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"Maigrir de santé" première partie ! du cerveau aux intestins et vice versa n°2

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L'équipe RGNR
69 vues • Publiée le 09/05/2015

Cette vidéo s’inscrit dans la série sur l’axe cerveau-intestins et aborde la prise de poids sous un angle physiologique. Thierry commence par écarter deux idées reçues tenaces : l’obésité ne serait ni une question de quantité mangée, ni une question de volonté. Le surpoids est présenté comme un symptôme, au même titre qu’une inflammation articulaire, et non comme une pathologie isolée à traiter par la restriction.

Le cœur de l’explication repose sur trois hormones : la leptine, qui signale la satiété et stimule le métabolisme via la thyroïde ; la ghréline, produite par l’estomac pour déclencher l’appétit ; et l’insuline, qui régule la glycémie et le stockage des graisses. Thierry montre que chez les personnes en surpoids, ces trois mécanismes sont perturbés, non par excès ou déficit hormonal brut, mais par des phénomènes de résistance ou d’hypersensibilité des récepteurs.

Ces dérèglements ont une cause commune : l’inflammation chronique de bas grade, elle-même entretenue par une dysbiose intestinale. Les bactéries à gram négatif produisent des lipopolysaccharides pro-inflammatoires qui traversent la paroi intestinale et perturbent la signalisation hormonale. Thierry explique aussi le rôle des enzymes comme les kinases, véritables jauges cellulaires dont la production est supprimée par cette inflammation.

La conclusion pratique est directe : les régimes hypocaloriques ne résolvent rien parce qu’ils ne s’attaquent pas à la cause. Ce qui restaure la sensibilité hormonale, c’est un changement de la qualité de l’alimentation, orienté vers des fruits, des légumes crus, des graisses non transformées et un apport dense en micronutriments. Thierry cite notamment les jus de légumes comme outil de reminéralisation et de réduction de l’inflammation, avec pour effet secondaire une régulation naturelle de l’appétit.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! Dans cette série de vidéos sur le cerveau et les intestins, le lien entre cerveau et intestin, je ne pouvais pas ne pas faire de vidéo sur la prise de poids et la perte de poids tellement tout ceci est en lien avec le cerveau et les intestins, avec les productions des bactéries présentes dans les intestins, avec l'état des bactéries présentes dans nos intestins.

Et donc, les méthodes qui sont employées actuellement pour l'amaigrissement, le regard, les concepts qu'il y a liés à la prise et à la perte de poids, sont aberrants du point de vue de physiologie. Je vais essayer de vous les montrer dans ces vidéos. Et pourquoi ça ne marche pas ?

Pourquoi la plupart des régimes ne sont que des phénomènes de yo-yo ? Ça s'explique très très simplement. En plus, on va dire que c'est juste avant l'été, donc c'est une façon très facile d'attirer l'attention et de me dire comme ça que vous allez vous intéresser aussi aux autres vidéos de cette série qui sont extrêmement riches, tellement il y a d'enjeux et tellement tout est gouverné dans notre corps à partir de cet axe principal qui est l'axe cerveau-nervague-intestin.

Alors, par rapport aux idées préconçues au sujet de la prise et de la perte de poids, prise de poids, l'obésité, qui est considérée comme la maladie du siècle, vous allez voir que ce n'est pas pour rien, il y a déjà quelque chose qui est à battre en brèche immédiatement, c'est qu'on pense la plupart du temps que la prise de poids c'est une question de calories et de volonté.

Vous allez voir au travers de cette vidéo que ce n'est ni une question de calories, parce que si on prive le corps de calories, automatiquement il va revenir avec une demande accrue parce qu'il y a un effet dans le corps qu'on appelle l'effet de l'homéostasie et que, via deux hormones principalement, si on prive le corps de nourriture, il va y avoir production d'une hormone qui va produire la faim et qu'on va avoir encore et encore plus faim.

