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PODCAST - Le Corps est Génial - Épisode 2 - L'hypertension

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L'équipe RGNR
91 vues • Publiée le 01/08/2025

Dans ce deuxième épisode du podcast Le Corps est Génial, Pascal, coach Régénère, aborde l’hypertension artérielle non pas comme un chiffre à faire baisser, mais comme une stratégie de compensation mise en place par le corps face à un réseau vasculaire dégradé. Le point de départ est physiologique : le système circulatoire humain représente environ 60 000 km de vaisseaux, et leur bon fonctionnement dépend de deux conditions, des parois souples et un sang suffisamment fluide.

Quand ces conditions ne sont plus réunies, rigidité artérielle, inflammation vasculaire, hyperviscosité sanguine ou carence en magnésium et en potassium, le corps n’a qu’une option pour maintenir l’irrigation des organes vitaux : augmenter la pression. Pascal détaille six causes principales de cette adaptation, dont l’excès d’insuline qui épaissit les parois artérielles, la sédentarité qui réduit la production d’oxyde nitrique, et le stress chronique qui maintient les vaisseaux en vasoconstriction permanente.

L’épisode examine ensuite ce que fait la médecine conventionnelle face à ce signal : bêtabloquants, inhibiteurs calciques, diurétiques. Ces traitements font baisser le chiffre sur l’appareil, mais ils ne touchent ni à l’inflammation ni au terrain métabolique, et réduisent mécaniquement la perfusion vers le cerveau, les reins et les extrémités. Pascal explique aussi pourquoi l’hypertension prolongée, même utile à court terme, finit par coûter cher : hypertrophie myocardique, remodelage vasculaire pathologique, stress oxydatif mitochondrial.

La seconde partie de l’épisode passe en revue les leviers concrets pour supprimer la nécessité de cette adaptation : alimentation riche en végétaux nitratés et en antioxydants, jeûne intermittent et autophagie vasculaire, mouvement régulier, gestion du sommeil et respiration lente. L’épisode se termine par une clarification utile sur la différence entre tension artérielle, pression sanguine et rythme cardiaque, trois notions souvent confondues dans les consultations courantes.


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Le livret de cet épisode
L'hypertension

Ce que mesure vraiment votre tension, pourquoi vos vaisseaux se rigidifient, et ce que l'on casse en s'attaquant au chiffre plutôt qu'à sa cause.

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9 pages · 157 Ko · gratuit, sans engagement

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Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour à toutes et à tous, je suis Pascal, coach Régénère et je suis très heureux de vous retrouver pour ce deuxième épisode de notre série Le Corps est Génial. Alors oui, le corps est génial, pour celles et ceux qui suivent Régénère depuis un moment, cette expression vous fait sûrement penser à une des phrases emblématiques de Thierry. Il y a l'école du corps con et l'école du corps intelligent.

Autrement dit, soit vous partez du principe que votre corps se trompe, qu'il dysfonctionne, qu'il faut le corriger, le contrôler, l'assister et là vous entrez dans l'univers du symptôme, du médicament, de la peur et de la blouse blanche omnisciente, soit vous choisissez de croire que votre corps est qu'il fait de son mieux, avec les moyens du bord, dans un environnement souvent inadapté.

Et là, tout change. Ce deuxième épisode, c'est exactement cela. Nous allons parler d'hypertension artérielle, mais pas comme d'un simple chiffre élevé à faire baisser à tout prix.

Plutôt comme d'un système d'adaptation, un ajustement vital que le corps met en place pour maintenir le flux sanguin dans un réseau parfois encombré, fragilisé, mal nourri ou malmené, car, vous allez le découvrir, dans bien des cas l'hypertension n'est pas un bug, c'est un message, c'est une solution.

Et comme toujours, quand on comprend la stratégie du corps, on ne cherche plus à la faire taire, on cherche à l'écouter, à la soutenir et à changer ce qu'il a rendu nécessaire. Alors avant de commencer, une précision fondamentale.

On entend souvent dans certains cercles naturopathique cette phrase, la maladie cherche à te guérir. C'est joli, ça sonne bien, ça flatte une vision poétique du vivant, mais c'est aussi, disons-le franchement, une bêtise.

