PODCAST - Les oxalates : ennemis numéro 1 ou énième simplification ?
Les oxalates font peur en ce moment, surtout dans les milieux de la santé naturelle. Dès qu’un jus de légumes ou une betterave est mentionné, quelqu’un arrive pour signaler le danger. Pascal, coach RGNR, remonte à la source de cette oxalatophobie et explique d’où vient cette vague d’alertes, notamment autour du livre américain Toxic Superfoods paru début 2024 et de ses déclinaisons françaises.
Avant de parler de danger, Pascal pose les bases : ce que sont réellement les oxalates, leur rôle dans la plante (gestion du calcium, défense mécanique via les raphides, équilibre acido-basique), et la façon dont un organisme en bonne santé les traite. La bactérie Oxalobacter formigenes et d’autres souches du microbiote intestinal dégradent normalement ces molécules avant qu’elles ne passent dans le sang. Le problème commence quand ce microbiote est appauvri par les antibiotiques, les aliments ultra-transformés ou les perturbateurs chimiques.
Pascal distingue ensuite les cas réels où un excès d’oxalates peut poser problème (calculs rénaux, inflammations articulaires, dépôts dans les tissus mous) des scénarios fantasmés. Il insiste sur les conditions précises nécessaires pour que ces dépôts se forment : intestin poreux, microbiote défaillant, reins fatigués, carence en calcium. Ce n’est pas un jus de betterave occasionnel qui crée ces conditions, mais des années de terrain malmené.
Le podcast aborde aussi la question de la cuisson comme solution : elle réduit partiellement les oxalates (jusqu’à 60-70 % en ébullition prolongée avec rejet de l’eau), mais elle dégrade aussi les minéraux, les vitamines hydrosolubles et les polyphénols fragiles. Surtout, elle ne restaure pas un foie saturé ni un intestin poreux. La conclusion de Pascal est claire : supprimer un aliment soulage parfois un symptôme, mais reconstruire le terrain est la seule voie qui tient sur la durée.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction : autonomie et prise de responsabilitéPascal se présente et pose le cadre du podcast : éducation et responsabilité individuelle plutôt que protocoles clé en main.
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2:37D’où vient la peur des oxalates en ce moment ?Pascal explique pourquoi les commentaires sur les jus de légumes se remplissent d’alertes aux oxalates et cite les sources de cette tendance.
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5:14Ce que sont vraiment les oxalatesDéfinition biologique des oxalates, leur rôle dans la plante (gestion du calcium, raphides, équilibre acido-basique) et leur fonction de protection contre la surconsommation.
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7:50Quand le microbiote ne fait plus son travailPascal explique comment un microbiote appauvri laisse passer dans le sang ce qu’il devrait dégrader, et pourquoi c’est là que les ennuis commencent.
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10:26Est-ce vraiment un problème ? La réponse de terrainPascal confronte l’alarmisme des livres à sensations avec l’expérience de terrain de milliers de personnes ayant amélioré leur santé avec des jus de légumes.
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15:36Les dépôts d’oxalates : conditions réellesCalculs rénaux, inflammations articulaires, dépôts dans les tissus : Pascal détaille les conditions biologiques précises nécessaires pour que ces problèmes apparaissent.
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18:12Pourquoi les plantes ne sont pas devenues toxiquesCe ne sont pas les épinards ni la betterave qui ont changé, mais notre terrain et notre capacité à métaboliser ce que le vivant nous propose.
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23:23La cuisson réduit-elle vraiment les oxalates ?Pascal passe en revue ce que la vapeur douce et l’ébullition prolongée font réellement aux oxalates, aux minéraux et aux polyphénols.
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25:59Reconstruire le terrain plutôt qu’éviter les alimentsPascal conclut sur la différence entre palliatif (supprimer un aliment) et vraie régénération (restaurer les organes d’élimination et le microbiote).
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Bonjour à toutes et à tous et merci d'être là au rendez-vous de ce nouveau podcast Régénère. Je suis Pascal, coach Régénère, enseignant, formateur d'enseignants yoga, passionné par mouvement, par le souffle, par tout ce qui réveille le vivant en nous.
