Plus jamais de troubles émotionnels et comportementaux ! épisode 4
Cet épisode 4 clôt la série sur les troubles émotionnels et comportementaux en abordant ce que les trois premiers épisodes avaient posé comme préalable : nos émotions ne sont pas des données brutes, elles sont filtrées par un système de croyances qui détermine largement ce que nous vivons, que ce soit dans les pensées ou dans le corps. Thierry part d’un exemple concret, celui d’un ami qui retient sa colère après une queue de poisson sur la route, pour montrer qu’inhiber une émotion ne résout rien et ne fait qu’augmenter la tension interne.
Une large partie de la vidéo porte sur l’anxiété comme sentiment de vulnérabilité. Thierry décrit le mécanisme de rumination, cette projection permanente vers les scénarios les plus défavorables, et explique pourquoi les réponses habituelles, qu’elles soient religieuses, ritualisées ou comportementales, n’atteignent pas la racine du problème. Il utilise l’image du burn-out de pneu pour illustrer ce que produit une pensée qui tourne dans le vide sans avancer.
Thierry développe ensuite l’idée que les pensées ne sont pas déterminées par les paramètres biochimiques du corps ni par les circonstances extérieures, et que l’état émotionnel résulte en grande partie de ce que l’on choisit de cultiver mentalement. Il cite des exemples historiques de personnes en paix dans des conditions objectivement difficiles, et revient sur la loi de réciprocité entre ce que l’on sème dans ses pensées et ce que l’on récolte en termes d’états intérieurs.
La fin de l’épisode est plus pratique : Thierry présente la cohérence cardiaque comme outil concret pour rééquilibrer le système nerveux, en expliquant le lien entre le rythme respiratoire, le système nerveux sympathique et parasympathique, et l’état d’anxiété. Il conclut avec un psaume de David et une invitation à choisir, dans le système de croyances comme dans l’alimentation, ce qui nourrit réellement.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et rappel de la sérieThierry situe cet épisode dans la continuité des trois précédents et annonce que le sujet central sera enfin les émotions et les comportements.
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4:09Inhiber une émotion ne sert à rienL’anecdote de Christophe et la queue de poisson illustre pourquoi mettre un couvercle sur la colère augmente la tension interne sans résoudre quoi que ce soit.
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8:19Les pensées ne dépendent pas du biochimiqueThierry explique que l’état émotionnel n’est pas conditionné par la maladie, la douleur ou les circonstances extérieures, contrairement à ce que l’on croit généralement.
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12:28L’anxiété comme sentiment de vulnérabilitéThierry décrit le mécanisme de la rumination anxieuse et montre que l’anxiété naît de la prise de conscience de notre précarité, que rien ne peut vraiment masquer.
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20:46Le burn-out de pneu comme métaphoreL’image du pneu qui chauffe et se détruit à tourner dans le vide illustre ce que produit une pensée anxieuse qui mouline sans jamais avancer.
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24:55On récolte ce que l’on sème mentalementThierry développe la loi de réciprocité entre les pensées cultivées et les états émotionnels récoltés, de l’insatisfaction jusqu’au désespoir.
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33:16Surveiller et choisir ses penséesThierry explique comment la répétition d’une pensée crée des connexions neuronales durables, et pourquoi revenir au moment présent permet de sortir de la boucle délirante de l’imaginaire.
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41:35La cohérence cardiaque pour calmer l’anxiétéThierry présente le lien entre le rythme respiratoire et le système nerveux, puis décrit la pratique concrète de la cohérence cardiaque, cinq secondes d’inspiration pour cinq secondes d’expiration.
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45:46Conclusion : choisir ce qui nourrit vraimentThierry clôt la série avec un psaume de David et une invitation à réévaluer les systèmes de croyances pour choisir, à tous les niveaux, ce qui produit de la vie.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour, on se retrouve pour la quatrième partie de cette aventure de l'esprit, on va dire, d'une certaine manière, dans un cadre que je trouve toujours aussi merveilleux. Bon, il y a une lumière un peu...
C'est la lumière de sous-bois de noisetiers. Je suis au milieu des petits rejetons de noisetiers. C'est magnifique, ça fait une lumière un petit peu bizarre, un peu kaléidoscope, mais bon, j'espère que vous vous acclimaterez à cette vidéo pour cette aventure de l'esprit qui est de la vraie spiritualité, d'une certaine manière, et je réfute les appellations de religion.
On va d'ailleurs parler de religion dans cette vidéo, et on va voir en quoi la religion est une mauvaise réponse à une mauvaise situation. En tout cas la religion dans ce cas-là de ritualiser, non pas dans ce cas-là de foi mais dans ce cas-là de ritualiser, sans aucune stigmatisation.
On va parler d'émotion surtout, on va parler d'émotion de comportement puisque c'était le but de toute cette série de vidéos. Mais il y avait des préalables à mettre en place au départ, C'est préalable, c'est de montrer à quel point notre système de croyance influence directement notre appréhension du monde.
Ça paraît un truisme de le dire, et pourtant nous ne percevons jamais les choses de manière neutre et distanciée, nous les percevons à travers un système de croyance. Et ce système de croyance va obligatoirement influencer notre vécu.
Or, ce que nous vivons, que ce soit dans les pensées ou dans le corps, c'est exactement la même chose. Une grande peur est assimilée à un stress comme un stress physique, C'est exactement la même chose pour le corps.
L'émotion, on la détermine comme une expérience psychophysiologique, complexe, intense, mais qui passe d'abord et avant tout par le corps. L'émotion se ressent dans le corps, l'émotion est incarnée dans le corps.
C'est l'interface entre la pensée, au travers du schéma de pensée, et le corps, mais ça se ressent avant tout dans le corps. Et comme on ressent l'émotion dans le corps, leur expression est modulée par des paramètres propres au corps.
Par exemple, des paramètres biologiques comme l'état de fatigue d'une personne, si quelqu'un a une infection en cours par exemple, ça va modifier notre perception et notre ressenti, et donc l'expression émotionnelle qui va y avoir dans notre corps.
Des éléments extérieurs aussi peuvent jouer sur l'expression de nos émotions. Par exemple, quand on parle de colère, on y reviendra je pense dans quelques vidéos sur la colère, mais imaginons, actuellement il y a un superbe chantier collectif qui est en train de se passer à la maison et franchement, il y a une ambiance extraordinaire.
Imaginons que dans ce chantier collectif, je me fais tomber une brique de terre, je vous l'accorde, mais une bonne brique, je me fais tomber une bonne brique sur le pied. Je peux être tenté de me mettre en colère et de m'en prendre à quelqu'un.
Ce n'est pas la brique qui me met en colère, la brique me tente pour me mettre en colère. La douleur physique m'induit dans un état émotionnel parce qu'il n'y a pas d'immédiatabilité. Je peux me faire tomber une pierre sur le pied et ne pas me mettre en colère, rester impassible et tranquille.
La plupart du temps, ce n'est pas ce qui va se passer. Donc si on a la possibilité de faire autrement, c'est donc qu'il n'y a pas une inéluctabilité. La brique qui nous tombe sur le pied n'induit pas obligatoirement de la colère et de l'agressivité.