Donc on va tenir, on va tenir, on va tenir en temps, puis au moment on va craquer. C'est pour ça que tous les régimes ne marchent pas parce que les régimes qui passent par une privation calorique ne peuvent pas tenir parce qu'ils créent un état de stress interne dans l'organisme qui au contraire va augmenter le besoin de se nourrir. Ce n'est pas une question de volonté non plus parce que nous allons voir que toute notre appétence, l'utilisation des nutriments,

notre attirance vers certains produits plutôt que d'autres vont être complètement gouvernés par des hormones et par des productions issues des bactéries intestinales. Donc, ni une question de quantité, ni une question de volonté.

C'est surtout qu'il faudrait arrêter de dissocier la notion d'amégrissement ou d'obésité de la notion de santé. Pour moi, quelqu'un qui est en surpoids, c'est un symptôme, ni plus ni moins.

C'est un des multiples symptômes, comme quelqu'un qui a une inflammation au coude. Je vous ai dit qu'il y a autant de symptômes que de personnes. Et donc l'obésité est un symptôme en tant que tel d'un phénomène qu'on va appeler l'inflammation globale du corps.

C'est un symptôme et surtout, il ne peut pas être traité de manière ponctuelle. C'est-à-dire que tous les régimes emmaigrissants tels qu'ils existent, quelque part on fait un effort pendant un temps et puis ensuite on s'arrête.

Mais automatiquement, quand on s'arrête, les conditions premières étant revenues, le corps va revenir à son état premier, au contraire, encore plus vite parce qu'on l'aura affamé et qu'il aura cette tendance à revenir à l'état d'équilibre, à se renourrir et même à stocker plus de poids au cas où.

Quand on parle de régulation du poids, il y a trois hormones extrêmement importantes. Il y en a une qui s'appelle la leptine, l'autre qui s'appelle la gréline et l'autre qui s'appelle l'insuline. L'insuline, vous la connaissez, vous l'avez déjà entendue parler.

Mais on ne va pas commencer par celle-là, on va commencer par la leptine. La leptine, c'est une hormone qui est produite par les cellules graisseuses en fonction du taux de remplissage de ces cellules graisseuses. Finalement, le schéma, c'est quoi ?

Le schéma, c'est qu'on mange, on commence à stocker de la graisse. À ce moment-là, les cellules graisseuses produisent cette hormone qu'on appelle la leptine. Et la leptine vient indiquer au niveau de l'hypothalamus, au niveau des centres de satiété, que ce n'est pas la peine d'en rajouter, on a déjà pas mal de graisse, donc pas la peine de continuer à manger, on a suffisamment stocké.

Alors vous allez me dire, qu'est-ce qui se passe chez les personnes qui sont en surpoids ? Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'on a assez de leptine qui est produite ? Eh bien oui, il y a même beaucoup de leptine qui est produite.

On a mesuré les taux de leptine chez ces personnes, les taux de leptine sont très élevés. OK, alors il y a de la leptine et pourtant elle ne fait pas son travail. Il y a un phénomène qu'on appelle la résistance à la leptine.

La résistance à la leptine, finalement, c'est comme si la leptine n'était pas prise en compte par le corps au niveau de l'hypothalamus, au niveau du cerveau. Cette résistance à la leptine va faire que le corps ne va pas arrêter de stocker, ne va pas envoyer ses messagers chimiques pour permettre un arrêt de la prise alimentaire.

Deuxièmement, la leptine avait aussi la propriété d'augmenter le métabolisme. C'est-à-dire que la leptine coupe les apports et augmente les dépenses via une action directe sur la glande thyroïde. S'il y a une résistance à la leptine, non seulement on ne va pas couper les apports, Et deuxièmement, on ne va pas augmenter les dépenses, c'est-à-dire qu'il ne va pas y avoir une élevation de métabolisme et ça va même se traduire par un manque de désir de bouger, il va y avoir une sorte d'apathie qui va être générée. Et c'est comme ça qu'on

peut dire finalement que le fait de manger trop et de ne pas faire assez d'exercices, ce n'est pas une conséquence de l'obésité, c'est une conséquence de la résistance à la leptine. Alors qu'est-ce qui cause la résistance à la leptine ?

