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« moi, personellement, je »

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L'équipe RGNR
21 vues • Publiée le 05/04/2012

Cette vidéo part d’une conversation réelle avec un membre qui se retrouvait à manger de façon compulsive le soir, après des altercations dans la journée. Thierry remonte à la source de ce réflexe : un apprentissage conditionné dès l’enfance, où l’émotion négative a été associée au besoin de se remplir, et qui s’est ancré profondément.

Mais la piste principale n’est pas physiologique, elle est psychologique : si les émotions ne s’accumulent pas, le besoin de les compenser disparaît. Thierry pose un principe simple, emprunté aux enseignements de Carlos Castaneda : tout ce qu’une personne dit de vous parle d’elle, pas de vous. Comprendre cela retire la base même de la réaction émotionnelle.

La vidéo développe ensuite la notion de non-identification à travers plusieurs exemples concrets, dont celui d’une voiture qui brûle vue par un passant ou par son propriétaire. La différence de réaction illustre exactement ce que coûte l’identification au « moi » et à ses possessions, et ce que l’on gagne à s’en détacher.

Thierry termine avec un témoignage personnel : le soir où sa yourte a brûlé autour de lui pendant son sommeil. Il raconte comment, sorti de justesse, il a regardé les flammes et trouvé la scène belle, parce qu’il n’a pas suivi le fil des pertes et des inquiétudes. C’est cet exemple vécu qui illustre concrètement ce que signifie ne pas s’identifier à l’événement.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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bonjour bienvenue ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru je viens d'avoir une conversation très intéressante avec une personne qui m'avait contacté par le site et cette conversation m'a inspiré pour faire pour faire sa vidéo cette vidéo et durant cette conversation On a parlé de pas mal de choses, et on a parlé principalement d'une difficulté qu'avait cette personne de se retrouver parfois le soir suite à des altercations avec d'autres personnes dans la journée, se retrouvait finalement à surmanger

parce qu'il y avait des émotions qui avaient été créées que finalement la seule réponse qu'il avait intégré en lui à ce moment là était de surmanger je pense que c'est un problème qui arrive chez nombre de personnes et donc il me demandait des conseils pour essayer de dépasser un petit peu cet état alors ce qu'il faut savoir c'est que quand l'émotion a été créée.

La réponse qui est de surmanger c'est une réponse qui nous vient la plupart du temps d'un apprentissage erroné qui a été fait pendant l'enfance pendant lequel finalement on pleurait et on donne le sein au bébé sans trop se savoir de quoi il a besoin réellement.

On lui donne à manger donc très rapidement on aura identifié émotions négatives avec besoin de se remplir donc c'est ce besoin de sens de densité et et donc ça on peut travailler effectivement dessus mais c'est un apprentissage qui est très très ancré en nous mais il y a une autre possibilité aussi c'est de faire en sorte que l'émotion ne soit pas là c'est à dire faire en sorte que l'émotion ne soit pas là c'est pour moi c'est s'aligner s'aligner et c'est ce qui nous est demandé de plus en plus c'est à dire arriver à ne pas prendre les choses personnellement.

Arrivez à comprendre que tout ce qu'une personne peut dire de nous ne nous concerne pas à nous, mais le concerne à lui. Il parle de lui et il ne parle pas de nous. Si quelqu'un vient me voir en me disant tu es comme ci et tu es comme ça, je sais qu'il parle de lui.

C'est parce que lui se ressent comme ci et comme ça et qu'il n'arrive pas à l'exprimer. Parce qu'autrement, comment expliquer qu'une personne va me voir d'une façon, qu'une personne va me voir d'une toute autre façon, qu'une personne va voir certaines qualités en moi, d'autres personnes vont voir certaines qualités en moi, c'est uniquement parce que c'est un moyen qu'a la personne en face d'exprimer quelque chose qu'elle n'arrive pas à s'exprimer à elle-même.