Par contre, nous allons être tentés de répondre de cette manière-là. Donc les événements extérieurs peuvent influencer sur l'expression émotionnelle aussi qu'il peut y avoir chez nous. Des produits chimiques aussi vont pouvoir influencer sur l'expression de nos émotions.
nicotine, cocaïne, caféine, psychotropes divers... Mais on voit que l'expression émotionnelle des personnes est altérée. Donc c'est bien des caractères biochimiques. Les comportements aussi jouent beaucoup sur l'expression émotionnelle. Par exemple, l'exercice physique, en nous permettant de décharger l'adrénaline qui est accumulée par le stress, le stress psychique la plupart du temps que nous accumulons, l'exercice physique nous permet d'être plus calme, plus relaxé,
plus détendu, plus tranquille, on va dire d'une certaine manière. Et puis, finalement, nos pensées et notre système de croyance influencent énormément l'expression de nos émotions à partir des conclusions que nous pouvons tirer issues d'un système d'évaluation. Le système d'évaluation, c'est le système de croyance.
C'est l'ensemble des croyances que nous avons. Alors, on a bien dit que les émotions, comme la colère par exemple, ne sont que des symptômes. L'inhiber, par exemple, la colère, ne sert strictement à rien.
On va mettre en couvercle, ça ne va faire qu'augmenter la tension interne, et ça ne va en aucun cas résoudre le problème, mais au contraire, ça va augmenter encore la tension. Le problème, c'est d'aller à la racine.
Ça me rappelle une anecdote d'un copain qui se reconnaîtra, qui s'appelle Christophe, et il m'a raconté qu'il avait vécu une conversion spirituelle d'une certaine manière, et un jour quelqu'un lui fait une queue de poisson, et le gars se garde devant lui à quelque chose près, Et je crois que le gars même lui fait un doigt d'honneur ou un truc comme ça. Donc lui, il se garde derrière, il claque la porte, il sort, et au moment où il sort, parce qu'en plus c'est un gars qui est
bien costaud, au moment où il sort pour lui casser la gueule, là il se dit, hop, maintenant je suis chrétien, je n'ai plus le droit de frapper l'autre. Et donc là, coercition mentale sur l'émotion, et là il est rentré dans sa voiture en bouillonnant intérieurement, et il s'est dit, non mais là il y a un problème, je ne vais pas pouvoir rester dans cet état-là.
Ben oui, parce que comme il n'y avait pas encore eu le changement de la pensée et de la mentalité, l'émotion restait là. Mettre en couvercle sur l'émotion, ce n'est que créer du stress supplémentaire.
Donc inhiber une émotion ne sert à rien. Et c'est en ce sens-là que, dans cette vidéo, je me permets de dire que voilà la fin de tous les troubles émotionnels et comportementaux. Pourquoi ? Parce que les émotions ne sont que des symptômes.
Les émotions et les comportements ne sont que des symptômes. En ce sens, nous n'avons jamais de troubles émotionnels ou comportementaux. Ça n'existe pas.
nous avons des expressions émotionnelles qui sont des symptômes, nous avons des expressions comportementales qui sont des symptômes, nous n'avons pas de troubles, ils sont parfaitement ceux que nous sommes.
Et ces émotions sont le reflet de quoi ? De l'état de notre chimie, de notre physique, et l'état de notre pensée, de notre système de croyance à un instant donné. Donc on ne peut pas avoir de problème puisque c'est la réalité, c'est ce que nous avons.
C'est un petit peu comme si tu estimes que finalement, le bouton qui pousse sur ta peau est un problème. Tu as une boutonnite aiguë. Tu n'as pas une boutonnite aiguë, tu as un amont dans ton terrain, des conditions qui font que ce bouton est l'expression parfaite symptomatique de la situation qui est la tienne à l'intérieur du corps.
Et c'est pour ça qu'on peut dire en ce sens-là qu'il n'y a pas de trouble émotionnel et comportemental. Ça n'existe pas. Ce ne sont que des symptômes. Et chaque fois qu'on essaie d'agir sur les émotions et les comportements de la personne en tant que telle, sans aller voir ce qui est en amont, c'est-à-dire l'état physique de la personne, le corps, le pilier du corps, et de l'autre côté, le pilier de la pensée et des croyances, tant qu'on ne va pas regarder en amont ce
qui n'est peut-être pas complètement adéquat et correspondant à la réalité qui fait que la personne a une expression symptomatique, émotionnelle ou comportementale qui est difficile à vivre pour elle, pour les autres, qui est handicapante pour elle, pour les autres, tant qu'on ne va pas voir en amont, on ne résout rien.
C'est pour ça qu'il n'y a plus de problèmes émotionnels et comportementaux. Et j'espère que si déjà cette série de vidéos vous a permis de toucher ça du doigt, ce sera une grande victoire. Je serai satisfait du travail que j'aurai fait parce que pour moi c'est fondamental.
On passe notre temps à essayer de jouer sur des symptômes. Et il y a la même dérive dans les sciences psychologiques et spirituelles qu'il peut y avoir dans les sciences physiologiques. C'est toujours pareil.
On a le nez rivé sur les symptômes, on tape sur les symptômes. Les symptômes ne sont que des expressions symptomatiques et en plus elles sont bienvenues. C'est-à-dire que si tu as quelqu'un, que ce soit sur le plan physique ou sur le plan spirituel, tu as quelqu'un qui se met en colère, si tu lui donnes des techniques pour inhiber sa colère et que tu ne changes rien aux pensées en amont qui suscitaient cette colère, c'est-à-dire par exemple la pensée de frustration, la blessure de rejet ou des choses comme ça, eh bien la personne,
tu ne l'auras jamais aidée, tu auras supprimé le symptôme, tu ne l'auras jamais, jamais aidée. Et les symptômes sont bienvenus, les symptômes sont notre plus grande aide. C'est le petit signal sur le tableau de bord qui nous dit oula, oula, oula, en arrière, il y a quelque chose qui n'est pas complètement aligné, qui ne fonctionne pas de la manière dont il devrait fonctionner, qui n'est pas alimenté de la manière dont il devrait être alimenté, et il s'agit d'en prendre soin.
Alors, nos pensées, à l'inverse des émotions, ne sont pas déterminées par l'état biochimique de notre corps. Les pensées ne sont même pas déterminées par la souffrance, par la maladie ou par des choses comme ça.
On peut être tenté, quand tu es malade par exemple, tu peux être tenté de tirer la tronche, ça tu peux être tenté. J'étais un spécialiste de ça, dès qu'il y avait un truc qui n'allait pas, je tirais une tête, pas possible, et tout mon entourage le savait.
Mais il n'y a aucune inéluctabilité, tu peux être en parfaite joie avec une douleur physique intense, c'est plus dur, c'est plus difficile. Tu peux être en parfaite joie alors que tu es condamné, tu peux être en parfaite joie alors que tu es enfermé dans une cellule de prison reclue.
Pourquoi ? Parce que c'est la réalité, parce que ça a déjà existé, Parce que nous avons des témoignages qui prouvent que notre pensée n'est pas influencée par les caractères extérieurs ou par des paramètres biochimiques dans notre corps.
Quoique l'on croit le contraire. Quoique l'on croit que inéluctablement, si tu as perdu un proche, tu dois être triste. Non, pas obligatoirement. Pas obligatoirement. Tu peux ressentir le manque et tout, mais tu n'es pas obligatoirement exprimé par de la phase dépressive ou des choses comme ça. Ce n'est pas obligatoire.
C'est un schéma dans lequel nous nous insérons. C'est aussi un système de croyance. et dans lequel nous nous retrouvons prisonniers. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que comme les pensées ne sont pas déterminées par les caractères biochimiques de notre corps ou par les circonstances extérieures, elles ne sont déterminées que par une seule chose, ce que nous choisissons de croire.
Notre système d'évaluation du réel. On parle de croyance, ça impressionne tout le monde, et ça y est Thierry, il est parti dans le truc religieux et tout, non, on parle de système d'évaluation du réel.
