Naissance et accouchement, du pire au meilleur !
Dans cet entretien, Thierry reçoit Marion, sage-femme, pour aborder un sujet qu’il confie mal maîtriser : les conditions réelles de l’accouchement en milieu hospitalier. La position allongée, la péridurale systématique, l’ocytocine de synthèse et l’épisiotomie y sont présentées non comme des standards médicaux neutres, mais comme une cascade de compensations liées à une organisation pensée pour le confort du personnel soignant, pas pour la physiologie de la femme.
Marion détaille les conséquences concrètes de ce protocole : extractions instrumentales (forceps, spatules, ventouses), hématomes néonataux, cicatrisation difficile du périnée, descentes d’organes, et une séparation précoce mère-enfant qui prive les deux d’un contact immédiat fondamental. Elle explique aussi pourquoi la péridurale, en supprimant la sensation de pousser, enclenche mécaniquement le recours à ces instruments.
Face à ce constat, elle présente les alternatives accessibles : les salles nature en maternité (baignoire, barres, ballons, sages-femmes plus disponibles), l’accouchement à domicile accompagné d’une sage-femme, et la rédaction d’un projet d’accouchement écrit remis à l’équipe. Elle recommande notamment les ouvrages de Bernadette de Gasquet et le forum en ligne « L’arbre » pour s’informer avant de choisir.
L’entretien aborde également deux gestes souvent ignorés : le retard de clampage du cordon ombilical, qu’il est possible de demander tant que le cordon bat encore, et la procédure simple pour couper le cordon à domicile si la sage-femme n’est pas présente à temps. Thierry conclut en soulignant que l’ignorance de ces informations n’est pas un hasard, et que s’informer reste le premier levier pour accueillir un enfant dans de meilleures conditions.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi cet entretien avec une sage-femmeThierry explique pourquoi il invite Marion et quels sujets il souhaite aborder sur l’accouchement et l’accueil du nouveau-né.
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0:30La position allongée, un choix non physiologiqueMarion décrit pourquoi accoucher sur le dos avec monitoring et péridurale est organisé pour le personnel soignant, pas pour la mère.
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2:00La cascade : ocytocine, péridurale, épisiotomieComment une décision entraîne la suivante, de l’ocytocine de synthèse jusqu’à la coupure du périnée pratiquée sur 60 à 80 % des primipares.
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4:00Conséquences pour la mère et l’enfantExtractions instrumentales, hématomes néonataux, cicatrisation difficile et séparation précoce mère-enfant sont passés en revue.
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6:02Salles nature et accouchement à domicileMarion présente les alternatives concrètes : salles physiologiques en maternité, accouchement à domicile et comment trouver ces structures.
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8:03Rédiger un projet d’accouchementComment formuler par écrit ses refus et ses souhaits à l’équipe soignante, et pourquoi dire « je ne veux rien » est le point de départ.
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10:05S’informer : livres, forums, maternités respectueusesMarion cite les ouvrages de Bernadette de Gasquet, le forum « L’arbre » et la recherche de maternités physiologiques comme ressources pratiques.
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12:02Le cordon ombilical : quand et comment le couperMarion explique le retard de clampage, combien de temps le laisser battre, et la procédure simple pour couper le cordon à domicile.
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14:05Ce qu’on ne nous apprend jamaisThierry et Marion concluent sur le fait que ces informations fondamentales sont absentes de toute formation scolaire ou médicale grand public.
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Transcription de la vidéo
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Rebonjour Marion. Rebonjour Thierry. C'était pas prévu, mais il se trouve que comme tu es sage-femme, j'avais envie d'en profiter pour te poser des tas de questions qu'on me pose souvent. Et puis voilà, je suis souvent non seulement démunie, puis je ne me sens pas obligatoirement la légitimité nécessaire pour parler de cela devant des personnes qui sont souvent plus au courant que moi.
J'avais envie que tu nous parles d'accouchement. Tu nous as parlé de lactation, du premier aliment de l'enfant. Moi j'avais envie qu'il nous parle du premier accueil de l'enfant, la façon dont c'est fait actuellement et la façon dont ça devrait être fait et les conséquences que cela peut avoir.
