Pédagogie de la contrainte ou pédagogie du plaisir
Cette vidéo part d’un constat familier pour beaucoup de parents et de conjoints engagés dans une réforme alimentaire : la coercition ne fonctionne pas. Menacer un enfant de lui retirer une sortie s’il ne boit pas son jus, ou culpabiliser un partenaire qui mange des chips, produit l’effet inverse, car la contrainte génère des comportements d’évitement et de résistance, pas d’apprentissage.
Thierry s’appuie sur un principe simple tiré de la psychologie cognitive : aucun changement durable ne s’installe sans retour positif, qu’il soit immédiat ou différé. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi vous continuez vous-même à faire des jus malgré les efforts que ça demande, parce que vous projetez le mieux-être qui en découle. Le même levier doit être activé chez l’autre.
La vidéo propose des exemples concrets et vécus : associer le verre de jus à une histoire racontée, présenter les légumes comme une entrée avant un plat apprécié, coupler une sortie dans la nature avec quelques fruits apportés, sans dissocier les deux. L’idée est de trouver ce qui fait vraiment plaisir à l’autre et de s’en servir comme levier, pas comme monnaie d’échange sous pression.
Thierry élargit la réflexion aux mouvements de promotion de la santé en général, qu’il s’agisse d’alimentation végétale ou d’hygiène de vie : pointer ce qui rend malade est moins efficace que montrer ce que les bons choix apportent concrètement. Passer d’une communication de la culpabilisation à une pédagogie de la joie est, selon lui, la condition pour que le message change vraiment quelque chose chez ceux qui nous entourent.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Le scénario classique de la contrainte alimentaireThierry illustre par des exemples concrets comment parents et conjoints utilisent la menace pour imposer de nouveaux choix alimentaires.
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🧠
2:00Pourquoi la coercition ne produit pas d’apprentissageExplication du mécanisme psychique : sans retour positif, aucun comportement ne s’installe durablement, et la contrainte génère des comportements déviants.
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4:01Passer de la contrainte à la communication bienveillanteThierry annonce les stratégies concrètes qu’il va proposer pour remplacer la coercition par une approche basée sur la motivation et le plaisir.
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🥦
6:01Exemples pratiques avec les enfantsComment associer le jus ou les légumes à une récompense immédiate, comme une histoire ou un plat apprécié, pour contourner le blocage initial.
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❤️
8:01Convaincre son conjoint sans le braquerPourquoi les discours moralisateurs poussent le partenaire à se jeter sur les aliments qu’on lui déconseille, et comment changer d’approche.
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⚡
10:01La communication positive sur la santéThierry compare deux types de messages : pointer ce qui rend malade versus décrire concrètement ce que les bons choix apportent au quotidien.
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🌿
12:01Associer plaisir et alimentation dans une même expérienceL’exemple de la balade dans la nature avec des fruits : créer un pack indissociable où le plaisir de l’activité entraîne l’acceptation de l’aliment.
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14:01La pédagogie de la joie comme seul levier durableThierry conclut sur la nécessité de remplacer culpabilisation et stigmatisation par un message centré sur ce que les changements apportent réellement.
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Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour ! Si tu ne bois pas ce jus, tu ne vas pas aller à la piscine. Mieux que ça ! Si tu ne prends pas ces bananes pour ce goûter, si tu ne manges pas ces bananes, ce n'est même pas la peine que tu ailles au cinéma ce soir.
Quand on parle d'alimentation, quand on parle de changement d'alimentation, je pense particulièrement aux parents. Souvent, il y a de quoi s'arracher les cheveux. Nous, on prend conscience de quelque chose au travers des informations, des rencontres, des besoins qui étaient les nôtres. On prend conscience qu'effectivement, une réforme profonde de notre alimentation et de notre mode de vie peut amener à un état d'être qui est bien au-delà de ce que nous connaissions et que nombre des symptômes dont nous souffrions en permanence ne sont que les
conséquences de mauvais choix. Ce sont les conséquences du fait qu'on n'était pas au courant. On ne nous avait pas dit que tel aliment n'était pas comestible. On croyait qu'il était parfaitement comestible et que les pâtes que nous mangeons tous les jours étaient un aliment.
