Pour un sol vivant (partie 2) - Comment reconnaitre/ou trouver des légumes nutritifs ?
Cette deuxième partie de la conversation avec André et Vincent part d’une question directe : comment reconnaître, sur le terrain, des légumes produits dans de bonnes conditions ? André détaille les indices visuels et agronomiques à observer lors d’une visite chez un producteur, à commencer par l’état du sol et la présence de couverts végétaux permanents.
La discussion aborde ensuite les outils pratiques pour trouver ces producteurs : la cartographie maraichagesolvivant.fr, les marchés avec vente directe, et les AMAP comme forme d’engagement concret entre consommateurs et agriculteurs. André raconte comment son exploitation est passée de 8 à 80 paniers en deux ans et demi, portée par un réseau humain local.
Thierry et André développent la notion d’autonomie agricole : autonomie en intrants, en prix de vente, en débouchés. Ils soulignent que l’agriculture conventionnelle est structurellement dépendante d’une poignée d’entreprises qui contrôlent semences, engrais et pesticides, alors que le maraîchage sur sol vivant permet de sortir de cette logique.
La conversation se termine sur la question de l’échelle : comment passer de quelques milliers de consommateurs engagés à une autonomie alimentaire villageoise ? André et Vincent évoquent le rôle du réseau Maraîchage Sol Vivant dans la formation, la recherche décentralisée sur les fermes, et la transmission rapide des avancées techniques entre producteurs.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Comment repérer un légume nutritifThierry pose la question centrale : quels signes concrets permettent d’identifier des légumes vraiment nutritifs chez un producteur ?
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2:38La cartographie des sols vivantsAndré présente maraichagesolvivant.fr, un outil pour localiser les producteurs engagés sur tout le territoire français.
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5:17L’association Pour une Agriculture du VivantPrésentation de la PADV, qui cherche à étendre les pratiques sol vivant aux grandes exploitations céréalières et aux filières longues.
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7:50Le modèle AMAP comme levier de développementAndré explique comment le soutien de 80 familles en AMAP lui a permis de passer d’un test sur 8 m² à un hectare six en deux ans et demi.
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10:24Repenser la valeur du métier d’agriculteurThierry et André discutent du statut social et économique de l’agriculteur, et de ce que signifie produire des besoins vitaux pour une communauté.
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12:57Autonomie agricole contre dépendance conventionnelleAndré détaille comment une poignée d’entreprises contrôle semences, engrais et pesticides, et en quoi le sol vivant permet de sortir de cette dépendance.
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15:32Vers une autonomie alimentaire villageoiseAndré et Thierry imaginent des bassins maraîchers locaux capables de nourrir un village entier, avec des effets sur la biodiversité et le climat local.
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18:00La recherche décentralisée sur les fermesVincent explique comment le réseau produit ses propres connaissances techniques en s’appuyant sur les expériences de chaque ferme membre.
📎 Ressources mentionnées
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Cartographie des producteurs en maraîchage sur sol vivant
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Transcription de la vidéo
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André, Vincent, c'est un plaisir de se retrouver à nouveau. Là, moi j'ai une question à vous poser suite à la première vidéo où vraiment vous m'avez montré ce que c'était qu'un sol vivant et à quel point finalement la priorité devrait être mise sur le sol.
Ce que tu m'as dit André, c'est que tu faisais ça avant tout pour produire vraiment à des vraies familles qui mangent vraiment, tu ne joues pas au gentleman farmer du tout, et ce qui t'intéresse c'est de produire vraiment des légumes chargés de nutrition.
Moi ma question c'est comment est-ce qu'on distingue des légumes nutritifs, où est-ce qu'on les trouve, enfin je veux dire, là les gens vont se dire ok, moi j'en veux, j'en veux de ça, comment ça se passe, comment on les repère, voilà, comment ça se passe ?
A.C.C. Ça va être assez simple, visuellement quand tu vas arriver sur ta ferme, tu vas voir que les soldes sont déjà couverts. T.V. Donc il faut déjà aller sur place, c'est intéressant. A.C.C. Oui, il faut aller se renseigner un peu comment ça se passe, poser des questions, c'est quoi tes pratiques, Donc, tu vois, quelques petites notions de base agronomique qui ne sont pas très sorcières tu vois,
et on va demander est-ce que tu as le sol couvert, est-ce que... Thierry Leclerc Je vois, je suis ici, tu vois, je suis à genoux dans tes terrains, je creuse tout de suite, tout ce que je trouve c'est du broyat végétal et ainsi de suite.