En préparant ce podcast, je réfléchissais au pourquoi je fais tout ça. Pourquoi j'ai guidé ma vie vers le yoga, vers le régénère, vers la respiration. Et je réalisais que ce qui me fait avancer, ce que je viens partager, c'est un chemin.
Un chemin vers l'autonomie. Ce que je viens vous proposer dans ces podcasts, Ce n'est pas une solution clé en main, ce n'est pas un protocole de plus. Car la véritable santé, la vraie force, naît d'une chose, l'éducation et la prise de responsabilité individuelle. L'éducation qui éclaire, qui nous rend libre.
L'éducation qui nous permet de comprendre, de choisir, de nous relever par nous-mêmes, sans dépendre d'un produit, d'un spécialiste, d'un système. C'est l'esprit de Thierry d'ailleurs. C'est l'esprit de Régénère.
Et c'est le mien. Chez Régénère, nous croyons que la plus grande puissance, c'est celle qui vient quand on devient responsable, quand on arrête de chercher des coupables ou des sauveurs et qu'on décide d'agir ici et maintenant.
C'est pour ça que nous existons. Transmettre, pour vous donner les outils et les qui feront de vous les vrais acteurs de votre santé. D'ailleurs, petite minute de pub introductive. C'est exactement dans cet esprit que nous organisons nos séjours en Catalogne.
Ce ne sont pas des vacances ordinaires. Ce sont des expériences, des temps forts, des occasions uniques de vous reconnecter profondément à vous-même. Dans ce cadre exceptionnel, entre mer et montagne, torrent et forêt, Vous pourrez découvrir la puissance du froid dans nos bains naturels sauvages ou dans le tout nouveau bain froid haut de gamme pensé pour pratiquer en toute sécurité.
Vous pourrez vous ressourcer dans la piscine naturelle, les bains chauds, le sauna infrarouge Sunlighten. Vous pourrez également goûter à une cuisine vivante locale préparée avec amour par notre équipe pour nourrir votre corps et votre énergie.
Vous pourrez aussi explorer des pratiques telles que le yoga, le mouvement, la respiration, les randonnées sauvages avec des ateliers et des séminaires pour approfondir votre compréhension de ce qu'est la régénération véritable. Et ce n'est pas nous qui vous prendrons en charge, c'est vous qui reprendrez les reines.
Nous, nous serons là pour vous guider, pour vous accompagner, vous transmettre ce qui ensuite ne vous quittera plus. Des repères, une confiance, une autonomie. Alors si cette idée vous parle, celle de ne plus subir mais de choisir, celle d'être enfin libre et responsable de votre santé, je vous invite de tout coeur à découvrir ces séjours. Les places sont limitées et l'été en Catalogne c'est vraiment un moment à part.
Allez, le lien est dans la description, allez-y. Mais revenons à notre sujet du Ça fait maintenant quelques semaines que l'on ne peut plus publier un contenu où on parle de jus de légumes, d'alimentation vivante, sans voir quelqu'un arriver sous la publication et nous dire mais c'est dangereux ce que vous dites à cause des oxalates.
Même la betterave, la betterave, si chère à Titi, elle aussi bannie à cause des oxalates. Alors j'ai essayé de comprendre d'où provenait cette toute nouvelle pandémie d'oxalotophobie dans les milieux de la santé naturelle, est-ce que j'ai trouvé, m'a une fois de plus consterné et décidé à vous proposer ce podcast.
Ça tombe bien car c'est dans la droite ligne des podcasts précédents, vous allez voir, c'est la suite directe et évidente. Le même schéma et d'ailleurs j'aurais pu intituler ce podcast « Ce n'est pas les oxalates, c'est vous ».
Alors on va faire comme à notre habitude de l'éducation, de la vraie, pas de l'idéologie simpliste qui désigne un coupable absolu. Nous allons voir ce que sont les oxalates, chose que la majorité des gens qui vous mettent en garde contre les dangers de la betterave seraient bien en peine d'expliquer.
