Pierre Etchart "Obtenir de la connaissance plutôt que de l'information"
Pierre Etchart est ostéopathe depuis une dizaine d’années, avec une pratique orientée vers la pédiatrie depuis cinq ans. Cette conférence prolonge une vidéo réalisée avec Thierry sur la philosophie de l’ostéopathie, qui avait suscité de nombreuses questions. L’objectif ici est de prendre du recul sur ce que l’on croit savoir, et de comprendre comment le savoir institutionnel a progressivement remplacé notre capacité à observer par nous-mêmes.
Une large partie de l’exposé porte sur la lecture du symptôme : plutôt que de le combattre, Pierre Etchart propose de le considérer comme un mode de communication du corps. L’exemple de la fièvre illustre concrètement cette logique : supprimer la température sans chercher pourquoi elle apparaît revient à ignorer une information que l’organisme produit délibérément. Cette posture s’applique à l’ensemble des signaux que le corps envoie.
Pierre Etchart présente ensuite les quatre grands principes philosophiques développés par Andrew Taylor Still, fondateur de l’ostéopathie, dont le principe holistique et celui de l’autoguérison. Il aborde les travaux d’Ilya Prigogine sur les structures dissipatives, prix Nobel 1977, qui ont démontré que tout système vivant fonctionne nécessairement loin de son point d’équilibre, ce qui contredit la notion classique d’homéostasie et ouvre sur le concept de lomé en résille (homeodynamique), intégrant l’environnement comme facteur central de régulation.
La conférence se conclut sur la distinction entre savoir et connaissance : le savoir s’obtient par transmission, la connaissance par l’expérience directe. Pierre Etchart cite l’exemple de William Garner Sutherland, qui a expérimenté sur lui-même pour valider ses intuitions en ostéopathie crânienne, et fait le parallèle avec la démarche de Thierry. L’enjeu final est de se réapproprier sa capacité d’observation pour ne plus dépendre d’une autorité extérieure pour décider de ce qui est bon pour soi.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Présentation et contexte de la conférencePierre Etchart se présente, explique l’origine de cette intervention et pose l’intention : reprendre du recul sur ce que l’on croit savoir.
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6:22Le symptôme comme signal, pas comme ennemiPierre Etchart explique pourquoi combattre un symptôme sans en chercher la cause revient à ignorer un message que le corps envoie délibérément.
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12:45Comment Pierre a découvert ThierryPierre raconte les circonstances de sa rencontre avec le travail de Thierry et pourquoi il y a vu un symptôme révélateur de notre ignorance collective.
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19:08Les quatre principes philosophiques de l’ostéopathieAndrew Taylor Still et les fondements philosophiques de l’ostéopathie, dont le principe holistique et la notion de globalité du corps.
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25:30Homéostasie, équilibre et structures dissipativesLes travaux de Prigogine montrent que tout système vivant fonctionne loin de l’équilibre, ce qui remet en question la définition classique de l’homéostasie.
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44:40Homeodynamique et rôle de l’environnementLe concept de lomé en résille étend la physiologie vers un système ouvert, où l’environnement et l’épigénétique deviennent les facteurs déterminants de la régulation.
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51:02Savoir reçu contre connaissance vécuePierre Etchart distingue le savoir transmis par les institutions de la connaissance obtenue par l’expérience directe, en s’appuyant sur l’exemple de Sutherland.
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57:26Se réapproprier son autonomie de jugementPourquoi déléguer son savoir à des experts revient à perdre sa capacité à se soigner, et comment retrouver confiance dans sa propre observation.
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1:10:11Ce que les enfants nous apprennent sur le vivantPierre Etchart conclut sur le rôle des enfants comme rappel quotidien de ce que signifie vivre sans corticaliser l’expérience.
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Transcription de la vidéo
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Alors, très brièvement et surtout par politesse, je vais d'abord me présenter. Donc moi je m'appelle Pierre Etchard, je suis ostéopathe depuis maintenant un petit peu plus d'une dizaine d'années et j'interviens essentiellement dans le domaine de la pédiatrie donc où je suis maintenant depuis cinq ans relativement spécialisé, même si je travaille avec tout type de patients.
L'intervention d'aujourd'hui a pour origine tout d'abord une vidéo que nous avons faite avec Thierry qui abordait la philosophie de l'ostéopathie et qui a suscité énormément de réactions chez les gens. Beaucoup de curiosités, beaucoup de personnes qui se retrouver dans ce discours et qui auraient voulu en savoir un petit peu plus donc ça va être le sujet du travail d'aujourd'hui.
Je me suis beaucoup beaucoup interrogé sur ce que j'allais vous dire parce que j'ai énormément de choses à vous dire donc je suis désolé mais j'ai dû faire des choix et donc je vais essayer quand même d'amener un maximum d'informations.
Ce qu'on va faire aujourd'hui c'est qu'on va essayer de prendre du recul Parce que je me suis rendu compte que chez la plupart des patients que je vois au cabinet, ce qui manque c'est du recul, de prendre un peu de distance par rapport à tout ce qu'on nous raconte et surtout par rapport à ce que l'on croit savoir.
Le savoir aujourd'hui, ce sont les institutions qui nous la donnent, ce sont les médias et on a été totalement dépossédés de ce qui normalement nous est dû. Donc aujourd'hui les gens sont totalement perdus parce qu'ils sont obligés d'aller voir des soi-disant spécialistes pour savoir ce qu'ils doivent faire.
Donc ce qu'on va faire aujourd'hui c'est se réapproprier une part de ce savoir, retourner un petit peu à la source de certains éléments clés dans le cadre de la santé pour que vous soyez plus enclin à vous poser les bonnes questions.
On va commencer tout d'abord par un élément qui me semble majeur, un principe universel sur lequel il faut revenir qui est la causalité. Je pense que tout le monde ici connaît ce principe qu'une cause entraîne une conséquence.
Alors ce principe qui paraît très très très simple finalement détient les clés de l'autonomie. Parce que ce principe fait émerger la question essentielle et la seule question que vous devriez tous vous poser systématiquement, c'est pourquoi.
S'il y a une seule question que vous devez vous poser face à une décision, face à un événement, face à un conseil qu'on vous donne, c'est pourquoi. Le pourquoi c'est ce qui distingue les gens qui ont le pouvoir de ceux qui ne l'ont pas.
Dans nos sociétés, dans notre société, dans notre culture de consommation, on a développé un principe très ingénieux qui permet de faire diversion de cette question essentielle qui est le pourquoi et qui est tout simplement l'illusion du choix.
Aujourd'hui dans notre système commercial on nous vend notre liberté comme si elle était basée sur le choix c'est à dire que votre liberté vous êtes libre parce que vous avez le choix. Le choix c'est une illusion.
Le choix de choisir entre un yaourt light ou un yaourt avec du sucre, ça c'est votre liberté. Du moins c'est la liberté qu'on veut vous donner. Le choix d'aller voir un médecin ou un ostéopathe c'est la liberté que vous pensez qu'on vous octroie.
Il n'en est rien. Si vous voulez véritablement être libre, vous ne devez pas choisir d'aller chez l'ostéopathe ou chez médecin, vous devez vous demander pourquoi vous y allez. Première distinction très importante, le pourquoi tout au long de la conférence aujourd'hui va nous permettre de renvoyer toujours les éléments les plus importants à leurs sources.
L'un des éléments fondamentaux de la causalité et premier sujet qui va nous intéresser, c'est le symptôme. Alors le symptôme, c'est évidemment ce qui amène les gens aujourd'hui généralement à consulter.
Le symptôme, comme par exemple on va prendre le phénomène inflammatoire, c'est un symptôme qui fait mal, qui gêne bien évidemment et dans notre culture comme on ne prend plus le temps d'avoir mal, on s'empresse à chercher le faire disparaître. Le symptôme pourtant c'est un langage et la première grande erreur que nous faisons c'est de penser qu'à un seul instant notre corps puisse être en rivalité avec nous mêmes c'est à dire qu'elle puisse à un certain moment trouver un quelconque intérêt à produire un symptôme donc peut-être
parfois une douleur ou une gêne esthétique mais dans notre désintérêt c'est totalement hallucinant et pourtant c'est ce qu'on nous a convaincu. On nous a dit que le symptôme c'était ce qu'il fallait combattre parce qu'à un moment donné il y a quelque chose dans notre corps qui n'est pas d'accord avec ce que l'on veut ou du moins avec ce l'on croit.