Alex Vizorek Chez moi tu ne verras pas le sol quoi. Thierry Leclerc Ouais, tu ne vois jamais le sol. Alex Vizorek Tu ne vois jamais le sol. Thierry Leclerc C'est soit de la paille, c'est soit le foin, ça peut être aussi des bâches, parce que la bâche elle a quand même cette capacité à couvrir les sols, et puis en même temps à désherber, si au bout d'un moment ça s'enherbe on remet la bâche, on désherbe. Donc là, quand on voit des terrains bâchés il y a
quand même cette peau, cette couverture qui est faite avec la bâche. Thierry Leclerc A condition que ce ne soit pas pour stériliser les sols, donc c'est là où il faut arriver à trouver le juste milieu.
Alexandre La bâche de stérilisation c'est une bâche transparente, ce qui laisse passer, qui fait chauffer juste en dessous, c'est vraiment les bâches transparentes qui fait effet de cerf.
là les bâches noires ne font pas effet de serre, le sol est bien frais en dessous quoi. Qu'est-ce qu'il y a d'autre après ? A voir, c'est voir est-ce qu'on peut poser la question du taux de matière organique, les sols maraîchers classiques sont entre 1 et 3 % de matière organique, en sol vivant on va être entre 4 et 6.
Thierry Leccercie D'accord, ça les agriculteurs le savent ? Normalement ils le savent, ils sont censés savoir, de dire je suis à 2 points de matière organique, là on est un sol qui a une très faible activité biologique, donc on n'est pas sur du sol vivant.
Alors après, on peut avoir un agriculteur qui s'installe, qui vient de s'installer, qui hérite d'un sol à 2 % et qui veut faire le chemin pour aller vers... Donc là, on va voir que les sols sont quand même couverts et qu'il y a toute une démarche. Donc de toute façon, il va vraiment...
Vu l'état de santé de nos sols en France, il va falloir être extrêmement tolérant, être vraiment dans une posture, quand on est consommateur, d'accompagnement des agriculteurs. de dire je te soutiens parce que tu te poses les bonnes questions, tu changes tes pratiques et ça va prendre du temps de remettre l'activité biologique partout parce qu'on a mis 30 ans, 40 ans à la dégrader, on ne va pas la grader en un an, ce n'est pas possible.
Donc c'est une autre manière aussi d'identifier où est-ce qu'on peut acheter les légumes, c'est les cartographies qu'on a mis en place autour des sols vivants, une cartographie des sols vivants qu'on peut retrouver sur le site maraîchage-sol-vivant.fr où il y a sur la carte, ça couvre quand même relativement bien tout le territoire, les acteurs du sol vivant, tant en maraîchage qu'aussi en fruits, en vins, aussi pour l'élevage, la production de céréales, parce qu'on a quand même une nutrition
qui est beaucoup basée aussi sur les céréales. Donc voilà comment on va un peu identifier les acteurs sur le territoire. Après, il y a aussi des points d'achoppement qui ne sont pas forcément sol vivant, mais qui permettent de retrouver du lien direct avec le producteur, ça c'est important.
Et ça va être le marché, on est en contact direct avec le producteur, si tant est que c'est bien un producteur et non pas un revendeur, ce qui peut être aussi le cas quand même, donc ça c'est d'où viennent vos légumes, est-ce que ça vient de votre jardin, donc ça c'est une question toute bête.
Ah oui, ils viennent de votre jardin, est-ce que je peux aller le voir, est-ce que je peux aller le visiter, c'est la curiosité qui va permettre de bien comprendre, et puis ensuite d'aller visiter la ferme et de voir est-ce qu'il y a du paillage, est-ce que il y a...
C'est vrai qu'on peut faire un petit coup de bêche, ça coûte rien un petit coup de bêche, est-ce que le sol il est... est-ce qu'il y a de la porosité, comme on a vu tout à l'heure, et c'est pas grand-chose, et en même temps ça dit déjà très long sur le niveau où en est l'agriculteur.
Et puis après d'autres systèmes de circuit court, on les connaît, c'est les AMAP, les systèmes de panier de légumes, Thierry Leclerc qui n'en a pas parlé publiquement. Thierry Leclerc les magasins de producteurs, mais après si on veut vraiment avoir du sol vivant, ce n'est pas parce qu'on achète local qu'on va l'avoir, ce n'est pas une garantie du tout, la garantie c'est d'aller voir, de poser les questions.