A force de rejeter les excès de la médecine symptomatique, qui veut faire taire tous les signaux dès leur apparition, à coups de médicaments, comme si le symptôme était le problème, on tombe parfois dans l'excès inverse, celui qui consiste à dire que tout symptôme est bon, que toute maladie est une phase de guérison et qu'il n'y a rien à faire sinon laisser faire.

Non, non, la vérité est ailleurs, elle est dans la complexité du vivant. Le corps ne cherche pas forcément à te guérir, ce qu'il cherche avant tout c'est à survivre, compenser comme il peut, à maintenir l'équilibre en terrain hostile.

Affaire avec ce qu'on lui donne, même quand ce qu'on lui donne c'est du sucre, du stress, des nuits pourries et un canapé. Prenez l'exemple de la résistance à l'insuline. Ce n'est pas une phase de régénération, c'est une stratégie de défense métabolique pour empêcher que le glucose en excès ne détruise les cellules.

C'est une solution de secours, pas une dynamique de guérison. Le symptôme c'est le cri du corps qui dit je fais ce que je peux mais arrêtez de m'en demander trop. Alors non la maladie n'est pas là pour te guérir et non le symptôme n'est pas un signe de bonne santé, non. Mais oui comme toujours dans cette série on va voir comment et pourquoi le corps fait ce qu'il fait et en comprenant ça on pourra agir non pas contre lui ni en le glorifiant naïvement mais avec lui.

Et permettez-moi un coup de gueule, parce que franchement, ce genre de phrases toutes faites, la maladie te guérit, les microbes n'existent pas, tout symptôme est bon, ça fait du mal à la naturopathie.

Ça nous fait passer pour des illuminés, des idéologues, des rêveurs déconnectés du réel. Mais non, la maladie ne cherche pas à te guérir, elle exprime un déséquilibre, elles signalent un terrain en souffrance, elles témoignent du tentative de compensation du corps face à une surcharge.

Elles l'informent, elles alertent, elles nous invitent à changer. Mais ce n'est pas elles qui guérissent. Quant aux microbes et aux virus, bien sûr qu'ils existent, mais non, dans la grande majorité des cas, ils ne sont pas les coupables premiers de la maladie. Ils sont là parce que le terrain est prêt à les accueillir.

Ils sont souvent conséquences plus que causes, déclencheur plus que responsable. Et d'ailleurs, on fera un épisode spécial dans cette série sur ce sujet-là parce qu'il mérite bien plus qu'un slogan de conférence.

Alors stop aux punchlines vides, chez Régénère on ne vous sert pas de la pensée magique, on vous propose une analyse vivante, complexe, circonstanciée, lucide et ça, ça change tout.

Cette parenthèse essentielle étant refermé, on revient au sujet du jour, à savoir l'hypertension. Car on vous dit que c'est une maladie silencieuse, un tueur invisible qu'il faut traiter toute la vie et que sans votre petite pilule du matin vous êtes une bombe à retardement.

Mais si on se posait une seule question de bon sens, pourquoi le corps ferait-il monter la pression sans raison ? Pourquoi dépenserait-il énormément d'énergie pour faire monter cette pression sanguine alors que la règle dans la nature c'est l'économie d'énergie.

Pourquoi cette pression augmenterait-elle de manière volontaire, stable, régulée et parfois sans aucun symptôme pendant des années ? Est-ce que vraiment votre cœur est devenu fou ou est-ce que c'est nous qui n'avons rien compris ?

Bref, et si l'hypertension n'était pas une maladie mais une solution ? Comme dans l'épisode précédent on va partir d'un principe simple, le corps ne se trompe pas. Quand il modifie un paramètre c'est toujours pour s'adapter à une contrainte.

Donc posons la question autrement, dans quelle situation le corps pourrait-il avoir besoin d'augmenter la pression artérielle ? Eh oui, on va y arriver vite cette fois, le vrai problème c'est la circulation entravée.

Avant de parler d'hypertension, remettons les choses dans leur contexte physiologique. Le système circulatoire humain, chez un adulte, représente environ 60 000 km de vaisseaux sanguins. Oui, oui, vous avez bien entendu, 60 000 kilomètres, c'est une fois et demie le tour de la Terre.

