PODCAST - Sortir de la pensée dogmatique - Épisode 6 - Pourquoi nous avons peur du vivant ?
Ce sixième et dernier épisode de la série « Sortir du dogme » revient sur la thèse centrale qui a traversé les cinq précédents : le dogme naît là où le vivant déborde. Thierry part d’un constat simple : ce n’est pas la complexité du vivant qui pose problème, c’est notre incapacité à tolérer sa liberté. Dès qu’un outil, une pratique ou un symptôme refuse d’entrer dans une case, la tentation est de forcer la case plutôt que d’élargir le regard.
Une large partie de l’épisode porte sur les limites de l’approche réductionniste en physiologie. Thierry explique pourquoi étudier chaque organe ou chaque mitochondrie séparément ne permet pas de comprendre la santé : celle-ci est une propriété émergente, c’est-à-dire qu’elle apparaît dans la relation entre les systèmes, pas dans leurs composants isolés. Il cite Ambroise Paré, médecin du XVIe siècle, dont la formule « je soigne et Dieu guérit » illustre cette intuition : le soignant prépare les conditions, il ne fabrique pas mécaniquement la guérison.
Thierry développe ensuite une métaphore du saut dans l’abîme pour décrire ce que signifie s’abandonner au vivant plutôt que de l’analyser depuis le bord. Il oppose deux postures : celle qui accumule des variables pour éviter de sauter, et celle qui fait le choix de plonger, que ce soit dans le jeûne, l’exposition au froid, l’exercice ou d’autres pratiques. Ce choix, dit-il, n’est pas un effort surhumain mais un consentement, et c’est précisément ce que la pensée idéologique cherche à empêcher.
L’épisode se conclut sur une dimension que Thierry revendique explicitement : l’amour comme force de promotion du vivant. Il avance que la vie n’est pas réductible à un assemblage de cellules et que ce qui lui échappe à l’outil rationaliste, foi, espérance, relation, n’est pas pour autant insignifiant. Le vrai clivage de notre époque, selon lui, n’est pas politique ou culturel mais se situe entre contrôle et service, entre la peur du vivant et la confiance en lui.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Bilan des cinq épisodes précédentsThierry rappelle les thèmes abordés dans la série et pose la question centrale : pourquoi le vivant résiste-t-il à toute approche figée ?
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3:21La peur du vivant, racine du dogmeThierry formule sa thèse : le problème n’est pas la complexité du vivant mais notre incapacité à supporter sa liberté et son imprévisibilité.
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6:42La santé comme propriété émergenteIl explique pourquoi la santé n’existe pas dans les organes isolés mais apparaît dans la qualité des relations entre les systèmes du corps.
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10:03Les limites du réductionnisme scientifiqueThierry distingue découvrir et comprendre, et montre pourquoi étudier des micro-phénomènes ne permet pas de saisir le vivant dans sa globalité.
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13:23Ambroise Paré et l’intuition du soignantLa formule « je soigne et Dieu guérit » illustre que le soignant prépare l’apparition de la santé sans la produire mécaniquement.
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20:04Plonger dans l’abîme ou rester sur le bordLa métaphore du saut décrit deux postures face au vivant : accumuler des analyses pour éviter d’agir, ou faire le choix de s’y abandonner.
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26:45Bûchers médiatiques et pensée zététiqueThierry revient sur les mécanismes de censure et de délation qui, selon lui, reproduisent la logique inquisitoriale pour décourager l’expérimentation personnelle.
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33:25L’amour comme force du vivantIl avance que la vie n’est pas un simple assemblage cellulaire et que l’amour, la foi et la relation jouent un rôle que la science réductionniste ne peut pas mesurer.
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36:46Le repentir comme changement de penteThierry reprend l’étymologie du mot repentir pour décrire le moment où l’on choisit de changer de direction, indépendamment de toute connotation religieuse.
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40:06Consentir à la liberté du vivant pour conclureIl résume la série autour d’un clivage central : contrôle contre service, peur contre confiance, et invite à renoncer au fantasme de maîtrise totale.
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Thierry Samitier-Leclerc Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver, c'est un immense plaisir de vous retrouver avec ce beau soleil printanier, pour le dernier épisode de cette série qui s'appelle « Sortir du dogme de l'idéologie ». Vous avez vu au travers de 5 épisodes, on a essayé d'illustrer dans différents domaines qui nous intéressent, de la santé particulièrement, de la santé du vivant en particulièrement, le jeûne, l'exposition au froid, l'alimentation, à quel point une
démarche qui est dite dogmatique, idéologique, ne fonctionne pas. Parce que le vivant demande de la nuance, de l'adaptabilité, de l'écoute, de la réceptivité, et que finalement on se fait mal et on est dans l'erreur automatiquement dès lors qu'on est dans une démarche figée, absolue. La règle c'est ça, la règle c'est ça, on l'a illustré dans de nombreux domaines et vous avez été très nombreux à plébisciter, j'arrive à le placer à chaque début de vidéo, vous avez été très nombreux à
plébisciter ces vidéos, et j'en suis ravi parce que je pense que c'est le signe, c'est important pour moi, parce que si tu veux, quelqu'un qui vous dit ouais, le jeûne ça marche tout le temps, c'est fabuleux, c'est incroyable, ça va te changer la vie, c'est a priori plus séduisant que quelqu'un qui te dit c'est un outil très puissant, mais il y a des contraintes, il y a des règles, il va falloir les connaître,
il va falloir t'impliquer, il va falloir faire des essais, il va falloir faire des erreurs et ainsi de suite. Et je suis content de voir que vous êtes quand même sensible à ce deuxième discours, de se rendre compte qu'en fait c'est la prise de responsabilité, et c'est tout le cœur du message que je veux porter, cette prise de responsabilité, de dire ok, moi je vais faire le chemin, moi je vais faire l'expérience, et je n'attends pas d'un autre qui le fasse pour moi,
et qu'il me dise c'est comme ça, tu dois faire ceci, tu dois faire cela et tout sera résolu. Parce que ce n'est pas comme ça, le vivant ne marche pas comme ça, Le vivant est par nature vivant, il évolue tout le temps, et pour s'y adapter il n'y a que toi qui va pouvoir le faire, et donc il faut le connaître, il faut l'entendre, il faut l'écouter.