Le facteur numéro 1 de la résistance à la leptine, c'est l'inflammation, l'inflammation au niveau du cerveau particulièrement. On a montré que la résistance à la léptine était toujours corrôlée à un état inflammatoire du cerveau.

Je vous envoie vers la première vidéo de cette série dans laquelle on parle de l'inflammation au niveau du cerveau, comment les toxines alimentaires passées au travers de la barrière intestinale remontent jusqu'au cerveau et créent un état inflammatoire dans le cerveau.

Et j'explique aussi comment diminuer cette inflammation cérébrale. Donc, premier facteur, la léptine. La léptine est censée diminuer les apports alimentaires en fonction de la masse grasse qui est stockée dans les cellules graisseuses. Ensuite, il y a une autre hormone qu'on appelle la gréline.

La gréline, à l'inverse, c'est l'hormone de l'appétit. Elle est produite dans l'estomac, et elle est produite pour susciter l'appétence. Alors on va se dire, à ce moment-là, la gréline doit y en avoir beaucoup chez les personnes obèses, et c'est ça qui ne va pas.

Et bien non, pourtant, il n'y a pas beaucoup de gréline chez les personnes obèses. Et à l'inverse, on s'est amusé à mesurer les taux de gréline chez les anorexiques.

On se disait que les anorexiques doivent avoir peu de gréline, ce qui explique finalement qu'ils n'ont pas faim. Non, non, ils ont des hauts taux de gréline. Sauf que chez les obèses, ils ont des faibles taux de gréline.

Donc ça marche bien au niveau de la régulation. Les taux sont faibles pour dire au corps, ce n'est pas la peine de manger, tu n'as pas faim. Sauf que les récepteurs à la gréline sont hypersensibles. C'est-à-dire qu'il faudra des toutes petites doses de gréline pour les faire démarrer.

Et à l'inverse, chez les anorexiques, on a un phénomène de résistance à l'agréline. Alors, qu'est-ce qui cause ce facteur de résistance à l'agréline ou d'hypersensibilité à l'agréline ?

On a montré que nombre de bactéries intestinales avaient des productions de produits qu'on appelle des lipopolysaccharides, par exemple, qui venaient moduler la réceptivité des récepteurs à l'agréline et les rendre plus ou moins sensibles.

Ce que l'on sait aussi, c'est que les récepteurs à l'agréline sont plus ou moins sensibilisés en fonction du sommeil puisque l'agréline est très proche d'une hormone qu'on appelle l'hormone de croissance et que les récepteurs à l'agréline voient leur réceptivité modifiée par rapport à la quantité de sommeil.

Mais le premier facteur de modulation de réceptivité à l'agréline, c'est la déproduction des bactéries intestinales, des endotoxines, et on va y venir dans un deuxième temps, et l'inflammation globale du corps qu'on retrouve aussi à ce niveau.

Donc, chez les personnes obèses, qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir à la fois une résistance à la leptine, c'est-à-dire cette hormone qui indique que les cellules graisseuses sont déjà pleines et qu'il ne faut pas en rajouter, qui indique aussi qu'il faut augmenter les dépenses de l'organisme en augmentant le fonctionnement de la glande thyroïde.

Résistance à la leptine. La leptine ne fait pas son affaire. Deuxièmement, hypersensibilité à la gréline. C'est-à-dire la gréline, cette hormone qui est produite par l'estomac pour indiquer qu'on a faim, il en suffira de très peu et la personne a tout de suite faim.