Nous allons donc voir comment ils sont traités dans l'organisme, peut-il y avoir bioaccumulation et si oui quels sont les risques. Bref, on va très loin des discours simplistes, alarmistes qui pourtant fonctionnent si bien car ils flattent le besoin d'avoir une cause unique, facile à nommer, ils donnent l'illusion de contrôle du genre, j'ai enlevé les oxalates donc je vais mieux, et ils créent une nouvelle peur, et donc une dépendance, ce qui est parfait pour le business.
Ok, commençons. Au fond, que sont les oxalates ? Avant de crioter au poison, arrêtons-nous un instant, parce que pour comprendre ce qui nous arrive, il faut d'abord savoir de quoi on parle.
Les oxalates, ce sont des molécules produites par les plantes, on en trouve dans les épinards, les betteraves, la rubarde, le cacao, les amandes, la patate douce et bien d'autres encore.
Les oxalates ont plusieurs fonctions biologiques. D'abord, ils permettent à la plante de gérer son calcium. Dans ces tissus, le calcium est vital, mais en excès, il pourrait précipiter et endommager la cellule vigitale. Alors la plante lie ce calcium à l'oxalate sous forme de cristaux d'oxalate de calcium.
Cela crée un stockage sécurisé de ce minéral. Ensuite, ces cristaux d'oxalate jouent un rôle de défense mécanique. Beaucoup d'oxalate se forment en cristaux en forme d'aiguilles qu'on appelle les raphides. Ces micros aiguilles peuvent irriter les muqueuses des herbivores, les dissuadant de manger la plante en excès.
C'est une forme de protection contre la surprédation. Retenez bien cette notion. Protection contre la surconsommation. On y reviendra. Enfin, les oxalates participent à l'équilibre acido-basique dans la cellule végétale et aident à gérer certains métabolites secondaires. Bref, l'oxalate n'est pas un déchet de la plante, c'est un outil de survie, c'est une expression de l'intelligence du végétal.
Et nous, quand nous mangeons ces plantes, nous rencontrons ces oxalates. Dans un organisme vivant, ces oxalates sont gérés naturellement. Déjà, il y a le calcium alimentaire qui se lie aux oxalates de l'intestin, ça forme des sels insolubles et ça s'évacue par les Mais il y a surtout un acteur dont on parle trop peu dans cette histoire d'oxalate. Ce sont nos bactéries intestinales.
Dans un corps vivant, un microbiote équilibré contient des micro-organismes capables de dégrader les oxalates. Et oui, le plus connu, c'est l'oxalobactère formigène. Cette bactérie présente naturellement dans l'intestin humain se nourrit littéralement des oxalates.
Pour elle, ce n'est pas un déchet, c'est une source d'énergie. Elles les transforment en molécules simples, inoffensives, qui sont évacuées sans surcharge pour les reins. D'autres bactéries participent aussi.
Certaines souches de la Lactobacillus ou Bifidobacterium, dans une moindre mesure, peuvent consommer des oxalates. Mais alors, pourquoi ça se complique ? Parce que dans nos modes de vie modernes, ce microbiote a été détruit.
Les antibiotiques à répétition, les régimes appauvris en fibres solubles et insolubles – des légumes verts par exemple – les allumements ultra-transformés, les perturbateurs chimiques. Tout cela a laminé notre flore.
Les résultats, ceux qui devaient être dégradés dans l'intestin, passent par la barrière. Ce qui devait rester un simple métabolite végétal devient une charge toxique pour nos tissus. Ce n'est pas l'oxalate qui vous adresse, c'est l'absence de vos alliés naturels qui vous laissent sans défense.
Donc, si l'intestin laisse passer ce qu'il ne devrait pas, si le calcium manque au bon endroit, si le microbiote n'est plus là pour aider, alors les oxalates passent dans le sang. Là, ils se lient au calcium, du plasma, forment des micro-cristaux et ça peut être le début des ennuis.
Les oxalates ne sont ni bons ni mauvais, ils sont ce qu'ils sont. C'est votre corps qui doit savoir quoi en faire. Alors maintenant qu'on comprend ce qu'est un oxalate, la question la vraie c'est, est-ce un vrai problème?