On est quelque part dans de la physiologie spirituelle, d'une certaine manière. Donc c'est un choix. Oui, c'est un choix. Tu choisis ce que tu crois. Tu choisis en quoi tu crois.
Alors, les émotions, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Les émotions sont utiles, elles sont efficaces si elles sont issues d'un système de pensée qui est lui-même fondé sur un système d'évaluation qui est bien calibré.
Obligatoirement. Les émotions sont utiles et efficaces. il est normal d'avoir une sensation de peur face à un danger si notre système d'appréciation du danger est le bon. Qui n'a pas roulé en voiture avec une personne à sa droite, puis là tu es en train de doubler, puis tu as une personne à droite qui crie, tu vas t'écraser sur la rambarde de gauche et ainsi de suite.
Pourquoi ? Parce que si tu es à droite, elle n'a pas une bonne vision de la route et donc elle n'appréhende pas la distance réelle qu'il y a entre nous et par exemple la rambarde de gauche. Son système d'évaluation est faussé, donc sa réponse émotionnelle qui est la peur n'est pas adaptée.
Au contraire, elle risque de te faire t'écraser parce qu'elle t'a crié avec un cri sur aigu dans les oreilles. Et puis ça va toi, ça va t'énerver, donc tu vois l'enchaînement qu'il peut y avoir.
C'est juste une question d'évaluation. Donc on reparle obligatoirement de système de croyance. Pareil, quand on parle de réponse émotionnelle, je l'avais peut-être déjà pris cet exemple, on t'apprend aujourd'hui que tu as un cancer, selon ton système de croyance, soit tu t'effondres complètement, dépression et tout le toutime, soit tu te dis ok, j'arrête tout, je vais me trouver une petite location en montagne et je vais jeûner, j'embarque 2-3 amis avec moi dans cette expérience, on va se faire un jeûne long pour se
débarrasser de cette affection, pour remettre, même se débarrasser, l'expression n'est pas adaptée, pour remettre en ordre les paramètres physiologiques qui ont fait en sorte qu'une expression symptomatique était le développement d'une tumeur cancéreuse.
Et au contraire, ça peut être un formidable challenge, presque, j'ose le dire, une chance. Ouais, ouais, une chance. Ça fait des mois que tu souhaitais t'arrêter, là d'un seul coup, tu peux t'arrêter, t'amènes quelques bons bouquins avec toi, tu nourris tes pensées de manière adéquate, tu pars avec des amis et tu t'en vas pour jeûner.
Une formidable aventure. C'est juste ton système d'évaluation qui est différent. Et d'ailleurs, je pense qu'il faut vraiment distinguer entre la peur et l'inquiétude. La peur, si elle est indexée sur un système d'évaluation qui est correct, qui est juste et qui correspond à la réalité, la peur est une émotion très utile, très efficace. Ne pas avoir peur, c'est se mettre en danger permanent.
La peur est nécessaire, absolument nécessaire. L'inquiétude, ça n'a rien à voir. L'inquiétude, c'est la rumination permanente, la projection des circonstances les plus défavorables. Ça ne sert à rien, c'est stérile et ça te détruit de l'intérieur.
Alors, il faut bien comprendre que l'anxieux médite en permanence sur les possibilités néfastes plutôt que sur la réalité et sur le présent, ce qui lui arrive actuellement. Alors, quand on parle d'anxieux, quand on parle d'anxiété, obligatoirement, il y a une tendance en nous, quand on constate l'anxiété, de vouloir la juguler.
Et pour juguler l'anxiété, quel est le meilleur moyen ? L'anxiété, l'anxiété de base, on va dire, chez l'individu, c'est la sensation de sa vulnérabilité. Non, parce que, sérieusement, tu réfléchis, à l'instant où je vous parle, il y a mon corps qui bat, il y a mes poumons qui fonctionnent, et ainsi de suite, qu'est-ce qui préside au battement de mon cœur ? Qu'est-ce qui fait qu'il ne s'arrête pas à l'instant donné ?
Qu'est-ce qui fait que là, d'un seul coup, il n'y a pas un déferlement des hordes de sangliers, des barbares qui débarquent à ma maison et qui tuent toute ma famille ? Qu'est-ce qui fait qu'il n'y a pas une explosion nucléaire ?
On peut projeter tout, et donc on a rapidement conscience de notre vulnérabilité, on ne maîtrise rien de cette vie. L'illusion qu'a l'homme occidental de maîtriser quoi que ce soit aux paramètres qui président sa vie est d'une immaturité totale.
On ne maîtrise strictement rien. Et donc, pour se rassurer, il y a un des moyens pour répondre à cette anxiété de base qui est la sensation de vulnérabilité, c'est le contrôle.
Sauf qu'on ne peut bien sûr pas contrôler tous les paramètres de notre vie, alors on contrôle un paramètre congru. Et donc, toutes les pensées d'obsession, l'anorexie par exemple, l'anorexie contrôle absolu de notre poids.
Les gens qui sont perfectionnistes ou qui nettoient les choses à l'extrême par exemple, ou qui classent les choses à l'extrême, tous les comportements maniaques par exemple, correspondent à une tentative vaine de contrôler un paramètre de notre vie et de nous rassurer par rapport à ça, de nous croire en sécurité par rapport à ça. Même toutes les identités qu'on se forge par rapport par exemple à notre régime alimentaire, crudivore.
Alors tout tourne autour de ça, ça c'est le centre de ma vie, c'est je suis crudivore. Donc maintenant le critère d'évaluation c'est est-ce que quelque chose est cru ou est-ce que quelque chose ne l'est pas ?
C'est comme ça qu'on détermine si c'est bien ou si c'est mal. Toute notre vie se structure et on croit avoir donné une cohérence, une sécurité dans notre vie. Notre sécurité c'est quoi ?
C'est notre identité de crudivore, ou notre sécurité c'est notre religion, ou c'est notre appartenance ethnique, ou c'est notre club de foot, ou c'est notre club de vélo, ou que sais-je encore.
C'est une sécurité dans laquelle on met, mais cette sécurité est illusoire parce qu'elle correspond à un pan congru de notre vie. D'ailleurs, il faut bien remarquer que tous ces phénomènes d'hyperrigidité psychique sont des structures qui sont basées sur la peur et sur l'anxiété, et que ces tentatives vaines de contrôler l'incertitude se traduisent aussi souvent par des ritualisations.
et des phénomènes de... comment dire... je ne trouve pas le terme... je pense aux scarifications par exemple, qui sont très en vogue parait-il chez les adolescents actuellement, les blessures volontaires que l'on s'inflige, les assaises que l'on s'inflige, la violence que l'on peut infliger à son propre corps. Il faut bien comprendre que tout ça, ce sont des pratiques qu'on va retrouver dans toute l'histoire humaine qui sont des pratiques dites religieuses et qui ont pour but de juguler l'angoisse.
On occupe tout notre esprit avec la pensée qui nous inquiète, on essaye d'y répondre spécifiquement et on essaie de trouver toutes les solutions possibles. En fait, on ne supporte pas de ressentir notre précarité. On n'ose même pas y penser.
L'homme occidental ne veut pas penser à sa précarité. On ferait mieux parce que vu qu'on n'a strictement rien compris aux vivants et que depuis pas mal d'années on fonctionne en dépit du vivant, le retour de raquette risque d'être violent en pleine poire.
Donc on aurait plutôt intérêt à méditer sur notre vulnérabilité, à comprendre notre vulnérabilité, plutôt qu'à essayer de la juguler de manière illusoire, avec des hauchers d'une certaine manière.
