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PODCAST - Breaking Through - Épisode 6 - Après la traversée, l'après addiction

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L'équipe RGNR
14 vues • Publiée le 19/12/2025

Ce sixième épisode clôt la série Breaking Through en abordant une phase rarement traitée : l’après-addiction. Nina part d’un constat physiologique simple : l’énergie qui alimentait la compulsion ne disparaît pas quand la boucle se défait, elle se libère. La question n’est donc pas de savoir comment combler un vide, mais vers quoi rediriger une force qui était jusqu’alors captive.

Une large partie de l’épisode porte sur le rôle de la dopamine, souvent réduite à la notion de plaisir alors qu’elle est avant tout la molécule de l’élan et de la direction. Nina explique comment, dans l’addiction, ce mécanisme se retrouve enfermé dans un circuit étroit et répétitif, et ce qui se produit concrètement dans le cerveau et le corps quand ce circuit s’ouvre : réactivation des récepteurs dopaminergiques, retour de la curiosité, regain de capacité d’engagement. L’exemple de Thierry et de la construction de Régénère illustre ce basculement de façon concrète.

L’épisode aborde ensuite la question de l’inconfort comme condition du plaisir durable, en s’appuyant sur la biologie : tolérer la faim, le froid ou une émotion difficile sans fuir immédiatement recalibre les récepteurs et rétablit des boucles de régulation court-circuitées par la compulsion. Nina distingue la souffrance destructrice de la souffrance-signal, celle qui indique qu’une réorganisation est en cours.

La dernière partie propose des pistes concrètes pour ritualiser le désir libéré : douche froide, silence matinal sans écran, acte créatif minuscule mais tangible. Ces rituels ne servent pas à tenir, mais à donner au désir un endroit où se déposer et à stabiliser les trois systèmes de récompense durable que sont la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine. L’épisode se conclut sur une invitation à tourner cette énergie retrouvée vers les autres et vers le monde réel.


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La vie après l’addiction : ce qui change, ce qui reste, et comment l’ancrer dans la durée.

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17 pages · 6 Mo · gratuit, sans engagement

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Bonjour à tous, c'est Nina de la team REGENER. Alors aujourd'hui, pour ce sixième épisode de notre série BREAKING THROUGH, on arrive au terme d'un parcours intense, parfois déstabilisant, mais souvent libérateur qui, je le sais, a touché beaucoup d'entre vous au cœur de ce que vous C'est le dernier épisode de la série pour cette année.

Non pas parce qu'on n'a plus rien à dire, mais parce que c'est justement maintenant qu'il faut laisser reposer, intégrer et digérer. La traversée demande du temps, et l'après-traversée aussi.

Alors avant la nouvelle année, on vous offre ce dernier mouvement comme une manière d'ouvrir un espace intérieur. Un espace où quelque chose de nouveau peut naître. Et puisque c'est le dernier épisode avant Noël, j'aimerais profiter de ce moment pour vous parler de ce qui est, selon nous, l'un des plus beaux cadeaux possibles.

Offrir la santé, la compréhension, la joie et l'autonomie. Parce que dans un monde saturé d'objets dont la durée de vie est programmée, où l'on consomme des choses qui nous laissent souvent plus vide que comblé, offrir un abonnement à Regener.tv à un proche, c'est faire exactement l'inverse.

C'est offrir quelque chose qui ne s'use pas, qui ne se jette pas, qui ne se casse pas, mais qui transforment, qui structurent et qui élèvent. Un abonnement Regénère.tv, ce n'est pas un service en plus.

C'est 15 ans de travail, de recherche, d'expérimentation, de vidéos, de parcours pédagogique, de formation, de live hebdomadaire, d'échanges communautaires, d'outils pratiques, de protocoles, de tutos écrits, de réponses à des milliers de questions.

C'est tout l'engagement de Thierry Casasnovas et de toutes les équipes de Régénère condensées dans une plateforme dédiée à une seule chose. votre santé, votre autonomie, et puis au bout du compte, votre joie, votre créativité, votre capacité à reprendre votre vie en main.

Donc plutôt que d'offrir un objet qui finira au fond du placard, offrir Regénère.TV, c'est offrir une direction, une compréhension, un mouvement, faire plus de liberté intérieure.

