Louis Fouché / Alex Ferrini & Elfi / Thierry : Politique de santé ou de maladie ?
Cette table ronde réunit Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur à Marseille, Alex Ferrini et Elfi, réalisateurs du film Vivante, et Thierry. Chacun présente d’emblée sa position et ses éventuels conflits d’intérêts, ce qui pose le cadre d’un échange direct et sans posture.
Une large partie de la discussion porte sur la distinction entre politique de maladie et politique de santé : le système médical actuel est analysé comme structurellement orienté vers la gestion des symptômes plutôt que vers les causes. Louis Fouché introduit la différence entre système compliqué et système complexe pour expliquer pourquoi les modèles prédictifs épidémiologiques échouent face au vivant, et pourquoi la médecine allopathique tend à réduire l’humain à des variables maîtrisables.
Le film Vivante sert de fil conducteur pour aborder des sujets concrets : l’accouchement physiologique, la place du système immunitaire comme système de communication avec l’environnement plutôt que comme rempart, et les exemples de Wim Hof et des pratiques de respiration et de méditation documentées scientifiquement. La question de la responsabilité individuelle dans la santé traverse tout l’échange, sans que le propos ne bascule dans la culpabilisation.
La dernière heure aborde la gestion de la crise Covid, les traitements repositionnés comme la vitamine D, le zinc ou l’hydroxychloroquine, et la place niée à la médecine générale pendant cette période. Louis Fouché introduit le triangle de Karpman pour décrire la dynamique victime-sauveur-bourreau dans laquelle s’enferment citoyens et institutions, et propose la non-violence et la diplomatie comme voies de sortie concrètes.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Présentation des intervenants et conflits d’intérêtsTour de table : qui sont Louis Fouché, Alex Ferrini, Elfi et Thierry, et depuis quelle position chacun prend la parole.
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14:43Le film Vivante et Wim Hof en réanimationLouis Fouché revient sur les expériences documentées de Wim Hof injecté à l’endotoxine et ce que ça dit sur les capacités du corps.
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29:27Système complexe contre système compliquéPourquoi l’humain n’est pas modélisable comme une fusée, et ce que ça implique pour la médecine et l’épidémiologie.
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44:10Responsabilité individuelle et place de la médecineQuelle place resterait à la médecine allopathique dans un modèle centré sur l’autonomie et la connaissance de soi.
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1:13:38Accouchement physiologique et confiance dans le corpsElfi raconte ses accouchements sans péridurale et discute des conditions qui permettent au corps de fonctionner sans intervention.
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1:28:21La maladie comme signal d’individuationLouis Fouché propose une lecture de la maladie non comme ennemi à détruire mais comme pression vers une transformation nécessaire.
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1:47:04Virus, asymptomatiques et co-évolutionPourquoi 86 à 97 % des personnes testées positives au Covid restaient asymptomatiques ou peu atteintes, et ce que ça révèle.
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2:17:48Traitements repositionnés et gestion de criseRevue des molécules bon marché documentées pendant le Covid et analyse de ce qui a été écarté ou ignoré dans la réponse officielle.
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2:42:00Immunité comme communication avec l’environnementThierry et les autres redéfinissent le système immunitaire non comme un rempart mais comme une capacité d’échange et de discrimination.
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2:52:00Triangle de Karpman et voie de la non-violenceLouis Fouché décrit la dynamique victime-sauveur-bourreau entre citoyens et pouvoir, et pourquoi en sortir passe par la non-violence.
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Transcription de la vidéo
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Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue pour cette grande soirée, on va essayer de faire une petite prouesse technique puisqu'on va être quatre ensemble, donc trois en présentiel avec Alex Ferrini et Elfie à l'occasion de la sortie en VOD du film Vivante et puis à distance avec Louis Fouché que je salue.
Louis, merci de te joindre à nous. Bonsoir, j'espère que vous allez bien. Merci de me recevoir aussi. Oui, merci. Merci beaucoup, Louis. Oui, ce que je propose rapidement c'est qu'on fasse un très rapide tour de table, alors rapide c'est toujours difficile, mais pour dire qui est qui et d'où il parle un petit peu d'une certaine manière, il y a des gens qui connaissent certains d'entre nous, mais histoire que ce soit vraiment clair, qui est qui, et je sais qu'il y a un truc qui est très cher pour toi Louis,
et je trouve que c'est une très bonne démarche, c'est aussi de parler de nos conflits d'intérêts, c'est-à-dire qu'est-ce qui fait que l'on parle ou qu'est-ce qui pourrait faire que l'on parle dans une direction ou une autre. Donc, si chacun peut dire un petit peu quels pourraient être ses conflits d'intérêts et qui il est.
Tu commences Louis, puisque tu es à distance, s'il te plaît, à toi l'honneur. D'accord, moi je suis Louis Fouché, je suis médecin anesthésiste réanimateur et j'exerce en réanimation à Marseille en fait, dans une réanimation qui s'occupe des grands brûlés et des malades d'hématologie, des gens qui ont des lymphomes, des leucémies et qui se retrouvent avec des complications de ces maladies-là, qui donc ont vraiment franchi un point de rupture.
On essaie de les maintenir en vie finalement. Puis par la force des choses, je me suis occupé du Covid aussi. Et puis, le deuxième point, c'est que j'ai un master 2 d'éthique en santé où je me suis beaucoup occupé d'anthropologie de la technique.
C'est un gros mot là pour beaucoup de gens, je pense, mais c'est un peu le rapport de l'homme à la technique en santé et le fait que tout notre système médical actuel, il est basé sur un système thermo-industriel technique en fait.
Et c'est déjà un choix très particulier, mais on va en reparler après. Alors d'où je parle ? Moi, J'ai un passé aussi environnemental. Je me suis occupé pendant deux ans et demi du cercle cœur des colibris à Marseille, en fait, où j'ai pu apprendre pas mal de choses sur la permaculture, la gouvernance partagée, plein de choses comme ça.
Et donc, je ne suis plus dans les colibris maintenant. Je suis toujours, j'ai plein d'amis là-bas et je suis toujours ravi de savoir ce qui leur arrive, mais je ne suis plus du tout opérationnel. Mes conflits, ça aurait pu être un lien d'intérêt, on va dire, il y a une préoccupation environnementale et puis de transformation intérieure pour aller vers une société plus juste et plus écolo on va dire, de manière un peu simpliste.
Et puis ça m'a ouvert plein d'horizons en fait sur ma pratique de la médecine aussi, d'être en lien avec ces gens-là. J'ai des conflits d'intérêts à hauteur qui sont mesurés de manière difficile en santé, parce qu'on voit que le dessus de l'iceberg, mais moi j'ai 450 euros sur une base de données qui s'appelle Transparence Santé, qui a été créée en fait pour recenser l'argent qui avait été touché par les services, qui ont les soignants en général, c'est vrai aussi pour les infirmiers et les aides-soignants par exemple, de la part des industries de santé.
Pourquoi je dis que c'est le dessus de l'iceberg ? Parce que si jamais j'avais touché de l'argent d'une entreprise hôtelière ou d'une entreprise autre qui soit une filiale d'un de ces gros groupes industriels pharmaceutiques, on ne le verrait pas en fait.
Et pareil, si je possédais des stock options ou des choses comme ça, ou des actions. Non, ce n'est pas le cas. Et bien, en fait, on ne le verrait pas non plus.
Donc moi, j'ai 450 euros. Ça correspondait en gros au goûter que faisaient les labos en venant dans le service. Quand ils venaient présenter leurs produits, à chaque fois, ils amenaient du jus d'orange et puis des croissants.
Et à chaque fois, bim, 30 euros, 30 euros, 30 euros. Puis à la fin, j'ai compris en fait qu'à chaque fois que je signais, ça empilait le compteur.
Et donc, j'ai dit stop. Les conflits d'intérêt, c'est terminé. Mais c'est un énorme problème en santé allopathique on va dire et je pense c'est un problème aussi dans la santé naturelle parce qu'en plus il n'y a pas de transparence et c'est difficile de s'y repérer.
L'autre chose c'est que je suis le porte-parole d'un collectif qui s'appelle RéinfoCovid et ce soir je suis pas du tout le porte-parole de RéinfoCovid, je ne parle qu'en mon nom propre. Le fait d'être invité ce soir c'était compliqué pour pas mal de gens dans le collectif, ça a donné lieu à beaucoup de entre nous, savoir si c'était le bon timing, s'il fallait y aller, etc. Avec cette difficulté de...
Est-ce que quand je parle à quelqu'un, ça veut dire que je pense exactement comme lui, quoi. Pour le moment, les médias mainstream, c'est ça qu'ils disent.
Si tu vas discuter avec quelqu'un, et bien pouf, t'es comme eux, quoi. Donc là, il y a des gens qui ont dit, mais tu vas te décrédibiliser dans la santé naturelle, tu vas te décrédibiliser parce qu'on ne sait pas quelles sont les financières des gens, etc. Mon idée c'est qu'au contraire on est en train de changer de paradigme, on est en train de sortir du monde que nous imposent les médias et que je suis hyper content moi en fait de discuter avec
vous et de discuter d'autres choses que du Covid, ça fait un bien fou en fait, enfin de pouvoir discuter d'autres choses quoi. Donc j'ai tenu bon en fait et j'ai dit bah j'irai que en mon nom propre puisque le collectif est divisé et par contre ça n'engage absolument pas et je le pose aujourd'hui.
L'autre chose, c'est que RéinfoCovid a vocation à se déplier en RéinfoSanté, puis en RéinfoDémocratie, puis en RéinfoCourage et Individuation. Donc, on est en train de parler du Covid, mais c'est un prétexte pour aller vers plein d'autres choses, et notamment une idée d'une santé beaucoup plus vaste.
Et RéinfoSanté, on avait déjà posé les raisons d'être. Ces raisons d'être, vous allez voir, je peux vous les dire, elles ne sont pas faciles à comprendre comme ça, mais elles sont assez jolies.
Les raisons d'être de RéinfoSanté, qui va bientôt exister, je pense, en janvier, on va vraiment ouvrir ça, c'est « ouvrir les chemins pratiques d'une santé autonome et intégrale, ouvrir les chemins pratiques d'une santé autonome et intégrale, et élaborer ensemble une sagesse du vivant ». Ça, ça nous a pris du temps de trouver ces deux phrases-là, ça a l'air simple pour vous, mais pour nous, c'était vraiment poser vers quoi on
souhaitait aller ensemble, en fait, et qu'est-ce qui nous unissait, et tant qu'on était raccord avec ça, Ça veut dire qu'on était cohérent en fait collectivement au sein de Réinfo Santé, donc voilà. Thierry Pelletier – Je te remercie, alors effectivement j'apprécie particulièrement ta présence même si effectivement on n'est pas 100 % raccord sur tous les points, d'ailleurs on va avoir du temps pour observer les points d'accord ou de désaccord et puis on pourra en discuter, mais quand j'entends les deux phrases qui
peuvent résumer votre initiative de Réinfo Santé, je dois t'avouer que j'y adhère quand même beaucoup, ça me parle aussi beaucoup. Alex, tu peux te présenter très rapidement s'il te plaît.
Oui, alors moi du coup je suis Alex, du coup je suis un être humain qui en général en recherche en tout cas d'une autonomie et d'une liberté, on a créé avec Elfie, on a cofondé un écolieu qui est en France, qui se déplie aussi que ce soit en santé, en vivre ensemble dans l'agriculture etc.
C'est une démarche d'autonomie, de retour à la liberté, à la souveraineté. Sinon, en plus de tout ça, moi, je fais des films sur la santé. Du coup, entre autres, il y a Régénération qui est sorti et Vivante dont on parlera un peu ce soir.
D'ailleurs, on vous montrera deux extraits qui sont d'ailleurs très proches de la raison d'être que tu as parlé, Louis, dans le sens où c'est l'idée pour moi d'observer comment fonctionne le vivant, ses grands principes et de voir comment on peut les incarner, les mettre en pratique dans le monde de la santé, dans notre corps, sachant que ces principes là, ce qui est magnifique et ce qui est pour moi vraiment transcendant, c'est qu'ils se répercutent sur tout le règne du vivant,
que ce soit dans le végétal ou dans le micro ou le macrocosme. Donc voilà, essayer de, par l'observation et un peu d'humilité, de voir comment est-ce qu'on peut les incarner à ce monde là, au monde de la santé.