Le même temps vous avez deux moyens de communiquer avec. La première possibilité c'est de l'ignorer, c'est-à-dire de ne pas la considérer et à partir du moment où vous l'ignorez, c'est comme les relations humaines, quand vous ignorez quelqu'un ou que vous ne la connaissez pas et que vous ne cherchez pas à comprendre le pourquoi, et bien vous en faites votre ennemi parce que en avez peur.
D'accord ? La peur n'est que le résultat d'une méconnaissance parce que nous ne nous sommes pas posé la question du pourquoi en amont. Vous verrez que tout se solutionnerait, même chez les êtres humains, si on décidait de prendre le temps de tout se connaître.
Il suffit juste, même parfois un regard, parfois juste un contact pour qu'on laisse de côté tous préjugés. Pour le symptôme c'est la même chose sauf que là il fait ça fait partie de nous c'est à dire que le corps met en place un mode de communication qui si vous prenez le temps de le comprendre vous expliquera ce qui se passe et surtout ce qu'il faut faire ou ne pas faire le plus souvent.
La deuxième option que vous avez par rapport à votre symptôme c'est donc, comme je vous l'expliquais, c'est de vous poser la question du pourquoi et à ce moment là vous considérez vous mettez en considération votre symptôme et à ce moment là vous en faites votre allié et à partir de là vous allez pouvoir vous poser les bonnes questions et travailler avec ce symptôme.
Je vous donne un exemple que tout le monde va comprendre c'est l'exemple de la température D'accord Lorsqu'on a de la température, la première solution c'est évidemment le symptôme, on ne cherche pas à comprendre pourquoi on fait de la température, à ce moment là on en a peur, et donc on risque ensuite d'en faire notre ennemi parce qu'on va la combattre.
Donc c'est par nos actes que nous faisons de nos symptômes un ennemi. Alors que si on cherche à comprendre le pourquoi de la température, c'est-à-dire qu'on le replace dans un système en rapport avec l'organisme, donc en rapport avec les méninges, avec le liquide céphalo-rachidien, avec tous les composés qui viennent soutenir le système immunitaire, eh bien on se rend compte que la température est notre meilleur allié et que c'est par la température que passera notre salut pour éviter la propagation de l'infection.
Cette particularité par rapport aux symptômes c'est quelque chose que vous devez avoir vraiment très très clair parce qu'aujourd'hui le moindre symptôme aujourd'hui est devenu l'argument pour vous vendre quelque chose.
La chasse aux symptômes c'est devenu le plan commercial le plus important actuellement. D'ailleurs c'est pour ça que dans le système médical aujourd'hui pour vous vendre plus de produits on vous invente des maladies. Et les maladies n'existent que par des symptômes.
Donc si vous vous réappropriez le pourquoi du symptôme, vous n'aurez que des alliés, que des amis et vous deviendrez autonome. N'oubliez jamais ça. Dans le principe de causalité, il y avait une chose que je voulais rajouter pour vous illustrer un petit peu l'importance du pourquoi.
Est-ce que vous connaissez le PLS ? Position latérale de sécurité, d'accord. Beaucoup de gens ne savent pas pourquoi mais lors des formations normalement on vous suggère d'allonger la personne sur le côté gauche.
Est-ce que quelqu'un dans cette salle, à part certaines personnes que j'ai comme patient à qui je l'ai certainement déjà dit, est-ce qu'il y a quelqu'un qui saurait me dire pourquoi ? Non, pas l'estomac.
Alors le foie, j'écoute. Non sur le côté droit c'est valable. Le foie, j'écoute. Vous ne savez pas pourquoi. Quelqu'un d'autre ? Le foie qui est le plus grand organe du corps humain, vous avez le lobe droit qui est placé du côté droit mais le lobe gauche vient jusqu'ici.
Les gens ont du mal à se représenter foie. Il faut dire qu'en dissection, quand on voit un foie, c'est à chaque fois très très surprenant. Le foie il part d'ici, en dessous du mamelon à droite, jusqu'à gauche. C'est énorme, 1,5 kg en moyenne, c'est impressionnant. Pour vous dire qu'au niveau du foie, le retour veineux par la veine cave au niveau du coeur se fait donc par la veine cave et la veine cave a cette particularité qu'elle creuse un sillon au
niveau du foie, ça veut dire que lorsque vous allez vous mettre du côté droit, avec la gravité, la pression du foie va écraser la veine cave et donc va ralentir le retour veineux et comme le système veineux ne bénéficie pas de la pompe cardiaque comme le réseau artériel, vous risquez de diminuer ou de et créer un état d'hypoxie chez la personne.
Donc comme la personne est déjà apparemment pas très bien et qu'on ne sait pas ce qu'elle a, si elle a des troubles cardiaques, ça risque d'aggraver sa situation. Est-ce que vous comprenez la différence qu'il y a entre lorsque je vous dis en tant que formateur il faut le mettre du côté gauche et l'explication du pourquoi que je viens de vous donner ?
Cette différence C'est ce qui va différencier, dans ce que dit Thierry, entre l'adhésion et la conviction. Le pourquoi, c'est ce qui va vous permettre d'être convaincu, et c'est ce qui va vous donner le pouvoir qu'on ne pourra plus jamais vous enlever.
C'est-à-dire qu'on ne pourra plus vous la faire. On ne pourra plus vous la faire, vous savez pourquoi. Donc on pourra vous raconter ceci, cela, pour vous vendre quoi que ce soit, mais il faudra passer au suivant parce que vous saurez pourquoi.
Après vous vous retenez, je promets que je vais répondre à votre question. Alors je vais ensuite... il y a une chose très intéressante, c'est la façon dont j'ai connu Thierry. Alors moi je le connaissais pas, je l'ai connu l'année dernière parce que ce sont des amis bienveillants qui m'ont discussion, elle m'a dit tu as entendu parler de Thierry Casasnovas, je lui ai répondu que je n'en connaissais pas et elle m'a dit tu devrais écouter parce que dans votre façon de parler, il y a des choses qui se recoupent,
je pense que tu aimerais beaucoup. Donc ils me l'ont dit 2-3 fois, au bout d'un moment je me suis dit qu'il va falloir que j'aille voir ce qu'il se passe. Donc je suis allé voir, et vous savez ce que je me suis dit quand j'ai vu ces vidéos ?
Je me suis dit, ce gars-là, c'est un énorme symptôme. Alors un symptôme comme ça, et pourtant moi j'en vois au cabinet tous les jours, mais ce symptôme-là, le symptôme Thierry Casasnovas, il est impressionnant.
Il est impressionnant parce que tout ce qu'il fait, tout ce qu'il fait n'est que la conséquence de notre ignorance à écouter nos propres symptômes. Je vous explique. L'organisme, qui est un système complexe et dynamique, s'adapte en permanence.
C'est d'ailleurs l'une des propriétés de l'organisme, c'est qu'il s'adapte. Le symptôme, c'est un moyen de s'adapter pour vous signifier qu'il se passe quelque chose et qu'il va falloir trouver une solution pour réajuster les choses.
Si vous ne le comprenez pas, si vous n'en tenez pas compte, ce symptôme va changer d'endroit, de moyen d'explication et surtout, il va devenir de plus en plus fort. C'est à dire que si vous n'avez pas compris par exemple lorsque vous avez mal à la tête que ce n'est pas un cachet qu'il faut prendre mais par exemple que vous devez simplement diminuer certains types d'aliments que vous consommez et bien la migraine va peut-être s'atténuer mais par contre vous risquez de vous faire une lombalgie une semaine plus tard.
Alors personne ne fera le lien parce qu'on a rarement l'occasion d'avoir une vue d'ensemble du corps, on y reviendra. Mais le symptôme a cette capacité, à différentes échelles, de s'adapter et d'envoyer des informations de plus en plus fortes pour que vous l'écoutiez.