C'est offrir à quelqu'un la possibilité de se connaître, de se renforcer, de se régénérer. Et c'est peut-être justement le meilleur cadeau possible pour entrer dans l'année qui vient. Et si vous souhaitez offrir un abonnement, 3 mois, 6 mois ou 1 an, la page d'aidier c'est juste en dessous de la vidéo, avec une offre spéciale pour Noël, alors n'hésitez pas, c'est peut-être le cadeau le plus utile que vous puissiez faire.

Alors maintenant, place à cet ultime épisode. C'est celui où on va découvrir que la préaddiction, ce n'est pas une vie plus petite, mais c'est une vie plus grande, que le désir il n'est pas étouffé mais il est transmuté.

Et que la force qu'on croyait donc destructrice, elle devient, lorsqu'elle est libérée, la force de créer. Alors c'est parti, on y va ? Premièrement, on va parler du feu du désir.

On va voir pourquoi justement c'est une énergie et non pas un problème. Parce que l'addiction, ce n'est pas la preuve que quelque chose est cassé en eau. Ce n'est ni une maladie au sens classique, ni une fatalité inscrite dans nos gènes, ni une déficience morale ou psychologique, c'est d'abord une erreur d'aiguillage.

C'est une énergie vitale immense qui a pris la mauvaise sortie, parce qu'à un moment de notre histoire, on n'avait ni les outils, ni la maturité émotionnelle, ni les repères pour la diriger ailleurs.

Avant d'être détourné, ce feu antérieur n'était pas un poison, c'était le moteur de la vie même. D'ailleurs, on remarquera souvent que les addictions riment aussi avec une grande créativité, une énergie folle, du moins au début, avant que l'addiction ne consume tout.

L'impulsion, le désir, l'élan vers quelque chose, la recherche du plaisir, l'envie de sentir plus, d'être plus, de vivre plus. Tout ça, ça relève pas du problème, mais du programme biologique du vivant.

Et c'est ce même feu qui permet justement à un être humain d'aimer avec intensité, de créer quelque chose de neuf, d'apprendre avec passion, de bâtir une oeuvre, un projet, une relation, qui va permettre de se dépasser quand on pense que tout est Le feu, il n'a jamais été l'ennemi.

Ce qui blesse n'est pas l'existence du feu, mais son enfermement dans un cercle étroit, stérile et répétitif. La tension mène à la décharge, qui mène au soulagement, qui mène au vide, qui mène à la tension, etc. Et c'est donc un circuit fermé qui tourne sur lui-même, qui ne mène donc nulle part, qui ne produit rien, qui n'ouvre rien.

Une roue d'opoménergie prisonnière de son propre mouvement. C'est intense, mais sans direction. Elle est brûlante, mais sans lumière. Et lorsque, grâce à cette traversée, cette boucle se défait, lorsque la compulsion ne commande plus, lorsque la décharge cesse d'être la seule issue, l'énergie ne disparaît pas.

Au contraire, elle se libère et recommence à circuler. Ce feu intérieur, une fois dégagé de la répétition, il se met à chercher une direction nouvelle, un mouvement créateur, un espace où il peut enfin produire quelque chose de vivant.

C'est ici que commence l'après-addiction. Non pas une vie plus tiède, mais une vie plus large. Pas une vie moins d'énergie, mais une énergie redéployée, enfin disponible pour ce qu'il construit au lieu de consommer.

Et donc, deuxièmement, on va parler de l'après-addiction. On va justement voir un petit ce qu'est la redirection de notre feu vital. Le corps humain, il n'a jamais été conçu pour vivre sans désir, tout comme il n'a pas été pensé pour la neutralité, la tièdeur ou l'indifférence.

Il est construit pour se mouvoir, pour tendre vers quelque chose, pour orienter son énergie dans une direction qui fait croître la vie. C'est ça le désir, et c'est le moteur de la vie.

Le désir, ce n'est pas un luxe psychologique, c'est une fonction biologique centrale. Et au cœur de cette fonction se trouve une molécule, souvent caricaturée, que vous connaissez désormais plutôt bien. La dopamine. Et vous le savez désormais aussi, contrairement à ce que l'on croit, la dopamine n'est pas la substance du plaisir, mais c'est celle de la direction, de l'élan, de la projection.

Elle, elle ne nous dit pas « c'est bon, qu'est-ce qu'elle va nous dire ? ». Elle nous dit « va vers, cherche, crée, construit, apprend, contribue ». C'est la molécule du mouvement, du sens et de la motivation profonde.

