PODCAST - Sortir de la pensée dogmatique - Épisode 5 - Le jeûne pour tout le monde… ou pas ?
Cette vidéo ouvre sur une clarification que Thierry pose d’emblée : le jeûne ne guérit rien, et c’est précisément pour cette raison qu’il peut être utile. Présenter le jeûne comme un remède entretient une illusion dangereuse, celle qu’une pratique ponctuelle pourrait corriger un mode de vie incohérent ou réparer une physiologie épuisée. Le jeûne ne crée pas la santé, il retire temporairement un obstacle qui l’empêche de s’exprimer.
La mécanique biologique est ensuite détaillée autour de deux enzymes centrales : mTOR et AMPK. mTOR pilote l’anabolisme, la construction, le stockage. AMPK s’active en restriction énergétique et bascule la cellule en mode nettoyage, oxydation des graisses et autophagie. Le jeûne ne fait qu’une chose : déplacer le curseur de l’une vers l’autre. Thierry insiste sur le fait que la biologie n’est pas l’extrême mais l’oscillation, et que supprimer l’un des deux temps revient à sortir de la physiologie.
La vidéo aborde aussi les effets du jeûne sur le cerveau : augmentation du BDNF (facteur neurotrophique), production de corps cétoniques utilisés comme substrat énergétique par les neurones, et activation de l’autophagie neuronale qui élimine les protéines mal conformées. Ces mécanismes sont mis en lien avec des pathologies comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose en plaques, sans pour autant les présenter comme une solution universelle.
La question centrale, « le jeûne pour tout le monde ? », reçoit une réponse nuancée. Tout le monde peut techniquement jeûner, mais tout le monde n’en bénéficie pas de la même façon. Les personnes déjà en surcontrainte chronique, en sous-poids, en sarcopénie ou sans réserves suffisantes risquent d’aggraver leur état si la phase de reconstruction anabolique ne peut pas suivre. Thierry conclut sur la notion d’adaptation : la contrainte doit toujours être calibrée à la capacité adaptative réelle de la personne.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et contexte de la sérieThierry situe cet épisode dans la série sur la pensée dogmatique et annonce le sujet : le jeûne est-il vraiment pour tout le monde ?
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3:42Le questionnaire Lucky : version 2 disponiblePrésentation des améliorations apportées à l’algorithme du questionnaire de santé après les retours des premiers utilisateurs.
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7:23Le jeûne ne guérit rienThierry déconstruit l’idée de « guérison par le jeûne » et explique pourquoi cette formulation entretient une confusion sur le rôle réel du jeûne.
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11:04Catabolisme et anabolisme : les deux temps du jeûneLe jeûne fonctionne en deux phases distinctes, et la qualité de la reconstruction anabolique conditionne l’essentiel des bénéfices ressentis.
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18:26AMPK et mTOR : la mécanique cellulaireCes deux enzymes régulent l’alternance entre construction et recyclage cellulaire, et le jeûne agit en déplaçant l’équilibre de l’une vers l’autre.
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25:50Autophagie, cétogenèse et BDNFLe jeûne active l’autophagie neuronale, augmente les corps cétoniques et stimule le BDNF, avec des effets documentés sur la résilience cérébrale.
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33:13Pour qui le jeûne peut-il être contre-indiqué ?Personnes en sous-poids, en stress chronique ou en sarcopénie : Thierry identifie les profils pour lesquels le jeûne peut aggraver la situation.
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40:38Le sophisme de la convivialitéThierry répond à l’argument selon lequel jeûner nuirait au lien social, et montre pourquoi ce raisonnement inverse la logique de la santé.
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43:58Synthèse : adapter le jeûne à son terrainRécapitulatif des conditions dans lesquelles le jeûne est pertinent, avec l’insistance sur la capacité adaptative comme critère central.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver dans cette vidéo. Parce qu'il y a marqué podcast, mais on est d'accord, ce ne sont pas des podcasts. On va arrêter de les appeler comme ça, puisque maintenant, je suis de retour, et donc c'est un plaisir de vous accueillir pour cette vidéo.
Pour autant, je continue la série qui avait été entamée, parce que je la trouve très riche et très porteuse, qui s'appelle sortir du dogme et de l'idéologie. Et vous avez vu, dans cette série, il y a eu un topo sur l'alimentation comme source unique de solutions, et ça a été désingué comme possibilité, et on a montré que c'était beaucoup plus large, ça a permis aussi de dériver sur la notion d'holisme qui est tellement importante.
On a parlé de quoi ? La dernière fois, je vous avais parlé de douche froide, et donc on a pu remettre vraiment de la physiologie là-dedans, comprendre exactement qu'est-ce que c'était que la réponse à la contrainte par le corps et comment ça se passait exactement.
C'est toujours pareil, la connaissance permet de sortir un petit peu d'une certaine forme d'ignorance et de peur et de commencer à réellement mettre de la physiologie. Est-ce que c'est dangereux ?
Non, si on a les bonnes règles. Et aujourd'hui, on va continuer dans cette série, puisque c'était comme ça que c'était prévu, et le thème c'était le jeûne pour tout le monde. Le jeûne pour tout le monde, vous savez j'en ai beaucoup parlé, donc le jeûne pour tout le monde, point d'interrogation, ou pas ?
Et avant de commencer rapidement, je voulais juste dire qu'autant effectivement, comme avec la douche froide d'ailleurs, c'est exactement la même chose, autant effectivement, il ne faut pas dire, vous pouvez tous vous lancer n'importe comment dans des longs jeûnes et ainsi de suite, parce qu'il peut y avoir certains risques, c'est évident, et il y a malheureusement quelques rares cas, mais rares je dis bien, de personnes qui ont pu se faire mal avec du jeûne. Mais à l'opposé de ça, on est une civilisation qui crève de
manger tout le temps, trop et tout le temps. Et c'est pour ça que ça a tendance quand même à m'énerver prodigieusement. Quand je vois des gens dans la santé naturelle qui actuellement, et c'est un peu la mode de conspuer par exemple le jeûne en disant attention les dangers de ceci, les dangers du jeûne, les dangers du jeûne à l'eau, les dangers du jeûne intermittent, les dangers de ceci, les dangers de cela.
Soyons clairs, actuellement, s'il y a un danger à l'échelle de la planète et de la population générale, ce n'est pas les dangers du jeûne, c'est les dangers de bouffer trop tout le temps, c'est l'obésité, l'hypertension, le diabète, et c'est ça le gros problème, ce n'est pas le jeûne.
Donc autant il est nécessaire de remettre de la physiologie là-dedans, et c'est ce qu'on va faire dans cette vidéo, autant il faut arrêter de tirer sur l'ambulance d'une certaine manière sous prétexte de se démarquer, ou de vouloir...
Ce n'est pas obligatoirement la volonté de se démarquer, c'est la volonté de faire d'un cas extrêmement rare. Le risque c'est d'être dans un prisme, tu vois. Donc, en fait, on ne voit que les gens qui pratiquent la naturopathie.