Ce réseau comprend les artères, grosses et petites, les artérioles, les capillaires, ultra fins, à parois unicellulaires, chargés des échanges, les vénules et veines qui ramènent le sang vers le cœur.

Le tout constitue un système d'irrigation en temps réel qui transporte l'oxygène, les nutriments, les hormones et qui récupère les déchets métaboliques et le CO2. C'est un véritable chef-d'œuvre de régulation dynamique qui doit adapter la circulation à chaque seconde en fonction de l'effort, du stress, de la position du corps, du froid, de l'état digestif.

Et pour que ce réseau fonctionne normalement, il faut deux choses essentielles. des vaisseaux dégagés, c'est à dire pas trop rigides, pas enflammés, pas obstrués par des dépôts et suffisamment souples pour se dilater et se contracter selon les besoins.

Il faut une pression suffisante car le sang ne coule pas tout seul, il faut une force motrice, là en question le coeur d'ailleurs, mais aussi une pression artérielle minimale pour que le sang puisse parvenir jusqu'aux organes périphériques, notamment le cerveau qui consomme 20 % de l'oxygène, les reins qui filtrent 180 litres de plasma par jour et les capillaires distaux dans les doigts, les orteils, la peau.

Et dès que la résistance augmente quelque part, il faut plus de pression pour que le débit reste constant. Et c'est là qu'intervient l'hypertension artérielle. Donc si les artères deviennent plus rigides, enflammées, encrassées, calcifiées, la résistance à l'écoulement augmente, et le corps, pour maintenir le débit, n'a qu'une solution.

Augmenter la pression. Pourquoi ? Allez, un peu de physique pour comprendre. Le débit sanguin obéit, comme tout fluide, à une loi fondamentale de la mécanique des fluides, la loi Oiseuil.

Elle nous dit que débit égale pression fois rayon puissance 4 divisé par viscosité fois longueur. Sans entrer dans les calculs complexes, ce qu'il faut retenir c'est que le débit augmente quand la pression augmente, mais il chute brutalement si les vaisseaux se rétrécissent car le rayon est élevé à la puissance 4.

Voici une analogie simple pour incarner ça. Imaginez un tuyau d'arrosage, quand il est large et dégagé, l'eau coule tranquillement. Mais si on place son doigt partiellement dans la sortie ou si un dépôt bouche le tuyau, le débit ralentit.

Et si on veut que le même débit d'eau continue à passer malgré l'obstruction, on n'a pas 36 solutions. On augmente la pression en ouvrant davantage le robinet. Eh bien le corps fait exactement pareil.

S'il y a rigidification des artères, atherosclérose, s'il y a inflammation vasculaire, s'il y a un dépôt de cholestérol ou de calcium, s'il y a hyperviscosité du sang, dû généralement à la déshydratation, à l'alimentation, aux toxines, alors la seule façon de maintenir le débit vital vers les organes, en particulier les reins, le cerveau et le coeur, c'est d'augmenter la pression artérielle.

Le corps n'a pas le choix. S'il ne le fait pas, certains tissus ne sont plus irrigués correctement. Et là, c'est l'hystémie, le manque d'oxygène, la panne. Donc non, l'hypertension n'est pas un dysfonctionnement.

C'est une réponse intelligente du vivant à un réseau vasculaire devenu obstrué ou enflammé. Ce n'est pas une pathologie en soi, c'est une stratégie de survie. l'hypertension dans la plupart des cas est donc une adaptation à un système bouché, à un effort vital du corps pour maintenir l'irrigation malgré l'obstacle.

Alors, quoi vos vaisseaux se rigidifient ? La médecine moderne mesure la tension mais ne se demande presque jamais où elle monte. Voici quelques causes majeures d'encombrement vasculaire. Première cause, l'excès de glucose, glucation des protéines vasculaires, perte d'élasticité. En gros, lorsque le taux de glucose sanguin reste élevé, le sucre se fixe spontanément et de manière irréversible sur les protéines des parois vasculaires.

C'est un phénomène appelé glication. Cela forme des composés rigides appelés produits de glication avancée. Ces derniers modifient la structure du collagène et de l'élastine, diminuant l'élasticité des vaisseaux.

