Obésité, surpoids, diabète, comprendre et agir n°2 - Pourquoi grossit-on ?
Ce deuxième épisode repart des conclusions du premier volet : ni la quantité de nourriture ni l’activité physique ne suffisent à expliquer la prise ou la perte de masse grasse. Thierry commence par balayer les débats habituels entre partisans du low fat et du low carb, en rappelant que lipides et glucides partagent la même structure moléculaire de base et sont en partie interchangeables dans l’organisme.
Pour illustrer concrètement, il s’appuie sur des expériences de suralimentation contrôlée : un sujet qui double ses calories en mangeant principalement des sucres prend du poids et du tour de taille comme prévu, tandis qu’un régime hypercalorique à base de matières grasses produit un résultat très différent, avec une prise de poids bien inférieure aux calculs théoriques et une réduction du tour de taille. Ces observations remontent à William Banting au XIXe siècle, et Thierry rappelle qu’avant les années 1950, il était communément admis que les sucres faisaient grossir.
La rupture historique se situe en 1977, quand le sénateur américain George McGovern impose de nouveaux objectifs diététiques : augmenter les glucides, réduire drastiquement les graisses. C’est l’origine de la pyramide alimentaire qui place les céréales à la base. Thierry montre ensuite la courbe d’obésité aux États-Unis depuis cette date, et laisse le spectateur tirer ses propres conclusions sur la corrélation.
La deuxième partie de l’épisode introduit l’hypothèse hormonale de l’obésité. Des études sur des diabétiques montrent que réduire les calories ne suffit pas à empêcher la prise de poids si l’on augmente simultanément les doses d’insuline. À l’inverse, les diabétiques de type 1 non traités, qui ne produisent plus d’insuline, maigrissent malgré une alimentation normale. L’épisode se conclut sur la question centrale du suivant : qu’est-ce qui fait monter l’insuline ?
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Rappel du premier volet et plan de l’épisodeThierry résume ce que le premier épisode a établi et annonce que cet épisode posera les bases hormonales avant d’entrer dans le détail au suivant.
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2:33Low fat vs low carb : un débat mal poséThierry explique pourquoi opposer graisses et glucides ne tient pas sur le plan moléculaire, les deux étant en partie interchangeables dans l’organisme.
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5:06Expérience de suralimentation : sucres vs graissesUne expérience contrôlée compare la prise de poids selon que le surplus calorique vient des sucres ou des matières grasses, avec des résultats très différents.
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7:59William Banting et la mémoire perdue des sucresThierry retrace comment, avant les années 1950, couper les sucres était la réponse évidente pour perdre du gras, une connaissance ensuite effacée.
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10:131977 : la pyramide alimentaire change toutLe sénateur McGovern impose de réduire les graisses et d’augmenter les glucides, donnant naissance à la pyramide alimentaire encore enseignée aujourd’hui.
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12:46Ce que les bodybuilders savent depuis longtempsUn bodybuilder confirme que lors d’une phase de sèche, c’est bien les glucides qui sont coupés en priorité, pas les graisses.
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20:37L’hypothèse hormonale de l’obésitéThierry introduit l’idée que la masse grasse est sous contrôle hormonal, ce qui expliquerait pourquoi la volonté seule ne suffit pas sur le long terme.
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23:10Insuline et prise de poids : les études sur les diabétiquesDes études montrent que réduire les calories ne suffit pas si l’on augmente l’insuline, et que les diabétiques de type 1 non traités maigrissent malgré tout.
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28:18L’insuline comme signal hormonal de stockageThierry pose la conclusion de l’épisode : l’insuline semble être le signal qui commande la prise de poids, indépendamment des calories ingérées.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour, on se retrouve pour le deuxième volet de notre petite aventure sur l'obésité. Vous avez vu, premier volet, tranquille. Enfin tranquille, en même temps, tranquille, on n'est pas rendu.
Parce qu'à la fin de ce premier volet, on se rend compte de quoi ? On se rend compte qu'en fait, ce n'est pas en mangeant moins ou en mangeant plus qu'on prend du poids. Et on se rend compte que ce n'est pas en faisant du sport ou en n'en faisant pas qu'on perd du poids.
Je ne suis pas vous, mais moi, un peu perdu là, parce que c'est quand même les bases sur lesquelles je me suis construit. moi de tout petit, on me dit ne mange pas trop sinon tu vas grossir.
