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Mon chemin, un parcours individuel avant tout

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L'équipe RGNR
10 vues • Publiée le 03/09/2014

Cette vidéo est la refonte d’un témoignage ancien, dont la seconde partie avait été supprimée pour des raisons de droits musicaux. Thierry y revient sur l’histoire de sa dégradation physique, depuis un terrain lymphatique déjà encombré à l’adolescence jusqu’à l’effondrement complet au début des années 2000, en passant par des années de boulangerie itinérante, de macrobiotique et de tâtonnements alimentaires.

Le récit couvre la période la plus critique : une tuberculose diagnostiquée alors qu’il vivait dans une yourte, sans ressources, avec un système nerveux épuisé. Il raconte comment il a refusé l’hospitalisation prolongée, choisi de se soigner par l’alimentation crue chez ses parents, et traversé en parallèle un travail de réparation morale envers les personnes qu’il avait blessées, qu’il considère comme une part essentielle de sa guérison.

La vidéo ne s’arrête pas à la guérison initiale. Thierry décrit les rechutes partielles liées à la réintroduction de produits animaux, un grave accident de la route en Indonésie, et les erreurs commises lors d’une tentative de reconstruction dentaire à Budapest. Ces épisodes lui servent à illustrer concrètement la notion de catabolisme et d’acidification : chaque écart du mode de vie alcalinisant a eu des conséquences mesurables sur son état.

La dernière partie synthétise ce que ce parcours lui a appris sur la physiologie. Il explique pourquoi fruits, légumes crus et jus de légumes constituent selon lui la réponse structurelle à l’acidification chronique, et pourquoi le repos, le service et le rythme de vie comptent autant que l’assiette. Il conclut sur une lecture binaire assumée : catabolisme ou anabolisme, dégénérescence ou régénérescence, sans position intermédiaire stable.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, il y a une vidéo que j'avais faite il y a pas mal de temps, pas mal d'années là maintenant, on va dire au tout début de ces vidéos qui s'appelait mon chemin. Cette vidéo était en deux parties si je me souviens bien et la seconde partie elle a été supprimée pour une question de droits d'auteur sur les musiques utilisées parce qu'au tout début quand j'ai commencé les vidéos je m'amusais à utiliser des tas de musiques que j'aimais bien, je n'avais pas réfléchi qu'effectivement il y avait des droits d'auteur sur la

musique qu'on utilisait, c'était le B.A.B. et pourtant je ne l'avais pas respecté, donc comme la bande au son était vraiment intégrée dans la vidéo, j'avais été amené à la supprimer.

Donc il n'y avait que la première partie et cette première partie, finalement, sans la seconde, elle perdait beaucoup de son sens. Mais bon, j'avais laissé les choses comme ça et puis, visiblement, à ce que j'ai entendu dire, mon histoire, ce qui m'est arrivé semble l'objet de beaucoup de spéculations, Bien que je considère souvent que l'histoire d'un individu c'est la partie la moins intéressante de cette personne, je me suis dit qu'il était peut-être temps de refaire cette vidéo.

Alors, comme je vous dis, je suis persuadé que la vie, l'histoire, l'histoire d'un individu, on passe son temps à se raconter, se raconter, se raconter, donc à parler du passé, à parler de ce qui a été, et finalement on a l'impression de vivre en permanence sur un passé, sur une mémoire, sur des conditionnements, des pseudo-conditionnements que l'on croit liés à notre histoire.

je vais essayer vraiment d'axer ce récit le plus succinctement possible d'ailleurs, je vais essayer de faire le plus bref possible, non pas sur une histoire, mon histoire, qui en tant que thème n'a pas vraiment d'intérêt, mais plutôt d'essayer d'en tirer bien les grands enseignements, les choses qui pourraient être plus globales, qui pourraient parler à chacun de nous, parce que chaque histoire est individuelle, chaque semaine est individuelle.

C'est pour ça que mon chemin n'a pas d'intérêt pour être cloné, pour être reproduit, On ne peut pas en tirer de conséquences pour des choix pratiques pour chacun. Par contre, je pense qu'il peut y avoir une part d'inspiration dans l'histoire que chacun peut avoir pour l'autre.

J'espère que ça va vous apporter un petit peu de ce matériau d'inspiration pour comprendre un petit peu comment tout cela est venu, comment tout cela a été généré. Pour comprendre aussi la genèse de la dégénérescence et puis la genèse de la régénération.

puisque les deux phases ont eu lieu dans ma vie, globalement. Quand je parle de dégénérescence, je n'ai pas de très gros souvenirs. D'ailleurs, il faudra m'en excuser au cours de cette vidéo.

Je vais peut-être essayer de citer des dates, des périodes, mais ma mémoire est encore lacunaire, et tant mieux, je ne cherche pas du tout à l'améliorer à ce niveau-là. Par rapport à tout ce qu'il y a fait, j'ai 40 ans maintenant, j'ai 40 ans cette année, en 2014, et ma mémoire est assez lacunaire, particulièrement sur ma période avant 30 ans.

Donc, il ne faudra pas m'en vouloir s'il vous plaît, s'il y a des petites lacunes, des petits trous, des petites choses pas très claires. Moi-même, je ne suis pas hyper clair dans ma tête. Globalement, on va dire, s'il y a des périodes de dégénérescence et des périodes de régénérescence, pour moi, la césure s'est faite à l'âge de 33 ans.

Avant 33 ans, on va faire un package complet, jusqu'à 18-19 ans, on va dire que j'avais une physionomie radicalement différente de celle que j'ai actuellement. C'est-à-dire que j'avais été toute ma jeunesse et toute l'adolescence bon gros d'abord bébé et puis un bon gros adolescent boutonneux, à l'époque ça aurait dû m'attirer l'attention.

Je faisais 85 ou 87 kilos je crois à peu près à l'âge de 17-18 ans, à peu près quand j'ai passé mon bac, un bac scientifique. J'avais une physionomie radicalement différente et il s'est trouvé que l'été suite à mon bac, alors que j'étais parti pour faire une formation en maths sup' et j'étais pris dans une grande maths sup', j'ai décidé tout à trac, j'ai eu une sorte de conviction, de révélation qui m'a confirmé que ce n'était pas du tout le chemin pour moi.

J'ai remis en cause beaucoup de choses dans ma vie sur le plan psychologique, au niveau des choix de vie, finalement je me suis retrouvé à partir à la fac, non pas par vrai choix mais un peu pour rassurer ma famille aussi, à faire d'un seul coup beaucoup de sport, beaucoup de vélo, beaucoup d'escalade, à changer complètement de milieu, c'est-à-dire à commencer à faire beaucoup la fête avec les amis, à faire beaucoup de sport de montagne,

et ma physiologie, ma physionomie a radicalement changé. Et en l'espace de quelques mois, je pense une année, une grosse année maximum, j'ai perdu plus de 20 kg et je me suis retrouvé à avoir une physiognomie de quelqu'un qui disait une soixantaine de kg à peu près, qui était mon poids de forme et qui est toujours resté mon poids de forme.

Plus tard, j'ai fait beaucoup de courses à pied, je descendais un petit peu en dessous, 57-58 kg. Là actuellement j'en fais 55, donc je suis un peu en dessous de mon poids de forme. Globalement, ça a été après mon poids de forme, un peu comme s'il y avait une réindexation du corps qui s'était passée.

Ce qui est intéressant de voir, c'est que ça n'a pas été sur le coup à l'époque que suite à des modifications de mon régime alimentaire, en tout cas pas dans le bon sens du terme, puisque je suis passé d'une alimentation qui était certes riche, mais relativement naturelle avec mes parents, c'est-à-dire que ce n'était pas du bio, ce n'était pas du tout végétarien ou quoi que ce soit, il y avait du gluten, il y avait tout ce qu'on voulait, mais c'était globalement cuisiné à la maison,

sans vraiment d'additifs, c'est une cuisine familiale, classique on va dire, et puis petit à petit, à partir de l'âge de 20 ans, j'ai découvert vraiment ce qu'on appelle le pire du pire, puisque j'ai commencé à vivre par moi-même, à commencer à consommer pas mal d'alcool, occasionnellement des drogues, et puis après un peu moins occasionnellement, avoir un mode de vie qui ne respectait pas mon rythme de vie, au niveau sommeil et ainsi de suite,

beaucoup de stress, beaucoup de recours à l'adrénaline, dans des sports à risque on va dire, de tous les niveaux, escalade, surf, j'ai fait beaucoup de surf des neiges, en surf-escalade, on s'amusait à grimper des couloirs de neige dans les Pyrénées, puis à les descendre, on les grimpait en raquettes ou en campon-piolé, puis on les descendait en surf.

Donc voilà, je me suis amusé un petit peu avec ça. Et donc à partir de 20 ans, ça a été mon mode de vie globalement, beaucoup de sollicitations. Donc j'avais déjà certainement, je le relis à l'aune un petit peu de ce que je sais aujourd'hui, j'avais déjà un terrain qui n'était pas si costaud que ça, en bon point, avec beaucoup d'acné à l'adolescence, une terrible acné.

J'ai par chance, par grâce, je n'ai pas pris de Roi Cuthane, il me semble me souvenir que j'étais la génération juste avant le Roi Cuthane, ça s'est joué à peu, j'ai des membres de ma famille qui en ont pris, qui étaient un peu plus jeunes que moi, donc je pense que c'est passé juste in extremis, j'ai évité ce poison violent.

mais déjà un terrain bien encombré au niveau lymphatique. Pour ceux qui suivent ces vidéos, ça veut dire que tout mon système hémonctoriel, tout mon système d'épuration du corps devait être sacrément déjà bien engorgé.

Et puis là-dessus, qu'est-ce que j'ai ajouté ? J'ai commencé à changer quelque chose, c'est-à-dire mon régime alimentaire et mon régime global qui a commencé à se détériorer progressivement, et surtout la sollicitation nerveuse qui est allée grandissant.

C'est-à-dire que j'ai commencé à ne plus dormir aux heures où il faudrait dormir, à ne pas prendre le repos qui était nécessaire, physiquement à me dépenser énormément puisque j'avais découvert la course à pied. Je pense d'abord que pour répondre à mon problème dans mon point, je devais avoir 15 ans ou un truc comme ça.

Je me souviens, les premiers tours que je faisais autour de la maison de mes parents, je faisais 3-4 kilomètres et puis d'année en année, je me suis passionné pour la course à pied, j'ai commencé à courir de plus en plus.

C'est même devenu, et certains pratiquants de la course à pied en témoignent, une forme de drogue, de drogue entre guillemets. Rapidement, mes entraînements sont devenus quasiment du 21 km tous les jours.

Je partais, j'avais un lac pas loin de chez moi, pour ceux qui habitent près de Perpignan, c'est le lac de Ville-d'Oeuf-de-la-Rao. Le tour en fait 7 km, pour y aller il fallait 7 km. J'y allais, je faisais deux tours du lac, je revenais, ça faisait 21 km.

C'était mon entraînement quotidien avec quasiment pas de jours de repos, je crois. je ne courais très peu en compétition, je n'en ai pas fait tant que ça, les quelques-unes que j'ai faites, c'était juste pour des questions financières, de matériel, pour me faire offrir du matériel en rapport avec mes prestations.

Je n'aimais pas particulièrement la course. Ce que j'aimais particulièrement, c'était courir. Courir avec le minimum de matériel, partir torse nu, en short, juste les chaussures au pied, et courir, courir, courir... Donc 21 kilomètres, puis j'ai augmenté les distances, distance et distance, je me suis pris de passion pour ce qu'on appelle l'ultra-marathon, l'ultra-trail, donc les très grandes distances des 60, 80, 100 kilomètres.

Pareil, ma grande passion c'était de partir avec un mini sac sur le dos et puis voilà, de partir deux jours, courir. Et donc là, tout ça a été mis en place, c'est vraiment monté en régime à l'âge de 20 ans, beaucoup de courses à pied, beaucoup, beaucoup de courses à pied qui est...

comme chacun le sait, de toute façon, tout acte physique est fournisseur d'acides, ça produit des acides réellement, Et c'est pour ça que souvent je dis aux gens, attendez, avant de vous affoler sur l'exercice physique, regardez bien si vous rinfiltrez de manière adéquate parce que sinon vous allez produire, produire, produire des acides et vous n'allez pas pouvoir les évacuer.