Résultat, les artères deviennent plus rigides, moins capables d'absorber les pulsations ce qui contribue directement à l'élévation de la pression artérielle. Deuxième raison, l'inflammation chronique qui amène l'épaississement des parois artérielles.

En cas d'inflammation de bas grade, souvent silencieuse mais persistante, l'endothélium vasculaire, la couche interne des artères, réagit en épaississant sa paroi comme un tissu qui se protège.

Ce processus nommé hyperplasie intimale réduit le diamètre intérieures des vaisseaux, augmentent leur résistance au flux sanguin et imposent au cœur de pomper plus fort pour maintenir le débit. C'est une cause majeure d'hypertension dite essentielle. Troisième raison, l'excès d'insuline, prolifération des cellules musculaires lisses vasculaires.

L'insuline ne sert pas qu'à réguler le sucre, c'est aussi une hormone de croissance. Lorsqu'elle est présente en excès, l'hyperinsulinisme chronique, elle stimule la prolifération des cellules musculaires lisses des artères, épaississant ainsi les parois vasculaires et augmentant leur rigidité.

Ce remodelage vasculaire rend les artères moins souples, moins réactives et contribue à une pression élevée durablement. Quatrième raison, une carence en magnésium et en potassium qui amène à la spasmophilie artérielle.

Ces deux minéraux sont essentiels à la relaxation musculaire, y compris celle des muscles lisses des vaisseaux. Une carence fréquente dans l'alimentation moderne industrialisée rend les artères plus réactives, plus nerveuses, provoquant des spasmes artériels et donc des hausses de pression.

Le magnésium en particulier agit comme un relaxant naturel du système vasculaire. Sans lui, les vaisseaux restent en tension. 5. La sédentarité qui amène une perte de la vasodilatation adaptative. L'activité physique régulière stimule la production d'oxyde nitrique, une molécule vasodilatatrice majeure sécrétée par l'endothélium.

Elle permet aux artères de se dilater selon les besoins du corps. En l'absence de mouvement, cette capacité adaptative s'amenuise, les vaisseaux deviennent rigide, non réactif et le cœur doit produire une pression plus forte pour assurer le même débit.

Encore une autre raison, l'excès de sel industriel sans potassium, l'hypertonie, le sel raffiné, pauvre en minéraux, déséquilibre le rapport sodium potassium indispensable à la régulation de la pression intracellulaire. Trop de sodium sans assez de potassium provoque une hérétention hydrosodée, c'est à dire une accumulation de liquide dans les Cela augmente le volume sanguin et donc la pression dans le circuit.

Ce n'est pas le sel en soi qui est toxique, mais le déséquilibre minéral profond de l'alimentation moderne. Encore une autre raison, le manque de sommeil et le stress, ce qui amène du cortisol élevé, de l'adrénaline chronique, une vasoconstriction permanente.

Et oui, le stress active l'axe HHS, vous le connaissez maintenant, l'hypothalamo-hypophyso-surénalien, celui qui élève le cortisol et l'adrénaline. Ces hormones de l'alerte resserrent les vaisseaux, phénomène de vasoconstriction.

Tout cela pour orienter le sang vers les muscles et le cerveau, dans une logique de survie. Si cet état devient chronique, par manque de sommeil, par des conflits, les écrans, la sécurité, la vasoconstriction devient permanente, la pression monte et le système cardiovasculaire s'épuise. Alors avec toutes ces raisons que fait le corps face à tout ça ?

Il s'adapte, il monte la pression pour forcer le passage. Et que fait la médecine moderne face à tout ça ? Plutôt que de chercher à pourquoi la pression est élevée, plutôt que de s'intéresser aux causes profondes l'inflammation, la rigidité, le terrain acide, la surcharge glucidique, elle décide de casser le thermomètre.

Elle donne des médicaments pour forcer la baisse de la pression sans changer le terrain. Des bêtas bloquants pour ralentir le coeur, des inhibateurs calciques pour dilater les artères de force, des inhibateurs de l'enzyme de conversion, IEC, pour bloquer le système hormonal adaptatif, des diurétiques pour vider artificiellement le volume sanguin.

