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Notre unique combat ! Patrick Fontaine

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L'équipe RGNR
11 vues • Publiée le 25/06/2017

Cette conversation part d’un texte de l’épître de Paul aux Éphésiens, chapitre 6, qui affirme que le combat ne se mène pas contre la chair et le sang, mais contre des principautés et des influences qui agissent dans la dimension spirituelle. Patrick Fontaine explique pourquoi s’opposer aux hommes est, selon lui, se tromper de cible, et comment il en est venu à cette conviction après des années de pratique très différente.

Le cœur du propos repose sur une métaphore concrète : celle de l’émetteur et du récepteur. Plutôt que de chercher à détruire ou fuir les sources d’influence négative, Patrick défend l’idée qu’il faut rendre le récepteur inopérant, c’est-à-dire travailler sur ses propres schémas de croyance, ses réflexes de pensée et ses conditionnements culturels. Il illustre cela avec son travail quotidien en prévention des addictions, où il côtoie des personnes en grande difficulté sans se sentir contaminé.

La discussion aborde aussi les mots utilisés dans les milieux religieux, notamment repentance et foi, en les retraduisant depuis le grec : metanoia comme changement de mentalité, et la foi comme objet de croyance plutôt que capacité en soi. Patrick cite également le terme grec kainosis dans Romains 12, qui désigne un renouvellement complet de l’intelligence, différent d’une simple nouveauté temporelle.

Patrick revient sur son parcours, de sa période punk à ses années de pasteur, pour expliquer pourquoi il ne s’identifie plus à aucune religion institutionnelle, tout en affirmant une foi personnelle très ancrée. Il distingue l’enseignement extérieur, qui ne peut que mettre des mots sur ce que chacun ressent déjà intérieurement, d’une démarche de gourou qui dispense les gens de chercher par eux-mêmes.


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Patrick, re. Re. Dis-moi, puisque je suis là, j'en profite, je te pose une question. Oui. Longtemps quand quelqu'un m'embêtait, m'ennuyait, me courait, comme on dit, sur le système, me poussait sur le système, j'avais une réponse assez radicale qui était de supprimer l'intrus.

Oui. Un jour on m'a dit, mais tu sais Thierry, le combat ne se passe pas contre la chair et le sang mais contre les puissances et dominations des ténèbres. Ah. Et là je me trouvais bien embêté parce que je me dis, mais comment est-ce qu'on attaque à la batte de baseball le mec qui est dans les ténèbres ? Je vais te poser la question, qu'est-ce que c'est que cette histoire de combattre, de vrai combat ?

On m'a dit, Thierry, le combat que tu mènes n'est pas le bon combat. Quand tu t'opposes aux hommes, ce n'est pas le bon combat. C'est quoi le bon combat ?

Alors, la Bible nous en parle. Ce texte qu'on t'a parlé, il est tiré d'Éphésiens, des Pites de Paul aux Éphésiens, au chapitre 6. Donc c'est écrit, nous ne combattons pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les autorités de ce monde de ténèbres, et contre les esprits méchants dans les lieux célestes. Et ça nous parle de tenir ferme, de revêtir une armure, on va s'apercevoir qu'en fait l'armure c'est pas à prendre au mot,

parce que la foi, la vérité, la justice, le zèle, C'est des drôles d'armes pour combattre, c'est plus des attitudes, ça. Mais c'est vrai que la Bible nous parle d'un combat.

Oui, d'ailleurs souvent quand je parle de combat, on me dit, non, il n'y a pas de combat. Si, il y a un combat vis-à-vis. Il y a un vrai combat qui se passe. Il y a un vrai combat.

Dans beaucoup d'endroits, on appelle ça le combat spirituel. Alors, il y a un petit souci, je vais commencer par dire ce que ça n'est pas. Parce que c'est des versets qu'on nourrit beaucoup de fantasmes, qu'on nourrit beaucoup de paranoïas spirituels, des gens qui voient des démons partout, des monstres, des entités à tous les coins de rue, qui veulent retourner l'exorcisme, le 2, le 3, le 4, le 5, voilà, Voilà. Et ça nourrit beaucoup de

choses comme ça, ces versets. Ça permet même pas de vivre normalement. J'ai remarqué les gens qui croient à fond dans ces versets, ils pensent après détenir la vérité, et toute personne qui s'oppose à eux, alors ils ont compris que c'était pas contre la chair et le sang, donc ils en ont pas après des personnes, mais ils se disent, ouais mais ils sont manipulés par le diable, ils sont manipulés par le malin.

Oui, ils t'aiment toi personnellement, par contre ils haïssent le démon qui agit en toi. Au final, ça revient à peu près au même. C'est à peu près le même. C'est une façon spirituelle de dire, je t'aime. Tu gardes la face.