Ou mange plus parce qu'il faut que tu grossisses. C'est le genre de choses qu'on m'a toujours sorti. Là, ce n'est pas la quantité ni la volonté avec le sport qui nous fait prendre ou perdre du poids.
Et quand je parle de poids, c'est avant tout de la masse grasse, on est bien d'accord, on parle de masse grasse, pas de masse maigre. Donc ce n'est pas la volonté qui nous fait prendre ou perdre du gras.
Mais alors c'est quoi ? Alors là, ça va être un petit peu le projet de ce deuxième volet. on va être encore dans une phase de warm-up comme on dit, d'une tour de chauffe, et le gros morceau, ça vient pour le prochain.
Là, on va vraiment attaquer, on sera vraiment dans le vif au prochain épisode. Avant de rentrer dans les détails et de prendre des perspectives historiques, globalement, si tu fais un peu le revue sur Internet, Bon, des gens qui vont te dire, même si ce n'est pas acté dans la pratique, des gens qui vont te dire finalement que ce n'est pas la quantité d'alimentation qui va faire la différence pour la prise ou la perte de masse grasse, mais c'est la qualité, la nature, il y en a quand même pas mal.
Il y en a quand même pas mal et quand tu t'intéresses à ce domaine, rapidement tu te rends compte qu'il y a deux camps. Quand on parle d'alimentation, on parle de macronutriments, lipides, glucides, protéines.
On parle peu des micronutriments, et c'est ce que je fais dans toutes mes vidéos, j'attire l'attention sur les micronutriments. Mais en ce qui concerne la prise de gras, on va surtout parler de macronutriments. Macronutriments, tu as la 3, tu as lipides, glucides et protéines.
Et quelque part, c'est un peu comme dans la Star Wars, t'as les méchants et les gentils et t'as un combat entre deux camps. T'as les pro-graisse et t'as les pro-sucre, en permanence. Tu as les high-carb, low-fat et les high-fat, low-carb, en permanence.
C'est assez marrant parce que quand tu regardes la structure moléculaire des lipides et des glucides, tu te rends compte qu'ils sont formés des mêmes éléments, carbone, hydrogène, oxygène, alors que les protéines, elles, contiennent de l'azote.
C'est quelque chose à part. Tu te rends compte aussi, et ça on le verra vraiment en détail quand on va étudier le fonctionnement de certaines hormones comme l'insuline dans la troisième partie, tu te rends compte aussi qu'au niveau ressources énergétiques, les lipides et les glucides sont un peu interchangeables dans le corps.
Les lipides peuvent se transformer en glucides et les glucides peuvent se transformer en lipides. Tu te rends compte aussi que dans le lait maternel, qui est la première alimentation d'un enfant, quelque part tu as moitié-moitié.
Un peu plus de lipides que de glucides, mais globalement tu as moitié-moitié. Et donc tu as ces deux camps qui s'opposent. Alors avant de rentrer dans une perspective historique et de comprendre un petit peu ce qui est en jeu, on va prendre un exemple que j'ai pris là parce qu'il est commun de dire...
il y a une expression en anglais que j'entends régulièrement dite avec beaucoup d'aplomb, fat make you fat, le gras te rend gras. Alors pour moi ça c'est du zéro argument parce qu'à ce moment-là la betterave te rend violet, la carotte te rend orange.
Donc techniquement, ça ne tient pas la route. Mais bon, ça fait plaisir à celui qui le dit, il a l'impression qu'il a dit quelque chose d'intéressant. OK. Eh bien, il y a quelqu'un qui a voulu s'amuser à le vérifier.
Ce gars-là, il s'appelle Sam... Sam comment ? Sam Feldman, si je ne me trompe pas. Hum... Sam, Sam, Sam, Sam, Sam... Je vais trouver...
Sam Feltman, F-E-L-T-H-A-M. Il a fait une expérience, je vais vous montrer un petit peu les graphiques en incrustation dans les vidéos, maintenant on a les moyens techniques donc on fait ça.
Il a fait une expérience. Pendant 21 jours, il a consommé une alimentation qui était très riche en matière grasse et très pauvre en sucre, ce qu'on appelle globalement un régime cétogène.
Il a constaté les résultats. Et puis après, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a fait l'inverse. Il a consommé pendant 21 jours une alimentation qui était très riche en sucre et très faible en matière grasse.