Voilà, on travaille aussi sur le développement un peu, d'essayer de travailler sur des images, des labels qui vont être créés, donc il y a eu une association qui a été créée pour ça, qui s'appelle Pour une agriculture du vivant, PADV, Pour une agriculture du vivant, et là l'idée c'était aussi de refaire du lien avec les agriculteurs quels qu'ils soit pas forcément les petits qui font les circuits courts, mais aussi des agriculteurs qui travaillent plus à grande échelle,
des céréaliers sur des centaines d'hectares, mais qui ont profondément envie de changer leur pratique, d'aller vers les sols vivants, et ils remettent les couverts végétaux, ils arrêtent de travailler les sols, ils font tout le travail, et derrière ça va créer des filières longues où il y aura peut-être la pastille à un moment donné, les sols vivants, donc ça c'est en cours de création, va falloir être un petit peu patient, parce que ça vient juste d'arriver et ça
va prendre énormément de temps d'informer toutes les personnes de la filière, un peu tous les intermédiaires aussi, mais c'est pour dire que la révolution il va falloir l'entamer à toutes les échelles, à l'échelle courte avec le petit producteur local mais aussi avec les chaînes longues où il y a les transformateurs, il y a les distributeurs et que ces gens-là sont aussi demandeurs de changements de pratiques, d'aller vers des bonnes pratiques, et à nous de les accompagner, à nous de les soutenir.
Et c'est vrai que le consommateur a un pouvoir énorme, parce que c'est quand même lui qui décide où est-ce qu'il met son argent. Et quand il fait le choix de mettre son argent dans le petit producteur loco, dans des produits non transformés, et bien il va directement, forcément, soutenir cette agriculture et va contribuer profondément à tous ces changements de pratiques qui sont nécessaires pour la survie de la planète tout simplement, c'est vraiment cet enjeu-là de ne pas vivre sur un désert, voilà. Thierry Leclerc,
toi André, tu as choisi de produire sous forme d'AMAP, tu peux m'expliquer ce choix ? Ben, c'était un choix, déjà, c'était éthique, c'est-à-dire que ça me permettait de créer du lien avec le consommateur, on fait 48 livraisons sur 52 semaines dans l'année, que mon travail soit reconnu et qu'il y ait un impact direct sur la santé et sur le bien-être de la personne, parce qu'en consommant mes légumes toutes les semaines, bien sûr il y a un impact si tu viens le consommer de temps en temps et que tu considères que l'exploitation
c'est une pharmacie, ça ne peut pas être... Thierry Lalonde Oui, tu viens juste quand tu es malade. Ouais, voilà, tu vois, donc ce n'est pas ce rôle-là que je souhaitais.
C'était aussi créer du lien qu'à la fin les Amapiens c'est une bande de potes qui te soutiennent, tu vois. Il y en a qui nous suivent depuis le début, je te dis on a commencé avec 8 paniers, aujourd'hui on est quasiment 80, donc c'est vraiment des gens qui sont venus, qui m'ont soutenu.
Moi, quand j'ai démarré, j'avais quasiment rien, juste 1000 m2, on était sur des tests, tu vois, et en deux ans et demi, grâce à cette force humaine, eh bien, on arrive à faire un hectare 6, et à lancer un beau projet, nourrir du monde et aller de l'avant chaque jour, tu vois.
Donc, c'est grâce à cet engagement-là, aussi, et à cette bande de copains qu'on a pu développer notre système agricole. Me dégager aussi du temps parce que je m'engage beaucoup sur l'associatif dans le département pour une transition agricole, donc avec des associations comme Ramenta Grains pour la semence, Biodynamie Roussillon pour la préparation de préparants en biodynamie, Maraîchage sol vivant, et donc là on essaie de communiquer de plus en plus directement sur le consommateur final, sur les pratiques
agricoles et tout ça. Donc par exemple, là on a monté un festival qui s'appelle Permaculturelne et donc qui a accueilli cette année plus de 2500 personnes sur l'exploitation. Thierry Leclerc Aelne, un peu au sud de Perpignan.
Voilà, tout à fait là, et donc sur l'exploitation les gens ont pu voir un peu qu'est-ce que c'était les sols vivants, comment on travaille, on a grattouillé les sols là comme on a fait tout à l'heure, et donc on leur a montré exactement ce que c'était. Il y a eu du goût, il y a des restaurateurs qui sont venus, qui ont montré, parce qu'il y a des restaurateurs qui travaillent maintenant uniquement que du sol vivant dans le département, au niveau légumes.
Thierry Lecce. Parce qu'ils ont mesuré la différence ? André Lecce. Parce que le goût est exceptionnel. Et là j'ai des restaurants sur Argelès et tout ça qui me disent André, le client maintenant, il vient au restaurant et à la fin du repas, il me dit mais d'où ils sortent ces légumes quoi ?
Parce qu'à l'époque, on disait c'est quoi cette viande, ce poisson, cette sauce et tout ça. Non, maintenant c'est le légume tu vois, ils sont quand même bluffés. Et donc ça, c'est super intéressant et on le remarque au quotidien. Quand on mange nos blettes, c'est très salé parce qu'il y a des taux de sel minéraux énormes à l'intérieur.
La dernière fois, ma mère a fait des coulis de tomates, elle m'a dit je ne pourrais pas dû rajouter du sel parce que maintenant elle est trop salée tu vois. tu vois, il y a des résultats très rapidement quoi, et donc ça c'est vraiment exceptionnel, et donc la MAP c'est vraiment génial par rapport à ça parce que les gens en profitent pleinement toute l'année, voilà.