Est-ce vraiment un problème? Nos corps sont-ils devenus incapables de les gérer? Quels problèmes réels peuvent susciter un excès d'oxalates dans le Pourquoi ce qui faisait partie du vivant sans problème pendant des millénaires devient-il subitement un poison ? Alors soyons méthodiques, est-ce vraiment un problème ?
Ça fait 15 ans qu'on accompagne des milliers de personnes avec Régénère. 15 ans à voir des femmes, des hommes, des jeunes, des anciens, des épuisés, des malades reprendre vie.
15 ans à proposer des jus verts, des jus de betterave, des jus frais de légumes, 15 ans à avoir des transformations radicales, plus d'énergie, une peau qui revit, des douleurs qui disparaissent, des métabolismes qui se réveillent.
Et là, soudain, on devrait croire que le danger numéro 1 pour la santé, c'est le légume, le jus de légumes. Parce que certains s'imaginent avoir découvert un nouvel ennemi, les oxalates. Et bien sûr, ça fait le buzz.
Parce que dire l'inverse de ce que tout le monde pense, ça attire l'attention. Parce que publier un livre à contre-courant, ça vend. Parce que polimiquer sur ce qu'on appelait hier un super-aliment, ça fait parler.
Mais enfin, dire que les oxalates sont l'ennemi métabolique numéro un, c'est une guignolade. Comme si la surconsommation de légumes était une urgence sanitaire majeure. Tout ça, c'est sorti de l'analyse simpliste d'un best-seller américain, Toxic Superfoods, les super aliments toxiques, sorti en janvier 2024, ou de ces copies françaises qui flirtent avec le plagiat, c'est emballé dans un discours pseudo-scientifique, saupoudré de termes alarmistes et on finit par vous vendre une méthode,
un protocole, un guide de plus. La réalité, c'est que l'expérience de terrain, elle, ne ment pas. Des milliers, des centaines de milliers de personnes, depuis des années, ont vu leur santé transformée en mangeant plus de végétaux, en buvant des jus frais de légumes.
En pratique, qui connaît quelqu'un qui a eu à souffrir d'excès de jus vert ? Qui ? Les gens ne sont pas idiots, personne ne boit un litre de jus d'épinards cru tous les matins pendant 6 mois. Oui, bien sûr que la question des oxalates mérite qu'on s'y intéresse.
Et on le fait avec sérieux, avec nuance, pas avec des slogans à vendre. Parce que ce n'est pas le légume le problème, ce n'est pas le jus vert, le problème c'est l'accumulation et c'est la faiblesse du terrain.
Et ça on va le développer ensemble maintenant. Donc est-ce vraiment un problème ? Réponse non. Sauf dans les commentaires sur Facebook bien sûr. Commentaires d'ailleurs qui mettent en garde contre le jus betrafe qui contient 50 mg d'oxalate pour 100 grammes mais qui étrangement ne mettent pas en garde contre la tablette de chocolat qui contient cinq fois plus d'oxalate pour 100 grammes.
Mais c'est vrai que c'est dur à notre époque de faire le buzz sur les dangers de l'excès de chocolat vu que c'est une évidence pour tout le monde alors il faut trouver plus provoquant. Question 2. Nos corps sont-ils devenus incapables de les gérer ?
C'est là qu'il faut être honnête. Les oxalates, nos corps les ont toujours pas depuis hier, pas depuis des ans, pas depuis qu'on fait des jus verts, depuis des millénaires, depuis des millénaires.
Pourquoi ? Parce que le vivant est bien fait. Parce que quand vous avez un intestin fonctionnel, le calcium que vous consommez se lie aux oxalates, ça forme des sels insolubles, ça part dans les sels et si ça ne suffit pas, les bactéries intestinales dégradent le reste.
Parce que votre microbiote, quand il est vivant, abrite des bactéries précieuses comme oxalobactères formigènes qui mangent littéralement vos oxalates et les transforment en molécules inoffensives.
Parce que vos reins, quand ils ne sont pas saturés, filtrent sans problème les quelques milligrammes qui passent dans le sang. Alors qu'est-ce qui a changé ? Ce qui a changé, c'est le terrain.