Je t'aime, mais je hais ce qui est en toi. Voilà, c'est exactement ça. Globalement, vu que tu te sépares rarement, les deux vont ensemble et finalement tu t'en prends plein la tête. C'est ça. Donc, ce fameux combat spirituel, déjà Paul, il est très clair, il ne parle pas de plusieurs combats, il ne parle que d'un combat.

ça c'est la première chose. Donc on a un seul combat. Donc maintenant ce qu'il faut savoir c'est contre qui déjà on combat. Donc le texte il est clair, c'est les principautés, les dominations, les autorités de ce monde de ténèbres et les esprits méchants qui sont dans les lieux célestes.

Techniquement ça fait quoi ça ? Alors techniquement on s'aperçoit que toutes ces choses c'est toutes les choses qui exercent des influences. Des influences, on va dire négatives sur les personnes ?

Oui, oui. C'est des influences. Donc, dans ce monde de ténèbres, la Bible dit que le monde est couché sous le malin, est sous l'emprise. Donc, ce monde-ci, quelque part, il y a déjà une influence.

Et après, elle nous parle aussi contre les esprits méchants qui sont dans les lieux célestes. Alors, les lieux célestes, ce n'est pas en prenant un télescope qu'on va les voir, ces lieux célestes-là, ce n'est pas tout à fait ça.

Non, non, c'est le côté spirituel de notre monde. Le lieu céleste, c'est la dimension spirituelle ? C'est la dimension, et à l'extérieur de nous, c'est important. Alors maintenant, je vais tout de suite mettre quelque chose au point, il faut qu'on ait une vision holistique, il n'y a pas un monde physique et un monde spirituel.

Les deux sont cliqués. un seul monde qui a une dimension physique et une dimension spirituelle. Donc, il y a des gens qui personnalisent des influences, il y a des modes qui peuvent influencer, même des modes de pensée, pas que vestimentaires, des modes de pensée, des philosophies, des religions.

Il y a aussi des acteurs, je dirais, dans la dimension spirituelle du monde. Alors, ce n'est pas là-dessus que je vais me focaliser, parce que si on lit bien le texte, ça nous dit contre qui on combat, mais ce texte ne dit pas comment on combat, et ça ne nous dit pas où on combat.

Beaucoup de gens disent oui, mais si, on combat, c'est écrit, les autorités, les dominations de ce monde de ténèbres et contre les esprits méchants qui sont dans les lieux célestes.

Non, ça ne nous dit où est l'ennemi, ça ne nous dit pas où est le lieu du combat. Ça, c'est important. Je donne un exemple. Bon, je pars toujours avec mon passé glorieux, mais je suis désolé, je n'ai jamais été danseuse classique.

Mais j'étais… Le tutu dans rapport à… Le tutu, le tutu. Petit rat. Mon petit rat. Vas-y, mon petit rat. Mais bon, j'étais dans les batailles de gang et une fois, il y a un gang devant nous qui a fait semblant de fuir.

Nous, on était tellement contents qu'on les a suivis. Ils nous ont emmenés dans une impasse où il y avait un immeuble voué à la destruction. Les portes, les fenêtres, il y avait les parpaings, tout était mûré.

Eux, ils avaient juste une ouverture, ils ont pu monter, ils ont fermé la porte derrière eux. Et là, vous étiez fait comme des rats de l'opéra ? Et voilà. Et là, on a eu bombardement de canettes de bière sur la tête, on s'est tous fait ouvert.

Elles n'étaient pas vides ? Non, elles étaient cassées et projetées. Donc, ça fait mal. Et plusieurs années après, un jour, j'étais en train de prier, et dans la prière, ce qu'il faut savoir c'est qu'une prière c'est pas un monologue, il y a un dialogue.

Mais c'est pas une liste de Noël ? Voilà, c'est une communion, c'est une communication. Et dans cette communication, j'ai vraiment senti, ce souvenir est remonté, Et vraiment j'ai senti ce concept, ce n'est pas l'ennemi de choisir le terrain de bataille, sinon tu tombes dans son piège.

Donc là, parce que c'était une époque où c'est vrai que j'ai eu aussi, après mon passé punk, j'ai eu un passé où j'ai été pasteur, j'ai une suivie maintenant, on en reparlera.

Ce n'est pas mieux. Ce n'est pas pire, ce n'est pas mieux. Enfin, c'est mieux pour la personne que l'on rencontre, c'est tout. il vaut mieux te rencontrer un pape ou un pasteur, quoique à coup de versets et de bibles on peut faire très mal, des fois même plus profondément, un coup de batte de baseball finalement...

Ça fait mal aussi, je me rappelle. Mais du coup j'ai eu une période où oui je pratiquais une forme de combat spirituel, où toute opposition, ou tout problème qui nous arrivait, toute adversité, voilà c'est le mot que je cherche, toute adversité je le mettais sur le compte d'un combat spirituel.

