Pardon ?
Cette vidéo sort du cadre physiologique habituel pour aborder quelque chose que Thierry traverse au moment de l’enregistrement : la question du pardon, non pas comme concept abstrait, mais comme expérience concrète et difficile. Il revient sur ses propres démarches passées, notamment le fait de demander pardon aux personnes qu’il avait blessées, et sur la libération que cela lui avait apportée. Mais il distingue clairement cette démarche de ce qui lui est maintenant demandé : non plus demander pardon, mais pardonner.
Il décrit les cuirasses d’autoprotection que nous construisons dès l’enfance pour ne plus être exposés à certaines souffrances. Ces mécanismes fonctionnent, dans le sens où ils réduisent la douleur au quotidien, mais ils nous isolent aussi de l’autre, y compris dans les relations proches. Thierry observe ce phénomène en lui-même et pointe une limite commune à toutes les techniques de développement personnel : elles renforcent la volonté individuelle sans toucher le fond du problème.
Le cœur de la vidéo est une question posée par un ami, que Thierry reprend : si une personne n’a pas su ou pas pu nous aimer, qu’est-ce qui nous empêche de l’aimer ? Sa réponse est directe : rien, sinon l’ego souffrant qui réclame justice, réparation, sanction. Il formule alors ce qui est pour lui une conviction nouvelle : la souffrance, c’est l’incapacité à aimer, et il n’existe aucune raison objective de ne pas aimer quelqu’un, quoi qu’il ait fait.
Thierry conclut sur la prière comme seul levier qu’il reconnaît capable de lui donner accès à cette capacité d’aimer, puisqu’il considère que cela dépasse la volonté propre. Il évoque aussi l’idée que l’amour donné à une personne dépasse la relation interpersonnelle et s’étend à quelque chose de plus large. La vidéo se termine dehors, au lever du soleil, dans un registre sobre et personnel.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi quitter la physiologie aujourd’huiThierry introduit le sujet du pardon et explique pourquoi il sort du cadre habituel de ses vidéos pour partager cette réflexion.
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1:18Demander pardon : une libération déjà connueIl revient sur sa démarche passée de demander pardon aux personnes blessées et sur ce que cela lui a apporté concrètement.
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3:00Les techniques personnelles ont leurs limitesThierry décrit pourquoi toutes les méthodes de développement personnel restent insuffisantes quand elles s’appuient uniquement sur la volonté individuelle.
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4:01Les cuirasses que nous construisonsIl explique comment les souffrances d’enfance génèrent des mécanismes d’autoprotection qui nous isolent de l’autre, même dans les relations proches.
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6:01Pardonner : la chose la plus anti-naturelleThierry distingue demander pardon et pardonner, et affirme que pardonner est contraire à l’ego, impossible par la seule volonté personnelle.
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8:02La question qui change toutUn ami lui pose une question sur ce qui nous empêche d’aimer quelqu’un qui nous a fait du tort, et sa réponse remet en cause la logique de la souffrance.
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10:03Aimer et pardonner : la même choseIl développe l’idée que pardonner et aimer sont indissociables, et que cette capacité dépasse la relation interpersonnelle pour toucher quelque chose de plus large.
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12:05La prière comme seul levier réelThierry explique pourquoi il s’appuie sur la prière pour développer cette capacité à aimer, et partage ce qu’il en fait concrètement au quotidien.
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Transcription de la vidéo
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bonjour ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru une grande joie pour moi et aujourd'hui je voulais un petit peu quitter la physiologie qui nous a un petit peu occupé ces derniers temps pour partager avec vous une réflexion, une méditation sur la notion de pardon, d'efforts personnels et d'améliorations personnelles parce que vous avez vu au travers de différents témoignages que j'ai donné sur mon parcours et de sur mon parcours de vie j'ai toujours dit que finalement c'était alors que j'avais fait une démarche pour demander pardon à
toutes les personnes que j'avais baisé que je m'étais libéré de grandes souffrances et de grandes lourdeurs lié à mes actions, lié à mes comportements, et donc ainsi je m'étais libéré, d'une certaine manière.