Et tes conflits d'intérêts ? Alors moi, je suis un homme libre. Mes conflits d'intérêt, oui, par rapport au film du coup, c'est un film qui a été autoproduit comme tous mes films, pas du tout d'aide de la région, du CNC, de l'État ou quoi que ce soit, des aides de sponsors comme toi d'ailleurs ou d'autres qu'on voit d'ailleurs sur la fiche du film et surtout beaucoup de personnes qui ont co-financé par du financement participatif à la post-production du film.
Après c'est beaucoup de temps et d'argent aussi de la part de la petite équipe que sont Adrien, Virginie, moi et Philippe pour que ce film puisse voir le jour. Donc moi je me prénomme Elphie, pareil je suis là en tant qu'être humain avant tout, et un être humain qui a eu un parcours de santé particulier avec des épreuves aussi, avec des diagnostics un petit peu lourds, notamment une polyarthrite rhumatoïde et d'autres choses qui sont censées par la médecine allopathique être incurables,
dégénératifs, etc. Et je suis là pour témoigner, un témoignage vivant de quelqu'un qui a décidé justement de prendre un autre chemin, qui a décidé de prendre en main sa santé un peu différemment. et je dirais que plus globalement, je ne suis pas uniquement dans le domaine de la santé, ça dépend comment on définit la santé, mais en tout cas même dans le domaine relationnel où je suis dans cette démarche d'apprendre à connaître, à comprendre encore mieux l'intelligence du vivant en moi,
autour de moi, dans le lien, etc. Donc oui, on a co-créé le village de Pourgues, j'écris aussi, voilà, toutes sortes de choses, de la poésie, différentes choses, pareil.
Pour moi, finalement, c'est relié. Tout ça, c'est une exploration d'une même force de vie qui s'exprime de manière différente. Et mes conflits d'intérêts, donc, je suis le personnage, entre guillemets, en tout cas, la personne principale, fil rouge dans le film d'Alex, dont d'Alex parlait, la vivante. Je ne percevois pas d'argent pour ma prestation.
Donc voilà, pas de conflits d'intérêts à ce niveau-là en tout cas, voilà. Merci. Bon et donc moi je m'appelle Thierry, c'est moi qui suis à l'origine de cette chaîne. Bon globalement ça, les gens qui regardent cette chaîne, je ne vais pas passer du temps à décrire ce que je fais, je pense que je vais sauter au conflit d'intérêts puisque c'est souvent ce qui intéresse et fait jaser, puisque toi-même Louis tu as dit qu'il y avait des gens dans le groupe Réinfo
Covid qui avaient dit oui mais on ne sait pas d'où ils tirent son argent. Donc c'est assez simple, les vidéos YouTube ne rapportent pas d'argent puisque je ne les ai jamais monétisées, il n'y a pas de pub sur les vidéos YouTube, ce serait une possibilité, mais je n'avais pas envie de faire de la publicité pour des produits industriels transformés auxquels je n'adhérais pas du tout, je trouvais qu'il y avait une ambiguïté qui n'était pas possible à tenir.
L'essentiel des revenus, puisque nous sommes une équipe à travailler, l'essentiel des revenus est assuré par de la prestation sous forme de formation, formation en ligne ou formation en présentiel, des stages. Et on a encore quelques tout petits partenariats avec des boutiques qui vendent du matériel en lien avec l'alimentation vivante, dont des extracteurs de jus, choses comme ça.
C'est de l'affiliation, c'est-à-dire que les gens qui viennent de notre part ont une petite réduction et nous on touche un petit pourcentage sur la vente. C'est classique comme méthodologie, mais ça ne représente qu'une part infime de notre budget.
L'essentiel, et ça a été aussi une démarche d'autonomisation parce qu'au tout début je fonctionnais essentiellement pour financer les équipes avec des affiliations. Le problème c'est que quand tu dépends de quelqu'un, c'est aussi le début de la violence, de la sujetisation et puis du pouvoir de l'autre sur toi.
Donc il y a un moment où on a voulu vraiment aller sur l'autonomie et donc dire on va gagner, on va faire de la valeur économique avec ce que l'on connaît, c'est-à-dire la santé, l'enseignement ou la transmission de principes de santé.
Voilà, alors Louis si tu veux bien, on en avait parlé un petit peu hors antenne, je vais laisser le micro à Alex, on s'est fait un petit fil d'avancement un petit peu dans cette discussion en plusieurs parties et qui vont essayer de brosser un petit peu tous les sujets qui te sont chers, qui me sont chers, parce que si on discute ensemble aussi c'est parce qu'il y a des sujets qui nous sont communs. Et moi je tenais à dire vraiment que je salue vraiment, pour moi c'est vraiment un superbe moment
de pouvoir enfin discuter dans une vidéo avec quelqu'un qui a priori, tu vois, moi a priori je suis le côté naturopathe un petit peu, qui n'est pas du tout dans la médecine conventionnelle, et toi tu es vraiment le médecin urgentiste et ainsi de suite, et en fait je pense qu'on va se rendre compte qu'il y a beaucoup de choses qu'on partage, beaucoup de choses sur lesquelles on peut discuter, des choses sur lesquelles on n'est pas d'accord, mais enfin on discute sans caricature, sans stigmatisation, sans volonté d'écraser l'autre ou de s'imposer,
mais simplement avec à cœur de faire progresser la connaissance en termes de santé pour la prospérité du vivant. Est-ce que tu es d'accord avec ce postulat, avec ce démarrage ? Oui, je suis hyper d'accord, je pense que c'est hyper nécessaire, parce que dès qu'on est tout seul dans sa tour d'ivoire et qu'on pense qu'on a raison, on finit par devenir fou en fait, on a plein d'exemples au sein du pouvoir, au sein de la science de ça.
Donc pour ne pas devenir fou, il y a vraiment besoin d'être challengé par l'autre en fait, par la relation et par des gens qui ne pensent pas pareil. Donc voilà, je pense que c'est hyper utile en fait que l'on puisse essayer d'ouvrir une santé intégrale qui ne soit pas en train de nier la médecine allopathique ou en train de nier toutes les autres alternatives qui peuvent exister.
Donc je suis très content. Bon parfait, je te passe le micro. Alec, tu lances le truc ? Oui, alors du coup on a eu l'idée que l'étincelle qui nous rassemble, c'est vivante, on l'a vu tous les quatre.
Je vous propose, pour lancer aussi le titre qui fait vraiment le titre de cette réunion, qui est une question, une phrase, et qui nous propose ce choix en fait, qui est est-ce qu'on fait une politique de maladie ou une politique de santé ? Je vous propose, et moi je suis très personnellement très intéressé d'avoir votre critique sur le film, Louis et toi, vous l'avez vu, Et ensuite, je vous propose un petit extrait sur le rapport aux symptômes,
parce que pour moi, quand on bascule de ce monde-là, de politique de maladie à politique de santé, on va essayer de changer aussi notre regard justement du symptôme, en tout cas, du sens du symptôme dans l'organisme corps.
Donc voilà, une petite critique du film chacun. Ensuite, on lance l'extrait. Ensuite, on part sur tout ça, si ça vous va. Louis, tu commences ? Merci de m'avoir donné à voir le film déjà, c'était un beau cadeau en fait.
J'ai retrouvé quelqu'un que j'aimais bien qui s'appelle Wim Hof en fait. Et Wim Hof, j'en ai déjà entendu parler parce qu'en fait, on le surnomme Iceman pour ceux qui ne connaissent pas, parce qu'il a sorti avec des équipes de recherche plusieurs articles qui n'étaient pas complètement passés inaperçus en réanimation parce que justement il a été hospitalisé dans des réanimations pour regarder qu'est-ce qui se passait quand on lui a injecté la peau d'un Echerichia coli, ce qu'on appelle le lipopolis acaride,
c'est-à-dire une toxine en fait, de la toxine. Normalement, n'importe qui est sur le flanc pendant 48 heures avec de la fièvre, le cœur qui bat à 140 de fréquence par minute, etc. Puis lui, il lui arrivait rien.
Et donc les scientifiques ont dit, non, vous êtes complètement spécial, c'est génétiquement. Il a dit non, c'est ce que je fais. Ce que je fais, c'est que je respire, je me mets dans la glace et puis je médite.
Les scientifiques ont dit non, ce n'est pas possible. et il a formé donc un certain nombre de volontaires sains, puis il y a d'autres volontaires sains qui n'ont pas eu de formation, ils ont mis tout le monde en réanimation et leur ont injecté de l'hypopolyse sécharide.
Ils ont regardé ce qui leur arrivait, et puis tous ceux qui ont été formés par Wim Hof, en fait, ils avaient peut-être vaguement mal au crâne, au pire, comme symptôme dans l'étude.
Et puis, si on regardait dans leur sang l'interleukine 1 et l'interleukine 6, qui sont des marqueurs de l'inflammation un peu aspecifiques pour nous, et qui augmentent dans n'importe quelle infection ou inflammation, en fait, c'était complètement plat chez ces patients-là. Alors que chez ceux qui n'avaient pas eu la formation de Wim Hof, boum, il faisait un gros orage inflammatoire.
Et ça, pour nous, c'était quelque chose de rigolo parce que ça correspond à quelque chose qui existe déjà dans les procédures d'anesthésie, c'est l'idée du préconditionnement. C'est-à-dire que parfois, il y a des gens qui cherchent là-dessus, sur le fait de clamper une artère carotidienne, c'est-à-dire de mettre une petite pince dessus, de la boucher pendant quelques secondes, puis de la relâcher, puis de la boucher pendant quelques secondes et de la relâcher et de regarder ce qui se passe dans le cerveau et de
regarder surtout comment quelqu'un va subir une opération du cerveau derrière. Et en se rendant compte que ce pré-conditionnement là, pendant quelques minutes, il permettait au cerveau de mettre en place plein de mécanismes de protection, des heat shock proteins ou des choses comme ça, des mécanismes de protection du cerveau, qui faisait qu'ensuite quand il y avait une agression plus brutale et plus prolongée, le cerveau était protégé.
Donc, ça, on retrouve ça dans le film. Là, je me suis un peu éloigné du film, excusez-moi, mais je racontais mon histoire et pourquoi ça résonnait dans ma pratique ? Parce qu'en fait, nous, on fait déjà ça, en fait, en anesthésie comme en réanimation.
Et effectivement, on se rend compte que le thermostat de relation au monde, il change complètement la donne dans la réaction qu'on fait à un agent infectieux qui traîne. Il y a des gens, ils vivent avec du pneumocoque dans le nez, du staphylocoque doré dans le nez ou dans la bouche, des streptos plein la peau, etc. Et en fait, ils ne sont pas malades.
Puis, il y en a d'autres, ils se font des canillés en quelques heures. Donc, notre thermostat de relation au monde extérieur, il n'est pas exactement le même. Et donc, je ne connaissais pas cette histoire d'hormèse.
Fabien m'en avait un petit peu parlé. Et là, l'idée d'aller volontairement changer son thermostat de relation au monde progressivement. Je trouvais ça passionnant parce que pour moi, si je devais le mettre en mots médicaux, ce serait une immunomodulation volontaire.
progressive et non médicamenteuse gratos. C'est assez chouette, en fait. On regagne en autonomie et en relation au monde, en relation. On a beaucoup parlé de vivant. C'est marrant. Je viens de lire un livre de quelqu'un qui s'appelle Baptiste Morisot, qui s'appelle Raviver les braises du vivant.
Puis, il y a tout un dernier numéro de Socialterre qui s'appelle Renouer avec le vivant. Et vraiment, cette idée de changer de façon de voir dans la relation de l'homme au monde extérieur, au 20e siècle, on va dire, si on est au XXe siècle, on est en guerre contre des ennemis, il faut se défendre, il faut se mûrer, il faut avoir des assurances pour tout, il faut avoir un casque pour aller pisser, il faut une assurance pour aller faire du ski,
etc. Et au XXIe siècle, on a l'impression que ça y est, on est en train de changer, on rentre dans une vision plutôt où on est en diplomatie, et la diplomatie avec toutes ses subtilités, c'est-à-dire une ambassade, des égards, on va dire ce qui va bien chez l'autre, comme un ambassadeur.
Et puis voilà, donc je reviens sur le film pour pas être trop long. Tu vas loin, tu vas loin tout de suite, mais c'est super, vas-y. Et le film, à la fois, toutes ces choses là sont intéressantes et à la fois, je me suis dit tiens, il y a peut-être un écueil.
Il y a plein de choses bien, la lumière, je ne veux pas vous jeter des fleurs ni rien, j'invite les gens à aller le voir. En fait, c'est toutes les couleurs, le passage par le printemps et puis l'hiver, le lac gelé, puis toute la photo est vraiment super quoi, les personnages sont touchants.