Ce qui a changé, c'est notre mode de vie. Vous connaissez par cœur mon discours, je vais le refaire pour le plaisir, mais l'enchaînement est toujours le même. Des intestins poreux, inflammés, dégradés par des années de mauvais choix alimentaires, d'antibiotiques à répétition, d'additifs, de perturbateurs.
Des microbiotes appauvris, laminés par le sucre, les traitements, la vie aseptisée. des reins sollicités en permanence, des foies saturées, des systèmes lymphatiques qui stagnent.
Résultat, ce qui devait être filtré tranquillement devient une surcharge et ce qui devait être éliminé s'accumule. Et attention à la fausse solution. Enlever un aliment, ce n'est pas guérir.
Supprimer un produit, ça peut soulager un temps, mais ça ne résout rien. Ça ne fait que refuser de voir l'état de votre terrain et masquer la défaillance des filtres. C'est du symptomatisme.
Choisir l'évitement au lieu de la reconstruction. Prenez un enfant allergique au gluten. Oui, on enlève le gluten pour stopper l'agression immédiate. Oui, mais est-ce que ça, c'est de la guérison ?
Non, c'est un palliatif. La vraie guérison, c'est ce qui se passe derrière. C'est reconstruire son intestin, son microbiote, sa tolérance. Sinon, on se berce d'illusions et surtout, on multiplie les interdits et on s'enferme dans la peur des aliments.
Au final, on refuse de prendre sa responsabilité, celle de reconstruire un terrain vivant, tolérant, capable. Alors oui, enlever un aliment peut être utile un temps, mais ça n'a jamais soigné qui que ce soit. La vraie solution, c'est qu'est-ce qu'on fait pour que le corps n'ait plus besoin de ses béquilles ?
Et ça, on va y venir maintenant. Quel problème réel peut susciter un excès d'oxalate ? Et surtout, et surtout, pourquoi ? Ça, c'est la question 3.
Vous voyez, je ne lâche pas mon plan. Quel problème réel peut susciter un excès d'oxalate dans le sang ? Alors, soyons clairs. Un excès d'oxalate dans le sang, oui, ça peut poser problème, bien sûr. Parce que les oxalates solubles qui échappent à la barrière intestinale vont se promener dans votre sang.
Et là, ils vont chercher leur partenaire favori, le calcium. Ils s'y accrochent, ils forment des micro-cristaux, des oxalates de calcium. Et ces micro-cristaux peuvent aller se déposer là où ils ne devraient pas.
Dans les reins, ça donne des calculs rénaux. C'est d'ailleurs la cause la plus fréquente des lithiases rénales. Plus de 80 % des calculs sont des oxalates de calcium. Ils viennent aussi dans les articulations, ça peut entretenir des inflammations chroniques.
Dans les tussous mous, ça peut générer des douleurs, des inconforts, des tensions. Dans les vaisseaux, ça peut aggraver des phénomènes de micro-inflammations. Voilà la réalité biologique.
Mais attention, ce n'est pas la plante qui cause ça. Ce n'est pas le jus vert, ce n'est pas l'épinard ou la betterave. C'est l'accumulation parce que votre corps n'a pas su les filtrer, c'est la faiblesse de votre terrain parce que vos organes d'élimination étaient déjà débordés. Et surtout, ce qu'on oublie de vous dire, il faut des conditions bien précises pour que ça se produise.
Il faut un intestin poreux qui laisse passer des oxalates qui auraient dû rester dehors. Il faut un microbiote appauvri qui ne fait plus son travail de dégradation. Il faut des reins fatigués qui ne filtre plus comme il faut.
Et ce n'est pas un jus de betterave une fois de temps en temps qui cause ça. Ce sont des années, des décennies d'un terrain abandonné, malmené, épuisé. Parce que voici la vérité qu'on ne vous dit pas dans les livres à sensations.
Le danger ce n'est pas un aliment riche en oxalate. Le danger c'est un système d'élimination incapable de gérer ce que vivant a toujours suggéré. Le danger, ce n'est pas la molécule, c'est la perte de notre capacité à métaboliser, transformer, éliminer. Je vais me permettre un clin d'œil à Thierry.
