Pascal Mancini : sprint, jeûne, repos et fruits, l'équation gagnante ?
Pascal Mancini, champion suisse du 100 mètres en 2014 et membre du relais 4×100 m de l’équipe nationale, vient exposer ses doutes sur les recommandations nutritionnelles qu’il a reçues : pâtes, lait, fruits conventionnels, sans aucune mention des pesticides ni de la qualité réelle des aliments. Les conseils des nutritionnistes sportifs qu’il a consultés lui ont laissé un sentiment de ballonnements et de malaise, et c’est ce décalage entre les prescriptions officielles et son ressenti physique qui l’amène à chercher autre chose.
Thierry introduit la notion de capital surrénalien : les glandes surrénales produisent l’adrénaline qui propulse le cœur et alimente le cerveau, mais cette capacité n’est pas illimitée. Quand le volume d’entraînement dépasse les capacités de récupération, le résultat n’est pas seulement de la fatigue physique, c’est aussi la démotivation, les questions existentielles en plein entraînement, la difficulté à se lever le matin. Pascal confirme avoir traversé exactement cela durant l’hiver 2015-2016. Thierry pose alors trois leviers de régénération concrets : le repos suffisant, l’exposition au soleil et le massage, ce dernier étant présenté comme le meilleur outil disponible pour faire baisser le cortisol et relancer l’ocytocine.
Le cœur de l’échange porte sur l’énergie de digestion et ce qu’elle coûte réellement à un athlète. Thierry avance que la digestion peut mobiliser jusqu’à 70 % de l’énergie d’un individu, et que manger des protéines complexes ou des glucides lents juste avant l’effort revient à détourner une part massive du carburant disponible. Pascal raconte lui-même avoir expérimenté trois à quatre jours de jeûne tout en continuant à s’entraîner, avec une baisse de performance estimée à 10 % seulement au troisième jour. Thierry précise la logique : un jeûne court, de une demi-journée à une journée, libère l’énergie digestive sans déclencher les processus de nettoyage profond qui, eux, consomment autant d’énergie qu’ils en libèrent.
Sur le plan alimentaire, Thierry détaille une formule pratique pour les sportifs : des jus de légumes et de fruits frais, en bio, à base de betterave, orange, curcuma et céleri branche. Ces aliments apportent des sucres simples directement assimilables, des minéraux et des antioxydants sans coût digestif, ce qui en fait selon lui une meilleure option pré-compétition que les pâtes. Il insiste aussi sur la vacuité nutritionnelle des aliments industriels pasteurisés et stérilisés, et propose une transition progressive : ne rien retirer dans un premier temps, mais ajouter des jus à l’alimentation existante pour observer les effets avant d’aller plus loin.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Présentation de Pascal et ses doutes nutritionnelsPascal Mancini se présente et décrit les conseils des nutritionnistes suisses qu’il a suivis, sans résultat convaincant.
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3:11Dépression et surmenage chez les athlètes de haut niveauPascal évoque six mois de difficultés intenses en 2015-2016, et Thierry explique le mécanisme des glandes surrénales derrière ces états.
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6:43Repos, soleil et massage comme outils de récupérationThierry présente trois leviers concrets pour sortir du surmenage, dont le massage comme régulateur du stress via l’ocytocine.
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9:36Moins d’entraînement, de meilleurs recordsPascal explique comment il a battu tous ses records en réduisant le volume d’entraînement et en supprimant les séances à l’acide lactique.
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12:49La digestion consomme jusqu’à 70 % de l’énergieThierry chiffre le coût énergétique de la digestion et pose la question de ce que le jeûne pourrait libérer pour la performance explosive.
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19:12Jeûne court et performance : comment calibrerThierry distingue le jeûne court qui libère de l’énergie digestive du jeûne long qui déclenche un nettoyage coûteux en énergie.
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22:24Protocole jeûne avant compétitionThierry propose une stratégie concrète : une journée de jeûne deux à trois jours avant l’épreuve, à valider d’abord sur des compétitions sans enjeu.
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25:35Jus betterave, orange, curcuma : la bombe minéraleThierry détaille la composition d’un jus pré-entraînement riche en sucres simples et en minéraux, sans coût digestif pour l’athlète.
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28:48Bio, aliments vivants et nutrition réelleThierry explique pourquoi les pesticides et les aliments pasteurisés appauvrissent les performances, et propose de commencer par ajouter sans retirer.
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35:11Synthèse : repos, fruits, jus et transition progressiveThierry résume les recommandations pratiques pour Pascal et insiste sur la progressivité pour ne pas déclencher un nettoyage trop brutal.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Salut Pascal, pour te présenter, tu as été champion de Suisse de 100 mètres en 2014, tu es spécialiste du 60 mètres sprint, plutôt du genre explosif, tu cours le relais 400 mètres en équipe suisse.
Tu me disais d'ailleurs que cette année vous avez des objectifs olympiques assez importants, Europe et ainsi de suite. Donc tu es un sprinter. Je te remercie d'être venu jusqu'ici. Quand on préparait cette vidéo, tu me disais qu'il y avait des choses que tu avais envie de faire évoluer dans ton entraînement et tu me parlais particulièrement des recommandations des nutritionnistes qui ne paraissent pas toujours évidentes. Peux-tu m'en parler un C'est vrai que je suis allé voir des docteurs en nutrition,
vraiment des spécialistes le top du top en Suisse, et à chaque fois je suis ressorti, c'était vraiment basique quoi, boire un verre de lait tous les jours, manger beaucoup de pâtes, manger des pommes, enfin des fruits comme ça, mais ils ne parlent même pas de pesticides, ou est-ce que la comme il faut aller la chercher plutôt bio, où est-ce qu'on trouve les vitamines.