Et que par ce renoncement, cet abandon à sa position égotique, cette demande de pardon auprès de l'autre, j'avais trouvé une forme de liberté, j'avais trouvé une forme de sortie de la souffrance. Et force est de constater que de toute façon, depuis mon adolescence, et je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas-là, j'ai multiplié les tentatives finalement pour guérir les différentes souffrances qu'il pouvait y avoir en moi.
Et toutes les personnes qui me contactent me parlent de la même chose, des souffrances, des souffrances, et finalement des actions menées pour les guérir et pour les accueillir et les gérer, on va dire, au quotidien, plus ou moins couronné de succès, mais on arrive à avoir un fonctionnement qui est à peu près acceptable, on y arrive assez bien.
Je crois que j'y suis arrivé pour moi-même, je crois que nombre de personnes y sont arrivées et m'en ont témoigné. Et donc dans cet effort de s'améliorer soi-même, on arrive à quelque chose de relativement confortable. de relativement confortable, confortable et malgré ça je me rencontre pour moi je me rencontre au travers des messages que je reçois des souffrances qui l'en restent et on a beau on a beau trouver ce confort on le trouve à l'extérieur on l'a trouvé à l'extérieur on trouvé dans le personnage qu'on a construit la plupart du temps mais
est-ce qu'on a vraiment trouvé à l'intérieur est-ce qu'on a vraiment trouvé ce confort cette quiétude à l'intérieur non et la plupart du temps elles sont liées à des souffrances de l'enfance et ces souffrances de l'enfance et bien on les balade avec nous on les balade on les balade on les balade avec nous et je les balade avec moi les miennes je les balade avec moi et elles impactent mes comportement actuel, ma relation aux autres.
Je suis actuellement en train de vivre un véritable raz-de-marée, parce que quelque chose que je n'avais pas considéré jusqu'à maintenant m'a été apporté, m'a sauté aux yeux, au travers de conversations, au travers de lectures, au travers de prières aussi.
C'est que toute tentative pour pour sortir de la souffrance par son propre vouloir, était vaine pour moi. Toutes ces techniques sont vaines. Pourquoi est-ce que toutes ces techniques sont vaines ?
Parce qu'elles ne font que renforcer notre volonté personnelle, notre croyance que l'on peut par nous-mêmes, isolément, et par notre propre vouloir, et par notre propre pouvoir. Et donc, finalement, elles nous isolent, et elles ne font que construire une fameuse carapace d'auto-protection.
Et c'est vraiment ce que j'ai compris récemment. C'est-à-dire que Nous en avons eu, souvent des souffrances liées à l'enfance. Non pas que nos parents ont été pires ou meilleurs que les autres, mais je crois que c'est quasiment inhérent à la condition, ou en tout cas à la structure de la société dans laquelle nous vivons.
Et alors, comment avons-nous fait pour survivre avec ces souffrances ? Nous avons construit des cuirasses. Des cuirasses qui nous permettent de ne plus nous retrouver dans des situations où l'on va expérimenter ses souffrances, et ça devient confortable.
Pourquoi ? Parce qu'on n'y est plus confronté. Donc finalement au quotidien, on n'entend pas trop parler, on a mis quelque chose par dessus, une vaste couverture par dessus, et ça se passe plutôt bien.
Mais ça remonte, ça remonte, et surtout cette cuirasse d'autoprotection, bien sûr qu'elle nous protège contre ses souffrances, mais mais elle nous isole aussi, elle nous isole totalement de l'autre. Et quand je fais un examen, un examen intérieur profond, en conscience de moi-même, je me rends compte que je suis encore très isolé de l'autre, même quand je suis en relation avec lui.
Je me protège sans cesse dans la relation, dans la relation avec mes proches, dans la relation avec toute personne que je rencontre, je me protège énormément encore. Et je crois que nous en sommes tous là. Nous nous protégeons énormément encore.
Et pourquoi ? Parce qu'il y a ces autoprotections qui viennent nous prémunir finalement des assauts désastreux que pourraient avoir et des effets désastreux que pourraient avoir ces souffrances si elles étaient libérées.