Tant que vous ne l'écoutez pas, il reviendra. Et Thierry, dans ce contexte-là, me fait absolument penser à ça. C'est-à-dire que pour moi, il est apparu dans une période de notre existence où nous sommes incapables d'attacher de l'importance à ce que nous sommes et du coup lui a décidé par son attitude par son comportement par ses expériences bien de partager cela et de mettre devant vous ce que lui a vécu mais finalement ce que un petit peu tous partageons et donc dans ce contexte là il
ne fait que représenter ce que nous devrions tous faire. Ça veut dire que la démarche que Thierry fait, on devrait tous aujourd'hui être dans une disposition pour faire la même chose. C'est-à-dire que lui, il est dans une quête du pourquoi permanent et nous devrions tous le faire.
J'irai même plus loin, c'est un symptôme qui est notre allié parce que nous cherchons à le comprendre, c'est-à-dire qu'on est tous là parce que nous adhérons plus ou moins à ce qu'il dit et donc on cherche à le comprendre donc c'est notre allié mais dans l'absolu et je suis désolé si ça va attrister un petit peu mais dans l'absolu si l'homéostasie, on y reviendra, si l'homéostasie revient d'un point de vue général, Thierry sera amené à disparaître On est d'accord.
Et ce sera une très bonne chose. Et je pense que le premier heureux ce sera lui. Mais quand je dis disparaître, on s'entend. Donc ce symptôme là je trouve qu'il est extrêmement évocateur et il a amené énormément d'éléments sur l'importance du pourquoi.
La médecine en général c'est un secteur parallèle parce qu'on n'est pas sur la même dimension. Je vais vous expliquer un petit peu aussi ce qu'est l'ostéopathie et surtout ce qu'elle n'est pas parce que malheureusement comme c'est devenu quelque chose de très populaire aujourd'hui ça c'est très bien mais par contre ça a été vulgarisé du coup tout le monde s'y perd et on ne sait plus ce qu'est véritablement l'ostéopathie. Donc dans ce cadre là je reviendrai sur ça et je l'expliquerai alors Ok Par rapport à ça donc Du coup je vais le faire maintenant,
ça va être beaucoup plus rapide, parce que c'est vrai qu'au niveau du temps on est un petit peu juste. L'ostéopathie c'est avant tout et je vous demanderai de souligner ça en rouge et avec un stabilo, c'est avant toute chose une philosophie.
J'aimerais que ça se soit très très clair. Ce que n'est pas l'ostéopathie ce sont des techniques. Il ne suffit pas de faire quelques trusts ou d'utiliser quelques techniques qu'on apprend en ostéopathie pour faire de l'ostéopathie.
L'ostéopathie dans son historique, que je n'ai pas le temps de déployer ici mais qui est pourtant fondamentale, a été développée par un monsieur qui s'appelle Andrew Taylor Steele et qui a développé une philosophie, c'est-à-dire une façon de penser la santé et le vivant.
Et en se questionnant sur la santé, il a développé une thérapeutique qu'on l'a d'ailleurs obligé à appeler ostéopathie parce qu'au départ lui voulait pas le nommer parce qu'il considérait que c'était quelque chose qui utilisait en fait les principes de l'univers donc c'est une compréhension de notre environnement au service de la santé mais on lui a demandé mais comment ça s'appelle ce que vous faites comment ça s'appelle comment ça va donc du coup il a sorti un nom mais pour satisfaire un petit peu les gens parce que nous sommes
dans un on a besoin de nommer les choses et donc dans ce cadre là il a appelé ça stéopathie. Mais dans ce cadre philosophique il a développé quatre grands principes et au travers de ces quatre grands principes on va revenir sur des notions très importantes que vous allez côtoyer au quotidien et qui ne sont pas forcément ou du moins n'ont pas la portée que vous imaginez.
Le premier de ces principes c'est le principe holistique. D'accord ? Le principe holistique donc c'est la notion de globalité, c'est à dire c'est-à-dire qu'on ne considère pas les structures comme l'assemblage de ces différents éléments, d'accord ? Dans ce principe holistique, d'un point de vue, la science a amené énormément d'éléments de compréhension, et je m'excuse encore parce que ça, ça fait partie d'un élément que je voulais développer, mais je n'aurai pas
le temps, mais je vais vous le signifier pour que vous puissiez vous le chercher, et ça sera l'occasion peut-être de le développer un petit peu plus une autre fois. Il y a un événement majeur en science qui a eu lieu dans les sciences notamment de la mécanique quantique et qui n'a été relayé quasiment par personne.
Une expérience incroyable qui a été obtenue par un français pour lequel il a obtenu le prix Nobel et dont on ne parle quasiment pas. Cette expérience, c'est l'expérience de non-localité d'Alain Aspé. Est-ce que quelqu'un l'a déjà entendu parler ?
Ok, c'est vraiment une minorité. Je vous en prie, renseignez-vous, parce qu'à partir de ce moment-là, le monde que vous connaissez ne sera plus le même. Ça fait partie des travaux majeurs de la science de ces 50 dernières années.
J'aurai l'occasion pour certains, s'ils veulent, d'apporter des éléments d'explications là dessus. Je suis désolé je ne peux pas aller plus loin parce que sinon je vais pas avoir le temps de vous parler du reste.
Pardon ? La non-localité d'Alain ASPE et collaborateur. A-S-P-E-C-T Une idée aussi très intéressante que je vais développer ici c'est que si vous suivez un petit peu les recherches en sciences, ce qui est mon cas depuis 15 ans parce que je me passionne pour ce qu'on appelle les systèmes complexes, donc j'ai été amené à faire des recherches un petit peu dans une quinzaine de disciplines différentes.
En biologie, ce qu'on appelle biologie systémique, il y a un monsieur qui s'appelle Bruce Lipton qui a fait des travaux très très intéressants et qui a écrit un bouquin remarquable. Ce bouquin je l'ai là, pour ceux que ça intéresse, enfin ça c'est le mien donc évidemment, mais pour ceux qui veulent prendre la référence et qui veulent éventuellement noter ça, je vais vous lire un passage si vous voulez bien.
parce que ce passage ne fait que, ni plus ni moins, démontrer que c'est la fin des espèces. C'est-à-dire qu'on nous a expliqué jusqu'à présent que nous étions des espèces, séparées des autres espèces, et donc on nous a appris à compartimenter un petit peu, à segmenter notre monde.
D'accord ? Et justement ce que la non-localité montre déjà c'est ça, et ensuite ce que je vais vous lire là ne fait que renforcer ce passage. Alors, je vais vous faire rapidement. L'une des raisons pour lesquelles les scientifiques reconsidèrent la théorie de Lamarck, c'est que les évolutionnistes nous rappellent l'inestimable rôle que joue la coopération dans la viabilité de la biosphère. Les scientifiques ont longtemps remarqué des relations symbiotiques dans la nature.
Le physicien britannique Frank Ryan a répertorié de telles relations, notamment un type de crevette qui entasse sa nourriture pendant que son partenaire, un goby, la protège des prédateurs. Et aussi une espèce de Bernard l'ermite qui transporte une anémone rose sur sa coquille.
Comme les poissons et les pieuvres sont friandes de Bernard l'ermite, l'anemone leur lance ses tentacules multicolores avec un microscope avec un microscope batterie de DART empoisonné lorsqu'ils approchent de sonote.
Elle pique le prédateur pour le convaincre d'aller chercher son repas ailleurs. L'anemone guerrière profite aussi de cette relation en se nourrissant des miettes laissées par le crabe. Ce genre de choses on en rencontre de plus en plus et ce que l'on constate c'est que les espèces, les soi-disant espèces, collabore et que c'est dans cette collaboration que la vie se complexifie.
D'accord ? Or, notre compréhension actuelle de la coopération dans la nature va beaucoup plus loin que ce qui s'observe facilement. Selon un récent article paru dans la revue Science, les biologistes prennent graduellement conscience du fait que les animaux ont co-évolué et continuent de coexister selon diverses des combinaisons de micro-organismes nécessaires à la santé et au développement.
Ça, ça doit tous vous parler. L'étude de ces relations est maintenant un domaine scientifique en plein essor appelé biologie systémique. Donc ça, c'est typiquement ce qui explique que nous dépendons de notre relation avec nos bactéries, avec notre intestin.