Oui, oui. Maintenant à l'hôpital on n'a vraiment plus le droit de choisir la position d'accouchement, le travail, on est mis sur une table avec un monitoring, une perfusion. La péridurale est confortable pour la sage-femme et le médecin parce qu'il n'y a pas de cri, il n'y a pas de...
Péridurale donc c'est insensibilisation. oui oui c'est une anesthésie c'est un bloc moteur de toute la partie inférieure d'accord voilà alors que Pendant le travail la seule chose à faire c'est de bouger de se mobiliser alors avec des gros ballons on peut se suspendre aussi à des barres voilà c'est vraiment la pesanteur qui va faire descendre le bébé et surtout pas allongé à plat d'accord donc la position dans laquelle on fait accoucher les femmes traditionnellement actuellement est inadapté.
C'est pas physiologique, pas du tout. Mais alors pourquoi on fait ça ? C'est plus pratique, ça va plus vite, c'est plus pratique.
On met des perfusions d'ocytocine. C'est plus pratique pour qui ? Pour toutes les sages femmes. D'accord, pas pour la mère ? Non, surtout pas. D'accord. Parce que comme ça, elles peuvent gérer 2, 3, 4 femmes en même temps.
Parce que sinon, il faut rester à côté, les masser, les écouter. le papa souvent n'est pas là, ou il arrive au dernier moment, en courant, donc il faudrait une sage-femme par femme enceinte, et là, la manière dans laquelle on est à l'hôpital, c'est deux, trois femmes en travail pour une sage-femme.
D'accord, donc c'est pour le côté pratique, pour le personnel soignant qui a été choisi cette position ? Oui, et puis ça a été après comme toute hyper-médicalisation, comme toute hospitalisation après, on met de l'ocytocine, pourquoi ? Parce qu'une fois en position allongée, il n'y a plus assez de contraction.
Donc on est obligé de compenser, on crée une situation qui est une situation anormale, et on est obligé de compenser en important plus de cette hormone qui est normalement produite par le corps humain.
La femme enceinte ne ressent plus après les contractions, elle n'a plus mal, elle n'a plus envie de pousser. Qu'est ce qu'on va faire ? On va sortir des spatules et on va extraire l'enfant. Une cascade de conséquences...
Avec épisiotomie bien sûr. Episiotomie, c'est-à-dire ? On coupe une partie du périnée. Ah oui, tu ne connaissais pas l'épisiotomie ? Ah non, je n'avais pas eu le droit à ça.
Je crois que pour le premier enfant c'est entre 60 et 80 % des femmes. Mais c'est quoi ce délire ? Oui, on coupe une partie du périnée, après il y a une cicatrisation catastrophique... Ok... Voilà, ce qui engendre aussi des descentes d'organes, des fites urinaires après...
J'imagine bien si on coupe une partie du périnée, mais c'est complètement délirant ! D'accord, là tu nous décris ce qui est, et qu'est-ce qu'il devrait être ? c'est quoi la position normale pour accoucher ? Est-ce qu'il y a une position normale ? Non, celle que la femme trouve spontanément.
Ça peut être accroupi, ça peut être sur le côté, ça peut être debout, ça peut être à quatre pattes, c'est elle qui ressent. On peut avoir les contractions très douloureuses au niveau des reins, on peut les avoir devant, non, c'est elle qui se met, elle ressent les choses, elle se met dans la position dans laquelle elle est mieux, et la sage-femme normalement s'adapte.
on s'adapte normalement à la femme enceinte et pas le contraire. Donc il faut avoir un espace pour ça, il faut avoir des choses où s'accrocher, ça fait comment ça se passe ? Oui, il y a quand même quelques maternités qui ont des salles, on appelle ça des salles nature.
Il y a une grande baignoire, donc déjà le bain chaud aussi soulage la maman, avec des barres pour se soulever aussi, des ballons, avec des sages-femmes plus présentes, plus nombreuses aussi. Ça existe quand même, on peut choisir aussi son lieu d'accouchement.
Maintenant, ce n'est pas du tout la majorité des cas. Thierry Qu'elle conséquences ça a d'accoucher de manière physiologique ou pas pour la maman et pour l'enfant ? Céline Il y a beaucoup de conséquences.