D'accord, tu as ta voiture qui tombe en panne, il y a un démon qui t'a fait tomber ta voiture en panne. Presque, alors moi je n'ai jamais été à cet extrême-là, mais j'en connais oui, un pneu crevé, ils vont chasser l'esprit de crevaison.

Mais bon, pourquoi pas ? Donc, et là du coup, j'ai changé ma perspective et puis je me suis rendu compte que, non, je lisais la Bible à la surface, il fallait peut-être que je lise un peu plus profondément. Et plus profondément, en fait, il y a un autre texte où Paul nous parle de ce fameux combat.

C'est De Corinthiens au chapitre 10 à partir du verset 4. Là, il nous écrit « les armes de notre combat », donc c'est toujours le même combat, il ne dit pas de nos combats, mais de notre combat, ne sont pas charnelles, mais elles sont spirituelles, puissantes et efficaces par la vertu de Dieu, et voilà la suite.

Pour renverser toute forteresse, tout auteur qui s'élève contre la connaissance, et tout raisonnement, tout auteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et amener toute pensée captive à l'obéissance de Christ.

Donc en fait là il te parle de toi ? Eh oui, donc le vrai combat n'est pas un combat extérieur, c'est un combat intérieur, c'est un combat entre tes deux oreilles, c'est un combat dans ton cœur, c'est un combat dans ton être intérieur.

En fait, il faut voir, ils nous présentent l'ennemi, ce sont comme des émetteurs. Ils sont soit dans ce monde, soit dans la dimension spirituelle. Ils émettent des choses pour conditionner notre comportement. Alors il y a plusieurs façons de lutter contre des émetteurs.

Soit on essaye de dynamiter les émetteurs, là c'est pratiquement impossible, mais bon, dans le réel. Soit on cherche des zones blanches où il n'y a pas d'émission, ou on pète le récepteur.

Si on pète le récepteur, ils peuvent envoyer toutes les émissions qu'ils veulent, ça ne rentrera pas. Et en fait, le combat qu'il nous a demandé, ce n'est pas d'essayer de dynamiter, de chasser le mal de ce monde.

C'est que le mal qui est dans le monde ne puisse pas nous toucher, ne puisse pas nous influencer. Donc c'est péter le récepteur, donc c'est renverser toute forteresse. Une forteresse c'est ce qui s'est construit, c'est une logique, ce sont des réflexes, des schémas de pensée, des schémas de croyances, des a priori, ce qu'on nous a enseigné aussi.

Parce que peu importe notre culture, selon l'endroit où on est, on a une initiation culturelle. On a une initiation au niveau de la famille, on a une éducation et ça forme des choses, des façons de penser.

Par exemple, je n'y peux rien, je suis un occidental. À cause de ça, je ne peux pas penser comme un oriental. Ça ne m'est pas inné. Rien que là, on voit qu'on est comme des êtres préfabriqués.

On a tous des petits récepteurs qui sont déjà mis. Là, Paul nous parle d'un combat qui nous permet de renverser ces forteresses, ces schémas de croyance, ces schémas de pensée qui sont toxiques, de retirer tout obstacle qui s'élève contre la connaissance de Dieu.

Mais en grec, c'est possible vouloir dire qu'il nous vient de Dieu. Autant la connaissance de Dieu lui-même que la connaissance qu'il veut nous envoyer et amener les intuitions qui viennent de lui, toutes ces paroles qui se révèlent en nous, toute cette vie intérieure finalement.

Et tant qu'on ne mène pas ce combat spirituel, en fait, il y a deux façons d'être. On est soit canal, soit bouchon. Et la plupart du temps, le fameux combat spirituel sert à retirer les bouchons pour que la vie ait passe, pour que les intuitions aient passe, parce qu'on est conditionné.

Jésus, il a pu dire… Il ne consiste pas à enlever le bouchon chez l'autre. Surtout pas. Parce qu'il y a combien d'approches religieuses qui prétendant faire du combat spirituel se targuent d'aller retirer le bouchon qui est dans l'œil du voisin.

Alors surtout pas. Déjà Jésus a dit clairement, vous connaîtrez la vérité, la vérité vous rendra libre. Donc comment on peut aider les autres ? C'est en témoignant de la vérité, en étant soi-même vrai déjà, et en témoignant de la vérité.

Mais il n'y a que quand ils vont expérimenter la vérité qu'ils vont vivre une liberté. Sinon, on tape à côté. On tape à côté. Maintenant, est-ce que des gens peuvent avoir besoin d'aide ?

Est-ce que l'exorcisme existe ? Oui, oui, ça existe, ça existe réellement. Mais là, ce n'est pas le propos du verset, c'est des autres versets de Jésus quand il parle de chasser les démons par exemple.

Et là, pour le combat spirituel, ça ne nous parle pas de chasser les démons. Ça parle du combat qui est à la porte de ton cœur. Voilà, c'est de casser le récepteur. Jésus a pu dire, le prince de ce monde vient et il n'a rien en moi. Oui, il n'a pas de récepteur.

