ce qui remet en question l’idée même de « repos ». Sur la stimulation, il s’appuie sur le concept d’antifragilité pour expliquer pourquoi une contrainte ponctuelle et dosée est indispensable pour faire grandir la vitalité, là où le confort permanent l’affaiblit.
La dernière partie de la conférence traite de la responsabilité individuelle dans les choix de santé. Thierry explique pourquoi il n’existe pas de prescription universelle, ni pour l’alimentation ni pour le reste, et pourquoi l’anamnèse approfondie est l’outil central du naturopathe pour cerner les conditions de vie qui dégradent la vitalité d’une personne en particulier. Il aborde aussi le poids des chocs émotionnels sur l’organisme, souvent sous-estimé par rapport aux facteurs alimentaires, et conclut sur l’idée que la santé n’est pas une fin en soi mais un moyen de faire ce que l’on veut vraiment faire de sa vie.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Réalité et systèmes d’analyse en santéThierry pose la distinction entre ce qui se passe réellement dans le corps et les modèles d’interprétation que l’on utilise pour le comprendre.
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7:23Ce que les symptômes disent vraimentLa fièvre comme processus curatif, les cancers silencieux : pourquoi le symptôme est l’un des pires indicateurs bruts de l’état de santé.
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14:46Mycos-Off et la logique du terrainL’histoire personnelle des mycoses aux ongles illustre la différence entre supprimer un symptôme et modifier le terrain qui le produit.
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22:09Illusion de guérison et symptomatismeThierry explique pourquoi faire disparaître un symptôme, y compris une tumeur, ne renseigne pas sur l’évolution réelle du terrain biologique.
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29:32Capacité adaptative et signaux d’alarmeLe corps envoie des signaux de plus en plus forts à mesure que ses ressources s’épuisent, et la naturopathie vitaliste apprend à les lire tôt.
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44:20Responsabilité et anamnèsePourquoi il n’existe pas de prescription universelle et comment l’anamnèse permet de cerner les conditions de vie propres à chaque personne.
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51:43Chocs émotionnels et vitalitéLes relations et les traumatismes peuvent dégrader la santé aussi vite que des années de mauvaise alimentation, avec des exemples physiologiques concrets.
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1:06:06Détoxification et énergie intérieureLes processus de nettoyage cellulaire se déclenchent naturellement quand l’organisme redirige son énergie vers l’intérieur, sans qu’il soit nécessaire d’intervenir.
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1:20:35Antifragilité : se renforcer par la contrainteLe concept d’antifragilité explique pourquoi une contrainte ponctuelle et dosée est indispensable pour faire croître la vitalité plutôt que de la ménager.
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1:27:59La santé comme moyen, pas comme finThierry conclut sur l’écoute intérieure et l’idée que la santé n’a de sens que comme levier pour mener la vie que l’on veut vraiment mener.
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Donc là en fait cet après-midi j'avais envie de commencer par un petit rappel, un petit mise en contexte, j'ai appelé ça, j'ai griffonné ça rapidement tout à l'heure, qu'est-ce que la nature opérative vitaliste et surtout qu'est-ce qu'elle a à proposer ?
Et pour moi c'est vraiment quelque chose de très très important, et c'est quelque chose sur lequel j'insiste depuis le départ, c'est qu'en fait pour moi il y a deux choses, il y a la réalité, la réalité de ce que nous vivons, par exemple tu avances, tu as mal quelque part, tu as un symptôme qui apparaît quelque part et tout, et ensuite il y a tout le système de compréhension et d'analyse qui nous permet de comprendre ce qui se passe et
d'avoir des actions en fonction de ce qu'on comprend qui se passe. Et ce que je veux dire par là c'est que tout notre système d'analyse en fait ce n'est pas la réalité, c'est notre système d'analyse qui est censé être un outil pour nous permettre d'interpréter ce qui se passe.
Tu vois par exemple, je ne sais pas quel exemple je pourrais te donner, Imaginons, tu as un tableau de bord sur une voiture, d'accord ? Et tu as un problème moteur qui apparaît, ta voiture n'avance plus.
Si le tableau de bord est fonctionnel, il va te renvoyer une information importante pour toi qui va te permettre ensuite d'avoir une action juste. Si le tableau n'est pas connecté correctement, ce n'est pas le bon voyant qui va s'allumer, et à ce moment-là l'action que tu vas mener ne sera pas adaptée puisque tu l'auras faite en fonction de l'information que tu as reçue.
C'est important parce que nous interprétons ce qui est du domaine de la santé, nous l'interprétons toujours au travers de modèles, d'accord ? Il y a un modèle, qui est le modèle le plus classique dans lequel on évolue généralement quand on vit dans cette société, c'est ce qu'on appelle le modèle symptomatique, c'est celui, je ne sais pas vous, mais moi quand j'étais petit, je suis malade, alors qu'est-ce que ça veut dire malade ?
Ça veut dire que je ne suis pas comme d'habitude, donc je ne suis pas comme d'habitude, j'ai de la fièvre, j'ai le nez qui coule, j'ai mal quelque part, j'ai une douleur quelconque, et ainsi de suite, donc ça c'est malade.
Donc déjà on m'a appris à associer à ces manifestations-là le terme de malade, je suis malade, et quand je suis malade, alors à ce moment-là il y a un remède, c'est-à-dire qu'il y a quelque chose que je vais prendre qui va permettre de stopper cet état, et le but c'est de sortir le plus vite possible de cet état, et une fois que je serai sorti de cet état, c'est réglé, j'ai gagné, je suis bien.
D'accord ? Ça c'est un modèle, c'est le modèle que j'appellerais le modèle symptomatique, qu'on pourrait appeler le modèle conventionnel. Vita ! Ici ! Reste là, reste couché.
C'est le modèle conventionnel actuel. Donc un symptôme, un remède, une solution, suppression du symptôme égale résolution de la problématique. J'ai envie, et à travers toutes mes vidéos, c'est ce que je vous propose, un autre modèle.
Et c'est important pour moi d'utiliser ce terme de modèle parce que ce ne sont que des modèles. C'est-à-dire que ce sont des lunettes qui nous permettent d'interpréter la réalité. Ce n'est pas la réalité en tant que telle.
C'est-à-dire dire le problème c'est le symptôme, ça n'a pas plus de vérité que de dire le problème ce n'est pas le symptôme. L'une et l'autre sont acceptables. Ce qui va te permettre de trancher, c'est l'efficacité que ça va avoir pour nous permettre d'avoir une qualité de vie qui correspond à nos attentes.
D'accord ? Donc on a le droit de changer de lunettes. Et généralement quand les personnes s'intéressent à mes vidéos, c'est parce qu'à un moment, pendant toute une partie de leur vie, elles ont utilisé une certaine paire de lunettes, puis au bout d'un moment, à force, elles se disent qu'elles ne sont pas adaptées. Ça ne me va pas, ça ne m'apporte pas les réponses que j'attendais, je ne suis pas satisfait des réponses.
Et à ce moment-là il y a quelqu'un qui dit tu sais quoi, mais il y a d'autres lunettes en fait, et elles te permettent de voir le monde différemment. Et puisque tu vois le monde différemment, tu abordes les questions différemment, tu as des actions différentes, et ces actions différentes portent des fruits différents. Le modèle que je propose dans mes vidéos c'est le modèle qu'on appelle la naturopathie de terrain ou naturopathie vitaliste.
Vitaliste pourquoi ? Parce qu'en fait elle met le focus sur la vie. A l'inverse de la médecine symptomatique qui va mettre le focus sur le symptôme, la maladie. Et c'est deux perspectives complètement différentes. C'est pour ça que moi je recuse par exemple l'accusation de faire de l'exercice illégal de la médecine, je dis non, on ne parle pas de la même chose, s'il vous plaît, pas d'insultes, je ne fais pas ça moi, je ne m'occupe pas de maladie, ça ne m'intéresse pas en fait.
Alors cette notion de maladie, maladie qui correspond, alors attention parce qu'il y a des sauts qu'il faut faire, c'est manifestation, on va appeler ça des symptômes, et le symptôme on va l'appeler maladie, d'accord ? Il y a vraiment une succession, on va associer l'un à l'autre, Donc je vous dis, ces symptômes ce sont des manifestations quelconques, c'est-à-dire que tu as l'état normal dans lequel tu es, sans manifestation. On appelle ça d'ailleurs, c'est très marrant parce que si tu
demandes à la médecine symptomatique de définir ce que c'est que la santé par exemple, c'est quelque chose avec lequel ils sont assez empêtrés, parce qu'on ne définit pas la santé, on définit la maladie, mais on ne définit pas la santé, on ne sait pas ce que c'est que la santé.
Et d'ailleurs l'expérience d'une approche avec un autre modèle comme celui par exemple de la naturopathie, nous montre souvent que ce que nous croyions être la santé ne l'est pas. Parce que tu te crois en santé, tu commences à transformer ta vie, quelques années après tu te retournes, tu te dis « Punaise, j'ai beaucoup plus la patate, je suis beaucoup plus en forme, j'ai beaucoup plus d'énergie qu'il y a 3 ans.
Pourtant il y a 3 ans je me croyais en santé puisque je n'avais pas de maladie. » C'est bien la preuve que l'absence de ce qu'on appelle maladie n'est pas la santé. Et c'est deux choses radicalement différentes. Donc, l'un des points cruciaux dans cette différence qu'il y a entre l'approche de la médecine conventionnelle symptomatique et la naturopathie de terrain vitaliste, on pourrait lui donner d'autres qualificatifs, holistique, causaliste, on verra un petit peu ce que ça veut dire, ces différents aspects de cette approche-là, c'est le rapport aux symptômes.
Donc le rapport aux symptômes, dans un modèle, symptôme égale problème, suppression du symptôme égale résolution du problème. Dans la naturopathie vitaliste, on n'a pas du tout ce rapport au symptôme, le symptôme il est là, c'est une information.
C'est une information qui va pouvoir peut-être nous guider, pas toujours, pour essayer de comprendre ce qui est en amont de ce symptôme, c'est-à-dire que le symptôme n'est pas la cause, le symptôme est une manifestation qui apparaît et il y a une cause en amont.
Ça revient à ce que disait Hippocrate, en toute chose chercher la cause, et va chercher encore la cause, de la cause, jusqu'à ce que tu arrives à une cause irréductible. Cause irréductible, c'est-à-dire que ce truc-là, tu te poses la question, tu vois, par exemple, on te dit, voilà, j'ai un problème, j'ai des migraines, tiens, prends un médicament anti-migraine.
La première question c'est, ouais, mais pourquoi est-ce que j'ai des migraines ? À quoi ça correspond ? Qu'est-ce qui est en amont pour expliquer la migraine ? Est-ce que la migraine est la cause initiale ? Et on va se rendre compte que la migraine n'est pas la cause initiale.
Il y a un problème, par exemple d'hypertension, ou il y a un problème ostéopathique, Enfin, il peut y avoir des milliers de causes pour un seul symptôme qui va être assimilé et le même pour tout le monde, d'accord ? En naturopathie vitaliste, on considère le symptôme pour ce qu'il est, c'est-à-dire une information.
Et c'est très intéressant parce qu'on se rend compte qu'il y a des personnes, objectivement, le cas classique par exemple, c'est qu'il y a énormément de tumeurs cancéreuses, par exemple, qui sont totalement asymptomatiques, jusqu'à très tard.
C'est-à-dire d'un seul coup, tu te réveilles un matin, tu as une douleur, là tu vas faire un examen et là tu te retrouves avec une tumeur de 12 cm. Donc la tumeur de 12 cm, même si ça peut se développer très vite une tumeur, elle ne s'est pas développée dans la nuit, d'accord ? Donc elle était là préalablement.
Est-ce que ça veut dire que le jour précédent, alors que tu n'avais pas de symptômes, tu étais en santé ? Certainement pas, puisqu'il y a ce phénomène qui se développait dans ton corps. C'est donc la preuve qu'il n'y avait pas de symptômes et pourtant tu n'étais pas en santé. Et à l'inverse, la naturopathie vitaliste va pouvoir te dire, par exemple, la fièvre, mais d'ailleurs ce n'est pas la naturopathie, c'est la science hypocratique, la fièvre par exemple est un processus curatif de l'organisme qui lui permet en
élevant la température de réguler les proliférations bactériennes. C'est donc un processus curatif, ce symptôme-là n'est pas un symptôme de dégénérescence, Ce n'est pas un symptôme de dysfonctionnement, mais au contraire un système de fictionnement.
À tel point qu'actuellement on se rend compte que pour traiter énormément de pathologies chez les personnes épuisées, on cause des fièvres artificielles avec des traitements hyperthermiques parce que leur corps n'est plus capable de faire de la fièvre. Donc là ça fout un peu le bordel, parce que finalement on se dit, parfois il y a du symptôme, et ça veut dire que c'est un signal de santé et que le corps fonctionne bien, Parfois, il y a des symptômes et ça veut dire que le corps est dépassé.