Et il a observé son corps. Et il s'est passé des choses très intéressantes. Il a augmenté sa quantité de calories. Il est passé de 2 500 à 5 000 calories. Donc il est passé en surnourrissement. Et que s'est-il passé ?
Eh bien, avec... je vais vous montrer cette... je vais incruster cette courbe-là, je vais l'incruster dans l'image, sur cette courbe-là dont je vous parle, mais vous allez le voir à l'image.
Eh bien, il se rend compte qu'il y a un poids théorique qu'il aurait dû prendre puisqu'il a augmenté ses calories de 2500 calories, il aurait dû prendre du gras à la hauteur de ses surplus de 2500 calories par jour. En ayant une alimentation riche en sucre, il a effectivement pris du poids et du gras à hauteur de ce supplément de 2 500 calories par jour.
Il a pris énormément de tour de taille aussi. Dans les graphiques que je vais vous montrer, il y a aussi le tour de taille. Le tour de taille a été sacrément augmenté. Il y a même des photos, si vous allez sur son site, je vous mettrai la référence, vous pourrez le voir.
Cette expérience, il y en a des tas d'autres qui l'ont faite. Par contre, dans l'expérience où il mangeait majoritairement des matières grasses, voire quasi uniquement des matières grasses, il s'est passé quelque chose d'étrange.
Premièrement, il n'a pas du tout pris du poids comme il aurait dû en prendre. Il en a pris un petit peu, mais loin de prendre la quantité de graisse qu'il aurait dû prendre théoriquement par rapport au surplus d'énergie.
Et surtout, tout en prenant du poids, il a diminué son tour de taille. Il a maigri au niveau du tour de taille et le poids qu'il a pris, c'est essentiellement de la masse maigre. What ? What ?
What ? Quoi ? Quoi ? Quoi ? Alors le mec, il survange des graissons, et non seulement il ne prend pas de poids, mais il maigrit.
Et le gars, il mange du sucre... de sucre... Alors après, vous allez voir, on va détailler, vous allez comprendre un petit peu tout ça, il y a des subtilités.
Il mange des sucres et il prend du poids. Surprenant quand même, parce qu'on te dit toujours ''Fat makes you fat'', et là on pratique ''Fat makes you thin''. Il a mangé gras et il a fait baisser son poids.
Alors, on va prendre quelques perspectives historiques. Globalement, la diététique commence avec un gars qui s'appelle William Banting, qui est mort en 1878 à peu près. Et ce gars, William Banting, au fur et à mesure des années, il prenait du poids.
Il voyait que la bouée commençait à augmenter. Il se dit à un moment, ce n'est pas possible, il faut que je fasse quelque chose. Il va consulter un ami et il essaie de manger moins. Et qu'est-ce qu'il constate ?
En fait, il constate que sa perte de poids, au début, elle est présente et puis rapidement, elle fait un palier. puis surtout qu'il est fatigué, qu'il est crevé, qu'il commence à être déprimé, qu'il n'a aucune énergie.
Et là, il va voir un ami médecin qui lui dit « Coupe les amidons, coupe les sucres, coupe les amidons, coupe les sucres complexes, coupe tous les sucres.
» Et tu vas voir, il coupe les sucres, perte de poids. Et c'est lui qui a écrit le premier livre du diététique en tant que tel, qui s'appelle William Banting, B-A-N-T-I-N-G. Vous allez voir un petit peu son histoire.
Et c'est marrant parce que jusque dans les années 50, 50-55 à peu près, on se rend compte que dans l'imaginaire commun, ce qui fait grossir, c'est les sucres. Automatiquement, je me souviens même de ma grand-mère qui me disait si tu veux prendre du poids, tu manges des patates.
Elle ne me disait pas si tu veux prendre du poids, tu manges du beurre. Si tu veux prendre du poids, tu manges des patates, les patates ça fait grossir. Même, elle me disait, je me souviens aussi d'une amie avec qui je faisais du vélo, qui me disait toujours, elle faisait beaucoup de vélo avec moi, donc une bonne activité physique, mais elle me disait, moi en septembre, souvent je prends du poids,
pourquoi ? Parce que finalement, elle ne mangeait que des figues et du raisin qui étaient dans les vignes, et elle me disait, finalement j'arrive à faire de la masse grasse malgré le fait que je fasse du vélo.