Donc, parmi les gens qui pratiquent la naturopathie, il y a pu en avoir quelques-uns qui ont pu se faire mal avec du jeûne, d'accord ? Mais par rapport à la population générale, c'est rien du tout. Et donc, on va essayer d'apporter de la physiologie pour comprendre quelles peuvent être les limites.
Est-ce que c'est pour tout le monde ou pas ? Et le ou pas, dans quel cas il pourrait intervenir ? Avant de commencer, puisqu'on parle d'individualisation, de remettre de l'autonomie dans tout ça, et de redonner à chacun la liberté de choisir pour lui-même, j'ai la grande joie de vous annoncer que le questionnaire des profils Régénère, donc je vous rappelle, c'est un questionnaire 49 questions de mémoire, qui permet de cerner votre profil naturopathique, c'est gratuit, et qui permet de vous
déterminer un petit peu quel est votre profil naturopathique au travers de 15 profils types, ce qui va vous donner vos forces, vos faiblesses, et potentiellement les axes sur lesquels vous devriez travailler en priorité pour renforcer votre niveau de santé. Donc vous avez été des milliers, je crois plus de 10 000 à déjà le réaliser, ça fait qu'un jour qu'il a été lancé, et plein de satisfaction, plein de retours extraordinaires, de gens vraiment extrêmement satisfaits de l'analyse qui est faite et de l'éclairage que ça peut leur apporter,
donc on est très très content mais il y a toujours quelques personnes, ça arrive toujours, qui sortent un peu du cadre, et donc ces personnes-là, leur retour nous a été très très utile et l'équipe de Régénère a tenu compte de ces retours et on a déjà une V2, une deuxième version qui est sortie, qui est en ligne.
Si vous allez sur le questionnaire, maintenant vous allez avoir accès à la nouvelle version. qu'est-ce qu'elle a de nouvelle, déjà l'algorithme a été modifié pour tenir compte des cas particuliers qui ont été présentés à l'équipe pendant ces 15 jours. Les quelques personnes qui disaient, moi je ne m'y retrouve pas, ça ne correspond pas, il y a un bug, oui ça peut arriver, donc Lucky a besoin de s'améliorer, et donc voilà, il a été amélioré,
donc déjà un nouvel algorithme. Deuxièmement, et c'est un point que moi j'avais pointé à l'équipe quand ils m'ont présenté le projet, l'évaluation dépend toujours de la qualité de vos réponses, c'est-à-dire que plus vos réponses sont précises, plus elles sont fidèles à qui on est vraiment, et plus elles vont être adéquates, et plus l'analyse derrière va être juste.
Donc il faut savoir, il faut pouvoir répondre précisément aux questions, et parfois quand on vous demande souvent, rarement, jamais, c'est dire, on se dit est-ce que nous assez souvent ou c'est rarement, je ne sais pas, mais maintenant il y a beaucoup plus d'explicitations dans les questions qui vont vous permettre de déterminer beaucoup plus facilement à quel niveau vous vous situez pour pouvoir répondre de la façon la plus juste possible.
Donc ça c'est le deuxième point, donc déjà ça fait deux points, et puis il y a une troisième très grosse innovation, là j'ai maintenant pris en compte, et ça va donner un outil extraordinaire qui est l'indice de vitalité.
En fait il y a trois indices de vitalité qui vont vous être proposés, et ça c'est très satisfaisant, c'est-à-dire que c'est un indice de 0 à 100 qui va vous être donné, il y a d'abord la vitalité absolue, alors celle-là, vous allez avoir un chiffre de 0 à 100 qui est votre indice de vitalité en fonction des réponses que vous avez pu donner.
Et ce qui va être intéressant, c'est non seulement sa valeur absolue, mais surtout son évolution. Si vous revenez un mois, deux mois, trois mois après, de voir son évolution, normalement si ce que vous faites va dans le bon sens, vous devriez voir votre indice de vitalité augmenter. Ça c'est le premier point.
Ensuite, il y a la vitalité pondérée. Vitalité pondérée, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tous les systèmes du corps ne sont pas pondérés en termes d'importance physiologique de la même façon.
Tous les systèmes sont importants, mais il y a certains systèmes comme par exemple le système de détoxification, le système nerveux, qui vont être pondérés plus favorablement que d'autres systèmes qui sont un peu moins importants, en tout cas dans une logique de régénération par rapport à votre profil.
Et donc la vitalité pondérée, c'est la vitalité appliquée à votre cas particulier dans votre situation. Très intéressant. Et surtout, troisième chiffre, l'indice de vitalité relative à quoi ?
Relative à l'âge. C'est-à-dire que votre vitalité va être comparée à la vitalité moyenne de votre classe d'âge, et là on détermine un chiffre. Alors, si ce chiffre est de 100, vous êtes exactement dans la moyenne de votre âge, si il est supérieur à 100, vous êtes supérieur en termes de vitalité à la moyenne de votre âge, et s'il est inférieur à 100, vous êtes inférieur en vitalité à la moyenne de votre âge.
Et ce qui est intéressant avec ces chiffres-là, ça va être de refaire le test régulièrement et de voir ces chiffres évoluer. Donc tout ça, c'est pour vous dire que le questionnaire évolue, il était déjà extrêmement plébiscité, j'y suis arrivé, plébiscité, vous l'aviez déjà largement plébiscité, et bien il devient encore meilleur, et puis moi je peux vous dire qu'il va y avoir une V3, une V4, une V5, moi depuis que je l'ai découvert j'ai plein d'idées en tête que j'ai
proposées à l'équipe, donc il va continuer à évoluer, il est toujours gratuit, et vous pouvez y accéder avec le lien qui est en dessous de cette vidéo. Et ça, ça va dans le sens de l'individualisation, de l'autonomie, exactement ce que poursuit aussi le jeûne.
Alors le jeûne, le jeûne pour tout le monde, Le jeûne pour tout le monde, j'ai pris quelques notes bien sûr, c'est pas un podcast, le jeûne pour tout le monde ou pas.
Alors, avant de parler du jeûne pour tout le monde ou pas, avant d'aborder cette question, j'avais quand même envie de clarifier quelque chose, parce que je lis régulièrement parler de la guérison par le jeûne, il y a même je crois le titre dans le livre qui s'appelle la guérison par le jeûne, le jeûne guérit ceci, le jeûne guérit cela, c'est une erreur, une confusion et qui est vraiment très importante à pointer,
le jeûne ne guérit rien, et d'ailleurs c'est pour ça qu'il est aussi puissant. L'idée de guérir revient à la notion de remède, comme si le jeûne était un remède, le jeûne n'est pas un remède, le jeûne n'est pas un remède à une vie en dehors des normes physiologiques, le jeûne n'est pas un remède pour corriger nos erreurs de vie.
Le jeûne, et vous allez le voir, c'est le fait de mettre en oeuvre une capacité innée du corps qui, la plupart du temps, reste en dormance parce que nos pratiques de vie ne permettent pas d'activer cette potentialité.