Et ça c'est valable pour tous les gens qui sont en épuisement, qui ont leur sphère rénale qui ne fonctionne pas de manière adéquate. Attention à l'exercice physique, un petit peu de mouvement OK, mais attention à l'exercice physique parce que tant que ça ne filtre pas, c'est une accumulation d'acides.

Donc à l'époque, j'ai commencé à moins dormir, à beaucoup plus solliciter mon corps sur le plan physique très fortement, même au-delà, sans une récupération adéquate, parce que quand on passe 4-5 heures par jour à courir, finalement, à côté de ça, on ne passe pas assez de temps à se reposer, en rapport, c'est complètement déséquilibré.

Mais bon, voilà, c'était devenu une espèce de cercle vicieux aussi, le plaisir de la course crée des endorphines au niveau du cerveau, puis on est accro, j'aimais ça, j'aimais ça littéralement, j'avais la ressource physique encore, la ressource nerveuse, Parce que c'est bien ça qu'il s'agit.

C'est que finalement, au début, quand on a 20 ans à peu près, de la ressource nerveuse, on en a, et on a l'impression qu'on en a pour toute sa vie. Donc on y va, on dépense sans compter, on ne sait absolument pas combien on a sur le compte en banque, dans la mesure où on ne nous a pas appris la physiologie. Donc on n'est pas en mesure de juger...

Si j'avais connu la physiologie, j'aurais regardé les problèmes d'acné que j'avais eu, j'aurais regardé certains signes que j'avais, j'aurais jugé que mon terrain, finalement, n'était pas si costaud que ça.

Mais bon, peu importe, je n'avais pas ces connaissances-là. Si j'avais eu l'iridologie, un iridologue aurait pu m'indiquer, ou moi-même j'aurais pu apprendre à voir à quel niveau j'étais le plus faible.

Et donc, à partir de l'âge de 20 ans, j'ai commencé à faire de plus en plus d'activités physiques, de moins en moins respecter les rythmes, beaucoup d'alcool, beaucoup de stupéfiants de différents types, un mode de vie relativement fréquent, finalement maintenant je regarde, rien de très particulier, un épuisement, un épuisement permanent des ressources, J'ai commencé des études, j'ai fait l'IUFM pour être enseignant, professeur des écoles à Montpellier.

Je n'ai jamais vraiment enseigné, j'ai démissionné très très très rapidement au cours des stages qui suivent la seconde année, mais enfin voilà, j'ai été pris au concours.

J'aimais bien ça l'enseignement, j'aimais beaucoup, par contre je pense que j'étais un piètre enseignant devant une classe d'enfants, et tant mieux que j'ai pu démissionner. À l'époque, je n'avais pas vraiment de contraintes financières, donc je n'ai pas été gêné de donner ma démission.

Mais à l'époque je n'avais pas les compétences pour mener ça bien et tout le monde aurait été malheureux, moi et les enfants. Donc c'est très bien que j'ai pu démissionner. Suite à ça, mon mode de vie est devenu de plus en plus dissolu.

Je n'avais jamais eu vraiment d'habitat à moi, mais j'habitais dans mon camion, un joli camion aménagé. J'en ai aménagé plusieurs au cours des années, j'ai toujours vécu en camion ou en yurte. Et puis ce qui s'est passé, c'était un été ou un automne où j'étais à Montpellier, je suis allé sur un marché bio de Montpellier que je fréquentais régulièrement, qui s'appelle le marché bio des Arceaux, et là j'ai rencontré un boulanger qui faisait du pain à la ferme à quelques kilomètres de Montpellier,

sur les hauts plateaux de Saint-Martin de Londres, et il m'a invité à venir faire le pain avec eux dans le four, ce que j'ai fait, et puis là j'ai découvert une passion. J'ai découvert une passion ce soir-là.

Je me souviens, on a pétri le pain, on a enfourné dans un vieux four de ferme à chauffe directe, et puis quand on est sorti du fournil, il y avait une espèce de pleine lune un petit peu rouge qui se levait, c'était sur l'Écosse au-dessus de Saint-Martin-de-Londres, et c'était absolument magnifique.

Et là j'ai su que j'avais touché quelque chose qui me plaisait. Donc dans les années suivantes, j'ai commencé à développer la pratique du pain. Comme je ne voulais pas être sédentaire, Rapidement, j'ai construit un four à pain sur une remorque et je suis devenu boulanger itinérant. Je vivais dans mon camion, j'avais un four à pain à bois sur ma remorque et puis j'ai commencé à fréquenter les festivals, je me suis beaucoup amusé, j'ai rencontré énormément de monde, mais en même temps,

je me rendais compte de plus en plus que le pain que je faisais, j'avais beau le pétrir avec des blés anciens, j'ai beaucoup cherché là-dessus, du petit épôtre avec lequel j'ai travaillé et ainsi de suite, j'avais de plus en plus de problèmes physiques.

Là, ça a commencé la vraie dégradation, C'est-à-dire que je digérais de moins en moins bien. Je me souviens avoir passé des soirées entières avec le ventre gonflé. Je ne savais pas quoi faire, je cherchais, je tâtonnais.

C'est là où j'ai commencé à m'intéresser à l'alimentation. Il n'y avait pas grand-chose sur le sujet. J'étais depuis assez longtemps globalement végétarien, donc au sens le plus large du terme, c'est-à-dire que je ne consommais plus de produits animaux, de viande et de poisson.

je consommais quand même, il me semble, occasionnellement du fromage. Oui, quand même, pas de lait, mais je consommais occasionnellement du fromage.

Occasionnellement des oeufs aussi, je n'étais pas très strict du tout. Ce n'était pas une petite conviction. Je ne connaissais pas grand monde qui soit végétarien. Je l'avais fait comme ça spontanément depuis relativement assez jeune.

Et donc je me rendais compte que j'avais de plus en plus de problèmes de digestion. Et puis, ce faisant aussi, une fatigue qui commençait à s'installer, un état aussi... je dirais maintenant avec du recul semi-dépressif, finalement. J'ai commencé aussi, à ce moment-là, à m'intéresser beaucoup à ce qu'on appelait le développement personnel.

Alors j'ai fait des tas de stages de chamanisme, de respiration holotropique, de... de... de... de... de... quoi ça s'appelle ? De rebirth, de... Voilà, pour essayer d'aller mieux.

Parce que je sentais qu'il y avait quelque chose qui m'échappait. Au niveau alimentaire, j'ai essayé beaucoup de choses, j'ai commencé à réfléchir un peu à mon alimentation. Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai vraiment définitivement arrêté les produits laitiers.

J'ai rencontré la macrobiotique, je me suis beaucoup intéressé à la macrobiotique, j'ai essayé la macrobiotique à fond et puis finalement ça n'a pas donné de vrais résultats. Excusez-moi pour la petite interruption. Donc c'est à ce moment-là que j'ai découvert un peu la macrobiotique.

C'était dans les années 2000 à peu près, il n'y avait pas internet. Ça fait bizarre de penser ça, mais effectivement il n'y avait pas internet donc il y avait trois ports aux bouquins qui circulaient.

J'avais des bouquins de macrobiotiques qu'on trouvait assez facilement. J'avais un livre aussi qu'on m'avait donné à une époque, alors je ne sais pas du tout comment je l'avais eu, je suis incapable de le savoir.

Alors le premier livre qui parlait un peu de crues, de graines germées, c'était un livre qui s'appelait Surviving in the 21st Century, donc survivre au 21ème siècle, d'un gars qui s'appelait Victoras Kuslimskas.

J'ai découvert après son histoire, C'est quelqu'un qui a beaucoup travaillé avec une personne qui s'appelle Anne Vigmor. Après, j'ai eu quelques livres au cours de ces années qui ont circulé de Anne Vigmor qui parlait du jus d'herbe de blé.

J'ai commencé à mettre des choses en place, j'ai été boulanger de plus en plus, et j'allais de plus en plus mal. En plus, j'avais un mode de vie qui m'isolait beaucoup. J'ai commencé à perdre mon énergie, à rentrer dans une forme de semi-dépression, quelque chose que beaucoup de gens connaissent, avec une sorte d'affadissement des jours finalement.

à la fois des moments vraiment paroxysmiques, quand je faisais du pain, quand j'étais dans des festivals, quand je faisais la fête avec des copains, quand je partais sur des gros projets. J'ai fait pas mal de cyclo-camping, ce qu'on appelle du voyage à vélo.

Je suis monté au Cap-Nord, en Norvège, je suis allé au Maroc, je suis allé en Europe de l'Est à vélo, et ça c'était des beaux projets qui me galvanisaient. Quand j'étais sur mon vélo, j'étais heureux, simplement la route, dresser la tente le soir, enchaîner les kilomètres et les kilomètres, j'avais beaucoup voyagé à vélo, et puis des moments aussi où c'était vraiment du down.

Je pense que ça témoignait déjà du fait que j'avais des ressources qui commençaient à s'épuiser au niveau nerveux, au niveau minéral, et qu'il y avait certains moments où j'arrivais à tirer dans mes ressources et puis à côté j'avais des gros crashs qui survenaient juste après.

Mais ça je ne savais pas l'analyser, puisque nous vivons sans aucun modèle physiologique, c'est-à-dire que nous n'avons aucune connaissance de la physiologie. Et donc au cours de notre vie, nous avons des événements qui nous arrivent qui nous paraissent sans lien les uns avec les autres, on ne met aucune cohérence là-dedans, qui nous paraissent complètement arbitraires, c'est-à-dire que de temps en temps j'avais la pêche, de temps en temps je ne l'avais pas, et puis c'était pas de chance un petit peu,

et qui nous soumet finalement à une espèce d'aléatoire total. Finalement, il y avait un aléatoire inéluctable total. Ça c'est l'état dans lequel vivent la plupart des gens, je m'en rends compte, parce que nous n'avons aucune éducation en physiologie, aucune éducation en hygiénisme.

Nous ne comprenons pas, nous ne connaissons pas les fonctionnements du corps et donc nous ratons le tableau global, nous ratons le tableau complet. Alors qu'avec le simple outil de la physiologie, de l'hygiénisme tel que je le présente autour de ces vidéos, avec celui que j'ai forgé maintenant et qui me permet d'analyser mon histoire, je comprends exactement que tout ça ce n'est qu'une histoire d'usure.

L'usure d'une personne qui avait un potentiel vital déjà, un potentiel minéral, un potentiel nerveux qui était moyen et qui a tiré, qui a tiré avec qui a vu les moments où ça a commencé à dysfonctionner, c'est-à-dire avec des moments up et puis des moments très bas.

Là, c'était l'oscillation, et toujours pareil, un système qui va s'effondrer passe d'abord par des moments dans lesquels il y a une espèce de fluctuation de l'énergie énormément, gros problèmes digestifs, et j'aurais dû me douter que ces gros problèmes digestifs étaient en lien aussi avec les perturbations psychologiques que je commençais à vivre, mais ça je n'en savais strictement rien.

Je suis allé de spécialiste en spécialiste, médicaux, paramédicaux, alternative. J'en ai d'ailleurs attrapé des crises de rage de faire des 500 kilomètres pour aller rencontrer tel spécialiste de médecine spéciale très alternative et de me retrouver face à quelqu'un qui m'écoutait pendant une petite demi-heure, qui me prescrivait des pilules extrêmement chères et qui m'en renvoyait comme ça, et j'en ai pleuré de rage, pleuré de rage de me sentir dépendant comme ça de la vie de quelqu'un, pleuré de rage,

et je pense que c'est là aussi où s'est forgé ma détermination coûte que coûte, alors de façon inconsciente à l'époque, mais à faire que chacun s'affranchisse de la tutelle d'un spécialiste. Cette tutelle qui nous maintient en état de soumission, d'esclavage, de dépendance, dans lequel finalement on reste à quémander des parcelles de salut, de solution, de soulagement.