Si elles étaient libérées totalement en nous. Moi je l'ai vu maintenant, et qu'est-ce que j'en fais ? Qu'est-ce que j'en fais ? Et c'est là où il y a eu un un changement radical à moi, un changement récent radical.
Je me suis rendu compte de quelque chose, c'est que j'avais demandé pardon, mais en demandant pardon, on garde toujours sa position, on reste on reste égotique, que ce soit dans que ce soit dans l'orgueil ou la diminution, ce sont encore des positions de l'ego.
Que l'on se minimise ou que l'on se maximise, ce sont des positions de l'ego, ça reste des positions de l'ego. Et finalement il n'était pas si dur que ça, de demander pardon. Il suffit d'apprendre à s'humilier, au sens propre du terme, c'est-à-dire mettre le genou à terre, et finalement, au bout d'un certain temps, ça devient l'habitude, et on demande pardon facilement.
Mais là, c'est autre chose ce qu'il m'est demandé. C'est autre chose. Je pense, par rapport à toutes ces souffrances, ces souffrances sont la plupart du temps liées à des interactions avec des personnes et ce qu'il m'est demandé c'est pas de demander pardon c'est de pardonner alors pardonner ce terme là on le reprend à toutes les sauces un petit peu on croit qu'il est facile de pardonner et je suis en train de me rendre compte que c'est la chose la plus anti naturelle la plus anti humaine la plus aberrante qui soit que de pardonner c'est aberrant parce que c'est
contraire à notre ego c'est contraire à l'état naturel on va dire de l'homme c'est une démarche qui ne peut pas venir de nous-mêmes absolument, de notre propre volonté, de notre propre pouvoir.
La question qu'un ami m'a posée, et que j'aimerais bien vous poser, parce que pour moi elle est essentielle, elle est la suivante, par rapport à tout ce qui s'est passé dans mon passé, jusqu'à trop récemment, si une personne n'a pas su ou n'a pas pu t'aimer, qu'est ce qui t'empêche toi de l'aimer ?
Vous sentez tout ce qu'il y a dans cette question ? Si une personne n'a pas pu t'aimer, qu'est-ce qui t'empêche toi de l'aimer ? Et aimer une personne, c'est le pardon, c'est le pardon absolu.
Et c'est énorme ! Si on n'écoute que les mots, ça peut paraître ralloudin, mais si on laisse les mots travailler en nous, c'est carrément énorme, en tout cas pour moi c'est véritable bras de marée et si une personne nous a violenté, nous a fait du tort, qu'est ce qui nous empêche de l'aimer ?
rien ! rien ! la seule chose qui nous empêche de l'aimer c'est notre petit être souffrant, notre petit être égotique, notre caca d'ego comme je l'appelle, qui se rebelle, qui voudrait avoir sa justice, qui voudrait être payé en retour, qui voudrait avoir un coupable, qui voudrait avoir une sanction, qui voudrait lui faire payer et qui voudrait être indemnisé de ses torts.
Mais tout ça, ce n'est rien. Ce n'est pas l'amour. Et ça ne nous libère pas. En pratique, ça ne nous enchaîne plus qu'autre chose. La souffrance, c'est vraiment ça.
La souffrance, c'est l'incapacité à aimer. C'est juste ça. Il n'y a qu'un seul commandement maintenant pour moi. C'est aimer. Et il n'y a aucune raison, je m'en rends compte.
J'en suis incapable pour l'instant, et d'aimer tout le monde, ça je le conçois parfaitement, mais je sais maintenant qu'il n'y a strictement aucune raison de ne pas aimer quelqu'un, quoi que ce soit qu'il ait fait, qu'il m'ait fait, ou qu'il ait fait, il n'y a aucune raison d'aimer, de ne pas aimer quelqu'un.
Je laisse quelques silences parce que pour moi c'est du gros, c'est du lourd comme je me plais à le dire souvent et c'est quelque chose qu'on peut appliquer à notre relation de tous les jours. Un collègue, un ami, un partenaire, une partenaire, si une personne a brisé quelque chose de l'amitié qu'on avait avec elle, qu'est ce qui nous empêche de l'aimer en retour ?
Au contraire, cette personne a plus que jamais besoin de notre amour et de notre amitié et nous en avons plus que jamais besoin. On ne perd jamais rien à aimer, on ne perd jamais rien pour soi même et pour tous les autres.