Le jeûne, ce n'est pas un médicament, et c'est vrai que la guérison c'est une idée un peu magique, un peu presque infantile, du style je fais quelque chose, je jeûne, et le corps répare tout, et puis je redeviens comme avant.
Mais le vivant, lui, il ne fonctionne pas comme ça. Bon, le jeûne c'est une mise en retrait, une pause imposée à un organisme, alors le jeûne volontaire est toujours pareil, c'est une démarche qui est volontaire, c'est une pause imposée à un organisme qui passe souvent sa vie à compenser des excès, des stress, des toxines et des injonctions contradictoires.
Quand on jeûne, le cœur ne reçoit pas un remède, il récupère sa capacité naturelle à aller spontanément vers la santé, et ce terme-là il est très important, spontanément vers la santé, C'est-à-dire que je le démontre, on en a parlé encore en séjour récemment, la nature du vivant est d'aller spontanément vers la santé.
Le vivant recherche la santé en permanence, tous les mécanismes du vivant oeuvrent pour la santé en permanence. Un organisme vivant toute sa vie durant, il va chercher à aller vers la santé, avec ce qu'il trouve, avec ce qu'il a sous la main, avec les réserves, avec l'environnement qu'il a sous la main, mais spontanément il va vers la santé.
Un peu comme un bouchon remonte spontanément à la surface de l'eau, s'il est au fond de l'eau, il va remonter spontanément à la surface de l'eau. Ce n'est pas une loi biologique, là pour le coup c'est une loi physique, mais un bouchon de liège va remonter spontanément à la surface.
Sauf si vous l'empêchez, parce que si vous le bloquez avec votre main au fond de l'eau, il a beau avoir cette propension naturelle à remonter à la surface de l'eau, il ne va pas le faire, pourquoi ? Parce qu'il va être empêché.
Et quelque part avec le jeûne c'est exactement la même chose, le jeûne c'est enlever l'empêchement qui empêche au bouchon de remonter jusqu'à la surface. C'est enlever les empêchements qui permettent au corps d'activer des programmes profonds, archaïques, biologiquement inscrits en nous, de nettoyage, de régénération, de guérison, de réparation, de catabolisme, de nettoyage, on va en parler de tous ces mots, on va les définir, qui permet d'aller vers la santé.
Donc le jeûne ne guérit rien, le jeûne permet, permet la guérison. Et on l'est vraiment clairement dans cette phrase d'Ambrose Paré que je cite assez souvent, moi je soigne et Dieu guérit, moi je soigne et la vie guérit, la vie en nous guérit.
Et moi je soigne, qu'est-ce que je fais ? Je mets le corps dans une disposition où le soin, donc mon soin qu'est-ce que c'est ? Par exemple ça va être de jeûner, de maintenir de la nourriture, et ça, ça va permettre que la guérison se mette en branle.
Donc le jeûne ne crée pas de santé, il retire les obstacles, la main au fond de l'eau qui empêche la santé de s'exprimer. Et donc parler de guérison par le jeûne n'entretient une forme d'illusion un peu dangereuse et celle qu'une pratique ponctuelle pourrait corriger un mode de vie totalement incohérent.
Qu'un protocole pourrait réparer une physiologie épuisée et qu'un effort héroïque remplacerait une transformation profonde. La santé ce n'est pas un état final, c'est un processus dynamique, c'est un processus vivant, mouvant, fait d'ajustements permanents entre ce qu'on mange, ce qu'on respire, la façon dont on dort, la façon dont on interagit avec les autres, la façon dont nous vivons, c'est ce qu'on appelle l'hygiène de vie.
Alors le jeûne c'est un levier, ça c'est certain, c'est un levier important. Le jeûne c'est un levier important, mais il ne sauvera pas de nous-mêmes. Voilà, ça il faut le savoir, il faut le poser dès le départ.
Et d'ailleurs cette idée-là de guérison par le jeûne, sortir de ça c'est rentrer dans une logique de responsabilisation, je trouve ça très intéressant. Donc on va essayer de faire moins de promesses, moins de dogmes, et plus de physiologie, plus de discernement, plus de santé d'ailleurs, et c'est ce qu'on s'apprête à faire dans cette vidéo. Alors, le jeûne pour tout le monde, point d'interrogation. Alors,
la première des choses qu'il faut savoir, et ça, ça nous renvoie à la vidéo qu'on a fait précédemment sur la douche froide, le jeûne, alors, compliqué, je vais dire quelque chose qui est faux, mais je vais commencer à le dire, le jeûne ce n'est pas du repos, le jeûne est un stress.
En fait, c'est faux ce que je vous dis, Parce que quand on dit le jeûne, on pense toujours le jeûne privation de nourriture. Et ça, c'est une erreur. Le jeûne, c'est un processus hormétique. Et un processus hormétique, comme vous l'avez vu dans la précédente vidéo, il a toujours deux phases.
Une phase de contrainte et une phase de gain, de croissance, une phase d'adaptation d'une certaine manière, une phase de régénération. Et le jeûne, c'est les deux.
Et on a tendance à l'oublier. Le jeûne, dans sa première phase, la phase de privation d'alimentation, est un stress pour l'organisme, ça c'est une évidence. Comme toute contrainte, tu enlèves l'alimentation, surtout si tu enlèves l'alimentation totalement, si tu enlèves l'alimentation et l'eau, comme dans le cas du jeûne sec, obligatoirement c'est une contrainte, c'est un stress pour l'organisme.
Il ne peut pas en être autrement, c'est une contrainte pour l'organisme, ça c'est certain, d'accord ? Sauf que cette première phase, elle doit être automatiquement suivie d'une seconde phase qui est la phase de reconstruction, on est d'accord.
Or, la première phase, on va le définir plus clairement tout à l'heure, on parle de catabolisme, destruction, on défait, on déconstruit, c'est ce qui se passe dans le jeûne, on recycle, on utilise les vieilles cellules, les vieilles mitochondries, elles sont déconstruites par le corps pour, dans la deuxième phase, en reconstruire une autre.
Alors que quand on dit le jeûne est un stress, en fait c'est à la fois une demi-vérité et un demi-mensonge, ou une totale vérité et un total mensonge, parce que ça dépend de quoi on parle. Et malheureusement, souvent quand on parle du jeûne, les gens ne pensent qu'à la phase de privation de nourriture.
Mais ça c'est un risque, ça c'est un gros risque, parce que comme vous l'avez vu avec le cours que je vous ai donné sur les douches froides, eh bien, s'il n'y a que des phases cataboliques, c'est-à-dire s'il n'y a que des phases de contraintes, ça conduit à l'épuisement.
Normalement, il y a ton état-là, tu fais une contrainte, donc tu déconstruis, tu affaiblis, tu réduis d'une certaine manière, puis après il y a la phase de rebond, d'accord ? Si la phase de rebond n'a pas lieu, alors là ça devient problématique.
Et ça, ça peut être une problématique avec le jeûne. Et tous les problèmes que j'ai vus avec le jeûne, c'est des gens qui ne laissent pas suffisamment de temps à la phase de rebond, donc qui perdent du poids, qui déconstruisent à l'intérieur, puis qui le refont, et ça ne peut conduire qu'à l'épuisement, c'est une évidence.