Et tant que le chiffre sur la machine redescend, tout le monde est content, le médecin est satisfait, la sécu rembourse et le patient croit être soigné. Mais tout ça à quel prix ? À quel prix ?

Moins de débit dans les organes vitaux. En abaissant artificiellement la pression, on réduit le débit sanguin dans les organes qui en ont besoin, en particulier les reins, le cerveau, les yeux, les les extrémités.

Résultat, moins d'oxygène dans les neurones, ce qui amène des troubles cognitifs, de la confusion, concentration altérée. Il y a moins de sang dans les reins, un déclin progressif de la fonction rénale, voire une insuffisance.

Ça amène moins de circulation dans les jambes et les pieds. Les troubles veineux, des extrémités froides, parfois des neuropathies. Le prix à payer, c'est également la fatigue, les vertiges, une baisse de tonus.

Quand on fait baisser la pression sans réguler le terrain, le patient devient hypotonique et survient une fatigue inexpliquée, des vertiges au lever, un malaise à l'effort, des difficultés de récupération.

Pourquoi ? Parce que le cerveau n'est plus irrigué comme il faut, parce que les muscles sont sous-alimentés, parce que la vitalité est comprimée pour faire baisser un chiffre. Qu'est-ce qu'il y a encore ?

La compensation hormonale puissante. Le corps ne se laisse pas faire. Eh oui, il est intelligent. Dès qu'on fait chuter la pression de manière artificielle, il réagit en activant le système rénine angiotensine aldostérone.

Ce système censé nous sauver en cas de perte de sang. Il se met en branle, il resserre les artères, il réabsorbe du sodium, il augmente la rétention hydrique.

Résultat, dès que le médicament est arrêté ou mal pris, la pression remonte. Parfois, plus haut qu'avant, c'est l'effet rebond et le patient est condamné à prendre son traitement à vie.

Aucune action sur les causes. Tous ces médicaments sont des pansements. Ils ne touchent ni à l'inflammation, ni à la rigidité vasculaire, ni au glucose intracellulaire, ni au stress, ni au terrain métabolique.

On ne soigne rien, on gèle un signal, on fait taire une alarme. Mais pendant ce l'incendie métabolique continue, silencieux, insidieux, profond, et résultat, une pression normale sur l'appareil met un terrain pathologique toujours en feu.

Mais attention, ne vous trompez pas non plus. Oui, l'hypertension est une solution intelligente du corps pour maintenir la perfusion de ces organes. Mais c'est une solution coûteuse. C'est un mécanisme adaptatif, mais ce n'est pas un état idéal.

Ce que l'on appelle en biologie une suradaptation. Et toute suradaptation prolongée a un prix, un coût énergétique, hormonal, structurel. Ça amène un épuisement du système cardiovasculaire. Maintenir une pression élevée jour après jour, année après année, signifie une augmentation constante du travail du coeur.

Le muscle cardiaque, notamment le ventricule gauche, doit pomper plus fort contre une résistance accrue. Il s'épaissit, il se durcit. C'est l'hypertrophie myocardique.

A terme, cette hypertrophie devient rigide et le coeur perd sa capacité à bien se remplir. C'est l'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée, aujourd'hui en explosion dans nos sociétés. Cela nous amène à un stress chronique des surrénales. Pour maintenir la pression artérielle élevée, le corps mobilise constamment le système nerveux orthosympathique et les hormones surrénaliennes.

L'adrénaline est sécrétée pour resserrer les vaisseaux et accélérer le rythme cardiaque. Le cortisol, hormone du stress, est produit pour mobiliser l'énergie, stabiliser la tension, soutenir l'effort de fond.

Mais ce est prévue pour gérer des pics ponctuels de stress, à une alerte chronique de 10 ou 20 ans. Résultat, épuisement progressif des glandes surrénales avec à la clé une fatigue matinale, un sommeil non réparateur, des fringales sucrées, une nervosité, une hypotension orthostatique et parfois un burn-out physiologique silencieux. Cela amène également un vieillissement accéléré des tissus vasculaires.

La tension élevée exerce une pression mécanique continue sur les parois vasculaires. Cela crée des micro lésions de l'endothélium, provoque une inflammation locale et favorise le dépôt de cholestérol oxydé de calcium de fibrin.