Lorsque l'on sait et qu'on prend conscience que nous avons plus de bactéries que de cellules dans notre organisme, c'est suffisamment éloquent pour qu'on le prenne en considération. Donc nous ne sommes rien, nous n'existons même pas sans cette relation.
Un autre élément que je voulais absolument vous évoquer par rapport à ce principe holistique, c'est une anecdote que je voulais vous donner. J'ai eu la chance, par mes études, de pouvoir faire de nombreuses dissections.
Évidemment, dans notre culture, c'est par la dissection que l'on apprend. J'ai été en lien avec un ami qui voulait devenir neurochirurgien. On a été très proches et on l'est d'ailleurs encore. Lorsqu'on se rencontrait, lui savait que j'étais ostéopathe, et d'ailleurs il était assez étonné que je sois rentré dans ce cursus pour pouvoir faire autant de dissections et il dit mais quand même l'ostéopathie ne nécessite pas de faire autant de dissections mais bon je lui ai expliqué que oui et lors de ces cours de dissection
j'avais tendance à j'étais un petit peu taquin parce que j'essayais d'amener un petit peu de philosophie un petit peu de recul par rapport au cadavre que l'on avait devant nous et essayer d'expliquer aux gens qui étaient autour que ce qui est Là, ce n'est pas vivant, d'accord ? Alors, lorsqu'on commençait à disséquer, je me souviens, la première fois, on avait commencé à disséquer le foie.
On commence à disséquer le foie, on était ensemble sur le même foie. Je me retourne vers lui et je lui dis, « Tu sais, ce foie-là, il n'existe pas. » Tu es conscient quand même qu'il n'existe pas ou qu'il faut faire une annonce.
Bon, il n'a pas bronché. On est passé sur une autre structure, on est passé sur les intestins. Alors là, les intestins très intéressants, on était au niveau de la valvulie léosécale, il lui était très intéressé parce que justement il venait d'être opéré de l'appendicite.
Alors je lui dis mais tu sais ta valvulie léosécale, ton intestin, il n'existe pas. J'ai dit bon là tu commences à m'emmerder un petit peu quand même parce que c'est quoi la ton histoire de n'existe pas ? C'est très simple en fait et ça c'est un élément que les gens ont tendance à oublier.
Lorsque vous étudiez l'anatomie, pour des questions sémantiques, on vous oblige à nommer les choses. C'est-à-dire qu'on nomme le foie, on nomme l'intestin, on nomme les structures mais c'est pour pouvoir les apprendre.
Mais ça n'a rien de réel. Le foie n'existe que et seulement dans sa relation avec les autres structures, avec la veine cave, avec le duodenum, avec le ligament qui le relie à l'estomac, avec son rapport avec le cerveau.
Mais si vous enlevez ces relations, le foie n'existe pas. Donc le foie, comme on l'entend, c'est une vue de l'esprit. Et c'est ce que rejoint la non-localité d'Alain Aspect. Elle montre que tout ce que nous appréhendons, en fait, c'est une unité.
C'est-à-dire que nous tous ici, ça peut paraître déroutant, mais nous formons une unité. Moi, aujourd'hui, là, je suis en train de vous parler, mais j'existe parce que vous êtes là.
Sinon, je n'existerais pas. Et c'est exactement ce qui se passe dans toutes les thérapeutiques que l'on retrouve aujourd'hui. Donc ce que je vais vous dire c'est que ce qu'il y a de plus important pour un être vivant c'est, et ce sont, les relations. Donc si vous voulez être en bonne santé, si vous voulez fonctionner de façon optimum, Prenez soin de vos relations, c'est votre environnement qui prime dans l'intégrité de votre santé.
On va le développer, je vais vous expliquer pourquoi, mais la solution pour que votre corps puisse fonctionner correctement, c'est que vos relations avec votre environnement on va encore parler d'environnement même si c'est encore à mon sens une erreur parce que le dedans et le dehors pour moi c'est la même chose.
Alors et d'ailleurs oui juste pour pour revenir sur la médecine là en médecine vous remarquerez que on fait des spécialités de structures qui n'existent pas c'est à dire qu'on a décidé qu'on allait travailler, qu'on allait devenir cardiologue pour le coeur.
C'est-à-dire que le coeur a sa propre existence. C'est-à-dire qu'on ne va pas interroger le reste du système, on va traiter le coeur, on va traiter les pieds avec la podologie, la neurologie... Vous n'avez que des spécialités.
C'est-à-dire que ce sont des structures qu'on peut apparemment scinder et séparer du reste. Et c'est pour ça qu'en scindant, vous enlevez la compréhension de l'ensemble et du coup vous pouvez plus retrouver le pourquoi.
Et c'est pour ça qu'à partir du moment où vous enlevez le pourquoi, vous devenez dépendant et donc du coup vous êtes obligé de trouver une solution à l'extérieur. Donc vous êtes obligé soit de prendre des médicaments, soit de trouver une structure compensatoire comme des semelles ou ce genre de structure.
Et d'ailleurs en parallèle de ça vous allez avoir aussi une Le mode que je tiens quand même à souligner ici, c'est la mode des thérapies sectorielles. Alors je n'ai rien contre, d'ailleurs je ne reviens pas du tout sur leur efficacité parce qu'elles sont très efficaces, mais je voudrais juste vous amener à réfléchir sur leurs principes.
Vous avez des modes qui vont se focaliser par exemple sur des zones du corps. Il y a une personne qui me posait la question la dernière fois au cabinet qui me demandait si j'ai entendu dire que j'ai un ami à moi qui se fait traiter par une technique sur l'atlas.
L'atlas est la première cervicale et c'est une technique qui apparemment a fait beaucoup d'effets sur lui. Ça je n'en doute pas, sauf que son atlas n'existe pas. Soyons très clairs, ce qui importe dans un traitement, si vous voulez amener un minimum de thérapeutique à un patient, vous devez le comprendre.
Si vous voulez le comprendre, vous devez le replacer dans un ensemble. Votre patient, ce n'est pas un atlas. Sauf que là, ce qui va se passer, c'est qu'on va faire un diagnostic sur le positionnel de l'atlas et on va le corriger.
Parce que oui, effectivement, l'atlas a des relations privilégiées avec le système nerveux, a un rapport privilégié avec le système immunitaire, et notamment avec les méninges, mais seul, il n'existe pas.
Et le positionnel de l'atlas ne représente neuf fois sur dix qu'une adaptation chez le patient. A l'embryologie, vous apprenez qu'au début vous n'êtes qu'une cellule, puis deux, puis quatre, puis huit de façon exponentielle.
Donc ce que vous devez comprendre c'est que toutes les structures dans l'organisme sont liées. Donc se pose le problème du diagnostic. Comment savoir si ce que vous allez traiter chez votre patient doit être traité ? Comment savoir si votre atlas n'est pas justement une adaptation à la fièvre qu'a mis en place votre organisme pour répondre aux contraintes de votre environnement ? Et c'est là que se trouve la subtilité du métier et de tous les métiers, c'est qu'en ne prenant pas garde à cet élément holistique, c'est-à-dire qu'en n'essayant pas de comprendre,
de prendre du recul, au lieu de mettre le nez sur une structure spécifique, eh bien on passe à côté de la personne. Et on en arrive à des aberrations que je vois au cabinet de patients qui s'identifient à leur maladie.
Moi j'ai des patients, je travaille avec des enfants autistes, avec des enfants qui sont atteints de leucémie, j'ai été obligé de trouver une diversion parce qu'à chaque fois qu'ils viennent me voir, ce n'est pas eux que je vois mais c'est leur maladie. Ils se sont complètement éteints en faveur de leur maladie parce qu'ils n'ont pas distingué que eux n'étaient pas leur maladie.
C'est vraiment très important ce que je vous dis, parce que vous, quand vous avez vos symptômes, quand vous êtes malade, vous n'êtes pas ça. Vous en faites partie, mais vous n'êtes pas une maladie.
Du coup, on est obligé de faire des diversions, parce qu'en ostéopathie, on ne travaille pas sur la maladie. On travaille sur la santé. Et c'est ce qui va distinguer essentiellement donc les médecines, on va dire allopathiques, du domaine ostéopathique.