Le jeûne est une contrainte dans sa première phase qui est la phase de privation d'alimentation. Le jeûne n'est pas une contrainte dans sa deuxième phase qui est la phase de reconstruction. Et ça c'est intéressant parce que la qualité de l'expérience du jeûne va dépendre surtout de la qualité de la reconstruction.
C'est-à-dire, ce que vous allez mesurer au quotidien, votre état de bien-être ne va pas dépendre de la phase 1 de privation d'alimentation, elle va dépendre de la phase de reconstruction. Et le problème, c'est que souvent quand quelqu'un dit moi je jeûne, j'ai une semaine devant moi, j'ai une semaine de vacances, je vais jeûner, la personne va s'abstenir de manger pendant une semaine.
Et donc, la phase de reconstruction va se passer la semaine suivante alors qu'elle a repris son boulot, qu'elle est en stress, qu'elle doit travailler et ainsi de suite. Et ça, c'est une vraie problématique parce que quelque part la phase de reconstruction d'une certaine manière est atrophiée.
Elle n'a pas la qualité qu'elle devrait avoir. D'ailleurs c'est pour ça qu'en 2023, quand un stage avait été proposé par Régénère, un stage orienté jeûne et détoxification, les gens s'attendaient puisqu'ils venaient une semaine à jeûner pendant une semaine, pas du tout.
Il y avait eu un jour de descente alimentaire, deux jours maximum de jeûne pour certains jeûnes secs, ensuite reprise alimentaire. Et les gens disent non, moi je voudrais jeûner plus. Non, si tu jeûnes plus, tu as 3 semaines devant toi, et tu fais 1 semaine de jeûne et 2 semaines de réalimentation dans les meilleures conditions. Mais le problème c'est qu'en fait s'il n'y a pas du qualitatif dans la phase de reconstruction, tu rates tous les bénéfices de l'effort, parce que c'est un effort de la contrainte
initiale que tu as mise en place. Et c'est bien ça qu'il faut comprendre, la phase de contrainte n'est là que pour préparer la phase de reconstruction ultérieure. Donc, contraintes et reconstruction, on parle de catabolisme, le catabolisme c'est la déconstruction, et ensuite on parle d'anabolisme.
Excusez-moi, j'ai l'impression qu'il fait de plus en plus clair, donc on va... Hop, voilà, l'image sera plus belle, l'image sera plus jolie comme ça. Hop là !
Donc on parle de catabolisme, donc la déconstruction, et puis on parle d'anabolisme, la reconstruction. Et cette phase anabolique est essentielle. Et le problème c'est que la plupart du temps on ne parle que du catabolisme quand on parle du jeûne.
Le catabolisme ce n'est pas la phase la plus importante, l'anabolisme non plus. En fait, l'anabolisme sans le catabolisme n'a pas de sens, et le catabolisme sans l'anabolisme est dangereux et conduit à l'épuisement.
Donc c'est vraiment les deux phases de l'hormèse, parce que le jeûne ce n'est pas la privation d'alimentation ni même de nourriture, le jeûne c'est un rythme entre deux phases. Quant au jeûne, alors ces deux phases sont essentielles à connaître.
Il y a une autre règle avec le jeûne qui est essentielle à connaître, c'est la même que celle que je vous avais énoncée pour les douches froides, c'est la loi de l'intensité versus la durée. Vous vous souvenez avec les douches froides, c'est-à-dire qu'on ne peut pas faire à la fois intense et long, c'est soit intense et court, soit c'est moins intense et long, et la réponse adaptative, physiologique, positive dans la phase de rebond, dans la phase anabolique, elle est toujours dépendante de
l'intensité et non pas de la durée. Et ça, ça va vraiment être important aussi quand on parle du jeûne, ça veut dire que le regain du corps, la reprise du poids, la reprise d'énergie sera d'autant plus forte que l'intensité du jeûne aura été forte et la durée relativement courte ou en tout cas adaptée à cette durée.
Ce que je veux dire par là, c'est que par exemple, il y aura un rebond, une reprise beaucoup plus importante avec par exemple 2 jours de jeûne sec qu'avec 3 semaines d'une personne qui mange une fois par jour par exemple.
Et le risque il est là-dedans, c'est-à-dire qu'avec une faible intensité, par exemple, quand on mange une fois par jour, en termes de jeûne, c'est une faible intensité. Bien sûr, on ne mange qu'une seule fois par jour, donc il y a quand même une phase de jeûne intermittent qui est quand même très grande, mais en même temps, on ne jeûne pas vraiment puisqu'on mange une fois par jour.
et là il y a un risque, là il y a un risque de vraiment s'épuiser parce que finalement la réponse anabolique va être dépendante de l'intensité, et là l'intensité est faible, et c'est là où il peut y avoir un risque, d'accord ? Alors, je vous ai dit, il y a cette phase catabolique et cette phase anabolique. La vraie mécanique derrière le jeûne va passer par deux enzymes en particulier qu'on appelle l'AMPK et la MTOR qui sont très à la mode actuellement. on parle beaucoup
d'inhibition de l'AMTOR, on va en reparler juste après, et l'AMPK et l'AMTOR sont deux enzymes, ce sont des kinases même de mémoire, qui sont des enzymes de régulation très fine du métabolisme.
Et en fait ces deux enzymes décident quand est-ce qu'on construit, quand est-ce qu'on fait de l'anabolisme, et quand est-ce qu'à l'inverse on déconstruit, on recycle, on nettoie, on transforme les matières viciées.
C'est ça sur 2 enzymes, alors le mTOR, cette enzyme-là, quand elle est élevée, on est en mode croissance, on est en mode anabolique, on construit du muscle, on construit des tissus, on accumule, on stocke des graisses et ainsi de suite.
À l'inverse, quand la MPK est élevée, on déstocke des graisses, on détruit les cellules, on augmente l'autophagie, L'autophagie c'est ce processus incroyable qui se passe quand on est en raréfaction d'alimentation, et qui consiste à détruire les vieilles cellules, récupérer des protéines dans les vieilles cellules, les vieilles mitochondries qui sont abîmées, et reconstruire de nouvelles cellules par derrière ensuite. Donc l'autophagie a lieu tout le temps, même quand on mange,
mais elle est très très faible, et ces niveaux sont nettement rehaussés quand on est en période de privation d'alimentation. Donc mTOR c'est le signal d'abondance, mTOR s'active quand il y a beaucoup d'acide aminé, quand il y a beaucoup de protéines, quand l'insuline est élevée, donc quand il y a pas mal de sucre en circulation, et quand l'énergie cellulaire est suffisante.
La mTOR signale à la cellule, va synthétiser des protéines, construit des tissus, active l'anabolisme et inhibe l'autophagie, c'est le mode croissance-reconstruction. Quand vous êtes dans la phase de montée, après le jeûne, je vous disais c'est d'abord une phase catabolique puis après une phase anabolique, dans la phase de montée, MTOR est élevé.