Parfois, il n'y a pas de symptômes et pourtant il y a un problème. Et parfois, il n'y a pas de symptômes et il n'y a pas de problèmes. Tu te dis, qu'est-ce qu'on peut faire avec ça ?
C'est l'un des pires indicateurs de notre état de santé. Et ce rapport aux symptômes est fondamental, c'est vraiment là où tout se joue. Et en naturopathie vitaliste, je vous ai dit, Vraiment, le paradigme c'est que le symptôme il est là, il n'est pas là, et ce n'est pas grave.
Quelque part même ça peut paraître paradoxal parce que dans l'absolu ça ne devrait être pas le truc qui nous intéresse le moins, parce que c'est intéressant le symptôme, c'est souvent ce qui nous met en marche.
Tu vois, si on n'a pas de symptômes, on est tous pareil, enfin tous pareil, en tout cas vous n'êtes pas pareil que moi, mais moi je me connais par exemple, on est paresseux, généralement. C'est-à-dire que si tu n'as pas une petite douleur ceci, un petit problème cela, pour faire un effort que tu n'as pas vraiment envie. Puis le jour où tu vas commencer à avoir quelque chose qui te gêne, tu sais, c'est un peu l'épine là, tu sais, qui est à la chaussure,
tu vas enlever ton épine, et vous savez, c'est l'histoire, voilà, par exemple, on va prendre cet exemple, tu as un petit caillou dans la chaussure, il est tout petit, bon, il te gêne un peu, mais il ne te fait pas suffisamment mal pour que tu prennes le temps de t'arrêter pour enlever le caillou.
Mais si ce caillou est beaucoup plus gros, il va grossir, à un moment, il va tellement te gêner que là, tu ne peux pas faire fi, Il faut t'arrêter, il faut enlever ce caillou, ça c'est le sens du symptôme.
Et en naturopathie vitaliste, on l'interprète comme une information, c'est-à-dire que cette information, c'est une information qui nous est donnée par notre organisme pour nous permettre de réagir, pour nous interpeller.
Et attention, c'est très intéressant parce que vous l'avez vu dans l'approche conventionnelle, un symptôme égale un remède, le même pour tout le monde, alors tu le vois, il y a un bouquin qui s'appelle le Vidal par exemple, qui te donne pour tel médicament telle indication.
Pour tout le monde, de la même façon, quel que soit ton pays, quel que soit ton âge, quel que soit ton histoire, un symptôme égale un remède, ce remède supprimant le symptôme.
Ça c'est possible, c'est possible pourquoi ? Parce que le symptôme n'est pas la cause. Le symptôme est la manifestation et donc c'est très facile d'avoir un seul produit qui va par exemple en antalgique, ça va couper le système de sensation des douleurs, bon ben voilà, ça le coupe pour tout le monde de la même manière, Ça ne vient pas résoudre la cause, mais ça va le couper de manière efficace. En naturopathie, ça, ce n'est pas possible.
Ça, ce n'est pas possible puisque chaque symptôme n'est que l'expression d'une cause, et d'une cause, d'une cause, d'une cause, d'une cause, et cette cause, elle va être individuelle.
La démarche en naturopathie, ça va être de prendre cette information, qui parfois est pertinente, parfois ne l'est pas. Moi, je me souviens, quand je donnais des stages, des fois je disais aux gens, mais parfois le symptôme des gens va être quelque part presque un piège.
C'est-à-dire que les personnes vont venir, vont te dire j'ai un trouble, j'ai des sensations à ce niveau-là, et tu vas hyper focaliser là-dessus, alors qu'en fait il y a peut-être des tas de choses en amont qu'il faudrait régler, et tu ne vas pas les voir parce que tu vas être focalisé sur la suppression de ces symptômes, parce que l'esprit symptomatique on le garde longtemps en nous.
D'ailleurs une très bonne preuve par exemple c'est quand on pratique le jeûne, je dis toujours que c'est très dangereux de pratiquer le jeûne pour quelque chose, Parce que quand on se met à enjeuner, on le verra au cours de la semaine, mais on lance, on engendre une série de processus dans le corps de détoxification-reconstruction, et le corps là pour le coup quand on le laisse agir, il va aller à ses priorités.
Mais ses priorités ne sont pas obligatoirement les nôtres. Nous on veut jeûner parce qu'on a une petite douleur au foie, mais peut-être qu'avant de s'occuper de cette douleur au foie parce que le foie est engorgé, il y a des tas de choses, il faut nettoyer le tube digestif pour permettre au foie de se détoxifier et ainsi de suite, Et vous, vous allez y aller, vous allez jeûner, vous sortez de votre jeûne, vous avez toujours la douleur au foie.
Et c'est ce qui fait qu'on peut entendre que le jeûne n'a pas fonctionné, ce qui pour moi est une folie complète. Ça veut dire que la vie n'a pas fonctionné, la vie n'est pas active. Si, ça a fonctionné, sauf que simplement le symptôme pour lequel tu y allais, ce n'était pas une priorité, c'était un truc annexe, c'était un truc secondaire.
Donc ce rapport au symptôme, il est au cœur de la démarche de la naturopathie. Quelque part, c'est accepter, se lancer dans une démarche de naturopathie vitaliste, c'est accepter que le symptôme ne soit pas obligatoirement la priorité, et je dirais même accepter que le symptôme perdurera tant que la structure de base n'aura pas été suffisamment profondément modifiée pour qu'il ne soit plus nécessaire.
L'exemple que je peux prendre aussi, un peu caricatural, mais entre une approche symptomatique et une approche de terrain, c'est que tu arrives chez quelqu'un, le gars a un gamin et tu entends le gamin qui hurle dans l'autre pièce.
Donc toi tu arrives, tu te dis qu'est-ce qui se passe là, pourquoi il hurle ton gamin ? Et tu te dis, il y a ma femme qui est en train de le torturer. Toi tu es là, tu te dis, ça ne va pas là, ce n'est pas possible.
Et tu as ton ami qui te reçoit, qui te dit, ne t'inquiète pas, pas de problème. Il va dans la pièce d'à côté, il met un sparadraphe sur la bouche du gamin.
Il revient, on ne l'entend plus, plus de problème. Ça c'est l'approche symptomatique. L'approche naturopathique, ça va être d'arrêter de torturer le gamin, voire de lui donner des soins.
C'est caricatural, mais c'est à peine caricatural, c'est-à-dire que c'est juste une expression dans la vie courante, quelque chose d'extrême, mais qui relate notre truc. C'est-à-dire que quand on est content parce qu'on a avalé une gélule et qu'on n'a plus mal à la tête, il y a un côté très magique là-dedans.
Il y a un côté, on prend et on ne veut pas comprendre, on ne veut pas réfléchir, Il y a une dimension que vous allez beaucoup entendre utiliser, c'est la dimension de la responsabilité.
C'est juste s'il vous plaît docteur, donnez-moi quelque chose pour ne plus avoir mal à la tête. Et quand toi tu arrives à côté et que tu dis que finalement ce mal de tête peut être la résultante de toute une cascade de faiblesse, de congestion dans le corps, je n'utilise pas le mot dysfonctionnement parce que je ne crois pas que le corps dysfonctionne, j'en suis arrivé à la conclusion que le corps ne dysfonctionne jamais, il fonctionne avec ce qu'on lui donne.
Mais si tu arrives à dire à la personne il va falloir que tu reprennes en profondeur ceci, ceci, ceci, il te regarde, il regarde le médecin avec sa petite gélule, Allez-y choisis la gélule !
Pas toujours, il choisit la gélule une fois, et puis quelque temps après ça revient, il choisit à nouveau la gélule, et puis des fois à force de prendre des gélules et de se rendre compte que ça revient sans cesse, il va aller travailler le terrain.
Moi j'ai une anecdote à donner comme ça, quand j'ai commencé mon, voilà en 2007 j'étais particulièrement affaibli, et dans les années qui ont suivi, je me suis réhabilité petit à petit en transformant profondément ma vie, et à un moment il y a un symptôme qui est apparu, j'avais des mycoses sur les ongles.
Donc les ongles étaient complètement déformés vraiment par les mycoses, c'était pas beau, pas beau. Déjà que j'avais une gueule, c'était comme ça, avec les ongles déformés, pour aller pécho en boîte c'était la merde quoi, tu vois.
Donc il y a un copain compassionnel qui me dit, il existe un remède naturel pour ça, Voilà, c'est un mélange d'huile essentielle qui va tuer les mycoses au niveau de tes ongles. Moi nickel, je le commande, ça s'appelle Mycos-Off, Mycos-Off, c'est un nom commercial.
Donc je mets du Mycos-Off sur les ongles, et là les meufs tombaient toutes, c'était la folie, je les regardais comme ça, non mais les ongles redeviennent nickel, super ! Sauf qu'à un moment j'arrive à bout du Mycos-Off, donc là je ne recommande pas, au bout de quelques semaines mes ongles recommencent à gondoler.
Donc, je recommande un pot de mycosophe, mais c'était 40 boules à chaque fois quoi, tu vois, donc ce n'était pas anodin. Je recommande un pot de mycosophe, je me mets le mycosophe, à nouveau je suis prêt pour la boîte de nuit, les petits ongles, et j'arrive au bout de mon deuxième truc de mycosophe. Et là, je me souviens, je me suis dit, en fait, ça va durer combien de temps cette histoire ?
Est-ce que toute ma vie, je vais devoir me mettre du mycosophe pour sortir en boîte ? Est-ce qu'il n'y a pas autre chose à comprendre ? Et c'est là où j'ai commencé, c'était au début où je m'intéressais à la naturopathie, j'ai commencé à m'intéresser aux candidoses, aux mycoses au niveau des ongles, j'ai entendu parler de candidose, de candidose digestive, de candidose systémique, et j'ai compris que le point de départ de tout ça était intestinal.
Alors je me suis dit on va essayer de résoudre ça au niveau intestinal, qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis lancé pendant 3 mois dans un programme de gros nettoyage intestinal en prenant du charbon, du psyllium, je me souviens je me faisais des lavements tous les jours.
En l'espace de 3 mois, mes ongles sont redevenus nickels et ils le sont depuis lors. Parce que le terrain a été profondément transformé. Plus de mycosophe, je peux l'emboîter comme je veux.
Bon, je n'y vais plus mais… Et j'ai cartonné ! J'ai levé une petite jeûne, donc tout va bien. Mais blague à part, vous voyez vraiment la différence qu'il y a fondamentalement. Et bon, vous connaissez mon discours, donc je suis désolé je ne vais pas vous le faire 36 fois, Mais la santé, ce n'est pas l'absence de maladie, la santé ce n'est pas l'intervalle entre deux symptômes, la santé c'est un état permanent, c'est un état de croissance,
c'est un état de gain, on va dire permanent. Bon, c'est le discours un peu politique de la chose, mais dans un système qui nous vend du médicament, la santé est une valeur négative.
C'est-à-dire qu'on n'a pas besoin que tu sois en santé, on a besoin que tu consommes des médicaments globalement. Et je dirais même que c'est valable avec les médicaments chimiques, mais attention, parce que c'est exactement la même chose avec les médicaments naturels.
Le mycosophe c'est des huiles essentielles, mais ça reste toujours une approche symptomatique. Et attention, parce que l'approche symptomatique elle n'est pas cantonnée au système pharmacochimique. Tu peux avoir une approche symptomatique avec n'importe quelle approche naturopathique.
C'est pour ça que je parle de naturopathie, de terrain vitaliste. À partir du moment où tu prends un remède pour un problème, tu es dans le symptomatisme. Parce que tu considères qu'il y a un remède qui va marcher tout le temps, c'est-à-dire que tu vas rester juste à la surface. Par contre, si tu commences à considérer que c'est des réformes profondes qui vont transformer le terrain, que ces réformes sont individuelles, qu'elles vont être les résultantes d'une
véritable introspection, d'une mise à plat de ta vie pour essayer de voir quelles sont les conditions qui peuvent faire défaut et les corriger profondément. Alors, à ce moment-là, tu es dans une approche vitaliste.
Et l'approche que je propose au travers de mes vidéos, c'est cette approche-là. C'est une approche dans laquelle finalement chacun prend sa responsabilité, considère les symptômes pour au mieux des informations qui sont là, qui ne sont pas là, parfois ils y sont, parfois ils n'y sont pas, ce n'est pas grave, on avance quand même parce qu'en fait notre focus c'est la santé.
Et c'est deux choses complètement différentes, c'est nourrir la vie et non pas contrer la maladie. Et on est dans deux approches totalement différentes. Tu vois, je te donne un exemple, par exemple, quand tu prends un antalgique, en quoi est-ce qu'un antalgique, c'est-à-dire une petite pilule qui va avoir des effets suppresseurs sur ton système nerveux et sur ton système de la douleur, en quoi cette petite pilule pourvoie la santé ? mais en rien, ça ne va pas contribuer à ta santé.
Tu n'es pas en manque de pilules anthalgiques, je veux dire, ta douleur n'est pas le témoignage du nipot pilule anthalgique, ça ne fait pas partie des besoins naturels de l'organisme.