C'est pour ça qu'il ne péchait pas. Pour reprendre ce qu'on a appris la dernière fois, il tournait autour du bon axe, il n'a pas loupé la cible. Le prince de ce monde vient, mais il n'a rien en moi, il n'a pas de récepteur.

Et en fait, la Bible n'arrête pas de nous parler du programme qu'a Dieu pour retirer les récepteurs qui sont en nous, pour nous faire tourner autour du bon axe. Le programme, alors les mots barbares, enfin ce n'est pas complètement barbare, mais les mots que les religieux utilisent beaucoup c'est repentance et foi, mais en fait si on comprend ce que ça veut dire repentance, metanoïa c'est changement de pensée, changement de mentalité, changement de point de vue,

changement d'action, donc il y a un schéma de croyance qui change, et puis la foi c'est un changement de croyance aussi, parce que des fois il y a plein de gens qui disent j'ai pas la foi, je connais personne qui n'a pas la foi.

Par contre, le problème c'est ta foi en quoi ? Il est là le problème, c'est l'objet de notre foi, c'est pas la foi elle-même. Tout le monde a la foi. Jésus, il y a une parole qu'on passe souvent sous silence, mais il a souvent dit qu'il te soit fait comme tu crois.

Et malheureusement, on vit vraiment ce que l'on croit souvent. Qu'il soit fait selon ta foi, celui qui pense « moi j'ai pas de chance, je suis poisseux, il m'arrive que des crasses, mais il les appelle les crasses, il les appelle.

Donc, on a besoin de détoxifier tous nos systèmes de pensée. Et comment on casse ces récepteurs ? Efficacement ? Alors, efficacement, c'est par cette fameuse repentance, cette repentance c'est on comprend comment on doit fonctionner, si on voit qu'on ne fonctionne pas comme ça, on se conforme quelque part.

On cherche à rentrer en conformité. On se dit, peut-être que le mot conformité n'est pas bon parce que les gens vont penser qu'on fait des photocopies. Non. On adhère de tout notre cœur.

On rentre dans la liberté qui nous est offerte. On casse les réflexes de crainte. Parce qu'il n'y a pas mieux comme moyen de diriger les gens que la crainte. Avec la crainte, on manipule les gens.

Par crainte, et c'est fondé, mais par crainte du terrorisme, on peut vite arriver à des choses qui vont toucher notre liberté individuelle. Mais de tout temps, il y a eu des craintes qui ont été faites, et qui ont été même créées des fois, pour manipuler les gens.

Par crainte du FM, on a voté Chirac. Par exemple. Les pauvres amis qui avaient voté Mitterrand se sont retrouvés à voter Chirac. Donc voilà, notre combat spirituel se situe au niveau de notre intérieur.

Renverser les forteresses, tout raisonnement, toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu. Donc c'est l'orgueil. Voilà. C'est l'orgueil, la suffisance, le mépris.

C'est ça. Et amener toute pensée captive à l'obéissance de Christ. ça c'est merveilleux. C'est qu'on n'a pas été livré avec une machine à penser qui est censée s'emballer. On a le bouton off.

Et oui, on peut amener nos pensées. Il y a des gens qui disent « j'arrive pas, j'arrive pas, j'arrive pas, ça tourne tout le temps ». Ce n'est pas le bon fonctionnement. Et ça c'est des thèmes aussi qu'on va avoir l'occasion d'aborder pendant notre fameuse croisière. C'est la détox mentale parce que la détox mentale, les aliments vont aider la détox mentale, mais la détox mentale, pour y arriver parfaitement, c'est changer de schéma de pensée, changer de schéma de croyance,

parce qu'il y a des fondements à nos pensées, il y a des fondements à nos croyances. Et là, la nourriture ne va pas les atteindre. Paul dit que les armes de notre combat ne sont pas charnelles, elles sont spirituelles.

Ça veut dire que ça reste un combat spirituel. Il va falloir utiliser des armes qui sont spirituelles. Les armes qui sont spirituelles c'est la prière, la révélation, la méditation, la repentance, la foi. Ça ce sont des armes spirituelles.

Ce sont des outils spirituels, pragmatiques on va dire. C'est ça d'ailleurs qui est marrant parce que quand on parle de spiritualité tout de suite il y a une espèce d'évanescence. Il y a des outils aussi pratiques que le lavement, le massage à l'huile de ricin ou la bosse contre la peau.

Il y a des outils dont on connaît l'utilisation, la posologie. Ah complètement, et en plus quand on arrête de lire la Bible comme un livre de loi où on est censé se conformer à la moindre parole, mais qu'on plonge dans le texte.

On peut barboter au-dessus de l'eau comme les enfants, mais il n'y a que ceux qui plongent profondément qui vont trouver les perles. Il n'y a que ceux qui plongent profondément qui vont trouver les perles. Exactement. Petit peut vite devenir un livre barbant. Moi j'avoue, ça peut être barbant.