C'est le mode croissance, reproduction, expansion. Sans MTOR, il n'y a pas de mux, pas de réparation, pas d'immunité efficace. Ok, mais une activation permanente, c'est une stimulation continue, une accumulation et moins de recyclage.
Moi j'irais plus loin que ça, je l'avais déjà démontré dans des vidéos dans lesquelles on parlait du cancer, j'avais expliqué que les facteurs de croissance liés à une insuline élevée, à l'hormone de croissance élevée et la mTOR élevée, pendant la phase de croissance, l'adolescence, ils sont très intéressants, ça permet une croissance longitudinale, verticale, les enfants grandissent, ils se développent et c'est tout à fait normal.
Sauf qu'arrivés à l'âge adulte, si ces facteurs restent élevés, la croissance ne se fait plus de manière longitudinale, elle se fait de manière horizontale, on grossit, on prend du poids, bien sûr c'est le premier truc avec tout le cortège de troubles associés, hypertension, diabète et ainsi de suite, mais il y a aussi tout grossier à l'intérieur, et c'est comme ça qu'on voit des masses développées, des kystes, des tumeurs, toujours liées à une insuline très élevée et à des facteurs de croissance élevés, à une mTOR chroniquement élevé.
Et la raison est simple, c'est parce qu'on bouffe tout le temps, trop et tout le temps, tout le temps, il n'y a jamais de pause. À l'inverse, à MPK, c'est cet enzyme qui est un signal de restriction.
La MPK s'active quand l'insuline baisse, quand le glucose circulant dans le sang diminue, donc quand on n'a pas mangé depuis un certain temps, et puis quand il y a un ratio entre l'adénosine monophosphate, l'AMP, et l'ATP, l'adénosine triphosphate, donc le ratio entre les deux est un marqueur de la raréfaction de l'énergie produite par la mitochondrie.
C'est-à-dire que quand la mitochondrie, la centrale énergétique de la cellule, commence à produire moins d'énergie, il y a beaucoup plus d'AMP qui est produit que d'ATP, et ça c'est un signal qui déclenche l'AMPK, d'accord ?
Donc elle s'active dans ces trois situations, donc globalement en raréfaction de nourriture et d'énergie. Quand l'AMPK s'active, la cellule diminue l'AMTR bien sûr, augmente l'oxydation des graisses, donc elle va utiliser les graisses, elle stimule fortement l'autophagie, très intéressant, et elle bascule en mode économie et maintenance.
Le jeûne ne fait qu'une seule chose, il déplace le curseur. Le jeûne te fait passer d'une prépondérance de l'enzyme MTR à une prépondérance de l'enzyme AMPK. Il fait passer le corps d'un mode stockage à un mode déstockage, nettoyage, régénération. Et c'est tout ce que fait le jeûne, il diminue MTOR, il active à MPK, il ne guérit rien.
Il change juste le programme cellulaire métabolique temporairement. Et d'ailleurs, c'est là où peut naître le dogme, parce que quand on comprend finalement que l'inhibition de MTOR stimule l'autophagie, il y a eu des tas de personnes pour dire alors il faut inhiber MTOR le plus possible.
et il y a même des gens qui vendent des compléments alimentaires pour inhiber MTOR. Et voilà, il y a un ami avec qui j'en ai discuté plusieurs fois, moi je ne suis pas d'accord avec son approche qui dit qu'il faudrait inhiber MTOR dans les cas de cancer.
Je veux bien, sauf que la MTOR ne sert pas simplement à la croissance des tumeurs cancéreuses, elle sert à la développement, au fonctionnement de tout le système hormonal et ainsi de suite.
Et normalement, un fonctionnement normal, c'est une succession de périodes de la journée où la mTOR a été levée, et d'autres périodes où elle est basse et où la mPK a été levée. C'est l'oscillation entre les deux, c'est la respiration entre les deux.
Si tu inhibes mTOR pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, voire plusieurs mois, mais il y a des tas de fonctions essentielles à la croissance tissulaire, à la réparation, à la régénération qui n'ont pas lieu, qui n'ont plus lieu, c'est artificiel. Et je dis, certains concluent, alors il faut inhiber mTOR le plus possible.
C'est une erreur, parce qu'une inhibition chronique excessive diminue l'anabolisme, fragilise la masse musculaire, perturbe tout le système hormonal, ralentit la réparation.
La santé n'est pas dans l'inhibition permanente, elle est dans l'alternance. Une sorte de respiration du vivant. Effort, repos physique. Jeûne, alimentation. Et c'est cette respiration qui fonctionne.
Et ceux qui veulent augmenter à MPK artificiellement ou diminuer à MTOR, pour moi, n'ont rien compris au vivant. et ils court-circuitent, ils espèrent court-circuiter le vivant, et je veux dire, je n'ai rien fondamentalement contre les compléments alimentaires. Alors c'est marrant parce que ce matin j'en parlais avec un copain, Mickaël, qui a essayé de me persuader de...
voilà, le nombre de sollicitations pour vendre des compléments alimentaires, des gens qui me disent « Thierry, là on a un complément alimentaire, il faudrait que tu en fasses la promotion et ainsi de suite, ça pourrait intéresser les gens, tu pourrais te faire de l'argent et tout.
» Il y en a eu énormément, mais moi ce que je lui ai répondu, je lui ai dit ce que j'apporte n'est pas de cet ordre-là. Voilà, je ne suis pas venu pour apporter des compléments alimentaires, ce qui ne veut pas dire que c'est une mauvaise chose dans l'absolu, mais je ne suis pas venu pour apporter ça, je suis venu pour vous rappeler que le vivant peut le faire, que le vivant est là, et que le problème c'est que la plupart du temps on passe notre temps à chercher
des remèdes coûteux, compliqués, qui ont leur cortège de difficultés, Et voilà, quand on inhibe MTOR, je veux bien, c'est bien joli, mais à côté de ça, on va avoir des tas de problèmes en cascade qui vont apparaître parce que MTOR n'est pas fait pour être inhibé sur le long terme, c'est fait pour respirer.
Et moi je suis venu pour rappeler ça, pour dire le vivant le peut, le vivant, et là il ne demande qu'une seule chose, c'est que vous arrêtiez de regarder à l'extérieur et que vous commenciez à regarder à l'intérieur, que vous commencez à lui faire confiance.
C'est si compliqué que ça de comprendre que de temps en temps il faut s'arrêter de bouffer un petit peu, c'est si compliqué que ça de comprendre que le corps a besoin d'une respiration, de temps de pause alimentaire de manière à activer ces mécanismes.
Moi, c'est ce que je suis venu expliquer. Tout organisme vivant fonctionne sur deux temps, la mTOR pour construire, la mTK pour recycler, anabolisme, catabolisme, expansion, restriction, effort, repos.
Supprimer l'un des deux, c'est sortir de la physiologie. Et le problème, c'est que la société moderne stimule mTOR en permanence avec la suralimentation, excès en tout genre, anabolisme constant, et puis ensuite on fantasme l'activation d'AMPK comme solution miracle, l'inhibition de MTOR comme solution miracle.