Et donc d'arriver à comprendre que tout ce que l'autre peut nous dire ne nous concerne pas à nous, mais le concerne à lui, et donc qu'il n'ait aucun lieu de réagir à quoi que ce soit puisqu'il parle de lui, il ne parle pas de nous, et chacun en s'alignant sur sa réalité intérieure et bien arriver à savoir ce qui est juste et ce qui n'est pas juste dans ce qui est dit, je crois que c'est très très important, et à partir du moment où on ne s'identifie absolument pas à ce qui est dit,

c'est-à-dire la personne dit quelque chose, ok, ça la concerne, elle dit quelque chose de moi, bien, je l'entends, je l'entends, je peux le passer au crible de mon de mon jugement, de mon jugement par rapport à ce que je sais être moi-même, et je vois ce que j'en fais, mais je ne le prends pas personnellement, mais comme je vous le dis, il faut savoir ce que je suis moi même et je crois que c'est le plus gros travail c'est à dire qu'on a tendance à se

sentir blessé on a tendance à se sentir chahuté tant qu'on n'a pas construit cet axe cette espèce de vérité intérieure qui n'est pas une vérité absente de doute c'est absolument pas ça mais qui est une vérité qui nous stabilise un axe une racine quelque chose qui nous dirige qui fait que on aura beau me dire Thierry tu es comme si ou tu es comme ça d'accord j'entendrai mais moi je sais aussi qui je suis.

Je le sais et je le sais pas parce que j'ai été jugé par des hommes, je le sais parce que c'est à mon fort intérieur, c'est dans mon intuition, c'est dans ma relation à plus grand que moi. Et je crois que bâtir cet axe c'est la source même de la non-violence.

C'est à dire que la non-violence ne peut émerger que quand on a cet axe qui est construit. Donc apprendre à ne pas prendre les choses personnellement est vraiment vraiment Il y a ce qu'on nous dit de nous, mais il y a aussi les actes, les actes dans la vie.

Imaginons un accident de voiture. La voiture est emboutie. Est-ce que c'est ma voiture ? Quelqu'un a osé emboutir ma voiture ? où est-ce qu'il y a eu une erreur, et il y a eu une erreur, elle peut être très très lourde, très très grave cette erreur, mais cette erreur elle n'était pas dirigée contre moi, c'est une erreur qui est advenue, et une voiture a été avivée.

La remarque que dit quelqu'un que je trouve très très intéressante, c'est Eckhart Tolle, l'enseignant spirituel dont je me suis beaucoup inspiré et aujourd'hui je ne fais que reprendre tous les enseignements que j'ai reçu de lui et bien Eckhart Tolleu donne un exemple exceptionnel je trouve c'est imaginons qu'on se On se promène dans la rue et puis quelqu'un te dit oh regarde là bas au coin de la rue une voiture a brûlé une voiture est en train de brûler on est intéressé, on se dit,

ah tiens, il y a une voiture qui brûle et tout, on est un peu aiguillolé, le petit côté voyeur en nous, puis d'un seul coup on arrive, on se dit, ah, c'est ma voiture qui a brûlé, et alors là, tout change, tout est totalement différent.

Mais quelle est la différence ? Bah, c'est le poids du mot, c'est le poids du mot. Une voiture qui brûle, c'est intéressant, ça peut même devenir amusant. Ma voiture, alors là, c'est totalement différent, parce que c'est moi, c'est mon petit moi que ça concerne.

et bien arriver à ne pas s'identifier à ce moi, c'est je pense tout de challenge pour pour arriver à ne pas prendre les choses personnellement et une fois qu'on ne prend pas les choses personnellement et puis on aura beau nous dire ce que l'on veut dans la vie et bien il n'y aura pas d'émotion qui sera générée et s'il n'y a pas d'émotion qui est générée alors il n'y a plus de problème, il n'y a plus de besoin de boulimiser le soir pour pour compenser tout cela.

Alors après il y a des moyens physiologique aussi. Avoir mangé assez dans la journée, c'est le meilleur moyen de ne pas se mettre en défaut le soir. Et nombre de personnes ne mangent pas assez pendant la journée, ce qui fait qu'on arrive le soir fatigué, rempli du sac de toutes les émotions de la journée. Et là, ça se décharge.