Quand tu prends quelque chose qui est en antifièvre, quand tu prends quelque chose comme ça, tu ne contribues pas à la santé. Et en ce sens-là, je pense que c'est vraiment un énorme piège parce que tu vas passer ton temps à t'intéresser à quelque chose qui n'est pas le problème initial.
Tu as passé ta vie à essayer de contrer des symptômes, c'est un peu comme tu as des départs de feu un peu partout, et plutôt que d'aller chercher le pyromane qui allume tous ces feux, tu passes ton temps à jeter des saudeaux sur chaque feu et tu cours dans tous les sens.
Ce que propose le vitalisme, la naturopathie vitaliste, c'est d'aller à la cause, d'aller au pyromane, en sachant que parfois il y a le feu et il faut aussi gérer le feu en même temps.
Et c'est là où il va vraiment y avoir de la finesse à avoir Parce que le symptomatisme pour moi, ce n'est pas un non absolu, c'est juste que ça ne peut pas être l'unique objectif. C'est-à-dire que parfois on souffre tellement qu'on a besoin d'être soulagé, c'est évident. Que ce soit par des remèdes naturels ou même par des approches chimiques, c'est évident qu'il y a un moment où il faut avoir un principe de réalité et ne pas faire n'importe quoi. Mais cette démarche pour
moi n'est valable que si, en parallèle, Alors, on a une approche qui nous permet de faire en sorte qu'à terme ce phénomène ne se poursuive plus, qu'à terme on corrige le terrain. C'est pour ça souvent, je vous prends un exemple, genre de question que je reçois très souvent, les gens me disent « Ah, j'ai un cancer !
» Est-ce qu'il faut que je prenne la chimiothérapie ou est-ce qu'il faut que je prenne des jus de légumes ? Typiquement, signez l'ami vinude, je suis là, plouf plouf, non mais blague à part.
Et souvent je leur dis que c'est une très mauvaise question. En fait, la question de savoir comment tu vas gérer les symptômes actuels avec une chimiothérapie, avec de l'hyperthermie, avec du jeûne, c'est ton problème en fait.
Il n'y a que toi qui peux savoir quelle est l'intensité de tes symptômes et quel choix tu vas faire. C'est ton problème et ce n'est pas à moi de me prononcer là-dessus, je n'ai aucun avis là-dessus et ça ne me concerne pas, c'est ton problème.
Par contre moi ce que je te dis, c'est que tu ne vas pas pouvoir faire fi dans un cas comme dans l'autre d'un travail profond sur le terrain Parce que sinon, ce qui se manifeste actuellement, même si tu arrives à contrer le symptôme, à réduire la tumeur, ça va se manifester de nouveau dans quelques temps, et peut-être même d'une façon d'autant beaucoup plus intense, surtout si les traitements symptomatiques que tu as utilisés n'ont fait que dégrader ton terrain.
J'en parlais à midi, on en parlait à table, quand je dis la chimiothérapie c'est de la merde, je sais qu'il y a des gens qui n'aiment pas que je dise ça, mais objectivement une chimiothérapie c'est cytotoxique, c'est toxique pour les cellules.
En quoi est-ce qu'une chimiothérapie promeut la santé ? Ça ne veut pas dire, et ça m'a été reproché, on me dit oui mais tu incites les gens à arrêter, à ne pas prendre de traitement.
Je dis non, pas du tout, je te dis c'est de la merde. Mais c'est un peu comme si tu es totalement déprimé et que tu vas te passer une corde au cou, il vaut mieux te défoncer la gueule avec une bouteille de bourbon plutôt que de passer la corde au cou.
Ça ne veut pas dire que l'alcool est bon pour la santé. Ça veut dire que dans la situation actuelle, c'est un moindre mal, d'accord ? Donc dire la chimiothérapie c'est de la merde, mais peut-être qu'il y a des situations où une chimiothérapie ciblée peut être intéressante, mais ce qu'il faut savoir c'est que c'est quand même de la merde.
Ça veut dire que ce n'est pas parce que ça réduit ta tumeur que ça ne va pas aggraver la situation. C'est-à-dire que ça va donner peut-être un laps de temps supplémentaire par rapport aux symptômes, mais par contre l'état du terrain n'aura fait que se dégrader.
Donc c'est vraiment très difficile à comprendre, parce que le problème c'est qu'on est né dans un modèle dans lequel le symptôme c'est tout. Donc les gens ont dit « Ah, mais je suis guéri du cancer ». Et puis, 3 ans après, il y a un nouveau cancer qui apparaît, on se dit alors si tu étais guéri, comment ça se fait ?
Parce que moi, si je suis guéri, je suis guéri. Moi, les mycoses, une fois qu'elles ont été guéries parce qu'il y avait eu une transformation profonde du terrain, elles ne sont plus revenues, elles ne réapparaissent pas de ci, de là, c'est une vraie guérison.
Alors que ce qu'on nous vend avec le symptomatisme, c'est une illusion de guérison. C'est une espèce de tour de passe-passe d'ailleurs la plupart du temps, parce qu'on se rend compte que quand tu supprimes le symptôme, finalement tu te crois tiré d'affaire, Et en fait, c'est de la prestidigitation parce qu'on te le fait disparaître à un endroit, mais il va réapparaître à un autre endroit, et souvent de manière beaucoup plus intense, parce que si tu ne changes rien aux conditions qui ont présidé à
l'apparition de ce premier symptôme, et bien à ce moment-là, les mêmes conditions produisant les mêmes effets, ça va apparaître derrière. L'exemple que je prends souvent, pour moi, les symptômes apparaissent quand on parlait de santé.
Voilà, je vous disais, l'approche symptomatique a du mal à définir la santé. En naturopathie vitaliste, on définit la santé sur le plan physique, mais même on pourrait la définir sur le plan psychologique et émotionnel, d'abord et avant tout, comme la capacité à s'adapter à notre environnement, d'accord ? On a un environnement qui évolue, il fait chaud, il fait froid, il y a beaucoup de nourriture, il n'y a pas de nourriture.
Sur le plan psychologique, tu es seul, tu es avec du monde, tu as des contraintes, on te demande beaucoup de boulot, tu es au repos, tout ça, ça évolue en permanence.
Et notre corps doit maintenir un équilibre intérieur, ce qu'on appelle l'homéostasie, d'accord ? Alors que les conditions extérieures varient, maintenir un semblant d'équilibre intérieur, ça demande une capacité d'adaptation importante.
Et en naturopathie vitaliste, on définit la santé d'abord et avant tout par la capacité de notre organisme à s'adapter à des environnements différents. Ce qui veut dire que plus une personne est en santé, plus elle peut s'adapter à des conditions qui sont écartées d'une certaine manière des conditions normales et idéales, et moins une personne est en santé, moins elle va pouvoir s'écarter de ses conditions normales et idéales.
Et ça c'est très intéressant, parce que, vous l'allez remarquer parmi vous, il y a des personnes qui à une même température vont être en t-shirt et d'autres qui vont être avec trois épaisseurs de doudoune.
Comment ça se fait ? Pourtant la température c'est la même pour tout le monde, la température extérieure c'est la même pour tout le monde. Sauf qu'il y en a qui vont être capables d'avoir des processus qu'on appelle des processus de thermogénèse qui fait que leur corps produit de la chaleur de manière endogène et va permettre de maintenir la température interne au niveau où il faut.
Alors qu'il y en a d'autres, leur température interne elle chute parce que leur capacité à produire de la chaleur est bien moindre. Cette capacité à produire la chaleur c'est exactement ce dont je parle quand je parle de capacité adaptative.
Cette capacité adaptative, elle s'exprime partout. Tu as des gens, s'ils n'ont pas un repas toutes les 2 heures, ils craquent complètement. Ils vont te faire des hypoglycémies.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, normalement, quand tu consommes un repas, ta glycémie monte, puis après elle descend, elle se stabilise. Au bout d'un moment, elle devient un peu limite.
À ce moment-là, ton foie libère un produit qu'on appelle le glycogène qui te permet de continuer. Puis après, on va les taper dans tes réserves de graisse, et tu peux jeûner comme ça pendant des semaines.
Et il y a certaines personnes, le processus ne se met pas en place, ou en tout cas pas suffisamment. Et à ce moment-là, ils vont avoir un phénomène qu'on appelle l'hypoglycémie. Là encore, défaut de capacité adaptative.
Mais c'est valable aussi d'un point de vue psychologique, c'est pour ça que la santé pour moi ne se résume pas à la santé du corps. D'un point de vue psychologique, tu as des personnes, et ça peut être nous, en fonction aussi de nos moments de fatigue et ainsi de suite, fatigue égale moindre santé, mais il y a des moments où tu as une contrainte, tu as une contrainte, toi tu es cool, tu prends un, un, un, un,
tu réponds tranquillement, tu appréhendes chaque chose, puis il y a des moments où d'un seul coup, tu es débordé complètement, c'est la panique totale, d'accord ? Débordement de notre capacité adaptative.
Et force est de constater qu'il y a des personnes qui ont une capacité adaptative plus importante que d'autres. Eh bien, ça c'est exactement ce qu'en naturopathie vitaliste on appelle la santé. Plus tu as une capacité adaptative forte, plus tu es en santé, en sachant qu'on n'est pas tout puissant et qu'il y a des choses auxquelles on ne peut pas s'adapter.
Par exemple, je vous dis, on peut jeûner plusieurs semaines, plusieurs années, ce n'est pas possible, parce que notre corps va venir puiser dans ses réserves, mais au bout d'un moment les réserves il n'y en a plus.
De la même manière, tu peux te tremper dans un bain froid, tu peux selon ta capacité adaptative y rester plus ou moins longtemps, mais si tu restes des heures comme Leonardo DiCaprio par exemple dans Titanic, parce que la meuf ne veut pas le laisser monter sur son radeau, ce qui est dégueulasse entre nous soit dit parce qu'il y avait la place pour lui, et bien si tu restes des heures, tu crèves. Tu as beau avoir une bonne capacité adaptative, parce que Leonardo avait une super capacité adaptative,
on le voit, visage carré, bonne vitalité, mais malgré tout il est quand même mort, d'accord ? Donc la capacité adaptative, elle a des limites, c'est les limites de ce que notre corps va pouvoir produire, on va se rendre compte et on va en parler tout à l'heure, le corps va puiser dans ses réserves, il va venir, cette adaptation ne se base pas sur rien, elle se base sur ce que notre corps possède et qui va lui permettre de s'adapter, d'accord ? Mais cette notion de capacité
adaptative est fondamentale. Une personne qui a une faible capacité adaptative c'est une personne qui va demander à son environnement d'être proche de la normale tout le temps. Ça c'est très important, c'est-à-dire, vous êtes parti en vacances entre amis, d'accord ? En vacances tu sais comment ça se passe, des fois on ne mange pas à midi pile, on va manger à 14h ou à 15h, puis le programme il change.
Et dans le groupe, il y en a, putain c'est cool, c'est les vacances, on se détend et ainsi de suite, et tu vas avoir toujours le casse-couille ou la casse-couille de service qui fiple complètement parce que là on a dépassé l'heure du repas et là le programme il change, mais moi je ne sais plus où j'en suis et ainsi de suite, d'accord ? Cette personne est simplement une personne qui a une capacité adaptative extrêmement réduite,
ce n'est pas qu'elle est casse-couille, c'est qu'elle est en mauvaise santé, et que simplement elle va avoir besoin que son environnement se conforme à sa faiblesse pour arriver à ne pas être dans une situation où elle va être en panique complète. Donc si vous ne voulez pas emmerder le monde, soyez en santé, c'est la moralité de l'histoire.
D'accord ? Donc vous voyez vraiment la différence qu'il peut y avoir entre les deux ? Une personne avec une forte capacité adaptative, l'environnement change jusqu'à certaines limites, elles s'adaptent à ces changements d'environnement.
Alors attention quand même, parce que cette adaptation, elle demande un effort à l'organisme. On va le voir juste après. Et si cette adaptation est permanente, tu auras beau avoir une bonne capacité adaptative, tu tapes quand même dans les réserves.
Donc tu n'es pas tout puissant tout le temps. Et c'est en risque, des personnes qui ont une bonne capacité adaptative vont s'imposer un rythme et des conditions de vie totalement anormales au sens de très éloigné de la normale, toi tu es là, tu as 50 ballets, tu te dis « Oh petit jeune, tu devrais y aller un peu plus mollo, tu devrais un peu moins sortir et tout.