Thierry Leccercie C'est marrant parce que moi de temps en temps dans mes délires là je rêve d'agriculteur de village, tu vois, qui soit payé par le village à qui on assure, on dit voilà, nous on te lâche un gros salaire, tu vois, un salaire conséquent parce que pour moi c'est gros salaire, parce que pour moi celui qui produit la nourriture il est à la base des besoins vitaux, Tu vois, c'est comme celui qui construit les maisons, c'est comme celui qui produit les vêtements, enfin là on est vraiment
dans les besoins vitaux de l'humain, on t'assure une sécurité financière et tu es libre de produire pour le village, je dirais même à l'échelle d'un village des légumes gratuits, tu imagines une armée de 10-15 producteurs qui produisent pour le village, et les gens, tout le monde, on parle toujours de revenu universel, mais en fait, moi je me dis on n'a pas besoin de revenu universel, on a besoin de nourriture, on a besoin d'avoir nos besoins qui sont couverts,
on n'a pas besoin de temps d'argent, mais on a besoin de produits de qualité. Mais c'est ça qui est génial, c'est parce que tu vois, on a redoré le blason de l'agriculteur tu vois. À l'époque c'était toujours le dernier de la classe, tu ne sais pas quoi faire, tu seras agriculteur et tout ça.
Aujourd'hui on veut de l'agriculteur qui soit informé, qui soit à l'avant-garde, qui soit intelligent tu vois, qui fait de la recherche et qui ne campe pas sur ses acquis tu vois, aller toujours plus loin.
Et là en travaillant avec le vivant, ça te pousse, Et les copains, vu qu'on est en réseau, il y en a un qui va trouver un truc, et moi je vais aller plus loin, et donc on pousse le bouchon toujours au maximum, tu vois, et on rentre dans la subtilité, c'est pour ça que je te dis, on intègre de la biodynamie, certains intègrent des ferments, d'autres travaillent, ben là nous on travaille de plus en plus sur la semence, la semence paysanne.
Oui, on va y consacrer une vidéo. Qui est assez exceptionnelle et qui va nous apporter des apports nutritifs, mais truc de fou quoi, tu vois. Donc nous, moi je suis un passionné du terroir, je suis un catalan dans l'âme tu vois, et je veux vraiment travailler sur ma semence autochtone tu vois, sur la semence catalane, et ça j'y travaille énormément, le terroir, la notion de terroir, et le travail des anciens.
Ce n'est pas parce qu'on va vers une agriculture moderne qu'il faut oublier les anciens, moi je me rencarde beaucoup avec les anciens, alors qu'est-ce que tu faisais à l'époque, quelle semence tu pratiquais, ton père comment il faisait le terreau, avec quelle fumier tu vois, il y a plein de questions comme ça, et les anciens nous apportent énormément de choses tu vois, et donc on crée du lien.
Et c'est vraiment la nécessité de créer du lien, que l'agriculteur sorte un peu de son champ pour observer qu'est-ce qui se passe autour de lui, pour apprendre, pour se former, Thierry Leccet. Écouter les besoins aussi des gens qui consomment.
Romain Collet. Écouter les besoins des gens qui consomment, se regrouper entre producteurs, parce que ça c'est vraiment quelque chose qu'il faut favoriser, c'est le regroupement de producteurs pour ramener les produits d'un territoire donné à un seul endroit et de recréer cette dynamique où les producteurs se complètent et s'organisent sur la commercialisation.
C'est vraiment une démarche aussi d'autonomisation de tout le monde agricole tant au niveau de la production, on n'a plus besoin de fertilisants extérieurs, mais aussi d'un point de vue, ma mise sur le prix.
et pour avoir une bonne visibilité, il faut que l'agriculteur retrouve de la visibilité sur son prix, sur ses débouchés. Et il y a cette opportunité énorme grâce à ces nouvelles pratiques de pouvoir maîtriser son prix de vente, maîtriser ses moyens de commercialisation.
et ça c'est vraiment vachement important pour l'agriculteur parce que c'est un dégain énorme par rapport à ce qui se faisait jusqu'à là classiquement. Thierry Marcet Tu parles d'autonomie, moi c'est un terme qui m'importe énormément, l'autonomie, parce que je crois que c'est la base de la liberté, puis de construire un monde égalitaire et non violent il me semble, l'autonomie, parce que tant que tu n'es pas autonome finalement tu fais supporter aux autres et tu supportes toi-même.