Or, ce n'était pas le cas. Nous, on en prend conscience, et puis il y a l'entourage. Les conjoints, les enfants, et eux, pas question. Ils ne veulent rien entendre, et au contraire, ça bloque. Chaque fois qu'on leur fait un jus, ils n'en veulent pas.
Le soir, c'est devant l'assiette de légumes, finalement, et c'est mange, mange, mange, et non, tu n'en veux pas, mange, tu n'en veux pas, mange, mais si tu n'en manges pas, je vais te faire signe, si tu n'en manges pas, tu ne me laisseras pas.
On a oublié quelque chose. On a oublié essentiellement que l'esprit humain fonctionne suivant des lois. Le psychisme humain fonctionne selon des lois et les psychologies cognitives nous apprennent que le seul moteur à l'apprentissage, c'est le plaisir et la joie.
Nous sommes des individus indexés sur le plaisir. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais dans la plupart des cas, on brandit la menace. La menace, c'est l'inverse du plaisir. On fait tous les choses uniquement par plaisir.
On va travailler... Vous allez me dire... Non, mais pas par plaisir. Ah si ! On va travailler parce qu'il y a une récompense. On fonctionne à un plaisir différé.
C'est quoi la récompense ? C'est gagner un salaire. C'est quoi la récompense ? C'est avoir de la gratification. C'est quoi la récompense ? Dans notre travail, par exemple, c'est avoir des relations sociales.
On fait quelque chose parce qu'on y a du plaisir. Si on n'a strictement aucun plaisir, aucune récompense en tant que telle, les anglais utilisent le mot « reward » que j'aime beaucoup, si on n'a aucun retour, retour positif pour nous, à ce moment-là, on ne fait pas la chose.
Personne ne fera les choses. où on peut se retrouver contraint de faire quelque chose sous la menace et la coercition, mais cela ne va amener qu'à une seule chose, la recherche de comportements déviants pour essayer de contourner la menace et la coercition.
Et il n'y a aucun apprentissage qui ne se fasse s'il n'y a pas un reward, un retour, un plaisir, qu'il soit immédiat ou différé, qui va nous être apporté. De la même manière, vous regardez ces vidéos, vous êtes en mauvais état de santé, si vous vous mettez à faire des jus, même si au début, manger des jus et des fruits par rapport à l'habitude pizza, mccain que vous pouvez avoir, au début, c'est bon,
mais ça manque un petit peu de... Mais qu'est-ce qui vous fait faire ça ? Ce qui vous fait faire ça, c'est la projection du plaisir différé qu'il va y avoir à avoir un état d'être physique qui sera bien meilleur.
Vous vous projetez là-dedans. D'ailleurs, le bon exemple de cela, c'est si vous vous mettez à faire des jus, à manger des fruits, avec les difficultés que cela comporte. Il ne faut pas le nier, on n'est pas un monde dans lequel c'est si commun.
Donc au niveau social, au niveau organisation, au niveau budget même, ça peut être plus compliqué. Si au bout de six mois, un an, un an et demi, rien n'a changé et que vous êtes toujours aussi mal, vous allez le remettre en cause.
Pour la bonne et sainte raison, vous n'avez pas eu ce retour, cette carotte, cette récompense qui nous était promise et qu'on n'a pas eue. Des fois, la récompense est immédiate. Par exemple, je vais aller chercher une banane parce que je la vois, la tigrée, et ainsi de suite, et je projette le plaisir que je vais avoir alors que je vais la manger.
De la même manière, je vois ce verre de jus, je sais quels ingrédients j'ai mis dedans, je projette le plaisir que je vais avoir. On peut aussi prendre des produits parce qu'on projette un plaisir qu'on va avoir ensuite, un état d'être qui va être ensuite.
Et ça, quand on parle d'aller toucher notre entourage, on l'oublie bien trop souvent. L'exemple, l'enfant face à son assiette de légumes. Mange ça ou alors tu n'auras pas ça. Mange ça ou alors tu ne feras pas ça. Et ça, en termes d'apprentissage, zéro. C'est-à-dire qu'on va arriver à une situation de blocage complet.
De la même manière, bois ce jus. Bois ce jus ou alors tu n'auras pas ça. Bois ce jus ou alors tu n'iras pas là. Ça ne peut pas marcher. Alors dans cette vidéo, j'avais envie de vous proposer des stratégies pour passer d'une communication de la coercition à une communication qui est basée sur la bienveillance et le plaisir.