Vous pouvez traquer les oxalates, les lectines, les FODMAPS, le gluten, l'histamine, vous pouvez retirer un aliment après l'autre, vous ne ferez qu'une chose, vous appauvrir et vous enfermer de plus en plus dans un régime de plus en plus étroit, car enlever un produit ne vous renforce pas, cela témoigne juste de votre affaiblissement.
La question n'est donc pas quel aliment enlever, la question c'est qu'est-ce qu'on fait pour devenir capable de digérer, transformer, éliminer. C'est ça d'ailleurs qui a fait la radicalité de Thierry et du discours de Régénère.
On ne cherche pas le faux coupable simpliste pour vendre des méthodes réductrices, on On voit la santé globale, radicale et totale, la force, la vitalité et la liberté. La liberté. Parce qu'on n'est pas libre quand on est obligé d'éviter tout ce qui contient des oxalates, des histamines, des lectines, des FODMAPS, du gluten.
Ça, ce n'est pas la santé, c'est la prison de la peur. La vraie liberté, c'est celle du corps qui sait accueillir, métaboliser, transformer et éliminer ce que le vivant lui propose.
La vraie liberté, c'est celle du corps qui peut tout digérer parce qu'il est vivant, parce qu'il est fort, parce qu'il est régénéré. Question 4. Alors, pourquoi ce qui faisait partie du vivant sans problème pendant des millétaires devient subitement un poison ?
Voici la vraie raison, la seule qui mérite d'ailleurs, d'être posé ? Et la réponse, vous l'avez déjà. Parce que l'oxalate n'a pas changé.
Les épinards n'ont pas muté en poison moderne. La betterave n'a pas soudain décidé de saboter votre santé. Alors pourquoi ce qui était parfaitement toléré pendant des générations deviendrait-il, d'un seul coup, toxique ? La réponse est simple.
Ce n'est pas le vivant qui a changé. C'est nous, notre et notre capacité à accueillir, digérer, transformer, éliminer. Ce qui a changé, c'est notre mode de vie, notre rapport au vivant, à notre propre corps et la force de nos organes, la vitalité de nos filtres.
Aujourd'hui, nos intestins sont poreux, fragiles, inflammés. Nos microbiotes sont délabrés, orphelins, de leurs alliés. Nos reins sont saturés par l'excès de tout, de protéines, de toxines, de résidus. Nos foies sont ralenties, engorgées par des années d'excès de produits morts. Notre olymphe est stagnante, engluée. Et enlever les produits contenant des oxalates, les produits végétaux et naturels bien sûr, il ne s'agit pas d'enlever le chocolat quand même. Enlever ces produits ne changera rien au tableau,
absolument rien. Ce n'est pas l'oxalate qui est devenu un poison, c'est notre terrain qui est devenu incapable de le gérer. Et la plus grande illusion, c'est de croire qu'en supprimant les aliments, on va se sauver.
Non, ce n'est pas la voie. Supprimer et interdire s'appauvrir, ça ne répare rien. Ça ne fait qu'entretenir l'idée qu'on subit le poison extérieur au lieu de se relever pour reconstruire le vivant intérieur.
Ce n'est pas en fuyant les plantes qu'on guérit, c'est en redevenant capables de les accueillir. Et c'est ça, c'est ça la vraie régénération. Ce n'est pas apprendre à éviter, ce n'est pas apprendre à bannir, c'est retrouver une tolérance universelle, celle que le vivant nous a donnée à la naissance.
Et maintenant parlons vrai. On va parler du risque réel et des croyances absurdes. On entend parfois mais attention un excès d'un seul type de jus vert ça pour être dangereux à cause des oxalates. Et oui, en théorie, un excès prolongé, mécanique, rigide d'un même jus riche en oxalates tous les jours, toute l'année, ça pourrait devenir un problème.
Si le terrain est déjà épuisé, si les filtres sont bouchés, si les reins sont en échec. Mais en pratique, qui fait ça ? Qui, sérieusement, boit le même jus d'épinards cru chaque matin pendant un an sans écouter son corps ?
Personne de sensé. Personne qui ait compris ce qu'est le vivant et ça Thierry l'a rappelé des dizaines de fois en vidéo. Des dizaines de fois, je suis gentil.