Maintenant, si on a une autre approche, qu'on le lit comme d'autres livres, il y a d'autres livres qui peuvent être très inspirants, on se dit mais attends, là ça me parle. En plus, il faut que ça nous parle à l'intérieur, ça ne nous parle pas qu'à la tête, ça nous parle à l'intérieur.

Et là, quand tu Je comprends que le combat spirituel, c'est que tu pètes le récepteur. Je vais te prendre un exemple, il y a des gens, dans les premiers siècles, il y a des moines qui se sont retirés dans le désert pour pas vivre l'influence du monde. Ils avaient beau se mettre en haut d'un pilier, les moines cénobites, ou dans des monastères, ils avaient toujours les mêmes convoitises.

C'est pas parce que tu vas dans une zone blanche que c'est fini. Aujourd'hui, ils ont beau ne pas être religieux, ne pas être moine, ils ont la même mentalité. Ils essayent de vivre en communauté, ils essayent de se tenir à part, mais pour moi, ils sont semblables à quand Michael Jackson vivait dans une bulle pour ne pas par crainte des microbes.

En fait, tu penses que tu es libre des microbes, non, tu en es esclave parce qu'il faut que tu emmènes ta bulle partout. Tu n'as pas la vraie liberté. Et quand tu pètes le récepteur par contre, là, le monde n'a plus d'influence sur toi.

Alors, ça ne se pète pas du jour au lendemain, c'est un chemin. Oui, c'est petit récepteur par petit récepteur. Et quelque part, ce qui est fabuleux, c'est que toutes tes preuves, en venant révéler un récepteur à toi, te donnent la possibilité de le détruire.

Et la difficulté, l'échec n'est plus un problème. Au contraire, tu te dis « waouh, je viens de voir ce récepteur-là, celui-là, je ne l'avais pas shooté. Pèche au caca.

Tu tiens dessus. Et tu vois, tu disais qu'il n'y a pas que dans la Bible qu'on retrouve ça. Je me souviens avoir discuté avec un ami qui était musulman, mystique, qui fait une vraie vie spirituelle, parce que je ne suis pas du genre à penser qu'il n'y a que les chrétiens qui ont une vraie vie spirituelle, loin de là.

Et lui, il me parlait du djihad. Le djihad, il me dit, c'est la guerre, mais c'est le combat intérieur. Le djihad qui a été transformé en une monstruosité sans nom.

et il me dit mais le dhikr c'est en aucun cas une combat vers l'extérieur pour transformer l'autre et l'obliger à se convertir, le dhikr c'est la conversion intérieure, parce que les vrais mystiques musulmans avaient compris que la conversion c'était pas la conversion de l'autre, c'était la conversion de soi-même, c'est ça, et que le vrai combat il était dans la vraie conversion, et que c'était pas parce que tu utilisais les mots que tu parlais de Allah, de Dieu ou de Jésus qu'il y avait quelque chose réellement qui s'était fait là-dedans,

parce que moi, il y a une époque où je faisais de la méditation zen, j'avais le crâne rasé, je portais le kimono, je mangeais du riz avec du gomasio et du tamari comme tous les moines zen, mais à l'intérieur, j'étais, j'avais les mêmes obnubilations, j'étais obsédé comme je l'étais par tous mes problèmes et je n'avais rien de changé, j'avais tout de l'attitude et rien de changé.

Et le vrai combat, ça se passe pas contre la chair et le sang, il se passe... Ah, complètement. Mais alors là, t'as mis le point. Moi, je lis des livres sur l'islam.

Il y a un auteur que j'aime beaucoup, c'est Rumi. Le Mâchouani, Le Livre du Deux Dents, c'est des livres qui sont exquis. Pour moi, là je fais juste une petite parenthèse, il y a les religions.

J'ai aucun espoir que les religions puissent se retrouver un jour, parce que pour moi, une religion, c'est une spiritualité qui un jour a été sclérosée. Elle a été sclérosée, les hommes ont mis la main dessus.

Par contre, dans tous les courants religieux, il y a des gens qui ont une spiritualité, et comme par hasard, cette spiritualité les mène au même endroit, l'intériorité, toujours. Ça c'est beau, c'est rassurant, c'est satisfaisant.

Il n'y a qu'une seule vérité, par contre il n'y a pas un peuple, il n'y a pas une dénomination qui en a la propriété, le copyright. – Voilà, des fois il y a des chrétiens, ils sont chagrinés, ils disent, non, il faut arrêter, Allah ce n'est pas Dieu.

Moi je regarde aujourd'hui, je me dis, déjà Dieu ça vient du mot latin, un mot latin qui veut dire Zeus. – D'accord. Donc les chrétiens, quand ils disent qu'ils aiment Dieu, dans l'étymologie, ils aiment Zeus.