Mais d'emblée quand on est un médecin allopathique, quand on voit des gens dire je suis guéri de manière miraculeuse, on a envie de chercher un loup, on a envie de dire c'est du bullshit, j'aimerais aller doser dans son sang ce qu'il se passe, etc. C'est une espèce de réflexe parce qu'on a quand même 11 ans d'études, donc le cerveau est bien conditionné à réagir quoi. Donc on aimerait bien aller rencontrer chacun de ces gens-là et aller se dire, et puis il y a un moment, il y a celui qui est dans une super maison
passive là, enfin ou autonome, qui dit ouais, moi je fais tout comme il faut, mais quand même là je suis malade tout le temps, c'est un peu étonnant, on aimerait, un vieux monsieur, je ne me souviens plus exactement quelle maladie il a, mais voilà, et pour moi il y a, donc au delà de toutes ces choses positives qui invitent à une réautonomisation sur son sur la santé, à changer le regard sur les symptômes, on en reparlera après,
mais à accepter que le corps nous parle. Pour moi, ça rejoint un point important sur la définition de la santé. Tu voulais qu'on parle de ça Thierry, mais pendant longtemps, la santé c'était le silence des organes.
C'est juste que le corps ne se manifeste pas, comme si le corps c'était un peu quelque chose d'extérieur. Alors non, là c'est vraiment re-rentrer en relation avec le corps et essayer de donner un sens aux symptômes. Donc, pour moi, il y a un écueil qui m'est venu, si tu veux, c'est cette tendance qui pourrait y avoir, qui serait la même que celle du transhumanisme, c'est-à-dire le transhumanisme considère que l'humain est imparfait et va vouloir lui donner des béquilles techniques, électroniques, etc. pour essayer de le
maintenir en vie dans ce monde si dangereux. C'est Laurent-Alexandre, etc. C'est ce vers quoi on nous conduit en permanence. la destruction de l'humain, une espèce d'anti-humanisme radical quoi, jusqu'à faire de nous des rouages en fait d'un système technique.
Et j'ai vu un autre pendant qui serait la tendance New Age à dire mais je pourrais être le démurge de ma propre vie et être finalement auto-construit, dénovo à partir de rien, un peu comme une espèce de surhomme de Nietzsche quoi, tu vois, de surhomme Nietzschéen qui dirait mais je m'affranchis de tout ce qu'il y avait avant et c'est moi qui décide de mon destin.
Or pour moi il y a un élément, pour moi ces deux chemins là sont pas forcément complètement justes au sens où il y a un élément clé pour moi qui est l'autre en fait. Et l'autre il est l'autre personne déjà, parce que si je regarde les chemins de guérison autour de moi et même dans ma médecine, la tâche aveugle c'est la relation et c'est la présence du soignant et ça n'existe pas quoi comme si c'était pas important et la tendance lourde de notre médecine allopathique c'est d'aller vers des process vers des remédiations
techniques et le fait que le soignant il existe plus on s'en fout en fait un ordinateur pourrait le faire Watson de Microsoft peut te guérir aussi bien que fouché quoi mais je pense c'est complètement faux qu'il y a l'autre en fait et l'autre est profondément thérapeutique et Et j'en veux pour preuve que dans toutes les psychothérapies, il y a une phase de prise de conscience, en fait, comprendre ta relation au père, ce que tu veux de chacun son truc et chacun son type de thérapie.
Et ce n'est pas parce que tu as compris que tu arrives à changer ta vie. C'est parce que quelqu'un d'autre arrive dans ta vie et t'aide que tu arrives à changer ta vie. Et ça, c'est important parce que je trouve que dans le film, ça transparaît un peu par la relation des espèces de maîtres qui viennent les uns après les autres, qui viennent montrer leur savoir, en fait, raconter comment ils perçoivent les choses. Mais finalement, Elfie, je la trouve un petit peu isolée
dans le film, alors qu'elle ne l'est pas. Il y a les enfants qui jouent, il y a toutes les personnes qu'elle rencontre. Mais voilà, ce serait ma critique du film, ce serait de dire, mais je pense que quand même la présence de l'autre, en fait, Et puis l'autre au sens large, c'est-à-dire c'est l'autre humain, mais c'est l'autre à l'intérieur de soi, toutes ces bactéries, ces champignons, ces virus qui passent leur temps à vivre en nous.
Je te remercie Louis, t'as touché plein de sujets vraiment très intéressants. Et en fait, il y en a un sur lequel je ne vais pas faire vraiment une critique du film parce que de toute façon, ce film, je l'ai entre guillemets imaginé aussi avec Alex, donc globalement, je sais ce qu'il y a dedans.
Donc voilà, j'apprécie beaucoup, j'apprécie moi aussi l'image, la qualité de l'image, la poétisation qu'il y a dans le film et tout, voilà, ça correspond aussi à la personne qui est Alex, donc ça c'est magnifique.
Moi je voudrais revenir avec toi Louis sur un point que tu soulèves et qui est souvent un gros point d'achoppement et sur lequel on se prend pas mal la tête entre approche naturelle et puis approche plus allopathique si je voulais caricaturer le propos, c'est la question de la valeur du témoignage.
puisque toi tu dis finalement, moi je vois un témoignage arriver et en tant que, alors là aussi je raccourcis ton propos énormément, mais tu dis en tant que bon médecin allopathique, j'ai tendance à dire bullshit tout de suite, et j'aimerais aller vérifier chacun de ces témoignages et ainsi de suite.
Et moi je pourrais te dire, moi de l'autre position où je suis, où je vois vraiment, enfin je peux dire que depuis que j'ai commencé mon travail en vidéo, j'ai vu des milliers et des milliers de personnes avec des témoignages souvent très forts, je me demande qu'est-ce qui empêche qu'on prenne quand même pour sérieux ces témoignages-là, et qu'enfin on les étudie, on les prenne pour ce qu'ils sont et qu'on ne les classe pas bullshit tout de suite, parce que ça c'est aussi une frustration,
je pense que tu peux l'entendre, tu vois quand quelqu'un arrive et dit moi je l'ai vu combien de fois moi dans des commentaires, sur des forums, quelqu'un qui arrive qui dit écoutez-moi il y a 6 mois, il y a 8 mois de ça, j'avais tel et tel et tel problème, j'ai changé tel et tel paramètre dans ma vie, et mes symptômes c'est disparu, j'ai la patate et ainsi de suite, et tout de suite il peut y avoir quelqu'un qui arrive qui dit « Oui, mais de toute façon témoignage ne vaut
pas preuve scientifique, de toute façon ça ne vaut rien. » Et ça peut être vraiment vécu comme une gifle d'une violence inouïe parce que la personne elle-même elle dit « Mais mon expérience à moi elle est réelle, c'est-à-dire que je l'ai vécu réellement dans ma chair, et pour l'avoir vécu moi-même puisque j'ai eu une période de ma vie où j'étais avec un état de santé assez déplorable, avec des pathologies qui normalement ne se résolvent soit disant qu'à coût de médicaments allopathiques assez lourds.
Et quand j'ai voulu partager mon expérience qui était différente d'un chemin allopathique normal avec les médecins, globalement ça a été une fin de non recevoir. Et ça c'est super frustrant. Est-ce que tu n'as pas l'impression que c'est encore une des limites de la médecine allopathique actuelle, c'est de ne pas vouloir laisser rentrer la possibilité d'autres choses ?
Oui, c'est plus qu'une limite en fait, c'est un dogme initial, c'est-à-dire que dans la création du savoir, la façon dont on fabrique ce qu'on pense être la vérité. Il y a cette règle qui est dite dès le départ, c'est une observation particulière.
Tu ne peux pas déduire une loi générale d'une observation particulière. Et ça veut dire que l'observation particulière, elle vaut ce qu'elle vaut. Et que nous, on essaye d'avoir des lois générales.
Et en fait, c'est ça le nœud d'achoppement principal. C'est qu'en fait, peut-être qu'il n'y a pas de loi générale. Peut-être qu'il y a une loi encore plus générale, qui est celle du vivant, qui sont les intrications multiples, le fait que c'est en permanence mouvant, mais nous on aimerait que ce soit reproductible, que statistiquement, entre un groupe qui fait le régime jus d'un jambre versus un groupe qui fait autre chose, je caricature, je ne vois aucune offense bien sûr, mais jus d'un jambe versus
autre chose, j'arrive à montrer que sur tel et tel symptôme, avec un score de symptômes, ça change quelque chose statistiquement et donc on est un peu bloqué dans cette idée là et donc c'est très très fort chez les médecins ça parce qu'ils ont du mal à accepter l'idée que observer un outlier c'est à dire un cas exceptionnel ça puisse te permettre de comprendre le monde dans son ensemble donc voilà je pense que c'est une erreur de la part de la médecine allopathique mais que c'est en train de se transformer progressivement
c'est à dire qu'on est allé assez loin là-dedans dans ce qu'on appelle l'épistémologie, c'est-à-dire la fabrique du savoir. Tu avais au départ, au 19e ou même au 20e siècle, tu avais des mandarins, des grands professeurs qui avaient vu cinq ou six patients comme ça, puis ils te disaient, moi j'en ai vu, ça se passe comme ça sa maladie, et puis ça, ça peut marcher.
Puis j'en ai vu un autre. Et donc, ils avaient un peu ce sens de l'histoire individuelle, tu vois, de chaque expérience quoi, d'être des expérimentateurs en soi. Puis petit à petit est arrivé l'Evidence-Based Medicine, c'est à dire la médecine basée sur la preuve qui voulait qu'il y ait une série statistique où tu donnes un traitement A versus un traitement B, il y a un critère principal de jugement et tu donnes un cut off statistique pour dire ouais c'est vraiment différent entre A et B.
Et ça petit à petit c'est devenu pour plein de gens presque une religion. Quand tu prends les no fake med ou les zététiciens ou les gens comme ça, pour eux maintenant c'est devenu une espèce de religion.
Ils pensent que c'est ça qui dit la vérité. Sauf qu'entre temps il est encore arrivé autre chose il est arrivé la duplication numérique du monde c'est à dire la capture de toutes les informations de la réalité par ton téléphone portable par des surfaces etc qui ont mis tout ça dans un gros tableau de données dans des petites cases en disant voilà à telle heure il a telle température puis ça varie tout le temps et ce truc là ça donne un état à un instant t du monde et puisque j'ai l'état à un instant t je vais connaître l'état à un instant t
plus 1 si je connais la de tout le reste je verrai la variation de la dernière variable et ça c'est en gros l'arrivée de google amazon facebook en gros la gestion du big data algorithmique pour prédire la vérité sauf que ce truc là est complètement faux pourquoi parce qu'en fait le vivant est un système complexe et pas un système compliqué si je suis trop long tu me coupe mais en gros la différence entre un système complexe et un système compliqué c'est l'idée qu'un système compliqué ça plein plein de variables mais je les connais toutes et
donc je vais pouvoir faire quelque chose et par exemple lancer une fusée sur mars enfin sur la lune c'est un système compliqué c'est très compliqué mais je vais arriver à le faire par contre un humain en fait c'est un système complexe c'est à dire c'est c'est plus compliqué qu'un système compliqué il ya des variables que je connais pas et donc je suis pas capable de prédire ou une épidémie c'est un système complexe par exemple tous les épidémiologistes se sont gourés et en fait le souvent le médecin allopathique, il a tendance à
considérer qu'un humain, c'est un système compliqué dans lequel il maîtriserait tout. Mais ce n'est pas vrai. Il y a plein de variables qu'il ne maîtrise pas. Ne serait-ce que le bonheur, la joie de vivre, la spiritualité, ce qu'il mange, etc. Donc nous, on va essayer de mettre des grosses, grosses variables très brutales, un médicament qui va tout bouleverser et mesurer des grosses, grosses variables de sortie.
Et on espère comme ça avoir raison. Mais ce qu'on a vu arriver entre les lignes depuis 15 ans, c'est qu'en gros, les gens, ils expérimentent dans Biba Magazine, dans Santé News ou je sais pas quoi, tu vois, des trucs qui pour nous sont pas scientifiques.
Ils arrivent à s'imposer des régimes que nous, si on leur prescrivait, ils le feraient pas. Les gens, ils arrivent à faire du sang gluten, du sang machin, du truc. Moi, je comprends rien, en fait. Ma formation en diététique, elle est minable, en fait, à l'université.