Alors que le reste de l'année, elle a mangé beaucoup moins. Surprenant quand même. Et puis, il s'est trouvé que dans les années 60, il y a eu un intérêt croissant pour les problèmes cardio-vasculaires et que certaines études ont pointé les matières grasses, et en particulier les matières grasses saturées animales, comme responsables des accidents cardio-vasculaires. Et donc, on a commencé à blâmer le cholestérol et les matières grasses.
Alors là, on s'est retrouvé dans une panade pas possible. Non, parce que les sucres ne pouvaient pas être à la fois mauvais parce qu'ils te font prendre du poids et bons parce que ce n'est pas des graisses.
Parce que ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans un régime alimentaire, il nous faut des calories. Globalement, ce ne sont pas les protéines qui vont te les apporter. Il faut toujours les maintenir à un minimum, 10-15 % de protéines, grand maximum, c'est bâclé, voire même moins.
Donc ce n'est pas ça qui va t'apporter tes nutriments. Donc c'est soit tu consommes beaucoup de lipides, soit tu consommes beaucoup de glucides, soit tu consommes une part équilibrée des deux. Mais le problème c'est que si on dit que les glucides te font grossir, à ce moment-là tu vas te barrer sur les lipides.
Oui, mais si on te dit que les lipides augmentent les accidents cardiovasculaires. Aïe, mais qu'est-ce que je mange moi ? Qu'est-ce que je peux manger ? C'est soit l'un, soit l'autre. Alors ça, ça a tourné et les sucres ne peuvent pas être à la fois mauvais pour nous, nous faire grossir, et bons pour nous, pour le système cardiovasculaire.
Alors en fait, il y a quelqu'un qui a tranché en 1977, il s'appelle George McGovern, ce n'était pas un diététicien, je vous rassure tout de suite, c'était un sénateur américain, et il a mis au point le Women Health Initiative pour América en 1977.
Objectif diététique, augmenter les sucres, diminuer drastiquement les graisses. Ça a donné ce qu'on a appelé la pyramide alimentaire. La pyramide alimentaire, là pareil, je vous la mettrais en incrustation sur l'écran.
En bas, la base, c'est bread, pasta, riz, couscous, paella... Donc c'est des produits céréaliers, sucres complexes. Ensuite, fruits et légumes, et les noix, et ainsi de suite.
ensuite l'huile d'olive, les fromages, les poissons, les poulets, les oeufs, les sucreries, et en dernier, la viande une fois par mois. Ça, c'est la pyramide alimentaire des principes diététiques qui ont été élaborés en 1977.
Et petite chose dont on s'en rend compte, deuxième incrustation, que s'est-il passé aux États-Unis ? 1976-1980, on met en place ces nouvelles règles diététiques et les gens s'y emploient très bien.
Et qu'est-ce qu'il se passe au niveau de l'obésité ? Ça monte en flèche. Même les obèses, ça monte. Augmentation vertigineuse de l'obésité. Oh là là, pour un sénateur, ça craint quand même parce que le mec prend des grosses dispositions, les gens s'y appliquent à fond et l'effet est cata. Mais tu sais, l'histoire de nos grands-mères que le sucre, ça fait grossir.
Mais la plupart des gens le savent. Moi je sais que je me suis beaucoup intéressé au milieu des bodybuilders par exemple. N'importe quel bodybuilder te dira qu'en période de sèche... On va appeler un bodybuilder.
Attends, j'enlève le mot d'avion. On va appeler un bodybuilder. Mon ami Éric Rallo est rédacteur en chef du magazine Bodybuilding Rules, maintenant qui s'appelle Fitness Magazine. Et il va nous dire un petit peu comment ça se passe.
Qu'est-ce qu'il fait un bodybuilder quand il veut perdre du fat ? Super magazine, ce n'est pas parce que j'écris dedans, mais il m'a fait l'honneur de vous demander d'écrire dedans. Super magazine. — Bonjour Thierry.
— Salut Eric, ça va ? — Ça va, et toi ? — Super, super. Dis-moi, on va aller droit au but.
Je suis en train d'enregistrer une vidéo sur la prise et la perte de masse grasse, de fat. Et j'aurais voulu entendre de ta voix ce qui est très connu dans le milieu du bodybuilding. C'est-à-dire que quand quelqu'un est en sèche, qu'est-ce qu'il coupe comme nutriments ?