» Et tu te dis « Oh papy, ferme ta gueule, moi j'ai de l'énergie, je fais ce que je veux. » Sauf que quelques années après, il se prend un crash et un burn-out, d'accord ? Et à l'inverse, tu peux avoir des personnes qui de départ vont avoir une faible capacité adaptative, donc ils vont prendre vraiment soin d'avoir toujours un environnement qui colle et qui finalement vont tirer leur épingle du jeu beaucoup mieux parce qu'ils n'auront pas vécu au-dessus de
leurs moyens. Donc attention, grosse capacité adaptative ne veut pas dire que tu peux faire n'importe quoi, tu vas faire n'importe quoi, ça veut dire que si tu as besoin de faire un effort, tu es capable de le faire, mais ce n'est pas une incitation à faire n'importe quoi de sa vie tout le temps, à la cramer par les deux bouts, la santé n'est pas là pour ça, en tout cas pas pour moi, mais la santé est là pour, si à un moment il faut donner un coup de rein, on est capable de le donner,
on est capable de le donner sans en payer des conséquences lourdes après. Donc, en naturopathie vitaliste, c'est le vivant avant tout, nourrir la vie et non pas contrer la maladie. S'intéresser aux techniques qui vont permettre d'augmenter notre capacité adaptative et non pas s'intéresser à ce qui est les symptômes d'une faiblesse de capacité adaptative. Parce que quand je vous parle de symptômes, je vous ai dit, nous nous adaptons à notre environnement.
Et les naturopathes ont vu que finalement le corps est parfaitement fait. Tu as un environnement qui varie, ton corps prend dans ses ressources pour s'adapter. Sauf qu'il peut arriver des moments où il commence à arriver à la limite de son adaptation, à la limite de ce qu'il peut donner, de ce qu'il peut faire.
Et à ce moment-là, il y a un truc qui est merveilleux, c'est qu'il y a un signal qui arrive. Tu as une manifestation qui va commencer à attirer ton attention, et c'est exactement ce qu'on appelle des symptômes, tu as une manifestation qui va commencer à te dire Attention, là on approche de la limite, un peu comme quand tu as ton réservoir qui va commencer à être vide et tu as une réserve qui s'allume.
T'imagines si tu n'as pas la réserve qui s'allume, tu n'as pas de jauge, tu roules, tu roules, tu roules, puis d'un seul coup tu t'arrêtes. Et là tu te dis qu'est-ce qui se passe ? Putain, qu'est-ce que j'ai fait ?
Mais c'est exactement notre rapport à la santé la plupart du temps, ou à la maladie. C'est-à-dire que tu avances dans ta vie, tu ne t'es pas posé de questions par rapport à ta vie, puis d'un seul coup tu es malade, d'un seul coup tu as un cancer.
T'es à 45 ballets, t'es en pleine forme et d'un seul coup tu fais un AVC. Tu te dis mais putain pourtant lui il était en pleine forme. Hé Bébert !
Bébert il déconnait encore samedi soir, il était avec nous, il dansait sur les tables en slip et tout, puis là d'un seul coup il est mort, il a eu un AVC. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Alors, le corps nous envoie des messages, et moi je le vois et d'ailleurs c'est très intéressant pour chacun d'entre nous, on peut faire cette démarche, d'analyser notre vie et de se rendre compte que pendant des années notre corps nous a envoyé des messages.
Le problème c'est d'être capable de les entendre pour ce qu'ils sont et de les interpréter. Si toi tu considères ces messages comme juste des emmerdements qu'il te faut supprimer sur ton chemin, à ce moment-là tu ne vas pas en tenir compte.
Moi je me souviens par exemple quand j'ai eu une longue descente aux enfers entre guillemets, qui a commencé à l'âge d'à peu près de 23-24 ans jusqu'à mes 33 ans, donc j'ai eu presque 10 ans de laps de temps, et je me souviens qu'à un moment vers mes 26-27 ans, j'ai commencé à avoir les extrémités des doigts et des pieds qui étaient extrêmement froids.
mais froid à un point qu'on ne peut pas imaginer, ils étaient bleus, ils étaient blancs, c'était horrible. En hiver je me mettais des tas de chaussettes, mais ça ne servait à rien, parce que s'il n'y a pas de chaleur interne la chaussette ne te réchauffe pas.
Tu mets un pull à un macabre et tu ne vas pas le réchauffer, d'accord ? La chaleur vient de l'intérieur, la chaleur vient de la vie, d'ailleurs la chaleur est véhiculée par le sang, le sang est le premier liquide caloporteur dans le corps.
Donc ça voulait simplement dire que le sang n'arrivait plus à mes extrémités, mais à l'époque moi ça je ne le savais pas. Donc je me souviens, j'avais les doigts bleus et tout, puis non seulement ils étaient bleus mais en plus j'avais des crevasses partout, mes doigts me faisaient mal à tel point que je saignais.
À l'époque moi j'étais boulanger, je me souviens du moment où j'étais obligé de me mettre des gants pour pétrir la pâte parce que je ne pouvais quand même pas saigner dans la pâte, enfin voilà, ça ne se faisait pas, mais mes doigts saignaient tellement.
Et au bout d'un moment je suis allé consulter des médecins, et au début personne ne savait ce que j'avais. Et puis un jour il y a un médecin qui me dit « Ah mais vous, vous avez le syndrome de Reynaud.
» Moi je suis tout content, c'est un peu comme si j'avais gagné au loto, tu sais, j'ai un nom, j'ai le syndrome de Reynaud, c'est cool, et c'est quoi ? Il me dit c'est idiopathique.
Idiopathique ça veut dire que ça n'a pas de cause, on ne sait pas pourquoi ça arrive et tout. Mais si à l'époque le gars avait compris en amant, il me dit, attends, je vais t'expliquer un truc Thierry, en fait ton corps pousse le sang grâce aux contractions de ton muscle cardiaque, et il le pousse d'autant plus qu'il a de la vitalité. Il y a de la résistance au niveau de tes doigts, il y a des micro-capillaires.
Et techniquement parlant, c'est intéressant parce qu'on se rend compte que les tout petits capillaires qui sont au bout des doigts, la capillaire a une taille qui est inférieure aux globules rouges.
C'est-à-dire que le globule rouge, pour pouvoir passer à l'intérieur, il faut une très forte pression. Il y a des mécanismes qui sont incroyables, d'ailleurs qui ont été analysés par les techniques de mécanique quantique pour expliquer comment un globule rouge qui est plus gros qu'un capillaire peut arriver au bout du capillaire.
Mais s'il m'avait expliqué, tu sais, simplement, si tu commences à être épuisé, et tu n'es pas épuisé actuellement, je dis bah je ne sais pas, comment est-ce qu'on peut savoir si on est épuisé ? Bah, dis-moi, au niveau sportif qu'est-ce que ça donne ?
Au niveau libido, qu'est-ce que ça donne ? Tu es avec les ongles et tout, tu vois le truc. Au niveau humeur, qu'est-ce que ça donne ?
Ah ouais, c'est vrai qu'en ce moment je me sens un peu triste, moussade et ainsi de suite. Bon, mais s'ils m'avaient dit, tu sais ça, c'est juste le signal que ta vitalité est en train de décroître fortement, et que là, ça en est une expression, le sang n'arrive plus au bout de tes doigts, et comme il n'arrive plus au bout de tes doigts, la chaleur de ton corps n'arrive plus au bout de tes doigts, tes doigts ne sont plus alimentés en
chaleur parce qu'ils ne sont plus alimentés en sang, et parce qu'ils ne sont plus alimentés en sang, tu as aussi des dégénérescences, des crevasses et ainsi de suite qui apparaissent au bout des doigts parce que simplement tes cellules ne sont pas alimentées.
mais c'est valable pour tes doigts, c'est valable pour tes pieds, puis le mec s'approche de moi, vu qu'il a de la compassion pour moi, il me roule une galoche, et là il me touche le nez et me dit tu as ton nez froid aussi.
Donc, ça ne monte pas au niveau du cerveau non plus. Et ça, ça explique aussi les phénomènes de dépression, quand on parle de dépression, dépression, le terme il est parlant pour lui-même, on s'est rendu compte chez les personnes qui étaient chroniquement dépressives, qui avaient une moindre vascularisation, donc une moindre, ce n'est même pas une vascularisation, parce que la vascularisation c'est la présence des circuits, c'est une moindre perfusion sanguine au
niveau du lobe frontal. Ils ont moins de sang qui arrive au cerveau, et comme ils ont moins de sang qui arrive au cerveau, tous les processus sont ralentis simplement. Ils ont le cerveau froid, ils ont le nez froid, ils ont les doigts froids, ils ont les pieds froids.
Et si on m'avait expliqué ça, j'aurais compris que mon mode de vie actuel était en train de m'épuiser. Mais on ne me l'a pas expliqué. On m'a dit « Mets des gants, mets des chaussettes !
» Ça ne m'a pas réchauffé, j'avais 3 paires de chaussettes, ça ne servait à rien. et j'ai continué, j'ai continué, j'ai continué, jusqu'à arriver à un point où mon cœur s'est arrêté, parce qu'il n'y avait plus aucune énergie dans le corps.
Donc pour dire que vraiment au cours de notre vie, et puis ça je vous prends un exemple, mais tous on a des symptômes qui apparaissent à certains moments, sauf que si on les désingue dès qu'ils apparaissent, à ce moment-là on n'a pas la chance de pouvoir comprendre les messages qui sont véhiculés, on n'a pas la chance de pouvoir agir, et d'un seul coup on se retrouve à un moment face à une énorme machine, une énorme boule de souffrance qui nous arrête définitivement. Je vous ai dit, les symptômes apparaissent au fur et à mesure qu'on atteint les limites de notre
capacité adaptative. Et c'est comme un signal qui est de plus en plus fort. Vous savez, c'est un peu comme quand vous n'avez pas mis votre ceinture, tu vois, les bagnoles maintenant, elles ne te laissent même plus prendre de risques.
C'est-à-dire, si tu ne clipses pas ta ceinture, au début c'est mip, mip, mip, mip, et puis toi tu es là, tu dis non, ce n'est pas une voiture qui va dicter ce que je dois faire, donc tu tiens bon, tu vois, tu es un mâle viril, donc tu tiens bien ton volant, et puis là d'un second c'est mip, mip, mip, toi tu tiens bon, mip, mip, mip, et puis là tu as les gamins à l'arrière
qui te disent « Papa, tu arrêtes tes conneries, tu vois, tu vas boucler ta ceinture. » Le signal est de plus en plus fort jusqu'au point où tu es tellement, le signal est tellement fort, le symptôme est tellement fort que tu es arrêté, tu es arrêté, tu ne peux pas faire autrement.
Grosse tumeur, problème auto-immune en veux-tu, en voilà, enfin, quelles que soient les symptomatiques qui peuvent apparaître, elle est tellement énorme que tu ne peux rien faire que t'arrêter. Mais le problème c'est que tu es déjà allé très très loin dans la dégradation de ta vitalité, de ton adaptabilité.
La naturopathie vitaliste nous apprend à être attentif à ces symptômes et à prendre les réformes qui s'imposent dès le départ. Alors vous allez me dire, mais alors c'est quoi les réformes ? Et c'est là où ça devient intéressant, c'est qu'il n'y a pas de réponse, il n'y a pas de réponse.
Et c'est là où on est complètement dans un autre monde que le monde dans lequel finalement un symptôme égale un problème égale un remède. Il n'y a pas de réponse absolue parce que pour chaque personne, les conditions de sa vie qui dégradent sa vitalité et sa capacité adaptative sont complètement différentes. Chaqu'un va avoir une histoire, chacun va avoir un terrain de départ qui n'est pas le même pour chacun.
Il y en a qui naissent avec une très bonne vitalité, avec des très bonnes ressources, il y en a d'autres qui naissent avec des faibles vitalités. C'est un peu l'exemple que je prends souvent, tu as un jeu de cartes, il y en a qui naissent avec un très bon jeu de cartes, il y en a qui naissent avec des jeux de cartes pourris, c'est objectif, on s'en rend compte, On peut le voir en naturopathie, on analyse la structure, le visage, visage carré,
visage fin, les cheveux cassants, fins, et ainsi de suite. Il y a plein de critères qui nous permettent de savoir si la personne a un bon terrain de base ou n'a pas un bon terrain de base.
Ça c'est une première donnée. Mais non seulement il y a la question de ce que tu vas hériter à ta naissance, du jeu de cartes que tu reçois en main, mais il y a aussi une autre donnée, c'est comment tu vas jouer avec ce jeu de cartes.
parce qu'il y a des personnes qui ont un très bon jeu de cartes et qui jouent comme des pieds, qui vont perdre la partie, alors que tu as d'autres qui ont des jeux de cartes un peu plus pourris, mais par contre qui sont très bons en termes de stratégie et qui vont arriver à s'en sortir beaucoup mieux.
Donc en fait, la capacité de ton terrain, la façon de jouer, elle est propre à chacun. Et la démarche de la naturopathie, c'est à un moment donné de dire à la personne, ou de se dire soi-même, puisque moi ma démarche c'est vraiment que chacun s'autonomise, de prendre son jeu de cartes, de le poser à plat, et de regarder un peu ses cartes, et de se dire ok, dans mon jeu de cartes,
quelles cartes sont pourries ? Parce qu'on peut échanger les cartes, on peut faire des tas de choses qui vont faire évoluer notre jeu, mais il faut prendre le temps de faire et il faut identifier d'abord les cartes qui dysfonctionnent, les cartes qui sont les plus faibles de notre jeu. Et ça, ça demande un truc incroyable, c'est-à-dire c'est vraiment un examen de sa propre vie, Et c'est la base de la naturopathie vitaliste, c'est d'abord et avant tout un examen honnête, sans tricher, sans se mentir.