Et donc dans ce dernier épisode j'avais vraiment envie d'élargir le prisme, parce que souvent on peut avoir tendance à penser que les gens qui rentrent dans une approche dogmatique très idéologique de la santé ou de tout autre domaine de la vie qui sont des personnes qui ne sont pas intelligentes, font preuve de bêtise ou des choses comme ça, et je pense que c'est tout à fait faux.
Je pense que c'est tout à fait faux, il y a des gens très intelligents, même extrêmement intelligents, peut-être parfois trop intelligents, qui peuvent rentrer dans des démarches totalement dogmatiques et idéologiques, parce que le problème n'est pas un problème d'intelligence, le problème est un problème d'ignorance et d'abord et avant tout de peur.
Voilà, je pense que la réponse idéologique est une réponse, une volonté de contrôle par rapport à la peur du vivant. Et le dogme il ne vient pas d'une excès de pensée, il vient d'une peur.
Le vivant il dérange, le vivant il dérange parce qu'il n'est pas prévisible, parce qu'il ne rentre pas dans les cases, il bouge tout le temps, il compense, il improvise, il s'adapte. Le vivant il s'adépend, je vous dis tout le temps s'adépend, T'imagines, c'est hyper frustrant en fait, le gars il te dit ouais, qu'est-ce que tu penses de ceci, cela ? Et le gars il te répond ça dépend.
Alors tu vas te dire le mec il se fout de moi, mais non il ne se fout pas de toi, au contraire, c'est le meilleur chemin pour aller vers le vivant, c'est accepter le ça dépend, accepter que la réponse c'est ça dépend, et ça dépend de quoi ?
Ça dépend de toi, donc il y a un moment où tu ne vas pas pouvoir faire l'économie d'y aller. Et cette difficulté, ce vivant qui ne se met pas dans les cases, eh bien il est pour certaines personnes qui ont besoin de rentrer, de codifier les choses, il est insupportable.
Et le dogme commence là où la vie déborde d'une certaine manière. Le problème ce n'est pas la complexité du vivant, le problème ça n'a jamais été la complexité du vivant. Le problème c'est notre incapacité à gérer sa liberté, c'est notre peur face à sa liberté.
Et ça, c'est vraiment la thèse centrale pour moi, et on le voit partout, on le voit absolument partout. Regardez, je n'ai cessé de le mettre en lumière, regardez par exemple l'approche médicale moderne. L'approche médicale moderne du décor vivant est une approche qui s'est bâtie essentiellement, la physiologie s'est bâtie essentiellement sur l'étude des corps morts via la dissection.
Donc comment veux-tu comprendre le vivant à partir de l'étude des corps morts ? Alors un corps mort c'est facile, c'est pratique, ça ne bouge pas, c'est figé. Donc là tu cales le truc, tu dis ça ne bouge pas, c'est toujours la même chose, bien sûr puisque c'est inerte, il n'y a plus la vie, donc c'est toujours la même chose, c'est un bout de barbecue.
Et puis de la même manière, cette médecine moderne c'est basé en grande partie maintenant sur les corps figés, c'est-à-dire on te fait une analyse de sang à un instant T, et puis on va mesurer un biomarqueur à un instant T, et on pense qu'avec une photographie figée on a compris le vivant.
C'est comme si, enfin je veux dire quand tu vois quelqu'un pris en photo ce n'est pas la personne, c'est une image, c'est un reflet à un instant donné de la personne, mais il manque quelque chose, c'est-à-dire pour ça souvent on apprécie beaucoup la vidéo parce que la vidéo elle met le mouvement, elle met la vérité au centre de l'équation.
Et donc quand tu fais une photo à un instant figé tu ne rends pas compte du vivant, le vivant ce n'est pas une photo, c'est une dynamique. Et ce qu'il faut bien comprendre et ce que visiblement la médecine moderne n'a pas compris, ou en tout cas certaines branches de la médecine moderne parce qu'il ne pourrait pas mettre tout le monde dans le même panier, c'est qu'un être vivant ce n'est pas un cadavre qui bouge, c'est beaucoup plus que ça.
Et le vivant a une propriété qui est essentielle et qu'il faut vraiment comprendre, c'est un mot que je n'ai pas encore beaucoup utilisé et pourtant qui est très présent dans certaines branches de la biologie moderne, c'est que le vivant est une propriété émergente.
Qu'est-ce que ça veut dire une propriété émergente ? Une propriété émergente c'est une propriété qui résulte de l'interaction d'éléments de briques fondamentales, mais qui ne se retrouve pas dans les briques fondamentales elles-mêmes.
C'est-à-dire que ce sont des éléments que tu mets ensemble, et la propriété émerge du fait qu'elles soient ensemble et n'est pas réductible à chacun de ces éléments. Ce que ça veut dire c'est qu'un corps humain, la vie émerge, et ça on va y revenir d'ailleurs parce que je ne suis même pas d'accord avec ça, mais la vie émerge de l'ensemble des organes, des systèmes qui sont présents dans le corps, et ce n'est pas en étudiant chaque système séparément que tu vas pouvoir comprendre la vie.
Et ça c'est un gros problème, la conscience par exemple elle n'est pas dans un neurone, comme la santé n'est pas dans le foie, la santé n'est pas dans le cœur, la santé n'est pas dans le système circulatoire, la santé, elle est dans l'interaction entre tous ces phénomènes.
L'immunité d'un corps n'est pas dans les globules blancs, l'immunité d'un corps est dans un ensemble de systèmes, d'abord le système mucosal, énormément de systèmes qui travaillent, qui respirent, qui fonctionnent ensemble, et de l'alliance de ces systèmes, c'est ce qu'on appelle une propriété émergente, eh bien, naît la santé.