Tu me faisais remarquer André qu'actuellement l'agriculture conventionnelle et tout sauf une démarche autonome, puisqu'en fait tout est fichelé par un peu. A. Oui, c'est peu qui détiennent tout ça, une poignée d'entreprises vont détenir la semence, vont détenir derrière, en plus qu'ils prenaient des pratiques qui ne sont pas exceptionnelles aussi, comme on en parlait tout à l'heure, pratiques sur sol mort, donc derrière des légumes malades qu'il va falloir soigner, donc produits chimiques dessus,
donc celui qui fait la semence, celui qui fait le produit chimique, et le délire c'est que celui qui propose tout ça aux agriculteurs va aussi soigner les cancers, on ne va pas donner une marque, mais vous voyez, on ne peut pas aller à Bayer par exemple, ils font ça et ils travaillent, nous on travaille sur le vivant, eux ils travaillent sur la mort et sur la maladie et tout ça.
Donc à un moment donné il faut se poser la vraie question, est-ce qu'on ne va pas mettre en place plutôt des systèmes de santé comme tu disais tout à l'heure, santé pour la terre, santé pour l'humain, pour que derrière...
Thierry Samitieri Parce que les deux vont de paire d'ailleurs. Vincent Laleu De toute façon, on est complètement liés, donc si on met ça en place, on crée des cercles virtueux, et à partir de là tout va mieux, tu vois. Donc à un moment donné, comme disait Vincent, il va falloir mettre notre argent et faire tourner notre consommation vers ces cercles virtueux, et un peu abandonner tous ces produits-là qui sont une catastrophe.
Et donc à rentrer dans une phase militante où pour l'instant on est peut-être 2 ou 3 000 à manger en France régulièrement du maraîchage sur sol vivant, et bien si on impulse par des dons, par du soutien communement et tout ça, et bien on va booster souvent ces jeunes qui sont en train de s'installer.
et eux ils ne cherchent que ça, c'est donner du sens à leur travail, donner du sens à la vie. Et donc en faisant ça, on relance. Et donc refaire par exemple des bassins maraîchers sur nos villages, arriver à une autonomie dans nos villages.
Oui, une autonomie villageoise. Ça va être fantastique ça, parce que tout le monde, même s'ils n'ont pas l'éthique de manger du bon, tu vas tellement produire en quantité qu'automatiquement tu vas reverser dans ton système villageois de la nourriture saine et nutritive, et une amélioration sur le cadre de vie aussi avec une biodiversité qui revient, des arbres dans ton système, tu peux modifier aussi ton climat, tu vois, très localement, ça c'est vu dans différentes zones sur
la planète, donc il y a vraiment un truc fantastique à faire, moi je le challenge et il est fantastique à relever, moi je suis super optimiste pour les années à venir. Thierry Falconer. Et le truc que je remarque, c'est que c'est quand même relativement simple, C'est-à-dire que toi par exemple André, tu ne viens pas de l'agriculture ?
André Gouint Non, moi j'ai fait une carrière de 12 ans dans les produits d'amer et j'ai terminé poissonnier tu vois. Thierry Coumint D'accord, tu étais poissonnier.
André Gouint Voilà. Thierry Couint Et tu as basculé producteur pour 80 familles en très peu de temps. André Gouint Voilà, moi ça s'est initié, j'ai fait ma batterie de test 2015-2016, juin 2017. Thierry Couint Tu n'as pas fait d'études ? André Gouin Non, enfin j'avais fait un bac en agricole si tu veux, mais qui ne m'a servi absolument à rien parce que le bac à l'agricole ça remonte à 18 ans en arrière, et on ne nous apprenait absolument pas à faire, c'était un bac général déjà,
ce n'était pas très technique, on nous apprenait le labour, les MPK à mettre dans le sol et tout ça. Thierry Lafontaine. Oui, la table d'été pour te payer un gros tracteur. Thierry Lafontaine. Voilà, c'était un peu ça l'idée.
Thierry Lafontaine. Oui, c'était partir au clash, et en fait ça ne m'a pas du tout plu, moi je suis parti plutôt dans des études commerciales par la suite, tu vois, et là par contre j'ai bien galéré quand même pendant un an et demi, quand j'ai découvert le mot permaculture et tout ça, et tout ce qu'il y avait sur internet et tout ça, je me suis bien confronté à des problèmes parce qu'il y avait beaucoup de désinformation, pas assez technique,
pas assez professionnel et tout ça, tu vois. Thierry Leccercie. Mais c'est là où le réseau maraîchage sur le vivant est très important, parce que c'est du concret, du factuel, c'est des gens qui produisent vraiment de la nourriture, ce n'est pas des gens qui rêvent et qui répondent réellement au problème.