Et ils arrivent à voir, ces gens-là, des toutes petites variations de symptômes assez subtils que moi, j'arriverais pas à mesurer si je faisais une étude pour le mesurer. Et en fait, ce truc-là est en train d'arriver, enfin, et a pris beaucoup, beaucoup de place en vrai dans la vie des gens.
Et la médecine est restée complètement, la médecine allopathique, hein, j'entends, est restée complètement aveugle à cette dimension-là. Et même l'annie, c'est-à-dire que nous, à l'université, on nous explique que l'acupuncture, ça sert à rien, c'est de la connerie, quoi, tel truc, la micronutritérapie, ça sert rien, c'est de la connerie.
L'obéopathie sert à rien, c'est de la connerie. Bref, il y a des dogmes qui sont posés. On ne peut même pas regarder. Sauf que de plus en plus, les gens, ils arrêtent d'aller voir leur médecin et ils vont voir un naturopathe ou ils vont voir autre chose.
À Paris, il y a autant de naturopathes que de médecins généralistes. Et ça, ça devrait nous dire, mais ça veut dire qu'on répond à côté de la question avec notre médecine générale. Ça veut dire qu'on est à côté de la plaque.
Si les gens vont voir d'autres gens, on devrait juste se dire ça, tu vois, même sans juger si ça sert à quelque chose. D'ailleurs, tu parlais d'hémocratie tout à l'heure, etc. et de service public, même dans la médecine.
Je crois qu'en effet, c'est quelque chose qui va venir du peuple aussi. Ce que tu dis, les personnes qui, à la base, vont commencer à aller voir autre chose, etc. Et ça va pouvoir peut être peut être interroger des médecins, etc. qui font partie d'un service public, qui sont là pour être au service des gens, du peuple et dire OK, est ce que je réponds vraiment aux besoins?
Et par rapport à ce que tu dis, il y a quelque chose qui me venait en terme Tu parlais de changement de paradigme, mais ça me parle dans le sens où le traitement des données, de la manière dont tu l'exposes, et pour moi, c'est tout à fait une progression, et ce n'est pas du tout à rejeter, mais en effet, ça évolue et je crois qu'on passe d'un moment où on était plutôt dans une volonté de contrôle du vivant, et là, on passe peut-être dans quelque
chose qui est plus de l'ordre de la connaissance du vivant, avec en effet tous ces paramètres qui sont incontrôlables, parce que, justement, dans la complexité de l'humain et c'est ce qui fait aussi la beauté des choses, etc. Et je crois que quand on peut passer à ça, à cette volonté de connaissance plutôt que cette volonté de contrôle, il y a nécessairement une certaine humilité qui s'installe.
Et je trouve que ça transparaît dans le film d'Alex aussi, quand on est face à, ne serait-ce que la grandeur des éléments, je pense à ces scènes, ne serait-ce que le lac, la mer, etc., des choses simples, ou même un enfant qui joue et cette force qui est là, ou l'intérieur du corps quand on commence à s'intéresser, à se passionner aussi pour ce monde intérieur, avec tous ces peuples et ces univers,
etc. Il y a nécessairement une humilité qui se dessine, et par exemple, par rapport au pont, il y a un pont qui est fait entre naturopathie et allopathie.
Les ponts qui peuvent être faits entre les divisions de la santé occidentale et orientale, par exemple, seraient extrêmement intéressants. Je crois qu'à partir du moment où on est dans cette position de connaissance et d'humilité, évidemment qu'il y a cette ouverture sur ce qu'il y a à prendre partout, ce qu'il y a à prendre de bon partout pour que tous les points de vue différents finalement s'assemblent pour faire un point de vue qui soit un peu plus élargi au service de la même chose, au service de cette connaissance du vivant.
Moi, je voulais rajouter une petite chose, oui, parce que j'ai bien écouté, mais j'invite aussi tous les gens à écouter l'interview que tu as fait avec Fabien Moine, j'en ai écouté une bonne partie et vraiment vous avez pris du temps et vous êtes allé au fond des choses, c'était vraiment excellent.
Et donc tu as parlé de permaculture, et moi ce que j'aime bien dans la permaculture et je pense que c'est quelque chose dont il faudrait qu'on s'inspire un peu plus, c'est qu'en permaculture il y a des grands principes, mais des principes simples comme tu dis, des principes très communs, c'est les principes du vivant d'une certaine manière, très généraux.
Et ensuite la première chose qu'on dit dans un cours de permaculture c'est quand tu arrives sur un nouveau lieu, sur un nouveau terrain, donc il y a quelque chose de très spécifique, même s'il répond aux 3-4 principes qu'on connaît du vivant, la première chose que tu fais c'est que tu t'assoies et excuse-moi l'expression, tu fermes ta gueule.
C'est-à-dire que tu t'assoies, tu observes et tu essayes de comprendre les spécificités parce qu'il y a toujours des tas de paramètres que tu n'auras pas appréhendés. Et c'est vrai que je réalise avec toi aussi dans notre échange à quel point effectivement j'ai parfois l'impression que par rapport à cet aspect du vivant, quand on impose une molécule et ainsi de suite, c'est un peu comme c'est une façon de faire comme Rambo qui rentre avec deux fusils et mitrailleurs chargés et puis qui tire dans la foule et puis qui dit de
toute façon je vais faire table rase de tout ce qui est. Et qu'est-ce qu'il faudrait pour toi pour que ça puisse changer ? C'est-à-dire que cette prise en compte du fait que chaque individu est un individu, c'est-à-dire que même s'il va y avoir des choses similaires qu'on va retrouver d'un individu à un autre et qu'on peut en déduire certains chemins thérapeutiques entre guillemets, mais il va y avoir vraiment une dimension de la découverte individuelle, de l'introspection, de la jauge individuelle.
Qu'est-ce qu'il faudrait pour que ça puisse commencer à trouver un peu plus de place et un peu plus de répondant au niveau de la médecine, on va dire, classique, moderne ?
Oui, qu'est-ce qu'il faudrait ? Je pense qu'en fait, c'est déjà en train d'arriver. C'est-à-dire que le problème est la solution en permaculture. La mauvaise herbe n'est pas mauvaise herbe, c'est une plante bio-indicatrice qui est en train de transformer le sol et de sortir des nutriments que ne pouvait pas sortir une autre plante.
Le pissenlit est nécessaire au bord des chemins, c'est lui qui décompacte le sol et qui va sortir des choses et recréer de l'humus pour qu'on puisse cultiver. Je pense que c'est déjà en train d'arriver au sein de la médecine allopathique.
Je te donne un exemple, c'est Et c'est quelque chose d'extrêmement protocolaire, c'est-à-dire qu'en gros il s'agit de faire arriver d'un point A à un point B un patient, un peu comme dans l'aviation civile, surtout pas faire de looping, que t'as pas le droit d'avoir un antifreeze plus gros que ça, enfin tu vois comme dans l'aviation civile quoi, avec des checkpoints etc.
Pour qu'à la fin ça se passe sans accro. Donc on est vraiment dans la logique complètement anglo-saxonne de je veux que mon plan se déroule sans accro, Un peu comme le patron de l'agence touriste quand il y avait le médecin grossier.
Et j'adore les plantes phallos sans accro. Et en fait, c'est tellement asséchant que la plupart des infirmiers anesthésistes et infirmières anesthésistes et d'anesthésistes, à la fin de la journée, ils ne se souviennent pas du nom des gens.
Ils ne se souviennent même plus qui ils ont fait en fait, parce que c'est une usine en fait. C'est une chaîne de montage quasiment industrielle. Et ils se souviennent peut-être au mieux du nom des chirurgiques en fait.
Aujourd'hui, on a fait deux prostates et puis un pancréas, puis une biopsie. Je ne sais pas quoi, mais souvent, ils ne se souviennent pas du nom des gens.
Et donc, en fait, c'est extrêmement déshumanisant. Et les gens, ils en souffrent, les soignants eux-mêmes et les patients eux-mêmes. Et ça a donné quoi?
Ça fait que petit à petit, par la petite porte est rentrée l'hypnose en anesthésie, c'est à dire vraiment l'idée de rentrer en relation, vraiment de prendre du temps à écouter l'autre, comme tu disais, déjà à fermer sa gueule et à écouter l'autre, à se mettre en lien, à créer un lien quoi.
Et maintenant dans peut-être les trois quarts des blocs en France, il y a ces pratiques d'hypnose qui sont là, qui sont en fait des pratiques de lien profondément et de bienveillance, parce que c'est de l'hypnose ericksonienne, on n'est pas dans l'hypnose des médias, on est dans l'hypnose thérapeutique, bienveillante. Et en fait c'est C'est déjà rentré par la petite porte.
Et ça, je pense que la transformation, elle est rarement brutale. On le voit avec l'idée de l'hormèse dans le film. Si tu mets directement quelqu'un comme Wim Hof sur son glaçon, il y a des chances que ça ne se passe pas bien.
Donc, tu as intérêt à y aller mollo, quoi. Elle fit dans son bain froid. Je pense qu'elle y est allée progressivement, quoi. Et mais je crois que c'est déjà en train d'arriver, quoi. Et donc, je suis hyper optimiste.
Je pense que des crises qui arrivent là. Christiane St-Ger, c'est un auteur un peu mystique qui est mort maintenant, mais elle écrit un livre qui s'appelle « Du bon usage des crises ». Elle dit que la crise, c'est la résolution.
C'est une occasion qui est donnée de résolution. Donc là, toutes nos crises systémiques qui sont imbriquées dans le Covid, crises sociales, environnementales, financières, démocratiques, elles vont trouver leur résolution.
Donc moi, je pense qu'il n'y a rien besoin de faire. C'est l'art du non-agir aussi. Masanobu Fukuoka, voilà la révolution d'un seul brin de paille en permaculture. Juste tu regardes, ça va se passer tout seul.
À la limite, tu vas donner un peu une forme à la matière quand elle cherche à se transformer, mais c'est tout. Tu vas l'accompagner comme un gentil jardinier. Ouais, d'accord. Et dans ce que tu dis là, finalement, il y a une idée qui me vient et je comprends mieux puisque tout à l'heure tu as cité.
C'est parce que ça se fait et que ça se fait presque malgré nous qu'il y a aussi des forces de résistance, on veut dire de freinage, tu parlais des no fake med ou des choses comme ça, donc des gens qui font beaucoup de bruit, qui ont du retentissement médiatique, mais en fait pour toi qui ne représente pas, qui ne représente pas du tout la réalité du terrain et la réalité de la majorité, est-ce que toi qui es sur le terrain, parce que tu vois, moi en tant que naturopathe, je ne suis pas naturopathe,
mais je suis dans le domaine de la santé naturelle, l'essentiel de ce que je vois sur Internet c'est une caricature de la démarche matérialiste, mécaniste on va dire en en médecine porté par ces groupes zététiciennes ou fake meds et ainsi de suite, et donc obligatoirement chez moi ça suscite une espèce de défiance.
Alors que si j'avais l'impression que tous les médecins sont comme toi, franchement j'ai envie de passer le week-end avec toi et qu'on continue à discuter. Donc sur le terrain, toi qu'est-ce que tu constates réellement ?
C'est vraiment ça que tu vois, c'est-à-dire ce mouvement de fond de personnes qui commencent à prendre vraiment en compte toutes les dimensions de l'individu, la dimension de la relation, l'indimension de l'individuation et puis le fait aussi de ne pas refuser un outil sous prétexte qui n'est pas conventionnel.
Si cet outil commence à faire ses preuves, comment tu le vois ça ? Sur le terrain, en fait, moi, j'ai eu la chance d'être responsable de la prise en charge de la douleur dans un hôpital, ce qu'on appelle le comité de lutte contre la douleur pendant deux ans et demi, et où on cherchait à mettre en place des choses les plus protocolisées possibles et avec des anthalgiques à chaque fois et tout ça. et en fait on a vu arriver par tous les ports des soignants alors les infirmiers par les aides soignants par les
médecins eux-mêmes le fait que c'était très individuel et qu'il fallait aussi donner un sens à la souffrance et à la douleur et essayer de l'accompagner plus que vouloir la résoudre systématiquement et la mettre à zéro et donc la réalité de terrain que je constate elle est elle est qu'un tout petit morceau moi je ne peux pas prétendre voir l'ensemble mais j'ai t'as l'impression que t'as la loi de modération des équilibres, quand on est à trop aller dans un domaine, on revient vers le reste.