Ce qui compte c'est l'organisation, la dynamique, la relation, l'interaction. Et pour le dire simplement, une propriété émergente, j'avais noté, c'est quelque chose qui n'existe pas dans les pièces isolées mais qui apparaît quand les pièces entrent en relation.
Le tout fait apparaître quelque chose que les parties seules ne connaissaient pas. Et donc on va voir très rapidement les limites de l'approche rationaliste, réductionniste, qui étudie chaque petit élément et qui pense avoir compris le tableau complet. ça ne marche pas puisque c'est une propriété émergente.
Donc la propriété émergente n'est pas dans les petits éléments, elle est dans le tableau complet. La vie apparaît dans les relations et le corps ne fonctionne pas comme une machine, il fonctionne comme un vivant.
Et ça c'est vraiment dérangeant, c'est vraiment dérangeant parce qu'il faut bien comprendre que le corps fait des choix, il ajuste, il détourne des ressources, il compense, ça et là. Parfois tu vois apparaître des symptômes et parfois c'est un bon signe, parfois tu vois apparaître des symptômes et c'est un mauvais signe, alors tu es là...
Ah oui, ça c'est compliqué, c'est compliqué parce que si tu veux écrire une règle, tu dis quand il y a des symptômes c'est signe de rien en fait, c'est signe de rien.
Ah merde, alors qu'est-ce qu'a fait l'approche moderne réductionniste ? Elle a dit quand il y a des symptômes c'est un problème. D'accord, ok, mais ça c'est faux, ça c'est faux, je veux dire n'importe quel physiologiste et il faut même remonter très loin parce que c'était déjà connu du temps d'Hippocrate, la fièvre par exemple est un mécanisme de régulation à l'échelle du corps, couper la fièvre est une erreur fondamentale.
La fièvre est un symptôme, est-ce que c'est un problème ? Non, au contraire, c'est une solution, c'est une méthode qu'a mis en place le corps pour gérer des états dans lequel il y a des proliférations bactériennes par exemple, qu'il a du mal à contrôler autrement, il élève la fièvre pour élever le métabolisme.
L'inflammation, est-ce que c'est un problème ? Ça dépend, parce que parfois tu as ton organisme qui est tellement épuisé c'est qu'il n'arrive plus à réguler l'inflammation parce qu'il n'y a plus assez de cortisol par exemple, qui est l'hormone qui régule l'inflammation principalement à l'échelle du corps.
Donc ça c'est un signe d'épuisement et c'est un problème, mais parfois l'inflammation après un exercice sportif, par exemple l'inflammation post-exercice au contraire, c'est le meilleur moyen de construire des muscles, des tendons, des tissus conjonctifs et des tissus musculaires beaucoup plus forts.
Donc est-ce que c'est un problème ? Et t'imagines, et c'est ça, le don apparaît à partir du moment où tu n'arrives pas à mettre un mot, tu n'arrives pas à mettre quelque chose de figé. Et c'est ça avec le corps humain qui est très compliqué si on s'intéresse particulièrement à la santé, parce qu'il peut aggraver un symptôme, par exemple pour sauver l'essentiel, il peut sembler aller mieux alors que finalement il se replie, il peut sembler aller plus mal alors qu'il relance un nettoyage.
Alors, le corps il n'agit pas comme un technicien, il agit comme un vivant, et un vivant ne poursuit qu'un seul but, et ça c'est fondamental, c'est la vie. Voilà, le vivant va vers la vie en permanence.
Il y a une seule chose que je sais, et ça ne tient pas du dogme, ça tient de la posture liée à l'observation, s'il y a une seule chose que je sais, c'est que le vivant, toute sa vie, tout le temps où il est vivant, tout le temps où la vie traverse nos corps, nos organismes vivants, le vivant va vers la vie.
Et tout peut être compris dans ce terme de propagation de la vie en permanence. La vie nous inonde, et d'ailleurs on va le voir un tout petit peu plus loin. Et le problème c'est le réductionnisme, parce que, alors on va me dire tu vas faire un pamphlet anti-scientifique, non, effectivement la science réductionnise qui consiste à étudier chaque élément, et puis finalement à l'étudier de plus en plus précisément, le fonctionnement de la cellule, puis le fonctionnement de la mitochondrie,
et puis le fonctionnement de ces idées-là, puis rentrer de plus en plus profond, il a son intérêt, je n'en démore pas. Le problème c'est qu'il ne nous permet pas de comprendre la vie, parce que la vie est une propriété émergente, il ne nous permet pas de comprendre la vie, ce n'est pas en comprenant chacun des petits éléments, quand je vois des chercheurs par exemple qui passent leur vie à étudier un micro-phénomène à l'échelle d'une mitochondrie d'une cellule, je dis voilà,
ils étudient un micro-phénomène à l'échelle d'une mitochondrie d'une cellule, ils ne comprennent pas le vivant, c'est deux choses totalement différentes. Découvrir n'est pas comprendre, comprendre c'est prendre avec, c'est être englobé dedans.
Découvrir n'est pas comprendre, et le tout n'est pas réductible à la somme des parties. Alors le réductionnisme, l'approche scientifique, analytique, réductionniste, elle montre des pièces et c'est intéressant, mais elle ne suffit pas à révéler la vie.
La science, j'avais écrit, la science éclaire le réel, mais elle n'est pas le réel, et ça c'est très difficile à comprendre. D'ailleurs tu peux prendre un philosophe comme Hegel par exemple, lui pour lui le réel c'est le rationnel, voilà, il n'y a rien d'autre que le rationnel, parce qu'il a un outil qui fonctionne sur le rationnel, l'approche scientifique réductionniste fonctionne sur le rationnel, donc il dit il n'y a rien d'autre que ça, c'est une folie.
On sait très bien qu'il y a énormément d'éléments de notre vie qui ne relèvent pas du rationnel, l'amour, le courage, les émotions, la peur, l'empathie et ainsi de suite, plein de phénomènes, sans parler des tas d'autres phénomènes qui sont non quantifiables, qui ne relèvent pas du rationnel et pourtant qui existent.