Et comme j'ai dit à Vincent, j'aurais rencontré le réseau Maraîchage sur le vivant en 2015, en 2016 c'était lancé et aujourd'hui peut-être on serait sur 3 hectares, je ne sais rien tu vois, ce serait encore, parce qu'on avance à une vitesse grand V quoi, et chaque semaine notamment Vincent et tous ses copains ce qu'ils font à mettre ces vidéos en ligne et tout ça, eh bien on a des nouvelles informations, on a les meilleurs chercheurs mondiaux qui sont dans le réseau tu vois,
et ça c'est exceptionnel quoi. Pour parler d'autonomie, on s'est rendu autonome en termes de recherche et développement sur les fermes. Il n'y a pas de grosses plateformes et de grosses machineries et de gros budgets, mais des recherches in situ sur toutes les fermes du réseau.
Les gens essayent, innovent, mettent au point des choses auxquelles on n'avait jamais pensé. Et après, c'est diffusé gratuitement avec les vidéos. et on organise nous-mêmes les formations tant pour les maraîchers qui veulent s'améliorer, changer de pratiques, que aussi pour les porteurs de projets qui eux ont tout à apprendre et du coup on est autonome dans la formation des porteurs de projets parce qu'on organise des formations avec le réseau maraîchage sol vivant. On a monté une entreprise qui
s'appelle ver de terre production qui pareil va chercher à diffuser tous les savoirs agroécologiques et les rendre accessibles le plus largement possible. Donc c'est vraiment, l'autonomie elle est sur tous les niveaux, elle est sur tous les niveaux, sur l'approvisionnement initial mais aussi la provision de connaissances, sur la circulation des informations, quand tout est ouvert et bien ça va très très vite. C'est à dire que ce réseau il est en train d'exposer parce qu'on a des outils extraordinaires avec
l'informatique pour changer d'échelle vraiment très rapidement. L'autonomie, je rajoute un petit truc, c'est juste, tu vois, c'est pas que des promenades qui ouvrent des chaînes YouTube, c'est du jardinier amateur, c'est des gens que j'ai rencontrés sur l'exploit, des petits jardiniers du dimanche qui mettent en place des pratiques MSV et qui donc fixent du carbone dans leurs petits terrains de 50 mètres carrés, 100 mètres carrés, parce que c'est accessible à toute taille
quoi et ça c'est exceptionnel et donc on arrive à une autonomie la plus globale possible et même des petits jardiniers amateurs arrivent à créer de l'abondance et à redistribuer à leur famille, enfin tu vois, on est vraiment dans un cercle vertueux mais à fond quoi, c'est génial quoi.
C'est-à-dire que comme on a simplifié extraordinairement l'itinéraire technique, on n'a quasiment plus besoin de désherber quoi, sauf si on fait des conneries quoi, à chaque fois qu'on fait une connerie, là il faut bosser un peu, mais si les choses ont été bien réfléchies et bien conçues, il y a juste à semer ou planter et à récolter, et du coup le jardin devient accessible à tous.
Oui, ça c'est un truc qui est très important parce que, vu de loin, on a quand même l'impression que produire de la nourriture c'est compliqué. Il faut faire des tas d'études agricoles, il faut beaucoup de matériel, il faut des gros tracteurs, enfin je veux dire, la plupart des gens ne s'y mettent pas parce que la tâche est colossale.
Moi ce que je retiens de votre discours, c'est totalement l'inverse, c'est qu'en fait ce n'est pas compliqué. A.C.C. Ce n'est pas compliqué, c'est accessible à tous.
T.L.L. Excuse-moi, je te coupe, mais quand je vois l'exemple de André qui passe de poissonnier à producteur pour 80 familles. Non mais, tu vois ce que je veux dire ? On se dit mais tu as fait quoi comme études, tu as suivi quoi comme itinéraire, tu as été suivi par qui ?
Non, rien du tout, j'avais envie et puis je l'ai fait. Thierry Lafontaine. Oui, et si tu veux, ce métier a tellement de sens à tout niveau qu'en fait tu te passionnes pour le truc et donc tu accumules de l'information, de l'information, de l'information, tu vois ?
Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui en 3 ans ça ne me dérange pas d'aller former des gars parce qu'on a un dialogue qui est super haut poil, on sait ce qu'on fait parce qu'on le pratique au quotidien tu vois, et c'est très simple au final, donc la simplicité on arrive quand même à la diffuser sans problème quoi.
Donc c'est ça qui fait vraiment notre force à tous quoi. Thierry Lecce Pour résumer, pour trouver des légumes de qualité, il faut recréer du lien, est-ce que c'est ça ?
Il faut aller voir l'agriculteur parce que de toute façon il n'y a pas le choix, il faut aller le voir, il ne faut pas se cacher derrière des labels. Il faut se bouger, il faut vraiment en avoir envie, prendre en main sa santé, tout simplement, en disant que, de toute façon, notre premier médicament, c'est notre alimentation, c'est à partir de là qu'on travaille sur notre santé, la pleine santé, comme tu disais tout à l'heure.