Donc j'étais vraiment chaque fois dessus et j'essayais chaque fois de suivre quand même leur programme. Mais au bout de quelques temps je me sentais mal, j'avais le ventre ballonné, enfin voilà, ça ne marchait pas.
Donc je sens que la vérité est ailleurs et quand je suis tombé sur tes vidéos au début, bon je t'ai pris un peu pour un fou comme souvent. et ensuite je me suis dit ah c'est vrai que ça me parlait et j'ai pu essayer, j'ai commencé un peu à faire quelques un de tes conseils avec les jus mais j'en suis vraiment au stade initial mais ça ça déjà fait un bon effet en fait.
Tu me disais que chez les sportifs, en tout cas moi de ce que je tu me confirmeras si c'est le cas, les difficultés principales, c'est à la fois les blessures qui sont un gros enjeu, puisque tu me disais qu'une carrière de sportif, des fois ça se joue sur une seule épreuve, donc tu t'entraînes toute une année, puis si tu es blessé le jour de l'épreuve, c'est catastrophique, donc les blessures, les déchirures, les choses comme ça, et puis on parlait aussi de l'épuisement, des fluctuations de l'humeur,
tu me disais qu'il y avait beaucoup de sportifs qui derrière les coulisses finalement vivaient des choses difficiles. Ouais exactement. Moi en tout cas je connais tous les athlètes au niveau suisse que je connais, au haut niveau, ils sont tous en stress constamment.
Ils sont anxieux parce que voilà parfois il y a un petit bobo ou parfois ils ne sont pas en top de la forme ou même quand on est en forme mais il y a la compétition qui approche, ça crée beaucoup d'anxiété et c'est C'est vrai qu'à la télévision on sourit, tout va bien, mais tout le reste de l'année c'est difficile.
Oui, tu parles de dépression, même chez les athlètes de très haut niveau. Oui, beaucoup, ça s'est vraiment généralisé dans le sport de haut niveau, et je pense que c'est important d'en parler parce que très peu ont des solutions à ces problèmes.
et moi-même, j'étais tout l'hiver 2015-2016 vraiment très mal durant 6 mois. J'avais vraiment des difficultés à m'entraîner, à me lever le matin. Donc, je viens vers toi pour essayer de résoudre ces divers problèmes.
– Oui, avec les petits conseils que je pourrais donner, on peut commencer par ça si tu veux, parce que moi c'est un problème que je trouve vraiment crucial. Pour qu'un être humain fonctionne bien, il faut que le sang qui apporte l'oxygène, qui apporte les aliments, parce que si tu manges les aliments, il faut qu'ils arrivent à atteindre toutes tes cellules, toutes tes neurones, et ainsi de suite, il faut que ça soit propulsé par le cœur.
Le cœur fonctionne parce qu'il est éliminé par une organe qu'on appelle l'adrénaline. Cette adrénaline est produite par deux petites glandes qui se situent au-dessus du terrain, qu'on appelle les glandes surrénales. Et le problème, c'est que l'adrénaline, on la produit, mais on n'a pas une capacité illimitée à la produire.
C'est un peu comme un compte en banque, si tu as de fortes dépenses, tu as besoin d'avoir de fortes rentrées. Si tu mènes la grande vie, tu fais cracher la carte bleue, tu vas avoir besoin d'avoir un salaire qui est en rapport.
Toi, dans les épreuves que tu fais, particulièrement, tu fais du 60 mètres, du 100 mètres, ce n'est pas du fond ou du demi-fond, c'est vraiment un effort d'une brutalité extrême. C'est-à-dire qu'en peu de temps, c'est un peu comme les dragsters en voiture, les voitures qui font de l'accélération sur 500 mètres, elles doivent avoir une puissance colossale parce qu'en très peu de temps elles doivent avoir l'accélération maximale.
Donc toi quand tu fais une épreuve comme ça, tu vas demander une sollicitation à tout ton système qui produit cette adrénaline qui va être colossale. Donc ton corps peut le fournir, mais en regard de ça, il faut que ça soit compensé par un temps de repos, de restauration, de relaxation, moi souvent je parle du sommeil, du massage et du soleil, comme les agents pour régénérer tout ça, qui sont en rapport.
Alors, si tu ajoutes l'intensité de l'épreuve, la pression qui est mise sur les sportifs, à savoir qu'il y a les sponsors qui attendent, tu vas tout jouer sur une seule épreuve, tu vas jouer quasiment toute ta saison. Si tu ajoutes le surentraînement, souvent, ce qui fait que tous les jours tu t'entraînes énormément. Si tu rajoutes en plus toi, tu m'as dit que tu étais étudiant.
La pression en tant qu'étudiant, tout ça fait que tu as des fortes dépenses au niveau nerveux et tu n'as pas les rentrées qui sont adéquates. Et quand on parle de dépression, sur le plan clinique, la dépression c'est un défaut d'apport de sang au niveau du cerveau, tout simplement. Tu es déprimé, tu as des troubles de la personnalité, tu as des troubles de l'humeur simplement parce que tu n'as pas de sang qui arrive au cerveau. Donc ça ne peut pas fonctionner de manière correcte.
Et ça, c'est simplement lié à un état de fatigue. Et je crois que trop souvent, les sportifs ne s'en rendent pas compte. C'est-à-dire que d'un seul coup, ils s'entraînent, ils s'entraînent, et puis en plein milieu d'un entraînement, même des fois avant l'épreuve, d'un seul coup, ils commencent à se poser des tas de questions sur ce qu'ils font, ils n'ont plus trop le goût.
Tu vois, tu me dis... – Moi, j'ai eu ça souvent. – On ne se lève pas le matin, on se demande même pourquoi on fait ça. Ça, c'est simplement parce que ton cerveau n'est pas alimenté.
Et c'est juste, entre guillemets, une question de volume d'entraînement et de pression que subissent les gens. Et là, la solution n'est pas compliquée, elle n'est pas simple non plus.