On passe d'un extrême à l'autre, mais la biologie ce n'est pas l'extrême, c'est l'oscillation. Alors, trop de catabolisme, trop d'AMPK, ça conduit à l'épuisement, pas assez d'anabolisme, ça conduit à l'épuisement, pas assez de réserve, danger. Et avec le vivant c'est toujours la même chose, et c'est ça qui est difficile à comprendre, C'est la loi de l'hormèse, c'est-à-dire que plus tu as, plus tu vas gagner avec cette loi.
C'est un peu comme au casino, plus tu mises, plus tu as des chances de gagner. Le problème c'est que dans la phase de contrainte, ce que tu as misé, tu le perds d'une certaine manière avant de gagner beaucoup plus.
Et le truc c'est que si tu mises plus que ce que tu ne peux perdre, à ce moment-là tu te casses la gueule, ça ne peut pas fonctionner. Et c'est ça qui est paradoxal, c'est-à-dire que des gens qui ont un faible niveau de santé, au début, ils vont pouvoir miser peu pour avoir un petit bénéfice, mais ce petit bénéfice va leur permettre de miser un peu plus ensuite pour avoir un bénéfice un peu plus grand, et ainsi de suite.
Et c'est très frustrant parce qu'à côté de ça, on voit quelqu'un qui a déjà un bon niveau de santé, lui il va miser beaucoup dès le premier coup, il va avoir un énorme bénéfice, mais c'est toujours comme ça, voilà, à ceux qui ont, il y a encore davantage, À ceux qui ont peu, il y aura peu, mais c'est le seul chemin de croissance que je connaisse, et c'est un chemin qui respecte les lois
du vivant. Alors, les bénéfices du jeûne, vous les connaissez, nettoyage, autophagie, recyclage des vieux débris cellulaires, toutes les cellules endommagées au niveau du corps, au niveau du cerveau, c'est extraordinaire, les neurones endommagés et ainsi de suite, les mitochondries, les centrales énergétiques qui sont abîmées, elles sont déconstruites, ce qui va faire ensuite que dans la phase anabolique elle va être reconstruite,
fonctionnelle, Donc ça c'est vraiment très intéressant. On a globalement une baisse de l'insuline, une augmentation du glucagon, donc ce sont deux hormones qui signalent le manque de nutriments dans le sang, une augmentation de la lipolie, c'est-à-dire qu'on utilise ses graisses, une augmentation de la cétogénèse, on produit des corps cétogènes en quantité, une augmentation de la MPK, la fameuse MPK, une diminution de la MTOR, une augmentation de l'autophagie,
une augmentation de l'efficacité mitochondriale, une augmentation de la sensibilité à l'insuline et c'est ce qu'on appelle un stress hormétique adaptatif. Alors, j'avais écrit un petit paragraphe là pour le cerveau, c'est encore plus intéressant parce que le jeûne induit une cascade adaptative qui relie métabolisme énergétique et plasticité cérébrale. C'est très intéressant le jeûne pour le cerveau.
La baisse d'insuline et l'activation d'AMPK avec l'inhibition de l'AMTOR favorisent l'autophagie neuronale, un processus de recyclage intracellulaire qui élimine les protéines mal conformées et les mitochondries dysfonctionnelles, c'est de la mythophagie.
D'ailleurs, on en parle beaucoup dans le cadre de la formation des plaques par exemple, dans la sclérose en plaques, ou dans la maladie d'Alzheimer par exemple, et on se rend compte que le jeûne a énormément apporté aux personnes qui présentent ce genre de troubles.
En parallèle, la cétogénèse augmente le bêta-hydroxybutyrate qui agit non seulement comme subtrat énergétique efficace pour le neurone, les neurones adorent les corps cétoliques, mais aussi comme molécule signal modulant l'expression génétique, participant à un environnement plus favorable à la résilience cellulaire. Cette reconfiguration métabolique s'accompagne d'une augmentation du BDNF, je vais essayer de vous le refaire, c'est toujours comique, Brain Derivated Neurotrophic Factor,
donc facteur neurotrophique, donc ça veut dire un facteur qui fait grossir le réseau neuronal, qui favorise la croissance neuronale, dérivé du cerveau. Facteur clé de la neuroplasticité.
Il soutient la survie neuronale, la croissance des dendrites, les dendrites ce sont les petits tentacules qui partent des neurones et qui se mettent en contact les unes avec les autres pour créer le réseau synaptique, la synaptogénèse, donc la création de synapses, et l'apprentissage. Le stress énergétique modéré du jeûne agit comme un signal hormétique stimulant les voies CREB-BDNF et améliorant la flexibilité synaptique. Résultat attendu, meilleure clarté cognitive, vigilance accrue et potentiel soutien à
la santé cérébrale à long terme. Mais les faits dépendent du terrain, et j'ai ajouté, mais un cerveau stressé en permanence ne gagne rien à ajouter du stress. Ce que je vous disais, le jeûne dans sa première phase, c'est une phase de stress, et ça c'est important à savoir, ça va être l'une des limites du jeûne, c'est-à-dire qu'effectivement pour des personnes qui sont déjà en situation de stress chronique, il va falloir être attentif parce qu'une hormèse,
ça commence toujours par une phase de contrainte, et parfois plus de contraintes c'est trop de contraintes. Alors, le jeûne pour tout le monde, est-ce que tout le monde active ces mécanismes que j'ai décrits ?
La réponse est oui, absolument, tout le monde, tout organisme vivant je dirais même, active ces mécanismes. De la naissance jusqu'à la mort, oui, bien de la naissance, les enfants peuvent jeûner.
Quand je dis peuvent jeûner, parce que ça a été exploité par des petits esprits à une époque, j'avais dit est-ce que les enfants peuvent jeûner ? Je disais oui, est-ce qu'ils doivent jeûner ?
Ah, c'est plus complexe. Sauf que la nuance, elle a dégagé, parce que tout ce qu'il voulait retenir c'est est-ce que les enfants peuvent jeûner ? Ben oui, évidemment, parce que tout organisme vivant a la capacité de jeûner.
Et heureusement, parce qu'entre deux repas, qu'est-ce que tu fais ? Tu jeûnes tout organisme vivant à la capacité de jeûner. C'est-à-dire que physiologiquement parlant, il est équipé pour traverser une période sans apport de substrats alimentaires.
Ça c'est une réalité, et heureusement, parce que sinon on ne pourrait pas s'arrêter de manger, il faudrait qu'on mange en permanence, en permanence, en permanence, sinon on ne fonctionnerait pas.
Une voiture ne peut pas jeûner de carburant, c'est-à-dire que si un moteur n'est pas alimenté en carburant, le temps juste que le circuit se vide et puis après le moteur s'arrête, d'accord ? Si la voiture pouvait jeûner en carburant comme l'humain peut jeûner, la voiture pourrait boire 2-3 litres d'essence et puis elle pourrait rouler 100 km avant de reboire 2-3 litres d'essence, d'accord ? Là, ce n'est pas pareil, le corps humain a la capacité parce qu'il a une réserve.