Et le risque, et c'est là où commence le dogme, c'est que quand quelque chose s'échappe du dogme, il n'existe pas, on le nie littéralement. Alors, je vous ai dit, la vie est émergente, la vie est une propriété émergente, ça c'est fondamental, si vous devez connaître quelque chose de cette vidéo, c'est la vie est une propriété émergente, Ce n'est pas en étudiant un foie, un cœur, un organe,
une cellule que vous allez comprendre la vie, et vous allez voir un peu plus loin dans cette vidéo où je veux en venir. Mais la santé elle aussi est émergente, on ne fabrique pas la santé, on crée les conditions dans lesquelles elle apparaît. Et d'ailleurs voilà, quand je dis la santé est une propriété émergente du vivant, c'est évident, elle n'est pas dans un organe isolé, elle n'est pas dans un chiffre ou dans des biomarqueurs, elle apparaît quand les grandes fonctions commencent à dialoguer,
D'ailleurs, je le dis très souvent, votre santé qu'on peut assimiler à votre vitalité, parce que c'est la même chose, ce sont des concepts très anciens mais qui sont particulièrement pertinents à une époque où on n'avait pas encore la science réductionniste, et donc on ne ratait pas la cible, parce qu'à force de s'intéresser aux micro détails, on rate le tableau d'ensemble.
Votre organisme, votre corps est beaucoup plus, comment dire, on mesure beaucoup plus son état de santé par la qualité de la relation entre les organes, par la qualité de la communication entre les organes que par la qualité des organes eux-mêmes. Ce n'est pas la qualité de votre foie, de votre cœur, c'est la qualité de la relation entre votre foie et votre cœur, C'est la qualité entre la relation, entre votre système digestif et votre système immunitaire. C'est ça qui va
faire que vous êtes ou non vivant. Le cœur en lui-même tout seul il ne peut rien. Tout seul il est impuissant, un cœur tout seul ça fait quoi ? Ça fait rien, il est incapable de fonctionner, il n'est pas vivant, il n'est pas la vie, il manque plein de choses.
Et cette circulation qui est la santé, Eh bien, on retrouve directement, quand je vous dis la santé est une propriété émergente, on retrouve directement ce que nous disait par exemple Ambroise Paré, médecin physiologiste, biologiste du 16ème siècle, donc 1500 et quelques, début des années 1500, qui nous dit moi je soigne et Dieu guérit.
Tu dis moi je soigne et la vie guérit, peu importe, ça me va, moi je soigne et Dieu les guérit. Ça il a compris, il a compris qu'est-ce que c'est que la nature du vivant, il a compris qu'est-ce que c'est que la nature de la santé, il a compris que la santé est émergente, et c'est un truc qu'on a complètement oublié, c'est-à-dire que 5 siècles plus tard, 6 siècles plus tard, 5 siècles plus tard, avec tous nos outils on passe
complètement à côté de cette vérité qui est absolue, c'est moi je soigne, c'est-à-dire que ce que tu vas pouvoir apporter va pouvoir apporter du soin ou pas, et c'est là où il va falloir être intelligent et apporter quelque chose qui relève du soin, Mais tu ne peux pas prédire, tu ne peux pas prédire la guérison, tu ne peux pas dire ça, ça va vous guérir à coup sûr, et ça les dogmes ne supportent pas.
Une approche dogmatique elle veut, elle veut du résultat à coup sûr, elle veut du résultat systématique pour tout le monde, et toi tu ne dis pas non, ça dépend, moi je soigne, et puis après à la grâce de Dieu, à la grâce de la vie, insupportable, carrément insupportable.
C'est pour ça qu'on a arrêté de guérir les gens, et qu'on a commencé à supprimer les symptômes. je suis désolé, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas entendre ça, mais actuellement on ne guérit pas les gens.
Tu ne guéris pas les gens avec un traitement qui fait baisser la fièvre, d'accord ? Tu supprimes simplement le symptôme. Tu ne guéris pas les gens avec des anti-inflammatoires, tu supprimes le symptôme. Tu ne guéris pas les gens avec des médicaments anti-diabétiques qui booste la production d'insuline ou des choses comme ça. Non, tu guéris, tu masques le symptôme.
Et pourquoi est-ce qu'on fait ça ? On fait ça parce qu'il était tellement insupportable de se retrouver face à ce ça dépend que se dire, on s'est dit finalement c'est plus supportable de simplement soigner, on veut un systématisme des résultats, et quand on veut un systématisme des résultats, étant donné que la vie ne correspond pas parce que c'est une propriété émergente et que la santé est une propriété émergente, étant donné que ça ne correspond pas à ce systématisme, alors on va faire autre chose, et ça va,
on va donner l'impression d'eux. C'est pour ça que je dis que ça s'apparente plus à de la prestidigitation qu'à de la guérison. Je veux dire, si tu guéris quelqu'un, une guérison, ça veut dire que la personne n'a plus besoin de béquilles, elle va mieux, après coup, Donc quand tu regardes le devenir de toute personne qui avance sa vie dans le modèle actuel, c'est chaque année davantage de pilules, chaque année davantage de béquilles,
il n'y a pas de guérison là-dedans, ce n'est pas de la guérison, c'est du mensonge, c'est du mensonge et tu tiens debout à peu près sauf que tu ne vois pas tous les bouts de bois qui t'étaient et qui finalement te permettent d'avancer, et tu es de plus en plus handicapé et de plus en plus dépendant.
On ne fabrique pas la santé, on prépare son apparition, et c'était l'intuition géniale d'Ambroise Paré. Il n'avait pas la biologie moderne, mais il avait quelque chose d'essentiel, le soignant accompagne la vie accomplie, et 5 siècles plus tard cette intuition n'a pas vieilli, au contraire, nous pouvons intervenir mais nous ne produisons pas mécaniquement la guérison.
Je vous ai dit la vie est une fonction émergente, moi j'irais plus loin, parce qu'on pourrait se dire voilà finalement on assemble des tas de cellules ensemble, on met de la circulation, on met de l'énergie nerveuse et là la vie apparaît. Vous y croyez vous ?