Donc le travail que l'on va faire au niveau de la globalité, donc du principe holistique, il est surtout important à comprendre dans la différence entre adaptation et compensation. Si vous avez une vision beaucoup trop restrictive du patient, vous allez passer complètement à côté de la signification, donc à côté du pourquoi.
Et très souvent, comme je le mentionne à chaque fois, les patients sont toujours surtraités parce qu'ils sont sous-diagnostiqués. Et ils sont sous-diagnostiqués parce qu'on n'a pas une vue globale du patient, parce qu'on ne va pas investiguer les différents secteurs qui sont spécifiques aux patients, c'est-à-dire en tenant compte de son environnement, de son passé, de son histoire, de savoir comment ça se passe dans sa vie.
Tous ces éléments expliquent pourquoi votre atlas est en dysfonction. Ce n'est que ça qui vous dira si votre atlas est une adaptation ou une compensation. Il vous dira si vous devez le traiter ou si vous ne devez pas le traiter.
Mais si vous devez traiter, soyez sûr de ce que vous faites, parce que vous jouez un petit peu à Dieu. C'est-à-dire qu'il faut être extrêmement arrogant pour oser remplacer le travail du corps dans sa tentative de régénération.
Donc un thérapeute déjà qui traite beaucoup, méfions-nous. Méfions-nous parce que la facilité veut qu'aujourd'hui on s'appuie plus sur les techniques que sur la réflexion et du coup comme on est dans une société aussi de spectacle pour peu qu'on en mette un petit peu plein la vue aux patients ça passe.
Une autre notion très très très importante que je voudrais aborder avec vous aujourd'hui. Dans la santé aujourd'hui, il y a un terme qui revient très très souvent. Ce terme c'est l'homéostasie. Tout le monde en a entendu parler.
Si je vous dis que d'un de vue scientifique, l'homéostasie est obsolète depuis 50 ans. Est-ce que ça parle à quelqu'un ou pas ? Est-ce que quelqu'un est d'accord avec moi ou pas ? Ok alors je vais avancer mon propos.
L'homéostasie est basée sur deux principes. Le premier c'est le retour à l'équilibre et le second c'est sur les principes constants. Le retour à l'équilibre, l'équilibre en thermodynamique, c'est l'immobilité. Vous êtes d'accord que lorsqu'une structure revient à son équilibre, c'est-à-dire qu'il oscille entre deux phénomène, lorsqu'il revient à l'équilibre, il s'immobilise. Vous êtes d'accord ?
Or, ce qui caractérise la vie, l'une des caractéristiques majeures de la vie, c'est le mouvement, c'est la mobilité. C'est-à-dire que ce qui vous permet de dire qu'une structure devant vous est vivante ou pas c'est la présence de mouvements, la présence de mobilité, ce qui traduit du coup des échanges.
Il y a donc une contradiction entre la mobilité du vivant et l'équilibre et l'immobilité de l'homéostasie. Dans les années 60, il y a un monsieur que j'admire beaucoup, qui est malheureusement décédé en 2002, qui est un grand physicien qui s'appelle Ilya Prigogine. Est-ce que certains ont entendu parler ?
Ok, très bien. Ce monsieur a fait des études sur ce qu'on appelle des structures dissipatives. Je ne vais pas, je suis encore désolé, vous le notez, je ne peux pas le développer parce qu'on n'a pas assez de temps et que ce n'est pas le fond du sujet.
Mais en tout cas, les structures dissipatives lui ont permis avec son collaborateur Kachalski en 77 d'obtenir le prix Nobel pour avoir démontré Écoutez bien, que toute structure vivante, biologique, fonctionne nécessairement loin de son point d'équilibre.
Je vais d'ailleurs vous lire un petit passage des éléments que j'ai traduits, parce que tous ces travaux sont malheureusement en anglais, pour vous expliquer un petit peu le pourquoi du comment.
C'est Ilia Prigogine qui parle. Nous avons découvert que quand vous allez loin de l'équilibre, par exemple en considérant une réaction chimique, que vous empêchez d'arriver à l'équilibre, se produisent des phénomènes extraordinaires que personne n'aurait cru possibles.
Par exemple, ce qu'on appelle des horloges chimiques. Alors qu'est-ce que c'est ? Prenons un exemple. Vous avez des molécules qui, de rouge, peuvent devenir bleues. Comment imaginez-vous voir ce phénomène ?
Si vous pensez que les molécules vont au hasard, vous allez voir des flashes de bleu, puis des flashes de rouge. Mais il se produit, loin de l'équilibre, dans d'importantes classes de réaction chimique, des phénomènes rythmiques.
Tout devient bleu, puis tout devient rouge, puis tout devient bleu. C'est-à-dire qu'une cohérence commence à naître. Et cette cohérence n'existe que loin de l'équilibre.
Donc, loin de l'équilibre, se produisent des phénomènes ordonnés qui n'existent pas près de l'équilibre. Si vous chauffez un liquide par en dessous, il se produit des tourbillons dans lesquels des milliards et des milliards de molécules se suivent l'une l'autre.
De même, un être vivant est un ensemble de rythmes tels les rythmes cardiaques, le rythme hormonal, le rythme des ondes cérébrales, de division cellulaire, etc. Tous ces rythmes ne sont possibles que parce que l'être vivant est loin de l'équilibre.
Le non-équilibre, ce n'est pas du tout les tasses qui se cassent. Le non équilibre c'est la voie la plus extraordinaire que la nature ait inventé pour coordonner les phénomènes pour rendre possible des phénomènes complexes.
Les phénomènes complexes c'est exactement ce que nous sommes. Donc loin d'être simplement un effet du hasard, les phénomènes de non équilibre sont notre accès vers la complexité. Et des concepts comme l'auto-organisation loin de l'équilibre ou de structure dissipative sont aujourd'hui les lieux communs qui sont appliqués dans des domaines nombreux, non seulement de la physique, de la biologie, de l'embryologie ou encore de la linguistique.
Il va y avoir beaucoup à dire sur ça. J'espère que je vais pas me perturber trop, mais vous savez, en science et dans nos sociétés, il y a un gros problème. C'est qu'il y a, depuis que je fais de la recherche, Je me suis rendu compte d'un phénomène vraiment très étrange, c'est qu'il y a un écart considérable entre les découvertes scientifiques et le moment où les conséquences de ces découvertes impactent ou arrivent à la connaissance du grand public.
On est toujours en retard. Prenons l'exemple de l'homéostasie, ça fait combien de temps que vous connaissez le principe d'homéostasie ? On va dire peut-être 20 ans pour les plus précoces. Ces études-là datent de 50 ans.
Il y a une aberration. Il y a un décalage qui est dû effectivement à un problème politique et à un problème aussi dogmatique qui fait que beaucoup de chercheurs vivent sur les dogmes qu'ils ont installés.
Et donc ils sont un petit peu frileux à faire avancer les croyances, à faire avancer les dogmes parce que ça pourrait aller à l'encontre, on va dire, de leur carrière.
Et ça, c'est un élément que vous devez prendre en considération parce que vous ne pouvez plus accepter d'attendre. Parce que si vous décidez d'attendre que l'info vienne à vous, vous aurez 50 ans de retard.
Tout simplement. Donc en tenant compte de ce phénomène là, vous êtes obligé aujourd'hui d'aller chercher par vous même les informations. Et croyez-moi ce n'est pas aussi difficile que ça et c'est surtout passionnant.
Alors du coup, je ne vais pas vous laisser avec ça, parce qu'il y a Un autre élément qui a été développé en 1980, année de ma naissance, par Baumann et Curie, qui est l'homéorhésie.
Est-ce que quelqu'un a déjà entendu ce terme ? Personne. L'homéorésie, en fait, c'est l'extension de ce que je viens de vous expliquer par rapport aux structures dissipatives et par rapport au non-équilibre.
En thermodynamique, on explique que le corps humain est un système ouvert parce qu'il est en permanence en adaptation par rapport aux flux d'énergie qu'il reçoit de l'extérieur. Et c'est cette adaptation-là qui est la plus importante dans le développement et l'adaptation de la physiologie humaine.