Pour tout ce qui est extraction instrumentale, donc forceps, spatules, ventouses, Il y a aussi des ventouses, où on fait pression et on tire très fort. Il y a des hématomes cérébrales, il y a des enfants très douloureux à la naissance, ils ont le droit du paracétamol dès le début.
Voilà, c'est une catastrophe. Et puis pour la maman, c'est quand même une épisiotomie, elle se remet beaucoup moins vite. D'accord. Et j'imagine aussi que quand c'est fait sous péridural, le fait que ça soit insensibilisé à ce moment-là et qu'il y a des tas de ressentis qui ne sont pas présents pour la mère, est-ce qu'elle vit son accouchement de manière...
Il y en a quelques-unes qui m'ont dit, que j'ai revu un an après, elles m'ont dit qu'on a refait un autre enfant pour pouvoir accoucher enfin. Pour avoir la sensation de ce qui s'était passé, pour intégrer. J'ai raté le premier, j'ai fait un deuxième enfant parce que je veux accoucher une fois au moins.
Et c'est terrible d'entendre ça. Oui, à force de vouloir aseptiser tout, on nous coupe complètement du ressenti et on devient des êtres insensibles d'une certaine manière. Complètement. Et au niveau de la relation mère-enfant, j'imagine aussi que ça doit compromettre bien des choses.
Oui, complètement. Dans certains hôpitaux, la sage-femme prend l'enfant et va dans une pièce à côté pour s'en occuper. Alors pour s'en occuper, encore une fois, c'est des soins un peu discutables comme on passe une petite sonde pour le désobstruer, on lui prend la température, on lui donne de la vitamine K tout de suite, voilà. La maman attend, elle est toute seule en salle d'accouchement, et puis on lui ramène un bébé qui est déjà tout propre, pourquoi pas déjà habillé.
Elle se dit, ah bon, c'est celui-là le mien. Avec sa carte d'identité et son diplôme du bac aussi. C'est fou, c'est un ami qui vient juste de naître. Oui, les soins peuvent être agressifs à la naissance. D'accord.
Et donc tu me disais, comment peut-on contourner ça ? Est-ce qu'on peut ne pas accoucher à l'hôpital ? Est-ce qu'on peut accoucher chez soi ? Bien sûr, l'accouchement à domicile existe et est largement recommandé.
Il y a des sages-femmes qui s'en occupent. Alors, première question de Béaussien, est-ce qu'il faut toujours être accompagné d'une sage-femme ou est-ce qu'on peut accoucher comme ça, chez soi ?
lié à l'accouchement libre qui existe. Moi je garde mes réserves sur l'accouchement libre sans sages-femmes, il faut juste une troisième personne. Voilà un témoin de l'accouchement suffit. Témoin pour quoi ?
Pour la reconnaissance de l'enfant. Si c'était que le papa et la maman, l'enfant il y a un problème ? Non, le papa suffit. Ah oui, un troisième avec l'enfant. Oui d'accord, ok.
Une mère qui accoucherait toute seule de son enfant, il y aurait un problème. Il y aurait un problème pour la reconnaissance, oui, complètement. D'accord mais donc on a la possibilité d'accoucher chez soi on fait ce qu'on veut on fait ce qu'on veut on peut accoucher n'importe où bien sûr c'est réjouissant de savoir qu'on a encore ce droit après il y a la sage femme à domicile où les consultations peuvent se faire à la maison avec le papa faire une préparation à la naissance moi je vraiment j'encourage les mamans à faire une préparation à la naissance
Voilà pour s'informer sur le sur l'accouchement physiologique et après on peut choisir aussi des maternités plus respectueuses de l'accueil de l'enfant. D'accord. Donc on leur demande, on peut faire un projet d'accueil, un projet d'accouchement, on leur demande voilà j'aimerais ne pas avoir de désobstruction de l'enfant, donc pas de petites sondes, j'aimerais qu'on lui prenne...
Encore faut-il savoir tout ce qu'on ne veut pas, c'est ça le problème. Bien sûr, parce qu'on ne sait pas tout ce qui se passe. En fait, il faudrait dire, je ne veux rien, et puis vous me demandez au cas par cas.
Voilà, on peut faire ça. On bloque tout. Oui. Et est-ce qu'on peut avoir des salles d'accouchement, par exemple, qui soient physiologiques, dans lesquelles on n'est pas obligé d'être sur le dos, et on peut être dans n'importe quelle position ? Oui, il y a les salles nature qui existent.