Donc si je devais dire ça de manière simple, moi j'ai essayé d'écrire là dessus à ma petite mesure, mais l'expérience humaine c'est une expérience de souffrance en fait pour l'individuation, c'est à dire on essaye d'extraire un individu du tout, du grand tout et on tisse un fil de relation avec le grand tout au passage et si jamais on arrache ce fil de relation ça devient un paranoïaque pervers et il y en a parce qu'on les a on leur a tapé dessus parce qu'on leur a fait du mal tout ce que tu veux ce qui n'ont pas été
aimés il y en a mais la plupart des gens ils tissent un fil de relation déjà quand ils sortent du ventre de leur maman puis après quand ils ont les arrache du sein de leur maman et qu'ils deviennent eux ils sont plus et eux et leur maman puis quand ils sont sur leur tapis d'éveil en train de mâchouiller le truc et En fait, ils sont le tapis d'éveil.
Puis après, ils vont essayer de se relever et ils vont se cogner cinq fois, se cogner dix fois, puis à la fin, être un petit homme debout sur le tapis d'éveil. Pareil, quand tu sors de l'eau, tu apprends à nager.
Au début, tu es dans l'eau, l'eau va rentrer en toi, tu vas te noyer, etc. Puis, par la souffrance, par le fait de boire la tasse, etc., tu vas arriver au bout d'un moment à être toi dans l'eau et à nager, à faire quelque chose dans l'eau.
Et cette initiation, on va dire à chaque fois, qui consiste à devenir toi, C'est une souffrance, en fait, et cette souffrance, elle est accompagnée dans trois dimensions.
Une dimension technique, on va dire la médecine, les médicaments, essayer d'apaiser, etc. Une dimension symbolique, qu'est-ce qu'elle veut dire ? Est-ce qu'elle veut dire quelque chose ou pas ? Être malade, mourir, ça veut dire quelque chose ?
Et puis sociale, c'est-à-dire est-ce que les humains se serrent les coudes entre frères humains, frères et sœurs humains, pour accompagner ça ? Notre médecine allopathique, en gros, elle a désinvesti les champs symboliques et sociaux.
c'est-à-dire qu'elle en a fait en gros des trucs industriels, l'assistante sociale fait tout ce qu'elle peut mais en gros elle cherche juste à te mettre dans une case de l'assurance maladie, elle ne va pas t'accompagner vraiment.
Et au niveau symbolique, la maladie, la mort, ça ne veut plus rien dire. Donc il y a des gens, ils ont des cancers, ils sont guéris, mais encore cinq ans après, ils sont encore comme des lapins dans les phares en disant mais qu'est-ce qui m'est arrivé, pourquoi ? Pourquoi à moi ?
Ils ne retrouvent jamais de travail et ils n'y arrivent pas quoi. Et donc finalement, ce travail sur la symbolique et le Vap'n'Roll Thierry ! Et pour aller dans ton sens, pour moi c'est ça, pour moi le film il a été fait par des humains, pour des humains et en aucun cas contre une médecine, une quelconque médecine et c'est vraiment ça, c'est que pour moi vraiment l'image, enfin le monde est vraiment à l'image de qui nous sommes et du coup la médecine
est vraiment à l'image de qui nous sommes et moins on se déresponsabilisera, nous, citoyens et humains, de nous et de notre corps, et bien moins on fera vivre une médecine qui ne peut que gérer le symptôme, parce qu'elle a en face d'elle aussi beaucoup d'êtres humains qui n'ont pas envie de renoncer à toutes ces choses qui déséquilibrent leur corps.
Et du coup, là, on parle d'un chemin où on va vers plus de connaissances, plus d'autonomie. Et ma question, ce serait quelle place, selon toi, aurait la médecine qu'on connaît actuel, donc allopathique.
Dans le monde qu'on pressent un peu, nous quatre, quelle place tu lui donnerais et quel sens ? Parce que je pense qu'il n'y a rien à ajouter. Il ne faut pas jeter le bébé et l'eau du bain, mais en tout cas, toi, dans ton vécu, dans ton expérience, quelle place tu lui donnerais ?
Quel sens aurait cette médecine allopathique ? C'est-à-dire que tu me déclasses déjà avec ma médecine. On l'a vu plus méchamment. Il avait marqué, je vais le dire, A quoi sert la médecine actuelle allopathique d'urgence ?
Il n'a pas osé. Effectivement, c'est une vraie question, mais que nous aussi, on se pose, c'est à dire que la réanimation, par exemple, on est vraiment dans le feu de joie énergétique de l'humanité, c'est-à-dire qu'on est au pic pétrolier.
Nous, réanimer quelqu'un, c'est une dépense d'énergie en termes juste de kilowattheures. Tu as de quoi chauffer le Togo pendant deux ans, éclairer le Togo pendant deux ans. Enfin c'est du délire en fait en termes d'investissement d'énergie par rapport à ce qu'on en retire.
L'autre chose c'est qu'une grosse partie de la réanimation qu'on fait c'est devenu la réanimation des gens très âgés avec déjà des polypathologies et qui vont en fait avoir déjà atteint un point de rupture et ils sortiront jamais mieux de la réanimation que ce qu'ils étaient avant quoi. Donc en fait tu fais encore perdre des plumes aux gens et donc on a beaucoup de gens qui sortent de réanimation qui retrouvent jamais de boulot, qui retrouvent jamais de...
Donc plein de fois, on se pose la question mais à quoi ça sert en fait ? Est-ce qu'on n'est pas juste en train de faire souffrir les gens ? Est-ce qu'on n'est pas en train de faire de l'obstination des raisonnables ?
À tel point que plus de la moitié des gens qui meurent en réanimation, ils meurent en ce qu'on appelle limitation et arrêt des thérapeutiques actives. C'est-à-dire que c'est nous qui décidons que ça n'a pas de sens.
C'est nous avec la famille, avec d'autres médecins, etc. C'est pas une décision qu'on prend tout seul, c'est une C'est une décision qui est très lourde, mais on laisse partir des gens dont on pense que c'est futile.
Ce ne serait que prolonger leur agonie. Donc déjà, on se pose plein de questions sur est-ce que ça sert à quelque chose. Heureusement, de temps en temps, on a des gens jeunes qui font une pneumonie aiguë qui n'était pas prévue, et puis boum, ils s'en sortent, et là, c'est super.
C'est un peu un miracle, en fait, parce qu'effectivement, la noradrénaline, la ventilation mécanique, l'épuration extra-adrénale et les machines de dialyse qu'on utilise. Toutes ces machines et tous ces médicaments, tu as une impression de puissance très importante et tu en as de fait.
Mais il faut que ça ait un sens. Pour que ça ait un sens, il ne faut pas être dans un système trop mu par des considérations économiques. Or, une grosse partie de notre système est mu par des considération économique.
C'est-à-dire que l'OMS, si vous voulez, il n'y a qu'une lettre de différence avec l'OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce. La définition de la santé de l'OMS, état de parfait bien-être psychologique, affectif, social, tout ce que vous voulez, ça c'est la définition qu'on nous répète ad nauseam, c'est-à-dire jusqu'à vomir pendant nos études, ça postule qu'en fait on est tous malades puisque ça n'existe pas cet état de parfait bien-être qui serait permanent, etc. Et puisqu'on est tous malades,
ça veut dire qu'on n'est pas capable de remédier nous-mêmes à notre souffrance. Donc, il faut qu'il y ait des vendeurs de remédiation qui nous vendent de l'extérieur une remédiation. Et donc, tant qu'on est pris là-dedans, on est dans ce non-sens.
Donc, si je reviens à la place de ta question, c'était mais quelle place peut prendre la médecine une médecine allopathique dans une médecine préventive on va dire ou une médecine intégrative qui accompagne tout au long de sa vie un vivant.
À mon sens, elle est faible. C'est à dire qu'à la fin, c'est pour les sorties de route et les accidents de la vie imprévisibles. Exactement. Et là, ça peut être super utile.
Mais effectivement, si tu manges bien, si tu vis bien, si t'es heureux, si t'es joyeux, peut être que tu dois pas faire de cancer en fait. Tu ne dois pas faire d'hypertension, de diabète, d'obésité, donc tu ne dois pas faire de Covid.
Tu dois vivre les infections virales qui passent à travers toi, comme voilà, elles te transforment un petit peu, mais ça se passe relativement bien. Donc non, moi, ce serait finalement une super évolution que notre médecine allopathique ne serve plus à rien.
Mais un des problèmes, c'est que ces mêmes vendeurs de remédiations vont passer leur temps à te rendre malade, puisque s'ils ne te rendent pas malade, ils ont du mal à te vendre des médicaments. Donc, il y a aussi cette chose-là à regarder en face, c'est qu'on a beau avoir des beaux principes de médecine intégrative, préventive, etc., naturelle, tout ce que tu veux, il y a un truc très profond chez l'homme.
Les Grecs, ils appelaient ça l'acrasie. L'acrasie, c'est quoi ? C'est le fait que je sais quelle est la vertu, mais je fais le vice. Je sais qu'il ne faut pas fumer, mais je fume quand même.
Ça, c'est un truc assez profond chez l'humain et qu'en plus, qu'il faut renégocier tous les jours parce que tous les jours, tu vas être tenté de faire un truc qui est mauvais pour toi.
Donc, ça, c'est à mon sens, c'est un truc assez favorable pour la médecine allopathique. C'est que l'humain, il a quand même en lui cette idée qu'il va faire des trucs qui ne sont pas bons pour lui, quoi.
Et moi, au-delà d'un système économique qui nous pousserait à ça, je vois plus aussi notre rapport au temps, dans le sens où toute notre société, mais du coup bien au-delà de la médecine et de la santé, elle s'est construite sur un rapport à l'urgence, dans le sens où une attente, de fait que le résultat doit venir très très vite et du coup c'est ça en fait c'est juste de transformer notre rapport au temps et moi là où je vois que ben oui cette médecine aurait vraiment un réel sens c'est que dans dans l'urgence
en fait on a atteint une sorte d'art en fait et cette médecine là est vraiment chouette et je trouve qu'elle a tout son sens dans l'urgence mais la La question, du coup, c'est est ce que c'est normal que l'urgence détienne 95 % de notre vie et que ça devienne presque une habitude, en fait ?
Je pense que tu as hyper raison, Alex, d'insister sur ce point là, de la temporalité. Un des symptômes, c'est que les urgences sont en permanence pleines et pleines de gens qui viennent en fait pour une consultation de médecine générale.
Donc, tout est devenu urgent, y compris juste la pathologie du quotidien. Le malaise, je ne suis plus pas bien en ce moment, c'est devenu urgent. Pour moi, il y a deux dimensions. C'est qu'effectivement, il est urgent de faire quelque chose, de réagir. Et la deuxième, c'est qu'il est urgent de ralentir, d'aller vers la lenteur.
Il y a un sociologue qui s'appelle Armut Rosa, qui fait partie de l'école de Francfort. L'école de Francfort, c'est une école de sociologie allemande avec Adorno, Horkheimer, etc., qui ont travaillé sur l'humain post-moderne.
Et l'idée que cet humain post-moderne, en fait, petit à petit, ça devient une monade. Il est tout seul. Il n'est plus en lien avec personne. Les liens qu'il a, ils sont complètement factices.
Il va mettre son petit déj en selfie. Il va attendre d'avoir 450 likes pour exister. Mais en fait, ce n'est pas réel. Ce n'est pas du vrai lien. Il a 850 friends qui sont passés friends, en fait, pour de bon.
Et en fait, il n'a pas de vrais friends, de vrais il est tout seul derrière son écran donc cet humain post-moderne c'est une vision un peu un peu dure il est tout seul et en même temps il n'est pas individué parce qu'il n'a jamais pris le temps justement de devenir lui-même de faire face à la souffrance il est maintenu dans un cocon d'un techno cocon de bien-être de d'optimisation d'expérience utilisateur de la vie tu vois on pourrait dire si on était un commercial du monde moderne en toute
l'industrie du médicament de la l'industrie du loisir, l'industrie de tout, passe son temps à optimiser son expérience utilisateur, mais à la fin, il n'est pas individué, il n'est jamais devenu lui-même.
Et donc, il va être malade de manière incrémentale, de plus en plus, parce que la maladie va chercher à le faire devenir lui-même. Et donc, il y a ce rapport au temps, donc, aliénation et accélération d'Armut Rosa, c'est très bien.
Il y a une version, un petit bouquin, où il explique qu'on accélère les choses et en fait on a de moins en moins le temps c'est bizarre on a fait les emails pour aller avoir plus de disponibilité par rapport à faire sa correspondance toutes les semaines mais en fait on reçoit 450 emails par jour quoi donc on a encore plus de temps de vie passé sur les emails etc et à la fin si tu regardes tout ce que ces éléments extérieurs petit à petit mangent de ta capacité de temps pour toi combien de
temps il reste pour toi dans une journée et et combien de temps, comme Elfie disait, il y a de temps pour l'émerveillement et la beauté ? En fait, il y en a très peu.