Pas le même jus, les mêmes légumes tous les jours. Le vivant c'est la variabilité. Le vivant c'est l'adaptation. Le vivant c'est la diversité. L'idée n'a jamais été de boire un seul jus, de manger un seul légume, de s'enfermer dans une routine figée.
L'idée a toujours été de retrouver la richesse des approvisionnements naturels, des saisons, des lieux, des terroirs. Alors, et la cuisson ? Est-ce qu'elle supprime vraiment les oxalates ? Alors là encore, soyons précis. La cuisson à la vapeur douce ? Alors oui.
Oui, la cuisson à la vapeur douce diminue une partie des oxalates. Principalement les oxalates solubles qui migrent dans la vapeur condensée ou dans l'humidité des aliments. On parle de 30 à 50 % de réduction selon les végétaux, le temps de cuisson et la température.
Mais attention, ce n'est pas un miracle et surtout ça n'enlève pas que les oxalates. La vapeur douce comme toute cuisson à l'eau entraîne la fuite d'autres composés hydrosolubles. Ce qu'on perd, une partie des vitamines hydrosolubles, notamment la vitamine C, les vitamines du groupe B.
La vapeur douce préserve mieux que l'ébullition, oui, mais on peut tout de même perdre 20 à 50 % selon la durée. Ce qu'on perd également, des minéraux ionisés, potassium, magnésium, calcium, ils migrent dans les jus de cuisson ou se dégradent partiellement par la chaleur prolongée.
On perd des polyphénols et des antioxydants fragiles. La vapeur douce réduit leur quantité globale, parfois jusqu'à 30%, car beaucoup sont sensibles à la chaleur et à l'oxygène.
Et ce qu'on garde ? On garde des fibres, des structures insolubles. Mais le vivant a déjà perdu une partie de sa force biochimique. Et surtout, ce n'est pas en passant à la vapeur les légumes qu'on restaure un foie paresseux, à un fatigué, à un intestin poreux.
Ce n'est pas la cuisson qui rendra votre terrain apte à métaboliser les oxalates. L'ébullition prolongée avec le rejet de l'eau, oui, ça élimine davantage, oui oui, jusqu'à 60 à 70 % des oxalates selon les végétaux.
Mais au passage, ça lessive aussi les minéraux, les vitamines hydrosolubles. Ou en étant du consensus scientifique, la cuisson réduit partiellement les oxalates, mais aucune cuisson ne transforme un aliment riche en oxalates en aliment sans oxalates.
Et surtout, ce n'est pas la cuisson qui transforme un terrain défaillant en terrain capable. Ce n'est pas la cuisson qui restaure votre foie, votre lymphe, votre rein, votre muqueuse intestinale.
Mais puisqu'on s'approche de la conclusion, laissez-moi vous poser encore une question. Est-ce que la santé se résume à une question d'oxalates ? Et là, il faut dire les choses. Non ! La santé, ce n'est pas la chasse à une molécule.
La santé, ce n'est pas l'élimination méthodique des oxalates, des lectines, des FODMAPS, des histamines, des vilains du moment. La santé, c'est l'intégration, l'adaptation, la force.
La santé, c'est la capacité à tout transformer, à tout métaboliser, à accueillir ce que le vivant nous donne. Alors, les légumes verts et la betterave sont-ils des risques ou des trésors ? Les légumes verts, la betterave, Sont-ils devenus des produits à risque dans notre civilisation dévitalisée ? Non.
J'espère que non. Ce sont au contraire des trésors de régénération, des pourvoyeurs de minéraux, de vitamines, de phytonutriments, de vitalité. Le problème n'est pas le légume. Le problème, c'est le terrain qui ne sait plus quoi en faire.
Et c'est ce terrain qu'il faut reconstruire. Je pense que je l'ai déjà dit, ça me rappelle quelque chose. Alors oui, si vous êtes dans un état avancé de surcharge, si vos reins sont fatigués, si votre muqueuse est effondrée, un temps d'adaptation est nécessaire.
Une progressivité, une écoute, une pause même peut-être. Mais jamais, jamais, on ne restaurera un corps vivant en fuyant les plantes. C'est elles qui nous régénèrent, pas les protocoles de peur.