D'accord, c'est un critère. On tape salle nature sur Google et on va trouver ça. Complètement. D'accord. Maternité physiologique respectueuse de l'accueil de l'enfant, on va trouver.
D'accord. Et il y en a de plus en plus ? Oui, ça commence à se développer. D'accord, dans lequel on va pouvoir avoir un accompagnement, une vraie information qui ne soit pas une information dogmatisée, mais qui soit une information vraiment visant au bien-être de tout le monde ?
Complètement, complètement. D'accord. Moi j'ai refusé pour ma deuxième l'épisiotomie et les spatules. J'ai accouché en milieu hospitalier, j'étais épuisée, épuisée, j'avais de la fièvre, j'étais pas bien.
On m'a dit bon ben voilà, là il faut aller vite, je vais te faire une épisio, on va poser des spatules, ça va être réglé dans un quart d'heure. j'ai dit non, je ne veux pas.
Après encore faut-il avoir un tout petit peu d'énergie pour pour s'opposer. Ouais ou alors il faut qu'il y ait le papa qui tienne la route et qui soit présent et qui sache un peu tenir son rôle aussi et qui sache dire ma femme l'allait crever et moi je parle pour elle et puis mes points parleront pour moi si...
Mais on en revient à l'allaitement, il faut vraiment s'informer avant comme il y a plus cette transmission de génération en génération. Alors où est-ce qu'on s'informe à part voir cette vidéo ?
On s'informe Il y a plein d'ouvrages aussi. Il y a Bernadette de Gasquet qui a fait plein de pays du monde, qui a vu beaucoup de femmes accoucher de manière normale chez elles ou pas. J'aime beaucoup les ouvrages de Bernadette de Gasquet et sinon s'informer déjà de la préparation à la naissance dans l'hôpital dans lequel on veut accoucher déjà pour voir un petit peu leur protocole et de dire pourquoi ça, moi je n'ai pas envie.
Oui, d'essayer d'impliquer un petit peu, d'aller chercher ces hôpitaux nature, tu me disais. Oui, complètement. Salles nature, qui peuvent assurer ça. Est-ce qu'il y a, pour l'allaitement, tu me parlais d'Alice Shelley, est-ce qu'il y a comme ça des groupes qui peuvent informer sur l'accouchement physiologique naturel des femmes ?
Des groupes, à part sur internet, des forums. Oui. Je sais qu'il y a un forum l'arbre à bébé où on est très portage, allaitement, accouchement à domicile. Moi j'aime bien ce forum, mais sinon non, malheureusement il n'y a pas encore de lieu où des anciennes mamans peuvent se retrouver avec des femmes enceintes et de transmettre leur expérience positive.
Vraiment toujours que les femmes enceintes s'appuient sur une expérience positive. C'est très amusant ce que tu dis, parce que je me rends compte qu'au cours de notre entretien je tombe un peu des nues, et c'est pas fin quand tu m'as appris des choses, c'est qu'en fait moi, dans mon environnement, il se trouve que la majorité des femmes que je connais ont accouché chez elles, pour un bon nombre ont même accouché toutes seules avec leur mari simplement, même sans sage-femme parce qu'elle n'était pas arrivée,
elle n'avait pas eu le temps d'arriver, ou parce que ça s'est passé comme ça. Et effectivement, j'ai de l'accouchement à domicile, une vision alors absolument naturelle, c'est même je tombe des nues dans ce que tu m'en racontes par rapport à l'hôpital.
Donc c'est vraiment important de témoigner et de faire de quelque chose qui est devenu une anormalité, une normalité. Oui c'est ça. Ta normalité, c'est 1%. Ta normalité, ce que tu vois l'accouchement à domicile qui te paraît normal, c'est 1 % des accouchements.
Je vis dans un milieu vraiment protégé à ce moment-là. Donc 99 % à l'hôpital. D'accord. Donc avec un accueil agressif souvent. Petit détail, c'est des choses auxquelles je pense. On avait toujours parlé de l'histoire du cordon ombilical.