Là, la question que je me pose toujours, c'est pourquoi est-ce que ton cœur continue de battre ? Est-ce que tu as conscience qu'à tout moment, il peut s'arrêter ? Est-ce que tu as conscience qu'en permanence, quand tu roules en voiture, tu frôles des voitures qui arrivent à sens inverse, même si elles roulent à 90 km heure ?
Le différentiel entre les deux, c'est 180 km heure, et vous vous frôlez à 25 cm. À tout instant, il peut se passer un accident. Est-ce que tu as conscience de cette vulnérabilité ? Et donc, l'anxiété vient du fait que nous avons à porter une vulnérabilité, une précarité, une fragilité, et nous avons à la porter tout seul.
Je le crois fondamentalement. On va parler de système de croyance, et je ne suis pas là pour faire du prosélytisme, mais nous avons à la porter tout seul. Quand tu es enfant, tu as conscience de cette vulnérabilité, de cette précarité.
Je crois même que les enfants ont une forme d'honnêteté par rapport à ça, que n'ont pas les adultes. Les adultes se la pètent parce qu'ils croient qu'ils roulent en Porsche Cayenne et qu'ils ont une cravate, que ça les met à l'abri de la vulnérabilité.
Puis le jour où il y a un séisme ou un cataclysme, là, d'un seul coup, tout le monde se retrouve tout nu. Et puis on retrouve les gens dans leur précarité et dans leur fragilité. Et ce n'est pas parce que tu as des belles montres et des belles godasses que ça te met à l'abri de tout ça.
Non, ça ne te met absolument pas. On croit que nos beaux habitats, que nos beaux costumes, que nos belles voitures nous mettent à l'abri de tout ça. Mais ne nous mettez pas à l'abri de tout ça, absolument pas !
Et je crois que quand on est jeune, on a beaucoup plus conscience de notre vulnérabilité. L'avantage, c'est que quand on est jeune, on a des parents. On a des parents et on s'en remet à eux pour notre sécurité, pour juguler cette angoisse.
Et c'est pour ça que d'habitude, d'ailleurs, les enfants sont de naturel, plus joyeux, plus léger, on va dire, que les adultes. Pourquoi ? Parce que les adultes, ils prennent tout à bras le corps.
C'est à eux de tout porter, c'est à eux de porter toute sa responsabilité. Et cette responsabilité est écrasante, pourquoi ? Parce qu'elle est impossible. On ne peut pas maîtriser tous les paramètres qui président au vivant.
C'est impossible de maîtriser tous ces paramètres. Et c'est pour ça que souvent, quand on me demande pourquoi je suis croyant, première chose, je pourrais répondre comme le pari de Pascal, parce que c'est plus efficace d'être croyant, c'est plus conforme aux lois de la vie, et ça m'assure une bien meilleure vie que ne le pas l'être.
Il y a bien d'autres raisons qui l'ont fait. Parce que je sais que ça correspond à la réalité, parce que je l'ai expérimenté. Mais la première des raisons, ça pourrait être ça. Il est bien plus efficace sur le plan du fonctionnement du psychisme humain de s'en remettre à une autorité supérieure que de se croire son propre dieu.
C'est bien plus efficace. Quelle que soit ta foi, quelle que soit ta croyance, c'est bien plus efficace. C'est pour ça que souvent je vois des débats entre les personnes à qui mieux.
Le simple fait de s'en remettre à une autorité supérieure et de se savoir créature d'un créateur, d'une certaine manière, te donne une sécurité intérieure. On va dire que c'est de l'auto-persuasion.
Bien sûr que c'est de l'auto-persuasion par certains côtés. Tant que tu n'as pas vu, on dit bien, il faut croire pour voir. Donc tant que tu n'as pas vu, ça reste de l'auto-persuasion au début.
Simplement, est-il plus efficace de croire à un créateur qui te veut du bien ou de croire à un monde perfide qui veut ta chute ? Techniquement, je vais te dire, sur le plan physiologique, c'est tout tranché.
Alors, les rituels, les pensées, les actions de contrôle qu'on met en place sont des tentatives vaines de contrôler l'incertitude. Contrôler l'incertitude, c'est l'obsession humaine de tout temps.
Contrôler notre incertitude. Et si ? Et en réalité, notre esprit tourne en boucle sur les incertitudes de la vie. Et si ?
Et si ça passait ça ? Et si ma famille était dessinée ? Et si ? Je connais, je connais, je ne me place pas au-dessus de vous. Et si ?
Et tout ça, ça tourne en boucle, et c'est notre système sympathique, notre système d'alerte qui est activé en permanence. Vous avez déjà entendu parler de burn-out. Je vais vous montrer qu'est-ce que c'est qu'un burn-out à l'origine.
Parce qu'on parle de burn-out sur le plan psychologique, on ne sait pas que le burn-out en fait ça vient des courses de dragsters. Les dragsters ce sont des voitures et les courses de dragsters ça consiste à accélérer, à parcourir 400 mètres, c'est un quart de miles aux États-Unis, ça consiste à parcourir 400 mètres en le moins de temps possible.
Donc tu as différentes catégories de dragsters. Le problème c'est que quand tu mets la puissance, tu as un risque de patinage des pneus. Donc, le meilleur moyen de faire coller des gommes au bitume, c'est de les chauffer.
Et donc, il y a une pratique qu'on appelle le burn-out, qui consiste à quoi ? Le burn-out, on bloque les roues avant, et on commence à mettre la gomme à toute vitesse pour faire patiner les pneus. Je vais vous mettre des images qui vont illustrer ça. On commence à mettre la pleine gomme pour faire patiner les pneus.
Mais quelque part, on fait patiner les pneus dans le vide. Non pas pour produire un avancement, comme il se devrait, mais on les fait patiner juste pour les faire monter en température.
Et qu'est-ce qui se passe obligatoirement ? Eh bien, si on poursuit un petit peu trop la chose, le pneu commence à se détruire. Je vous laisse ces très belles images qui sont très parlantes. Là, c'est un exemple extrême pour vous prouver que les Américains sont de très grands enfants. Et ça va jusqu'à la destruction complète du tambour de frein.
Il est sur le tambour de frein, il n'est même plus sur la jante, il est sur le tambour de frein. Et c'est exactement ce que nous faisons. Et si, et si, et si, et si, on mouline, on mouline, on mouline en permanence ?
Et si la France était envahie par les Russes ? Et si les Allemands nous attaquaient à nouveau ? Et s'il y avait une explosion thermonucléaire ? Et si, et si, et si, et si ma famille ceci ?
Et si mon boulot ceci ? Et si ma femme ceci ? Et si mes enfants ceci ? En permanence on est bouffé par cette anxiété et cette anxiété ne peut nous conduire qu'à une seule chose, l'épuisement total. Notre esprit tourne à vide, burn out, on est brûlé de l'intérieur.
Et je vous dis, chaque fois qu'on active le système nerveux sympathique, Eh bien, d'une certaine manière, l'ensemble des mécanismes biochimiques qui se passent dans le corps pour s'adapter et pour permettre cette action qui est dite lutte ou fuite, amène globalement à se manger de l'intérieur.
Résistance à la nutrition extérieure et prépondérance de la nutrition intérieure. C'est-à-dire qu'on se bloque et on se mange littéralement de l'intérieur. On se crée des crises imaginaires d'une certaine manière, en permanence, et on se crée un psychodrame imaginaire.
Le problème, c'est que le corps interprète ces crises comme bien réelles. Entre le fait que tu imagines que ta famille est décimée par un psychopathe et le fait que ta famille soit réellement décimée par un psychopathe, pour le corps et pour les mécanismes du corps, les mécanismes de stress, il n'y a aucune différence.