Il faut avoir un volume de repos qui soit suffisant. Tu ne peux pas tirer sur la machine sans lui accorder un repos nécessaire et suffisant et il n'y aura pas de palliatif, il n'y a pas de pilule. Je dirais même qu'il n'y a pas de jus miracle pour compenser ça, on va en parler après de l'alimentation.
Mais il n'y a pas de pisaler, il n'y a pas de remplaçant simplement au fait de se reposer. J'estime aussi que le soleil, l'exposition au soleil est très important pour se régénérer à ce niveau-là.
Et le massage pour moi est aussi un outil extraordinaire parce que quand tu parles de stress, le massage est certainement le meilleur moyen de faire diminuer le stress, d'amener la production d'une hormone qu'on appelle l'ocytocine qui est capable vraiment de faire rentrer le système dans une boucle vertueuse de relaxation.
Et avec ces trois choses-là, en rapport avec les dépenses, C'est-à-dire que si toi t'es un sprinter qui fait des études et qui court championnat d'Europe, championnat de Suisse et ainsi de suite, donc avec énorme pression, tu vas avoir besoin en regard d'avoir une restauration avec suffisamment de sommeil, suffisamment de massage, suffisamment d'exposition au soleil, alors qu'une personne par exemple qui fait juste un peu d'entraînement pour les compétitions du dimanche,
qui ne fait pas d'études et qui n'a aucun objectif, lui va avoir des dépenses qui seront bien moindres. Donc, quelque part, tu as une super performance, donc on a besoin de super restauration. Et ça, je pense que dans les entraînements, ce n'est pas assez pris en compte.
Je ne sais pas si on en parle régulièrement dans les entraînements. – Je pense que moi, en fait, avant, je m'entraînais avec un coach, j'ai eu déjà plusieurs coachs, mais à chaque fois, c'était souvent le surentraînement.
Et ça, j'ai senti, ensuite, j'ai trouvé un coach qui m'a dit, qui a vu mon programme, ce que je faisais avant, il a dit là tu t'entraînes trop et moi je vais un peu rire au nez parce que je me suis dit mais non c'est pas beaucoup je m'entraîne 6 fois par semaine et certains font 12 entraînements par semaine moi je suis le qu'il y a 6 mais il m'a dit non c'est vraiment trop par rapport à ta morphologie comment tu fonctionnes etc certains peuvent supporter plus mais moi comme je suis très explosif je donne tout
très vite toute l'énergie et ensuite il me faut du temps quoi pour récupérer. Donc ensuite, je me suis coaché moi-même, j'ai fait mes propres entraînements selon mes sensations et sans faire des plans sur des mois et des mois, mais vraiment un peu presque le jour le jour.
Et comme ça, j'ai pu tenir plus longtemps et j'ai battu tous mes records de cette manière-là. Donc en réduisant vraiment beaucoup, je m'entraîne au niveau de la dépense énergétique. Je pense que j'utilise deux fois moins d'énergie à l'entraînement que n'importe quel autre athlète de mon niveau.
Par contre, je fais des exercices peut-être plus spécifiques pour moi, pour la technique, ou aussi du stretching, des choses comme ça, qui ne sont pas très fatigantes, alors que d'autres ils se tapent des séries de 200 mètres à fond avec l'acide lactique dans les jambes, ils vomissent à la fin des courses.
Moi je n'ai pas vomi depuis des années, alors qu'avant avec certains coachs c'était habituel. Une fois, deux fois par mois en tout cas, on finissait l'entraînement à vomir au bord de la piste, et voilà j'ai battu tous mes records depuis que je fais moins d'efforts en fait, donc ça va dans ce sens-là.
Après je pense que souvent la surcharge elle est aussi au niveau de la pression psychique, psychologique. Pression des sponsors, pression des entraîneurs, pression de tout entourage. Mais il faut bien comprendre que surtout dans des épreuves explosives comme la tienne, tu as besoin pour que le jour de l'épreuve tu puisses performer, tu as besoin de capitaliser, un peu comme un ressort qu'on met en pression, il faut vraiment prendre le soin de le mettre bien en pression.
Et quelque part, ça peut paraître paradoxal, mais je pense que tu gagneras d'autant plus de performance en te reposant. C'est-à-dire, il ne s'agit pas de... c'est clair que si tu passes ta saison dans un canapé, il y a un moment où tu vas atteindre la limite, c'est évident. Mais je pense qu'on n'imagine pas à quel point on peut augmenter ses performances simplement en augmentant la part de repos dans l'entraînement chez les sportifs.
Effectivement, on est dans un modèle et dans un monde volontariste. Il faut y aller, tu veux, tu peux, et puis plus c'est mieux, plus c'est mieux, plus c'est mieux.
D'ailleurs, dans le monde du travail, c'est ce qu'on te dit, parce qu'on veut t'exploiter et on veut que tu donnes, tu donnes, tu donnes. En réalité, pour le corps, c'est faux et il faut que tout soit en balance, en permanence. Et au niveau du système nerveux, cette balance est hyper importante.
On remet un monde dans lequel, au contraire, on pressurise les gens. On les prend, on les essore, on les tord, la société productive les tord, les tord, puis une fois qu'ils sont complètement essorés, on les prend et il y en a un autre qui arrive derrière.
Et au niveau des sportifs, c'est pareil, c'est pareil. — Les coachs font la même chose avec les sportifs aussi. Ils en prennent, ils prennent des talents, ils les essorent, ils font tout ce qu'ils peuvent.
Il y a des résultats, mais ensuite, c'est souvent les blessures. Oui, et puis quand toi tu es fini, il en trouve un autre, il continue. Toi par contre, après tu te retrouves, tu as été essoré, et si tu passes en état d'épuisement chronique, ce qu'on appelle le burn-out, alors à ce moment-là tu vas te retrouver déprimé de façon chronique, impossibilité de te lever le matin, tu vas commencer à avoir des troubles digestifs, des fluctuations de l'humeur.