Et ça, souvent il n'y a que nous qui pouvons le faire, parce qu'à la limite qu'un regard extérieur analyse notre régime alimentaire. Passons, en sachant que c'est très compliqué de savoir quels sont les besoins physiologiques réels d'une autre personne.
C'est très compliqué, la plupart du temps les gens vont te calquer un remède, ils vont dire moi je crois au régime cétogène, donc ils vont te faire adopter le régime cétogène. L'autre va te dire moi je crois au régime végétarien, il va te calquer le régime végétarien.
Qu'est-ce qu'il en sait que pour toi c'est bien, tout ce qu'il sait c'est que pour lui ça a marché, ou qu'il a entendu que c'était une bonne chose. Donc déjà c'est une chose, bon, le régime alimentaire, le rythme de vie, la quantité de sport et ainsi de suite, ça à la limite ça peut être objectivé de l'extérieur, Mais ce qu'il se passe dans notre tronche, ce qu'il se passe dans la boîte à poux, on sait que ce qu'on appelle le stress par exemple actuellement, on sait que c'est
vraiment un pourvoyeur d'épuisement maximum de l'organisme. Le fait d'avoir un petit hamster qui pédale en permanence dans la tête, j'aurais dû, j'aurais pas dû, je regrette, je regrette pas, celui-là il m'a fait ceci, cela et ainsi de suite, qu'est-ce qu'il peut savoir ce qui se passe dans votre tronche ?
Déjà pour nous-mêmes savoir être honnête avec ce qui se passe dans notre tête c'est très dur, mais pour un regard extérieur. Moi, vous savez, je me souviens, j'ai eu ce déclic quand j'étais en train vraiment de me casser la gueule au niveau de santé. Bien sûr, comme tout le monde, j'ai cherché longtemps le thérapeute, le sauveur, j'ai cherché le mec ou la femme qui allait me changer la vie, tu vois, une espèce de coup de baguette magique.
Donc d'abord, j'ai eu une longue histoire d'errance médicale, ce qu'on appelle l'errance médicale, je suis allé de spécialiste en spécialiste dans les hôpitaux, les réponses qui m'étaient apportées ne me convenaient pas et n'étaient pas efficaces pour moi.
Donc après, j'allais de recommandation en recommandation, les gens me disaient « Ah, j'ai rencontré un super thérapeute qui fait ceci, j'ai rencontré cela. » Donc j'ai fait beaucoup de choses, des trucs trans, du channeling, du chamanisme, de la médecine traditionnelle indienne et ainsi de suite et tout.
Et je me souviens alors que j'étais… alors parfois il y avait des petites améliorations mais il n'y avait rien de fondamental, Il n'y avait pas une rupture tellement forte que je sentais que réellement le processus de dégradation s'inversait.
Je sentais toujours que ça continuait à se dégringoler. Moi je voyais ça, j'avais 30 balais, ce n'était pas normal d'être dans l'état où j'étais. Et je me souviens quasiment à la fin, un jour on m'avait donné l'adresse d'un médecin qui faisait de la médecine anthroposophique, donc inspirée de Rudolf Steiner, du côté de Bordeaux.
Moi j'étais ici à Perpignan, j'étais au bout du bout de l'épuisement. un voyage à Bordeaux pour moi c'était déjà, enfin c'était une mission quoi. On m'en avait dit tellement de bien, je me souviens je prends mon camion, je me tape la route jusque là-bas, j'arrive épuisé, je crois que j'avais fait la route en deux fois, j'arrive épuisé, le gars il me prend dans son cabinet, il me reçoit 45 minutes.
Moi j'ai passé 45 minutes à essayer de tout lui expliquer, tout ce que je devais lui expliquer, parce qu'il y avait tellement de choses à comprendre dans mon histoire, dans mon parcours, dans tout ça.
Au bout de 45 minutes, j'ai vu qu'il regardait sa montre un moment, il ne pouvait pas me garder plus. Au bout de 45 minutes, il m'a indiqué quelques remèdes, quelques trucs à acheter et ainsi de suite.
Et je me souviens, je suis reparti de là désespéré, profondément désespéré, et je me suis dit, déçu, j'avais des attentes, Et je me suis dit mais qui est-ce qui pourra prendre la mesure de la complexité de mon histoire ?
Il n'y a personne qui pourra avoir le temps de rentrer dans tous les détails et ainsi de suite. Et je me souviens de faire à mesure des trajets, ce qui m'a apparu évident c'est qu'en fait le seul qui pourrait faire ça c'était moi. Le seul qui connaissait vraiment mon histoire, le seul qui avait vraiment une vision complète de la situation c'était moi.
Ce qui ne veut pas dire, on en parlait ce matin, qu'au cours de notre parcours de santé, on ne peut pas être aidé. On peut rencontrer des spécialistes, ça peut valoir le coup dans un domaine ou un autre, mais par contre, la responsabilité de notre vie, on ne peut pas démissionner dans les mains de quelqu'un d'autre.
Et en pratique, ça ne marche pas. Le responsable, c'est nous, et c'est pour ça qu'il m'a paru toujours aussi important que la naturopathie, ça doit être quelque chose qu'on s'approprie.
C'est un peu comme quand tu veux construire une maison, moi j'ai toujours cru au fait d'être quand même responsable des plans. Tu fais appel à des spécialistes pour telle ou telle partie du corps de maison, mais tu restes responsable de ce qui se passe, parce que c'est toi qui va y habiter, c'est toi qui va l'utiliser, c'est toi qui va faire les choix.
Je prends un autre parallèle, moi dans les affaires judiciaires qui me concernent, oui certes j'ai des avocats, mais au final si ça part en couille, le seul qui rentre c'est moi, d'accord ? Donc moi ils me suggèrent des choix, je vais les consulter, je prends leur avis, mais au final celui qui prend les décisions c'est moi, Parce que c'est moi qui viens en assumer les conséquences. Et par rapport à notre santé, c'est exactement la même chose.
La naturopathie vitalis, c'est un outil qui nous permet d'analyser notre vie. Et souvent c'est très simple, parce que la plupart d'entre nous, on sait plus ou moins où ça déconne. Si on prend vraiment le temps de se poser honnêtement, de prendre ce temps vraiment d'introspection, on sait. La plupart des gens, parfois non, ça vaut le coup d'être accompagné, d'être aidé, Et c'est là où les naturopathes ont des questionnaires qu'on appelle des anamnèses, et ça ne prend pas une minute une anamnèse, ça prend une heure et demie,
deux heures facilement si ce n'est plus, où on va interroger la personne sur toutes ses conditions de vie pour essayer de cerner ça de l'extérieur. Mais l'anamnèse on peut la faire nous-mêmes. Essayez vraiment de réfléchir, de considérer, voilà, mon alimentation, mon niveau de pratique sportive, mon sommeil, mon rapport aux autres, mon rapport à mon activité professionnelle, mon rapport à mon entourage, ma famille, qu'est-ce qui est en ordre et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
Et c'est primordial d'arriver à cerner ce qui ne l'est pas parce que ce qui n'est pas en ordre est ce qui actuellement limite notre capacité adaptative et donc notre santé et est la cause des causes des symptômes qui nous handicapent et la cause des causes de ce qui nous retient en arrière.
Alors, ça c'est vraiment le propos fondamental de la naturopathie vitaliste. Moi c'est quelque chose, c'est un message qui m'a percuté littéralement, et il m'a percuté d'une façon assez imprévue, parce que quand j'ai été au bout de ma symptomatologie, moi les derniers symptômes que j'ai présenté c'était tuberculose, une pancréatite et une hépatite.
Et en particulier la tuberculose, donc je toussais, je crachais du sang, Oui, si, c'était impressionnant quoi, donc les symptômes sont impressionnants. Et je me souviens, je suis tombé sur un livre d'un médecin que j'ai cité ce matin qui s'appelait Paul Carton, qui était un médecin de l'hôpital Linné Brevan dans les années 1930, et ça s'appelait « La tuberculose par arthritisme ». Moi, je me souviens, j'ai regardé le titre,
je me suis dit « L'arthrite c'est le truc des bébés ça ! Qu'est-ce que ça a à voir avec moi ? » Et j'ai trouvé ça tellement con comme titre que je me suis dit il faut que je regarde ce que c'est derrière.
Et le propos m'a percuté. Qu'est-ce qu'il expliquait ? Il expliquait que les symptômes ne sont que la manifestation de la dégradation du terrain, et que tant qu'on s'intéresse aux symptômes, on perd notre temps, et qu'il s'agissait de rétablir le terrain, et que le rétablissement du terrain passait par des mesures hygiéno-diététiques de reprise en main de sa vie.
C'est ce que j'ai mis en place, ça m'a tellement percuté que ça a été... Quand je l'ai lu, ça parmi d'autres bouquins, j'ai compris que c'était la solution. Je l'ai mis en place, et dans les mois qui ont suivi, j'ai vu que ce qui était qu'une pente descendante depuis des années commençait non seulement à se stabiliser, mais à remonter.
J'étais arrivé à la cause des causes. Ça c'est le propos de la naturopathie. Et quand vous venez ici, ce qu'on vous propose, c'est d'expérimenter des conditions qui vont se rapprocher de conditions dans lesquelles cette vie-là, cette vie qui est en vous, va pouvoir trouver un cadre dans lequel elle va pouvoir se régénérer, s'exprimer au mieux, se nourrir, parce que cette question de la nourriture, Alors, ce processus de retour vers la vie quand l'état de vie a été dégradé,
bon, si vous avez une très bonne vitalité, une très bonne adaptabilité, il n'y a pas de souci, tout va bien. C'est possible, c'est possible, et tant mieux, ceux qui ont un niveau de santé très très élevé, qui a une très bonne capacité adaptative, ça peut quand même être intéressant de savoir quelles sont les conditions à respecter parce que si vous ne les connaissez pas c'est que pour l'instant vous avez eu beaucoup de chance.
où un très très gros capital est tellement gros que vous avez eu beau le cramer, il vous reste encore pas mal de capital. Mais attention, parce que même si tu as un compte en banque garni énormément, si tu as énormément de dépenses, tôt ou tard, même si c'est tard, tu atteindras le fond.
Donc attention, il ne faut pas se croire à l'abri de tout. Si vous avez un faible capital, c'est de réunir les conditions qui vont faire que ce capital, il va pouvoir être alimenté, être restructuré, régénéré, j'aime bien ce mot, régénération. Régénération c'est beau comme terme, c'est remettre là où il n'y a plus.
Et j'ai pour ma part, à force de lire beaucoup, d'écouter énormément d'histoires de vie, de synthétiser l'approche d'énormément de naturopathes hygiénistes, vitalistes, je me suis passionné vraiment pour l'histoire de la naturopathie vitaliste, j'ai vraiment focalisé sur trois points essentiels qui me paraissent être vraiment les trois étapes pour rétablir un niveau de santé et d'adaptabilité satisfaisante.
Ces trois étapes, et on va essayer aujourd'hui ici, Durant cette semaine, de vous les faire vivre, en tout cas de vous les faire goûter, la première c'est nourrir.
Mais alors nourrir, quand on parle de nourriture, on ne parle pas d'alimentation, attention, l'alimentation est une forme de nourriture. Nourrir c'est tout ce qui est nos interactions avec notre environnement.
On se nourrit de relations avec les autres, on se nourrit de ce que nos yeux perçoivent, on se nourrit de ce que l'on sent, on se nourrit de ce que l'on entend, on se nourrit de tout ça, toutes les nourritures.
Parce que quand je vous ai dit que notre organisme était une formidable machine à s'adapter, cette adaptation n'est pas gratuite, je vous l'ai dit, elle demande un effort à l'organisme. Et un organisme qui produit un effort, c'est un organisme qui va taper dans ses ressources pour produire cette adaptation.
La plupart d'entre nous, on est dénourri, dénutri, mais nutri ça renvoie à nutrition donc je n'aime pas ce terme-là, On est dénouri, on est affamé à force de nous être adapté toute notre vie.
Et il y a un moment où il faut enfin apporter de la nourriture, d'abord et avant tout, parce que la vie a besoin de cette nourriture et que c'est le point de départ de tout.
Et c'est là où ça va être intéressant parce que selon les personnes ça va être de la nourriture alimentaire, parce qu'ils n'ont bouffé que de la merde, parce que leur corps s'est dénutri au niveau nutritionnel, il manque énormément de micro-nutriments, de vitamines, de minéraux et ainsi de suite, puis il y en a d'autres c'est d'autres nourritures, ils crèvent de solitude, ils crèvent d'isolement social, ils crèvent de non-sens dans leur boulot, ils crèvent de tas d'autres choses, et à ce moment-là c'est cette
nourriture-là qu'il va falloir apporter spécifiquement, et c'est là où la naturopathie a une réponse à apporter, parce qu'avec cet étalement du jeu de cartes comme je vous l'ai proposé, on va pouvoir vraiment voir où est le focus.