Moi non, moi ça ne marche pas comme ça. Je ne dirais pas que la vie est une fonction émergente, mais je ne crois pas que c'est l'émergence qui crée la vie, je crois au contraire que c'est la vie qui crée l'émergence. la vie traverse la matière et la vie organise la matière de manière émergente, de manière à ce que la matière puisse soutenir la vie.
Oui, le vivant il est émergent, oui, certaines propriétés apparaissent à un certain niveau d'organisation, mais pour moi l'émergence n'explique pas tout. Elle décrit comment la vie se manifeste, elle n'explique pas pourquoi la matière a cette capacité de devenir vivante, Et ça c'est une question fondamentale, c'est même un abîme.
Et c'est là je crois où il y a vraiment le moment de fracture avec le dogme. La vie n'est pas un produit endogène de la matière, endogène c'est-à-dire qui vient de l'intérieur, la vie est une propriété exogène qui traverse la matière, c'est un mystère.
Bon, je ne peux pas le dire autrement, c'est un mystère, C'est un mystère, et je vois vraiment souvent notre vie, on est comme au bord d'un précipice et avec un immense abysse, et c'est la vie, c'est quelque chose d'ouvert, de grand ouvert devant nous.
Alors, on sort de cet abîme, mais on l'a oublié, et on passe une bonne partie de notre vie à vaquer à nos occupations sans faire attention au ravin qui est à côté de nous. Et puis parfois, fort d'un accident de la vie, voilà, on vient se rappeler qu'il y a cette abîme, et là la démarche normale de tout individu c'est de se rapprocher de cette immensité. Tu imagines être sur le bord d'un fjord à Norvège, tu vois, avec le grand tout face à toi, extraordinaire, tu vois,
et cette vie nous appelle à tout moment de notre vie. Tout individu je pense entend l'appel de la vie, la vie elle nous appelle, elle nous rappelle, elle nous dit tu viens de moi, tu m'es redevable, tu viens de moi.
Et la tentation de tout individu et ce que je vous propose dans ces vidéos ça serait d'y plonger, d'y plonger littéralement. Quand on parle de jeûne, de douche froide, d'exercice physique, de repentance, de foi, qu'est-ce que c'est ?
c'est simplement plonger, se jeter, faire cette avancée, c'est-à-dire je m'abandonne à la vie. Et là hop, il y a quelqu'un qui arrive sur le bord de la falaise, il dit oh là là, mais mon dieu, ça c'est le démagogue, c'est l'idéologue, il dit qu'est-ce que tu allais faire ?
Qu'est-ce que tu vas faire ? Moi je vais sauter, je vais m'abandonner à la vie, mais attention, mais c'est dangereux, c'est dangereux, ne fais pas ça, surtout que tu peux faire à peu près pareil, mais sans le risque.
Comment ça ? Mais regarde, moi je vais te dire comment fonctionnent les nuages, je vais te dire comment fonctionne la résistance de l'air, je vais te dire quelle profondeur a ton abîme, je vais commencer à donner des tas de variables et tout, et te farcir la tête avec tout ça, mais ce faisant tu ne plonges pas, tu ne plonges pas, tu restes toujours sur le bord de la falaise et jamais tu goûtes à la vie.
Parce que l'idéologue a tellement peur de sauter lui-même qu'il veut t'empêcher de sauter, parce que l'idéologue veut que tu sois exactement comme lui, parce que ta liberté de sauter serait insupportable pour lui qui a trop peur pour sauter. Donc il essaie de faire en sorte que tout le monde ait peur, de te transmettre sa peur, et puis de te vendre des solutions à la petite semaine. Moi je connais des compléments alimentaires qui miment le jeûne, donc ne va pas jeûner, c'est bon de manger quand même,
c'est la convivialité, avec les copaines, l'apéro, les olives, je veux le petit anchois, tout ça, le petit pibain, quand même, la vie c'est ça, tu ne vas pas t'emmerder à jeûner, prends une pilule, et ce faisant tu ne plonges pas dans la vie, tu ne plonges plus et tu n'expérimentes plus la vie.
La vie c'est un pas de foi, tu es sur le bord de cet abîme, et la vie elle t'appelle, la vie elle te dit redonne-moi les conditions normales. Quand je vous parle de jeûne, je vous ai dit le jeûne ne guérit rien, le jeûne laisse simplement la vie s'exprimer, le froid, le chaud, l'exposition aux éléments ne guérissent rien, ils permettent simplement à la vie de s'exprimer, parce que la vie demande ces modulations, elle demande ces stimulations, c'est ce que demande la vie,
et toi tu vas dire je vais faire à peu près pareil, mais non, il n'y a pas d'à peu près pareil, il y a le pas en avant, le pas de la foi d'une certaine manière, cette plongée, et puis il y a la dimension biologique, mais il y a la dimension aussi plus psycho-émotionnelle et spirituelle, cette dimension de la repentance, cette repentance c'est vraiment cette prise de conscience intérieure qui ne demande pas des grandes démonstrations, parce qu'on va en reparler de la repentance.
Les idéologies et les dogmes adorent les repentance, mais les repentance publiques, les trucs où tu fais des grandes déclarations, en fait tu te contentes de changer ta chemise ou ton suite, mais tu ne changes rien à l'intérieur.
Alors que la véritable repentance, la repentance que la vie demande c'est une repentance intérieure silencieuse, tu n'as pas besoin de faire de grandes démonstrations, simplement toi en ton fort intérieur tu reviens sur ta vie, tu reviens sur la manière dont tu as mené ta vie, et là ça commence souvent par ressentir à la fois une tristesse, mais une libération aussi.
Tu dis ok, maintenant je comprends pourquoi quelque part j'ai affligé la vie d'une certaine manière, pourquoi je n'ai pas respecté la vie et j'en suis au stade où j'en suis, et maintenant je comprends qu'il faut que je fasse autrement.