Mais ça, de toute façon les sponsors et le coach sont passés sur un autre jeûne. Je trouve qu'il y a quelque chose d'assez cannibale dans cette approche-là, d'ailleurs de toute notre société, dans laquelle on prend des gens, on les mange littéralement ou en tout cas on les fait manger puis après on les jette radicalement. Donc il me semble qu'effectivement c'est une part importante de l'entraînement. Et au niveau de l'entraînement et de cette énergie, il y a une chose aussi qui est trop peu connue, c'est que quand les coachs ou les
nutritionnistes te parlent d'entraînement, l'énergie que tu vas pouvoir dépenser pour faire ton épreuve, si elle est utilisée pour autre chose, elle ne sera pas disponible pour l'activité motrice. et il y a des postes de dépenses dans le corps de l'énergie qui sont extrêmement importants, c'est en premier lieu la digestion.
La digestion peut prendre 70 % de l'énergie d'un individu. Et on n'imagine pas à quel point aussi, en allégeant la charge alimentaire, calorique, je ne dis pas de sous-manger, mais en tout cas particulièrement pour les jours d'épreuves, les jours d'entraînement, imaginez par exemple faire une compétition en étant en jeûne, ça pourrait paraître délirant.
Et en même temps, je pense que si tu considères que 70 % de ton énergie peut être prise pour la digestion, tu te dis que si tu récupères ces 70 % ou même ces 50 % pour l'explosion, à ce moment-là tu vas faire des performances colossales. Et je pense que ça aussi c'est quelque chose qui est complètement négligé dans le sport, et particulièrement le sport de haute intensité.
C'est-à-dire qu'on ne prend pas la mesure de l'énergie qui est nécessaire pour la digestion, surtout quand les gens mangent des produits extrêmement complexes, c'est le moment de transformer pour lesquels on n'est pas adapté pour la digestion, et finalement à quel point ils grèvent leur potentiel d'énergie en dépensant leur énergie pour rien.
C'est pour ça que moi, on en parlait juste avant la vidéo, je suis vraiment un partisan de la pratique du jeûne pour les sportifs. J'imagine que ce n'est pas quelque chose qui est très répandu dans ta...
— Non, alors je n'ai jamais entendu ça. — Alors qu'en sport, en musculation, on parle de plus en plus de ce qu'on appelle le jeûne intermittent. Ça consiste par exemple à ne pas manger avant midi. Et on peut avoir l'impression que ça va à l'encontre de tous les dogmes.
On te dit toujours qu'il faut manger comme un roi le matin, à midi il faut manger moyen et le soir il faut moins. En même temps, en faisant ça finalement, ton corps est en perpétuel, en tout cas tout le long de la journée, en permanence il est en train de digérer, donc de dépenser de l'énergie pour ça.
Cette énergie qui est utilisée pour la digestion, elle n'est pas utilisée pour l'activité motrice et l'entraînement, et elle n'est pas utilisée non plus pour les opérations de nettoyage dans ton corps. Ce dont on s'en rend compte, c'est que tous les nutritionnistes te parlent de ce que tu mets dans ta bouche en permanence, mais en fait ce que tu mets dans ta bouche, ça n'a rien à voir avec ce qui va arriver au niveau de tes cellules.
Si tu ne digères pas et si tu n'assimiles pas, ça rentre par ta bouche, ça circule tout le long de ton système digestif et ça part dans les toilettes. Autant dire que c'est peine perdue. Et on se rend compte qu'en réduisant le nombre de prises alimentaires, ton corps a plus la capacité de produire des enzymes digestifs, a plus la capacité de produire de l'acide chlorhydrique pour la digestion et donc de mieux assimiler ton alimentation.
Et au final, tu deviens une machine avec un meilleur rendement. D'ailleurs, en arrivant, vous m'avez apporté le livre d'Arnaud Lerrette, Tu me l'as offert, mais je vais te l'offrir en regard.
Il y a Contre-culture qui réédite ce livre sur le jeûne, santé et guérison par le jeûne. Et je pense que c'est vraiment excellent de promouvoir cette approche-là parce que le jeûne est certainement pour les sportifs avec le repos.
Ce qui est marrant c'est que c'est juste antinomique. Tu penses au sport, tu penses au entraînement, et tu penses manger. Thierry Leclerc Les protéines à fond. — Ouais, mais ça fatigue ça, c'est vrai. — Pour digérer des protéines, y compris des protéines complexes, ça demande énormément d'énergie au corps.
Et là, il n'est pas question de faire l'apologie de l'anorexie. Je veux dire, ça serait délirant. Il faut une quantité de nourriture suffisante. Mais la question, c'est la qualité de la nourriture, et ça on va en parler, et c'est la fréquence avec laquelle tu vas la prendre.
C'est-à-dire que si tu manges en permanence, en permanence tu sollicites ton corps pour de la digestion, et toutes les autres opérations qui sont nécessaires, Tu me parles par exemple de prendre du muscle après l'entraînement.
Pour construire du muscle, il faut de l'énergie au corps pour reconstruire après l'entraînement. Si cette énergie-là est prise par de la digestion de produits complexes, c'est autant d'énergie qui n'est pas disponible pour le corps.
Alors, j'ai envie de dire que mon meilleur conseil pour les sportifs, c'est en plus de la qualité de la nourriture, c'est là où il y a surentraînement et surnourrissement, de commencer à penser en termes de repos et de jeûne.