C'est pour ça que quand on parle de volonté, quand je vous disais au début que ce n'était pas une question de volonté, c'est absolument pas une question de volonté. On est complètement déterminé par le fonctionnement de ces deux hormones, le fonctionnement de ces deux hormones étant lui-même complètement déterminé par quoi ?

Par l'inflammation. Je vous ai dit qu'il y a une troisième hormone qui rentre en jeu, c'est l'insuline. Elle est moins importante que les deux premières, la gréline et la leptine, mais elle joue quand même son importance.

L'insuline, vous l'avez entendu parler, c'est ce qu'il y a de diabète. L'insuline, c'est une hormone qui est présente dans le sang et qui facilite le stockage du sucre, l'utilisation du sucre, qui diminue la glycémie de manière à ce que le sucre aille directement aux cellules.

Sauf que l'insuline ne fait pas que ça, c'est une hormone qui est dite anabolisante. L'insuline permet la meilleure utilisation du sucre et donc une baisse du taux de sucre dans le sang. Elle permet aussi un stockage des graisses et un ralentissement du métabolisme et du relargage des graisses par les cellules graisseuses.

Parce que ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les acides gras, la graisse, c'est un matériau de stockage et de protection pour le corps. C'est un matériau de stockage et de protection pour le corps qui est relargué en fonction des besoins.

C'est-à-dire qu'il y a des moments où on mange, des moments où on ne mange pas, et donc les moments où on ne mange pas très rapidement, puisque les réserves de sucre ou de glycogène sont très faibles et le corps ne peut pas en stocker sous forme de sucre longtemps, elle relargue les matières grasses qui sont transformées en sucre à nouveau et donc ainsi le système est alimenté en permanence.

Et l'insuline, il peut se produire un phénomène qu'on appelle résistance à l'insuline. Alors résistance à l'insuline, résistance à l'insuline, là aussi, corrélée à deux facteurs, l'inflammation et le stress.

C'est là où rentre une quatrième hormone qu'on appelle le cortisol. Le cortisol, qui est une hormone de réponse au stress, stress inflammatoire dans la plupart des cas, donc on retombe sur l'inflammation, crée un phénomène qu'on appelle résistance à l'insuline.

Résistance à l'insuline, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a du sucre dans le sang, il y a de l'insuline dans le sang, et pourtant, le sucre ne sort pas du sang et ne va pas rejoindre les cellules.

Donc que fait le corps ? Au niveau de l'hypothalamus, il y a un message qui est envoyé au pancréas, Non ! Produit de l'insuline ! Là, il y a des taux de sucre trop élevés, état de stress dans l'organisme.

Produit de l'insuline parce qu'il y a trop de sucre dans le sang. À ce moment-là, le pancréas turbine et envoie de l'insuline. Les taux d'insuline montent, montent, montent, on retombe dans un état d'hyper-insulinémie.

Le sucre ne rentre toujours pas dans le sang. Qu'est-ce qui se passe ? L'insuline va stocker le sucre, préférentiellement sous forme de graisse dans les cellules graisseuses parce qu'il faut quand même diminuer cette quantité de sucre dans le sang.

Donc en fait, on avait trois mécanismes de régulation de la satiété. On avait la leptine, on avait la gréline, on avait l'insuline, et les trois sont empêchés, sont inhibés, ces trois mécanismes régulateurs sont empêchés par quoi ?

Par un phénomène qu'on appelle l'inflammation. Et d'ailleurs, on dit toujours que chez les personnes obèses, il y a une inflammation sourde permanente. Et c'est pour ça que dans ma présentation, je vous disais, ce n'est pas une question de quantité.

Ce n'est pas une question de quantité parce que si tu commences à moins manger, tu vas avoir plus de production de gréline et tu vas avoir de plus en plus faim. Si tu manges trop, tu vas avoir de la production de léptine qui va modérer ta faim, qui va la limiter et la production de gréline va elle aussi chuter.