Exemple vécu. C'est difficile de faire boire un verre de jus de légumes à vos enfants. Je peux le comprendre. Ce sera d'autant plus difficile que vous allez les braquer. Exemple vécu. Est-ce qu'il y a un enfant qui a envie d'écouter une histoire, une bonne histoire, pendant qu'il boit un verre de jus ?
Là, on change complètement le registre. C'est-à-dire qu'il y a une récompense immédiate, il va boire son verre de jus, pas trop envie là, ok d'accord, mais il y a une histoire, et ça, l'histoire, ça l'attire. L'important, c'est d'arriver à trouver une motivation qui soit suffisamment grande pour que ça dépasse l'inversion première qu'il pouvait y avoir pour les fruits, pour les légumes, pour le fait d'aller se coucher à une heure normale, ou que sais-je encore,
pour toute habitude qui va aller dans le sens d'un bien-être pour l'enfant. Trouvez un exemple. De la même manière, vous avez un plat de légumes que vous voulez servir à votre enfant.
Vous lui servez le plat de légumes et puis il dit... « Non, non, non, moi je veux des pâtes. Non, non, non, moi je veux des pommes de terre.
Pâtes, pommes de terre, pommes de terre, pâtes. Je ne veux pas ça, je veux des pommes de terre, je veux des pâtes. » Alors première possibilité, non, tu n'auras pas de pâtes et de pommes de terre ou non, tu n'en auras pas tant que tu n'auras pas mangé cette assiette de fruits et de légumes.
Donc menace, menace, menace. Autre possibilité, on lui sert une assiette de légumes. Je ne veux pas de légumes. Ah oui, mais cette assiette de légumes, c'est l'entrée. Et ensuite, une fois que tu as mangé ton entrée, il va y avoir un plat de pâtes comme tu les aimes vraiment.
On aura choisi des pâtes sans gluten par exemple, mais il va y avoir un plat de pâtes. Vous comprenez ? Il y a vraiment une motivation. Ce n'est pas simplement qu'on te met devant le plat de légumes, si on te donne une motivation supplémentaire.
Ce n'est pas, tu n'auras pas de pâtes, il faut que tu manges des légumes parce que c'est bon pour toi, mais plutôt, OK, là je te demande un petit effort, mais en même temps, regarde le plaisir qui va venir.
On fonctionne tous au plaisir. C'est valable aussi avec nos conjoints. Tous les discours stigmatisants, moralisants ne vont conduire qu'à une seule chose, c'est que votre mari ou votre femme va se jeter d'autant plus sur les chips, sur les poulets frites, simplement pour vous faire les pieds.
Pourquoi ? Parce que s'il est construit comme moi, je le suis. Si quelqu'un me dit, il ne faut pas que tu fasses ça, il ne faut pas que tu fasses ça en me faisant la morale, avoir envie de faire, c'est de faire exactement ce qu'il me dit de ne pas faire.
Parce que je ne supporte pas la coercition. Pourquoi ? Parce que la coercition est inhumaine, elle ne fait pas partie de notre programme de fonctionnement. On ne peut pas marcher à la coercition. C'est d'ailleurs ce qui explique l'échec de tous nos systèmes d'apprentissage qui sont basés sur la coercition, sur la punition et sur le fait d'imposer.
Tous nos systèmes de production et d'apprentissage sont d'une inefficacité assez colossale. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'on arrive à des résultats, mais imaginez le nombre d'années qu'il faut passer sur des bancs d'école assis à écouter le prêche de l'enseignant, alors que finalement on arriverait à des résultats bien plus grands si on se basait sur le plaisir et la motivation.
Allez d'abord chercher le plaisir et la motivation. Moi, c'est tout ce que j'ai appris aussi dans ce qui s'appelle le tag teaching, par exemple, j'en parle régulièrement, il y a une vidéo auquel je vous réfère, le tag teach, c'est aller de succès en succès.
Aller de plaisir en plaisir, en sachant qu'on n'amènera jamais une quelconque modification dans le comportement d'un autre, une modification profonde de son comportement, si ce n'est par le plaisir.