Et c'est ce plongeon, les vidéos de Régénère sont uniquement là pour ça, Elles sont là pour vous dire, vous qui êtes au bord de l'abîme, qu'est-ce que vous attendez pour aller donner sa chance à la vie, plonger littéralement. Non, le jeûne c'est simple, le froid c'est simple, l'alimentation c'est simple, l'exercice physique c'est simple, le sommeil c'est simple, les relations aux autres c'est simple,
le pardon c'est simple, c'est un choix. On croit souvent que c'est un effort, ce n'est pas un effort, c'est un choix. Parce qu'à partir du moment où tu as fait un pas dans l'abîme, tu vas tomber de toi-même, l'abîme va t'appeler, il va t'aspirer, et en même temps tu vas te rendre compte que tu ne vas pas t'écraser au sol, au contraire non, parce que tu vas être soutenu,
soutenu par quoi ? Par la puissance de la vie, c'est ça la grosse différence. On pense qu'il faut qu'on fasse un effort surhumain, non, l'effort c'est dans l'autre monde, dans le domaine de la vie, la vie te porte à condition que tu fasses le choix d'aller avec elle, et c'est tout le propos de ces vidéos, et c'est pour ça que je fais ces vidéos, uniquement pour vous dire à un moment faites un choix, le choix de la vie, le choix de l'humilité,
le choix de la repentance, le choix de l'amour, le choix du pardon, Non, ça ce sont des choix, le choix du repos, du repos psychologique, le choix de l'exercice physique, le choix du froid, le choix du jeûne, le choix du chaud, ça c'est le choix et le risque, parce que c'est un risque.
Et je me calme un petit peu, et puis je redescends. Le problème avec tout ça, je vous ai dit, c'est que tu auras toujours un idéologue pour t'arrêter sur le bord de la falaise et pour te proposer une autre solution, une solution à la petite semaine.
Pourquoi ? Parce que le réel est nié quand il dérange, quand il sort du dogme et quand il sort de l'idéologie. Moi je vous donne un exemple, c'est très simple, vous êtes plus de 3 millions d'abonnés à cette chaîne, pas mal quand même, je ne sais pas combien de millions et de millions qui regardaient ces vidéos, parce qu'entre le nombre d'abonnés et le nombre de personnes qui regardent ces vidéos, on a des dizaines de milliers de témoignages qui relatent des transformations,
des ruptures de vie absolument extraordinaires, des situations qui étaient dites désespérées et qui repartent d'elles-mêmes, des guérisons incroyables, vraiment des choses absolument fabuleuses. ça serait quoi l'attitude normale d'un individu face à un tel phénomène ?
C'est de dire attendez, on arrête tout là, il y a un truc qui dépasse ce que l'on sait actuellement, on va l'étudier, on va essayer de voir si c'est vrai ou si c'est du fake, on va essayer de voir si c'est reproductible ou pas, mais est-ce que c'est ça qui s'est passé ?
Est-ce que vous avez vu comment ça s'est passé ? Mais pas du tout, pas du tout ! Qu'est-ce qu'on vous a dit ? On ne vous a pas dit, personne n'est venu discuter les dizaines de milliers de témoignages de personnes qui avaient vu leur vie transformée simplement en reprenant la responsabilité de leur vie, en disant oui au vivant, qu'est-ce qu'on a dit ?
On a dit ce casasnovas-là c'est un gourou, c'est un danger, regardez il a menti ceci, il a dit cela, on a pris des petits bouts de phrases qu'on a monté en épingle, mais c'est scandaleux, c'est scandaleux, il a dit que les enfants pouvaient jeûner, oh là là, oui, non, qu'est-ce qu'il a dit après ?
Non, on s'en fout de ce qu'il a dit après, on s'en fout, il a dit ils peuvent jeûner, c'est un danger, les gardes, la milice, appelez la milice.
Vous savez, on pense que les temps de l'inquisition sont terminés, mais moi des bûchers je vois encore, ce sont des bûchers médiatiques, c'est exactement la même chose. D'ailleurs, le système de délation anonyme qui a été mis en place par la vévilule, je suis désolé, mais ça pue l'inquisition, ça sent très mauvais.
C'est-à-dire que n'importe qui peut aller sur internet est encouragé à aller sur internet pour dire voilà, celui-là, il ne pense pas droit, il ne pense pas comme il faut, il est dangereux.
que moi je voudrais le signaler, et tu vas le signaler à papa, maman, plutôt que d'exercer ta responsabilité d'aller chercher par toi-même, d'aller comprendre ce qu'il y a à comprendre derrière, d'aller expérimenter et de te faire ta propre opinion.
Ah non, je signale, tout ce dont on a peur conduit à l'idéologie. Et d'ailleurs quand je vous parle d'inquisition, c'est assez marrant parce que moi je me souviens, petite anecdote personnelle, mais quand il y a 3 ans j'ai été mis en examen et que j'ai été présenté devant la juge d'instruction, non, d'une certaine manière elle m'a proposé d'abjurer. Abjurer c'était pour ceux qui avaient la foi, et leur dire renoncez à votre foi et vous serez sauvé. Moi qu'est-ce qu'elle m'a dit en filigrane ?
Elle m'a dit pourquoi vous ne prenez pas un petit boulot comme tout le monde ? Et j'ai bien entendu, parce que le même discours a été tenu à ma femme Estelle un peu plus tard, ce que j'ai bien entendu c'est qu'on pourrait tout oublier, on me demande d'abjurer d'une certaine manière.
Et d'ailleurs je me souviens qu'est-ce que j'ai dit, j'ai dit mais écoutez, enfin voilà, qu'est-ce que vous pensez qu'il va advenir ? Je veux dire, imaginons qu'on me mette en prison pendant 1 an, 2 ans, 3 ans, alors je ne vois même pas comment on pourrait me mettre en prison quelques mois vu qu'il n'y a pas de victime, mais bon, passons.