Je m'explique. Aujourd'hui, avec notamment l'avènement depuis maintenant 20 ans de l'épigénétique également, on se rend compte que l'élément fondamental c'est l'environnement. L'environnement c'est lui qui va vous envoyer la stimulation qui va permettre à votre organisme de répondre par la réponse la plus adaptée par rapport à ses besoins. Donc c'est une espèce de dialogue, une espèce de ping-pong que vous faites avec votre environnement et c'est ça qui fait la qualité de la régulation de ce que vous appelez l'homéostasie mais et en
fait qui est l'homéophésie parce que l'homéophésie intègre l'environnement. C'est-à-dire que l'homéostasie va avoir tendance à fonctionner comme un système fermé, c'est-à-dire qu'on prend en considération uniquement des relations chimiques entre elles, mais on oublie totalement l'environnement.
Or aujourd'hui, on se rend compte que comme le foie n'existe pas, les régulations de Notre corps n'existe que parce que vous avez un environnement. Et c'est votre environnement qui vous oblige et qui oblige votre organisme à s'adapter et qui lui donne les informations pour s'adapter.
Donc aujourd'hui il y a une petite bataille comme il y a toujours en science. Il y a des gens qui veulent quand même maintenir ce phénomène d'homéostasie et d'autres qui veulent essayer de généraliser ce principe homéorésique.
Moi, dans l'état actuel de mes connaissances, je pense que tout, absolument tout, fonctionne sur le principe homéorésique parce que nous sommes un tout, parce que l'environnement et le milieu intérieur ne sont que des propos sémantiques et que finalement nous ne sommes qu'un. Alors ça peut paraître un petit peu ésotérique mais ça ne l'est absolument pas. Alors une autre information que je veux vous amener qui est importante et qui est issu du titre justement de cette intervention.
Le titre c'était « Obtenir de la connaissance plutôt que de l'information ». L'information, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, c'est un terme qui a été développé par un monsieur qui s'appelait Claude Shannon dans une époque où la cybernétique était en pleine expansion.
Figurez-vous que l'information, c'est un terme qui se moque éperdument du message contenu dedans. L'information n'est qu'une valeur énergétique qui se moque éperdument de ce qui est dit dedans.
Aujourd'hui, dans notre langage, on utilise le terme information à mauvais escient. L'information n'est pas le savoir, et le savoir n'est pas la connaissance. Ce que vous obtenez, ce que je vous donne aujourd'hui, c'est de l'information.
C'est-à-dire que c'est ce que vous en faites, vous, qui va dans un premier temps en faire un savoir, et dans un second temps en faire de la connaissance. Et la connaissance, c'est le pourquoi.
Si vous vous demandez pourquoi est-ce qu'il nous a raconté tout ça aujourd'hui, c'était quoi le but exactement, à quoi ça sert, vous obtiendrez la réponse qu'il vous faut pour obtenir de la connaissance.
Il y a, dans le monde ostéopathique, il y a eu un grand monsieur, dont d'ailleurs le titre de cette conférence est extraite, ce monsieur s'appelle William Garner Sutherland.
Ce monsieur a été un très grand passionné de l'ostéopathie et il a développé ce qu'on appelle l'ostéopathie crânienne. Donc tout le domaine crânien a été développé par lui parce qu'il y voyait quelque chose qu'il intriguait énormément.
Il était persuadé que les sutures du crâne étaient soumises à une forme de respiration. Il s'était rendu compte que les écailles du temporal étaient agencées de telle façon que ça fonctionnait un petit peu comme les ouïes des poissons.
Mais dans son paradigme, à ce moment là, c'était inconcevable. Déjà un crâne ça bouge pas, alors respirer, pas exagérer non plus. Et donc il a décidé d'obtenir de la connaissance et pour ça il a décidé de faire une expérience.
Et cette expérience figurez-vous, et c'est là où c'est génial, c'est qu'elle avait pour but de démontrer qu'il avait tort. C'est-à-dire qu'il a monté une expérience pour se dire non non effectivement je dis n'importe quoi.
Et cette expérience il a dit si les sutures sont faites de sorte à ce que le crâne puisse respirer, c'est-à-dire que si je la comprime, si je la serre dans un étau, on va avoir des symptômes apparaître.
Donc il a fabriqué une espèce de casque avec un gant de baseball et il s'est mis ça sur la tête. Et sa femme, très courageuse, qui a fait partie du protocole, a dû tenir compte des éventuels symptômes qui pouvaient apparaître.
Très très très rapidement, William s'est mis à changer du tout au tout, ce n'était plus la même personne. Il est devenu extrêmement agressif, il est devenu très très colérique, d'une impatience absolue, et il commençait à perdre la sensation qu'il avait développée dans le cadre de l'ostéopathie.
Il a donc décidé de renouveler l'expérience et il a vu qu'à chaque fois, ça impactait sur son activité et surtout sur sa façon d'interagir avec son environnement. A partir de là, il a décidé de changer sa vision des choses et il a décidé de monter des études d'anatomopathologie directement sur le crâne et c'est de là qu'est née toutes les connaissances que nous avons aujourd'hui de l'ostéopathie crânienne.
Pour vous dire qu'aujourd'hui, moi qui ai étudié l'ostéopathie crânienne, si je n'avais fait qu'étudier ce que j'ai appris à l'école, je n'aurais obtenu qu'au mieux du savoir. Lui, William, il a obtenu de la connaissance, il a obtenu de la connaissance parce qu'il a fait l'expérience.
Et je vais faire un parallèle, et encore une fois avec Thierry, parce que lorsque je vous parlais du symptôme tout à l'heure, c'est exactement ça. Qu'est-ce que fait Thierry ?
Quelle est la particularité de Thierry ? C'est qu'il a la connaissance. Parce que tout ce qu'il dit dans ses vidéos, il ne les dit pas parce qu'il les a entendues quelque part. Il les dit parce qu'il les a vécues.
Il a tout essayé. Et ça passe par là, ça ne passe que par là. Vous ne pouvez pas connaître quelque chose, c'est impossible, si vous ne l'expérimentez pas. Vous pouvez au mieux obtenir un savoir parce que vous avez des diplômes par-dessus la mais jamais vous n'obtiendrez la connaissance.
Pour illustrer ce propos, si vous le permettez, je voudrais vous lire un petit conte persan très court, mais qui résume parfaitement la situation. Vraiment, j'adore cette histoire parce que je trouve qu'elle résume parfaitement ça.
Un jour, le peuple des papillons décide de tenir une grande assemblée pour tenter de résoudre une énigme qui les tourmente. La nature de la flamme. Chaque savant papillon expose sa propre théorie mais aucune n'est convaincante.
Alors le sage qui préside l'assemblée fait remarquer que la meilleure façon de répondre à la question est d'aller voir une flamme de plus près. Un premier papillon se porte volontaire. Il s'envole en direction du château le plus proche, passe devant une fenêtre ouverte et aperçoit de l'autre côté la lueur d'une bougie.
Très excité, il revient parmi ses camarades et raconte ce qu'il a vu. Le sage papillon dit, ton récit ne nous apprend pas grand chose. Un deuxième papillon s'élance vers le château, franchit la fenêtre et frôle la flamme, passe juste juste à côté.
Les ailes roussissent, il revient tant bien que mal et surexcité raconte son expérience. Le sage papillon lui dit de mais ton récit ne nous apprend rien de plus. Alors un troisième papillon, ivre de connaissances, s'élance vers le château, franchit la fenêtre, se précipite dans la flamme et fait corps avec elle. Il s'embrase aussitôt et il disparaît, sans pouvoir relater son expérience malheureusement.
Le sage papillon, qui avait observé la scène de loin, dit alors à ses camarades, Eh bien voilà, notre ami connaît désormais la nature de la flamme, mais lui seul la comprend.
Et il n'y a absolument rien de plus à apprendre. Tout ça, ce sont des éléments qui normalement doivent vraiment remettre l'église au centre du village. Vous devez absolument passer par la connaissance si vous voulez devenir autonome.