Elle est libérée lorsque le cerveau perçoit une opportunité, une possibilité d'expansion, un horizon qui mérite un effort. Lorsqu'on est pris dans l'addiction, ce même mécanisme exceptionnel se retrouve capturé, réduit à un circuit minuscule, un seul objet, un seul comportement, une seule issue.

Le feu vital reste intact, mais il est enfermé. La dopamine continue de pousser, mais comme dans un couloir étroit, répétitif, sans ouverture. Quand l'addiction se dissout, ce n'est pas le feu qui disparaît, c'est la prison qui contenait et contraignait le feu qui se brise.

Et on observe alors un phénomène absolument universel, presque spectaculaire. Les personnes qui se libèrent d'une addiction deviennent souvent d'une créativité fulgurante, d'une productivité étonnante, d'une capacité d'engagement qui surprend même leur entourage.

Ce n'est pas de la magie, c'est de la physiologie. Et voici ce qu'il se passe réellement dans le corps. Les récepteurs dopaminergiques des deux se réactivent, ce qui augmente la sensibilité du système de récompense.

On ressent à nouveau l'intérêt, la curiosité et la motivation. Ensuite on a le cortex préfrontal qui reprend le contrôle, permettant de diriger l'énergie plutôt que de subir l'impulsion.

Le réseau du mode par défaut se calme, diminuant les ruminations et libérant les disponibilités mentales. Et les niveaux d'ocytocine et de sérotonine remontent, renforçant donc le lien, la stabilité émotionnelle et la capacité d'apprécier le réel.

En clair, la même énergie qui nourrissait la compulsion devient disponible pour nourrir la création. Ce qui alimentait l'évitement peut désormais alimenter la construction et ce qui servait à se fuir peut enfin être utilisé pour se manifester dans le monde.

La transformation elle est si nette qu'on peut la résumer simplement. L'énergie du manque devient énergie d'élan, l'énergie qu'il détruisait devient énergie qu'il construit, et le feu compulsif devient le feu créateur.

Et c'est précisément cette transmutation, ce basculement de la survie vers l'expression, qui marque l'entrée dans la préaddiction. Un espace où le désir retrouve son vrai contrôle, non plus pour combler un vide, mais pour ouvrir une voie.

Troisièmement, on va voir un petit peu ce qu'elle triomphe de la vraie récompense, la créativité, la mission et la contribution. La récompense artificielle vous vide, alors que la récompense créative vous remplit. La première s'obtient sans effort, elle ne dure pas, elle laisse un arrière-goût de manque.

La seconde, elle demande un investissement, un engagement, une traversée. Paradoxalement, c'est ce coup qui lui donne sa densité et sa qualité. Physiologiquement, ces deux formes de récompenses n'empruntent pas les mêmes voies.

La dopamine seule met le corps en mouvement, mais ce mouvement peut tourner à vide s'il n'est pas accompagné. La sérotonine apporte la stabilité, l'enracinement, la capacité à rester présent sans agitation inutile.

L'ocytocine crée du lien, du sens, de la chaleur humaine, donne au mouvement une direction relationnelle et une dimension collective. Et lorsque ces trois systèmes se réalignent, et c'est exactement ce qui se produit après la sortie du cycle addictif, vont voir et apparaître des capacités qui semblaient perdues.

On a par exemple la capacité de se concentrer, parce que l'attention n'est plus fragmentée par l'appel permanent du plaisir facile. On a aussi l'envie d'explorer, parce que la curiosité retrouve sa place naturelle quand le cerveau n'est plus saturé.

On a le plaisir de relier, parce que l'ocytocine coule de nouveau et rend le contact humain nourrissant. et on a l'élan de contribuer parce que le système nerveux n'est plus en mode survie mais en mode expression.

Et ce qu'on appelle mission, oeuvre, projet, vision, ça n'a rien d'un concept spirituel vague. C'est la forme que prend le désir libéré lorsqu'il cesse d'être dévoré par la fuite.

C'est la biologie devenue féconde. La dopamine elle oriente, la sérotonine elle stabilise et l'ocytocine elle relie. Un être humain aligné sur ces trois axes devient naturellement créateur, non pas artiste nécessairement, mais créateur de son chemin, de ses relations, de son quotidien, de sa manière d'habiter le monde.