Est-ce qu'il coupe les graisses ou est-ce qu'il coupe les sucres globalement ? Alors, c'est un débat qui est assez controversé, mais pour te faire part un petit peu de mon expérience, si tu as quelques minutes devant toi, au moins 2-3 minutes...
Vas-y ! Déjà, je suis ravi de faire partie de ta vidéo et de donner un petit peu de mon expérience comme ça à tes auditeurs et à tes fans. Tout d'abord, Thierry, il n'y a pas de secret, il n'y a pas de recette miracle pour faire un régime et pour perdre du gras.
Il existe quelques fondamentaux qu'il faut connaître. La première règle, je dirais, c'est d'y aller très progressivement, de se mettre ce qu'on appelle en déficit calorique. J'explique, pour faire simple, il faut apporter moins de calories que l'on en dépense, donc ça je pense que c'est facile à comprendre pour ceux qui nous écoutent, progressivement, parce qu'il faut éviter les pertes de poids qui sont trop rapides, c'est souvent que de l'eau, il faut jouer, pour faire simple,
pour tes auditeurs, sur les macronutriments, donc que sont les glucides, les lipides et les protéines, et pour répondre à ta question, en culturisme en l'occurrence, qui est un peu mon milieu, parce que je suis sportif depuis une trentaine d'années, on a l'habitude de jouer sur les glucides.
Donc tout d'abord, première chose, pour faire une bonne sèche, il faut quand même que je précise, on élimine tout ce qui est les cochonneries du XXIe siècle. Oui, tous les produits transformés et ainsi de suite.
Les produits transformés, les sucres, les viennoiseries, les bonbons, tous les sucres cachés, les plats préparés. Ensuite, on joue sur les glucides, généralement on fait ce qu'on appelle une dépression glucidique.
Comme je disais tout à l'heure qu'on doit diminuer progressivement les calories, on joue sur les calories déglucites. Un gramme déglucite c'est 4 calories, c'est déjà pas mal. On les diminue dans un premier temps.
Dans un deuxième temps, ou des fois de manière simultanée, on privilégie des aliments à index glycémique plus bas. À titre d'exemple, moi qui aime beaucoup les pommes de terre, je privilégie la pâte à douce qui a un index glycémique plus bas.
Donc il y a un impact moindre sur ma glycémie, d'accord ? Généralement, on diminue progressivement les calories jusqu'à être dans ce fameux déficit calorique qui va faire que le corps, tout doucement, doit aller chercher son énergie dans d'autres substrats énergétiques que sont les graisses ou les protéines. Comme les protéines, on veut les conserver pour garder un métabolisme de base assez élevé, pour brûler plus de calories, même au repos.
Donc, on compensera cette perte glucidique en culturisme, attention, je donne le mot. Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Par une élévation des bonnes graisses, alors là, ça peut surprendre certains auditeurs.
Donc, les bonnes graisses, on les élève. Bonnes graisses, j'entends, ça fait partie de ton quotidien, tes vidéos, tu n'y es rien. Et donc, les différentes huiles, huiles de lin, de noix, de noisettes, etc. des olives, des poissons gras, sardines, macros, arans, etc. Et les protéines, on les augmente aussi parce que généralement, quand on veut faire une perte de poids et
de graisse efficace, on doit s'entraîner. Mais comme j'ai dit au préalable qu'on est en déficit calorique, il faut faire ça de manière subtile, très très fine, en fait avec beaucoup de finesse, parce que comme le corps est déjà très taxé, les organes sont très taxés, Puisqu'il est fatigué, il commence à s'épuiser.
Pour éviter une chute d'affront musculaire, on augmente les protéines, donc de toutes sortes, végétales, animales. Et puis voilà, on essaye de réagir sur les trop fatigués, on réintroduit des glucides qu'on a coupés au préalable d'avoir diminué.
Ensuite, coupez. Et pourquoi couper ? Si j'ai encore une minute, Thierry ? Vas-y, vas-y. Oui, donc pourquoi les couper ? Parce qu'en fait, pas mal de personnes, même dans la salle de sport, me donnent quelques conseils.
m'a dit Eric, moi je suis fatigué au bout d'un jour si je ne mange pas de glucides. Moi j'ai dit, ça c'est une chose, c'est que des glucides, donc des sucres, du glycose sanguin, tu en as beaucoup quand même, tu en as en réserve sous trois formes, très très simple pour que tu auditeurs, le glycogène sanguin, tu en as peut-être parlé dans...