Je me répète encore et encore, le problème n'est pas l'oxalate, le problème ce n'est pas la betterave, ce n'est pas le jus vert. Le problème, c'est de ne pas vouloir voir ce qui nous manque.
Un terrain vivant. Et ça, ça se reconstruit. C'est la seule voie. L'unique et seule voie. Mais ça demande un peu plus que des titres de livres accrocheurs.
Bien sûr, il existe des cas où un excès d'oxalate peut poser problème temporairement. Des personnes affaiblies, épuisées avec un système éliminatif en grande difficulté. Un microbiote en carence, incapable de dégrader correctement ce qui se passe. Des reins fatigués, complètement débordés. Un intestin poreux qui laisse passer des molécules qu'il devrait en principe filtrer.
Et bien souvent, une carence minérale, notamment en calcium, ce qui aggrave la difficulté à piéger les oxalates au bon endroit. Dans ces cas-là, oui, il peut être judicieux pour un temps d'alléger la charge en oxalate, de faire une pause, de laisser l'organisme reprendre des forces.
Mais que cela soit bien clair, ce n'est pas une solution en soi, c'est juste le reflet de la faiblesse de l'organisme. Et ce n'est pas l'aliment qui est en cause, c'est le terrain qui n'a plus la force de faire son travail.
Et c'est ça qui doit être la priorité, renforcer l'organisme, reconstruire, régénérer. Alors oui, il existe des cas particuliers où l'on ajuste temporairement l'alimentation. Mais de là à en faire des livres au titre racoleur, de là à transformer les légumes contenant des oxalates en danger mortel, de là à oublier de rappeler que par exemple la patate douce a été la base alimentaire des centenaires d'Okinawa ?
C'est grotesque. Ce n'est pas sérieux. Et ce n'est certainement pas ça qui permettra de reconstruire un terrain vivant et fort. Voilà ce que je voulais vous partager aujourd'hui. C'est ça. Pas un discours de peur ni un catalogue d'aliments à supprimer, mais un appel à la lucidité et à la responsabilité.
Et le problème, ce n'est pas l'oxalate, ce n'est pas l'épinard, ce n'est pas la betterave. Le problème, c'est ce que notre mode de vie a fait de notre terrain.
Et la seule voie, c'est celle qui vise la force, la vitalité, la régénération. Et nous, on régénère, c'est la santé ! Chez nous, c'est la santé.
D'ailleurs, petite anecdote, ce slogan, nous c'est la santé, c'est moi, Pascal, qu'il imaginait lors des stages de coach. Thierry l'a repris avec enthousiasme, mais je demande des droits dessus.
Non, c'est pas vrai. Je rigole, mais par contre, on ne rigole pas avec la santé. Nous, c'est la santé. Alors, cet été, on vous propose quelque chose de différent.
Pas un nouveau protocole à la mode. Pas une méthode pour cultiver la peur d'une molécule ou d'un aliment. On vous invite à nous rejoindre sur Régénère TV, dans l'espace abonné, dès le début juillet.
Un programme unique pensé avec amour et exigence. 21 jours ! 21 jours pour transformer sa santé cet été, 21 jours pour se régénérer en profondeur, 21 jours pour retrouver un corps vivant, un terrain fort, un système d'élimination qui sait faire son travail parce que c'est ça la vraie liberté parce que c'est ça la vraie santé ne plus avoir peur des aliments mais reconstruire un corps qui sait les accueillir on vous en reparle dans une grosse semaine et d'ici là je vous le redis avec joie avec enthousiasme c'est un
bonheur réellement de faire ces podcasts de partager ces messages avec vous c'est un bonheur encore plus grand de vous retrouver, de vous accompagner lors des séjours Regénère là où tout devient concret, vivant et transformateur.
Alors merci, merci à vous, merci pour votre écoute, merci pour votre ouverture, votre envie d'avancer et je vous dis à très vite sur Régénère TV, sur les live pour les abonnés, sur les séjours ou ici pour un prochain épisode.
Avec tout ça, je vais aller me faire un petit jus de métrave histoire de me mettre un peu en danger parce que j'aime vivre dangereusement.
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