C'est exactement ce que Thierry répète depuis 15 ans, quand le corps arrête de fuir, il peut enfin créer. Autrement dit, quand la dopamine elle n'est plus prise en otage par la compulsion, elle se remet à jouer son rôle premier, nous pousser non pas à consommer le monde, mais à le transformer, et là le plaisir change de Il n'est plus une décharge, il devient une œuvre.

Et ce mouvement on peut l'observer très concrètement dans la vie de certaines personnes. Thierry en parle souvent avec une transparence rare, il ne s'est jamais caché d'avoir eu lui aussi mailles à partir avec les addictions, notamment alimentaires. Pendant des années, une partie de son énergie vitale tournait dans le vide, happée par des compulsions qui prenaient toute la place.

Ce n'est qu'au moment où il a traversé ses propres boucles, où il a cessé de fuir le manque et de lutter contre l'émotion brute, quelque chose d'autre a pu émerger. Et ce quelque chose, c'est Régénère. Quand il raconte sa trajectoire, on comprend que Régénère, ce n'est pas né d'un plan marketing ou d'une volonté calculée.

C'est né en 2011, au moment exact où son énergie, jusque là enfermée dans la répétition, a commencé à se retrouver libre, disponible et orientable. L'arrêt de l'addiction, ça n'a pas supprimé son feu intérieur, il l'a juste rendu utile.

Ce feu, il a pris la forme de vidéos, de partages, de stages, d'enseignements et puis de parcours entiers, de toute une pédagogie. Ce n'était pas un projet au sens banal. C'était la pulsion vitale, enfin redirigée vers quelque chose qui ouvre et qui donne.

Il suffit de regarder l'histoire de Régénère pour comprendre à quel point c'est vrai. Quinze ans de création continue, des milliers d'heures de contenu, des programmes structurés, des outils pratiques, des séjours, des équipes formées, des vies transformées.

Tout ça, ce n'est pas né d'une stratégie mais d'un basculement intérieur, d'une énergie qui après avoir cessé de se détruire a commencé à construire. Thierry l'incarne ce passage. Quand on sort de la boucle dopaminergique, on ne devient pas tiède, on devient fécond.

Ce n'est pas moins de vie, c'est plus de vie enfin disponible. Ce qui vaut pour une personne vaut pour tous. La créativité ce n'est pas un au moins réservé à quelques-uns. C'est l'état naturel de l'énergie qui ne fuit plus. Alors quatrièmement, on va parler un petit peu du retour au corps.

On voudrait croire qu'une fois l'addiction derrière nous, tout deviendra lisse, fluide, simple. Mais c'est une illusion moderne. Le vivant ne fonctionne pas comme ça. Le corps n'a pas été conçu pour éviter l'inconfort, mais pour se construire avec lui, pour se structurer dans l'effort, pour se révéler dans traversé et pour trouver son axe précisément là où quelque chose résiste.

Physiologiquement, tout plaisir durable est précédé d'une forme d'effort ou de tension. C'est une loi biologique élémentaire, le plaisir suit l'inconfort, jamais l'inverse. La hausse progressive de dopamine qui nourrit le désir, il naît souvent d'une tension, d'une faim qui monte, d'un froid qui saisit, d'un silence qui surprend, d'une émotion qui serre.

Le corps y se met en il cherche son équilibre, il active ses circuits d'adaptation. Et ce sont justement ces micro-défis, ces micro-chaos contrôlés qui donnent sens et densité à la satisfaction finale. La question c'est donc pas comment éviter la souffrance, la question c'est comment habiter suffisamment son corps pour supporter et traverser ce qui fait mal sans se fuir.

Parce que le corps il connaît la souffrance depuis toujours, elle fait partie de son langage. Pas la souffrance destructrice mais la souffrance signale, la souffrance friction, celle qui indique qu'une réorganisation interne est en cours.

Chaque fibre musculaire se renforce par une micro déchirure. Chaque circuit dopaminergique se régule par une chute temporaire. Chaque émotion se dénoue en étant ressentie dans son intensité.

Le problème c'est pas la douleur, le problème est qu'on ne sait plus la laisser traverser le corps et qu'on ne connaît plus la valeur de l'engagement. Le monde moderne nous a habitués à la fuite immédiate, un clic pour éviter le vide, un écran pour éviter la solitude, du sucre pour éviter la tension, une distraction pour éviter la tristesse.