Oui, si vous voulez être plus précis, ils disent on aime Adonai, on aime Héloïm, on aime le Dieu. Et maintenant, Allah, ce qu'il faut savoir, c'est que Jésus, il parlait araméen, Dieu en araméen, c'est Ah Allah.

Oui, c'est une langue sémitique. Je ne vais pas me faire que des amis, moi. Non, mais c'est parce qu'il faut aussi sortir des faux combats. Des fois il y a des combats religieux, moi je veux juste dire quelque chose, le christianisme en tant que religion n'est pas meilleur que l'islam, le bouddhisme, le confucianisme ou n'importe quel... En tant que religion.

En tant que religion il n'est pas meilleur. C'est la même monstruosité. C'est la même monstruosité, exactement. Et maintenant je reconnais... Je veux démonter que j'ai rarement été aussi meurtri et blessé que par des frères chrétiens qui avançaient avec un légalisme forcené et un esprit religieux...

Maintenant, le légalisme, ce n'est pas à l'apanage des chrétiens, il y en a partout. Mais dans toutes les religions. Dans toutes les religions. Mais maintenant, ce que je veux dire, c'est que dans toutes les spiritualités, il y a des gens aussi sincères qui cherchent au-dedans d'eux et qui trouvent.

Ça, c'est intéressant. Par exemple, quelqu'un comme Rumi, c'est XIIe, XIIIe siècle quand même, il dit que quand il a trouvé à l'intérieur de lui, bien sûr, il continuait à croire dans son livre saint, mais il disait qu'il était dégagé du livre saint, il allait plus loin et il reconnaissait l'égalité entre l'homme et la femme. Il avait découvert la loi qui était inscrite dans son cœur.

Voilà, il était plus sous la lettre. Mais c'est ce qui se passe aussi avec les chrétiens, parce que des fois les chrétiens sont tellement dans la lettre, c'est exclusif et ils rejettent les autres. Des fois on se trompe de combat.

C'est ce que nous dit Paul, ne vous trompez pas de combat. Et même dans le combat spirituel, ne vous trompez pas de combat. C'est pas chez l'autre le combat. J'ai combattu le bon combat.

Comme quoi il peut y en avoir un mauvais. Même dans le combat spirituel ? Oui. De toute façon, un combat spirituel où on essaie d'évacuer le mal de la planète, c'est comme si quelqu'un disait, moi je prie pour les malades, je prie pour que la maladie soit éradiquée de la planète.

La maladie ou la mort soit éradiquée de la planète. Pour moi c'est vain. C'est comme combattre les microbes, c'est comme assainir tout un environnement pour ne pas qu'il n'y ait de microbes et de bactéries, ça ne marchera pas.

Ça ne marchera pas, tant qu'il ne faut pas se tromper de combat. Donc pour moi le combat il se situe, on pète le récepteur. Et là ça devient tellement... parce qu'on peut se retrouver n'importe où.

Moi ma plus grosse activité dans la semaine, je fais de la prévention drogue ou de l'aide au toxicomane, réduction de risque ou... Oui d'ailleurs ça on m'a demandé plusieurs vidéos avec toi sur ce thème-là, On va les faire aussi si tu nous tiens, j'aimerais bien. Sur l'addiction.

Sur l'addiction. Et régulièrement, j'ai des gens devant moi, ils ont de la poudre, ils ont des joints, il y a des parcours de vie. Ce que je veux dire c'est que déjà, je ne suis pas contaminé parce que je les côtoie.

Prévention de drogue. Oui, et en fait dans la prévention, j'ai beau être en contact de gens qui ont beaucoup de problèmes, qui ont des fois des pratiques, même des pratiques spirituelles à cause de la drogue.

Très déviante et très dangereuse. Mais je ne suis pas contaminé parce que le récepteur en moi il est cassé. Il n'y a plus aucun risque et tu peux avancer totalement libre. Voilà, des fois on me donne de la drogue.

Les personnes disent je ne vais pas être capable de l'acheter moi-même, je te la donne, tu t'en sépares. Tu ne l'es pas tenté. Je ne suis pas tenté.

Le récepteur est cassé, il s'est fait un choix, il s'est repenti. C'est ça. Mais repenti dans le sens, ma mentalité a changé, mon système de croyance a changé, mes valeurs ont changé, et du coup je suis libre.

Et c'est ça qui est intéressant. Et il est là ce combat, le combat que Dieu nous demande, c'est un combat pour la liberté. C'est du pouvoir marcher libre, du pouvoir dire comme Jésus, oui ok il y a le prince de ce monde, mais il n'a rien en moi.

Il n'a rien en moi. Ça fait qu'on peut me critiquer, en moi je fais le maximum pour casser le récepteur de l'amertume, de la réaction... Au contraire, la critique est un très bon révélateur de notre degré de sensibilité à cette forme de violence.