Si tu passes une soirée entière, ta femme ne rentre pas, elle ne répond pas au téléphone portable, elle est partie avec les enfants, puis là tu te dis qu'est-ce qui lui est arrivé ? Il a eu un accident de voiture et ainsi de suite, puis ça tourne en boucle, ils ont eu un accident, mon Dieu, c'est terrible, et ainsi de suite.
entre ça et la réalité, ton corps va vivre exactement le même stress. L'angoisse nous bouffe littéralement. Alors, on peut aussi avoir des obsessions un petit peu bizarres. L'esprit, la pensée se focalise sur un domaine qu'elle essaye de maîtriser.
Après, ce sont des espèces de pensées poubelles, on va dire, d'une certaine manière, que notre esprit, que notre cœur anxieux fait tourner en boucle. En boucle, en boucle, en boucle, en boucle...
Le problème, c'est que comme on est axé sur notre imaginaire, les crises que l'on s'invente n'ont pas de fin. Non, parce que si ça correspond à la réalité, il y a toujours une fin. Le réel a toujours une fin.
Une action commence et se termine. Dans l'imaginaire, il n'y a jamais de fin, ça tourne en boucle. Et il n'y a pas de solution, puisque ce n'est pas réel, puisque c'est de l'imagination.
Il n'y a pas de solution non plus. Donc il faut bien comprendre que c'est un système qui est vain, qui est condamné à tourner en boucle. et que s'il n'y a pas un moment, une action volontaire pour dire « ça c'est un mensonge, ce n'est pas la réalité, et je refuse cette pensée » et on va le voir en fin de vidéo, et bien obligatoirement elles vont tourner en boucle dans l'autre tête.
D'ailleurs je ne sais pas si vous avez vu, que font les médicaments qui sont dits anxiolytiques, qui luttent contre l'anxiété ? Qu'est-ce qu'ils font ? Ils ralentissent le flux des pensées. Ils nous font penser moins vite, donc on est moins angoissé, on est moins anxieux.
Pourquoi ? Parce que la pensée, qui peut être un outil formidable, est vouée à un système qui est faux, à un système de croyance qui est erroné. Alors, comme il y a pour moi des principes physiologiques à l'échelle du corps, il y a aussi des principes spirituels, principes spirituels voulant dire principes propres à l'esprit, à la pensée.
Et il y a une loi par exemple qui est absolue pour moi, et que j'ai toujours constaté, qui est que tu récoltes ce que tu sèmes. Si tu sèmes l'incrédulité, tu récoltes l'insatisfaction.
Si tu sèmes l'insatisfaction et que tu cultives l'insatisfaction, tu récoltes le mécontentement. Si tu sèmes le mécontentement, tu récoltes l'anxiété. Si tu sèmes l'anxiété, tu récoltes le désespoir.
Automatiquement, tu récoltes ce que tu sèmes. C'est une loi absolue. Qu'est-ce que tu choisis de cultiver actuellement dans ta pensée ? Parce qu'on parle de semer mais on parle aussi de cultiver.
Est-ce que tu cultives la colère, la peur, l'anxiété ? Est-ce que tu cultives l'insatisfaction, le mépris, le remords, le rejet, la culpabilité ? Est-ce que tu cultives ça ?
Parce que si tu cultives ça, automatiquement, tu récolteras des fruits de ça. Tu récolteras les fruits de la peur, de l'incrédulité, du mensonge, automatiquement. Et ça, c'est ce que j'appelle le chemin vers le bas.
Donc finalement, on finit avec l'anxiété, on commence et on se termine avec la nature de nos pensées. est-ce que nous acceptons ou que nous choisissons de croire qu'on mettant la vérité ? Et globalement, si toutes vos croyances font que vous êtes anxieux, quelque part, c'est que votre système de croyance ne fonctionne pas. Si votre système de croyance fait que vous n'avez pas de réponse adaptée à l'anxiété, l'humain n'est pas anxieux par nature.
Je ne le crois pas, je ne le crois absolument pas. L'humain n'est pas anxieux par nature. Si vous restez anxieux, c'est que votre système de croyance... Alors là, je parle des paramètres spirituels.
Il y a des paramètres physiques aussi, on va en parler ensuite. mais les paramètres spirituels, si la cause spirituelle est dans votre système de croyance, c'est que votre système de croyance est erroné.
Alors, je le dirais avec mes mots, tu crois en un monde pervers, violent, de compétition, d'œil pour œil et d'écrasement de l'autre, ou tu crois en un dieu d'amour ? C'est ça la question, c'est ça la question d'une certaine manière.
Et sortir de l'anxiété commence aussi... J'ai beaucoup insisté sur cette notion de l'insatisfaction, je crois qu'elle est vraiment première dans l'anxiété, C'est-à-dire que l'insatisfaction est le ferment et le levain de tous les désirs inassouvis, de l'agressivité, de la colère, des sentiments d'impuissance et de frustration.
Et je pense qu'une étape vraiment essentielle dans la maturation spirituelle d'un individu, c'est de se rendre compte de sa vulnérabilité, de sa précarité, et, ce faisant, de commencer à cultiver la gratitude plutôt que l'insatisfaction parce que ce que tu as est déjà fantastique.
Parce que, bien sûr, j'ai vu dans les commentaires des gens qui me disent « Oui, mais moi j'ai ça, j'ai ça, et tu oses me dire que c'est ce qui est bon pour moi.
» Mais écoute, tu as déjà ça. Tu as déjà ça. Au lieu de méditer, au lieu de fixer tes pensées sur les impossibilités de ta vie, fixe-les sur tout ce que tu as, sur toutes les possibilités de ta vie.
Pour moi, par exemple, qui ai eu une partie de ma vie où j'ai été gravement handicapé, où je ne pouvais plus marcher, plus me mouvoir, j'étais en incapacité, en handicap majeur, je peux vous dire que je goûte le simple fait d'être capable de me mouvoir et d'être sans douleur physique, je les goûte pleinement.
Donc, au lieu de méditer sur les impossibilités, médite sur les possibilités. Ça, c'est une des premières des choses. Apprendre à rendre grâce. Cultiver la satisfaction plutôt que l'insatisfaction, d'une certaine manière.
Sur le plan émotionnel, sur le plan spirituel, il n'y a pas de trouble émotionnel. Il y a une pensée qui est indexée sur notre imagination, et notre imagination qui dévie par rapport à la réalité, donc qui nous conduit à l'insatisfaction et au désespoir, automatiquement. C'est vraiment une question de déviation.
D'ailleurs, je voulais vraiment revenir sur cette notion de pratique religieuse, Et j'étends vraiment la notion de religiosité non pas simplement au domaine spirituel, mais à tous les domaines. On peut être religieux dans tous les domaines.
Et j'avais fait d'ailleurs amende honorable dans une vidéo que j'avais appelée « Je vous demande pardon », vous pouvez aller la regarder. En disant que dans mes débuts aussi j'ai parlé du 100 % cru comme étant une espèce d'absolu et ainsi de suite.
Et là aussi on peut rentrer très rapidement en religion par rapport à notre alimentation. C'est-à-dire que tu ne tolères pas de consommer autre chose que des produits strictement crus. et pas un iota ne peut rentrer par ta bouche.
Mais ça c'est une pensée de contrôle, c'est une pensée de contrôle totale par rapport à ton régime alimentaire. Et il faut bien voir que l'ensemble des pratiques religieuses, alors je parle des pratiques religieuses, du côté ritualisation, sont basées sur de la volonté des je dois, je dois, je dois, ou je ne dois pas, je ne dois pas, je ne dois pas.