La connaissance passe par le pourquoi comme je vous ai expliqué au départ. Si vous voulez bien je vais juste terminer par deux trois petits conseils si j'ai encore deux minutes parce que je ne voudrais pas dépasser pour les gens qui viennent après. Par rapport aux expériences que j'ai eues au cabinet j'ai souvent les mêmes questions qui reviennent.
Et à propos de ça, j'ai un remède miracle à vous proposer. Ce remède miracle, malheureusement, il ne vient pas du fin fond de l'Amazonie. Je l'ai trouvé dans les racines de la médecine avec Hippocrate.
Et ce conseil, c'est le meilleur conseil que je puisse donner, si je peux en donner, en restant bien à ma place, c'est d'abord ne pas nuire. Tout le monde connaît cette phrase, mais j'ai l'impression que tout le monde passe à côté.
Parce que ne pas nuire, ça implique que l'organisme vit dans un système autosuffisant. C'est-à-dire que tout a déjà été mis en place pour que les choses fonctionnent. Mais pour ne pas nuire, il y a une condition.
Pour ne pas nuire, il faut avoir de la connaissance. Parce que sinon, comment faire pour être sûr qu'on ne nuit pas ? Et aujourd'hui, c'est ce qui se passe.
On nuit par méconnaissance. On vous fait croire tout et n'importe quoi parce qu'on vous a retiré votre droit à la connaissance. Et comme on a donné notre connaissance à des spécialistes, et bien ils peuvent se permettre de nous raconter n'importe quoi.
Je ne dis pas qu'ils racontent n'importe quoi mais ils peuvent se le permettre et parfois même sans qu'ils le sachent parce que parfois ils ne font que relater des choses qu'on leur a dit eux-mêmes. Donc c'est des choses qui sont pour vous très très très importantes à comprendre que vous devez vous réapproprier les éléments du savoir et et les transformer en expériences pour obtenir de la connaissance.
Il y a une chose aussi très simple que j'aime à dire pour replacer les choses, c'est qu'il faut se rappeler que la nature précède l'homme. Ça aussi, ça paraît très simple, mais si on considère que la nature précède l'homme, ça veut dire qu'avant que nous arrivions, nous avec nos petits cerveaux, avec notre capacité à corticaliser, à segmenter, à matérialiser, à classer, à ranger les choses, et bien les choses fonctionnaient.
C'est-à-dire que le monde, la nature, l'univers n'a pas attendu que l'on apprenne les choses pour fonctionner. Et rien qu'avec ça, il y a un paquet de métiers qui devraient disparaître. Bref, si vous comprenez ça vous devriez comprendre que vous avez en vous tout ce qu'il vous faut pour être autonome et qu'aujourd'hui malheureusement le système nous amène vers l'inverse.
C'est-à-dire qu'on nous rend dépendants parce que la dépendance amène à la peur qui amène à la consommation. Et Comme on vit dans un système économique et qu'on doit vous faire vendre, qu'on doit vous faire toujours acheter plus, eh bien on est obligé de vous faire croire un peu n'importe quoi.
Et la seule façon de vous faire croire n'importe quoi, c'est de vous déposséder de votre connaissance. Donc rappelez-vous que vous n'avez besoin de rien pour fonctionner à part de votre environnement, un environnement physiologique.
Et pour connaître cet environnement physiologique, vous devez avoir de la connaissance. C'est pour ça que vous devez multiplier vos expériences. N'attendez pas que quelqu'un le fasse. N'attendez pas que Thierry le fasse pour vous.
Faites-le. Et je pense d'ailleurs que c'est l'un des messages les plus importants de Thierry. C'est que vous devez tous faire ce qu'il fait. Enfin, pas en référence, c'est la démarche.
Vous devez avoir la même démarche. Vous devez expérimenter, et d'ailleurs c'est ce qu'on fait ici aujourd'hui, pendant ces trois jours, vous expérimentez, vous découvrez de nouvelles choses, mais écoutez-vous et allez chercher vraiment l'expérience.
Et ne laissez personne vous dire que ceci est comme ça. Personne. Ni même moi, ni personne. Même ce que je vous dis, mettez l'autre côté, oubliez, mais réappropriez-vous votre monde.
Un autre élément aussi par rapport à l'alimentation, parce que c'est une question qui revient très souvent. On me demande souvent au niveau alimentaire qu'est-ce qu'il faut faire et puis souvent on me dit aussi, ça j'aime bien quand on me dit ça, on me dit Thierry a dit que, ça j'adore. A chaque fois je me l'imagine à côté Thierry en train de voir ça, si Thierry voyait ça il aimerait beaucoup.
Non mais, l'alimentation, je vais juste vous donner mon opinion. L'alimentation c'est quelque chose de très simple. Il a été rendu compliqué uniquement pour justifier l'existence de spécialistes. Uniquement. Et du coup vous vous dépossédez de votre propre capacité à vous gérer. et votre votre propre intuition à savoir ce qui est bon et ce qui est moins bon pour vous.
Lorsqu'on me parle lorsqu'on me parle de protéines, lorsqu'on me parle de lipides, lucides, protides, ce sont des choses que j'ai étudiées et qui m'ont énormément servi pour comprendre des modalités et des modèles. Mais les modèles théoriques ce n'est pas la réalité.
Tout comme le foie n'existe pas, vos lipides, vos protéines n'existent pas. Ils existent dans un système. Donc, le conseil que moi je peux vous donner, c'est que plus quelque chose est compliqué, plus il faut mesurer, plus il faut séparer les protéines des ceux-ci, des ceux-là. Laissez tomber.
Franchement, la nature est très simple. La nature est complexe, mais simple. Et là, on vit dans un monde compliqué. Des fois j'ai mal à la tête, les patients m'expliquent ce qu'ils font, mais comment ils font ?
C'est des calculs, rien que pour ça il faut avoir fait des études. Vous croyez que les animaux dans la nature font des études pour s'alimenter ? Et pourtant ils sont en meilleure santé que nous. Et les seuls qui sont malades, c'est parce que nous les avons rendus malades par notre mode de vie.
Donc, il faut revenir un petit peu en arrière, on va prendre un peu de recul et simplifier les choses. Donc, s'il vous plaît, il faut vraiment que vous vous réappropriiez le savoir, obtenez de la connaissance, essayez les choses par vous-même et n'allez plus chercher parce que personne ne saura pour vous.
Hier, j'étais à l'intervention de Monsieur Lepri, que j'ai adoré, vraiment j'ai adoré. Il a eu une remarque vraiment fabuleuse qui disait que lorsqu'on lui demandait un conseil il avait trois réponses, il avait trois conseils à donner.
Et je pense qu'effectivement c'est la meilleure chose. Le premier, si je me souviens bien, c'est qu'il n'a pas de conseil à donner. Et je crois que les deux autres réfèrent au premier. Donc je veux dire, moi c'est exactement la même chose, c'est-à-dire que moi quand on me pose la question de savoir qu'est-ce que tu en penses par rapport à ça, mais ce que je pense n'a pas vraiment d'importance.
Ce qu'il faut c'est que vous ayez, vous, la capacité de réapproprier un savoir et que vous puissiez mettre en pratique ce que vous sentez. Vous avez l'impression au moment donné que je ne sais pas, allez je vais être provocateur, manger un gros steak ça peut être bon pour ce que vous avez, mais faites-le, mais faites-le !
Et tout ce qui vous en empêchera, parce que vous avez des croyances, parce qu'on vous a dit qu'en frugivorisme la viande c'était pas fait pour les êtres humains et tout ça, pour moi ce n'est pas valable.
La seule chose qui compte, le seul élément qui doit vous dicter c'est votre intuition, c'est ce que vous ressentez au plus profond de vous-même. Et si après avoir mangé le kilos de barbecue, vous n'êtes pas bien, et bien là vous aurez obtenu la connaissance.
Et oui, et le gars qui va vous dire derrière, oui, ceci, cela, la viande, mais oui, si tu veux, mais moi j'ai déjà testé donc je sais. Et je ne sais pas pour toi, je sais pour moi.
Parce que nous sommes tous différents. Donc la solution, la solution pour être en bonne santé, pour être heureux en général, elle est en vous, mais avec votre environnement.