Et cette fuite constante a délité notre capacité à tolérer l'inconfort et avec elle, notre accès au plaisir naturel. Mais lorsqu'on revient au corps, tout change. Entrer en contact avec la faim, sans combler immédiatement, engage le système dopaminergique et renforce la sensibilité des récepteurs.

Supporter quelques secondes de froid active la noradrénaline améliore la vigilance et rétablit la capacité à ressentir la chaleur. Et accueillir une émotion totalement sans interprétation, sans fuite, sans précipitation, ça relance la circulation du système limbique, ça rétablit les boucles de régulation vagales qui avaient été court-circuitées par la compulsion.

L'inconfort n'est donc pas un obstacle sur le chemin du plaisir, il en est la condition d'émergence. Chaque fois qu'on traverse une tension corporelle ou émotionnelle, sans chercher à la couper, une récompense naturelle suit.

Une respiration qui s'ouvre, un apaisement qui descend, une clarté qui revient, une chaleur qui monte dans la poitrine ou le ventre. Le système nerveux y retrouve son rythme, la dopamine elle se normalise, la sérotonine se stabilise et l'ocytocine circule à nouveau.

Et c'est comme ça que le plaisir véritable renaît, dans cette alternance juste entre effort et détente, entre contraction et expansion, entre friction et libération. C'est le retour au cycle naturel du vivant, celui qui donne du relief, de la saveur et de la profondeur.

En fait, peut-être qu'il faudrait dire tout simplement que le plaisir sans douleur ou engagement n'existe pas, la récompense sans inconfort n'a pas de racine, et le Le sens sans traverser n'a pas de corps, et ce n'est pas une punition de la vie, c'est au contraire son intelligence et sa beauté.

Cinquièmement, on va voir un petit peu comment ritualiser justement, pourquoi donner une forme, un rythme et un contenant au désir libéré ? Parce qu'une fois l'addiction traversée, une fois l'énergie du désir redevenue disponible, quelque chose d'essentiel apparaît souvent, le besoin d'un cadre.

Le désir, c'est une force immense, mais une force diffuse si elle n'est pas contenue, structurée et incarnée. Sans direction, il se disperse, sans rythme, il s'éparpille, sans ancrage, il retourne vers la facilité.

Et Dieu sait que notre monde en propose des facilités comme autant de pièges biens. Et c'est pour ça que toutes les traditions humaines ont créé des rituels. Non pas des obligations, mais des contenants pour ce feu vital.

Des formes répétées qui permettent au corps de se synchroniser, au système nerveux de se stabiliser et au désir de s'orienter. La neurophysiologie confirme ce que les anciens savaient empiriquement.

Chaque rituel stabilise les circuits dopaminergiques, il renforce les connexions préfrontales et il ancre la sensation de sécurité intérieure. Donc en répétant un acte à la même heure, dans la même forme, on crée une boucle sensorielle qui dit au cerveau tu peux te poser ici, là tu peux te rassembler.

Ritualiser, ce n'est pas se contraindre, c'est donner une direction régulière au désir pour qu'il ne retombe pas dans ses anciens sillons. Ça peut prendre de nombreuses formes. Ça peut être un rituel le matin, quelques respirations lentes, un verre d'eau chaude, une marche de 10 minutes qui dit au corps, là c'est ton point de départ.

Ça peut être un rituel de jeûne, accepter chaque jour un court moment où on ressent la tension sans la combler, ce qui va recalibrer les récepteurs d'opame énergique. Ça peut être un rituel de froid ou de chaleur, un contraste thermique bref, qui va stimuler la noradrénaline, qui va réveiller la vigilance et qui marque l'entrée dans le réel.

Oui à la douche froide ! On a aussi un rituel de silence, cinq à dix minutes sans écran, sans distraction, qui donne au système limbique l'espace nécessaire pour se réorganiser. Et même un rituel de créativité par exemple, écrire trois lignes, filmer 30 secondes, construire quelque chose de minuscule mais de tangible, transforme la dopamine en action plutôt qu'en fuite.

Le point crucial c'est ça. Un rituel, ça n'est pas là pour tenir, mais pour orienter. Il ne sert pas à éviter le manque, mais à donner au désir un endroit où se déposer, non à contrôler le feu, mais à l'aider à prendre forme.

Physiologiquement, ces rituels créent une stabilité affective. Ils rééquilibrent les trois piliers de la récompense qui sont durables. la dopamine, donc l'élan, la sérotonine, la stabilité et la satisfaction tranquille, et l'ocytocine, qui est le sens, le lien et la douceur.