C'est radicalement différent, et en même temps, je pense et j'ai pas mal de témoignages qui peuvent vraiment témoigner que c'est d'une efficacité redoutable. Souvent j'ai l'impression que les sportifs arrivent à de bonnes performances mais en déployant des efforts colossaux, vraiment colossaux, et que le rapport entre l'énergie investie, l'intensité de ce qui est investi et le retour sur investissement est relativement faible.
Et je pense vraiment qu'avec une approche qui inclut vraiment ces temps de repos et cette approche du jeûne intermittent, je ne te dis pas de jeûner pendant des jours et des jours puis d'aller courir à 100 mètres, ça peut être compliqué, mais de par contre avoir ces temps de repos sur la journée pour le corps, et en particulier le matin, souvent on dit que c'est vraiment le meilleur temps pour le corps, et même de placer des entraînements dans ces périodes-là, de voir que, à la fois,
ta récupération va être améliorée, ton entraînement va être plus facile parce que toute l'énergie que tu dépensais pour la digestion, là, elle sera disponible pour l'entraînement. Considérer aussi, et ça, ça a été prouvé par de multiples études scientifiques, que le meilleur moyen, à part le sommeil, de booster la production d'hormones de croissance, c'est le jeûne.
Or, pour faire du muscle, pour avoir des bras comme tu les as, il faut pas mal d'hormones de croissance. Il y a pas mal de sportifs qui en consomment. Thierry Lecce C'est le dopage principal, oui. Thierry Lecce C'est le dopage principal dans ton milieu aussi, j'imagine. Thierry Lecce Oui, exactement. Thierry Lecce Il y a un moyen de se doper sans être drogué, on va dire d'une certaine manière.
Le jeûne, c'est le meilleur moyen de booster la production d'hormones de croissance. Et avec ces deux paramètres, je pense que vraiment c'est un moyen d'améliorer l'efficacité de la performance et surtout de durer sur long terme parce que j'ai l'impression aussi qu'il y a beaucoup de sportifs les théorites et puis très rapidement ils vont tomber et ça c'est un des paramètres je pense qui est vraiment à considérer.
C'est des choses qui pourraient t'épargner. Ça me parle, j'ai commencé à regarder tes vidéos, j'avais essayé de faire 3-4 jours de jeûne en buvant des jus et j'étais étonné en fait parce que je suis allé à l'entraînement. c'était pas pour moi mais après comme disait l'inscriptionniste c'était impossible, si je mangeais pas un plat de pâtes 3h avant l'entraînement ça allait pas alors que là franchement j'ai fait 3-4 jours je me suis entraîné, le dernier jour je commençais à fatiguer
un peu mais pas plus que ça en fait très léger, peut-être que mes performances étaient 10 % moins bonnes le troisième jour après j'étais pas habitué et puis j'ai fait ça un peu à n'importe comment quoi. Thierry Leclerc La question d'habituation est très intéressante parce que ce que l'on pense encore c'est que le corps, si par exemple tu fais un petit jeûne d'une demi-journée ou d'une journée, là il y a de l'énergie qui ne va pas être prise pour la digestion, donc toute cette énergie est disponible pour exploser. Par contre,
si tu commences à jeûner 2-3 jours, au bout de 3 jours le corps il entend qu'il y a de l'énergie disponible. Qu'est-ce qu'il fait ? En plus de l'énergie d'autrui, là il va commencer à nettoyer.
Et s'il commence à nettoyer, et si tu as beaucoup de nettoyage à faire, ça va prendre beaucoup d'énergie. Donc, dans les premiers temps, si tu fais des jeûnes un peu longs, ça ne va pas être adéquat avec la performance.
Donc, tu peux choisir de partir dans les jeûnes longs, mais à ce moment-là, tu te dis que cette année-là, je ne fais pas de performance. Tu peux aussi te dire que tu veux continuer tes performances, à ce moment-là, tu ne rentres pas dans les processus de jeûne long, juste tu récupères l'énergie de digestion qui avant a été dépensée dans beaucoup de digestion, et ton corps ne rentre pas dans des phases de nettoyage maximal où tu réserves ces phases-là pour des périodes où tu
t'entraînes moins intensément, après les compétitions. Y a deux périodes dans l'année où je peux faire une, deux, trois semaines de pause. Dans ces moments-là, là que tu toques 3 détends de jeûne, mais là tu te dis je ne m'étonne pas que mon corps rentre dans un processus de nettoyage, donc comme il rentre dans un processus de nettoyage, le nettoyage ça demande énormément d'énergie.
À ce moment-là, au niveau physique, je flippe pas, si au niveau performance, ce n'est pas ça. Je ne m'inquiète pas si j'ai des petits moments d'hypotension un petit peu, et que je me sens un peu plus flappy et ainsi de suite.
Le problème, c'est que tous ces signes de nettoyage, on nous a appris à les interpréter de façon négative. Quand tu as le nez qui coule, c'est quelque chose de mal. C'est simplement, j'ai tendance à dire, quand tu vis dans un environnement qui est globalement archi-pollué, air, eau, alimentation, relations humaines aussi, d'une violence inouïe, pression que tu subis, je trouve que c'est plutôt bon signe d'avoir un signe qui fait que tu rejettes à l'extérieur ce que tu as avalé d'une certaine manière. Tu sais,
c'est un peu comme quand on dit quand quelqu'un prend des coups, s'il peut extérioriser, le traumatisme psychique sera moindre que si le mec s'avale des coups et puis il la ferme, il ne peut pas la sortir.
Donc, faire du symptôme dans un monde qui est globalement toxique, je trouve ça extrêmement positif. Et je ne sais pas si tu remarques, on est quand même une société où tout doit être plat et tiède, il ne faut pas faire de symptômes, que ce soit au niveau physique ou au niveau psychologique. Dès que quelqu'un commence à ouvrir dans sa bouche, tu l'as payé cher aussi, tu t'es affiché avec des convictions, quand quelqu'un commence à l'ouvrir, tout de suite on essaye de le niveler et
on l'ignore complètement. Donc quand tu vas faire du jeûne, si tu vas faire des jeûnes de plus d'un jour ou deux, il est certain que tu vas faire du symptôme. Mais ça, ce sera bon signe, c'est-à-dire que tu seras en train de sortir tout ce qui dans notre monde t'aura pu te polluer.