– Je t'arrête Eric, Eric, Eric, Eric, je t'arrête Eric, Eric, Eric, je t'arrête. Il est en train de me dévoiler ma vidéo. — Après, il faut bien sûr individualiser la démarche.
Mais en gros, c'est un petit peu les points de réflexion que je pourrais donner pour faire une perte de gras et de poids conséquent. — Super, je te remercie beaucoup Éric. J'ai cru que tu allais dévoiler la suite de ma vidéo, tu ne l'as pas fait, heureusement, c'est super.
Je te remercie, on se retrouve bientôt, d'accord ? Merci pour ton intervention. — Je t'en prie, je te remercie, à très bientôt, ciao, ciao. Et voilà !
Et voilà ! Les bodybuilders le savent. Alors bien sûr, les bodybuilders le savent. Vous allez me dire, mais attends Thierry, tu vas où là ?
Tu vas où ? Tu es en train de nous dire que pour maigrir, il ne faut surtout pas manger de sucre et donc de fruits. Attendez, la série de vidéos est longue et on va voir que c'est beaucoup plus fin que ça, contrairement aux personnes qui voudraient nous simplifier ça en disant qu'il faut manger tout gras ou il faut manger tout sucré.
Le but de ces vidéos, c'est d'apporter vraiment du savoir pour qu'ensuite vous puissiez bâtir une vraie connaissance. Ah, ces feuilles qui volent ! Ah, ces petites feuilles qui volent ! Excusez-moi, j'ai pris quelques notes.
Alors, ça, c'était toutes mes études. Faut de pyramide, on peut la ranger. Donc, jusque dans les années 50, on savait très bien qu'il fallait couper les sucres pour perdre du fat, pour perdre du gras.
Et puis d'un seul coup, on a eu, surtout par l'entremise d'un sénateur, l'idée que c'était le gras qui faisait prendre du gras et on a décidé de couper le gras. Et qu'est-ce qu'on voit ?
On voit que les niveaux de surpoids et d'obésité augmentent en flèche. Il y a peut-être une corrélation. Ce qui est amusant, c'est que depuis très longtemps, il y avait une hypothèse à l'obésité qui était tout sauf l'hypothèse que tu manges trop et tu ne bouges pas assez.
C'était une hypothèse hormonale et c'est celle que je vais essayer de vous présenter maintenant. L'hypothèse hormonale disait ceci, elle disait que ce n'est pas Tu manges trop et tu bouges peu, ce qui conduit à l'obésité.
Mais c'est le niveau d'insuline, qui est une hormone qu'on va vraiment voir en détail dans la troisième partie, Niveau d'insuline élevé. Niveau de cortisol élevé, parce qu'on verra qu'il y a d'autres facteurs.
Niveau de cortisol élevé induit obésité, induit mange trop et induit aussi ne bouge pas assez, d'une certaine manière. Quoi, quoi, quoi ? Ça voudrait dire qu'il y a un contrôle hormonal de tout cela.
Ça voudrait dire que la masse graisseuse est sous contrôle hormonal. Globalement, le système hormonal fait partie d'un système qui échappe complètement à notre contrôle volontaire. Et ça expliquerait très bien pourquoi la prise ou la perte de poids échappe complètement à notre volontarisme.
Ouais, on arrive à faire des petits résultats. Eric disait, si tu coupes un petit peu, oui, tu sèches un petit peu ponctuellement, mais si tu veux le faire sur du long terme, tu vas reprendre du poids parce que ton métabolisme va chuter.
Les bodybuilders, quand ils font de la sèche, ils ne le font pas longtemps, c'est une période congrue, ce qui fait qu'ensuite leur métabolisme ne chute pas. Et en plus, ils maintiennent un haut niveau métabolique en prenant des protéines qui ont tendance à booster le système métabolique.
La masse graisseuse serait sous contrôle hormonal, exactement comme par exemple la thyroïde est sous contrôle hormonal. La thyroïde produit des hormones thyroïdiennes parce qu'il y a une hormone qu'on appelle la TSH qui est libérée par la pituitaire. Cette TSH étant elle-même libérée parce que l'hypothalamus envoie une hormone qu'on appelle la TRH.