Alors s'il vous plaît monsieur le spécialiste, donnez-moi ma solution, s'il vous plaît je vous en prie, je suis prêt à payer n'importe quoi. C'était un peu le discours que j'avais. Je suis prêt à payer n'importe quoi pour que cet état s'arrête.

Pourquoi ? Parce que j'étais aveugle, parce que je ne connaissais rien à la physiologie, je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait, et j'étais en état de dépendance totale. C'est ce qui a changé depuis ces années, et ça on va le voir.

Donc je vous ai dit, l'état se dégradait, on va le faire court, beaucoup de macro-biotiques, j'alternais aussi avec des petits passages où je commençais à raffiner mon alimentation, un peu plus de crues dans mon alimentation.

En 2001-2002, il y a des crudivores qui sont venus s'installer dans mon environnement, qui sont devenus de très très bons amis. J'ai donné des cours particuliers à leurs fils en mathématiques, enfin je faisais du suivi scolaire, et donc leur façon de manger m'interpelait.

J'allais souvent partager des repas avec eux. Quand j'étais avec eux, je mangeais un petit peu cru, c'était un petit collectif, je mangeais cru avec eux, mais bon, je ne lâchais pas mon plat de riz, mon plat de céréales, je me faisais des petits jus d'herbes de blé, de ci, de là, je bricolais un petit peu entre différents courants alimentaires en ne s'enchant pas trop.

Donc j'avais relativement raffiné mon alimentation à cette époque-là, mais ça n'allait pas très très bien. Donc les années sont passées, 25, 27, dans la période des 27, 28, 29 ans, je pense que j'ai, de mémoire, traversé un moment de dépression très sévère, grande fatigue, isolement, isolement social, désespérance globale.

30 ans, j'ai commencé à aller de moins en moins bien sur le plan physique réellement. Au niveau digestif, ça commençait à être la catastrophe, vraiment. On se retrouve dans les années 2004-2005. C'est là que j'ai commencé à voir Internet, à fréquenter des forums, et à l'époque j'ai trouvé un forum qui s'appelait Ecobio.info, qui existe toujours d'ailleurs, qui était un excellent forum, qui était un petit peu à l'époque, j'ai l'impression en tout cas, le point de ralliement de tous ceux qui

étaient dans une démarche quelconque, alternative. un forum qui a été fondé et qui est toujours administré par mon ami Éric Viard. Et là, il y avait un secteur alimentation vivante, donc j'ai commencé à m'y intéresser.

D'ailleurs, ceux qui fréquentaient ce forum à l'époque ont pu me connaître. J'ai utilisé un pseudonyme qui prévaut encore aujourd'hui souvent, c'est Pastèque, parce que j'étais déjà connu comme un gros mangeur de Pastèque depuis ma plus tendre enfance, vraiment un amateur de Pastèque, et donc j'avais ce pseudonyme.

et puis j'avais fait un jeu de mots pas steak, c'était pas de steak finalement, et j'ai écrit S-T-E-A-C-K, et donc j'ai commencé à parler alimentation vivante, à m'y intéresser, donc dans un régime qui était un peu fluctuant, globalement végétarien, eh bien je rajoutais un petit peu de graines germées, un petit peu de jus vert, de ci, de là, mais bon, ça ne suffisait pas à corriger mon état, ça ne suffisait pas, Et donc, c'était en 2005, en 2006, j'avais 32 ans,

c'est une année que j'ai consacré entièrement à me construire une grande yurte dans un lieu collectif qui se situait du côté de Pau. J'ai construit une très très grande yurte dans laquelle je voulais habiter, donc je suis parti du bois, j'ai appris tout le travail du bois, je me suis vraiment régalé, et pareil, là aussi, dans ce lieu collectif, j'ai fréquenté pas mal de personnes, ça a commencé à me faire réfléchir, j'avais entendu parler d'un centre qui

s'appelait le Centre Hippocrate aux États-Unis, qui appliquait l'alimentation vivante. Et donc en 2000... alors j'ai pris deux ou trois notes pour les années, parce que vraiment moi et la mémoire ça fait deux.

En 2007, l'année de mes 33 ans, puisque je suis né le 15 avril 1974, et en 2007 j'avais 33 ans, le Noël précédent j'ai décidé d'aller au centre hypocrate aux Etats-Unis. Je pense parce que je me sentais mourir, Je pense que parce que je me sentais désemparé complètement. J'avais entendu parler de ce centre, on m'avait dit qu'il soignait énormément de choses, donc je suis parti trois semaines là-bas. J'ai beaucoup apprécié le côté spa, c'était très confortable.

Pour ceux que ça intéresse, il y a tout un reportage. Je m'ennuyais tellement là-bas que j'ai fait un reportage au jour le jour que j'ai publié dans ecobio.info, dans la rubrique alimentation vivante.

Ça s'appelait en direct de l'Institut de santé Hippocrate. Et donc tous les jours, je racontais un petit peu mon histoire. C'est là aussi peut-être que j'ai trouvé que j'appréciais beaucoup de parler, de communiquer avec les autres.

C'est peut-être là aussi qu'il y a eu la genèse de ces vidéos et de toute cette aventure de vivre cru-régénère. Donc je suis allé trois semaines là-bas, c'était très à l'américaine, je peux dire que je m'y suis pas mal ennuyé.

Il y avait des cours, mais qui étaient des cours simplissimes de physiologie. Et là, comme j'avais quand même lu quelques livres depuis, je comprenais à peu près de quoi il s'agissait, donc je n'ai pas appris grand-chose.

Il s'agissait surtout pour eux de nous vendre leurs compléments avec un gros magasin de vente de compléments alimentaires, donc ça ne me plaisait pas du tout. Il y avait des jus, certes, beaucoup de graines germées, très peu de fruits, je n'aimais pas les fruits du tout, Anne-Clément est vraiment un anti-fruits.

Je le raconte souvent en rigolant, mais il y avait un marché noir de fruits, il y avait des jardiniers qui pouvaient nous fournir des fruits, donc il y avait un marché noir de fruits. Mon état ne s'est pas vraiment amélioré, et donc je suis rentré de ce centre Hippocrate fin décembre, début janvier, de mémoire.

j'y suis resté trois semaines, ça m'a coûté extrêmement cher. Mais c'est toujours pareil, quand on a peur de mourir et qu'on n'a pas les moyens, qu'on n'a pas la connaissance, on cherche un sauveur et on pense que ce sauveur on va le trouver de ci, de là. Moi j'ai pensé que Barney Clément et son équipe allaient pouvoir être mes sauveurs.

Donc j'ai emprunté de l'argent, j'ai dépensé beaucoup d'argent pour aller aux États-Unis, ça m'a coûté énormément. J'ai d'ailleurs été surpris de voir dans ce centre beaucoup de gens qui n'étaient pas des gens fortunés.

Il y avait des gens fortunés mais pas tant que ça, beaucoup de gens qui avaient économisé énormément pour aller là parce que c'était leur dernier espoir, parce qu'ils avaient tout essayé avec la médecine classique et que ça n'avait rien donné, qu'ils voyaient leur état se dégrader de plus en plus, qu'ils comprenaient qu'il y avait autre chose et puis qu'ils cherchaient, cherchaient, cherchaient, et comme une grosse devanture c'était ce centre Hippocrate, on allait à ce centre Hippocrate.

Je suis rentré de ce centre Hippocrate et quelques semaines après, comme j'avais toujours des problèmes digestifs à répétition, je pense que c'était en allant voir un gastro-entérologue qui m'a prescrit une radio globale de tout le thorax au hasard.

et donc je me suis retrouvé à l'hôpital pour faire cette radio. Et là, j'ai attendu longtemps dans la salle d'attente les résultats, on m'a convoqué dans une petite pièce, donc là tout de suite j'ai senti qu'il y avait un truc qui se passait qui était bizarre, et quand je suis rentré dans la petite pièce, ils étaient tous avec des masques, des petits masques antibactériens, donc là j'ai vraiment compris qu'il y avait un problème, et on m'a dit, écoutez, vous avez une...

c'est vrai que je toussais depuis quelques temps, je n'avais pas fait attention mais je toussais. Vous avez une tuberculose très avancée, votre poumon droit est extrêmement atteint, il y a des cavités tuberculeuses dedans énormément, est-ce que vous ne toussez pas ?

Je dis oui, je tousse, je tousse gras depuis plusieurs mois, même ça fait quelque temps, c'est devenu une toux chronique un petit peu, et donc on m'a dit écoutez, on vous met à l'hôpital immédiatement, on va vous faire un traitement et ainsi de suite.

Alors sur le coup j'ai un petit peu paniqué, je me sentais complètement pris de court, pris d'assaut, avec un système nerveux qui était déjà passablement faible, Donc j'ai réussi à négocier, je leur ai promis que j'irai me présenter à l'hôpital le lendemain matin, mais que j'avais besoin d'une nuit pour rassembler mes affaires.

Immédiatement, j'ai téléphoné à des amis, mes amis crudivores en l'occurrence, parce que j'avais senti qu'il y avait quelque chose dans ce qu'ils apportaient, et puis ils m'avaient parlé de témoignages de guérison incroyables, et j'aurais partagé ça.

Bon, le lendemain, je me suis présenté à l'hôpital comme je devais le faire, Et donc, ces amis m'ont quand même apporté... Vraiment, j'ai une gratitude infinie pour eux pendant les semaines, parce que je suis resté plusieurs semaines à l'hôpital en chambre un peu isolée, les gens devaient venir me rendre visite avec un masque.

Et bien, ils m'ont apporté à manger tous les jours des fruits, des légumes, donc ça c'était assez magnifique. J'ai un petit trouble là, parce qu'en fait je réalise qu'il y a une chose que je n'ai pas dite et qui était importante.

Je pense que l'aggravation de mes problèmes de santé majeurs, parce que j'allais vous parler du traitement que j'ai reçu pour cette tuberculose, parce que c'est cette année-là que tout s'est précipité, que j'ai découvert le crudivorisme, l'année de mes 33 ans.

Quelques années avant, ça devait être dans les années 2000, je pense, je revenais d'un voyage au Maroc à vélo, et j'avais beaucoup sillonné cette année-là l'Europe à vélo. J'étais à Montpellier, et un petit matin quand je me suis relevé, j'étais assis par terre, quand je me suis relevé, j'ai eu une déflagration, une douleur très fulgurante à la hanche droite de mémoire, je me suis retrouvé paralysé à tel point qu'il a fallu appeler les pompiers

pour me descendre, j'étais au quatrième étage, je ne pouvais pas descendre. J'ai été transporté à l'hôpital Laperoni, mon amie d'alors, ma compagne d'alors travaillait, elle était médecin stagiaire à l'hôpital Laperoni, et du jour au lendemain je me suis retrouvé complètement immobilisé, on m'a appris que j'avais énormément d'abcès dans le corps qui était comme des bombes à retardement qui allaient exploser, et que j'avais une infection massive à la salmonelle.

que j'avais certainement appris dans mes voyages. Je fais remonter ça à un petit fromage corse absolument immangeable de la vie de tous que j'avais consommé par Paris et par défis. J'imagine que c'est en Corse lors d'un voyage à vélo, rien contre les Corses, mais les fromages bien costauds, je pense que c'est là, je n'en sais rien, je pense que c'est là, ou alors peut-être, je ne sais pas, au cours de mes voyages en tout cas,

j'avais attrapé une salmonelle. J'étais à l'époque dans un référentiel médical assez prégnant puisque vivant aussi avec une étudiante en médecine, donc j'ai reçu une antibiothérapie MAUS costaud.

Je sais que l'aggravation massive de mes problèmes de santé et de mes problèmes psy, de mes atteintes psy, est arrivée avec cette antibiothérapie très costaud, tellement costaud qu'elle se rapprochait, on m'a dit, d'une trithérapie. Je l'ai su bien après, parce qu'une fois un pharmacien qui est venu chercher mon traitement, avec qui j'avais sympathisé, m'a un peu demandé pourquoi j'étais traité, parce qu'il était impressionné par la lourdeur du traitement, et c'est là qu'il m'a dit,

vous savez, ce que vous avez là, ça s'apparente à une trithérapie. J'ai compris pourquoi j'avais autant de problèmes digestifs depuis que je prenais ce traitement, et je pense que c'est ce traitement à la salmonelle qui a été vraiment le commencement de la fin pour moi.