Mais par contre, en termes de performance, si tu te contentes de faire une demi-journée, voire une journée de jeûne, là tu vas juste récupérer cette énergie-là qui va être disponible de l'hormone de croissance pour la performance physique. — Ok.
Donc pareil, si j'ai une compétition le samedi par exemple, est-ce que toi tu as des conseils par rapport à un jeûne ? — Moi j'imagine par exemple que... alors je ne sais pas, moi je me dis que c'est toujours à chacun de s'étalonner. — Oui.
je n'ai pas encore vraiment d'expérience avec le côté explosif comme le tien. Mais je ne suis pas loin de penser que peut-être même faire une épreuve, tu vois si tu as une épreuve le matin, le faire en étant en jeûne pourrait être intéressant, mais avant ça il faudrait le valider, c'est-à-dire le valider sur des petites compétitions dans lesquelles il n'y a pas trop d'enjeux parce que chaque personne réagit de façon différente, mais ça pourrait valoir le coup de le valider.
Par contre moi ce que je pense c'est que les jours précédents, te ménager au moins la demi-journée de jeûne tranquillement, voire je dirais 2-3 jours avant te faire une pleine journée où tu ne manges pas, puis tu ne manges que le soir par exemple, ça par contre ça n'aura pas d'impact sur ta performance en termes négatifs, et par contre ça va offrir ce temps de repos à ton corps.
De toute façon juste avant l'épreuve pour moi il n'est pas temps de se surentraîner, il est temps de capitaliser, de commencer à tendre le ressort de manière à ce que ensuite ça puisse exploser. C'est intéressant. Après, il y a un autre paramètre, puisqu'on parle souvent de blessures chez les sportifs, c'est que quand un nutritionniste parle, il va parler de glucides, de lipides et de protéines, c'est important, c'est intéressant, mais il y a un truc qui passe complètement sous silence,
c'est les minéraux, les vitamines, les antioxydants. Et notre alimentation moderne qui est extrêmement cuite, extrêmement transformée, extrêmement industrialisée, globalement elle est caractérisée par la disparition de ce qu'on appelle les micronutriments.
Quand tu me parles de déchirure par exemple, les tissus et la fibre musculaire sont faits d'un espèce de maillage de minéraux. Et le meilleur moyen d'éviter les déchirures, c'est au quotidien de balancer une grande quantité de minéraux et de capitaliser des minéraux dans le corps qui vont permettre que tes tissus soient comme ça, costauds et solides.
Et je pense aussi qu'un gros travers de la nutrition chez les sportifs, c'est qu'elles focalisent sur les lipides glucides protéines qui sont très importants, mais qu'à côté il y a ces fameux micro-nutriments qui sont ultra importants, au moins aussi importants, et qui sont complètement passés sous silence.
C'est pour ça que tu me disais que tu avais commencé avec les jus. C'est vrai que moi les jus de légumes par exemple, pour moi, pour un sportif particulièrement, c'est un super moyen d'apporter des nutriments, et d'ailleurs au début sans toucher à son régime alimentaire, sans te dire tu vas tout bouleverser, non, tu ne bouleverses rien, tu continues sur ce que tu fais, simplement avant chaque repas, tu prends un grand verre de jus de légumes, tous les légumes, mais en plus quand je pense à tes époques,
tu me demandais une petite recette. Tu vois, il y a un légume comme la betterave, la betterave rouge, c'est connu pour très bien oxygéner le sang, il y en a qui disent que c'est un anabolisant naturel. Donc anabolisant, ce qu'on cherche tous, c'est construire de la masse, construire de la force.
Le jus de betterave par exemple, tu prends un jus avec de la betterave, de l'orange, qui contient beaucoup de vitamine C, des sucres disponibles. Là, on parle vraiment de sucres qui ne demandent pas de digestion.
Quand tu parles de pâtes par exemple, tu parles de sucre complexe. Le corps, ces sucres complexes, il va falloir qu'il les décompose en sucre simple pour pouvoir les assimiler, ça lui demande du boulot.
Quand tu prends une orange, c'est des sucres simples, le corps n'a zéro boulot, zéro étape digestive, donc autant d'énergie qui est disponible pour le reste.
Tu te fais un jus betterave, orange, curcuma par exemple, puis tu mets peut-être un petit peu de céleri branche qui est ultra minéralisant, là tu as un jus, c'est une bombe minérale, ça va t'oxygéner le sang, ça va favoriser la reconstruction musculaire, ça va favoriser la construction de toute ta masse tendineuse musculaire, et ça c'est ta meilleure assurance contre le claquage. Et je pense que si tous les sportifs se mettaient comme ça à inclure une bonne quantité de légumes sous forme
de jus. Alors, je parle sous forme de jus parce que c'est facile à prendre, c'est rapide, puis tu peux même t'en faire une petite bouteille, tu l'amènes à l'entraînement, et en cours d'entraînement, tu bois parce que ça fait du liquide, tu te réhydrates, mais tu te réhydrates avec des minéraux.
Et les mecs, ils te vendent des boissons isotoniques dans lesquelles il y a un sucre qui vient de je ne sais pas où, des minéraux qui ont été synthétisés dans des usines de fabrication de produits chimiques qui n'ont rien de naturel.
Là, moi je te propose simplement d'aller te booster, d'aller te doper littéralement, mais juste avec des produits naturels chargés de micronutriments. Et là aussi, tu vois, ça peut faire un peu rigoler parce que tu es sportif de haut niveau, le mec il te parle de jeûner, de te reposer et de boire des jus de légumes.