C'est un cercle vicieux. Plus les artères sont blessées, plus elles se rigidifient, plus la pression doit augmenter et plus elle s'abîme. Ce phénomène s'appelle remodelage vasculaire pathologique et c'est une des causes principales d'accidents cardiovasculaires à long terme.

Cette adaptation a un coût métabolique et mitochondrial élevé. La pression est montée, oui, mais à quel prix pour l'économie interne ? Chaque cellule reçoit son oxygène sous pression accrue, mais dans un contexte inflammatoire, acide, oxydant. Les mitochondries, véritables centrales énergétiques de vos cellules, fonctionnent alors sous stress oxydatif avec une altération de la production d'ATP et une plus grande production de radicaux libres.

Ce terrain métabolique appauvrit, diminue la capacité de récupération, ralentit la détox et entretient le terrain de maladies chroniques. Donc oui, l'hypertension est une solution, mais c'est une solution de dernière ligne, une urgence de terrain.

Le rôle de médecine naturelle, de la régénération, de la physiologie vivante, ce n'est pas de casser cette solution, c'est de supprimer la nécessité qui la rend vitale. Alors comment ?

En dégageant les vaisseaux, en diminuant l'inflammation, en rendant au sang sa fluidité, en rendant au corps sa souplesse, sa variabilité, sa résilience. Et c'est exactement ce qu'on fait ici à Régénère.

Pas en imposant une norme, mais écoutant ce que le corps exprime, en combinant les connaissances les plus rigoureuses avec les outils du vivant. Le jeûne, le mouvement, l'alimentation, la respiration, la conscience. Parce que la santé n'est pas un chiffre, c'est une qualité de circulation, de relation, de conscience vivante.

J'insiste, l'hypertension est un message à décoder. L'hypertension est un signal d'alerte, un phénomène adaptatif, une manière pour le corps de dire j'ai du mal à faire circuler ce sang dans ce corps devenu trop rigide, trop encombré, trop sédentaire.

Au secours ! Et si on le dit en mode titi, la solution n'est pas de lui faire fermer sa gueule à coups d'hypotenseurs. C'est qui est la solution des cancres ? La solution est de l'aider à ouvrir les chemins.

C'est une solution intelligente, adaptée à la génialité du vivant. 1. Par une alimentation dite vivante, riche en micronutriments, eux ou pas transformés. Pourquoi ? Parce que la rigidité artérielle, l'inflammation vasculaire et la spasmophilie sont directement nourris par une alimentation morte, industrielle, acidifiante et appauvrie.

Une alimentation vivante, crue, fraîche, colorée, plutôt végétale, apporte potassium qui favorise l'excrétion du sodium en excès et relâche les parois vasculaires, cela apporte du magnésium indispensable à la détente du muscle lisse vasculaire, ça nous amène des antioxydants, vitamine C, polyphénol, caroténoïdes qui protègent l'endothélium vasculaire et ça nous amène des fibres qui améliorent le microbiote, réduisent l'inflammation de badrade et stabilise la glycémie.

Exemple, une alimentation riche en légumes feuilles, betteraves, agrumes, graines germées et fruits rouges régulent naturellement la tension en rendant inutiles les adaptations hypertensives du corps.

Et venez pas nous les un avec les oxalates s'il vous plaît. On a fait un podcast spécialement pour ça. C'est pas parce que des naturopathes en mal de visibilité sortent des bouquins oxygènes et réducteurs que tout à coup des millénaires d'évolution alimentaire deviennent suspects. Oui, les végétaux contiennent des oxalates.

Mais ils contiennent aussi des polyphénols, des minéraux, des nitros de vasodilatateur, des fibres, des antioxydants, des flavonoïdes. Tous indispensables à la santé cardiovasculaire métabolique et cellulaire. En matière de santé cardiovasculaire, la diète la plus étudiée au monde avec des centaines d'essais cliniques, c'est le régime méditerranéen traditionnel.