C'était en 2000, en modifiant profondément mon biotope intestinale, mes problèmes digestifs ont continué à aller à 100 grammes avant. Je pense que l'altération de la muqueuse intestinale a fait qu'il y a eu de plus en plus de produits anormaux qui sont rentrés à l'intérieur du corps.

Et finalement, au niveau psychologique, le déséquilibre du biote intestinal a fait que ça a commencé à être la catastrophe. Le déséquilibre psychologique en divisant des comportements alimentaires de type troubles alimentaires du comportement, crise de boulimie, des choses comme ça, j'ai commencé à connaître ça.

Et donc je me suis enfoncé de plus en plus. Et donc je faisais remonter ça, je pense à cette infection, à la salmonelle et à ce traitement, que j'ai arrêté assez rapidement après, en le faisant en suivi par un médecin, parce que je leur ai dit que je ne le supportais plus et que je n'ai plus entendu parler de cette salmonelle.

Et donc là, je me suis retrouvé en 2007 avec cette tuberculose. On m'a gardé à l'hôpital pendant longtemps, on m'a mis une pression assez considérable pour que j'accepte un traitement contre la tuberculose, que je n'ai pas accepté, que j'ai refusé systématiquement.

On m'a fait des prélèvements, des biopsies, je ne me souviens plus... Ce n'est pas une biopsie vraiment, on m'a rentré une caméra dans la gorge, on m'a fait des prélèvements à ce niveau-là pour faire des cultures.

Il y avait effectivement le bacille de coq qui était présent en très grande quantité, donc tuberculose avérée et installée. J'ai obtenu au bout de quelques temps l'autorisation de sortir de l'hôpital sans traitement, à condition de ne pas sortir de ma yourte, puisque à l'époque j'avais monté ma yourte depuis quelques mois sur un petit terrain dans les Pyrénées-Orientales, à condition que je ne sois peu en contact avec les gens, des conditions que j'ai considérées comme infectieuses. Et donc je suis

rentré à ma yourte, c'était au mois de février-mars, je ne suis pas resté si longtemps que ça à l'hôpital, de plus en plus faible, de plus en plus toussant, et là j'ai commencé à toucher, tousser, à cracher du sang, je sentais vraiment que ça commençait à partir mal, Et puis en même temps, là j'ai commencé vraiment à m'intéresser un petit peu à la nourriture vivante de plus en plus, au crudivorisme de plus en plus, je tâtonnais et je cherchais.

Et il se trouve que la précipitation des événements cette année-là a été assez dure pour moi puisque quelques jours avant mon anniversaire, avant le 15 avril, il se trouve qu'en plus je l'ai marqué, c'était le jeudi saint, ça s'est passé dans la nuit du jeudi saint, quelques jours avant mon anniversaire, moi l'anniversaire ça devait être quelques jours après, je devais avoir 33 ans, et ma yurte a pris feu.

Je me suis réveillé en pleine nuit, ma yurte était entièrement en flamme, le plancher était en flamme, le toit était en flamme, il y avait du feu partout. Par chance ou par grâce, quand je me suis réveillé, finalement je pense, maintenant j'analyse après coup, que les cordes qui scintillaient la yurte avaient déjà brûlé, donc elles avaient lâché et que ça avait fait basculer le cadre de porte vers l'avant, et donc j'ai vu un espèce de trou noir

dans la nuit. Je me suis réveillé, je ne sais pas, c'était pleine nuit de mémoire, c'était 1h, 2h, 3h du matin, quelque chose comme ça.

Je suis sorti à toute vitesse de la yourte, j'avais déjà commencé à passablement brûler, j'avais mes cheveux qui avaient été abîmés, je me souviens, j'ai été épilé au niveau des jambes immédiatement, j'avais des brûlures au niveau des pieds, il y avait une petite bassine d'eau, j'ai pu sauter dedans.

Le temps que je ressorte, ma yourte s'était écroulée en flammes, tout ce que j'avais était dedans. Je me suis retrouvé, du jour au lendemain, sans rien, sans ressources.

J'ai continué pendant quelques mois à vivre sur le même terrain, dans une caravane qui commençait à être de plus en plus petite et délabrée. La vie devenait de plus en plus précaire. Ça a été une véritable descente aux enfers.

Je ne voyais plus grand monde parce que j'étais malade, épuisé tout le temps, je crachais, je toussais tout le temps. Je n'avais aucune perspective, pas trop de solutions. Pas trop de solutions, et puis fin juin, début juillet, j'ai vraiment eu une sorte de révélation, de conviction au contact de mes amis, qui étaient crudivores, qui pratiquaient un courant alimentaire qu'on appelait l'instinctothérapie, qui est assez prégnant en France,

qui avait été très développé dans les années 80-90, c'est ce qu'ils pratiquaient. Ils m'en ont parlé, ils m'ont donné des exemples de guérison absolument fabuleux, ils m'ont donné un livre qui s'appelait Mangez Vrai, qui avait été écrit par la personne qui avait mis au point cette méthode alimentaire, et le livre m'a touché, m'a parlé, c'est écrit sous forme d'une interview, et il m'a parlé, il m'a redonné espoir, il m'a redonné un colossal espoir, et j'ai décidé d'appliquer cette méthode,

sauf que je ne savais pas trop comment m'y prendre, et qu'il y avait un centre en France qui appliquait cette méthode, ce qui était un lieu d'accueil, donc j'ai décidé de m'y rendre alors que j'étais au comble de l'épuisement.

Je n'en ai pas parlé, mais d'année en année j'avais perdu du poids. Mon poids de forme qui était de 57 kg à peu près était passé progressivement à 45 kg dans lequel j'ai stagné pas mal d'années, puis à 40 kg.

Et puis cet été-là, je me suis retrouvé... enfin même cet printemps-là, je me suis retrouvé à 38 kg, je n'assimilais plus rien. Quand je suis allé au centre Hippocrate déjà, je faisais 39-40 kg, je me suis retrouvé à 38 kg, puis 37 kg, puis 36 kg.

Début juillet, je ne faisais plus que 34-33 kg pour 1m75. Donc j'étais véritablement épuisé, un zombie, plus rien ne fonctionnait. Et donc j'ai décidé quand même de me rendre dans ce centre en conduisant mon camion.

J'y suis monté de moi-même. Quand je suis arrivé là-bas, je pense qu'après coup, maintenant que j'analyse les choses, les gens ont pris peur en me voyant arriver. Ils ont pris peur.

Comme tout centre alternatif, je pense qu'ils étaient aussi surveillés et ils ont pensé que j'allais mourir chez eux, chose qui a failli se faire. Ils ont pris peur, je suis arrivé là-bas et ils m'ont demandé de repartir dès le lendemain parce qu'ils étaient trop en danger.

et c'est là où j'ai vraiment réalisé que ça n'allait pas du tout parce que le soir même, j'étais gelé, c'était en plein été, j'étais frigorifié tellement j'avais peu d'énergie. Là aussi, j'étais complètement perdu, je ne reliais pas ce froid, cette frilosité permanente à l'épuisement, l'épuisement nerveux réel.

Et j'ai décidé de me faire couler un bain très chaud. Mauvaise idée, très mauvaise idée, je me suis mis dans le bain et là clairement j'ai vécu ce que j'analyse comme un arrêt cardiaque.

j'ai vécu une sortie de corps comme on dit, j'ai expérimenté ça, je me suis vu mourir et puis je me suis vu revenir. Le lendemain matin je suis donc parti, je suis parti avec mon camion, ça a été là pour le coup une souffrance extraordinaire que ce retour sur l'épidémie orientale, je ne savais pas où aller, et finalement j'avais contacté mes parents qui avaient accepté de m'accueillir avec dans l'idée qu'ils allaient me renvoyer à l'hôpital parce qu'ils me savaient trop faible,

trop épuisé. Ce voyage retour a été absolument atroce, je n'avais plus la force de passer des vitesses. Je me souviens, entre Montpellier et Perpignan, j'ai roulé en quatrième parce que je n'avais plus la force de passer les vitesses sur mon Ducato à l'époque.

Je n'ai pas eu la force de passer mes vitesses. Et pareil, je ne pouvais plus me faire le plein-descent, je ne pouvais pas descendre de mon camion, je dormais assis. J'avais perdu aussi, signe que j'ai analysé beaucoup après, le péristaltisme intestinal.

Je me souviens être resté réellement des heures à essayer d'aller à la selle. J'étais épuisé, je n'y arrivais plus. Et ça, c'est une notion que je développe souvent, c'est que plus on est fatigué, plus le péristaltisme intestinal ralentit et plus on est constipé, réellement constipé. Et cette constipation fait qu'il y a de la toxicité supplémentaire qui passe au niveau du côlon, c'est une espèce de cercle vicieux.

Et c'est pour ça que quand une personne se retrouve dans un cercle vicieux tel que je l'étais moi, c'est-à-dire épuisement qui se construit, qui se construit, à part de vraiment à un moment tirer le frein à main et tout arrêter, ce qui m'est arrivé quelques jours après, c'est une lente descente.

C'est une lente descente parce que l'épuisement du système nerveux fait qu'il y a un épuisement du système illimitatif, du système assimilatif. On n'assimile pas ce que l'on mange, on n'élimine pas les déchets toxiques, il y a une toxicité, une endotoxicité qui se produit de plus en plus au niveau des intestins où ça fermente, le moral commence à baisser de plus en plus.

Pourquoi ? Parce qu'il y a cette fermentation, ce déséquilibre du biote au niveau des intestins qui s'installe, Et finalement, c'est un cercle vicieux. Moi, la chance de ma vie, ça a été d'être accueilli par mes parents.

J'ai vraiment été accueilli par mes parents, alors que ce n'était pas quelque chose d'évident ni pour eux, ni pour moi à l'époque. On n'était pas dans une relation qui était très facile.

Je n'avais pas le choix. Je me souviens, je suis arrivé chez moi, j'ai garé mon camion, et là, quand j'ai garé mon camion, j'ai eu la certitude que j'étais sauvé.

Je ne savais pas comment, je suis tombé dans les bras de mon père, et j'ai vraiment eu la certitude que j'étais sauvé. D'ailleurs, je me souviens, je ne contrôlais plus rien, je me suis ruiné dessus.

C'était l'épuisement total du système nerveux. Je faisais à peu près dans les 30 kg, 30, 30,5 kg pour 1,75 m. Donc, cas sceptique, épuisé, zombie. Je suis resté un jour ou deux chez mes parents comme ça.

J'ai enchaîné plusieurs mini-arrêts cardiaques. Ils étaient très inquiets, ils pensaient que j'allais mourir. Plusieurs médecins ont fait pression sur eux pour que je sois renvoyé à l'hôpital. Et il y a un matin finalement, je pense que c'est là où tout a été...

le programme et la vision pour la sortie de crise a été téléchargé en moi, on va dire. Je m'en souviendrai toujours, j'étais assis chez moi à quelques mètres, puisque j'habitais déjà dans un petit logement qui était à l'arrière du terrain.

Mes parents ont un très grand terrain, maintenant on est plusieurs à habiter ici, mais c'était un petit logement qui n'était pas vraiment aménagé, Depuis lors j'ai bien aménagé, mais j'étais assis derrière la fenêtre, j'étais épuisé, et je me souviens qu'une amie m'avait fait parvenir une corbeille de fruits, et dans cette corbeille de fruits il y avait des mangues.

Et je me souviens très bien, j'ai réalisé que j'allais partir à l'hôpital, je pensais que j'allais mourir à l'hôpital, j'en étais persuadé, d'ailleurs les médecins ne l'avaient pas caché à mes parents, ils leur avaient dit que mon fils s'en va pour mourir à l'hôpital.