T'es pris dans les problèmes qui te sont imposés par le système technique. Et donc, je pense que c'est une des clés, en fait, c'est de ralentir et de sortir du système. Et ça rejoint à la question tout à l'heure de Thierry, mais comment on va faire pour que ça se rejoigne un peu tout ça ?
C'est déjà en train d'arriver, c'est-à-dire que si je prends mes copains de promo, des gens qui ont bac plus 10, bac plus 11, qui gagnent bien leur vie, etc. En fait, quand on creuse, quand on gratte, Ce qu'ils veulent, c'est partir du système, c'est d'aller faire une maison autonome en Ardèche, en Ariège, dans le Haut Languedoc, et d'être anesthésiste à mi-temps et d'avoir des poules et des abeilles,
etc. Et donc, dans les désirs déjà, c'est déjà arrivé, quoi. Et si moi, médecin allopathe en réanimation, en fait, je suis au courant que l'écovillage de Pourgues existe déjà avant même ce film, c'est pas un hasard, en fait. Sociologiquement, c'est pas possible, normalement dans ma case.
Et donc, si tout ça, ça me touche, c'est que je suis pas le seul, en fait. Et je peux vous assurer qu'il y a des zombies, mais il y a beaucoup de gens qui aspirent à sortir, à prendre une grande bouffée d'oxygène en sortant de ce système.
Pour revenir sur la question de l'urgence, moi, j'aimerais apporter aussi un regard là dessus parce qu'il me semble que l'urgence est aussi toujours liée parce que tu l'as beaucoup utilisé ce mot à la notion de souffrance, c'est à dire que la souffrance est importante.
dont on vit l'affection sur le plan de l'urgence. Or la souffrance c'est toujours l'interprétation individuelle au travers d'un système de croyance d'une douleur, d'un message du corps. Et moi je me demande si l'augmentation du niveau de souffrance n'est pas liée aussi à la sujetisation et au caractère de l'impuissance, la dimension de l'impuissance qu'on a par rapport à notre propre santé.
Je te dis ça parce que par exemple il y a peu de temps, là il y a quelques jours je discutais avec un agriculteur qui est dans mes montagnes, et on parlait donc du rapport à la médecine, du rapport au médecin, du rapport à la souffrance, et lui il me disait avec beaucoup d'applaudissements, il me disait que de toute façon le médecin je n'y vais jamais, il me dit quoi que ce soit que je me fasse quand je commence à avoir un petit peu mal, je ne m'affole pas, je me mets la diète,
je me couche comme faisaient mes grands-parents et je sais que ça va passer. Alors ça a peut-être ses limites, mais ce rapport de confiance finalement au mécanisme de santé du corps et la connaissance de ses paramètres de santé, c'est-à-dire ne plus réfléchir en termes de maladie mais réfléchir en termes de santé, ça permet de diminuer l'anxiété et donc certainement le niveau de souffrance, et donc de diminuer cette nécessité d'urgence, de traitement d'urgence, parce que l'urgence elle est là parce que
tu ne comprends pas, parce que tu as peur, parce que tu ressens des choses dans ton corps et tu ne sais pas ce que c'est, et si d'un seul coup on met du sens sur ce qui se passe, je pense que l'urgence diminuera d'elle-même.
Donc il y a ce rapport aussi à se réapproprier ou en tout cas permettre à ce que les gens redeviennent acteurs d'une partie de leur santé. Et ça alors de mon point de vue à moi, du monde dans lequel je viens, et puis de mon parcours, Louis je ne veux pas caricaturer, mais moi j'ai eu un parcours en hôpital, et cette dimension de vous n'avez rien à voir dans votre santé, puis vous n'avez rien à comprendre dans votre santé, c'est-à-dire l'espèce de suffisance qui peut y avoir chez certains,
je dis bien chez certains personnels soignants et c'est loin d'être la totalité, mais d'après moi augmente le niveau de souffrance et augmente la nécessité d'urgence parce qu'on est juste étrangers à nous-mêmes d'une certaine manière.
Thierry Richardt-Roland Oui, je suis d'accord avec toi sur cette idée que l'urgence viendrait d'une sorte d'impuissance en fait. Mais aussi, je veux bien revenir sur cette idée d'impuissance, mais aussi à mon sens du fait que la finalité ce serait de revenir à l'état antérieur à la souffrance et à la maladie.
C'est-à-dire qu'il y a des gens qui voudraient revenir à ce qu'ils étaient juste avant et qu'il n'y a rien qui se soit passé et donc faire continuer à aller au boulot comme des malades, à faire leur truc jusque tard le soir, leur présentation, se mettre en tension, etc. Et donc, ne pas prendre les leçons de la maladie et de la souffrance.
Et pour moi, c'est pour ça qu'il y a aussi cette idée d'urgence. C'est que très, très vite, il faudrait revenir. et tu le vois même dans nos structures sociales prendre un arrêt maladie dès que tu as un poste à responsabilité c'est difficile en fait ça tu vas avoir de la culpabilité en fait tu vas tu vas pas réussir à le faire de même pour les gens autour s'il faut aller aider quelqu'un qui est malade en fait rien n'est fait pour même aider quelqu'un qui est en train de mourir rien n'est fait
pour tu as du mal à trouver le temps d'aller accompagner ton vieux papa ou ta vieille maman Vap'n'Roll Thierry parce que ça ne veut rien dire, parce que tu ne peux rien faire, et parce que tu es tout seul.
Je pense que ces trois points-là, on peut travailler dessus. Tu es tout seul, ça dépend. Si je prends les gens du voyage à l'hôpital par exemple, quand il y a quelqu'un qui est malade, il y a plus de 150 ou 200 personnes qui sont dans la salle d'attente du service.
C'est assez drôle parce que ça met de l'ambiance. C'est très inhabituel. mais tu vois que ces gens-là, ils arrivent dans leur fonctionnement social, ils arrivent à mettre ça en place, à tout arrêter, black out temporel, on arrête le temps, et tout le monde vient là.
Et ils font rien, ils ne sont pas forcément toute la journée avec la personne, ils peuvent être juste assis dans le couloir, mais ils sont là. Et moi, à chaque fois, ça m'émeut en fait, j'ai envie de leur dire, mais wow, je vous admire quoi.
Parce que tu vois d'autres gens par contre qui sont tout seuls, et puis tu as au téléphone la famille qui te dit non mais j'ai pas le temps, je ne peux pas venir, c'est compliqué par rapport à mon travail, etc. Alors qu'eux, non, ils arrêtent.
Donc, il y a cette idée d'un choix à faire pour aller aider l'autre. Et on l'a tous ressenti, ça, parfois dans des obsèques. On arrête tout, on s'en va de notre travail et puis le temps, il est comme suspendu.
On est à la terrasse du café en train de boire un demi ou un café un peu avant l'enterrement avec d'autres gens et puis en fait, tout est parfait. C'est très bien comme ça. c'est juste le tempo qu'il faut quoi et on n'a rien à faire de spécial on est loin de nos enfants etc donc et pour la notion de puissance bah je pense qu'effectivement il ya cette idée de se réapproprier en fait le savoir médical peut-être ça va nous faire avancer dans la discussion mais actuellement le savoir médical il est exproprié quoi complètement c'est pas
toi qui décide de ton destin c'est des multinationales c'est bill gates là c'est tellement énorme dans caricatural dans ce qui nous arrive. Mais déjà avant, c'est le médecin sachant, avec sa cornette comme au 15e siècle, qui va décider qu'est-ce que tu prends comme médicament. Et en fait, on voit fleurir plein de tutos petit à petit pour faire ses jus, pour faire ses...
Et c'est le quatrième moment épistémologique. Je vous ai parlé des mandarins, je vous ai parlé de l'evidence-based medicine, je vous ai parlé de l'interprétation algorithmique du big data. Puis d'un coup, il y a un dernier truc qui arrive, c'est les gens qui témoignent de ce qu'ils font et ne te demandent de savoir si c'est la vérité ou pas la vérité, je te dis juste moi j'ai fait ça, je me sens comme ça, essaye et en fait grâce à l'internet, grâce à vivant,
grâce à plein de trucs, ça donne envie en fait, t'as envie d'essayer toi ton truc comme quand tu regardes des tutos pour refaire ton mur ou ta salle de bain, tu vas regarder le tuto le roi Merlin, le tuto de Gérard le bricolo, le tuto de machin et puis à la fin bon tu vas te faire ton idée et puis tu vas dire moi je vais Je vais essayer ça quoi, puis ce sera mon oeuvre, ce sera moi, puis ce sera parfait comme ça, ou pas. Donc,
je pense qu'il y a un re-empowerment qui est en train de se faire. Les gens, ils s'inscrivent pour aller faire de la cueillette sauvage, de plantes médicinales. Je pense qu'il n'y a jamais autant de livres de botanique, de plantes médicinales qui se sont vendues sur les régimes non plus.
Et donc, pareil, je suis hyper confiant en fait. Je pense que les gens sont en train de se réapproprier la santé, et la santé dans ses composantes très simples. c'est que votre alimentation soit votre meilleure médecine. Et pour compléter ce que vous disiez, j'avais envie d'apporter par exemple deux situations concrètes qui peuvent parler sur cette question du temps et de la nécessité d'approfondir aussi et de prendre ce temps-là, notamment par rapport à la souffrance.
Par exemple, dans un cas comme le mien, une polyarthrite, où il y a une souffrance physique qui est là, en effet, et où on peut chercher tout de suite à prendre des anti-inflammatoires, etc. C'est ce qui est fait pour diminuer.
Et de toute façon, on voit bien que ça ne fonctionne pas. La souffrance, elle est quand même là. Et c'est un vécu qui est très subjectif, en effet, de cette souffrance-là. Moi, dans mon parcours, j'ai bien vu, en effet, que c'était initiatique.
C'est ce que tu dis. Cette souffrance-là, elle m'a permis, c'était un point qui m'a permis de me retrouver à un endroit. Et c'est vrai que de pouvoir mettre du sens sur ce qui se passait, de pouvoir prendre le temps et de pouvoir me réapproprier aussi, reprendre mon pouvoir là-dessus.
Oui, ça a été un chemin, clairement, initiatique, cette souffrance-là. Et il y a un deuxième exemple qui me venait et je trouve que c'est intéressant et ça pourra aussi élargir sur la suite, c'est la question par exemple de l'enfantement.
C'est ça qui me venait, je me dis c'est vrai qu'aujourd'hui une femme qui commence à avoir des contractions au moment de mettre au monde son enfant, il y a tout de suite cette urgence, ce départ à l'hôpital, les médicaments qui sont donnés tout de suite pour faire cesser la souffrance, etc. Alors qu'on peut là aussi essayer d'intégrer toutes ces parties.
Tu parlais de la mort qui est absente aujourd'hui, tu parlais de ça, ça fait partie aussi des choses qui font partie de la vie et qu'on a pathologisé, je ne sais pas si le mot existe, mais en tout cas, finalement, aujourd'hui, c'est déjà en cours que les personnes se réapproprient de plus en plus et pour dire OK, de quelle manière est-ce que je peux traverser ça ?
Voilà, sans en faire une pathologie, justement, sans avoir besoin de plus de professionnels de santé que d'une sage-femme qui est là, en tout cas si tout se passe bien et qu'il n'y a pas de complications, etc. et de traverser cette aventure-là comme aussi une aventure initiatique.
Et on voit bien que là, l'état d'esprit finalement dans lequel on se place au départ par rapport à la souffrance en l'occurrence, ça change tout, ça change complètement l'expérience et la fluidité des choses comme elles peuvent se passer, etc. Oui, et je pense aussi, toi Louis qui a dit, donc je ne connais pas ton parcours exactement, mais donc tu as parlé de permaculture, je ne sais pas si tu as éprouvé comme moi, mais moi je me souviens de la première
fois où j'ai assisté à un cours de permaculture et l'espèce de jubilation, de joie incroyable qui a eu en moi de d'un seul coup mettre du sens, de la compréhension, du lien, de l'évidence sur des phénomènes naturels que j'observais mais que je ne comprenais pas.
Et je pense aussi que vraiment la révolution en cours, c'est la révolution des personnes qui ne prétendent pas devenir chirurgien, parce qu'effectivement pour devenir chirurgien il faut énormément de temps de travail, d'études, de pratiques et ainsi de suite, mais par contre qui prétendent avoir quand même un savoir minimum dans les domaines qui concernent leurs besoins vitaux.