Si ça ne fonctionne pas de manière adéquate, ce n'est pas sur les quantités d'apport qu'il faut jouer. Il ne faut pas se contraindre volontairement. Par contre, il faut jouer sur la cause de la non-régulation. C'est-à-dire, est-ce qu'on fait confiance au corps pour réguler les prises alimentaires ou est-ce qu'on ne les fait pas confiance ?

Le corps est parfait pour réguler les prises alimentaires en termes de qualité et de quantité. Nous sommes une machine extraordinaire pour réaliser ces ajustements, à condition que tout le système ne soit pas perturbé par cet état inflammatoire.

Alors maintenant, on va en revenir à la cause de l'inflammation. Pourquoi est-ce qu'il y a de l'inflammation ? Pourquoi est-ce que les gens ont une inflammation sourde en eux ? La cause de l'inflammation, c'est toujours la même.

C'est le passage de produits pro-inflammatoires depuis le milieu extérieur, c'est-à-dire les intestins, jusque dans le milieu intérieur, c'est-à-dire le sang, la lymphe, les cellules, et ainsi de suite.

Et ça vient de quoi ? Ça vient d'un phénomène qu'on appelle la dysbiose intestinale. Quand il y a dysbiose intestinale, les bactéries, qui jouent un rôle extraordinaire au niveau de la régulation de l'appétit, elles sont responsables de la production d'énormément d'enzymes qui vont décomposer plus ou moins bien les aliments.

Elles sont responsables de la production de produits qu'on appelle les lipopolysaccharides. Certaines catégories de bactéries, les bactéries qu'on dit à grammes négatifs... Il y a les bactéries à grammes positifs et grammes négatifs, ce sont deux catégories qu'on a fait différemment.

Les grammes négatifs, pour faire grossier, on va dire que ce sont des bactéries pathogènes. Et les bactéries à grammes positifs, ce sont des bactéries qui sont profitables au système.

Les bactéries à grammes négatifs produisent des lipopolysaccharides qui sont pro-inflammatoires pour le corps. Or, on sait parfaitement que notre biote intestinale est le reflet exact de ce que nous mangeons. Donc l'inflammation est liée à ce que nous mangeons et plus encore à l'influence de ce que nous mangeons sur le biote intestinal qui va créer un état d'inflammation permanente et sourde qui va induire une résistance à la leptine, une hypersensibilité à la gréline et une résistance à l'insuline qui vont,

là-dedans, modifier les apports que nous allons avoir en les conditionnant, en ne limitant pas l'appétence de la personne, conditionner aussi l'utilisation que nous allons avoir des nutriments. Cette fameuse dysbiose, dont je vous rabats les oreilles, qui limite l'absorption des acides gras ou qui module l'absorption des acides gras issus de la fermentation des celluloses, qui va faire que si on a une dysbiose, on va avoir une hyper-absorption des acides gras produits par la digestion des celluloses.

Dysbiose qui augmente aussi, on s'en est rendu compte, la lipogénèse hépatique, le fait de produire des matériaux gras, de la graisse à partir des sucres circulants. Et donc, si on fait baisser le taux de sucre dans le sang en produisant de la graisse, en stockant, alors que d'abord il faudrait aller nourrir les cellules, qu'est-ce qui se passe ?

Le corps demande encore de la nourriture. C'est exactement le même phénomène qui se passe avec la résistance à l'insuline. Qu'est-ce qu'elle fait aussi ? Elle a la suppression de nombreux enzymes, comme il y a de nombreuses kinases, par exemple, qui sont empêchées d'être produites quand il y a une dysbiose intestinale.

Et ces enzymes-là sont des véritables jauges à essence au niveau cellulaire qui indiquent au corps en permanence qu'on a atteint les bons niveaux. Dysbiose intestinale qui est première pour expliquer les phénomènes d'obésité.