Je pensais que j'allais mourir à l'hôpital, j'ai vu ces mangues, et je me suis dit que je vais en manger une, ce sera un plaisir de prix parce qu'elle sentait extrêmement bien ces mangues. Je m'en souviendrai toujours, j'ai pris cette mangue, c'était la lumière du matin, j'avais dans mon dos, dans la fenêtre, et là clairement j'ai entendu dans ma tête, dans mon cœur me dire tu as ici un lieu où tu peux te reposer, tu as les fruits,

tu as les éléments les plus nutritifs de la planète, Tu as ton père et ta mère pour te donner des soins, tu as des amis pour t'entourer, tu as tout, tu n'as besoin de rien d'autre.

À ce moment-là, j'ai appelé mes parents alors qu'ils étaient sur le point de me faire partir sur l'hôpital, et mon père m'a dit après coup qu'il avait vu un feu dans mes yeux, un feu qu'il n'avait pas vu depuis très longtemps, et je leur ai dit, Texo, je ne veux pas aller à l'hôpital, je vais me retaper ici en mangeant cru, en mangeant strictement des aliments crus, comme mes amis, mes proches me l'ont appris, et avec ça je vais me retaper.

En même temps, il y avait une conviction profonde qui s'était installée en moi, qui a été aussi une part essentielle de ma guérison. J'ai été, je dirais maintenant avec mes mots, convaincu de péché.

C'est-à-dire que je me suis rendu compte que toutes ces années, j'avais eu des comportements extrêmement déviants, menteurs, voleurs, dissimulateurs, que j'avais violenté des personnes, que j'avais trahi des personnes, que j'avais volé des personnes à tous les niveaux, et que tous ces comportements étaient en train de me tuer littéralement.

et que la seule façon de corriger ça, c'était de contacter toutes ces personnes, autant que je le pourrais, toutes celles dont je pourrais me souvenir, et de leur demander pardon, de leur offrir une réparation, de leur présenter mes excuses, et de rebrousser le temps un petit peu, de rattraper tout ce qui avait été fait.

Je dis souvent que c'est la nourriture qui m'a aidé sur le plan physiologique, mais rien ne se serait passé s'il n'y avait pas eu cette repentance psychologique. Cette repentance psychologique a débouché quelques années plus tard par ma rencontre avec une foi vive dans le Christ et le baptême que j'ai pris 2 ou 3 ans, 4 ans après, 5 ans après même.

Bien que j'ai été dans une recherche depuis très jeune, je lisais toujours les évangiles, mais j'étais rebuté par le côté religieux que je rencontrais dans tout ce qu'on me présentait.

J'ai vraiment compris que c'était ce chemin de repentance, ce chemin d'humiliation, ce chemin dans lequel je reconnaissais devant les autres qu'elle avait été bon comportement, qu'il était erroné, qu'il allait me sauver.

Et c'est ce que j'ai mis en place durant ce mois et demi, deux mois qui ont suivi. J'étais épuisé et pourtant j'étais persuadé que j'étais guéri. Je le savais, ça s'était imprimé en moi.

Et souvent c'est ce que les gens témoignent quand ils voient mes vidéos pour la première fois, ils me disent que la première fois que j'ai vu ces vidéos, ça m'a interpellé tellement, j'ai su qu'il y avait un changement en moi.

Même si je n'ai pas tout mis en place tout de suite, même si ça a été laborieux, même si ça a été difficile, Même s'il y a eu des hauts et des bas, il y avait une vérité qui m'a parlé.

Parce qu'effectivement, il n'y a pas 36 vérités sur le corps au niveau physiologique. Et encore à l'époque, je n'en connaissais pas grand-chose en physiologie parce que ce mouvement alimentaire qui s'était appelé l'instinctothérapie en France ne s'était pas particulièrement intéressé à la physiologie.

C'était manger cru, manger tous les aliments crus, les yeux bandés pour reconnaître l'aliment qui te convient le mieux et celui qui t'attire le plus et celui qui est le plus adapté pour toi.

Je me suis prêté au jeu, et le premier mois j'ai mangé surtout de la viande. Parce que quand je me suis prêté au jeu, je suis tombé sur de la viande crue. Au début j'ai refusé, parce que idéologiquement parlant ça ne me convenait pas.

Et puis force est de constater que ma physiologie en avait besoin, Ça s'est imposé à moi et j'ai commencé à manger de la viande crue pendant plusieurs mois. Je mangeais de la viande crue principalement et beaucoup de fruits à côté. Je mélangeais les deux d'ailleurs, peu importe. Je mangeais, je mangeais, je mangeais parce que quelque part j'ai réalisé que ça faisait des années que je mangeais une alimentation frelatée qui ne me nourrissait pas.

Et là, pour la première fois de ma vie, finalement... Excusez-moi, il y a un peu de bruit là, j'espère que ça sera bon pour vous. Pour la première fois de ma vie, je pense que je me suis réellement nourri nourri avec de la viande crue, avec des fruits crus, avec un peu de légumes crus, mais surtout des fruits aussi, viande et fruits, viande et fruits.

Au final, on va comprendre exactement ce que je cherchais, viande et fruits. Et j'ai mangé, j'ai mangé, j'ai mangé, je mélangeais, peu importe, je mangeais, je mangeais, je mangeais, j'avais tellement.

Et au fur et à mesure que je mangeais, au fur et à mesure que je contactais des gens pour leur demander pardon, pour leur offrir préparation, mon état s'améliorait, réellement. Les premiers mois, ça a été laborieux, mais j'ai commencé à remarcher, progressivement, mes jambes et mon corps s'affaissaient sous moi, mais j'arrivais doucement à remarcher, puis j'ai marché de plus en plus, j'ai commencé à marcher, je me souviens pour me muscler,

je me mettais des petits poids aux pieds, puis je partais marcher une heure, deux heures, trois heures, je faisais un tour du lac près de chez moi, et je tournais autour de ce lac, et puis délibérément je marchais, j'écoutais des conférences, je commençais à m'intéresser de plus en plus à l'alimentation, à la physiologie, j'écoutais des conférences pendant que je marchais, je commençais à me renforcer.

Alors, ce thème de la viande et du crudivorisme, ça fait souvent jaser. Il y a deux choses qu'il faut énormément fantasmer, j'ai l'impression, dans ces milieux, c'est l'argent et la viande. Et la viande, c'est toujours objet de fantasme, c'est ceux qui ne veulent pas longtemps parler parce qu'ils sont végétariens, qui me disent même pour sauver ta biologie, tu n'aurais pas dû en manger.

Ceux qui me disent, ah ah, mais tu vois, c'est de la viande, tu avais besoin de protéines. En fait, quiconque connaît la physiologie sait très bien que l'apport en protéines de la viande n'est pour strictement rien, ou quasiment rien dans le développement physiologique.

Le contenu protéique de la viande, au contraire, est extrêmement acidifiant, c'est extrêmement délétère pour le corps. Sauf que, force est de constater qu'à l'époque, j'étais épuisé. Mais quand on parle d'épuisement, on ne parle pas du tout de protéines, contrairement à ce que les tenants de la barbaque voudraient nous faire croire.

On ne parle absolument pas de protéines, mais là on parle d'hormones et de neurotransmetteurs. J'étais épuisé, mon système hormonal était complètement épuisé. Dans un cas comme celui-là, si j'avais connu les connaissances que j'ai actuellement en physiologie, qu'est-ce que j'aurais utilisé ?

J'aurais utilisé des extraits glandulaires parce que j'étais épuisé et qu'il m'aurait fallu des extraits glandulaires. Je ne connaissais pas ça, je ne connaissais pas l'utilisation des jus pour m'alcaliniser à fond, je ne connaissais pas les extraits glandulaires, donc instinctivement mon corps m'a dirigé vers une source d'hormones.

Non pas... et c'est pour ça que c'est intéressant parce qu'on peut dire oui mais voilà, tu vois, tu promeux un régime sans viande, or toi tu t'es retapé par rapport à la viande. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que chaque histoire est individuelle.

Arriver à un point d'épuisement hormonal, nerveux tel que le mien, c'est extrêmement rare, et pour la plupart des gens, c'est juste impossible. C'est bien pour ça qu'au cours des vidéos, quand je vous les présente, je vous dis toujours que c'est la règle pour le plus grand nombre.

Après, il y a le cadre, et le cadre inclut des produits animaux. Nous sommes physiologiquement adaptés à la digestion des produits animaux. Et je n'ai jamais caché que pour des personnes en épuisement chronique, en fatigue chronique profonde, les produits animaux, bien qu'ils soient acidifiants, par le côté protéique, parce qu'on ne peut pas séparer les hormones des protéines, ou alors il faut prendre des hormones séparément, mais on est en risque de surdosage et là

on rentre dans de la médecine que je ne recommande pas, eh bien, des personnes en épuisement chronique peuvent extrêmement profiter pendant un temps très ponctuel d'une cure de viande, le temps de remonter leur système hormonal.

Ça va être un stimulant, mais ça va être le temps de remonter le système hormonal. Je laisse passer l'hélicoptère. Le problème, c'est quand on fait de quelque chose quelque chose de systématique. L'être humain est un être d'équilibre qui demande au jour le jour, finalement, un apport de nutriments adaptés pour lutter contre quoi ?

Pour lutter contre un phénomène qu'on appelle le catabolisme et l'acidification. Tout dans notre mode de vie nous pousse vers le catabolisme et l'acidification. Le rythme de vie, les rayonnements électromagnétiques, les stress différents.

Un hélicoptère qui passe, ce bruit n'est pas naturel, ça crée un stress sur l'organisme. Le stress est assez acidifiant pour l'organisme. L'agression crée une réaction qu'on appelle la réaction d'adaptation, qui s'appelle le stress dans l'organisme, qui est acidifiant pour l'organisme.

Tout dans notre mode de vie nous pousse vers le catabolisme, vers la déminéralisation. C'est pour ça que j'accentue toujours un mode de vie qui va nous pousser davantage, au niveau alimentaire, vers une reminéralisation massive.

Un régime qui est essentiellement basé sur les fruits et les légumes crus parce que c'est le seul moyen de reminéraliser le corps. C'est le seul moyen d'avoir un système nerveux qui fonctionne de manière adéquate. C'est le seul moyen d'avoir un corps qui va commencer à se désenflammer parce que ce catabolisme, cette acidification, conduit à une inflammation permanente du corps, inflammation du cerveau qui conduit à la dépression, inflammation des intestins qui conduit à tous les problèmes digestifs, inflammation articulaire qui conduit à

toutes les douleurs articulaires, arthroses, arthritis différentes, inflammation à tous les niveaux. Nous sommes enflammés et acidifiés. C'est pour ça que je mets autant l'accent sur un apport massif de fruits et de légumes sous forme de jus cru, sous forme entière pour les fruits, de manière à alcaliniser ce corps, aller vers un mode de vie alcalinisant pour lutter contre cette acidification qui est inexorable. Dans des cas particuliers, comme le mien, quand il y a un épuisement massif du

système nerveux, effectivement un peu de produits animaux ou une supplémentation hormonale ou des extraits glandulaires sont bienvenus. De là à en faire une règle générale, c'est fallacieux. C'est pour ça que les personnes qui prétendent qu'on a besoin de viande pour fonctionner, c'est faux. C'est absolument faux.

Par contre, les personnes qui sont en épuisement nerveux complet peuvent peut-être, quand elles ne produisent plus leurs propres hormones, c'est bien simple, quand on ne produit plus ses propres hormones, et bien tout le système s'effondre parce que c'est une espèce de cercle vicieux.

C'est-à-dire que tout le système éliminatif et assimilatif ne fonctionne plus. Le seul moyen, c'est au début de soutenir de manière artificielle. On est dans un cadre dans lequel l'homéostasie, ce retour spontané du corps à l'état d'équilibre, ne fonctionne plus parce qu'on a dépassé la limite, donc il faut soutenir.

Donc on peut apporter des hormones de synthèse, on peut apporter des extraits glandulaires, ça fonctionne très bien, on peut apporter un petit peu de viande animale, ça fonctionnera aussi. Sauf que l'inconvénient d'apporter des produits animaux directs plutôt que simplement des extraits glanduaires ou des hormones, c'est qu'il y a l'acidification.