Ça se décharge et ça se décharge comment ? Sur la nourriture, puisque c'est l'apprentissage érolé qu'on nous a donné étant jeune. Je crois de plus en plus difficile de déconstruire cet apprentissage erroné, par contre je crois de plus en plus dans le fait d'apprendre à ne pas accumuler les émotions au cours de la journée et je vous avais déjà donné cet exemple aussi mais apprendre à sortir ces émotions, c'est à dire que si vraiment il y a une émotion qui monte, qu'on n'arrive qu'on n'a pas été à

même de ne pas la laisser monter, et bien on la décharge, on la décharge au cours de la journée on l'accumule pas en serrant les dents parce que ça ce n'est absolument pas juste c'est à dire que s'il y a de la colère mais on la laisse sortir on trouve un moyen on va taper contre un mur mais on la laisse sortir on s'énerve un petit coup et ça sort et ça sort et vous verrez le relâchement qui s'ensuit qui s'en suivra donc je remercie cette personne pour cette ce bel échange que nous avons eu ce très bel échange que nous avons eu quelqu'un

de très fin et Et ça m'a incité à faire cette petite vidéo. Vraiment, je crois que c'est le grand challenge de la non-violence. C'est arriver à ne pas s'identifier à ce qui est dit de nous.

Arriver à ne pas s'identifier à ce qui arrive au-devant de nous. C'est pas ce qui nous arrive, mais ce qui arrive au-devant de nous. Nous sommes observateurs, nous devons un axe, un axe fort, qui a été construit dans l'intuition, dans l'écoute intérieure et dans le silence.

Je sais qui je suis, le monde ensuite me présente une image de qui je suis et je l'écoute, et si l'image que me renvoie le monde de qui je suis ne me convient pas, alors je fais en sorte de modifier cette image et de modifier mes comportements.

c'est tout un travail intérieur mais je crois que c'est la plus belle des des façons qu'on a de bien de rentrer dans le service à ce monde et d'ailleurs avec cette personne cette personne est a été compétiteur de haut niveau et il me demandait ce que je pensais de la de la compétition et du désir de gagner et je lui disais bien le désir de gagner pour moi tant qu'il est de gagner moi sur un adversaire, il n'a aucun sens et il peut être dangereux.

Mais par contre, derrière ça, derrière cette manifestation de moi gagné sur un adversaire, il y a une très belle énergie. Et cette très belle énergie, elle peut être convertie en moi gagné sur un adversaire, en moi devenir meilleur.

C'est-à-dire devenir meilleur, pas au sens de meilleur, plus performant, mais m'aligner encore plus sur le désir, le désir de la vie en moi, m'aligner beaucoup plus sur ce qui m'est demandé de faire, d'accomplir dans cette vie, de me donner les moyens physiques, intellectuels pour accomplir ce que la vie veut faire de moi, donc m'améliorer en ce sens là, et bien moi m'améliorer pour mieux servir, et donc on transforme une énergie qui moi

contre l'autre, en une énergie qui est moi pour l'autre, pour la vie et pour le service. Donc toutes ces énergies-là, toutes ces émotions, elles ne sont pas négatives en soi, c'est juste ce qu'on en fait.

Et la personnalification, la personnification, est certainement la plus grosse des difficultés. Et la personnification, on en reparle encore et toujours, c'est ce fameux égo.

Donc arrêtons, arrêtons de construire de l'égo, arrêtons de construire de la souffrance. et c'est le meilleur moyen de pouvoir comme ça passer outre et avoir beaucoup plus de quiétude et de vastitude dans la vie parce que cette notion de quiétude dans la vie on a beau être entouré de bruit on peut être dans une parfaite quiétude et de la vastitude de l'espace de l'espace dans nos relations et dans notre relation à nous même donc c'était ce que je vous encourageais à faire aujourd'hui tranquillement, dans le silence aussi, dans la méditation,

de découvrir qui on est vraiment, qu'est ce qui nous est demandé d'accomplir, et ensuite de le faire en sorte de s'améliorer soi même, mais de s'améliorer soi même uniquement pour le service.