Donc tout ça, c'est sous contrôle hormonal. Alors, l'avantage de cette théorie, il est multiple. Les avantages de cette théorie sont multiples. Le contrôle hormonal explique pourquoi nos comportements alimentaires échappent à notre contrôle.
Dans un monde où on a voulu te culpabiliser, on dirait « Tu manges trop, tu manges mal et ainsi et ainsi. » Non, si cette hypothèse hormonale est vraie, ça explique pourquoi notre poids et notre appétit échappent complètement à notre contrôle.
Ça explique aussi pourquoi les calories entrantes et calories sortantes sont liées, parce que tout ça s'est englobé dans le système endocrinien, une régulation endocrinienne de la chose, et on sait que les hormones sont des messagers chimiques que le corps utilise pour faire varier le fonctionnement des organes.
Donc on sait très bien par exemple que l'insuline a une action très forte sur la thyroïde, la thyroïde étant la glande du métabolisme, puisqu'elle va réguler la quantité d'oxygène qui arrive au niveau de la cellule. C'est un peu comme si, au lieu d'avoir un carburateur, c'est l'arrivée d'air qui est régulée.
Quelque part, cette théorie est facile à prouver. Si c'est des hauts niveaux d'insuline qui provoquent l'obésité et des faibles niveaux d'insuline, à l'inverse, qui provoquent la maigreur, on va tester.
Ce n'est pas plus compliqué que ça. Eh bien oui, on va tester. Et alors, il y a des gens à qui on donne de l'insuline, c'est les diabétiques. Diabète de type E2.
On donne de l'insuline. Je vais vous montrer un tableau très intéressant par exemple. C'est une étude qui a été faite, je crois, en Angleterre. On prend des diabétiques.
On diminue leur ration calorique, c'est-à-dire qu'on passe de 2000 calories, de 1023 calories à 1937 calories, 1900 calories et même 1700 calories. Et chaque fois, quand on diminue leur ration calorique, on augmente la quantité d'insuline qu'on leur donne. Et qu'est-ce qui se passe ?
On a beau diminuer leur ration calorique, quand on augmente l'insuline, ils prennent du poids. Ah ! Autre étude très intéressante que je vais vous inclure. Il y a différents types de médicaments pour traiter le diabète.
En vérité, vous allez voir, on va faire une vidéo sur le diabète. Ça traite le diabète au sens où ça induit le diabète. Les médicaments contre le diabète sont en vérité des médicaments pour le diabète.
C'est la meilleure stratégie pour rendre quelqu'un diabétique. Donne de l'insuline à quelqu'un, tu es certain que dans 2-3 ans... Si tu t'es planté sur le diagnostic, tu es certain que 2-3 ans après, il est diabétique.
Top ! Top niveau ! Et donc, il y a différents médicaments qu'on utilise dans le cas du diabète. Il y a ce qu'on appelle des sulfonilurées, puis il y a un produit qu'on appelle la metformine qui est très connu, et puis il y a l'insuline en tant que telle.
Alors, ces trois produits sont différents. Les sulfonilurées stimulent le pancréas à produire de l'insuline. La metformine ne rajoute pas d'insuline, elle joue sur un facteur qu'on appelle la sensibilité à l'insuline ou la résistance à l'insuline, ce sera l'objet de la troisième vidéo.
Et puis l'insuline en tant que telle, c'est de l'insuline. Et bien, comme on devait s'y attendre, je vous le montrerai dans ce tableau-ci, c'est une étude anglaise qui a été faite sur le diabète.
On se rend compte que quand les gens ne prennent aucun médicament, ils ont peu de prise de poids, quasiment pas de prise de poids. S'ils prennent de la metformine, qui n'apporte pas de l'insuline en plus, ils ont très peu de prise de poids.
et on augmente la sensibilité à l'insuline déjà présente, si on apporte des sulfonylurées qui stimulent le pancréas à produire de l'insuline mais qui finalement ne produisent pas tant que ça d'insuline, la prise de poids est moyenne et la prise de poids est maximale en apportant de l'insuline.
Donc en fait c'est facile de faire grossir quelqu'un. Tu lui donnes de l'insuline et cette expérience a été faite des centaines et des centaines de fois. Tu donnes de l'insuline à quelqu'un, tu le fais grossir.