À l'époque, je ne connaissais pas les jus. Maintenant, quand une personne s'oriente dans cette option, ça ne peut jamais être qu'un choix personnel et ponctuel, je le dis bien, quand une personne s'oriente dans ce choix, je lui dis toujours balance un maximum de jus pour contrecarrer l'acidification liée aux produits animaux parce que sinon ça ne va pas fonctionner.

Pour revenir sur ce sujet des produits animaux, il faut bien comprendre que quand on considère un individu, il y a différents stades, et il y a des stades d'épuisement dans lesquels finalement l'homéostasie naturelle du corps, c'est-à-dire la capacité du corps à revenir à l'état d'équilibre simplement en lui donnant les conditions appropriées, cette capacité d'homéostasie est mise à mal.

Elle est mise à mal, je ne sais pas. Je dis toujours ça, et en fait je me dis peut-être qu'à l'intendant suffisamment longtemps, elle reviendrait d'elle-même.

Mais souvent, on n'est pas prêt à attendre des années, des années, que la situation change. Après, je pense aussi qu'il y a des personnes qui sont vraiment en épuisement nerveux très, très, très profond, et pour celle-là, sans une vraie béquille.

Donc une béquille, à quel niveau ? La plupart du temps hormonal. Qu'est-ce qui est épuisé ? C'est le système hormonal. Le système hormonal est nerveux, c'est ça qui est premier, c'est ça qui est primordial.

S'il n'y a plus rien dans le système nerveux, si la personne est totalement HS au niveau du système nerveux, il n'y a plus grand-chose qui se passe dans le corps. Et là, on peut rester pendant des mois, des années, même en changeant son régime alimentaire, on va avoir un état stable, mais un état qui ne bouge pas, qui n'évolue pas.

Et donc c'est pour ça que pour ces personnes, effectivement, une supplémentation hormonale, alors qu'elle vienne de produits animaux, qu'elle vienne d'une supplémentation hormonale directe, qu'elle vienne d'extraits glandulaires que je préfère à titre personnel, alors je sais bien que ça soulève énormément de polémiques, c'est devant des parties animales, mais l'intérêt des extraits glandulaires sur le plan physiologique pur, c'est qu'ils n'apportent pas des hormones, c'est que c'est un principe qui est proche

du principe homéopathique, le même soigner le même, et qui fait qu'on restaure la glande plutôt que d'apporter des hormones directement. En fait, dans mon cas, l'épuisement était tel que les produits animaux ont été ponctuellement une ressource extraordinaire pour me permettre de me retaper.

C'est-à-dire que mon système hormonal ne fonctionnait plus, et bien j'ai pris les hormones à quelqu'un qui le produisait pour moi, un animal qui le produisait pour moi. Alors j'ai essayé à l'époque d'être le plus déontologique, Si on peut parler comme ça, par rapport aux animaux que je choisissais, c'est-à-dire que c'était des animaux qui avaient été élevés en plein air, qui avaient été nourris simplement à l'herbe, la plupart du temps, qui n'étaient pas passés par les réseaux classiques et dans lesquels j'espérais avoir diminué au maximum la

souffrance de l'animal, puisque ça reste de la souffrance animale, sauf que ça m'a bien retapé. Alors après, le problème c'est toujours pareil, c'est que quand une solution ponctuelle devient un système, parce que les produits animaux sont extrêmement addictifs. Pourquoi ?

Parce qu'ils apportent énormément de neurotransmetteurs, d'hormones. Ils sont très stimulants, extrêmement stimulants, on est accro à la stimulation. Et donc ce qui aurait dû durer que peut-être quelques mois a duré pendant presque 2 ou 3 ans et je me suis, à la fin, beaucoup, beaucoup, beaucoup abîmé.

Donc reprenons le fil un petit peu pour comprendre la physiologie. Durant les 2-3 premiers mois, beaucoup de produits animaux, enfin beaucoup... Quand je réfléchis, les quantités n'étaient pas si colossales.

J'en mangeais un petit peu, mais j'étais tout maigre en plus, donc je mangeais peu, mais j'en mangeais très régulièrement par contre. Beaucoup de produits animaux, beaucoup d'apports de produits animaux, beaucoup de fruits, je me régalais, je me souviens, je mangeais des ananas.

Cet hiver-là, j'ai mangé des quantités d'ananas absolument colossales, des bananes, des ananas, vraiment c'était... je me souviens des figues aussi, j'en ai mangé beaucoup, c'était cette tourne-là, je me régalais figues, raisins. Pour la première fois de ma vie, je faisais le plein de nutriments, je sentais cette vie qui venait en moi, en même temps qu'il y avait ce mouvement de pardon, de repentance qui se passait, la vie qui revenait, et ça c'était quelque chose d'absolument

fabuleux pour moi. Et durant les 2-3 ans suivants, j'ai continué à me reconstruire progressivement et mon corps s'est retapé physiquement, je suis passé progressivement de 30 kg à 40 kg, j'ai arrêté de faire des scanners pour mes poumons parce que ça allait de mieux en mieux, effectivement tout s'est résolu, je ne crachais plus de sang, puis je suis remonté jusqu'à 50 kg, même un peu plus, mais en même temps par contre je continuais à manger pas mal de produits animaux,

à mélanger beaucoup, là ça a commencé à décliner au niveau bien-être, santé, je commençais à avoir des problèmes au niveau digestif, au niveau psychique aussi, c'était moins stable qu'au départ.

Je commençais à perdre un petit peu le fil, je me rendais compte que mon mode de fonctionnement au niveau alimentaire ne suffisait pas, ou ne correspondait plus à des besoins. et c'est là où j'ai commencé à m'intéresser à d'autres courants d'alimentation crudivore, ceux qui se nourrissaient beaucoup plus de fruits, revenir petit à petit, parce que je voyais que j'ai digéré de moins en moins la viande, à un régime de plus en plus végétarien-végétalien.

D'abord j'ai gardé les oeufs, et puis après j'ai même supprimé les oeufs, et puis je me sentais de mieux en mieux, parce que là mon poids avait recommencé à chuter, et en fait, si vous voulez, il y a eu une inflexion, puis après une diminution.

Et donc ce faisant, j'étais en 2010, j'ai passé 2-3 ans comme ça, et puis c'est qu'après coup que j'ai analysé aussi les raisons de ma rechute. C'est-à-dire qu'en 2007, j'ai atteint le bout du bout, j'ai touché le fond, j'ai passé 2-3 ans à me retaper, et les premiers temps, ça suffisait à mon bonheur.

C'est-à-dire que le simple fait de sentir mon corps qui est refonctionné suffisait à mon bonheur. Sauf que rapidement, je me suis retrouvé avec un corps, avec un physique qui fonctionnait de manière à peu près adéquate, et avec toujours la même question.

Je sers à quoi ? Qu'est-ce que je fais là ? À quoi ça rime ? À quoi ça rime d'être en bonne santé ? En bonne santé ou en mauvaise santé, à quoi ça rime ?

Qu'est-ce que j'apporte ? Qu'est-ce que je fais ? Et c'est ça, je pense, qui a à nouveau re-précipité. Avec l'acidification qui était liée à la consommation de produits animaux, je pense que c'est ça qui a conduit à nouveau à une redescente, une redescente lente dans laquelle j'ai recommencé à perdre du poids.

je me suis retrouvé à 44-45 kg, j'allais toujours bien, j'avais toujours de l'énergie, mais l'état d'être était bien moins bon. Et c'est cette année-là, en fin 2010, début 2011, qu'un peu en désespoir de cause, parce que je m'ennuyais énormément, je pense aussi, je suis parti en Asie, je suis parti en Asie pour 3-4 mois, je suis aussi parti en Asie parce que suite à toutes ces années, déminéralisation, utilisation de

produits stupéfiants, alcool, mauvaise alimentation, j'avais mes dents dans un état extrêmement mauvais, j'avais des dents qui étaient extrêmement carriées, les dentistes s'étaient un peu fait la main sur moi aussi, j'avais eu des extractions de dents qui avaient été un peu aléatoires, des dents mal rebouchées, c'était un peu la catastrophe, je souffrais en permanence de mes dents, et donc j'ai eu dans l'idée, je me suis dit voilà, je vais aller voir en Thaïlande ce que je

pourrais faire, on m'avait dit que les soins étaient moins chers, donc je m'étais dit voilà, c'est un prétexte, je pars, et puis de toute façon je n'avais rien à faire là où j'étais, je voyais mon état qui se dégradait, je comprenais qu'il y avait quelque chose qui me manquait et donc je suis parti en Thaïlande.

Et là, il y a eu plusieurs événements majeurs, c'était durant l'hiver 2010-2011, c'est d'ailleurs cet hiver-là, le 11 février 2011, alors que j'étais à Chiang Mai dans le nord de la Thaïlande, que j'ai commencé pour la première fois des vidéos et que là ma vie a été littéralement changée, mais on va y revenir.

Mais c'est surtout quand je suis arrivé en Thaïlande, Bon, à la fois, j'ai touché vraiment le non-sens de ma vie, l'absolu vide de sens qu'il y avait dans ma vie, et en même temps, j'ai commencé à rencontrer pas mal de crudivores américains, australiens, anglo-saxons, allemands, japonais, puisque ça circulait beaucoup, surtout dans cette ville de Chiang Mai où j'étais en Thaïlande, il y avait un très grand marché, le marché de Muang Mai,

qui est un magnifique marché, le plus beau marché d'Asie, et j'ai rencontré quelqu'un qui est devenu un ami qui s'appelle Andrew Perlotte, avec qui j'ai vraiment très fortement sympathisé, et puis d'autres qui faisaient déjà des vidéos, qui partageaient leurs enseignements, et puis qui m'ont appris à manger beaucoup plus de fruits, à changer mon mode alimentaire progressivement.

Ça m'a interpellé, j'ai commencé à aller sur les forums, à m'intéresser à tout ce qu'ils faisaient au niveau alimentaire, j'ai rencontré le mouvement 90-10 du docteur Douglas Graham, et puis j'ai commencé à m'intéresser à la physiologie pour de vrai, à me plonger dans la physiologie.

Et à la fois ça a été la période la plus noire de ma vie, et à la fois ça a été la période la plus prometteuse, Parce que je vous ai dit, le 11 février, j'ai eu l'idée, je ne sais pas comment c'est né, je ne peux absolument pas vous dire, de me poster devant une caméra, de demander à deux amis qui étaient hollandais, si je me souviens bien, de tenir la caméra, puis j'ai fait la première vidéo en direct du marché de moi,

et quand je la regarde maintenant, je me rends compte que voilà, dans quel état j'étais, dans quel état d'épuisement j'étais, le peu que j'avais à partager, je l'ai donné.

Parce que finalement, je n'avais pas grand-chose à partager, quand j'écoute cette vidéo, je me dis que je n'ai pas dit grand-chose, ce sont des espèces de banalités qu'on retrouve à peu près partout.

il l'empêche. J'ai donné tout ce que je pouvais donner. Je pense que c'est là où j'ai découvert ce sens du service absolu qui m'a sauvé la vie, qui m'a littéralement sauvé la vie. C'est pour ça que j'insiste autant dans ces vidéos sur l'importance de la dimension de service.

Servir, servir. Quelles que soient nos ressources, on a toujours quelque chose à donner, on a toujours quelque chose à apporter. Le service. Le service est le sens de l'homme. Je pense que nous sommes des êtres de service, d'attention, de bienveillance envers autrui.

Et il n'est pas tant besoin de nous occuper de nos propres besoins, mais des besoins de l'autre, par le service uniquement. et ça a été ma voie de service. Je pense que chacun trouve une voie de service, moi ça a été ma voie de service en tant que tel. Donc j'ai commencé, et quand j'ai commencé à manger plus de fruits, j'ai immédiatement senti une évidence.

J'ai repris pas mal d'activités sportives que je n'avais pas reprises depuis des années. J'ai recommencé à courir, à faire du vélo, je me souviens on faisait beaucoup de... c'était la grande mode d'un type de vélo qu'on appelle le pignon fixe, le single speed, à Chiang Mai.