Moi je sais que j'ai vécu un moment de grâce, la première fois où il y a eu un article bien costaud contre moi, et je me souviens de mon épouse qui m'avait cadré et qui m'avait dit, écoute c'est simple, soit tu casses le récepteur, soit tu arrêtes ton boulot, parce que des attaques tu vas en avoir des tas et si tu réagis comme ça, ça pourrit ta vie, ça pourrit la vie de la famille, il n'est pas question que tu continues comme ça. Donc tu choisis,

soit tu choisis de péter le récepteur, j'ai pété le récepteur et effectivement ça n'a quasiment plus aucune influence, quand les gens me disent il y a un tel qui a fait une vidéo sur toi... Voilà, et ça c'est un combat parmi d'autres parce que ça c'est les combats je dirais grossiers, Après, il y a les combats plus...

les petites influences qui viennent, je dirais, du monde invisible. Des systèmes de pensée, des systèmes de mode, et on peut être complètement étanche. Moi, j'y crois, et là, je l'ai quand même noté parce que je ne veux pas le citer à la légère, mais la Bible dans Romains 12 nous parle d'être transformé par le renouvellement des pensées, le renouvellement de l'intelligence.

Le renouvellement, le mot grec, alors c'est un mot grec, il est super intéressant. Le mot grec c'est anakainosis, et en fait ça Ça signifie causer de la croissance, remettre à neuf, renouvellement, nouvelle force, nouvelle vigueur. Avoir un nouveau mode de vie opposé à l'ancien état qui était corrompu.

Mais la racine, c'est kainos. Kainos, ça veut dire nouveau, récent, qui vient de se produire. C'est intéressant, mais nouveau en ce qui concerne la substance, parce que nouveau dans le temps, ça serait néo.

D'accord. Néo, ce ne serait pas kainos. Ce n'est pas le dernier truc à la mode ? Non, mais c'est quelque chose qui est complètement renouvelé. Donc, ça nous parle d'un renouveau, d'une rénovation, d'un changement complet vers le meilleur.

Et en fait, voilà, la Bible nous propose ça. Donc, croire en Dieu, ça ne nous rend pas bêtes en principe. Ah ouais ! En principe, si tu as une religion avec Dieu, Oui, tu peux vite être exclusif, être, j'appelle ça un frère 16, c'est les frères 13 et 3, ils sont très étroits, ils peuvent regarder par les trous d'une serrure avec les deux yeux en même temps.

Mais on peut aussi vivre avec Dieu un épanouissement intérieur et puis avoir son l'intelligence de renouveler. Moi, personnellement, j'ai eu à traiter des choses, des choses par rapport à l'estime de moi-même, par rapport au rejet, à la sensation d'être rejeté, par rapport... Aujourd'hui, c'est des choses qui sont complètement réglées, avant c'était des réflexes, je ne te les expliquais même pas.

Et tu es allé les chercher là ? Oui. Dans la méditation, dans la rencontre avec ton intériorité ? C'est ça. Donc c'est un appel avant tout à rentrer à l'intérieur, à ne pas combattre à l'extérieur, à rentrer à l'intérieur et à faire le ménage chez soi.

Voilà. Parce que, par exemple, si je prends le rejet, si on a l'impression d'être rejeté par les autres, tu as deux choix. Soit tu essaies de virer de ton existence tous les gens qui te rejettent, mais tu n'en seras jamais sûr.

Oui, il y aura toujours un... Ou soit tu pètes le récepteur du rejet. Et après, si on te rejette, tant pis. Moi, les gens qui me rejettent, tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils loupent.

Mais ça ne m'affecte plus comme avant. Bien sûr, je préfère quand même, c'est normal, comme tout le monde. Mais maintenant, si quelqu'un ne m'apprécie pas, je ne vais pas me transformer pour lui plaire.

C'est casser le récepteur. Voilà, le récepteur est cassé. C'est marrant que tu me dises tout ça parce qu'en plus, je crois qu'il y a une période de ta vie où tu as été un spécialiste du caissage de récepteurs chez les autres, parce que... Disons, j'ai été pasteur.

C'est vrai. J'ai été pasteur pendant de nombreuses années. Et tu as été pasteurisé ? Oui, complètement. Donc, j'ai été pasteur pendant de nombreuses années, et des fois, il y a des gens, ça leur reste en travers, encore aujourd'hui, pourtant ça fait dix ans que j'ai arrêté.

Cette année, ça fait dix ans. Tu as décroché depuis dix ans. Donc, mais bon, on dit, c'est un pasteur, il va nous parler de la Bible, il va nous faire du pré-chi-pré-cha.

Ma période pasteur fait partie de mon cheminement, comme ma période punk. Tu me disais qu'on me reproche plus d'avoir été pasteur que d'avoir été punk. Voilà, alors que les gens préféraient m'avoir rencontré en tant que pasteur qu'en tant que punk, je te garantis.