Donc, vous n'avez pas besoin de quelqu'un pour vous dire quoi faire, il faut juste que vous réappreniez à vous écouter, à faire confiance. La dernière fois, j'avais quelqu'un qui mourait d'envie de manger de la viande, mais il avait entendu que c'était pas bon.
Alors du coup, moi j'en ai mangé. Ah non, c'était bien fait pour lui, j'ai dit non non, moi j'en ai mangé et en plus Je lui ai dit que c'était très bon, et en fait, c'était dégueulasse. Je lui ai dit que c'était très bon, et du coup, il en a mangé, parce que je lui ai donné trop envie.
Et après ça, il m'a dit, « Punaise, ça fait longtemps que je n'ai pas mangé de viande, c'était bien agréable. » Bingo !
Mais la vie, ce n'est pas autre chose que ça. Et tu as failli passer à côté de ce que ton corps te demandait ou de ce que ton corps pouvait aspirer parce que tu as trop corticalisé par rapport à ce qu'on t'a fait croire ou ce qu'on a voulu te faire rentrer dans la tête.
Les modèles théoriques, ça évolue tout le temps. Aujourd'hui il y a une mode, demain ça sera une autre, ainsi de suite. Ce qui ne change pas, c'est qui vous êtes.
Vous évoluez, mais vous ne changez pas. Votre corps vous dira toujours ce qui est le mieux pour vous. Vous devez apprendre à vous écouter. Je ne vous embête plus, j'ai une dernière petite chose à vous dire, parce que j'aimerais juste rendre un petit hommage, si vous le permettez, parce que j'ai beaucoup beaucoup beaucoup changé depuis maintenant bientôt quatre ans et je tiens vraiment à faire cet hommage parce que j'ai eu plusieurs discussions au cabinet qui m'ont énormément touché et je tiens
absolument à finir sur ça. Cet hommage je tiens à le rendre à la c'est la personne qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui, c'est-à-dire quelqu'un qui est extrêmement sûr de lui, qui a énormément confiance en lui et qui est très, très, très heureux. Je suis très heureux aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression d'avoir trouvé ma place et j'ai un bonheur immense déjà de partager ce moment aujourd'hui avec vous et de faire mon métier.
Et cette personne-là, bizarrement, c'est mon fils. Mon fils, qui est arrivé il y a quatre ans, m'a obligé, par les responsabilités qu'implique la paternité, à reconsidérer le monde dans lequel je vivais.
La première question, et c'est elle qui va tout basculer dans ma vie, c'est la question des vaccins. Je ne vais pas faire un débat là-dessus, ni une polémique, même si je fais un travail là-dessus dans d'autres circonstances.
Simplement pour vous dire que les recherches que j'ai faites là-dedans m'ont amené à reconsidérer, à tout remettre à plat dans tout ce qu'on me racontait. Absolument tout. Et je me suis rendu compte qu'on nous mentait partout, partout. Et de me dire qu'il a fallu que mon fils arrive pour me réveiller, je n'aurais de que de le remercier.
J'entends souvent, dans mon cabinet, des gens qui me disent ne pas vouloir d'enfants. Ils me disent que nous vivons actuellement dans un monde où nous sommes surpeuplés. Il y a trop de gens à nourrir, le monde est pire que jamais, il y a des guerres, les OGM, les chemtrails, bon, la totale.
Et du coup, ils considèrent qu'ils ne peuvent pas avoir d'enfants dans ce monde-là. Eh bien, figurez-vous que pour moi c'est l'inverse. C'est l'inverse parce que mon fils, qui s'appelle Gabriel, c'est lui qui m'a donné la force de faire le nécessaire pour que les choses changent.
Mon fils m'a donné une responsabilité et un amour que rien d'autre dans ce monde ne m'a donné jusqu'à présent. Et cette force, c'est une force que je partage dans les différentes conférences que je développe, et je pense que cette force est une force universelle.
Les enfants ont un don, et les enfants sont notre avenir. Si nous voulons survivre à ce monde, ça ne sera que grâce à eux. Si vous regardez aujourd'hui les enfants, regardez-les dehors, ce sont les personnes qui sont les plus proches de la vérité.
Parce qu'ils ne sont pas formatés, parce qu'ils ne sont pas conditionnés, ils sont totalement connectés à la vie. Donc, ce sont nos référents, ce sont nos modèles. Et si nous voulons vivre dans un monde meilleur, si nous voulons tout simplement vivre, ça passera par eux.
Un, parce qu'ils nous donnent la force de devenir responsables. Et deux, parce que c'est eux qui nous rappellent tous les jours ce que c'est que vivre. Moi, depuis le début que je suis avec mon fils, depuis 4 ans, tous les jours il me donne une leçon.
Tous les jours. J'arrive avec mes grands sabots, avec mes grands principes en me disant, non mais tu sais, ça c'est comme si, ça il ne faut pas, et puis au bout d'un moment il me regarde et je vois bien que, je vois bien qu'en fait non.
Et dans son regard, je vois bien qu'il compatit. Je vois bien qu'il a la même tendance des fois à se lever, il me tapote comme ça et dit c'est pas grave papa c'est pas grave mais je veux dire ça il n'y a que les enfants pour faire ça si on n'a plus ça on n'a plus rien on n'a plus rien donc notre survie notre bonheur parce que des enfants c'est d'abord le bonheur je veux dire un monde sans enfants je veux dire on personne ne voudra y vivre Je vous le garantis.
Exactement. Donc pour ceux qui n'ont pas entendu, on dit souvent que ce sont les parents qui protègent les enfants alors que c'est l'inverse. Ils garantissent notre non-dégénérescence, c'est-à-dire qu'ils ralentissent notre dégénérescence. alors bravo à tous ceux qui sont venus avec des enfants et vraiment je tiens à ce que ce message ne soit absolument pas culpabilisateur pour ceux qui ne veulent pas avoir d'enfants.
Je respecte mais je voulais juste mettre ça en parallèle parce que lorsque j'entends ça, je vous le dis très honnêtement, ça me rend triste. vraiment donc je pense que je vais devoir m'arrêter là j'avais malheureusement encore des choses à vous dire mais il va falloir laisser la place à aux personnes qui sont après est-ce qu'il y aurait quand même une ou deux questions ou est-ce que c'est bon oui ta conférence était merveilleuse ça fait ronronner les ménages d'une forces incroyables et franchement je te remercie.
En plus j'ai fait qu'une introduction je suis désolé j'avais tellement de choses à vous dire. C'est le sens de ma question. Oui. On le sent bien qu'il y a beaucoup plus que ça.
Quand ? Comment ? Où ? Alors ça c'est moi je me tiens à votre disposition moi je suis là moi je suis moi je suis venu ici pour donner et partager mon expérience donc ça dépend de vous ça dépend pas de moi moi je suis à votre disposition donc s'il y a des gens qui sont intéressés pour plus, on voit ce qui est possible de faire.
Moi, je suis à votre entière disposition. Alors, levez la main s'il y en a qui veulent poursuivre le travail. OK, bon, OK, très bien. Bon, on va voir s'il y a on va voir s'il y a possibilité alors avec l'organisation.
Est-ce qu'il y a quand même une ou deux questions ? Monsieur, c'est mieux avec le on. Merci pour votre intervention. En tout cas, moi, je voulais juste savoir, vous avez parlé tout à l'heure du travail un peu d'Hippocrate et j'essaye de trouver quelque chose sur lui.
C'est très dur, difficile et je voulais savoir quelles quelles sont vos références par rapport à ça parce que je... Alors moi j'ai de la chance d'être en contact avec des chercheurs en fait et les livres sur Hippocrate je les ai trouvés dans une bibliothèque à Paris mais dans une bibliothèque en fait d'une faculté de médecine qui garde des ouvrages et donc qui sont pas en accès libre malheureusement mais on peut obtenir, même sur internet, on peut obtenir certaines références qui
appellent justement à tous les travaux qu'a fait Hippocrate, enfin c'est surtout dans la transmission orale pour Hippocrate. Parce que moi j'ai rien en français, je n'arrive pas à trouver ça.
Mais je vous transmettrai si vous voulez, je vous mets en contact et je vous donnerai le nécessaire pour faire ça. Autre chose, c'est bon ? C'est bon pour tout le monde ? Applaudissements
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