Après, l'analogie, on pourrait dire que la voiture c'est exactement la même analogie, on pourrait l'extrapoler comme ça, on pourrait dire voilà, elle refait le plein tous les 600, 800 kilomètres, et entre les deux, elle n'a pas besoin de refaire le plein, ça dépend de quel point de vue tu te places, mais voilà, ça pourrait être cette analogie.
Donc, est-ce que tout le monde active ces mécanismes ? Oui, tout organisme vivant active ces mécanismes. Est-ce que tout le monde bénéficie de ces mécanismes ? Ça dépend, ça dépend.
Est-ce que tout le monde en bénéficie de la même façon ? Ben non, non, non, et tout le monde n'en bénéficie pas de la même façon parce que vous l'avez vu, il y a plein de règles.
La première, c'est qu'il y a cette phase de contrainte initiale, et pour un organisme qui est déjà extrêmement stressé, extrêmement fatigué, eh bien, ça peut être trop, trop de stress, c'est trop de stress, voilà. Le mec il se fait des douches froides, du jeûne et ainsi de suite, du sport à outrance et tout, trop de stress, ça peut être trop de stress.
Et puis, la phase de rebond, elle demande d'avoir des réserves, d'accord ? Si tu n'as pas des réserves minimales, tu n'as pas cette phase de rebond, et cette phase de rebond est essentielle parce que le but ce n'est pas de diminuer, de déconstruire, Le but c'est de reconstruire du neuf en meilleur état.
Et je pense que chez les personnes qui sont anorexiques, ultra minces, en sous-poids massif, en stress chronique, des personnes âgées par exemple qui présentent le phénomène de sarcopénie avec la fonte musculaire très forte, le jeûne peut aggraver.
Donc la restriction, est-ce que le jeûne est pour tout le monde ? Oui, à condition d'avoir suffisamment de réserve pour pouvoir reconstruire du neuf par derrière, et à condition de ne pas être déjà en surcontrainte parce que sinon ça va faire trop de contraintes.
Donc toujours adapter la contrainte de manière à ce que la personne ne le paye pas trop cher. Intensité et durée c'est toujours la règle, et souvenez-vous, il vaut mieux quelque chose de court et intense parce que le rebond sera d'autant plus facile que quelque chose de long et de peu intense.
Donc, attention aux restrictions alimentaires sur du long terme parce que ça, ça épuise réellement l'organisme, et plutôt des petits jeûnes ponctuels, très courts, intenses, ça, ça va être beaucoup plus favorable.
Plus un organisme est fatigué, d'ailleurs, plus ça lui sera favorable. Plus un organisme est fort, plus il va pouvoir tolérer une intensité faible sur du long terme, plus notre organisme est faible, plus il faudra vraiment viser l'intensité forte sur une durée très courte, des fois ultra courte.
Pensez bien en termes de capacité adaptative et pensez bien en termes de réserve, et surtout pensez bien que la phase anabolique est essentielle. C'est-à-dire que vraiment, souvent on met notre attention sur la phase de privation d'alimentation, puis après l'autre on vit sa vie.
Non, la phase où les bénéfices, où le miracle de la vie s'exprime, c'est dans la phase de reconstruction, c'est celle-là qui est essentielle. Donc toute notre attention, toute la qualité devrait porter sur cette phase-là.
Donc, qu'est-ce que j'avais mis ? Tout ce qui vit fonctionne sur deux temps, effort et repos, catabolisme et anabolisme, c'est la respiration du vivant. Il n'y a qu'une société globalement malade pour oser croire qu'on peut supprimer le catabolisme sans en souffrir de graves conséquences.
Ça, c'est la réalité de ce qu'on vit actuellement. On bouffe tout le temps, des quantités énormes, et c'est très récent dans notre histoire. Ça a 40-50 ans d'avoir des frigos pleins en permanence avec une surabondance alimentaire, c'est très récent, et on en souffre les conséquences directement actuellement. Et c'est marrant parce que je vais vous en donner une petite illustration, et ce n'est pas du tout pour faire de la polémique.
On m'a envoyé une vidéo cette semaine, et je l'ai vraiment trouvé très intéressante, et je vais vous la montrer cette vidéo, c'est une vidéo d'un nutritionniste qui s'appelle Denis Richet, qui est micronutritionniste, auteur, conférencier, formateur, spécialiste dans la nutrition, la micronutrition, l'exercice et la santé.
Alors, certainement spécialiste de la nutrition, pas spécialiste du jeûne, je vous laisse écouter. « On a évoqué un facteur clé d'agression pour le cerveau, c'est le jeûne.
Quand on est nutritionniste, on ne peut pas valider l'idée de faire du jeûne pour améliorer la santé des gens. Si on prend un peu de recul, ça n'a pas de sens. Il y a d'autres moyens nutritionnels d'arriver aux mêmes résultats favorables sur la santé, la santé associée au bien-être physique, psychique et émotionnel.
va passer une soirée avec des amis en disant je viens passer une soirée avec vous, vous vous éclatez, je jeûne. Ils vont perdre ton numéro de téléphone à un moment donné. Thierry Samitier OK, donc dans cette vidéo qu'est-ce qu'on a ?
Bon, on va passer sur le sophisme final qui dit que finalement tes amis vont perdre ton numéro de téléphone si tu jeûnes un soir avec eux à un repas entre copains. Voilà, déjà premièrement si tes copains ne supportent pas qu'une fois, tu ne fasses pas la bringue avec eux, déjà il faut changer de copain, ça c'est un truc.
Et puis surtout, en fait, l'espèce de sophisme qu'il y a derrière c'est de dire finalement la santé c'est le bien-être physique, psychique et émotionnel, donc la convivialité, et finalement si on se prive de ça, on se prive de santé.
Donc vas-y, gave-toi, bourre-toi la gueule, fais la bringue, et c'est ça le meilleur chemin vers la santé. C'est évident que ce n'est pas le cas, donc ça ne tient pas la route, ça ne tient pas la route un instant, et c'est même une inversion.
C'est-à-dire que penser que la santé c'est le bien-être physique, psychique et émotionnel, en fait c'est le bien-être psychique, physique et émotionnel conduit à la santé, et ce n'est pas la santé qui conduit à ça.
Donc en fait, ça n'empêche pas de faire la fête avec les copains de temps en temps, mais si tu ne fais que ça, c'est évident, si tu ne fais que ça, ça ne va pas marcher, c'est tout. Si tu te gaves de produits transformés, que tu bouffes trop, trop souvent, que tu prends beaucoup d'alcool, ça ne va pas marcher, c'est une évidence, je n'ai même pas voulu le démontrer.
Après, il dit que finalement un nutritionniste ne peut pas valider le jeûne comme démarche de santé, c'est dommage, c'est très dommage, ça serait intéressant, mais c'est peut-être aussi parce que les nutritionnistes s'intéressent uniquement à la nutrition qu'ils ont oublié que dans la nutrition, il y avait aussi l'absence de nutrition.