On regarde les pratiques, on va vers l'agriculteur qui a envie d'ouvrir ses portes, qui ne se cache pas aussi, parce qu'il y en a plein qui se cachent, tu vois. Donc aujourd'hui nous on ouvre les portes de l'exploitation 5-6 fois par an tu vois, donc si le mec il ouvre ses portes qu'il n'a rien à se reprocher tu vois, déjà d'une ça va être assez facile et on va voir que c'est ce qu'il fait, on le bombarde de questions et ça lui fera plaisir de toute façon de vous
répondre et à partir de là vous aurez une alimentation saine et nutritive. Nous ce qu'on fera c'est que peut-être sur la vidéo pour le département 66 là, je vais mettre le nom de tous les copains qui sont en production.
Voilà, tout à fait, donc vous allez voir qu'il y a un bon petit maillage départemental qui est déjà mis en place. Thierry Lepage. Petite dédicace aux Pires et les Royaumes à Catalogne.
Ah ouais, c'est le terroir comme on dit tout à l'heure. Thierry Lepage. Tous les deux, on est d'accord, on est partis. On s'est filés la minute et tout à l'heure.
Voilà, et après au niveau national comme disait Vincent, il y a le site internet. Vincent Roux. Sur levivant.fr, là on va retrouver vraiment toute la liste au niveau national des producteurs, Et puis, c'est vraiment la curiosité, il faut que les gens se reposent les questions de où vient mon aliment, où est-ce que vient mon produit, comment est-ce qu'il a été transformé, comment est-ce qu'il a été produit, et ça c'est vraiment la clé, la curiosité pour remettre la main sur sa santé.
Je pense que ça peut être la conclusion. Thierry Marchefort-Lambert Et bien moi en dernière conclusion, parce que vraiment ton exemple moi je le trouve emblématique, c'est-à-dire en très peu de temps tu as véritablement une révolution intérieure pour toi, et une révolution extérieure, c'est juste en deux mots, comment est-ce qu'on passe du sol mort au sol vivant ?
Parce que tu vois, il y en a peut-être qui n'auront pas vu la première vidéo, c'est quoi le secret, qui en fait est relativement simple, c'est quoi le secret pour passer d'une agriculture dans laquelle les sols sont morts, on galère, on doit batailler contre les maladies et ainsi de suite, à une forme de production alimentaire dans lequel les choses sont simples, évidentes et spontanées ?
Alors la remise en vie des sols, ça nous prend quand même plutôt 4 heures pour l'expliquer. Alors on peut toujours essayer de simplifier au maximum. Alors déjà, on m'a préconisé de s'installer sur un sol vivant.
Donc vous partez d'une prairie, vous mettez une bâche dessus, et vous plantez dans la bâche les légumes. Et l'année d'après, il n'y a plus besoin de bâche. Et vous avez fait une transition immédiate.
Mais ça, c'était facile parce que vous partiez d'un sol vivant. Et les prairies qui sont poussantes, qui font un gros volume de... dire au moins un mètre, un mètre cinquante au mois de juin, là vous êtes garantis qu'il y a de l'activité biologique et ça va fonctionner très rapidement.
Deuxième cas de figure, vous partez d'un sol qui a été travaillé ou quand vous regardez la pousse spontanée, la végétation ne dépasse pas 30-40 centimètres, là attention il n'y a plus de matière organique dans les sols et quand on...
une façon de relancer cette machine et bien c'est de faire un entrant massif, donc qu'on apporte énormément de carbone en un temps très court, donc ça va être un exemple, ça va être 10 cm de broyat de BRF, de copeaux de bois qu'on va poser sur le sol et qu'on va intégrer une dernière fois au sol, et en l'intégrant, ça va activer toutes les bactéries, les champignons autour de ce carbone qu'on va apporter, ça va commencer à relarguer énormément d'éléments chimiques,
d'éléments nutritifs pour les plantes. Une autre solution ça peut être, on apporte 30 centimètres d'un mélange, il faut mettre un petit peu d'azote quand même pour que la plante pousse, sinon on a un problème de pousse au départ, il faut un équilibre carbone-azote, donc par exemple du fumier de cheval c'est un bon équilibre carbone-azote, si on veut que ça pousse tout de suite on va mettre du BRF et des tontes de gazon, et là on va donner à la fois à manger aux bactéries pour les lancer à décomposer le carbone,
et on va en même temps donner à manger aux plantes avec le gazon, ça va tout de suite nourrir les plantes. Et puis le carbone, ça va être le temps long pour les micro-organismes. Et avec cette stratégie-là, on va avoir remis un sol en 6 mois.