Il y a un mot qui a été très très galvaudé, mais c'est un mot musulman qui s'appelle le djihad, et le djihad c'est la guerre mais c'est la guerre sainte contre soi-même quelque part, alors c'est pas contre soi-même mais c'est contre son petit égoût et c'est la guerre sainte pour finalement se rapprocher beaucoup plus du du vouloir que je dirais divin, du vouloir de la vie, du vouloir de la création en moi pour toujours pareil, accomplir, accomplir le service,

parce que je ne connais rien de plus joyeux que le service donc apprendre à ne pas prendre des choses personnellement, apprendre à regarder une voiture qui brûle, que ce soit la nôtre ou celle de quelqu'un d'autre de la même manière c'est à dire ne pas être indifférent et amusé par le fait qu'une voiture brûle pour quelqu'un et ne pas se sentir totalement agressé et remis en cause parce que c'est la mienne, le regarder de manière semblable c'est la même chose c'est la même chose c'est effectivement une voiture qui brûle bien

il ya un côté esthétique qui peut être apprécié c'est une voiture qui brûle mais on peut aussi intégrer que pour une personne ça va être une difficulté supplémentaire et que ce soit pour moi ou pour une autre personne on peut apprécier je me souviens d'une anecdote comme ça il y a six ans à peu près à cette époque puisque c'était pour le jeudi de Pâques je vivais dans une yurte une grande tente une tente mongole que j'avais construite moi-même et que j'avais fini de construire il y a peu de temps donc ça faisait peu de temps que je dormais dedans

et ce soir là je me suis endormi et quand je me suis réveillé en plein milieu de la nuit c'était pour me voir totalement entouré de flammes tout brûlé autour de moi le plancher brûlé la toile brûlée tout brûlé tout brûlé j'ai eu une chance par la grâce on va dire que les cordes ont lâché que finalement la porte a basculé vers l'avant et donc j'ai vu une espèce de béance noire face à moi et j'ai couru et je me suis précipité dehors j'ai vu les cheveux qui étaient partiellement en feu j'étais un petit peu brûlé au niveau des jambes les poils

avaient rossi et donc je me suis jeté dans un banc d'eau là que j'avais et puis je me suis retourné j'ai vu que tout était terminé, c'est même pas la peine de rentrer dedans et là tout de suite j'ai eu pendant quelques secondes il y a eu un moment en moi où c'était mon dieu mais qu'est ce qui m'arrive j'ai tout perdu c'est la folie et ainsi de suite comment je vais faire comment je vais m'en sortir et la chose était tellement énorme qu'immédiatement il y a eu sorte de cassure en moi, une sorte de cassure,

et je me suis dit non, si je fais le tour de tout ce que j'ai perdu, si je fais le tour de tout ce qui va m'arriver, de toutes mes inquiétudes, de toutes mes angoisses, je vais simplement devenir fou.

Et là, je me souviens, j'avais ma voiture qui était juste à côté, j'ai pris une couverture qui était dans ma voiture, puisque moi j'étais nul, enfin je dormais nul, et je me suis enveloppé, et j'ai regardé brûler la yourde, et je peux vous garantir que j'ai joui de la beauté de ce spectacle, parce que ça faisait une sacrée torche, j'ai joui de la beauté de ce spectacle comme jamais. Et je pense que c'est ça a été un pas essentiel dans ma libération de la personnification.

Je ne souhaite pas à tout le monde de vivre ça, je sais qu'on approche du jeudi saint, je ne vous souhaite pas de vivre ça le jeudi saint, mais voilà c'était un témoignage pour dire que simplement on peut le dépasser, on peut vraiment le dépasser, et arriver à apprécier les choses et à les mettre sur différents plans, le plan esthétique, le plan humain et surtout ne pas s'identifier au plan personnel.

C'était vraiment tout ce que j'ai ressorti de cette conversation et de cet échange magnifique que j'ai eu avec cette personne, un bel homme, un bel homme que je remercie pour notre échange. J'espère que cette vidéo vous aura été utile, je vous dis j'ai rien inventé là dedans, j'ai repris tout ce que l'on m'a renseigné Je ne fais que le retransmettre, je ne suis qu'un digesteur et un répéditeur.

J'espère bien le faire et je vous souhaite une très très belle journée. Je vous souhaite de la vastitude et de la quiétude dans cette journée. A très bientôt avec des vidéos de vivre cru.

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