Parfois, ce n'est pas la peine pour l'instant d'intéresser à ta nourriture, elle est suffisamment correcte comme ça, le plus gros problème il est ailleurs, il est par exemple dans ta relation à tes enfants ou à ton conjoint, et on n'imagine pas que des relations problématiques avec notre entourage peuvent littéralement nous tuer, nous bouffer de l'intérieur, d'ailleurs souvent je le dis parce que je l'ai constaté, pour moi on se fabrique un cancer en 30 ans de malbouffe et on se fabrique un cancer en 30 minutes de stress monstrueux.
T'as des chocs émotionnels tellement puissants qui peuvent te détruire littéralement. Moi j'ai eu une personne que j'avais rencontré comme ça qui m'a témoigné avoir eu ses cheveux qui blanchissaient en une nuit et perdu toutes ses dents suite à, elle a perdu son mari et ses deux enfants dans un accident de voiture, et dans la nuit elle a ses cheveux qui sont devenus tout blancs et elle a perdu toutes ses dents, complètement enfin perdues, en tout cas elles sont déchaussées, je ne pense pas qu'elle les ait perdues,
qu'elles comme ça, mais en fait c'est vraiment, et je ne sais pas qu'est-ce qui s'est passé à l'intérieur de son organisme parce qu'après elle a pris des réformes de vie donc qui ont fait qu'il n'y a pas eu de symptomatologie lourde, mais si elle n'avait rien fait, je pense qu'elle a eu une telle violence de choc. Donc attention, ce n'est pas obligatoirement l'alimentation qui fait défaut.
Donc renourrir, renourrir, renourrir, renourrir, renourrir, parce que sans nourriture, vous savez là, j'ai déjà pris de multiples fois cet exemple, plein, mais la vie, c'est amusant, moi j'ai l'impression qu'on a, enfin en tout cas pour moi-même j'aime bien cette posture, tu as vu ce film de Jean-Jacques Hanon sur les hommes préhistoriques, je ne me souviens plus comment ça s'appelait, la guerre du feu, qui renvoie à une époque qui a existé
ou qui n'a pas existé parce que l'histoire est un vaste domaine de mythologie qu'on nous présente comme des vérités absolues, mais peu importe, on s'en fout à la limite. dans lequel finalement les hommes avaient le feu mais ils ne savaient pas le produire.
Donc c'est quelque chose qu'il fallait préserver coûte que coûte. Et la vie c'est un peu la même chose, parce qu'on sait comment la vie peut venir, une femme devient enceinte et la vie sort d'elle, mais elle n'y est pas pour grand chose, enfin désolé, ni les hommes d'ailleurs.
Non mais techniquement il y a une partie où on a un autre mot à dire, mais rapidement après tous les processus de vie entre la petite crevette de cette taille-là et puis le gamin qui quelques années après va te dire ta gueule et va se barrer avec sa mobilette, il y a toute une série d'étapes incroyables sur lesquelles on n'a aucune prise.
On ne sait pas reproduire la vie. D'ailleurs, ça c'est vraiment quelque chose de très intéressant parce qu'on se rend compte que longtemps le rêve prométhéen ça a été de donner la vie à des machines, et on se rend compte qu'on est incapable de donner la vie à des machines.
On peut produire des mécanismes extrêmement complexes, mais ils ne seront pas vivants. Pour qu'ils soient vivants, il faut y importer la vie. C'est pour ça qu'actuellement, il faut une démarche inverse qui est la démarche transhumaniste, c'est-à-dire qu'ils importent de la machine dans du vivant.
Parce que là, ils ont compris que ça pouvait fonctionner. Mais s'il n'y a pas la vie au départ, il n'y a rien. Et souvent, je nous vois comme ces premiers hommes mythologiques qui ont le feu, qui doivent le préserver à tout prix, mais qui ne savent pas le produire, on ne sait pas produire la vie.
Et ce feu-là, il a besoin qu'on lui apporte du matériau, du combustible, et ça c'est la nourriture. Il faut lui apporter une nourriture adaptée, en quantité, en qualité. Et quand je dis nourriture, vraiment j'englobe tous les aspects de ce qui nous nourrit.
Quand vous êtes ici, vous êtes d'abord nourri par l'environnement. Regardez, vous avez votre regard qui porte au loin pendant que vous m'écoutez, vous voyez ces montagnes, vous voyez les jeux de lumière là par exemple avec les nuages qui sont magnifiques, vous voyez, là vous ne la voyez pas mais vous pourriez presque voir la mer au loin, si vous décalez un tout petit peu vous allez voir la mer, puis vous allez être nourri aussi de toutes les interactions.
C'est rare de se trouver dans un environnement dans lequel on peut échanger, on n'est pas tous similaires mais on a quand même une communauté de pensée, c'est-à-dire que nombre d'entre nous vont se sentir en sécurité pour exprimer des choses que peut-être dans la vie normale ils ne se sentiraient pas en capacité d'exprimer parce qu'ils vont être jugés, ils ne vont pas être compris, ils vont être stigmatisés.
Et ici, ils vont trouver un cadre rassurant dans lequel ils peuvent l'exprimer, d'accord ? Donc ça, tout ça, cette nourriture relationnelle et ainsi de suite, mais c'est de la nourriture qui participe éminemment à nourrir la vie en nous.
Et d'ailleurs, je vais vous donner un exemple, Par exemple, je ne compte pas, par exemple quand je donnais des stages, le nombre de personnes qui à la fin de la semaine parfois venaient nous voir, ils me disaient je ne comprends pas, je ne comprends pas parce que chez moi, je mange comme là, je fais du sport comme là, et pourtant là au bout de cette semaine, putain mais je me sens une patate alors que chez moi je ne l'ai pas.
Et souvent je dis, moi je te propose une interprétation, c'est que chez toi, tu es tout seul, ici, tu es dans un groupe de... à l'époque on faisait même des stages avec 70-80 personnes, de 70-80 personnes, tu as passé ton temps à discuter, à relationner, à rigoler, à t'amuser, et ça c'est une nourriture qui est absente dans ta vie.
Et si tu apprécies cet état de santé, ça serait intéressant que tu te souviennes de ce qui s'est passé ici, que peut-être tu vois pour aménager ta vie de manière à avoir un peu plus de cette nourriture relationnelle, parce qu'elle te fait cruellement défaut.
Donc, premièrement nourrir, et alors attention, parce que la nourriture c'est très intéressant. Je vous ai parlé de cette capacité adaptative, si on prend le parallèle du feu, vous savez, si vous avez un gros feu, un gros feu de la St-Jean, quand le feu il est ardent, qu'il crame, qu'il crame, tu peux balancer des bûches comme ça, ce n'est pas un problème, le feu il va prendre, il va faire brûler le bois et ainsi de suite.
Le bois ne brûle pas, mais c'est une autre question. Le bois relâche des hydrocarbures qui s'enflamment, mais le bois ne brûle pas, mais bon, peu importe. En tout cas, si tu balances des grosses bûches, ça va aller bien.
Par contre, si tu as un petit feu qui est quasiment mourant, puis on te dit, pour alimenter un feu, il faut balancer du bois, toi tu arrives, tu as ta bûche de chêne, comme ça et tout, tu as ta petite flamèche, tu dis, oh, pas de problème, bim, tu as étouffé le feu.
Ça, c'est vraiment très intéressant parce que ça va montrer qu'en fonction de notre état de vitalité, en fonction de l'intensité de la vie, de la flamme en nous, la quantité, la qualité de nourriture va différer grandement d'un individu à un autre.
Qu'est-ce qui est bien d'être nourri par une grosse bûche ou d'être nourri par quelques petites brindilles ? Parfait, la réponse c'est ça dépend. Ça dépend où en est ta vitalité, où en est ta flamme.
Il n'y en a pas une qui est bonne et une qui est mauvaise. Les deux sont bonnes à condition qu'elles soient adaptées. Si tu as un grand feu, ça ne sert à rien de balancer des brindilles, ça ne va rien changer, et ça ne va pas alimenter ton feu parce que ça va cramer tout de suite, mais si tu as un tout petit feu et que tu balances une grosse bûche, ça ne va pas être adapté non plus, d'accord ? Donc nourrir, nourrir, et cette question de la nourriture, elle est éminemment individuelle.
Mais là, il n'y a pas plus individuel que ça, c'est pour ça que souvent il y a des gens qui me disent « Ah, j'ai suivi ton régime », par exemple, ils parlent d'alimentation, « J'ai suivi ton régime et tatatatata » Je dis putain, il va falloir que tu m'expliques ce que c'est que mon régime, parce que alors moi je ne sais pas.
Pour moi-même déjà, je ne le sais pas, parce que ça varie énormément en fonction des saisons, en fonction de mes besoins, mais en plus pour toi, je ne sais pas comment je pourrais le savoir, je ne te connais pas, je ne t'ai jamais rencontré, je ne sais pas qui tu es, je ne vois pas comment je pourrais te prescrire le régime.
Des principes oui, aller vers une alimentation avec une plus grande richesse micronutritionnelle, moins transformée, ok, plus brute, ça oui, ça c'est des principes, mais le réglage micronutritionnel, moi je ne pourrais pas te le dire.
Il n'y a que toi qui vas pouvoir savoir, il n'y a que toi qui vas pouvoir vraiment se sentir. Est-ce qu'il faut que je mange des produits animaux ou pas des produits animaux ? Qu'est-ce que tu veux que j'en sache moi ?
Il y a certaines personnes, en thérapeutie on va dire pléthorique, hyper tendue et ainsi de suite, effectivement ça peut être une bonne idée qu'ils arrêtent, et puis à l'inverse tu vas avoir la méduse cadavérique, toute maigre, blanche, décharnée et ainsi de suite, ça peut être une bonne idée ou pas.
Et c'est ça qui est terrible, c'est que dans un monde où on est habitué à fonctionner sur des absolus, sur des il faut, il ne faut pas, c'est bien, c'est mal, avec une autorité extérieure qui nous dit ce qu'il faut faire, à quel moment il faut le faire, d'un seul coup de se retrouver face à nous-mêmes, ça peut être totalement déstabilisant.
Vous allez dire oui, mais attendez Thierry, mais qu'est-ce qu'il faut que je mange ? Combien de repas par jour ? Ah non, mais j'ai entendu qu'il fallait faire un seul repas par jour.
Oui, certes, si tu as une très bonne capacité adaptative ça peut être très intéressant de faire un repas par jour. A l'inverse, si tu as une très faible capacité adaptative, ça va très très mal se passer.
Merde, mais je ne comprends plus rien, alors c'est bien ou c'est mal ? C'est bien ou c'est mal de faire des douches froides ? C'est bien ou c'est mal de faire du sport à haute intensité ?
C'est bien ou c'est mal de… ça dépend. Putain, ça gave, tu ne peux pas me répondre un petit peu ? Tu fais chier, tu veux me vendre tes formations ? C'est ça, tu veux de la thune, tu vois, réponds-moi !
Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas. Déjà premièrement parce que je n'ai pas la réponse pour toi, et que même toi pour toi-même tu n'as pas la réponse absolue, parce que la réponse va évoluer en permanence, parce que la réponse est aussi vivante que la vie est vivante.
Tu évolues, la réponse évolue. Et c'est là où moi je prends une image souvent qui me paraît assez parlante, Pour moi, la vie en nous, elle va, elle vient, et la santé c'est d'être capable de suivre ses mouvements.
Donc, de les sentir et d'évoluer avec elles. Et parfois, la vie nous amène dans des endroits où on ne s'attendait pas à aller. Et si, parce que notre mode de vie ne le permet pas, ou parce que nous on ne veut pas, ou parce que les conditions ne s'y prêtent pas, on refuse d'y aller, alors à ce moment-là, la distance entre la nous et la vie, elle va devenir de plus en plus distant.
Si on a une bonne capacité adaptative, on va pouvoir tolérer une certaine forme de distance jusqu'à un certain point, parce que tout élastique qu'on tire, il y a un moment même s'il a une très bonne élasticité où il va péter.
Mais si on a une bonne capacité adaptative, on va pouvoir se déconnecter de la vie et continuer à fonctionner. Alors attention, ça demande énormément d'efforts à notre organisme, A l'interne ils turbinent comme un malade, mais on arrive à fonctionner.
Puis il y en a certains, je vous l'ai dit, ils ont une faible capacité adaptative, et à ce moment-là, cette déconnexion, dès le départ... Ah putain, il y a un oiseau qui m'a chié sur le doigt !
Bâtard ! Putain, c'est un oiseau de la myvilude ! Putain, bâtard ! Tu vois, il faut s'adapter à son environnement. Putain, je suis pourtant une femme à merde ! Je suis humilié, je m'en vais, je me prends, cassez-vous ! Voilà, faible capacité adaptative, grosse capacité adaptative.
Allez, vas-y l'oiseau, on envoie d'autres ! C'est sur quel côté ? Putain, c'est la première fois que je me fais chier par un moineau ! Vas-y, il y a un attentat là !