L'obésité ce n'est que ça, c'est un phénomène de dysbiose intestinale, d'inflammation et de toxicité globale à l'échelle du corps. et c'est pour ça qu'on peut dire à quelqu'un que tu n'es pas trop gros, tu es enflammé, tu es toxique et tu as une dysbiose intestinale qui est bien installée.

Donc ce n'est pas en faisant un régime qui va rationner les aliments que tu vas arriver à résoudre ça, c'est en faisant un régime qui va changer la qualité. Et ça ne va pas être un régime ponctuel, c'est qu'il faut globalement que tu changes la qualité de ton régime. Ce n'est pas en termes de quantité, c'est pour ça que c'est la bonne nouvelle, La bonne nouvelle de ces vidéos, c'est qu'il ne s'agit pas de réduire les quantités, il ne s'agit pas de compter les calories, on s'en moque complètement.

Ce qu'il s'agit, c'est de changer la nature de ce que nous mangeons pour changer la nature de notre biote intestinale, pour diminuer l'inflammation en ayant des nourritures qui ne sont pas pro-inflammatoires.

Des nourritures qui ne sont pas pro-inflammatoires, qui vont réparer la muqueuse intestinale, qui vont rééquilibrer la biote intestinale et qui, naturellement, vont faire perdre ou prendre du poids, d'ailleurs, pour ceux qui sont tout maigres.

Il faut bien considérer que la perte ou la prise de poids sont les conséquences d'un retour à la santé. Et donc ne seront pas un événement ponctuel isolé, mais seront partie d'une espèce de tour global dans lequel chacun retrouvera la santé.

Et c'est pour ça que j'exécre autant les régimes amégrissants parce qu'ils nous font rater la cible. En supprimant les symptômes, on rate l'essentiel du problème. C'est-à-dire qu'on peut perdre du poids sous forme de restriction, le stress va augmenter, on va s'acidifier encore plus, on n'aura rien changé à notre état intérieur, à notre état physiologique et de terrain, on sera toujours aussi mal, toujours aussi malade, alors qu'un vrai changement profond du

mode de vie induit automatiquement une normalisation du poids. Alors dysbiose, dysbiose, pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il y a de la dysbiose ? Déjà, premièrement, parce que nous avons une alimentation qui est trop inflammatoire, acidifiante, produit transformé avec énormément d'additifs alimentaires, pas assez de fibres, essentielles les fibres, Les fibres sont vraiment un matériau essentiel de la fermentation et de la nourriture pour notre biote intestinale.

Pas assez de minéraux aussi, globalement, je dirais. C'est pour ça que je suis autant un fanat des jus, par exemple. Vous m'avez vu souvent faire des jus, on en fera un d'ailleurs, de jus pour maigrir, parce qu'autant il faut des fibres, autant il faut énormément de minéraux.

Les minéraux viennent souvent avec des fibres, mais j'ai remarqué aussi qu'il faut souvent un sur-rapport de minéraux pour calmer cette inflammation sourde à l'échelle de l'organisme. Qui plus est, la plupart du temps, on nous parle d'alimentation vide.

Oui, parce qu'on a appris à se focaliser sur les lipides, les glucides et les protéines. Or, on a complètement oublié une classe essentielle qu'on appelle les micronutriments. On s'est intéressé aux macronutriments et non pas aux micronutriments.

Ce qui fait que, comme nous sommes carencés en micronutriments, nous sommes dénutris en micronutriments, on mange, on mange, on mange des macronutriments, notre corps est complètement dérégulé parce que pour qu'il ait fait le plein, il faut qu'il ait fait le plein aussi de micronutriments.

Et tant qu'il ne l'a pas fait le plein de micronutriments, il dit mange, mange, mange parce que l'apport qu'on lui apporte est trop faible en micronutriments, c'est-à-dire qu'il y a trop peu de minéraux par rapport aux lipides, aux protéines et aux glucides.