En 6 mois, les bactéries, les champignons reviennent et pour les verres de terre, il faut plutôt 2-3 ans. C'est-à-dire pour repasser du 50 grammes, 30 grammes au mètre carré de verre de terre à l'entrecôte de 500 grammes de verre de terre, il va falloir...
Thierry Lecce L'entrecôte normande. Olivier Roland Oui, oui, oui, il va falloir 2-3 ans parce que c'est des populations un peu plus longues à revenir, voilà. Donc ça, c'est les stratégies pour cultiver immédiatement et remettre un jardin en place où derrière, il n'y aura plus besoin de fertiliser et par contre, on va respecter toujours une règle qui est, chaque année on va apporter 15 centimètres de paille, on va apporter chaque année de la
nourriture aux acteurs, c'est-à-dire que si on veut… Thierry Marchefort On ne nourrit pas les plantes, on nourrit le sol. André Richard On nourrit l'activité biologique des sols, tous les micro-organismes, les vers de terre, et si on arrête de les nourrir, là il va y avoir un problème, voilà. Thierry Marchefort Et tout ça, on le retrouve sur la chaîne maraîchage sol vivant sur YouTube.
André Richard Tout à fait. Thierry Marchefort Maraîchage sol vivant c'est aussi un réseau. On le trouve chez André à Helm dans le 66, chez tous les copains du 66 aussi. Thierry Leclerc Voilà, et tous les agriculteurs désireux de changement, tous les jeunes qui sortent des BEPRA ou d'autres formations qui veulent s'installer, je les invite vraiment à me contacter ou à contacter les collègues.
Thierry Leclerc Et à venir voir. Thierry Leclerc Venez voir sur l'exploitation, moi je prends toujours un gars qui me dit moi je voudrais m'installer et tout ça, mais il n'y a pas de problème, tu viens de suite, j'arrête tout, je t'explique tout.
L'idée c'est, il faut les remettre en route, leur donner un maximum de chance parce que moi quand j'ai démarré dans le département, ce réseau n'existait pas. J'ai fait la traversée du désert pendant un an et demi tout seul, à faire des échecs, des échecs, des échecs, tu vois. Et en fait tu deviens un maraîcher au lieu de faire un maraîcher.
Donc voilà, il faut leur donner la possibilité d'aller vite. D'aller vite et... De profiter de ton décale. Ben voilà, c'est ça. Et de tout le réseau, de leur donner l'information pour que derrière ça envoie de suite, tu vois. Et plus il y en aura et mieux ça ira.
Là on a de super projets où on veut créer des marchés juste en sol vivant, des trucs où on est vraiment sur un esprit qualitatif au maximum où les gens quand ils vont venir là, ils ne vont pas se tromper.
Donc ça c'est des projets qui vont arriver dans les six prochains mois. On a la deuxième journée départementale des sols vivants qui va avoir lieu au mois de novembre où là il y aura aussi des têtes d'affiches maraîchères mais aussi scientifiques qui viendront expliquer.
Tu es au courant que je serai là ? Ouais, complètement, c'est ça. Ce serait cool aussi que tu puisses intervenir complètement parce qu'on est quand même dans l'adéquation. Et ça marche, ça marche, ça marche parce que les gens viennent, tu vois le festival il y a 2500 personnes, maintenant ça y est, les médias et tout ça, ils sont tous ouverts, on a les feux ouverts partout, donc maintenant il faut y aller et expliquer tout ça aux maximums de
personnes et qui veut vient dans le bateau du sol vivant. Ça je trouve que c'est la puissance du message, et surtout qu'effectivement si on intègre que les besoins en nourriture et en alimentation sont parmi les besoins vitaux premiers de l'individu, on replace la production alimentaire au premier plan, la noblesse et la fierté de produire des légumes de qualité, et de gérer ça en réseau horizontal qui n'est plus assujetti à des intérêts particuliers, commerciaux et capitalistes, mais qui est juste géré par les acteurs eux-mêmes,
et là vous êtes vraiment en train de faire une punaise de révolution les gars. Oui, mais du sens, quand je vois moi tous ces gens-là qui sont en train de prendre des compléments alimentaires, encore alimentés des multinationales, que tu sais très bien que tu ne fixes carrément pas dans ton corps ces trucs, ça te coûte un bras, viens à Namap, tu sors 72 euros par mois et tu nourris ta famille à gogo de légumes, tu vois. À un moment donné, voilà, remettons les choses en ordre,
si on a eu des carences alimentaires dans nos corps, c'est qu'on était sur des sols morts tout simplement, donc retournons vers ceux qui donnent vie à nos sols et qui crée une alimentation nutritive tout simplement.
Thierry Leccercie Vincent, André, on a encore pas mal à partager, je crois que tu veux nous parler de semences et ainsi de suite, on fait une petite coupure et on se retrouve tout de suite pour la suite.
Ça marche ? Merci les gars !
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