On fait en aimant, en pardonnant, parce que pour moi aimer et pardonner c'est la même chose, en aimant et en pardonnant, devenons les guérisseurs de l'humanité quelque part. Nous guérissons la relation.
Et quelque part, il faudrait être... se sentir béni, se sentir touché. Si l'autre n'était pas à même, à ce moment-là, de guérir la relation, eh bien, si nous cela nous est donné, nous devrions en être heureux.
Et vraiment remercier. Remercier pour en être capable à ce moment-là. Ça me paraît essentiel. Je vous dis, c'est un mouvement, quelque part, anti-naturel.
Toute cette société, tout ce monde, ce monde mondain nous pousse à revendiquer pour nous-mêmes, pour notre propre intérêt, pour notre propre égo, et le sens de la survie va dans le sens de l'égo, et je ne vous ai pas caché que ce qui m'intéresse, ce n'est pas de regarder vers le passé, c'est de regarder directement vers le futur, bas en bas, vers les étoiles, vers ce que nous devons devenir, ce que l'homme est appelé à devenir,
l'homme, l'être en transition, l'humain, nous ne sommes pas ça pour moi c'est une évidence, et je me rends compte que chaque jour que je me permets d'aimer, je n'ai un peu plus.
Je suis encore loin, je suis encore loin dans ma gestation, j'en suis certain, nous sommes encore très loin tous dans notre gestation, mais le chemin il est là, il est tracé, il est clair devant nous, en tout cas il est clair devant moi.
Aimer, il n'y a rien d'autre raison de ne pas aimer, aujourd'hui, n'importe qui. Il n'y a strictement aucune raison. Tout le reste, tout ce que je pourrais harguer, toutes mes blessures de l'enfance, tous mes griefs, c'est du vent.
C'est un jeu que se joue, mon petit ego blessé, frustré, et qui se recroquevillent sur lui-même. Mais quand je n'aime pas, je me protège. Quand je me protège, je m'isole. Et quand je suis isolé, je suis dans la peur.
Je suis dans la peur, je suis dans la tristesse. Et rien de bon ne surgit de ça. Or, comme ce que je veux m'offrir, vous offrir, nous offrir, c'est tout autre chose que ça.
j'ai pris délibérément le parti de travailler sur moi-même pour aimer, d'appeler la capacité à aimer en moi. Et donc ça, quelque part, ce n'est pas par ma propre volonté, c'est uniquement par la prière.
C'est uniquement par la prière. Par la prière, je demande à apprendre à aimer, à aimer tout un chacun, quels que soient les événements et quel que soit le contexte.
C'est ma prière du jour, c'est celle que je voulais partager avec vous. elle est vraiment essentielle pour moi, pour nous, pour nous tous. Et quelque part c'est de prendre aussi conscience que ce n'est pas une relation qui est en jeu, c'est LA relation dans l'absolu.
Et que l'amour que l'on donne à une personne, elle n'est pas dirigée vers cette personne, elle passe par le biais de cette personne pour se diriger vers quelque chose de plus grand. Elle s'étend à l'humanité, elle s'étend à toute la création.
Elle va bien au-delà. Et donc, quitter le plan de la relation interpersonnelle, voir l'autre comme un partenaire, comme un partenaire pour nous permettre de diriger toute cette énergie d'amour qui sinon est confinée en nous, qui est confinée en nous et qui nous mange de l'intérieur, qui nous bouffe de l'intérieur, qui nous ravine de l'intérieur.
Eh bien, permettre à cette énergie d'amour de se répandre dans la bonne direction. C'est vraiment ce que je vous souhaite, c'est ce que je vous souhaite à tous. Je me suis engagé délibérément dans cette direction, Je sais que le chemin va être dur. Je remercie les personnes qui m'ont apporté des petits cailloux blancs sur ce chemin et je remercie celles qui vont me tendre la main pour m'aider à aimer.
Magnifique soleil qui se lève, ça me fait une tête de hibou. Je vous souhaite une très belle journée, à très bientôt avec les vidéos de vivre cru.
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