Donc pour avoir la quantité suffisante de minéraux, qu'est-ce qu'il doit faire ? Il doit surmanger des lipides, des glucides et des protéines. Notre alimentation est vide, elle dite morte, carencée en micronutriments.

C'est ça, les causes essentielles de l'inflammation. C'est toujours les mêmes et c'est en répondant directement à ces conditions-là, c'est-à-dire en apportant enfin au corps des minéraux, des aliments qui ne soient pas pro-inflammatoires, c'est-à-dire des fruits, des légumes sous leur forme la plus naturelle, crue, des graisses qui sont anti-inflammatoires pour le corps, des graisses naturelles non transformées par des graisses trans qui ont été transformées par la cuisson ou par l'hydrogénation.

C'est en apportant ces matériaux naturels au corps qu'on va naturellement laisser se faire le processus d'homéostasie dans lequel le biote intestinal va se rééquilibrer. Le biote intestinal se rééquilibrant, il va y avoir une meilleure utilisation des nutriments qui vont venir nourrir les cellules, répartir les minéraux, faire diminuer cette inflammation.

L'inflammation diminue, mais ta résistance à la leptine disparaît. La résistance à la leptine disparaît, d'un seul coup, ton corps va entendre que tu as trop de gras dans tes cellules, et donc il va augmenter les dépenses en agissant sur l'athéroïde et arrêtez de stocker.

En même temps, l'hypersensibilité que tu avais à l'agréline va diminuer. Donc d'un seul coup, tu vas dire mais je n'ai pas faim. Et d'ailleurs, toutes les personnes qui se mettent par exemple à boire énormément de jus me disent souvent mais...

enfin énormément, ils n'en font pas tant que ça, ils me disent moi je peux tourner sur 1 à 2 litres de jus par jour, je n'ai pas besoin et je n'ai pas faim. Je n'ai pas faim pourquoi ? Parce qu'enfin, tu sens, tu entends le message de tes cellules qui te disent on n'en peut plus, on en est jusque-là, jusqu'à présent tu ne l'entendais pas, tu étais sourd, tu avais tes oreilles qui étaient bouchées.

Là, tu entends enfin le baissage de tes cellules et au niveau de l'appétit, il n'y a pas d'appétit parce que la gréline joue bien son rôle. Tes niveaux de gréline sont très bas et donc il n'y a pas d'appétence.

Il suffit juste de ça, c'est-à-dire que ce n'est pas une lutte, ce n'est pas un combat et c'est ça la bonne nouvelle. Tous les régimes qu'on nous a présentés étaient des régimes de combat dans lesquels il y avait des notions de volonté qu'il fallait calculer.

et ainsi de suite. Ça, c'est contraire aux lois de la vie. Ce qui va dans le sens de la physiologie, c'est bon, c'est doux, c'est naturel et ça coule de source. Alors, il est temps d'arrêter de nager contre le courant.

En permanence, nous nageons contre le courant. Pourquoi ? Parce que nous ignorons les besoins du corps, nous ignorons le fonctionnement physiologique du corps et donc on lutte. On lutte en permanence pour des résultats qui sont extrêmement médiocres.

À partir du moment où on va dans le sens des mécanismes homéostatiques du corps, le poids se régule automatiquement. Pourquoi ? Parce qu'on arrête de se rendre sourd au message de nos hormones, de tous ces messagers, de toutes ces joges permanentes qu'il y a dans le corps pour nous indiquer les vrais taux de remplissage de nos cellules, et enfin on l'entend, et on l'entend et ça se régule.

Il n'y a pas de fin. C'est ça qui est absolument magnifique dans ce processus. Il ne s'agit pas de perdre du poids, il s'agit de redevenir sensible. On était en état de résistance ou en état d'hypersensibilité, il s'agit de redevenir sensible naturellement.

Et d'ailleurs, vous allez voir, ce n'est pas simplement la sensibilité de nos cellules, c'est la sensibilité de tout le corps, l'odorat, l'olfaction, tout revient en place naturellement. Ça paraît trop gros, alors il suffit d'essayer.