Je faisais des courses dans la ville, un petit peu en selonnement entre les voitures, il y avait des courses à Paris, c'était assez amusant. et donc j'ai repris bien de l'énergie, puis je suis parti au Cambodge, en Indonésie. En Indonésie, j'ai eu un grave accident qui a fait que mes dents, qui étaient déjà dans un état absolument déplorable, ont été dans un état encore pire, très grand accident de la circulation, et donc je me suis retrouvé rapatrié en France plus ou moins parce que j'avais

rencontré un ami en Indonésie qui m'a aidé à revenir parce que j'étais épuisé suite à tous ces événements. je suis rentré en France, et j'ai décidé de changer mon régime alimentaire, de basculer beaucoup plus sur les fruits.

En même temps, cette année-là, il y a eu tellement de choses en 2011, c'est absolument extraordinaire pour montrer comment les choses conspirent contre ou avec.

Il trouve que j'ai décidé aussi de me refaire faire les dents, alors j'ai fait d'abord un mauvais choix, puis après un beau choix, mais d'abord un mauvais choix que j'aime bien partager, j'ai voulu partir en Hongrie, à Budapest, pour me refaire faire entièrement les dents.

Sauf que je suis parti là-bas, et la première chose qu'ils ont fait, c'est que le peu de racines qui me restaient dans la bouche... J'avais la mâchoire qui avait été abîmée dans l'accident, j'avais eu de l'agencive qui avait été blessée...

Le peu de racines qui me restaient dans la bouche, ils me les ont arrachées, ce qui a causé chez moi vraiment une souffrance énorme, gigantesque. Je me souviens avoir vraiment souffert là-bas. Et surtout, je me suis retrouvé sans dents avec des dentiers, et puis coincé là avec plus ou plus une seule option que de me faire des implants.

J'ai décidé de ne pas les faire avec eux tellement ça avait été la boucherie pour l'extraction. J'avais des greffes à faire, des implants, et le chose la plus amusante c'est qu'en rentrant, alors que j'étais désespéré, en rentrant chez moi, je me dis mais voilà maintenant j'ai plus dedans, ça y est, le peu que j'avais, le peu qui me restait, je sentais que j'avais ma mâchoire qui était abîmée et tout, d'ailleurs j'avais mon visage qui était déformé,

qui s'est reformé spontanément par la suite mais sans pouvoir en revenir dans une autre vidéo, Je sentais que c'était mal parti et j'ai trouvé un centre de soins, une clinique dentaire extrêmement réputée qui était à 4 kilomètres de chez moi. Et c'est avec eux que pendant un an et demi, pratiquement, ou deux ans, parce que ça a pris deux ans la totale reconstruction, j'ai fait cinq ou six opérations majeures, d'abord de l'agence IV pour la reconstruire, ensuite des dents pour poser les implants

pour que ça soit une bouche. C'est pour ça que souvent quand les gens me posent des questions dentaires, je suis un peu mal placé parce que je n'ai plus une seule dent à moi vu que tout a été abîmé, puis arraché de toute façon.

Mais n'empêche, c'était une phase très douloureuse mais qui m'a permis à nouveau d'avoir une mâchoire qui a été reconstituée. C'était une phase très douloureuse et c'était une phase qui est intéressante parce que c'est là où j'ai découvert les jus. Parce que finalement, j'étais parti dès le départ dans l'idée que je ne vais pas prendre d'antibiotiques, je ne vais pas prendre d'antidouleurs.

Alors sur certaines opérations, j'ai été amené à en prendre un petit peu, sur d'autres, je n'ai pas été amené à en prendre. Au début, ça passait assez bien, sur la fin, les dernières opérations, il y avait tellement de stress qui était accumulé, je passais plusieurs heures, 5-6 heures pour les plus longues sur la table d'opération, les anesthésiants ne suffisaient pas, je souffrais énormément, donc sur la fin, j'étais obligé non pas de prendre des

antibiotiques parce que ça, je ne pense pas l'avoir jamais pris, mais des antidouleurs, des antalgiques après l'opération, mais pendant une journée simplement. Et c'est là où j'ai commencé à m'intéresser à la douleur dans le corps, la douleur, l'acidification, donc j'ai approfondi mes connaissances en physiologie se faisant, les vidéos commençaient à se bâtir, et c'est à l'automne que j'ai découvert les jus, parce que j'en avais entendu parler pour reminéraliser.

Alors je me suis dit, j'ai acheté une petite centrifugeuse bas de gamme, et puis je me suis dit que j'allais essayer. Plusieurs personnes, des personnes avec qui j'étais en relation, m'avaient interpellé, m'avaient dit le bien que ça leur avait fait, et j'ai commencé.

Et quand j'ai commencé les jus de légumes, là, bam, là aussi, bam, j'ai senti une révélation, une évidence. Ça m'a beaucoup aidé dans mes reconstructions de la mâchoire, d'ailleurs à tel point qu'il s'est passé un phénomène assez extraordinaire, c'est que lors de ma pose des implants en bas, normalement on pose les implants et puis au bout de quelques semaines, on revient pour dégager les implants et mettre une autre pièce par-dessus.

Sauf qu'au bout de quelques semaines, j'ai réalisé avec surprise, et surtout le dentiste, quand il a enlevé les caches, il s'est rendu compte que l'agenceif s'était refondé, ce qui a été catastrophique parce qu'il a fallu reperser alors que les implants étaient déjà en place, ça a été absolument catastrophique.

parce que la minéralisation était telle que la gencive reprenait d'elle-même. Ça m'a énormément aidé aussi dans mes opérations de reconstruction de gencive. Il y a plusieurs opérations qui ont été minimisées parce que la gencive se reconstruisait d'elle-même à vitesse grand V. Donc ça, ça a été extraordinaire et ça a été ma découverte des jus.

Et depuis, je n'en démoure pas pour reminéraliser un corps qui est en profonde déminéralisation, c'est la voie royale absolue. Les jus de légumes sont la voie royale absolue pour reminéraliser un corps. Et effectivement, on peut y arriver simplement en mangeant des fruits et des légumes, mais quand il y a une urgence, quand il y a une déplétion de minéraux comme on peut avoir actuellement chez la plupart d'entre nous, c'est absolument la voie royale, c'est quasiment incontournable.

Donc j'ai découvert les jus, il y a eu cette reconstruction, et puis petit à petit, j'ai évolué d'année en année au travers de ces vidéos qui ont été des vidéos d'enseignement, d'enseignement pour toutes les personnes qui les reçoivent, mais d'enseignement aussi pour moi, où j'ai commencé à comprendre la physiologie, où j'ai commencé à comprendre la genèse et l'historique de ma vie, A comprendre que finalement tout ça, ça n'avait strictement rien d'aléatoire.

C'était la simple histoire si commune qu'on partage tous. Alors après, les symptômes sont divers, les symptômes sont multiples, mais les symptômes sont quasiment sans importance. Les symptômes, c'est un petit peu le leurre, et si on s'attache aux symptômes, finalement on se fait leurrer, on se fait balader.

On voit un symptôme ici, un symptôme ici, on ne les met pas en corrélation. C'était juste l'histoire de quelqu'un qui avait un patrimoine au départ, minérale, génétique, nerveux, qui était coussi-coussat, une faiblesse pulmonaire dans la famille, j'ai pu le voir en iridologie, une faiblesse pulmonaire, des montoriels pulmonaires qui étaient bien présentes, ce qui fait que le plus gros trouble que j'ai manifesté, en plus d'une hépatite et en plus d'une pancréatite,

c'était un trouble de type tuberculeux parce que c'était la zone la plus faible. Je sais que mon pancréas et mon foie aussi étaient des zones faibles de mon organisme, génétiquement parlant, mais vous savez que la génétique se casse le nez sur l'épigénétique, C'est-à-dire que ces zones faibles de mon organisme restent globalement des zones faibles de mon organisme, mais avec le mode de vie que j'ai actuellement, elle ne se manifeste absolument pas.

Pourquoi ? Parce que j'ai un mode de vie qui pousse l'expression du code génétique dans un sens où le terrain se bonifie, dans un bon sens. Et donc finalement, je me rends compte que c'est juste l'histoire de quelqu'un qui avait un patrimoine qui était ce qu'il était, qui a eu un mode de vie à un moment de sa vie qui a été extrêmement acidifiant, catabolisant, avec force stress, force sollicitation sportive, force solitude aussi au bout d'un certain moment, solitude qui a conduit à la dépression,

dépression qui a conduit à l'assiduité, et tout ça c'est extrêmement assiduifiant, nous sommes des êtres de relations, nous sommes des êtres de service, nous sommes des êtres d'alcalinité, nous sommes des êtres de soleil, nous sommes des êtres de fruits et de légumes, et tout ça c'était absent de ma vie, et ça a conduit à quoi ?

Ça a conduit à un épuisement total du système nerveux, apparition d'abord de pathologies de congestion, parce que quand on parle de tuberculose, c'est de la congestion. Le bacille de coq se développe pour répondre à la congestion pulmonaire et la réduire, comme les candidats albicans se développent dans l'intestin pour répondre à la congestion de nos intestins et la réduire.

Puis, ce faisant, le mode de vie ne changeant pas et la congestion augmentant, le système nerveux a commencé à travailler de plus en plus pour éliminer, à s'effatiguer. Comme je ne permettais pas de se reposer et qu'à côté de ça, il y avait des sollicitations, le système nerveux est tombé en surépuisement, le système hormonal est tombé en surépuisement, et à ce moment-là, ça a été l'effondrement, l'effondrement global. Et quelle a été la voie ?

La voie pour se sortir de ça ? L'unique voie finalement, et la voie qui est commune à tout le monde. C'est pour ça que dans ces vidéos, au final, on dit toujours la même chose. La voie qui a été commune à tout le monde, c'est d'abord apporter une quantité de minéraux et d'alcalinité qui est colossale, et c'est pour ça que j'insiste autant sur les fruits et les légumes crus, en jus pour les légumes, pour pouvoir en assimiler beaucoup plus, pour apporter une quantité colossale de minéraux, parce qu'on ne réalise pas à quel point

on est déminéralisé et enflammé, apporter une quantité colossale de minéraux, apporter du repos, apporter de la pacification, et ça je vais y revenir ensuite, il y a eu ce mouvement de repentance, d'abord chez moi, puis ensuite il y a eu le rencontre de la foi, de la foi véritable, qui m'a conduit à la prise du baptême, et ça pour moi ça a été un bouleversement profond dans ma vie, et c'est pour ça que souvent je sais qu'il y a des gens qui répugnent quand je

parle un petit peu de ma foi dans les vidéos, Je ne parle pas de religion, je parle de foi réellement, d'une relation vivante, d'une relation profondément vivante, non pas avec un espèce de Dieu poussé qui est dans les cieux et qui ne nous atteint jamais, mais une relation vivante avec quelqu'un qui est proche de moi.

Et je dis souvent, si vous aimez ces vidéos, vous aimez ça aussi, parce que ça, c'est partie prenante de ce qui je suis. Cette présence en moi est partie prenante de qui je suis.

Et ça m'a littéralement sauvé la vie. Ce qui m'a sauvé la vie, c'est l'humilité. C'est l'humilité, c'est la repentance et c'est l'humilité sur le plan psychologique, sur le plan spirituel et sur le plan physique.

Parce que l'humilité sur le plan physique, c'est reconnaître que nous ne sommes pas tout-puissants, qu'on ne peut pas manger n'importe quoi sans en payer les conséquences, qu'on ne peut pas se mettre dans la bouche quelque chose qui sert à produire de la colle, comme la farine par exemple, qu'on ne peut pas se mettre des conservateurs, qu'on ne peut pas se mettre des produits qui sont inadaptés à la nutrition humaine sans en payer les conséquences un jour ou l'autre.

C'est ça l'humilité, c'est la repentance sur le plan physique. La repentance sur le plan physique, c'est reconnaître. Reconnaître que ce que nous avons fait était une erreur. Reconnaître qu'il faut aller dans une autre direction sans culpabilité.