Ils sont faits d'interdits, de possibilités, de volonté et de nécessité. On doit accomplir telle et telle chose. Et je pense qu'en tant que rituel, la religion est une très mauvaise réponse à ce sentiment de vulnérabilité, déjà parce qu'il n'y répond pas.
Il ne répond absolument pas à notre sensation de vulnérabilité, à notre sentiment, à notre réalité de vulnérabilité. Il n'y répond absolument pas. La seule façon de répondre à la vulnérabilité qui soit efficace pour moi, c'est de la reconnaître et de rendre grâce.
De rendre grâce que nous soyons gardés dans l'état de vulnérabilité où nous sommes. Pour moi, c'est la réponse mature à ça. Ce n'est pas avoir l'arrogance de croire que nous pouvons contrôler cette vulnérabilité. On a troqué d'une certaine manière la foi en la réalité pour l'espérance dans des rituels. On pense que parce qu'on va pratiquer tel et tel rituel de purification, parce qu'on va se mettre face au soleil, parce qu'on va accomplir à genoux telle distance entre tel lieu et tel lieu, on pense qu'on va être sauvé de quoi ?
De la vulnérabilité, de la mort, de la douleur, de la souffrance. On croit que nos rituels nous sauvent de quoi que ce soit, mais c'est juste, on se moque parfois des tribus africaines qu'on a arnaquées en leur vendant des petits bibelots en plastique, à qui on a pris leur or en leur donnant des bibelots en plastique, mais on est pareil.
On croit qu'avec nos petits rituels de petits matins, en agitant des petites choses, on croit qu'on est sauvé de notre vulnérabilité, mais absolument pas. Absolument pas ! On crée des pratiques religieuses contraignantes dans tous les domaines de notre vie pour nous rassurer.
Juste pour nous rassurer. Mais ça ne répond pas à la question. Ça ne répond absolument pas à la question. Alors... Globalement, je dirais que, d'une certaine manière, l'approche religieuse, et au sens le plus large du terme, elle confond assaise intérieure et assaise extérieure. C'est-à-dire qu'elle va amener à des rituels qui sont souvent physiques et extérieurs pour juguler l'anxiété, alors qu'en fait, pour juguler l'anxiété, le combat se passe à l'intérieur.
Littéralement, le combat se passe dans notre système de croyance. La religion nous fait regarder à l'extérieur. Les pratiques religieuses, je ne dirais même pas la religion, mais les pratiques religieuses nous font regarder à l'extérieur.
Est-ce que tu as fait ton pèlerinage dans tel ou tel lieu ? Si tu n'as pas fait ton pèlerinage dans tel ou tel lieu, tu ne seras pas sauvé d'une certaine manière. Je le dis haut et fort, c'est fallacieux. C'est complètement fallacieux.
La spiritualité ne se vit pas à l'extérieur. Dieu ne regarde pas à nos pratiques extérieures, il regarde à notre cœur, à nos pensées, à ce qui se passe directement dans nos têtes. La racine étymologique du mot « anxieux » m'intéresse aussi.
« Anxieux » vient du latin, qui vient lui-même du grec, et qui vient d'une racine grecque qui est « ango ». Et Ango vient de l'indo-européen, puisque nous sommes toutes des langues indo-européennes, qui est Ng.
Et Ango, d'ailleurs, on retrouve la même racine. Angine, angoisse, anxiété, c'est exactement la même racine. Et ça veut dire serré, étroit. Une angine, ça te serre la gorge.
Et ce Ng, cette racine indo-européenne, elle nous renvoie à la notion de serré et d'étroit sur le plan physique comme sur le plan spirituel ou sur le plan de l'esprit. Donc on est serré, on est étroit, on est enfermé.
L'anxiété nous enferme d'abord et avant tout sur nos propres besoins. Elle nous fait tourner en boucle, focaliser sur nous-mêmes. En ce sens, c'est une diversion.
Elle nous fait hyper focaliser sur nos besoins alors que la réponse à l'anxiété est toujours dans le service à l'autre. Elle est toujours dans l'ouverture à l'autre, dans l'ouverture au monde.
Elle est toujours dans la défocalisation de nos propres problèmes. Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que la répétition ancre un comportement. Si tu répètes un comportement régulièrement, tu l'ancres. Il s'imprègne en toi, il y a une imprégnation par le truchement de connexion neuronale qui se fait.
Quand tu répètes une pensée en boucle, elle s'ancre en toi, elle devient toi. Alors, la vraie question, c'est qu'est-ce qu'on se répète ? Est-ce qu'on se répète que ce monde est dangereux, que tout peut nous arriver, que nous sommes à la merci de n'importe quel danger ?
Ou est-ce qu'on se répète qu'au contraire, il y a un Dieu d'amour, un Créateur qui prend soin de nous ? C'est de l'auto-persuasion. Tu veux t'auto-persuader d'un mensonge tiré de ton imagination ?
Je vais t'aider, ton imaginaire est gavé de peurs, de violences, de monstres, d'horreurs. Ou tu veux t'auto-persuader d'une pensée d'amour, de soin, de bienveillance et de force.
Même si on n'était que simplement dans l'auto-persuasion, à choisir, le choix serait tout vu. J'avais un passage, parce qu'il y a des promesses qui sont faites pour nous. Il y a des livres de physiologie, il y a aussi des livres de spiritualité.
Et je vous recommande de vous intéresser à ce qui est marqué dans les livres de spiritualité. Il y a un livre de spiritualité auquel je me réfère très souvent parce que c'est aussi ma culture et parce que c'est en ce en quoi je crois, c'est la Bible.
Et dans la Bible, par exemple, il dit « Ne vous mettez en souci pour rien, mais en toute chose, exposez vos besoins à Dieu, adressez-lui vos prières et vos requêtes en lui disant aussi votre reconnaissance.
» Il est en philippien. Mais tu imagines même sur le plan physique ce que ça veut dire tout ça. Sur le plan physique, ça veut dire qu'au lieu... Tu vois, d'un seul coup, tu as une saleté qui t'arrive dessus, une sale situation dans la vie.
Au lieu de passer des jours à tourner en boucle, à t'inquiéter, si tu crois à ce qui est marqué là, tu crois à cette vérité-là, eh bien, globalement, tu vas prier, tu vas prendre le temps de prier, et après, tu laisses filer sur le plan biologique.
Rien que sur le plan biologique, c'est d'une efficacité redoutable. On va dire que c'est de la méthode Coué. Oui, le problème c'est que la méthode Coué n'est basée sur aucune vérité. Qu'est-ce qui te fait dire que ce que tu lis là, c'est la vérité ?
Parce que je l'ai expérimenté. Et oui, la vérité correspond à la réalité. Si c'est quelque chose que j'ai expérimenté, si j'ai expérimenté qu'au lieu de m'inquiéter, je prends le temps de prier, et que globalement, la chose se résout de la meilleure des manières sans le moindre effort de ma part, je peux dire que ça correspond à la réalité.
Alors... Je viens d'oublier une petite citation que je voulais garder. Alors maintenant on va essayer de scinder ces quatre vidéos, de les rassembler en un tout. Comment est-ce qu'on peut en finir avec les troubles émotionnels et comportementaux ? C'est simple, en arrêtant de les considérer comme des problèmes.
Ils sont des témoignages. Des témoignages de quoi ? Des témoignages de la fragilité de nos deux piliers qui sont le pilier spirituel et le pilier physique. Et comment est-ce qu'on renforce le pilier spirituel et le pilier physique ?