Qu'est-ce que vous croyez que je vais faire en sortant ? Je crierai deux fois plus fort, je crierai deux fois plus fort mon amour, ma redevabilité, mon allégeance au vivant. Je ne peux faire que ça, Je ne peux faire que ça parce que je suis typiquement la personne qui était au bout du bout, qu'on avait diagnostiqué avec énormément de pathologies, dont la vie n'avait été qu'une lente descente aux enfers pendant des années et des années, alors que j'avais consulté des tas de spécialistes de la
mitochondrie machin chose, qui me disséquait tout, qui analysait tous mes biomarqueurs, mais qui en fait étaient incapables de me proposer un chemin pour que ma vie soit transformée, et que le jour où j'ai compris simplement que la vie demandait de ma part un choix, et faire le choix d'aller dans le sens de la vie, choisis la vie et tu vivras.
Le jour où j'ai fait ce choix, ma vie a été radicalement transformée, je suis passé de l'état de macchabée à l'état de personne qui va sur ses 52 ans, mais 52 ans, c'était il y a presque 20 ans puisque c'était en 2007, on va fêter les 20 ans, enfin vous fêtez, je ne sais pas, l'été prochain, l'été dans un an et demi je fêterai les 20 ans.
Mais voilà, la vie m'a tout donné, qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu veux que je renonce à ça ? Et c'est ça le truc, il va y avoir des tas de gens pour te dire sur le bord de la falaise ne saute pas, ne saute pas, mais une fois que tu as sauté, tu as compris, une fois que tu as sauté, ils t'ont dit tu vas t'écraser au sol, qu'est-ce que tu vois ?
Tu ne t'écrases pas au sol, au contraire. Il y a un temps des fois où ça descend un petit peu, la détoxification, le corps se remet en branle et ainsi de suite, ok, mais ensuite tu commences à monter, monter, monter, et toi tu les regardes, tu les regardes, Et eux, ils te voient monter, mais ils sont là pour que les personnes ne te regardent monter, ils disent aux gens non, non, non, regardez au sol en permanence, ne regardez pas les gens monter,
ne regardez pas les gens aller beaucoup mieux, parce que c'est du fake, c'est du mensonge, c'est du bullshit, et puis tu as tous les tenants de la méthode hypercritique, les aînés idéologues de service, il y a un idéologue là qui a la méthode hypercritique, qu'on appelle la méthode zététique, qui est une méthode qui doute de tout à part du modèle dominant.
Tu vois, leur truc c'est on doute de tout ce qui est alternatif, on doute systématiquement, on va pousser la minutie du doute jusqu'à un extrême qui est absolument pathologique, mais par contre on ne doute pas du modèle dominant.
On ne va pas les questionner, tu vois. Et eux ils te disent ne regardez pas en l'air, c'est une illusion. Tu vois quelqu'un là-haut ? Non, il n'y est pas, regarde-toi, tu crois que tu vas pouvoir monter ? Non mais vous planez complètement, Non, vous pensez que vous allez pouvoir vous extraire à votre condition, tu penses qu'un diabète ça se guérit, tu penses qu'un cancer ça se guérit, tu penses qu'une immunodépression ça se guérit, non mais déjà sois bien content de survivre,
d'accord ? Et donc prends tes médicaments et ferme ta gueule. Voilà ce qu'on nous dit, voilà ce que nous disent les idéologues, parce qu'ils ne supportent pas la liberté du vivant, et ils ne supportent pas les gens qui croient à la liberté du vivant.
Alors, pour terminer entre guillemets, Parce que l'idéologie ne vient que de la peur. Je me souviens une fois, quelqu'un m'a posé la question et il avait parfaitement raison, il m'a dit d'après toi quelle est l'antithèse de la peur ?
Quel est l'inverse de la peur ? Courage, non, ce n'est pas l'inverse. Tu peux être courageux et avoir peur, le courage c'est arrivé par le cœur à dépasser, à aller malgré ta peur, mais ce n'est pas l'inverse de la peur.
L'inverse de la peur c'est l'amour, Et je sais que ça peut paraître surprenant, paradoxal de parler d'amour dans un exposé sur la physiologie du corps, dans lequel on est censé parler de santé, mais je crois que l'amour est le grand absent de toute l'équation.
L'amour est la puissance de la vie qui se répand à l'intérieur de nos organismes. Tout n'est que relation dans nos organismes. Tout système qui fonctionne de manière adéquate est un système de lien, de relation, d'empathie, d'entraide, de coopération, c'est un système d'amour.
C'est un système d'amour, et tout système qui oublie ce lien est un système qui dégénère littéralement. Le vivant repose sur le lien, et ce lien trouve son nom le plus haut dans l'amour. Alors, là où le lien se ronge, j'avais écrit les systèmes se dégradent, et chez l'être humain ce lien prend un nom, c'est l'amour. Et vous savez, on peut extrapoler, je n'ai jamais caché qu'elle était ma foi, et dans l'évangile de Jean je me souviens Jésus dit Dieu est amour,
Dieu est amour. Et au début de l'évangile de Jean il dit aussi je suis le chemin, la vérité et la vie. Alors vous savez, moi je suis un petit catalan très simple, je prends les choses au pied de la lettre, j'ai toujours pris les évangiles au pied de la lettre, et je pense que d'ailleurs Dieu se révèle d'autant mieux au cœur simple.
Et si Dieu est amour, et que j'ai dit je suis le chemin, la vérité et la vie, c'est que la vie est amour, c'est aussi simple que ça, la vie est amour.
Et l'amour c'est la force de promotion du vivant, la vie ce n'est pas simplement une organisation, elle est une relation. Là où l'amour circule la vie se renforce, là où il disparaît tout se dessèche. Le plus grand aveuglement de notre époque c'est de vouloir comprendre la vie en oubliant l'amour qui la porte.
Et ça c'est fondamental. Et je vous le répète, ce n'est pas parce que quelque chose échappe à l'outil réductionniste, rationaliste, qu'il n'existe pas. La science, la science moderne, pas la science d'ambroise pareil, la science moderne, vous venez nous faire croire que toutes ces dimensions-là, elles sont insignifiantes dans les questions de santé par exemple.
L'amour, la foi, l'espérance sont au cœur, et d'ailleurs heureusement maintenant il y a quand même quelques scientifiques qui commencent à vraiment s'y intéresser, à le mettre en lumière.