N'importe quel diabétique qui se met à prendre de l'insuline te dira je grossis. Automatiquement. Quand on sait qu'il y a une corrélation directe entre diabète et obésité, tu te dis, le mec est déjà en surpoids, il a un diabète.
Et vous verrez que les deux, ça veut dire exactement la même chose. Ça veut dire que le niveau d'insuline est élevé dans le sang. Et on lui donne de l'insuline en plus. Qu'est-ce qui se passe ?
Kata, il augmente et son diabète s'aggrave. On ne soigne pas le diabète en donnant de l'insuline puisqu'on sait très bien qu'on augmente les quantités d'insuline. Mais ça sera pour la cinquième ou la sixième vidéo. Alors, Thierry, tu nous montres qu'en augmentant la quantité d'insuline, la personne prend du poids.
Et que se passe-t-il si la personne est en sous-production d'insuline ? C'est le cas, par exemple, de ce qu'on appelle le diabète de type 1. Les îlots de languerance, les célibétas des îlots de languerance, donc une partie du pancréas qui se situe ici, ne produisent plus assez d'insuline.
Eh bien, avant qu'ils soient traités par insuline, Le diabète de type 1, dans tous les livres de médecine au début du XXe siècle, la personnalité du diabétique de type 1, c'était quoi ?
K, chèque, C. Dénutrition totale. C'était des personnes totalement rachitiques. Wow ! Donc il semblerait que l'insuline soit le signal hormonal pour prendre du poids. T'as de l'insuline, tu prends du poids, même si tu réduis ta quantité calorique.
Tu n'as pas d'insuline, t'as beau manger autant que tu veux, tu perds du poids. Alors maintenant, la question qui va venir juste après, c'est qu'est-ce qui fait que tu as des hauts niveaux d'insuline ou des bas niveaux d'insuline ?
Alors la réponse commune, c'est que les sucres font monter l'insuline. On va s'arrêter là pour cette deuxième partie, mais il y a autre chose certainement. Parce que tu vas me citer immédiatement, tu vas me dire Oui, mais regarde les Asiatiques, ils mangent beaucoup de riz, sucre simple, amidon simple et ils ne prennent pas de poids.
Eh oui, il y a certainement autre chose à mettre dans l'équation. Alors, on n'a pas du tout tranché le débat entre beaucoup de graisse ou beaucoup de sucre parce qu'il ne s'agit pas de rentrer en religion comme on le fait habituellement avec fat make you fat, super l'argument, mais de rentrer vraiment dans le savoir pour ensuite rentrer dans la connaissance. On va voir avec le troisième épisode qu'est-ce qui fait monter les niveaux d'insuline.
On va parler d'insuline, on va parler de résistance à l'insuline et vous allez voir un petit peu ce que c'est réellement que la résistance à l'insuline contrairement à tous les modèles qui vous sont donnés.
Et on va enfin commencer à comprendre les paramètres qui font que tu prends du poids ou tu en perds. Donc, on est déjà sorti, et en deux épisodes c'est pas mal, on a fait du chemin, on est sorti de tu manges trop et tu ne bouges pas assez à si ton insuline est haute et que ton cortisol est haut, entre autres, on verra qu'il y a encore deux ou trois petits facteurs mais principalement c'est ça, ça conduit à l'obésité, manger trop et ne bouger pas assez.
Troisième épisode, qu'est-ce qui fait monter l'insuline ? Je vous souhaite une bonne régénération. J'espère que cette série de vidéos va vous être utile. Vous allez voir qu'on n'est pas du tout dans une pensée simpliste, contrairement à ce qui pourrait apparaître.
On ne va pas faire la fin des fruits, on va faire l'apologie de quoi que ce soit. Vous allez voir, on va vraiment comprendre ce qui se passe. Et pour arrêter aussi de faire croire qu'en mangeant des fruits, tu ne grossis pas, c'est faux, on peut grossir en mangeant des fruits, c'est totalement vrai.
Arrêtez de faire croire que pour les diabétiques, il faut des pâtes et des sucres complexes. C'est faux, c'est une catastrophe. On va décortiquer tout ça. Bonne régénération, on se retrouve pour le prochain volet.
Et là, on va se baigner. ♫ Générique de fin ♫ Parce qu'il fait chaud avec tout ça, c'est même très chaud ! Et il trouve que la rivière, elle est juste là !
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