Le premier renforcement du pilier spirituel, c'est surveiller ses pensées. Il y a des tas de techniques, surveiller ses pensées avec des rappels par exemple. Je me souviens, j'ai vécu pendant quelques temps dans une communauté qu'on appelait la communauté de l'arche, qu'on appelle toujours la communauté de l'arche, fondée par Lanzano del Vasto.
Et à la communauté de l'arche, toutes les heures il y avait la cloche, la grande cloche de Saint-Jean, j'étais à la Bauri-Noble, la grande cloche de Saint-Jean qui sonnait, et c'était le rappel.
Et le rappel nous rappelait quoi ? Il nous a rappelé de sortir de notre imaginaire qui tourne en boucle en permanence pour revenir à quoi ? À la réalité, au présent, à la réalité de ce que nous avons ici et maintenant, et de rentrer dans une forme de contemplation et de satisfaction.
Parce que quand tu t'arrêtes, finalement, tu te rends compte que les choses ne sont pas si terribles que ça. Elles sont terribles dans notre imaginaire, dans notre appréhension des choses. Donc le rappel est une très bonne technique.
La deuxième, c'est d'apprendre à méditer sur les vérités des promesses spirituelles qui sont faites pour nous. Et moi, personnellement, je crois aux promesses qui sont faites dans la Bible pour nous, et de ne pas croire à notre imaginaire qui est juste délibridé, livré à lui-même et qui part en vrille en permanence. Donc, surveillez ces pensées, surveillez-les si seulement.
les surveiller toutes les pensées d'insatisfaction et les refuser. Les refuser parce que de toute façon, ce que tu as, c'est ce que tu as. « Si seulement ma femme était comme ça.
» Oui, mais actuellement, elle n'est pas comme ça. Donc, qu'est-ce que tu fais avec ça ? Qu'est-ce que tu changes dans ta vie, toi, pour faire en sorte que tes circonstances changent maintenant ?
La projection dans l'imaginaire nous empêche quelque part de faire l'action dans le présent. C'est pour ça, par exemple, qu'il y a eu tellement d'engouement pour les techniques Descartes-Tolle, par exemple, quand il te parle du moment présent, mais il y a une grande vérité spirituelle dans ce qu'il dit.
Je ne peux pas dire que je sois en accord avec lui surtout, loin de là, mais par contre il y a une vraie vérité spirituelle dans le fait de revenir au moment présent et de s'échapper de cette espèce de boucle délirante de l'imaginaire.
La méditation, les techniques de méditation de pleine conscience, du moment présent et ainsi de suite, basées sur la respiration, on va y revenir, sont certainement un bon moyen de sortir de cette boucle délirante de l'imaginaire qui nous conduit toujours dans les circonstances les plus néfastes.
Donc surveiller ses pensées, c'est essentiel. et se rendre compte que le système de croyance sur lequel nous sommes indexés est faux. Il est archi-faux parce qu'en permanence on projette le pire et que ça ne correspond pas à la réalité.
Et arriver à s'indexer sur un système de croyance qui soit la vérité, la réalité. Prenez le temps de lire des écrits spirituels. Il y a en nous une intuition. On me dit toujours, oui, mais alors on va lire ceci, on va lire cela.
Prenez le temps de lire. Il y a en nous une intuition, une conscience qui est capable de nous dire ce qui est le domaine du vrai et du domaine du faux. Vous le savez déjà, vous le savez absolument déjà.
Ensuite, renforcer le corps, parce qu'on a dit que le nombre de paramètres biochimiques préside à l'expression de nos émotions, à partir de pensées et de circonstances propres au corps.
Renforcer le corps, c'est quoi ? C'est lui donner une nutrition adaptée, lui donner du repos en suffisance, lui donner de l'exercice physique en suffisance parce que je vous ai dit que toutes les attaques de panique et ainsi de suite étaient liées à la sursollicitation de notre système nerveux sympathique, l'accumulation d'adrénaline, allez dépenser cette adrénaline, allez courir dans les bois, allez bouger. Vous allez voir d'ailleurs que toutes les personnes qui sont
anxieuses et propres aux attaques de panique, maintenant, vous arrêtez la vidéo, vous n'oubliez pas de mettre un petit pouce bleu, c'est sympa ça, comme ça la vidéo a une plus grande visibilité. Là, maintenant, vous mettez un pouce bleu, vous arrêtez la vidéo et vous partez marcher, courir, vous sortez de votre environnement, vous allez en pleine nature, vous allez dans une forêt, vous allez dans des champs, vous partez avec vos enfants, avec votre chien, que sais-je encore,
et vous allez prendre une heure ou deux heures pour être dehors, plutôt que sous les néons, plutôt qu'enfermé devant la télévision ou devant un écran. Et vous allez voir l'état dans lequel vous allez revenir.
Obligatoirement, vous aurez plus respiré, vous serez oxygéné. Les choses vont fonctionner de manière beaucoup plus adéquate. C'est stupéfiant. Donc, surveiller ses pensées, renforcer son corps.
Le jeûne y participe, les lois de l'hormèse, toutes les techniques de renforcement, l'exercice physique adapté, et aussi un formidable moyen de lutter contre l'anxiété en tant que symptôme.
Pas de lutter, mais de répondre aux conditions préalables qui ont présidé à l'expression de l'anxiété. Ça paraît des tartes à la crème ce que je dis. On dit que le mec nous parle d'anxiété et puis finalement il nous dit « respire bien, mange bien, bouge bien.
» Oui, mais d'accord, si c'était la base de répondre à nos besoins vitaux. Et si l'anxiété n'était que simplement la non-réponse adéquate à nos besoins vitaux. Nos besoins vitaux sur le plan du corps et sur le plan de la spiritualité.
Nous sommes fondamentalement spirituels. D'ailleurs, il y a quelqu'un qui disait à un juste titre « Il faut une sacrée dose de foi pour être athée. » pour être atteint. Pensez que tout ce que nous voyons là est le fruit du hasard.
Techniquement, ce n'est pas possible. Et puis, il y a une autre chose sur laquelle je voulais attirer votre attention, c'est sur la respiration. J'en parle très souvent en stage, mais quand on parle d'anxiété, on parle obligatoirement de suractivation du système nerveux sympathique.
Nous sommes en parasympathicotomie, nous sommes gouvernés par notre système nerveux sympathique. Et donc, la prédominance de ce système nerveux fait que nous avons aussi des paramètres corporels qui sont induits et, entre autres, la respiration.
Quand nous respirons, l'inspiration est gouvernée par le système nerveux sympathique et l'expiration par le parasympathique. et les personnes qui sont en état d'anxiété et de stress, petite respiration et petite inspiration, et expiration quasiment non présente.
Et autant l'état nerveux et psychique de l'individu peut induire une expression sur le plan symptomatique respiratoire, autant un mode respiratoire peut influencer sur l'état psychique et nerveux de la personne.
Ce que je veux dire par là, c'est que si vous êtes stressé et tendu, vous allez induire une focalisation sur l'inspiration plutôt que l'expiration. Si vous focalisez sur l'inspiration plutôt que sur l'expiration, vous allez induire un état d'hyperactivité.
Par exemple, si vous voulez vous mettre à l'action, vous n'allez pas faire de grandes expirations, vous allez plutôt prendre de grandes inspirations. Et là, ça va dynamiser votre corps. Et donc, pour une personne qui est bloquée dans un système d'anxiété, un des beaux moyens de calmer la boîte à poux et le petit vélo dans la tête, c'est d'expirer, de prendre le temps d'expirer.