Quand ces trois systèmes dialoguent, la vie retrouve un rythme. Le corps cesse de réclamer sans cesse, le cœur cesse de s'emballer, et la tête cesse de courir après des faux objectifs. On n'avance plus par manque mais par élan.

Et surtout, ritualiser, ça donne quelque chose que l'addiction ne pourra jamais offrir, la possibilité de devenir auteur de sa vie, non plus déterminé par ses pulsions, mais guidé par son intention.

Donc un rituel, même minuscule, ça dit une chose énorme. Je décide. Et c'est là que tout change. En conclusion, la vraie récompense c'est la conscience et l'effort qui y mène. parce qu'on a tendance à croire que la fin d'une addiction, c'est la fin d'un combat.

Mais en réalité, c'est le début d'un chemin qui ne cherche plus l'oubli mais l'engagement, qui ne cherche plus la décharge mais la densité, et qui ne cherche plus la facilité mais la vérité. La vraie récompense, elle n'est jamais dans l'instant, elle se trouve dans la traversée, dans l'effort qui oblige le corps à se rassembler dans l'intensité.

On pourrait comparer ça à la course en montagne. Quand on grimpe, rien ne cherche le confort, les muscles brûlent, le souffle se raccourcit, on hésite. Mais c'est précisément dans cette résistance assumée qu'une ouverture se fait.

La récompense n'est pas dans la pente, mais dans ce que la pente fabrique en nous. La douleur et l'engagement sont la porte, et la conscience c'est ce qu'il y a derrière. Depuis le premier épisode, Breaking Through répète la même vérité.

La liberté ne commence pas quand le manque disparaît, mais quand il cesse d'avoir pouvoir sur nous. On ne devient pas libre en évitant l'inconfort, mais en découvrant pas à pas qu'il ne nous détruit pas, mais qu'il nous construit.

Lorsque les automatismes tombent, que la bête cesse de commander, que la dopamine retrouve son rythme naturel, quelque chose d'ancien revient. La capacité de sentir, d'aimer, d'être touché, de créer, de vivre dans la réalité, pas dans la fuite.

On retrouve ce qui avait été anesthésié, le goût simple, la puissance de l'effort, la joie du lien, l'élan de contribuer. De devenir créateur, c'est ça, c'est prendre ce feu qui brûlait en rond, l'orienter et en faire une œuvre.

Alors, c'est le dernier épisode de notre série Breaking Through avant la nouvelle année. Lorsque Noël approche, on voulait vous rappeler une chose simple. Le plus beau cadeau n'est pas un objet, c'est un chemin vers la vie.

Si vous souhaitez offrir quelque chose qui ne suce pas, qui ne se casse pas, qui ne finit pas au fond d'un placard, alors pensez à offrir un abonnement Regener.tv. 3 mois, 6 mois ou 1 an, c'est en promotion pour Noël et le lien se trouve juste sous la vidéo.

Offrir Regener.tv, c'est pas offrir du contenu, c'est offrir de la compréhension, des parcours puissants, des formations uniques, des lives hebdomadaires, des espaces d'échange et 15 ans de travail acharné de Thierry Casasnovas et des équipes. Et surtout, c'est offrir la possibilité à quelqu'un que vous aimez de se remettre debout.

Et pour nous tous, en cette fin d'année, cultivons le pardon, le lien, l'attention, la générosité simple et la bienveillance, non pas comme des idées mais comme des actes.

Ayons une pensée profonde et sincère pour celles et ceux qui vivront ces fêtes dans la solitude, dans la douleur, dans l'épuisement, dans la maladie, pour ceux qui sont sous les bombes à Gaza ou ailleurs, pour les enfants exploités, pour toutes les qui ne connaissent ni repos ni sécurité.

Que tout ça ne soit pas seulement une tristesse de plus, mais une invitation à comprendre que le monde a besoin de nous. Débarrassé du superflu, des addictions, des écrans qui nous volent notre attention, le monde a besoin de nous, debout, lucide, aimant, engagé, pas centré sur notre nombril, mais présent à la vie, aux autres et au réel.

Parce qu'au fond, la seule addiction à cultiver, c'est l'addiction au vivant. On vous donne rendez-vous l'année prochaine, encore plus vivant et libre que jamais.

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