Alors que les mecs ils pensent les cachetons avec des couleurs pas possibles, et puis l'industrie elle est là, elle te montre le mec qui gagne avec des sponsors, et puis il te parle de surentraînement et tout. Sauf que la question vraiment c'est qui est-ce qui a de l'intérêt à ta performance ? Je veux dire, est-ce que c'est pour toi ou est-ce que c'est pour les sponsors ?
Parce que les sponsors, ils en prennent un, ils le rincent, ils le jettent. Donc ils ne pensent pas en termes de durabilité, ils ne pensent pas en termes de santé.
Ta santé, à la limite, je dirais que ça n'intéresse pas grand monde, sinon toi. Et en termes de santé, les approches de jeûne intermittent, de reminéralisation, là, c'est toi, c'est ton capital que tu vas venir nourrir pour faire qu'après ta carrière de sportif, tu puisses faire autre chose.
Et ça, ça me paraît essentiel, vraiment essentiel. Après, tu vois, je te disais, dans les fruits par exemple, tu vas trouver des sucres simples qui sont directement digestibles. Tu vois, quand tu es en cours d'entraînement, moi, il me semble évident de s'orienter, particulièrement quand tu es dans l'effort, ou quand tu fais une petite pause en cours d'entraînement, s'orienter vers une alimentation qui est juste ultra-digeste. et l'alimentation la plus digeste que tu vas trouver va être dans les fruits particulièrement.
Pour moi, pour un sportif qui s'entraîne comme ça, c'est juste primordial de se faire ses snacks simplement avec des fruits. Des fruits que tu aimes, mûrs... — À un moment, je prenais des abricots secs et des figues.
— Ouais, excellent ! — Ouais. — Excellent, tu as des sucres vraiment disponibles. Il faut juste s'arranger pour qu'ils soient en bio parce qu'effectivement, je crois qu'il ne faut pas faire de grandes démonstrations pour dire que les pesticides, les fongicides, les insecticides, ce n'est pas vraiment nécessaire à l'alimentation humaine. Quand tu regardes des chartes pour voir ce qui est bon pour l'humain au niveau nutritionnel, tu n'as aucun fabricant qui te dira que les pesticides, les fongicides,
les insecticides c'est bon. Les additifs alimentaires, les colorants et tout, ce n'est absolument pas nécessaire à l'alimentation humaine. Et en pratique, on se rend compte que c'est juste encrassant pour le corps et ça veut dire que si c'est encrassant pour le corps, ça va diminuer d'autant les performances de tout un organisme.
Il me semble que tout simplement en rajoutant des jus de légumes et des fruits dans une alimentation qui va s'orienter aussi vers... Il y a des gens qui m'ont fait passer pour monsieur tout cru et ainsi de suite.
Ce qui me semble important, c'est de rapporter une grande quantité de nutrition et de se rendre compte qu'une nourriture qui est restée pendant des mois et des mois dans des boîtes qui ont été stérilisées et pasteurisées, Juste au niveau nutrition, je parle de minéraux, de vitamines, de produits antioxydants, elle est vide, elle est complètement vide.
Donc l'essentiel c'est de ramener un maximum de nutrition. Et en plus ça tombe bien, parce que ramener un maximum de nutrition, c'est revenir à une alimentation à partir de vraie nourriture.
La vraie nourriture c'est des trucs que tu vas aller acheter au marché simplement, que tu vas préparer toi-même, que tu les manges crus, que tu les manges cuits. Déjà simplement si tu les prépares toi-même, tu es sûr de contrôler ce qui est mis dedans.
Alors que quand tu achètes des barquettes, tu ne sais pas ce qu'il y a dedans. T'as des compositions, ils vont te mettre arômes et ainsi de suite, tu ne sais vraiment pas ce qu'il y a dedans. En termes de fonctionnement du corps, c'est juste qu'on prend un risque colossal.
Et c'est une alimentation qui est complètement dénaturée. Se réapproprier son alimentation, c'est aussi se réapproprier la qualité de son alimentation. Et ça, ça me paraît essentiel pour les sportifs, pour tout le monde, mais pour les sportifs en particulier.
Et donc, ça ne demande pas des choses radicalement différentes, ça demande déjà souvent à revenir à des vrais aliments poussés sur des terroirs riches Parce que si ta carotte a poussé sur un sol qui est complètement mort au niveau nutrition, tu ne vas rien avoir et la nutrition que tu vas recevoir, c'est la nutrition que la carotte a reçue.
— Ça ne tombe pas du ciel. — Et c'est génial parce que ça veut dire que ton intérêt, c'est l'intérêt de l'agriculteur bio, c'est l'intérêt de toi. Tout le monde marche ensemble.
Et moi, je crois vraiment qu'avec ces quelques paramètres, tu peux changer de façon radicale tes performances et vraiment performer d'une manière juste stupéfiante. ça fait sens ? ouais ça fait sens tu serais prêt à tester ? ouais je suis chaud là t'es chaud pour le tester ?
ouais ce serait bien et on pourrait se faire un petit point dans quelques temps pour voir un petit peu ce que ça a pu donner voilà je pense que dès que je pense à la fin de la saison ouais on se voit un feedback un feedback ouais vérité c'est à dire tu dis ok ce qu'il a dit ça tient la route ou alors ok ce qu'il a dit c'est du bidon total Je vais être sincère, je veux dire...