Riche en fruits et légumes, riche en feuilles vertes, et oui, même les épinards s'il vous riche en oléagineux, riche en aromates, oignons, ail, caprès, tomates, agrumes et riche, je vous le donne en mille, en oxalate. Et malgré cela ou grâce à cela il est associé à une baisse de l'hypertension, une réduction des accidents cardiovasculaires, une amélioration de la fonction endothéliale, une longévité augmentée.

Alors stop à la peur des végétaux s'il vous terrain. Un corps vital détoxiné avec des reins qui fonctionnent et un microbiote vivant gère les oxalates sans aucun souci. Le vrai sujet c'est la perméabilité intestinale, la stase lymphatique, l'inflammation chronique, l'épuisement nerveux et ça, ça, ça ne serait pas avec une diète vivante, pas avec une diète de la peur.

Vous voulez chouchouter vos artères ? Mettez des du céleri, du basilic, du citron et de l'huile d'olive dans votre assiette. Buvez vos jus frais, respirez et bougez et surtout cessez de croire que la nature se trompe.

Ce ne sont pas les oxalates qui bouchent les artères, ce sont les peurs mal digérées et les croyances mal nourries. Alors il y a une solution également, mais c'est par le mouvement quotidien. Pourquoi ? Parce que le corps est conçu pour être en mouvement et le mouvement est moteur de la vasodilatation et de la santé endothéliale. L'activité physique stimule la sécrétion d'oxynitrique, une molécule vasodilatatrice, clé, qui permet au vaisseau de s'adapter à la demande.

Elle améliore la sensibilité à l'insuline, réduisant ainsi l'hyperinsulinisme vasoconstricteur. Elle favorise l'élimination du CO2, réduit le stress oxydatif et améliore la variabilité cardiaque, marqueur essentiel de résilience et pas besoin de marathon.

Marcher chaque jour, bouger régulièrement, respirer en mouvement suffit déjà à souplir les artères et à décrisper le système nervé autonome. Il y a également le jeûne. Le jeûne qui réduit les dépôts et améliore la vasodilatation.

Pourquoi ? Parce que le jeûne est le mode de nettoyage naturel du vivant. En l'absence de nourriture, le corps entre en autophagie. il recycle les cellules endommagées, les protéines gliquées et les dépôts lipidiques vasculaires. Il améliore la flexibilité métabolique, fait chuter la glycémie et l'insuline, ce qui diminue la rétention hydrosodée, diminue la tension des artères, diminue la demande de pression.

Le jeûne augmente aussi la production de corps cétoniques qui ont un effet anti-inflammatoire vasculaire et protège le cerveau. Plusieurs études montrent que le jeûne intermittent, par exemple 16-8, améliore la tension artérielle, en restaure l'élasticité vasculaire et en réduit la masse grasse viscérale sans aucun médicament. Une autre solution est la gestion du stress et du sommeil parce que le système nerveux orthosympathique, celui qui accélère, qui tend, qui contracte,

est le grand chef d'orchestre de la pression. Le manque de sommeil augmente le cortisol qui fait monter la pression par vasoconstriction et rétention sodée. Il augmente l'adrénaline qui accélère le coeur et durcit les artères et il augmente également la résistance à l'insuline qui entretient l'hypertension.

Le stress chronique active en continu l'axe, le revoilà, hypothalamo- hypophysosurénalien, épuisant les surénales et bloquant la vasodilatation. A l'inverse, un bon sommeil au bon moment et une vraie détente du système nerveux permettent une autorégulation naturelle de la tension.

Encore une autre solution, l'oxygénation et la respiration lente, type cohérence cardiaque, pranayama. Pourquoi? Parce que la respiration est le lien direct entre le système nerveux, la pression artérielle et l'état métabolique du corps.

La La cohérence cardiaque, 5 à 6 respirations par minute, augmente l'activité parasympathique, ce qui diminue la pression artérielle, relâche les artères, améliore la variabilité cardiaque.

Le pranayama, la respiration yogique, agit sur la musculature des vaisseaux, sur la circulation du sang et sur l'équilibre acido-basique. Une oxygénation lente et profonde reprogramme l'axe hypothalamosurénalien, baisse le de noradrénaline diminue l'inflammation et redonne au corps son rythme physiologique.