La repentance n'est pas une notion de culpabilité, la repentance est au contraire une prise de responsabilité. C'est le courage absolu de se dire « Ok, j'ai mal fait, et maintenant je tourne ma tête dans une autre direction et je pars dans cette direction.

Peu importe à quelle vitesse j'irai, je pars dans cette direction délibérément. » Ça c'est le premier point. repentant sur le plan psychologique et spirituel, avec la reconnaissance de tous mes comportements aberrants, avec la reconnaissance de tous les modes de pensée qui étaient les miens, qui étaient aberrants et qui m'acidifiaient, qui m'acidifiaient la colère, la haine, l'absence de pardon donné aux autres, et moi-même, toute la charge finalement d'un comportement aberrant que j'avais eu vis-à-vis d'autres personnes,

et là aussi, humilité, mettre le genou à terre. Ce terme-là est trop souvent oublié, mais je crois qu'il y a vraiment une démarche d'humilité dans cette démarche de régénération, c'est de se rendre compte que malgré toute notre arrogance, malgré toute notre superbe, malgré tout notre intellect, malgré tous nos diététiciens, malgré tous nos préconçus sur l'alimentation, malgré toutes nos protéines, malgré tous nos compléments alimentaires, malgré tous nos « il faut,

il faut, il faut que tu manges tant et tant, il faut que tu fasses ceci, il faut que tu fasses cela, il faut que tu fasses comme ci, il faut que tu fasses comme ça, oui mais telle étude a montré ceci, telle étude a montré cela », Malgré tous ces ils-fauts, la nourriture unique pour l'humain tel qu'il a été conçu, tel qu'il a été créé, c'est les fruits et les légumes.

Après, dans le cadre, il y a des petites choses qui peuvent servir ponctuellement. C'est comme ça que les produits animaux sont rentrés ponctuellement pour rééquilibrer, mais en aucun cas ne peuvent être une nourriture normale pour l'humain.

C'est extrêmement insignifiant, on n'en a pas besoin. Un humain qui fonctionne de manière adéquate, on n'en a pas besoin. Par contre, quelqu'un qui est en cours de reconstruction peut en avoir ponctuellement besoin, et ça je ne l'ai jamais nié. Donc il y a un cadre, ce sont des aliments crus, en très grande majorité végétaux, et que dans ce cadre, il s'agit de reconnaître avec humilité que toutes nos études, tous nos concepts,

toutes nos représentations, toutes nos peurs, toutes nos pseudo-carences se cassent le nez face au pouvoir de régénération colossal qu'il y a dans l'humilité spirituelle, la repentance, l'origine des fruits et légumes.

C'est ça l'histoire. C'est l'arrogance d'un esprit, d'un intellect qui a dû se soumettre... OK, je reconnais que ce qui a été créé pour nous est le meilleure pour nous. Non pas ce que je crois qui est le meilleur pour nous mais le pire qui a été créé pour nous.

C'est juste ça ! La découverte du sens absolu du service, comme premier sens de la vie de l'humain, Sauf que le sens du service, on ne peut l'avoir que si on a une physiologie, une biologie qui est costaude.

Une personne qui a le système hormonal épuisé, une personne qui manque de neurotransmetteurs, une personne qui est enflammée en permanence, qui est en inflammation chronique, cette personne ne pourra pas découvrir cette dimension. C'est pour ça que c'est une sorte de cercle vicieux, et c'est pour ça que je dis toujours aux gens, quand vous ne savez pas par où commencer, prenez un extracteur de jus, prenez une corbeille de fruits, commencez à faire des jus, ne réfléchissez pas.

Ne réfléchissez pas au début, vous n'êtes pas en état. Vos pensées sont des pensées enflammées. Vos perspectives sur la vie sont des perspectives de la vie sur la vie enflammées. Votre espoir pour l'avenir, qui est souvent du désespoir, est un espoir ou un désespoir enflammé.

Ce n'est pas vous, c'est juste l'inflammation qui empêche le fonctionnement normal. Parce qu'il y a un paradigme, il y a un principe de base à l'hygiénisme. C'est que l'état normal, physiologique, spirituel, émotionnel d'un individu, c'est l'état de pleine santé.

et qu'on y a tous droit, et que cet état-là, il attend simplement qu'on lui donne les bonnes conditions pour apparaître. C'est juste ça. Finalement, un parcours individuel, c'est juste un parcours de petite retouche dans lequel on est passé d'un corps complètement enflammé, d'un esprit complètement enflammé, d'un être complètement enflammé, acidifié, en catabolisme permanent, qui se détruisait et qui détruisait autour de lui,

comme on est souvent, comme on est beaucoup à l'avoir vécu, vers quelqu'un qui se dirige vers l'alcalinité. L'alcalinité, c'est les fruits et légumes en surabondance, le soleil, un rythme de vie adapté, ça encore j'aime améliorer là-dessus, et le service.

Le service est extrêmement alcalin, la prédation est acide, le repos est alcalin, l'excitation, le surentraînement, la surstimulation est acide, les fruits et légumes sont alcalins, tout le reste est acidifiant.

C'est aussi simple que ça. Nous sommes des individus qui sommes en constante acidification et pour y répondre, il faut apporter de l'alcalinité à tous les niveaux. C'est un chemin permanent, c'est un chemin de chaque jour.

C'est une détermination chaque jour, un engagement chaque jour à dire oui, je veux aller dans cette direction parce que j'ai expérimenté l'autre direction. Et que l'autre direction ne m'a rien apporté qui me satisfasse.

L'autre direction m'a conduit à un état d'épuisement, de renoncement, de désespérance que je ne veux plus vivre. C'est pour ça qu'on me dit que c'est un peu manichéen et qu'il n'y a toujours que deux directions. Mais oui, il n'y a que deux directions.

Il y a la direction du catabolisme, il y a la direction de l'anabolisme, il y a la direction de la dégénérescence, il y a la direction de la régénérescence. C'est valable pour l'humain, c'est valable pour le biosystème, c'est valable pour les sols, c'est valable pour nos sociétés, c'est valable pour nos systèmes d'éducation, c'est valable pour nos systèmes économiques.

Actuellement, nous sommes globalement dans une idéologie de la dégénérescence et le gros challenge qu'on porte tous, au travers de nos propres exemples, nos propres témoignages, nos propres vies, c'est de faire en sorte que tous ensemble on change de direction et de cap, qu'on balance non pas le système économique mais une économie au service de la régénération, non pas balancer le système éducatif mais un système éducatif au service de la régénération et de la croissance des individus,

non pas balancer notre système politique mais un système politique au service de la régénération sociale, au service de la régénération sociétale globale. Et ainsi de suite qu'on ait un système de production de fruits et légumes qui soit au service de la régénération. Qu'on ait un système de distribution et de grande distribution qui soit au service de la régénération.

Un supermarché, ça peut avoir du sens, si c'est rempli de fruits et de légumes locaux, produit, que ce soit une plateforme de stockage et de redistribution. Mais c'est magnifique ! C'est magnifique !

Ce n'est pas l'outil qui est à mettre en cause, c'est l'état d'esprit qu'il y a derrière. Et le vrai combat se situe là, entre l'esprit de la dégénérescence, de la prédation et de l'appropriation individuelle, de la maladie et de la mort, et l'esprit de la régénération, de la reconstruction, du service, de la communauté, du partage, et de la joie et du bonheur.

Finalement, ça a été ce passage. Ça s'est passé progressivement, moi aussi il m'a fallu pas mal de coups de butoir à 33 ans, après ça a remis le couvert, et on peut dire que c'est vraiment en 2011, donc il n'y a pas si longtemps qu'a débuté cette aventure vivre crue régénère, c'est là que tout a basculé, vraiment que tout a basculé.

Et il y a un potentiel colossal à mettre le peu de ressources qu'on a encore actuellement au service des autres. Ça, c'est vraiment mon message principal. Peu importe le peu qu'on a, donner le meilleur de soi-même aux autres, c'est la plus formidable façon de transcender cet esprit de dégénérescence.

J'espère qu'au travers de ces vidéos, c'est ce que je contribue à faire, j'espère qu'au travers de cette petite histoire, qui est lacunaire bien sûr, je vous le dis pour des tas de raisons, parce que je ne m'intéresse pas à mon histoire, Donc je n'exerce pas ma mémoire là-dessus, premièrement. Deuxièmement, par le désir délibéré de ne pas m'en souvenir, je pense qu'il y a une partie de moi qui ne s'en souvient pas, les dates, peu importe, parce que peu importe notre histoire, peu importe qui étaient nos parents,

peu importe tout ça, il faut qu'on arrête de se justifier avec ces histoires-là. Il faut qu'on arrête de se justifier avec j'ai vécu ça, j'ai vécu ceci, j'ai vécu cela.

C'est maintenant le moment du choix, c'est maintenant et c'est tout le temps. C'est maintenant, c'est tous les matins le moment du choix. Le moment du choix, ça va être comment je m'adresse à mon conjoint, comment je m'adresse à mes enfants, comment je m'adresse aux gens que je vais rencontrer dans la rue...

Et quoi que ce soit qui m'arrive vers moi, il n'y a aucune raison que je ne réponde pas par un acte de bienveillance, de service et d'amour. Quoi que ce soit que me fasse l'individu en face, il n'y a aucune raison que je réponde par autre chose que par la bienveillance, du service et de l'amour.

Ça, pour moi, c'est un absolu. Je ne dis pas que j'y suis toujours à la hauteur, mais pour moi c'est un absolu. Et de la même manière, quoi que ce soit qui se passe dans ma vie, il n'y a aucune raison que ce matin je fasse autre chose que de consommer les fruits et les légumes qui sont bons pour moi parce qu'ils ont été désignés, mon corps a été désigné pour eux, et que finalement, même si la situation est difficile pour moi actuellement, j'ai tout intérêt à

aller là-dedans parce que c'est là-dedans que j'optimiserai mon potentiel intellectuel, mon potentiel physique pour répondre de la meilleure des façons à la situation, mais qu'il n'y a aucune raison, aucun symptôme, aucun signe, aucun article de presse, aucun ami bien ou mal intentionné qui pourra me perturber pour être persuadé que la seule voie pour guérir un individu, c'est la voie de la régénération et de l'alcalinité.

Il n'y en a pas d'autre, à tous les niveaux. Il s'agit pour chacun de nous de voir quels sont ces niveaux, de cibler, de faire progresser, de faire avancer, et au final d'être transformé.

Si vous suivez ces vidéos, je vous encourage à regarder les dates et à commencer peut-être par cette première vidéo du 11 février 2011, puis à prendre celle-là maintenant, et à voir.

Il n'y a pas que le physique qui a été transformé, mon visage a été remodelé littéralement, la joue, le nez, tout s'est remis en place alors que tout était déformé. Mais il y a autre chose, c'est l'être global qui a été changé et moi je ne suis pas un cas particulier.

Je suis juste une invitation, au travers de ces vidéos, à ce que chacun vive le même processus et aille bien plus loin encore, bien plus loin, parce qu'on ne connaît pas ce que c'est qu'un être humain qui fonctionne de manière adéquate. Un être humain qui fonctionne de manière adéquate, qui a cette présence en lui, et qui le guide, qui l'écoute, à qui il obéit en permanence.

Un être humain qui obéit aux préceptes qui ont été donnés pour lui au niveau alimentaire, qui obéit au niveau des préceptes, aux principes spirituels qui ont été donnés à lui. C'est-à-dire de pardonner avant de chercher même à être pardonné, d'aimer alors que l'autre ne cherche pas à vous aimer, de servir alors qu'on croit ne pas avoir de ressources. C'est ça la vraie dimension de l'être humain, c'est ça la beauté de l'être humain.

J'espère qu'au travers de ces vidéos, c'est vraiment ces dimensions-là qui sont poussées en avant. Donc, on est reparti pour des vidéos, et des vidéos, et des vidéos...

Cette vidéo sera là pour combler un manque. J'espère qu'elle fera autre chose que raconter ma petite vie. J'espère qu'elle ira beaucoup plus loin, pour que chacun ait envie de trouver cette détermination dans sa vie, à s'orienter dans l'unique direction qui va vers la vie.

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