Il suffit d'essayer simplement ce potentiel merveilleux du corps de revenir naturellement à l'état d'équilibre à partir du moment où on arrête de le soumettre à un stress inflammatoire. J'ai cité la nourriture, bien sûr, facteur primordial.

Donc quoi faire ? Quoi faire ? S'orienter vers simplement ce que la nature a prévu pour nous, des fruits, des légumes, des matières grasses, des produits non transformés avec aucun additif alimentaire, le plus cru possible, parce que c'est comme ça que vous allez garder la plupart des minéraux, les jus de légumes...

Moi je suis un fervent partisan parce que c'est un moyen fabuleux de perdre du poids en ciblant directement les micronutriments et en faisant un plein colossal de micronutriments, en réhydratant sa muqueuse intestinale et en restaurant l'intégrité de son biote.

C'est aussi en s'éloignant de toute source de stress. Parce que je vous ai parlé du cortisol qui crée la résistance à l'insuline, le cortisol participe aussi à la résistance à l'hypersensibilité à la gréline et à la résistance à la leptine.

Ce cortisol est produit en situation de stress. Notre vie moderne est source de stress à tous les niveaux. Stress au niveau du rythme de vie, stress électromagnétique, le fait d'être exposé à des chants électromagnétiques en permanence.

On ne peut pas y couper la prise de poids, l'obésité de notre civilisation. C'est juste un gros signal, un warning qu'on nous met, comme tous ces enfants qui naissent autistes de plus en plus, comme ces enfants qui ont des leucémies très très jeunes, comme ces femmes qui sont ménopausées à 30 ans. Tout ça, c'est juste des signes pour dire que vous êtes de moins en moins viables.

Pourquoi ? Parce que vous n'en faites qu'à votre tête. Vous ne vous posez pas des questions par rapport aux besoins du corps, vous n'en faites qu'à votre tête. Mais regardez, vous en êtes !

Il y a un moment où il faut quand même constater qu'on est complètement dans l'erreur. Et ce qui nous montre qu'on est complètement dans l'erreur, ce sont toutes ces personnes qui souffrent de l'obésité, ce sont ces enfants qui sont en chimiothérapie à 4 ans, ce sont ces femmes qui sont stériles ou ménopausées, ce sont ces hommes qui sont stériles.

Tout ça, c'est un signal fort pour lui dire que ça ne va plus les gars. Il y a un gros problème dans votre mode de vie. Maigrir en forme, en santé, c'est juste une question de changement de mode de vie.

Ce n'est rien de ce qu'on vous a dit, ce n'est pas une question de rationner, au contraire, il va être temps pour se nourrir en faim, pour se nourrir généreusement, mais pas de n'importe quoi, de fruits, de légumes, de matières grasses, de produits non transformés, de produits sous leur forme la plus simple possible, des produits aussi qui ont été cultivés dans un biotope le plus riche possible pour vous nourrir en faim.

En fait, quand on est gros, quand on est obèse, on est profondément dénutri. On est enflammé, on est toxique et on est dénutri. Ça c'est une nouvelle.

Il est enfin temps de se nourrir. Mais de se nourrir vraiment. Je vous souhaite une bonne régénération. Je vous souhaite de sortir de ce carcan idéologique qui fait qu'on prend les choses à l'envers.

Et on n'arrête pas de lutter une vie durant et de faire un yo-yo, d'épuiser son système endocrinien avec ses prises de poids et ses pertes de poids et ses prises de poids et ses pertes de poids avant chaque été.

Tous les magazines sont là pour nous apprendre qu'il faut perdre son poids. et ça crée un stress important au niveau du système nerveux, et aller enfin dans le sens de la vie, laisser couler les choses, connaître les lois du corps et se laisser glisser.

Bonne régénération ! Et on va faire des vidéos là-dessus.

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