La respiration est le métronome du vivant. Quand elle se ralentit, le corps entre dans un état de régénération et la tension retrouve son équilibre, sans forcer, sans comprimer, sans soumission. Voilà ce que c'est que rouvrir les chemins.

Pas casser un symptôme, mais retisser la souplesse du vivant à chaque étage, cellulaire, vasculaire, émotionnel, hormonal. Alors, avant de conclure, quelques précisions car on confond souvent tension artérielle, pression sanguine et rythme cardiaque.

La tension artérielle, le rythme cardiaque et la pression sanguine, ce n'est pas la même chose. Et comprendre leurs différences, c'est essentiel pour interpréter les signaux du corps avec intelligence.

La tension artérielle, ce n'est pas un terme médical précis, c'est un abus de langage d'ailleurs, largement répondu. En fait, la seule chose que les médecins mesurent avec un tensiomètre, c'est la pression artérielle.

Donc tension égale pression dans le langage courant. Mais le bon terme scientifique, c'est pression. C'est la pression exercée par le sang sur les parois des artères. Elle s'exprime en deux chiffres, la systolique, pression quand le coeur se contracte, et la diastolique, pression quand il se relâche.

Le rythme cardiaque, c'est simplement le nombre de battements par minute, les BPM pour la musique. Et la pression sanguine, au sens large, c'est ce qui permet au sang de circuler dans le corps entier.

Un équilibre entre le éjecté par le cœur, le débit cardiaque, et la résistance offerte par les vaisseaux, résistance périphérique. Autrement dit, le cœur pousse, les artères freinent, le cœur pousse, les artères freinent et le corps ajuste en permanence ce jeu de pression débit pour irriguer correctement tous les organes.

Mais attention, si le rythme cardiaque peut influencer la pression, ce ne sont pas des paramètres directement proportionnels. Un coeur qui bat vite n'entraîne pas forcément une pression élevée, et inversement. Exemple simple, si vous courez, votre coeur s'accélère, mais vos artères se dilatent, la pression reste relativement stable.

En revanche, en cas de stress ou de peur, le rythme augmente et les vaisseaux se contractent. la pression monte. Et chez de nombreuses personnes hyper tendues, on observe une pression très élevée avec un rythme normal, ce n'est pas le coeur qui s'emballe, c'est le réseau vasculaire qui est devenu rigide ou obstrué.

Donc non, on ne peut pas diagnostiquer une hypertension en prenant le pouls. De manière occidentale je précise, car la prise des pouls selon l'approche de la médecine traditionnelle chinoise ou ayurvédique est toute autre chose, bien plus riche en informations.

Et non ce n'est pas parce que vous avez 90 pulsations par minute que vous êtes hyper tendu. C'est pourquoi il faut comprendre le système dans son ensemble plutôt que de tout confondre et surtout apprendre à écouter les signaux du corps au lieu de les faire taire.

Alors concluons, l'hypertension n'est pas une erreur. Ce n'est pas une maladie, c'est un signal vital d'adaptation circulatoire, une tentative de survie dans un système bouché. Mais comme d'habitude, on confond le signal avec le problème, on attaque le symptôme sans traiter les causes et on laisse le terrain pourrir en silence.

Et surtout, on met la personne en danger. Car faire baisser artificiellement la tension, c'est réduire la perfusion vers les organes vitaux, moins de sang vers le cerveau, vers les reins, les extrémités, c'est moins d'oxygène, moins de nutriments, plus de fatigue, plus de confusion, de déclin progressif.

Le feu couvre, mais on a éteint l'alarme. Alors ouvrez les yeux, ouvrez les yeux. Votre corps ne vous trahit pas, il essaie de survivre à sa manière, avec les moyens du bord.

Et la prochaine fois que vous voyez un médecin se réjouir d'avoir fait baisser la tension sans rien changer d'autre, rappelez-vous que ce qu'il a fait, c'est couper le signal d'alerte. Mais l'incendie, lui, continue de brûler.

Dans le prochain épisode, on s'attaquera à un autre grand diable, le cholestérol. Vous allez voir qu'il ne bouge rien au contraire qu'il répare et qu'il mérite même une médaille pas une statine bon à très vite parce que le corps est génial et vous aussi un poil plus court je m'améliore Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org

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