C'est-à-dire que leur prisme est tellement étroite qu'ils s'intéressent uniquement à ce que l'on mange, et ils ne se rendent pas compte qu'en fait, comme pourtant c'est quelqu'un qui est préparateur physique, et tous les préparateurs physiques le savent, tu peux parler de l'effort, de l'entraînement, mais il faut parler aux athlètes aussi du repos, parce que si tu ne fais que de l'effort, ça ne marche pas, et ils s'épuisent, ils se détruisent.
C'est exactement la même chose avec l'alimentation, si tu es nutritionniste, il faut parler aux gens de nutrition... Salut les filles ! Il faut parler aux gens de nutrition, mais il faut parler aussi de privation d'alimentation, c'est-à-dire des périodes de jeûne, c'est essentiel. Mais on va revenir sur quelque chose qui est beaucoup plus intéressant.
Il y a deux choses qui m'ont attiré dans cette vidéo, il dit que le jeûne est une agression pour le cerveau. Et vous avez vu, c'est à la fois un demi-mensonge et une demi-vérité. Parce que est-ce que le jeûne est une agression pour le cerveau ?
Oui, c'est vrai, puisque dans la phase catabolique, je vous dis, c'est une contrainte. Sauf que si tu dis ça comme ça, ce qu'on entend, c'est que le jeûne est dangereux pour le cerveau.
D'ailleurs, c'est ce qu'il va dire, il va dire finalement qu'il n'y a aucun bénéfice à jeûner pour le cerveau. Ce qui est totalement faux, la littérature scientifique le prouve largement. Mais quand on dit que le jeûne est une agression pour le cerveau, c'est encore une fois parce qu'on ne comprend pas que le jeûne est une valse à deux temps d'une certaine manière.
Contrainte, reconstruction, catabolisme, anabolisme. Le jeûne est une contrainte, oui, suivie d'une reconstruction plus forte encore, et ça c'est essentiel à dire. Et surtout, moi ce qui a attiré mon attention, il dit il y a bien d'autres moyens nutritionnels pour arriver au même résultat favorable pour la santé.
Vous savez, c'est le mythe finalement de prendre des compléments alimentaires pour mimer le jeûne, reproduire le jeûne. Et ça, c'est la folie de notre époque, c'est-à-dire qu'on a des solutions, le vivant nous donne des solutions gratuites, autonomisantes, disponibles pour tout le monde.
Ça ne demande pas un bac plus 15 pour arriver à comprendre ce qui se passe dans le jeûne, c'est très simple à comprendre, c'est une merveille, c'est un processus holistique global qui englobe. Quand tu jeûnes, tu ne fais pas simplement jeûner, ta mTOR et augmenter ton AMPK, tu ne fais pas simplement jeûner ton foie ou ton estomac, c'est ton être tout entier qui jeûne, psychiquement, émotionnellement. Donc il y a énormément de choses qui se passent, c'est une globalité,
c'est une merveille du vivant, c'est une fonction merveilleuse du vivant qui nous a été donnée, et nous, non, moi je veux faire la fête avec les copains, je veux pouvoir faire la fête, parce que si tu comprends sinon ils vont oublier mon numéro de téléphone, donc moi je veux garder mes copains, et à côté de ça je vais prendre des compléments alimentaires avec de la mTOR et de la MPK, moi je ne suis pas venu pour ça, je ne suis pas venu pour vous donner ça.
Alors, le jeûne pour tout le monde ou pas, je crois avoir répondu à la question, tout le monde peut jeûner, est-ce que tout le monde peut en bénéficier ? Eh bien, ça dépend, et ça dépend surtout de la façon dont vous allez le voir.
On a vu que le jeûne n'est pas une guérison, c'est un stress métabolique adaptatif, donc qui dit stress dit capacité adaptative, donc il faudra toujours que ça soit adapté à votre capacité adaptative. Deuxièmement, on a vu que c'était quelque chose en deux temps, catabolisme, anabolisme, donc attention, attention à la qualité de l'anabolisme parce que le risque, c'est toujours le même, c'est trop de catabolisme, pas assez d'anabolisme quand on le pratique.
Pour la société dans son entièreté, le gros problème c'est trop d'anabolisme, on passe notre temps à anaboliser d'une certaine manière. Mais pour le jeûne, pour les pratiquants de jeûne, le risque ce serait trop de catabolisme et pas assez d'anabolisme.
On a vu qu'il activait AMPK, qu'il inhibait la MTOR et qu'il stimule l'autophagie et la cétogénèse. Il augmente la BDNF et la neuroplasticité, mais il consomme des réserves. Donc, sans alternance anabolique...
Louloute, là, c'était là, tu peux te pousser un petit peu parce qu'on ne voit que toi à la caméra. Hé hé, ma grosse ! Elles ont jeûné, elles aussi. Vous jeûnez les chiens, au moins une fois ou deux par semaine, elles jeûnent. Alors, tiens, je vais m'appuyer sur toi, ce sera pratique.
Sans alternance catabolique d'anabolisme, ça ne marche pas. la santé c'est l'alternance entre l'anabolisme et le catabolisme, tout le monde peut jeûner et tout le monde jeûne physiologiquement, rien que la nuit tout le monde jeûne, donc ça arrive.
La question n'est pas jeûner ou pas, la question est quand, combien, pour qui ? Et j'espère dans cette vidéo vous avoir donné des clés pour sortir de la peur, sortir des titres racoleurs et commencer à comprendre physiologiquement comment tout ça, ça peut fonctionner.
Voilà, écoutez, j'ai été ravi de faire cette vidéo. Je vous rappelle qu'il y a la V2 du questionnaire des 15 profils régénères qui est sortie, c'est gratuit, vous pouvez aller la faire. Encore quelques jours, il y a aussi l'abonnement au site Régénère parce que quand vous aurez fait ce questionnaire, vous allez voir, on vous proposera aussi des chemins en suivant des formations et des parcours, des choses comme ça.
Eh bien, si vous voulez accéder à tout ce contenu, l'abonnement au site Régénère est aussi en promo encore quelques jours, donc profitez-en. Et moi, je vous annonce que la semaine prochaine, donc dès le début mars, je reprends les lives sur le site Régénère TV, ça va être un plaisir de vous retrouver en direct.
Et dernière petite info, on m'a glissé à l'oreillette que je n'ai pas, qu'il y avait quelques places qui avaient été libérées pour les séjours en mars, les séjours là sont pleins jusqu'à cet été, enfin voilà, je crois qu'ils sont full, full, full, là il y a eu quelques désistements, il y a eu 2-3 désistements, donc s'il y en a qui veulent venir en mars, c'est tout bientôt, c'est dans quelques jours à peu près, il y a 2-3 places qui sont libérées, allez voir sur le site Régénère TV.
Je vous souhaite une très bonne journée, je vous souhaite d'abord et avant tout de continuer à écouter le vivant et à faire confiance au vivant parce qu'il vous le rendra au centuple.
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