Et je pense que ça c'est vraiment le mouvement fort auquel on assiste actuellement et que voilà, ça d'une façon c'est un peu inéluctable quoi, c'est vraiment la nouvelle révolution effectivement de tout ces tutos, de tous ces gens qui partagent, de tous ces gens qui se disent en fait moi j'ai envie de comprendre, j'ai juste envie de comprendre les termes de l'équation, quand on me dit tu dois choisir A ou B, j'aimerais bien savoir pourquoi je vais choisir l'un ou pourquoi je vais choisir l'autre.
Et de voir que la médecine conventionnelle, parce qu'on a toujours des termes, je suis désolé si c'est un peu caricatural, est prête à accompagner ça et à l'accepter. Pour moi c'est une vraie révolution, mais par contre j'ai envie de te dire, le médecin il n'est pas seul quoi, il y a une pression qui est gigantesque sur ses épaules, sans caricaturer de la part de toute l'industrie chimique, pharmaceutique, comment tu vois les choses ?
Parce que je ne suis pas certain que les médecins aient la liberté de choisir d'amener leurs patients vers une forme d'autonomie, de responsabilisation par rapport à leur propre santé et une forme de prévention basée plus sur l'hygiène de vie que sur le recours aux médicaments chimiques.
Oui, alors en fait, la santé allopathique elle a déjà pressenti cette idée de réappropriation par les patients eux-mêmes de leur souffrance, de la remédiation possible. Et donc, il y a tout un pan qui s'appelle l'éducation thérapeutique. Mais le problème, donc l'éducation thérapeutique, c'est former quelqu'un à prendre sa tension, prendre son dextro, enfin la glycémie au bout du doigt, puis voir quelle dose...
Et ça marche déjà bien dans le diabète en fait, les gens ils le font plutôt bien, mais ils le font plutôt bien dans le système qu'on leur a donné, c'est-à-dire pour aller s'injecter l'insuline, pas forcément pour voir le reflet de « mais comment je mange, comment je vis, quelles sont mes émotions et comment ça fait varier mon dextro, etc. Donc on est pris dans des systèmes, dans un système de santé.
De même sur la recherche participative, ça fait des années qu'on en parle en fait, à essayer d'avoir une démocratisation de l'information de recherche, c'est-à-dire que les gens soient eux-mêmes acteurs en fait, réussissent à se prendre des variables sur eux, colligent les datas eux-mêmes et que ça fasse partie d'un grand projet de recherche participative. Donc tout ça, ça existe, mais on est pris dans le système de comme tu l'as dit.
Et le système de santé, encore une fois, je suis plutôt optimiste, c'est-à-dire qu'actuellement, on a une crise systémique où les systèmes s'effondrent. Et donc, vous comprenez aussi que je suis collapsologue, je suis même collapsonaute, c'est-à-dire que je suis là pour naviguer l'effondrement, pour réussir à surfer les vagues et à voir si j'arrive à rester debout, et plutôt même faire un gros bateau où j'emmène des gens avec moi, une arche de Noé,
pour surfer l'effondrement et voir si on trouve une terre accueillante quelque part. Donc ouais, je suis clairement collapso nôtre, on va dire. Mais de cet effondrement, finalement, jaillissent plein de grains qui composaient l'ensemble.
T'imagines, t'as une sculpture en argile et tu donnes un gros coup de marteau dedans. T'as plein de grains qui vont sortir. Et dans ces grains, t'auras quelques pervers paranoïaques, qui étaient ceux qui maintenaient le système corrompu, mais ils sont très peu nombreux, et l'immense majorité des autres grains qui vont sortir, c'est des médecins gentils, bienveillants, qui pensent au bien commun, qui ont envie que leurs patients aillent bien, qui sont ouverts à une autre vision intégrale de ce qu'est la santé,
qui sont émerveillés et fascinés de la complexité du corps, etc. Donc, encore une fois, je suis hyper optimiste, je pense que cette crise est nécessaire, en fait. L'autre élément dont je voulais parler, Ouais, t'as dit que les médecins sont pris par le système et Elfie avant, t'as parlé de t'as parlé d'autres choses, juste si vous pouvez me rappeler, j'avais un truc à dire, mais j'ai parlé d'enfantement.
J'ai parlé de l'enfantement, mais j'ai une histoire à vous raconter. En fait, ce qu'elle pointait, c'était vraiment la médicalisation de quelque chose qui normalement est du domaine naturel que finalement, on est malade par défaut, d'une certaine manière, et que c'est traité comme une maladie.
Vap'n'Roll Thierry ! Enfin, ça reste un truc à la fois au niveau technique, c'est très agréable à faire pour l'anesthésiste parce qu'il y a une vraie sensation, si tu veux, puis ça marche tellement bien que je veux dire, wow, d'un coup, tu as soulagé une souffrance en moins de dix minutes, en moins de huit minutes même.
Quelque part, c'est génial, quoi. Et bref, mais bon, donc moi j'étais dans... Et on nous enseigne qu'il aurait fallu mettre la péridurale de manière vraiment très très précoce avant même qu'il y ait la moindre douleur.
Et donc moi j'ai fait ça, parce que c'est ce qu'on m'a renseigné. Puis je me suis rendu compte que certaines patientes, et bien l'immense majorité, quand tu faisais ça, bah elles avaient mal au brassard à tension, qui leur prenait la tension sur le bras.
Puis elles étaient gênées par les électrodes du scope qu'elles avaient sur la poitrine, où elles étaient toutes engoncées, elles ne pouvaient pas bouger, etc. Et puis tout les faisait chier quoi, en fait, dans ce que tu faisais.
Et donc en fait, t'avais induit un mal-être contre ton gré. Et donc elles ne sentaient plus rien, mais mais elles n'avaient pas de douleur, mais elles n'en avaient jamais eu, quoi. Puis je me suis rendu compte, en discutant avec les patientes, qu'en fait, ça pouvait attendre la péridurale.
Et qu'au fond, aller se heurter, aller gratter un peu le symptôme douleur, aller voir ce que ça veut dire, dire OK, on continue, on voit. Là, c'est gérable, ça va.
Puis en donnant d'autres techniques aussi, de respiration, de méditation, de safe place intérieur, hypnotique, en fait, t'arrivais aussi à déplacer petit à petit, Est-ce que l'eau de douleur soit là puis à mettre la péridurale juste au bon moment en fait quand c'est insupportable et et qu'à ce moment là ça se passait c'était vraiment un bel accouchement quoi alors ouais médicalisé c'est sûr mais au fond pas tant que ça puis avec une médicalisation qui pouvait être de moins en moins importante c'est à dire on a mis
en place ce qu'on appelle des péridurales ambulatoire qui permettait de marcher on a diminué les doses pour qu'il n'y ait vraiment pas d'effet secondaire que les patients elles sentent quand même ce qui se passe mais mais ce soit supportable quoi et donc finalement c'est assez réjouissant et puis d'un autre côté j'ai vu ces certaines femmes qui avait ce projet de naissance souvent ultra naturel et en disant c'est comme ça et pas autrement bon ok en consultation puis on les revoit le jour de l'accouchement puis à quatre ou cinq centimètres de
dilatation du col d'un coup les douleurs sont tellement atroces que tu as tout qui se fissure au secours j'ai besoin d'aide et en fait ça c'est c'est hyper sain, c'est-à-dire d'un coup de se rendre compte que mais ce bébé, tu ne vas pas le faire tout seul en fait et tu ne vas même jamais le faire tout seul de toute ta vie.
Ce bébé, en fait, c'est tous les humains ensemble qui vont faire qu'il peut grandir, qu'il peut vivre, qu'il peut être en bonne santé et profondément, j'ai besoin d'aide d'arriver à dire ça, mais ça, pour moi, c'était super sain quoi.
Donc j'ai mis la péri-durale, voilà ça m'est arrivé plusieurs fois cette histoire là, je mets la péri-durale et d'un coup c'est, il y a vraiment à la fois de la gratitude, à la fois d'un coup ce fait d'admettre que je vais pas y arriver seul et ça rejoint ce que je vous disais sur le fait que pour aider la souffrance il y a ce côté social, il y a ce Non, pas du tout.
Justement, un autre vécu. On n'a pas le même vécu non plus sur ce point précis. En l'occurrence, ce que j'ai observé chez moi, j'ai accouché sans péridurale, mais mes deux enfants, ça s'est très bien passé.
J'ai beaucoup d'amis aussi qui ont vécu ça. C'était plutôt au contraire savoir que le corps d'une femme est fait pour accoucher, que dans l'immense majorité des cas, quand il n'y a pas de complications, dans l'immense majorité des cas, les accouchements se passent bien quand ils se passent dans des conditions physiologiques qui ne sont pas forcément apportées aujourd'hui par les structures hospitalières ou les cliniques, parce qu'on ne connaît pas les besoins d'une femme. C'est pareil, on pourrait en parler longtemps,
mais en tout cas, quand les besoins physiologiques sont réunis et que la femme a justement confiance dans sa capacité à accoucher, il n'y a pas forcément besoin de cet appel à l'aide dont tu parles en fait.
Moi, ce que j'ai vécu dans le lien, c'était plutôt au contraire de ce que tu dis, des personnes qui étaient autour de moi et qui, à des moments où peut-être moi, je perdais la confiance, plongeaient leur regard dans le lien et me disaient « tu peux le faire en fait Elfie, oui tu peux le faire, et oui je peux le faire, et oui je l'ai fait, et justement j'ai traversé ce que tu parlais tout à l'heure, de traverser la souffrance pour arriver à ce miracle de l'après et à voir que justement,
oui, on s'est fait pour ça. Et il y a aussi des naissances qui sont orgasmiques. Il y a aussi des tas de choses qu'on peut induire aussi. C'est ça que je veux dire en disant, vous ne pouvez pas le faire seul. Il va falloir que vous demandiez de l'aide, par exemple. Ça, c'est des petites phrases qu'on met dans un coin de sa tête quand on est une femme et qui, dans des moments de doute, par exemple, vont réémerger.
Et l'inverse est vrai aussi. Et après, par contre, évidemment, il y a des cas où il y a pathologie, et où il y a besoin d'aide mais ils sont une toute petite minorité et en tout cas je milite plus pour une j'ai l'impression que le déséquilibre aujourd'hui va plus dans l'inverse quoi je me dis de plus pour le oui c'est ça le cadre et puis surtout le la confiance on a nouveau là dessus sur la confiance dans le corps d'aller au bout de ce processus de manière heureuse dans voilà quoi et sans forcément de médication mais je rebondis ce que tu dis
ce n'est pas pour dire Vap'n'Roll Thierry c'est possible et ça rend des services qui sont assez chouettes en fait. Il y a un film qui s'appelle le premier cri où t'as un tour du monde des pratiques d'accouchement en fait et ça va du gros nimbus au fond de la forêt ou pour moi médecin mais pour vous peut-être c'était chouette mais donc des écolos radicaux quoi où t'as le pote de la fille qui lui fait la révision utérine enfin tu tu dis c'est chaud coco là, même au niveau juste survie quoi, jusqu'à la narco-trafiquante qui accouche
avec des dauphins, enfin truc pareil ça veut rien dire quoi, jusqu'à l'usine à bébés au Vietnam où tout le monde a la péril, t'as pas le choix etc. Donc c'est assez marrant de, enfin marrant, c'est assez intéressant de voir cette biodiversité là et la tendance lourde quand même des sages femmes c'est qu'on est allé un peu trop Vap'n'Roll Thierry !
mettre en exergue un truc qui a été dit que je trouve très juste et qui est aussi le point phare du film, c'est qu'on parle de santé, mais moi, bien au-delà de la santé, on parle de la connaissance de soi et la santé n'est qu'un moyen pour augmenter toutes et tous en connaissance de soi.
Et ça, je trouve que c'est intéressant à redire. Alors, je propose qu'on avance un peu. Et moi, ce qui m'intéresse, ce serait du coup dans cette redéfinition de ce nouveau monde, ce nouvel humain, en tout cas de ce qu'on essaie de changer, de créer. J'aimerais vous demander à chacun, à vous trois en tout cas, En tout cas, une redéfinition des mots très simples que sont la santé pour vous.
Qu'est ce que la santé ? Si vous deviez la redéfinir, qu'est ce que le symptôme pour vous ? Et qu'est ce que pour vous seraient les grands piliers de la santé ? Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, mais à toi l'honneur.