Alors, je vous ai dit, je vous ai parlé de se repentir, et pour moi se repentir est quelque chose de fondamental. Le repentir c'est ce moment, repentir c'est le moment où on change de pente, au sens étymologique, là encore je reprends, parce que je sais qu'il y a une connotation religieuse très forte, mais le repentir c'est quand tu changes de pente, c'est-à-dire que tu étais sur la mauvaise pente et tu changes de pente.
Et c'est très intéressant de voir à quel point les approches dogmatiques elles aiment le repentir aussi, c'est un mot qu'elles aiment beaucoup, mais par contre c'est un repentir public d'auto-flagellation dans lequel tu racontes, et d'ailleurs souvent c'est pour justifier le zèle des nouveaux convertis d'une certaine manière, ah moi j'étais végétarien et puis maintenant j'ai compris les légumes, la nana qui a écrit un livre sur les toxiques végétales, donc c'est une fille qui a bouffé des smoothies aux épinards
tous les jours de sa vie, toute l'année, qui s'en est bouffé des légumes et des légumes et des céréales, parce que les gens qui sont végétariens mangent énormément de céréales, elle s'est bourrée, elle est allée dans un extrême totalement délirant parce que c'est une idéologue, elle s'est fait mal, donc en ce moment-là elle a basculé dans une nouvelle idéologie, elle a basculé dans le carnivorisme.
Et d'ailleurs pour montrer à sa nouvelle idéologie qu'elle en fait vraiment partie, elle est devenue la plus aîlée des anti-végétariennes, Et c'est toujours comme ça, c'est-à-dire que le dogme te demande du repentir d'opérettes, il te demande de cracher sur l'ancien, en fait il ne te demande pas de changer, il te demande de changer d'habit, il te demande de changer de discours, mais tu restes un idéologue, et c'est ça le problème.
C'est-à-dire qu'on voit actuellement des gens passer d'un camp à l'autre, mais ils rêvent toujours avec leur prisme idéologique, toujours avec leur peur, et toujours avec leur méconnaissance du vivant. Moi quand je vous parle de repentir c'est quelque chose de radicalement différent, le repartir c'est quelque chose d'intérieur, tu ne changes pas ton costume, tu ne changes pas tes déclarations, donc tu ne changes pas ton apparence, on s'en fout, ce n'est pas là que ça se joue.
La vie est à l'intérieur, donc le changement est à l'intérieur, pas à l'extérieur. Tu peux continuer à t'habiller, tu peux continuer à parler, tu peux continuer à faire tout ce que tu veux, l'important c'est de comprendre là, de comprendre quelle est la dimension de ta responsabilité, quel est l'appel de la vie qu'il y a là, quelle est cette puissance, cette intuition qui siège au creux de ton cœur et qui te demande d'aller vers elle, qui t'appelle toute ta vie et qui te
demande d'aller vers elle. Alors, le vrai repentir, je vous ai dit, il ne fait pas de communication. Le dogme veut de l'apparence, il ne demande pas que tu changes, il demande que tu l'affiches.
Et je crois que le vrai clivage actuellement, on nous vend des clivages dans tous les sens, gauche-droite, clivage politique, clivage religieux, clivage culturel, moi je pense que le vrai clivage il est entre ceux qui veulent contrôler la vie et ceux qui veulent s'abandonner à la vie, et ceux qui choisissent de la servir.
Le vrai clivage est entre contrôle et service, entre système et vivant, entre peur et confiance, entre domination et relation. Alors, sortir du dogme, sortir du dogme je dirais d'une certaine façon pour conclure cette série, c'est se renoncer au fantasme de contrôle et consentir à la liberté du vivant, consentir aussi à la puissance du vivant, une puissance qui nous traverse, parce que je vous dis, j'en suis convaincu par la raison comme par la foi,
je suis convaincu que le vivant ne se résume pas à un assemblage et une émergence d'un assemblage de cellules et de tissus, mais que le vivant traverse tout ça. Et l'idée de se faire traverser et porter par le vivant est fondamentale pour moi. L'idée aussi c'est d'entendre cet appel du vivant.
Tous à un moment donné on va se retrouver au bord de la falaise, et là va se poser la question, qu'est-ce que tu fais ? Quel est ton choix ? Est-ce que tu acceptes de t'abandonner ou est-ce que tu écoutes tous les gens qui ont analysé, qui savent très bien pour toi, qui ont pensé pour toi et qui ont déjà des solutions pour toi ?
Ça c'est la vraie question. Sortir du dôme ce n'est pas devenir flou, ce n'est pas rejeter les outils, c'est remettre les outils à leur place, c'est accepter que la vie soit plus vaste que nos systèmes, c'est quitter la domination pour entrer dans la relation.
Je vous ai dit en début le problème n'a jamais été la complexité du vivant, Le problème c'est notre peur devant sa liberté, et nous avons tellement perdu l'aptitude à la liberté que quand on voit la liberté de la vie ça peut nous faire peur.
Nous sommes devenus des animaux tellement domestiqués, domestiqués intellectuellement, domestiqués biologiquement, que nous avons peur de la liberté du vivant, nous avons peur de là où le vivant pourrait nous amener.
Et toutes ces vidéos sont là juste pour vous redonner l'envie, pour vous redonner le goût du choix, du choix de cette vie. Et elles ne sont là que pour ça. Parmi toutes les illustrations, on va continuer avec des vidéos, des jus, des témoignages et ainsi de suite, mais c'est toujours une seule et même illustration.
Quand est-ce que vous allez faire le choix du vivant ? Quand est-ce que vous allez accepter d'être libre à la hauteur du vivant ? Je vous remercie vraiment pour votre écoute, cette vidéo me tenait vraiment à cœur, même si ce n'est pas une vidéo de physiologie pure, mais elle est fondamentale à comprendre.
J'espère que vous saurez la savourer à sa juste valeur, et je vous dis à dans quelques jours, très bientôt, pour... On partira d'un témoignage, un très beau témoignage à vous livrer, qui va vous plaire, très beau témoignage.
Bonne régénération à toutes et à tous, bonne vie et bon amour !
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