Ah mais il n'y a aucun problème, je prends l'engagement, on est là tous les deux, de toute façon tu as des bras plus gros que mes jambes, de toute façon je ne vais pas faire le malin, mais on prend l'engagement, je te dis, il faut bien comprendre, je crois que le paramètre à comprendre vraiment pour les sportifs, au niveau repos et soleil, ce n'est pas difficile à comprendre, en sachant bien sûr que si tu passes ton
temps à te reposer, il y a un moment où tu vas atteindre la limite, mais tu ne peux pas faire trop entre guillemets. Mais les siestes toi par exemple tu préconises ? les siestes, le repos. Chaque fois que tu peux faire du repos, tu te reposes.
Et puis au niveau de ta vie sociale, si tu as moyen d'éviter les situations qui te mettent trop de pression, avec les sponsors par exemple ou quelque chose comme ça, je trouverais ça pas mal du tout.
D'ailleurs, j'en profite, je fais ton coach là, mais tu m'as dit tout à l'heure alors qu'au niveau sponsoring tu étais un peu grillé avec certaines grandes marques, et que vous alliez lancer un t-shirt pour que tu sois financé par les gens.
A.C.C. Voilà, c'est Contre-culture, maison d'édition d'Alain Soral qui a décidé de m'aider puisqu'en fait j'ai fait une quenelle, j'ai soutenu Dieudonné Soral dans les médias.
T.M.L. Donc tu as été grillé. A.C.C. Voilà. T.M.L. La peste de Paris-Basque. A.C.C.
Et voilà, j'ai tout perdu. En même temps, tu as été fidèle à tes engagements et à ce que tu penses. Voilà, c'est ça, c'est pour garder ma cohérence, pour pouvoir courir vite, pour pouvoir être bien avec moi-même.
J'ai dû être intègre, même sur la piste, parce que sur la piste, pour pouvoir réaliser vraiment le maximum de performance, je dois être intègre et quand j'ai fait cette quenelle au championnat suisse, quand j'ai gagné, j'étais moi-même et ça faisait partie de moi et voilà c'est venu comme ça spontanément et donc là c'est vrai que je me suis un peu sacrifié comme comme beaucoup l'ont fait toi aussi je pense que tu ramasses quelques coups mais c'est pour le bien de voilà l'humanité on va dire
c'est pour être resté droit dans ses bottes voilà c'est ça et mais par contre tu es toujours là voilà on va dire que tu t'es sacrifié peut-être mais à ressusciter parce que parfois on nous enterre quoi. Et donc là ce serait un moyen de ressusciter puisque depuis McEnnel c'est vrai que c'était pas toujours facile quand il y a des soutiens financiers qui disparaissent ou qui se réduisent de trois quarts parce que on sait pas pourquoi.
Donc là il y a Contre Culture qui va m'aider donc en faisant un t-shirt à mon effigie et puis vous pouvez l'acheter. – Voilà, pour te soutenir financièrement. – Voilà, et on va aussi faire un financement participatif, donc les gens qui veulent m'aider pourront me verser une petite somme. Et puis voilà, je partagerai mes expériences.
Je pense que je vais aller voir aussi peut-être d'autres personnes avec chacun ses spécialisations, mais vraiment un peu dissidence comme ça puisque je pense que c'est là où se trouve souvent la vérité. Tu vois, moi là j'y trouve un point positif dans ce que tu me dis.
C'est que si, entre guillemets, ton sponsoring est un sponsoring collectif qui n'attend pas de toi la même chose qu'un sponsor institutionnalisé, il y a des chances qu'au niveau pression, quelque part maintenant tu ne vas plus courir pour une marque qui te met une pression pas possible, mais tu vas courir pour des centaines, des milliers de personnes qui sont derrière toi et qui partagent ton engagement.
– Qui vont pousser plutôt. – Donc ça va être une galvanisation. Ça, ça va dans le sens positif. Et donc pour terminer, je salue cette initiative, je trouve que c'est une très belle initiative.
De toute façon, on a les sportifs, on a la société que l'on veut. Donc si on ne se remonte pas les manches et si on ne vote pas pour ce que l'on aime et l'argent permet de voter aussi d'une certaine manière, on en paye le prix.
Mais pour terminer mon propos aussi, je te disais repos, sortir des dépressions trop importantes, favoriser la régénération à ce niveau-là. au niveau alimentaire, donc favoriser vraiment une alimentation qui va t'apporter un maximum de nutriments, donc aussi souvent que tu le peux, des fruits, des légumes, en sachant que c'est toujours pareil, plus tu vas alléger ta charge digestive, plus ton corps va avoir de l'énergie pour performer, mais aussi pour se nettoyer.
Donc il va s'agir que tu trouves le bon ratio pour ne pas aller trop vite, que tu ne rentres pas dans une phase de nettoyage qui soit trop impactante sur le plan de la santé. Donc au début, ce que je te propose, c'est de ne rien enlever et de rajouter.
Tu prends ton alimentation classique, tu commences à rajouter des jus de légumes et à l'entraînement, tu te prends plus de fruits de bonne qualité. Puis petit à petit, au fur et à mesure que tu te sens bien, tu peux doucement te dire, au lieu de me prendre un gros plat de pâtes, je me prends quelques bonnes bananes avec moi, ça va être facile à digérer, et y aller pour préserver tes performances et préserver que le côté positif de la chose, de ne pas faire une transition trop rapide
et trop brutale, pas du jour au lendemain. Si tu fais ça, ça ne sera pas nocif sur le plan de la santé pour toi, au contraire. Par contre, en termes de performance, tu peux y perdre un petit peu.
Donc c'est juste le truc que je voulais te dire, c'est d'y aller doucement pour permettre une adaptation progressive de ton corps et que la performance ne soit qu'en plus. Et avec ça, on fait le bilan.
Ça marche ? Olivier Roland – Parfait. Je te remercie énormément. Thierry Samitier – Merci. Olivier Roland – Et puis, on se voit...
Thierry Samitier – Dans 6 mois à peu près. On fait le bilan et on voit si je suis ridicule à la caméra. Bonne course !
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