Il y a des copains qui m'ont parlé qui gardaient le cordon ombilical tant qu'il y avait quelque chose qui passait entre la mère et l'enfant, est-ce que tu peux nous en dire quelques mots ? Alors pareil, à l'hôpital on le coupe très vite, tant qu'on le sent battre, si on le tient, on sent battre l'artère, on le sent, tant qu'il y a quelque chose qui passe, on peut le laisser, on n'est pas obligé de le couper tout de suite.
Et ça veut dire, ça peut durer combien de temps ? Quelques minutes. D'accord, pendant quelques minutes la mère reste reliée à l'enfant, c'est un peu comme faire une transition progressive.
Oui, oui, oui. D'accord. Oui, sans problème. Alors ça aussi on peut le demander, mais encore faut-il le savoir... Et quand on fait un accouchement à domicile par exemple, petite question toute bête, on fait un accouchement à domicile, la sage-femme n'est pas là, le cordon omblical, c'est qui qui le coupe et on fait un nœud ?
Le papa a un rôle très important. Et il fait un nœud ? Il trouve un clan. Un clan c'est quoi ? Il faut d'abord savoir ce qu'on va chercher. Trouve-moi un clan, qu'est-ce que c'est que un clan ?
Un petit clan... C'est de rassembler un ciseau ? Oui, sauf que ça ne coupe pas. Ah, un clampe ! Voilà, un clampe ! Un clampe !
Il faut clamper ! D'accord ! On clampe une fois, on clampe deux fois, et on coupe au milieu. D'accord, tu fais comme un garrot d'une certaine manière, et tu coupes au milieu.
Et après, tu fais un nœud tout simplement ? Non, le clampe on le laisse, et après, qu'est-ce qui se passe ? Alors en général l'enfant on peut le mettre au sein et là ça va déclencher l'ocytocine, l'ocytocine qui va éjecter le lait mais qui va aussi contracter l'utérus et donc éjecter le placenta, et la délivrance se fait dans ces cas-là, donc on tient ou pas, on tient un petit peu la deuxième partie du cordon ombilical et le placenta va arriver comme ça.
D'accord, mais au niveau de l'enfant il faut bien faire un truc ? quelques heures après ou le lendemain, on remet un clan un peu plus près de l'ombilique et là on coupe à ce moment-là derrière le clan.
Et on fait un petit nœud ? Oui, et puis il tombe dans les quatre-cinq jours. C'est très rigolo de faire un nœud sur un enfant, l'idée me plaît énormément. Tu vois, c'est autant de choses qu'on nous a jamais transmises, jamais apprises. On se rend compte qu'on passe des années sur des bancs d'école pour ne rien savoir de ce qui est fondamental pour accueillir un enfant.
Nous sommes complètement désirésponsabilisés à ce niveau-là. C'est impressionnant. C'est pratique pour le milieu hospitalier, c'est très pratique de ne pas être informé. Bien sûr, parce qu'on reste complètement à la merci, et puis quelque part sans ressources.
Je te remercie Marion pour ces partages, j'ai beaucoup appris, donc je te remercie, beaucoup surpris, merci vraiment pour ces partages, on mettra des références en fin de vidéo comme avec la vidéo sur l'allaitement merci aussi si ça peut donner envie à des mamans de tenter autre chose et de oser croire que finalement on n'est peut-être pas obligé de passer par le modèle normal et je cite toujours cette phrase de Coluche qui disait c'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison c'est pas parce que
99 % de la population fait d'une certaine façon qu'il n'est pas légitime de vouloir accueillir son enfant dans un atmosphère privilégiée, non pas sous des néons avec un mari qui est présent, avec des amis, avec une famille qui est présente pour accueillir cet événement, et ça vaut le coup de relever le défi.
Et puis qu'il y a des aides, il y a des sages-femmes. Comment on trouve une sage-femme d'ailleurs ? On tape sage-femme à domicile, dans la ville dans laquelle on est, on appelle, est-ce que vous pratiquez les accouchements à domicile, oui ou non ?
D'accord, tout simplement, et il y en a relativement un petit peu partout ? Malheureusement avec des histoires d'assurance, il y en a de moins en moins. Malheureusement, donc l'accouchement libre va se développer je pense.
C'est-à-dire tout seul, je pense. effectivement. Merci beaucoup Marion. Merci Thierry.
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