C'est d'ailleurs quelque chose qui est très peu connu et très peu utilisé dans la plupart des mouvements qui vont vers la santé. D'habitude, on pointe les choses qui ne vont pas. Ça, ça te rend malade...
Mais ce n'est pas ça que j'ai envie d'écouter. Moi, ce que j'ai envie d'écouter, c'est ça, ça va te faire du bien. Ça, mon gars, si tu bois ça le matin quand tu vas te réveiller, tu vas avoir les idées qui vont être beaucoup plus claires, tu vas avoir une peau qui va être beaucoup plus saine, tu seras beaucoup plus glamour, tu vas perdre ta graisse, tu vas être beaucoup plus rapide, tu vas avoir ta joie qui va s'ouvrir, tu vas avoir du bien-être qui va s'ouvrir.
Si tu en fais la base de ton repas, essaye simplement 2-3 jours à manger que des bananes et tu vas voir comment ta vie va changer. Ça, c'est positif. Ça, c'est un message de communication positif.
Et je pense d'ailleurs que trop souvent... Par exemple, je sais que souvent je suis en lutte avec des groupes végans qui pensent promouvoir l'alimentation végétale en montrant la torture qui est imposée aux animaux.
Je pense que c'est méconnaître le fonctionnement psychique profond humain et je pense que c'est contre-productif parce que ça va amener à se braquer. Je préfère, pour ma part, mettre en valeur toute la joie qu'il y a à se tourner vers une alimentation qui est massivement végétale, fruits, légumes, qui va nous apporter un état de bien-être, un état de joie, plutôt que d'essayer de stigmatiser exactement ce qui ne va pas.
Plus on bloque, plus on attire l'attention sur un problème, plus on crée une situation de crispation. Alors, pour tous les parents, pour tous les conjoints qui sont dans une situation de blocage dans la famille, la seule chose qu'il faudrait garder en vue, c'est quel plaisir on peut mettre en valeur pour motiver pour le changement.
Le plaisir peut être multiple. Par exemple, le repas du midi, c'est toujours pas de fromage, pas de fromage, pas de fromage. OK mon petit chéri, ça te dit qu'on aille s'amuser au parc tous les deux ?
On s'amuse au parc et on amène des bananes avec nous pour le repas. On va s'éclater, on va faire des agrés, on va courir dans la nature, on va se promener, on va faire un petit peu de canoë et on amène quelques fruits avec nous.
Ça te dit ? OK. Le repas c'est ça. Le repas est amené avec nous. C'est-à-dire que c'est un pack, il y a le plaisir d'aller se promener, le plaisir canoé, le plaisir ce qu'on veut, et il y a les fruits avec.
Ça c'est un pack, ce n'est pas dissociable, ce n'est pas on amène la pizza avec nous sur le canoé, non, c'est un pack les deux. Voilà ce que je te propose, tu le prends, tu ne le prends pas, c'est comme tu veux.
Et on va se retrouver avec l'autre dans la situation où il a vraiment envie. En même temps, ça veut dire qu'à midi il ne va pas manger ce truc. Oui d'accord, mais en même temps, le canoé, ou la balade, ou aller faire un peu d'escalade, ou aller se promener dans la garrigue, ou aller s'occuper d'animaux, que sais-je, un plaisir.
Et ce que j'aime bien dans cette démarche, c'est que ça nous oblige à nous intéresser à ce qui fait vraiment plaisir à l'autre. Non pas ce qui nous fait plaisir à nous, mais ce qui fait plaisir à l'autre.
Qu'est-ce qui fait plaisir à l'autre, et comment est-ce qu'on peut s'appuyer là-dessus pour faire aussi passer des choses auxquelles nous nous croyons et qui vont lui apporter un plaisir secondaire ? Simplement au début, le plaisir de manger des bananes, quand ça vient en rivalité avec le plaisir de manger un plat de pâtes, au début il a du mal.
Au bout d'un certain temps, il va goûter le plaisir qu'il y a, que ce soit votre conjoint ou vos enfants, ou votre conjointe. Il va goûter le plaisir qu'il y a à fonctionner comme ça.
Au bout de quelques jours, il va dire... « Ma peau s'est éclaircie, dans ma tête je me sens mieux, j'étais constipé, je ne suis plus constipé. » « Waouh !