En plus, il n'y a pas d'oiseau dans le ciel ! Thierry, on l'a vu passer, oui ! Thierry Leccetti. Ah ouais, tu l'as vu passer ? Thierry Leccetti. C'est tout petit !
Thierry Leccetti. C'est les pires les petits. Je vais détruire tous les nids de rondelles qu'il y a sur le bâtiment. Ils vont tous crever, je vais leur faire payer. Donc nourrir, nourrir c'est fondamental.
C'est fondamental, et souvenez-vous bien, il y a des principes, et les principes vont être valables pour tout le monde. Mais par contre, la mise en application des principes dans votre vie c'est quelque chose d'une affaire individuelle. Et c'est compliqué au début de se situer face à cet impalpable, on aurait envie d'avoir des solutions.
J'ai été dans la précarité physique, j'ai été dans la difficulté, j'ai été vraiment à l'article de la mort, et je rêvais que d'une chose, moi s'il y avait un connard qui s'était pointé en me disant ça dépend, la solution elle est en toi, j'aurais juste envie de lui cracher à la gueule ou de lui chier dessus, tu vois, c'est peut-être ça le oiseau en fait, c'est peut-être ça, c'est qu'il n'a pas envie, tu vois, il a une tumeur, il a entendu mon discours,
il a dit ce connard-là, je lui chie dessus, c'est ma revanche. Mais en même temps, c'est l'une des seules réponses authentiques, alors sur ce chemin-là, on peut être accompagné, on peut être guidé, la richesse du groupe aussi c'est très intéressant parce que dans les interactions, on peut trouver des gens qui ont parcouru le même chemin, et ce qu'ils vont avoir vécu peut nous inspirer, mais pas dans une espèce de copier-coller,
parce que ce n'est jamais des vies similaires, mais peut nous inspirer, peut nous donner, alerter, attirer notre attention sur telle chose ou telle chose, d'accord ? Donc un, nourrir. Je vous ai dit l'adaptation, elle consomme énormément de ressources dans le corps, Mais tout organisme, tout organe qui vit, consomme des ressources et produit des déchets, c'est le propre de la vie.
Et ça c'est très intéressant, une personne qui a eu beaucoup à s'adapter dans sa vie, c'est une personne qui aura énormément consommé ses ressources et c'est une personne pour laquelle l'organisme aura produit énormément de déchets.
Et en naturopathie, on parle souvent de saturation de l'organisme en produits toxiques, La première désaturation est d'abord liée à l'hyperactivité à l'intérieur de notre corps liée à ses besoins de s'adapter et qui aura produit énormément de produits toxiques.
Notre corps a la capacité à éliminer ces produits toxiques. Ça passe par ce qu'on appelle les émonctoires, les portes de sortie, les reins, les intestins, les poumons, la peau, je vais oublier...
Les reins, les intestins, les poumons, la peau, le foie... Oui, le foie c'est un émonctoire particulier, le poumon, après il y a des émonctoires secondaires, le nez, toutes les muqueuses de l'organisme, la bouche, les oreilles, ça ne peut pas sortir partout.
En tout cas, il y a des portes de sortie, sauf que c'est toujours pareil, notre organisme a une capacité à éliminer les déchets qui lui est propre, qui est propre à chacun, qui va être d'ailleurs déterminé par sa vitalité.
Donc, il y a une espèce de paradoxe, c'est que moins tu es en vitalité, moins tu évacues les déchets. Et en même temps, si tu es en faible vitalité, c'est parce que tu t'es épuisé, c'est parce que tu as produit beaucoup de déchets.
Donc tu te retrouves avec beaucoup de déchets à évacuer alors que tu as une faible capacité à les évacuer. Donc c'est la merde. Dit clairement. Détoxifier. Et quand on parle de permettre la détoxification de l'organisme, parce que quand je dis détoxifier, là encore il faut bien comprendre, c'est comme la vie, ce n'est pas nous qui allons détoxifier, on ne va pas dans chaque cellule avec sa petite pince à épiler pour enlever les toxines.
mais donner les bonnes circonstances qui vont faire que notre corps va être capable de se mettre en mode de détoxification. Et c'est très intéressant parce qu'il y a une chose qu'on oublie dès qu'on parle de détoxification, si vous êtes déjà intéressé à ça, si vous suivez mes vidéos, tout de suite on va dire « Ah bah alors, est-ce qu'il faut que je fasse des lavements ? Est-ce qu'il faut que je fasse ceci ? Est-ce qu'il faut que je fasse cela ?
» On oublie une chose, c'est que les processus de détoxification dans le corps se déclenche naturellement à partir du moment où l'énergie n'est plus consacrée à l'extérieur mais à l'intérieur. Vous savez, on utilise un terme qui est le terme de repos.
Je réfute ce terme parce qu'à l'échelle de notre organisme, le repos n'existe pas. Jamais l'organisme se repose. Quand tu dors, ton organisme n'est pas au repos.
C'est simplement qu'il y a des tas de choses que tu fais par la journée qui ne se font pas, Et il y a des tas de choses que tu ne fais pas pendant la journée qui se font. Heureusement que notre corps ne s'arrête pas quand on dort.
Heureusement que notre cœur ne s'arrête pas. Heureusement que notre péristaltine ne s'arrête pas. Et on se rend compte que, moins on consacre d'énergie à l'extérieur, plus il y a d'énergie qui est disponible pour les processus intérieurs.
Et la détoxification en fait partie. « C'est pour ça que parfois la nuit on a mal. » Bien sûr, c'est pour ça que le maximum des symptômes est toujours au petit matin. Et oui, parce que c'est le moment où ton corps est le plus relaxé, relaxé au sens où il consacre le moins d'énergie à l'extérieur, parce que normalement tu es censé être au lit, au pieu, endormi, détendu à peu près, ça c'est un truc parce que tu peux ne pas être détendu, si tu es entouré de
rayonnements électromagnétiques, si tu es dans des conditions où il fait trop chaud dans ta pièce et ainsi de suite, tu peux avoir un sommeil qui n'est pas relaxant. Mais attention à cette notion de repos, le repos à l'échelle du vivant, le seul moment où il y a un repos à l'échelle de ta biologie c'est quand tu es mort, Quand ta biologie s'arrête, sinon elle vit tout le temps, sauf qu'il y a toujours une espèce de combat, en tout cas de tension entre l'énergie que tu vas consacrer à l'extérieur pour bouger, pour penser, pour cogiter,
pour digérer. La cogitation et la digestion étant vraiment les deux pôles centraux de dépense d'énergie pour notre organisme, et l'énergie que tu vas consacrer à l'intérieur pour la détoxification et la régénération des organes.
Donc, plus tu te relaxes, moins tu consacres de l'énergie à l'extérieur, plus tu te détends mentalement et physiquement, plus tu as d'énergie qui est disponible pour la détoxification. Donc, chaque fois qu'on me parle de détoxifier, je dis d'abord et avant tout, pensez qu'elle a lieu, elle a d'autant plus lieu en tout cas, quand vous êtes détendu, relaxé. Et c'est pour ça qu'on vous propose des séances de méditation.
Et ça pour moi c'est un truc qui est fondamental, parce que quand tu te retrouves face à des personnes qui ont des symptomatologies très importantes, avec des termes qui font très peur, on parle de cancer, on parle de maladies auto-immunes et ainsi de suite, et puis que les...
Oh Vita ! Calmos ! et que ce qu'on te propose c'est des traitements avec des noms extrêmement compliqués, des noms de médicaments extrêmement compliqués, puis là tu as un gugu sédenté qui se pointe sur ton youtube et qui te dit moi je te propose des jus de carottes et de la méditation.
Et là tu te dis le mec il se fout de ma gueule quoi ! On me proposait le dernier laser XC29 HK48 d'origine coréenne pour détruire ma tumeur, et l'autre il prétend qu'avec de la méditation il peut m'aider à sortir de cette situation. Mais en fait, il faut bien comprendre, comme je le dis souvent, que ce n'est pas la méditation qui va te guérir, ce n'est pas le jus de carotte qui va te guérir, mais la méditation comme le jus de carotte vont venir nourrir des processus qui sont inhérents à la vie en toi,
et c'est cette vie qui va trouver le bon écrin, et c'est cette vie qui va guérir, c'est la vie qui nous guérit. Contrairement au symptomatisme dans lequel il s'agit de contrer les symptômes et à ce moment-là on utilise des produits cytotoxiques, quand on parle de guérison, la seule façon de guérir pour moi c'est l'activation de la vie en nous.
Et alors là, quand on parle par exemple de méditation, de détente, de relaxation, on est en train de mobiliser la vie en nous d'une manière extraordinaire. Quand on parle de jus de carotte, on prend un exemple, on apporte des micronutriments dont la vie en nous va pouvoir se saisir pour réaliser les processus, d'accord ? Donc ce n'est pas le jus de carotte qui nous guérit, mais il va pouvoir nous apporter les éléments sur lesquels la vie va pouvoir
se fonder. Donc nourrir premièrement, détoxifier, et favoriser les processus de détoxification d'abord et avant tout par la détente. d'abord et avant tout par la détente, et j'espère que pendant cette semaine vous aurez un cadre dans lequel vous allez aussi vous détendre, relâcher, dormir, se relaxer, dormir sur la terre, faites des siestes l'après-midi, vous ne pouvez pas imaginer le pouvoir curateur d'une sieste à même le sol là, au contact de l'herbe, avec un oiseau qui vient de chier dessus,
ça c'est le top là, là c'est le signe, là t'as été sanctifié là. Nourrir, détoxifier, et ensuite il y a un troisième processus parce que j'ai vu énormément de personnes, et c'était un truc auquel je me heurtais beaucoup quand j'ai commencé à m'intéresser à la naturopathie vitaliste, qui comprenait, bon voilà les enjeux, qui commençait à mieux se nourrir, qui favorisait la détoxification, mais malgré tout, ça allait, mais ça ne remontait pas.
Ils étaient mieux, objectivement, mais l'énergie, elle ne fructifiait pas. Et c'est pour ça qu'il y a une troisième étape qui me paraît fondamentale, j'appelais ça renforcer, renforcement. Et le renforcement, il se base sur un grand principe du vivant, qui s'appelle le principe de l'hormèse, qui est très simple, c'est le principe du casino, plus tu mises, plus tu gagnes, plus tu mises,
plus tu gagnes. Le principe de l'hormèse, il nous dit qu'en fait tout organisme vivant à qui on va appliquer une contrainte, à condition que cette contrainte ne dépasse pas ce qu'il peut supporter.
Il ne faut pas que ta contrainte te tue, sinon c'est perdu, ça paraît évident. Mais tout organisme vivant, et tout organisme vivant, c'est très important, parce que si tu appliques une contrainte à une machine, elle ne va pas se renforcer, Elle va résister à cette contrainte si elle est solide ou elle va casser.
Et il y a une différence fondamentale entre une machine qui est solide et un corps humain qui n'est pas solide, qui est antifragile. C'est un concept qui a été développé, je ne me souviens plus de son nom, qui a écrit un livre magnifique qui s'appelle « Antifragile ».
Tu le sais Alex, je vois que tu le cherches. Vas-y, tout le monde te regarde. Si tu le trouves, tu as le droit à une chure d'oiseau. Un truc dans le genre, bon, je ne me souviens plus de son prénom, enfin de son nom, c'est un Libanais, c'est quelqu'un du Moyen-Orient, d'origine en tout cas parce que son nom a ses consonances là, mais si vous tapez antifragile, qui a vraiment développé ce concept en
disant l'humain n'est ni solide ni faible, contrairement à une machine, tu as des machines qui sont fragiles, il est antifragile. Antifragile, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que la contrainte, alors si elle n'est pas trop forte pour le détruire, la contrainte va amener à une réaction de rebond qui va être une réaction de croissance.
C'est-à-dire que toutes les personnes qui se sentent faibles, qui se sentent encore fragiles, qui se sentent en faible vitalité, bien sûr qu'il va falloir nourrir, bien sûr qu'il va falloir détoxifier, mais vous n'allez pas pouvoir faire l'économie de mettre ce petit peu de vitalité au challenge pour le faire grandir.
Il n'y a pas d'autre moyen, c'est la nature du vivant. Ce n'est pas en restant dans ton canapé, en buvant des jus de carottes, et en te détendant en écoutant des cassettes de sophrologie, ok, ça va faire du job, mais ce n'est pas ça qui va te renforcer.
Or, la plupart de nos organismes sont épuisés, épuisés parce qu'il y a eu, alors c'est très intéressant parce que ce principe de l'antifragilité nous donne quand même les conditions. La contrainte, elle doit être ponctuelle, attention ponctuelle, parce que si elle dure tout le temps, ça conduit à l'épuisement, et c'est d'ailleurs la caractéristique de l'individu, trop de sollicitations ça conduit à l'épuisement, trop peu ça conduit à l'atrophie.
Contrairement à une machine, une machine trop de sollicitation ça va la casser, ça va l'user, mais trop peu par contre c'est super. Je veux dire, tu prends une voiture, si tu la stocke dans des bonnes conditions, à l'abri, sur cale et ainsi de suite, tu la retrouves quelques années après, elle ne s'est pas dégradée.