Tu imposais les mains même en étant punk, mais c'était plus violent. Oui, mais c'était un peu plus rapide les mains fermées. Avec le pouvoir américain. Donc, ça fait partie de mon cheminement. Donc, est-ce que je suis touché par le contenu de la Bible ?

Oui. Est-ce que je suis un serviteur de la lettre ? Non. Est-ce que j'ai voué allégeance à la religion chrétienne ? Non. Aujourd'hui, je n'en suis plus. T'as voué allégeance à la vérité que tu vas chercher, que tu vas traquer à l'intérieur de toi.

Moi, mon allégeance, elle est à mon Dieu, elle est à mon Père Céleste, elle est à mon Dieu intérieur. Donc oui, on peut trouver des vidéos de moi, je prêchais quand j'étais pasteur.

Heureusement qu'on ne peut pas trouver des vidéos de moi quand j'étais punk, parce qu'à l'époque, les caméroscopes n'existaient pas. On peut trouver des photos des fois, mais ce que je veux dire, c'est que c'est tellement facile de juger quelqu'un sur ce qu'il était sans voir ce qu'il est devenu.

Et savoir que peut-être ce qu'il était a permis de devenir ce qu'il est devenu. Voilà, ça fait partie de son cheminement. Mais moi ce que je dis là, ce n'est pas juste pour parler aux autres, pour dire regardez ce que je suis maintenant, c'est une discipline que je m'impose à moi-même, c'est que je ne juge pas les gens par rapport à leur passé, mais je ne les juge même pas par rapport à leur présent.

Déjà je ne les juge pas du tout, mais pour moi ce qui m'intéresse c'est où ils peuvent aller. Parce que pour moi, l'étincelle divine, elle est dans chaque homme. Et si d'un seul coup ça s'embrase, la personne que tu as devant toi dans trois mois, tu ne la reconnais pas.

Tu ne la reconnais pas, sinon tu ne t'amuses même pas à juger quoi. Donc oui, bien sûr, je vais souvent prendre la Bible comme référence parce que c'est le livre que je connais le mais je n'ai pas voué allégeance à la lettre.

Il faut vraiment qu'on l'entende. Je ne suis pas là pour faire du prosélytisme, pour essayer de remplir des églises, convertir des gens à une religion. Non, j'en suis sorti. Ce n'est pas pour faire rentrer les autres.

Mais maintenant, j'aime Dieu De tout mon cœur, j'ai une vie, ce n'est pas qu'une croyance, j'ai réellement une vie. Et t'as un cœur d'accompagner quiconque, d'être un témoin, ce que Jésus a dit.

Il n'a pas dit d'imposer, de conformer les gens, il a juste dit « soyez mes témoins ». Tu témoignes. Moi je témoigne. Maintenant, oui, quelque part j'enseigne, mais j'ai compris que le vrai enseignant il collabore avec l'enseignant intérieur qui est dans chacun, il met des mots sur ce que l'enseignant...

Il ne vient pas interférer, il ne vient pas se substituer, il ne vient pas prendre toute la place, il ne vient pas crier plus fort. Comme a dit Augustin, on l'appelle souvent Saint Augustin, on l'appelle Augustin, ah ça c'est le nom de mon chiarette, et Augustin il dit même mes meilleurs enseignements ne sont que du bruit si ton enseignant intérieur ne te confiante pas à ce que je te dis.

Ça pourrait être valable dans tous les domaines. C'est valable dans tous les domaines. Je dis aussi souvent moi aux gens avec les vidéos, je dis moi dans les vidéos où je propose quelque chose, mais si ça n'a aucune résonance en toi, surtout pas, pitié, mais surtout, et ils vont le nettoyer à toute vitesse. Mais les gens des fois préfèrent se trouver des gourous, parce qu'ils veulent faire l'économie d'une recherche intérieure.

Écoute, c'est flagrant, combien de gens ont la télé d'allumée à longueur de journée ? La radio, à longueur de journée, ne supporte pas le silence. Pourquoi ? — Parce que le silence, c'est le risque de se retrouver confronté à son état d'esprit.

Et nous, on va aller explorer le silence. — Et nous, on va explorer le silence. Complètement. — Je te remercie, Patrick. On en fera d'autres, de vidéos comme ça, parce que c'est que le début d'un cheminement...

Je tiens aussi à témoigner à quel point tu as été important sur mon chemin. Je rends grâce de t'avoir rencontré avant d'avoir été chopé par les religieux, avant qu'il n'ait mis de grappin sur moi. Je te remercie Patrick, on se retrouve aussi en octobre pour la croisière, on va pouvoir explorer notre intériorité et on va faire régulièrement des vidéos comme ça aussi pour donner ses bribes et montrer que finalement on a une culture, on a un texte qui est d'une richesse incroyable, qu'il n'y a pas lieu de l'aduler, qu'il n'y a pas lieu de le rejeter,

mais qu'il y a de la liberté à trouver dans tout ça. Complètement. Je te remercie Patrick. Ça marche, merci....

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