Il y a quelque chose qui change. » « Hé, ton truc de malade, c'est... » Oui, mais d'accord, il fallait bien démarrer. Et pour démarrer, ça oblige à s'intéresser au plaisir de l'autre, à la motivation de l'autre.
C'est une stratégie de la motivation par le plaisir. Vous allez me dire que tout ça c'est simple, en fait c'est carotte et bâton. C'est marcher à la carotte. Bien sûr que c'est marcher à la carotte.
Et qu'est-ce qui d'autre nous fait avancer si ce n'est la carotte ? Qu'est-ce qui d'autre me fait me faire un jus si ce n'est la carotte ? La carotte du plaisir ? La carotte des bienfaits pour la santé ?
Quelle qu'il soit, qu'est-ce qui nous fait avancer sinon la carotte ? Nous sommes des êtres de motivation par le plaisir, par la joie. Et c'est ce qu'on a complètement oublié.
Alors quand on parle de réforme alimentaire, il serait temps de commencer à mettre du plaisir, de la légèreté, et non pas de la culpabilisation, de la stigmatisation, de l'insulte et du mépris pour ceux qui n'y arrivent pas, pour ceux qui n'y sont pas encore parvenus.
Parce que pour moi, c'est méconnaître le fonctionnement psychique humain au plus profond. Pour ceux qui s'intéressent un petit peu aux psychologies cognitives, il y a beaucoup de travail qui a été fait, même pour le dressage des animaux par exemple.
Toutes ces psychologies cognitives nous montrent que tout dressage qui est fait par la coercition, par la menace, par le sévice, par l'imposition... Et Dieu sait qu'avec les animaux, si on n'y prend pas garde, on peut se permettre une violence inouïe, qu'on ne se permettrait même pas avec nos enfants ou nos proches.
Eh bien, ça ne marche pas. Ça amène à des animaux qui vont avoir un comportement dévitement, qui vont essayer de contourner la consigne mais qui au final n'auront aucun changement profond en eux.
Pour amener des changements profonds, il n'y a que la pédagogie de la joie, de la motivation et du plaisir. Il est temps de passer à une pédagogie de la joie, de la motivation et du plaisir.
Et de commencer simplement à dire aux gens, non pas que telle chose, telle chose, telle chose les rend malades, mais que telle chose, telle chose, telle chose vont leur changer radicalement la vie.
J'avais fait une vidéo qui s'appelait 30 minutes pour changer une vie. 30 minutes pour changer une vie, c'est surtout dire mais essayez ! Ce n'est pas parce qu'on vous a dit que ce n'était pas possible qu'il ne faut pas essayer.
On t'a dit que ce n'était pas possible, on t'a dit que tel truc ne se guérissait pas, on t'a dit que telle maladie était génétique. Oui, mais simplement essaye. Parce que c'est bien joli de te dire qu'elle est génétique, et alors ?
Ça te fait quoi ? On t'a dit qu'elle était génétique et tu es bloqué là ? On te laisse en plan ? Ah ouais ? Et après, moi, qu'est-ce que je fais avec ça ?
Moi, je préfère un discours qui te dit... Et la génétique, elle est pigénétique. On sait que moins de 3 % de notre ADN est utilisé, 97 % est laissé en suspens et qu'il ne demande qu'à être réactivé par nos choix de vie, par notre orientation d'esprit, par nos pensées.
Et que tout ça, ça demande à être mobilisé par les facteurs épigénétiques de notre environnement, la façon dont on se nourrit physiquement, la façon dont on se nourrit spirituellement et émotionnellement, le cadre dans lequel on vit, l'exercice physique que l'on va se donner, et bien tout ça, ça va conditionner l'évolution.
Et c'est ça qu'il faut permettre à l'autre de toucher. Et pour le toucher, le motiver par la joie. Alors je vous souhaite une bonne régénération. Je vous souhaite surtout d'accéder aussi à une forme de régénération de notre rapport à autrui, qu'il ne soit plus fait de menaces, qu'il ne soit plus fait de coercition, qu'il ne soit plus fait de culpabilité, mais qu'il soit fait de joie, de pure joie à transmettre ce message qui nous a sauvé la vie et qui peut changer
la vie de l'autre. simplement elle lui changera la vie, à condition aussi qu'on change de moyen de le transmettre.
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