Prendre le temps déjà d'équilibrer, d'équilibrer inspiration-expiration. C'est ce qu'on appelle la cohérence cardiaque, qui est un petit moyen d'une simplicité totale et qui est extrêmement puissant pour rééquilibrer nos systèmes nerveux.
Cohérence cardiaque, inspiration 5 secondes, expiration 5 secondes, inspiration 5 secondes, expiration 5 secondes. on a fait ça pendant 3-4 minutes, vous allez voir simplement, à faire ça sans arrêt pendant 4 minutes, vous allez voir l'état nerveux, psychique, émotionnel, comportemental qui va être induit par cette pratique.
Alors ensuite, comprenant ce que nous avons compris, on peut induire des modifications. On peut faire par exemple 5 secondes ou 3 secondes en inspiration et puis 7 secondes en expiration. Là, on pousse dans le parasympathique, on pousse dans la relaxation.
Et toutes les personnes qui ont des crises d'angoisse, en même temps qu'elles peuvent aller faire de l'exercice physique pour décharger les quantités d'adrénaline, ensuite, pratiquer des exercices respiratoires de type 3-7 par exemple, sur 10 secondes, ou avec des rétentions par exemple, 3 secondes d'inspiration, 7 secondes d'expiration, puis 5 secondes de rétention à poumon vide par exemple, et puis 3 secondes, 7 secondes, 5 secondes,
3 secondes, 7 secondes, 5 secondes. Et vous allez voir qu'avec ça, vous allez sacrément calmer tout ce qui se passe dans votre boîte à poux. et l'anxiété. Alors voilà, on a brossé le tableau à peu près de ce que je voulais vous dire sur le plan de notre système de croyance.
J'espère que vous avez compris qu'on ne parle absolument pas de religion. Par contre, on parle de foi et de croyance parce qu'automatiquement, nous avons tous une foi et une croyance. Et il n'y a pas moins croyant que celui qui ne s'est pas croyant.
Nous avons tous des systèmes de croyance. Quels sont-ils ? Observez-les. Regardez aussi les fruits qu'ils vous apportent. Regardez un petit peu ce que vous cultivez comme croyance et ce qu'elle vous amène comme récolte d'après la loi de la semence, tu récoltes ce que tu sèmes, tu récoltes ce que tu cultives dans tes pensées, tu récoltes les fruits de ton comportement en permanence.
Et donc, cette invitation à observer notre insatisfaction, c'est aussi une invitation à grandir, à grandir en maturité, parce que pour moi, la marque de la maturité spirituelle, c'est cultiver la satisfaction, le contentement, limiter nos désirs par le contentement, non pas par la coercition de nos désirs, mais par le contentement.
C'est aussi reconnaître que souvent, nous avons de l'insatisfaction parce que nous ne sommes pas nourris de manière adéquate dans les domaines où nous devrions être nourris. Eh oui, parce que l'insatisfaction qui porte souvent sur le plan alimentaire, où on n'a pas assez d'argent, où on n'a pas telle voiture, ainsi que telle voiture, elle vient aussi souvent du fait que nous ne sommes pas nourris à côté par des nourritures réelles de relations, de soins à l'autre,
de bienveillance, de contacts, des nourritures aussi de cadres naturels qui nous remplissent complètement. Je sais qu'avant de vivre là où je vis actuellement, j'étais souvent très attentif à avoir suffisamment de fruits, de bonnes qualités et ainsi de suite.
Là, on vit un peu retiré dans la montagne d'une certaine manière. On n'a pas obligatoirement l'approvisionnement qu'on avait avant, mais je suis tellement nourri à côté par les relations, il y a beaucoup de monde qui passe, je suis tellement nourri par tous les projets que nous développons, je suis tellement nourri par le cadre naturel dans lequel j'évolue que cette limitation, cette restriction de mon cadre alimentaire ne pose aucun problème de frustration.
Pourquoi ? Parce que je suis nourri à côté de ça. Et puis bien penser qu'il y a des grandes chances que notre système de croyance soit indexé sur des valeurs qui sont fausses. Et au cours de ces vidéos, je n'ai pas pu m'empêcher pour la bonne et simple raison que c'est ma foi et que cette foi porte des fruits aussi, de partager des écrits spirituels.
Et je voulais terminer avec un psaume. L'avantage des psaumes, c'est qu'ils réunissent énormément de traditions spirituelles, donc ce n'est pas spécialisé à une tradition spirituelle. Les psaumes sont des écrits poétiques qui ont été écrits principalement par le roi David, qui était quelqu'un de très croyant, le grand roi David.
Et je trouve que ce psaume 139 est merveilleux pour résumer un petit peu tout ce qui a pu être dit dans ces vidéos. Je vous le livre comme un témoignage de fin. Choisissez la vie à tous les niveaux, y compris dans votre système de pensée.
Je vous remercie sincèrement d'avoir suivi cette série de vidéos. On va basculer sur le plan physiologique, maintenant pour parler d'angoisse et ainsi de suite, sur le plan physiologique, quelques petites vidéos.
Ensuite, il y a des tas d'autres vidéos qui viennent. On m'a demandé des sujets sur Alzheimer, ils arrivent. On m'a demandé des sujets sur je ne sais plus quoi, ils arrivent aussi. Et les autres, ils arrivent aussi, promis, tout arrive.
N'oubliez pas de mettre un petit pouce bleu à la fin de cette vidéo, ça augmente la visibilité de la vidéo, donc je vous remercie. Je vous laisse avec ce psaume 139 que je trouve absolument magnifique.
« Éternel, tu me sondes et tu me connais. Quand je suis assis et quand je me lève, tu le sais. De loin, tu discernes tout ce que je pense. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et tous mes chemins te sont familiers.
Bien avant qu'un mot vienne sur mes lèvres, éternel, tu sais déjà tout ce que je vais dire. Tu es devant moi et derrière moi, tu m'entoures, ta main est sur moi. Merveilleux savoir hors de ma portée, savoir trop sublime pour que je l'atteigne.
Où pourrais-je aller loin de ton esprit ? Où pourrais-je fuir hors de ta présence ? Si je monte au ciel, tu es là, et si je descends au séjour des morts, t'y voilà. Et si j'empruntais les ailes de l'aube pour me réfugier aux confins des mers, là aussi ta main me dirigerait, ton bras droit me tiendrait.
Et si je me dis, du moins les ténèbres vont m'envoloper, alors la nuit même se change en lumière tout autour de moi. Pour toi, les ténèbres deviennent lumières et la nuit est claire comme le plein jour. Lumières ou ténèbres, pour toi, sont pareilles.
Tu m'as fait ce que je suis et tu m'as tissé dans le ventre de ma mère. Merci d'avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse. Tu fais des merveilles et je le reconnais bien." Je le reconnais bien, c'est la terme de reconnaissance, gratitude. « Mon corps n'était pas caché à tes yeux quand, dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre.
Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tu me voyais et dans ton registre se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu n'avais destiné, alors qu'aucun d'eux n'existait encore. Combien tes desseins, ô Dieu, sont pour moi impénétrables et comment ils sont innombrables ?
Si je les comptais, ils seraient bien plus nombreux que les grains de sable sur les bords des mers. Voici, je m'éveille, je suis encore avec toi. Sonde-moi, ô Dieu, pénètre mon cœur, examine-moi et pénètre les pensées qui me bouleversent. Considère si je suis sur le chemin du mal et dirige-moi sur le chemin de l'éternité.
Considère si je suis sur le mauvais chemin et dirige-moi sur la voie de l'éternité. Considérez si vous avez fait des choix qui sont erronés et choisissez la vie. Bonne régénération ! Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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