D'accord ? Un corps humain, si tu le laisses au repos, en permanence, il va se dégrader, il va dysfonctionner, à la fin les muscles vont fondre, la personne n'arrive plus à marcher, elle dégénère littéralement.
L'humain est le vivant, il a besoin d'être sollicité de manière très spécifique, pas sur sollicité, pas sous sollicité, sollicité de manière efficace. Et l'efficacité elle est déterminée par ce principe d'antifragilité, par cette loi de l'hormèse, c'est des contraintes ponctuelles, c'est-à-dire c'est des contraintes limitées dans le temps, intense, et on dit même que plus elle va être intense, plus ça va être efficace, l'idéal étant d'arriver à l'intensité
maximale que l'on peut supporter avant de passer dans le dépassement de notre capacité, et souvent on le dit à une échelle, c'est tu commences à faire un effort quel qu'il soit, effort physique, tu vas avoir une période Bon, tu as un effort où l'effort est agréable, c'est cool, mais il n'y a pas de croissance.
Dans l'agréable, il n'y a pas de croissance, il faut le dire tout de suite. C'est bien, c'est du maintien, tu te rôtines et tu es à l'aise, tu discutes avec ton copain et ainsi de suite, c'est cool, mais il n'y a pas de croissance.
Il y a un moment où tu vas rentrer dans de l'inconfort, un confort chouette, c'est là où il peut y avoir de la croissance. Et si tu pousses le truc très très loin, il y a un moment où tu vas rentrer dans un état de panique, d'affolement complet où ça devient insupportable.
Insupportable, tu es allé trop loin. L'idéal, là où il y a le maximum de gains, c'est quand tu es dans l'inconfort à la limite de la panique. Voilà, alors ça c'est un réglage ténu pour chacun, et c'est par essai et erreur qu'on peut y arriver.
Donc il nous dit, une contrainte ponctuelle et le plus intense possible par rapport à notre capacité individuelle, suivie d'un temps de rebond, d'intégration, Ouais, de repos, mais le terme de repos il est tellement ambigu que moi j'appelle ça un temps d'intégration.
C'est-à-dire un temps dans lequel la contrainte va cesser pour que ton corps puisse intégrer cette contrainte et y répondre de manière adéquate, et c'est très important parce que imaginons si on prend l'exemple de l'effort physique par exemple pour le renforcement, Vous faites une séance super intense, puis vous recommencez le lendemain, sans laisser ce temps de repos et d'intégration, à ce moment-là, le corps tape dans sa réserve, il n'a pas le temps de rebondir, il va retaper dans sa réserve,
et ça, ça conduit à l'épuisement. Tous ces processus-là, c'est une contrainte, une croissance. Et la fin du processus c'est quand il y a eu la croissance, d'accord ? Et si, en le répétant, vous vous rendez compte qu'il n'y a pas une croissance mais une décroissance, c'est que les phases de contraintes sont trop rapprochées et que ça conduit à l'épuisement.
Donc vous voyez à quel point c'est quelque chose de très individuel. Mais ce principe de l'antifragilité nous dit que quand on exerce une contrainte, la contrainte elle est de tout ordre, physique, psychologique, Quand on exerce une contrainte, que cette contrainte est intense, adaptée à l'individu, maximale par rapport à ce qu'il peut supporter, et qu'elle est ponctuelle, qu'elle est suivie d'un temps où la contrainte cesse et où le vivant peut répondre à cette contrainte en créant plus de vitalité,
alors à ce moment-là la résultante c'est plus de vitalité. La résultante c'est une amélioration de la capacité adaptative. Et je vous dis, la contrainte elle peut être physique, le sport intense, le jeûne c'est une contrainte, l'hypoxie aussi quand on fait des respirations par exemple, et qu'on retient sa respiration c'est une contrainte, elle peut être d'autres psychologiques, se mettre au challenge, prendre la parole devant un grand groupe,
oser faire quelque chose qu'on n'avait pas osé faire, et si cette contrainte elle ne nous brise pas, Donc, le rebond de la vie, et c'est ce que j'illustrais ce matin quand je vous parlais par exemple de ma mise en examen où il y a eu une phase complètement down, et puis on rebond.
Là on est typiquement dans de l'antifragilité, et l'antifragilité c'est le propre du vivant, de tout le monde. C'est-à-dire que tous là, autant que vous êtes, nous tous, nous sommes antifragiles, sauf que cette antifragilité elle a des règles et qu'il s'agit de les respecter.
Et trop de sollicitations sans temps de rebond, c'est une catastrophe, ça conduit à l'épuisement. Pas assez de sollicitations, ça conduit à l'atrophie. Nourrir, détoxifier, renforcer, ces trois aspects qu'on va essayer d'illustrer cette semaine dans nos balades physiologiques, ces trois aspects dont je vous parlerai spécifiquement, et on essaie de mettre en place des conditions qui vont vous permettre d'expérimenter tout ça pour vous-même et pour voir un peu les fruits de ce processus-là.
Vous avez compris que dans ce processus autant les principes que j'ai énoncés sont communs à tout le monde, autant leur mise en application va être strictement individuelle. C'est pour ça que c'est important aussi d'avoir un cadre dans lequel chacun va respecter ses besoins.
Ne vous imposez pas de faire quelque chose parce que c'est proposé si ça ne correspond pas à vos besoins. Je dirais même que peut-être la première démarche de santé c'est d'arriver à ressentir ce qui est bon pour nous et à oser le vivre, à oser l'affirmer, à arrêter de suivre les il faut de la société, de notre famille, de nos amis, des gens qui savent pour nous, et de commencer à respecter le il faut de l'intériorité, de la vie.
Cette reconnexion à ce besoin intérieur, à cette écoute intérieure, qui elle va nous conduire là où il faut, parce qu'en fait, au final, la seule qui nous meut c'est cette vie-là, ce n'est pas la vie des autres autour de nous, c'est cette vie-là qui nous soutient, qui nous permet de faire ce que nous devons faire, qui nous permet de vivre la vie que l'on veut vivre, en sachant que la santé telle que je vous la définis, ce n'est pas une finalité, c'est juste un moyen pour moi.
C'est un moyen, il y avait Georges Hébert, l'instructeur de l'armée qui a mis en place une méthode d'entraînement qui disait être fort pour être utile, moi c'est être en santé pour être utile, être en santé pour faire quelque chose d'intéressant dans la vie, être en santé pour réaliser ses rêves, pour aller au bout de ce que l'on ressent au fond de soi.
Parce que si comme moi, et je pense qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui ont été face à des états, des moments de leur vie où ils ont été en précarité physique, c'est des moments où on n'a plus la capacité de faire ce que la vie à l'intérieur nous demande de faire, Et c'est terrible, c'est extrêmement frustrant.
Le but de la santé c'est d'abord d'être en capacité de. Capacité de faire, capacité de vivre, capacité de donner, capacité d'oeuvrer, capacité de créer, capacité de mettre nos bras, notre cœur au service de la vie.
Donc c'est tout ce qu'on va essayer de vous proposer cette semaine. Au travers de mes multiples causeries, j'attirerai votre attention sur ces différentes dimensions. on parlera une fois de nourriture, on parlera une fois de détoxification, on parlera une fois de renforcement, d'accord ? De manière à ce que vous ayez vraiment des clés efficaces, mais au final pensez bien que...
Enfin, on peut apporter des notions générales, mais il va falloir que ça passe par votre expérience, il n'y a rien d'autre. Et il y a une notion sur laquelle j'aimerais bien terminer qui est fondamentale pour moi, c'est la notion d'erreur, parce qu'on est une société qui sanctionne l'erreur, ce qui fait que nous avons toujours considéré que ce qu'on appelle l'erreur est un échec, est un ratage, est une impasse, d'accord ? L'exemple que je voudrais donner,
c'est un peu comme si là on me mettait sur le rocher là-bas une cible, on me donne un arc avec une flèche, et on me dit voilà, maintenant tu vas tirer une flèche dans cette cible, et si tu rates le centre, on te coupe un doigt.
Vous imaginez quelle va être ma capacité d'apprentissage par rapport à une telle challenge. Techniquement, si on me met une cible là-bas, et qu'on me dit tu peux tirer autant de flèches que tu veux pour t'entraîner, tôt ou tard j'arriverai à mettre à 100 % du coup la flèche dans le cœur de la cible.
Mais pour ça, il faudra que j'ai accepté préalablement de faire des tas de tirs d'essai qui vont me permettre de réajuster mon jugement et ma capacité à viser. Si à la première erreur on me coupe un doigt, à la deuxième deux doigts, vous imaginez à quel point ça va être impossible de faire cet apprentissage.
Notre rapport à l'erreur est complètement faux, et d'ailleurs c'est l'une des critiques fondamentales que j'apporte à notre système éducatif, parce que notre système éducatif est un système négatif dans lequel on sanctionne l'erreur, C'est-à-dire que si on considère que ce qu'on appelle erreur c'est juste l'écart qu'il y a entre notre prévision et ce à quoi on veut arriver réellement, et bien cette erreur c'est juste un écart, et un écart qui par nos multiples essais on va réduire jusqu'à arriver à coïncider parfaitement. Et quand on
arrivera à coïncider parfaitement, il y aura eu un réel apprentissage. L'erreur c'est le chemin de l'apprentissage, ce qu'on appelle erreur c'est le chemin de l'apprentissage. Moi, je préfère l'appeler essai. Dans un chemin de réappropriation de sa santé, il va y avoir des essais.
Il va y avoir des essais qui seront fructueux, il va y avoir des essais qui, dans un premier temps, seront infructueux. Mais ces essais infructueux, ce sera votre façon de placer les bornes et les limites de manière à arriver à une seule et même chose, la connaissance de vous-même et de vos propres besoins. Mais le jour où vous arrivez par essais et erreurs, par tâtonnements, par essais successifs, par flèches que vous tirez, et vous tirez trop à gauche, trop à droite,
trop à gauche, trop à droite, trop en haut, trop en bas, ah oui, de plus en plus, le jour où vous arrivez à tirer systématiquement au cœur de la cible, alors à ce moment-là le travail est fait, vous avez reconnecté avec la vie, vous avez reconnecté avec la santé, et à ce moment-là, je dirais pas grand-chose peut vous arrêter.
Et c'est le but aussi de tout ce qui est transmis ici. Donc n'ayez pas peur, n'ayez pas peur de ces erreurs par exemple, de ceux qui vont dire moi je suis resté un peu trop longtemps dans un bain froid par exemple, et après j'ai grelotté toute la journée.
Super, c'est génial, tu as vu ce que c'était que le trop, ce n'est pas grave, tu ne vas pas mourir. Tu as vu ce que c'était que le trop, maintenant tu sauras quand t'arrêter, tu sauras où est la limite, tu l'auras appris par toi-même.
Et je vois vraiment la naturopathie vitaliste d'abord et avant tout comme un chemin de connaissance de soi-même. Tu sais, il y avait un des anciens grecs qui disait « Connais-toi toi-même et tu connaîtras le secret des dieux » Je crois que c'était sur le temple de Delphes que c'était marqué ou l'école de je ne sais pas qui, un ancien, philosophe.
Mais connais-toi toi-même, la santé c'est connaît-toi toi-même, parce que si tu te connais toi-même, tu connais tes besoins, et à ce moment-là si tu n'es pas trop con, tu réponds à ces besoins de manière adaptée.
La plupart du temps c'est qu'on ne connaît pas nos besoins ou on ne les entend pas, ou on nous a donné des mauvaises interprétations de nos besoins, où on nous a dit ce que tu entends là, ça veut dire ça.
En réalité ce n'était pas du tout ça. Donc j'espère que le cadre qu'on va vous donner, j'espère que ce que je vais pouvoir vous transmettre va vous aider, peu ou prou, par certains petits éléments, à reconnecter avec cette vie en vous.
Parce que voilà, parce qu'à part ça il n'y a rien, on n'a rien d'autre. C'est tout, c'est là-dessus qu'on se base, c'est là-dessus qu'on peut avancer, parce que si la flamme n'est plus là, le feu, t'auras beau ajouter des bûches, ça ne servira à rien.
Donc c'est cette flamme-là qu'il faut préserver, qu'il faut apprendre à nourrir, qu'il faut apprendre à écouter, à respecter, à admirer aussi, parce que pour moi il y a vraiment une dimension très profonde, très spirituelle au sens noble du terme, dans vraiment la contemplation de cette vie en nous, et le fait de la voir grandir, grossir et devenir un feu dévorant.
Et je trouve ça magnifique quand une petite flamèche dans un individu devient un feu dévorant, Parce que je pense qu'on est très loin souvent de se douter de là où la vie peut nous emmener quand on la laisse vraiment nous dévorer.
Donc j'espère vraiment que cette semaine, elle contribuera aussi à ce que chacun puisse vraiment trouver des chemins pour faire grossir cette vie, qu'il en reparte avec un feu qui crame davantage, qui pousse davantage.
Je vous remercie, je ne sais pas quelle heure il est.
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