Dure là, je commence comme ça, la santé sur des gros morceaux. On s'est dit qu'au bout d'une heure, tu serais bien chaud. Oui, là, on était gentil, on était gentil, on était gentil.
Ouais, ouais. Juste, t'as parlé du mot connaissance de soi ou connaissance de la santé tirée aussi avant. Et en fait, je pense qu'il peut y avoir déjà une petite subtilité ou une petite nuance à donner, c'est que la connaissance dans notre monde occidental moderne, souvent, c'est une connaissance là, alors qu'il y a une grosse partie de la connaissance qui est là et qui est là, quoi. Et donc il y a pour moi l'idée d'expérience, d'expérimentation quoi. Il y a une phrase qui guide un peu ma vie,
c'est le présent et la porte, la pratique et la clé. Et c'est la pratique en fait, c'est le fait d'expérimenter quoi. Si t'expliques le yoga à quelqu'un, tu peux lui expliquer pendant des heures le pranayama, qu'est-ce qu'il devrait ressentir et tout ça, mais au fond c'est un truc expérimental.
C'est fais-le, tais-toi et fais-le, puis Il voit ce qu'il se passe. Donc, si je dois revenir à la santé, peut-être qu'il y aurait cette idée de sortir d'un modèle théorique de ce qu'est la santé pour revenir dans un modèle beaucoup plus ressenti et vécu de ce que c'est qu'être dans une santé positive et pas forcément négative, c'est-à-dire comme il y a eu un virage en psychologie, en psychiatrie. À un moment, en fait, on ne parlait que des facteurs de risque d'être dépressif, des facteurs de risque d'être de
suicidaire ou d'être schizophrène. Puis, il y a eu un virage, d'un coup, il y a des gens qui ont dit « mais et si on parlait des facteurs de risque d'être en bonne santé psycho-affective ? » Et c'est la naissance de la psychologie positive.
Et ça, c'est intéressant parce que ces facteurs de risque, ce n'est pas en miroir de ceux qui sont là pour être malades. Ce n'est pas exactement un miroir. Il y a plein d'autres choses qui ne sont pas explorées dans le système complexe qui fait qu'on est en bonne santé.
Et donc, effectivement, pour moi, dans cette idée de santé, il y aurait l'idée de… On en a parlé un peu au début, mais de sortir de l'idée de la maladie pour aller vers qu'est ce qui fait qu'on est bien en fait et maintenir ça, le maintenir. Et qu'est ce qui fait qu'on est bien dans le film ?
Tu le montres bien, c'est cette idée d'être au bon thermostat de relation avec le monde, d'être en ligne. Moi, je le comprends comme ça, en tout cas, d'être en lien avec le monde.
Donc, voilà, ce serait mon premier point sur la santé. Je vais rebondir sur la santé, si tu veux, puis après, on prend les autres point, parce que je me retrouve beaucoup dans ta définition, il me semble essentiel d'abord et avant tout si on veut vraiment avancer de sortir, de désindexer la santé de la notion de maladie, parce que ça c'est quelque chose qui est vraiment trop présent et je te rejoins dans l'idée aussi que la santé est quelque chose qui pour moi est une évidence, c'est à dire que quelque part ce n'est
pas quelque chose qu'on devrait définir pendant des heures et des heures, c'est quelque chose qui est évident le jour où on expérimente, c'est-à-dire qu'un gain en santé, donc il va être un gain dans une espèce de sensation de bien-être, de capacité, de relation aussi.
Effectivement, moi je mesure vraiment la santé à la capacité à relationner, à interagir avec le monde, et plus on est en aptitude à relationner avec un monde différent de lui-même, c'est pour ça que par exemple je trouve que c'est un reflet de santé que de faire la discussion qu'on a ce soir par exemple, c'est un reflet de grande santé, parce qu'on a étendu notre capacité adaptative, on est allé chercher des choses qui a priori, bien que je ne crois qu'il n'y ait pas tant de différences dans nos approches, mais qui a priori sur le papier sont différentes.
Eh bien, cette santé c'est cette capacité, c'est cette élasticité qui nous permet de nous écarter de ce que nous sommes, de ce que nous connaissons, et puis d'y revenir, et puis d'évoluer, de grandir avec tout ça.
Et pour moi cette santé est d'abord et avant tout une expérience individuelle, un chemin de croissance, de connaissance, mais connaissance au sens où tu le déterminais, c'est-à-dire quelque chose qui est expérimental et qui n'est pas du savoir intellectuel qui s'accumule, mais qui est vraiment une réalité expérimentée et qui va nous permettre de dire aujourd'hui je me sens plus en santé qu'hier, aujourd'hui je me sens plus en capacité à réaliser ce qu'il y a à l'intérieur de moi, le génie,
la particularité, l'individualité qu'il y a à l'intérieur de moi. Mais pour ça il faut je pense déjà se libérer de la notion de maladie, enfin se libérer, en tout cas arrêter d'avoir le nez bloqué sur la maladie.
Souvent moi quand je donne des cours je dis aux gens si vous avez déjà regardé un prestidigitateur, le prestidigitateur il ne faut jamais regarder là où il veut que vous regardiez, c'est-à-dire il a sa main gauche là par exemple, il est en train de l'agiter, il fait des grands signes et ainsi de suite, si vous voulez comprendre le tour de magie vous regardez la main droite, parce que ce n'est pas ça qu'il faut regarder.
Et souvent j'ai l'impression que les symptômes c'est un peu cet écran de fumée, donc on va avoir mal au foie, donc là d'un seul coup toute notre attention est portée sur le foie uniquement, en oubliant complètement que le foie n'existe jamais seul, c'est-à-dire qu'on ne peut pas avoir un foie malade ou un foie qui dysfonctionne sans avoir un ensemble de systèmes dans l'organisme, et peut-être que cette dysfonction perçue du foie n'est en fait qu'une compensation de quelque chose qui est en amont et on est encore très loin de la
cause des causes, donc on va cibler le foie, et en vérité en ne s'intéressant pas à la notion de santé, on va focaliser sur un organe alors qu'en vérité si on prenait la santé dans son ensemble de l'individu, qui est un individu complexe mais qu'on peut appréhender, et qu'on parle de termes de santé, enfin ça on pourra y revenir tout à l'heure, mais je pense que là on se rejoint aussi assez facilement, c'est-à-dire que les paramètres de la santé humaine on peut
les lister, après chacun aura besoin de les individualiser, mais il y a des questions d'alimentation, il y a des questions de repos, il y a des questions d'interaction sociale, il y a des questions de réalisation de soi, il y a des questions d'intériorité, de gestion psycho-émotionnelle, mais enfin on peut arriver à globalement, c'est un peu comme si on étalait un jeu de cartes, voir un peu quels sont les paramètres généraux de la santé, et donc focaliser là-dessus avant tout, chercher la santé.
Moi j'ai formé un groupe de personnes qu'on appelait des coachs de santé, et leur devise c'était nous c'est la santé, c'est-à-dire que quelque part on essaie même d'oublier la maladie pour d'abord et avant tout rester focalisé sur la santé.
Alors bien sûr ceci n'est possible que parce que le niveau de souffrance n'est pas paroxysmique, parce que quand la souffrance est paroxysmique on veut tout de suite quelque chose pour diminuer la souffrance et c'est normal.
Mais si on n'en est pas arrivé à ce point-là, alors à ce moment-là focaliser sur la santé me paraît vraiment le premier pas à faire, c'est-à-dire focaliser sur les paramètres qui président au bon fonctionnement et à l'épianouissement, à la prospérité de l'humain dans son entièreté, psycho, physico, émotionnel.
Donc Louis, on t'entendait après sur la maladie, c'est quoi la maladie ? Je peux rebondir juste sur un mot qu'on n'a pas dit et qui, pour moi, fait vraiment partie de la santé, c'est la notion de joie.
L'idée d'être joyeux et d'avoir cette espèce d'élan créateur en fait. Et je pourrais dire qu'en tout cas pour moi, quand ça s'est émoussé, Vap'n'Roll Thierry ! En fait, en médecine, quels sont les paramètres qu'on regarde?
On va regarder la tension artérielle, on va regarder la quantité de virus, on va regarder les enzymes du foie, on va regarder les enzymes du cœur, etc. Et en fait, on a du mal à mesurer de manière plus large est-ce que ça servait à avoir plus de joie, tout ça ou non?
Parce qu'on peut tirer longtemps sur des gens à jouer avec leur cœur, à jouer avec chacun de ces organes, comme tu le disais, mais sans jamais augmenter la joie au contraire en créant des gens qui sont de plus en plus malades en fait et de plus en plus dépendants de plus en plus immunodéprimés et donc t'as une courbe comme ça un peu rigolote qui montre que plus t'investis dans un site si t'as en ordonnée la santé parfaite quoi alors selon la définition de l'oms donc de 0 à 100 % et puis t'as l'investissement t'as
l'investissement en abscisse, plus tu mets d'argent, puis à un moment, ça décolle, la santé s'améliore. Tu as fait des centres de santé pour les femmes enceintes, pour les enfants, la malnutrition, etc.
Donc, il y a un moment, ton système de santé, pouf, la santé s'améliore vraiment en sigmoïdes. Puis à un moment, ça stagne. Il y a un deuxième point d'inflexion, ça se met à stagner.
Puis après, si tu mets encore plus d'argent, en fait, la santé dégrade parce que tu vas Vap'n'Roll Thierry ! toutes les crises à mon sens. C'est une occasion qui est donnée pour remettre sur la table justement ce qui a conduit à cette maladie.
T'as parlé de chercher la cause des causes et en fait moi petit à petit je... en fait j'ai plus l'impression qu'il y a une cause des causes. Ça c'est plutôt une version yogique ou bouddhique on va dire c'est que ce qui va m'arriver à un instant T c'est le précipiter de tout ce qu'il y a autour en fait.
La manifestation... comment ils disent ça... Tich Nhat Hanh, par exemple, c'est un moine bouddhiste qui a popularisé la méditation en pleine conscience et puis le bouddhisme en Occident. Il l'écrit dans un de ses livres.
Il écrit « Il n'y a pas de soi séparé. » C'est une illusion. Donc, ce que tu es à cet instant-là, c'est tout ce qui te relie à tout le reste, quoi. Et donc, chercher une cause qui permettrait que ça se transforme complètement, je ne suis pas sûr que ça puisse arriver, en fait. Je ne suis pas sûr que même il faille la trouver.
ce n'est pas très grave. Il faut modifier suffisamment de choses autour de toi ou les laisser se modifier en tout cas ou modifier l'interaction avec ces choses plutôt que même chercher à les modifier. Il faut modifier ta relation avec elles pour te permettre d'être en santé.
La maladie pour moi c'est quand il commence à y avoir trop des choses autour de qui cherche à détruire ton individuation, à faire que la façon dont tu étais manifesté à cet instant là dans le monde, ce que j'appelle individuation, en fait n'est plus propice dans les relations qu'elle a tout autour.
Et donc en fait tout va concourir à essayer de faire s'effondrer la manifestation telle qu'elle est. Ça va c'est compréhensible ou ça peut paraître un peu nébuleux comme ça et et qu'en fait ça veut dire qu'il peut être il faut accepter que ton individuation doit se changer parce que si tu veux redevenir pareil tu vas être en lutte et en conflit avec toutes ces forces qui luttent en fait pour que tu te transformes donc la maladie pour moi c'est là voilà c'est le moment de tension maximale qui fait basculer l'équilibre d'individuation
et qui fait c'est que tu, on cherche à te faire devenir, on cherche, enfin, le monde cherche à te faire devenir autre chose que ce que tu étais. Pour le meilleur, c'est ça qu'il faut se souvenir.
Normalement, c'est pas négatif. C'est négatif au sens où il va te falloir abandonner un certain nombre de tes croyances, un certain nombre de tes attachements, un certain nombre de tes relations, mais au fond, si tu creuses, voilà. Donc moi, je cherche plus la cause des causes.
Alors là, je te parle dans ma compréhension philosophique, parce qu'en médecine, je cherche une cause, je cherche une cause avec une maladie et puis un traitement. Mais je pense que c'est une vision un peu limitative.
Et comment tu fais d'ailleurs, excuse moi je déborde, mais là tu dis finalement voilà comment moi je comprends et vraiment ta définition de la maladie, pour moi c'est brillant, j'adore, j'adhère complètement.
Et puis juste après tu me dis oui mais en fait moi en médecine ce n'est pas ce que je fais, je cherche une cause. Comment t'arrives à vivre là ? Est-ce que tu vis le grand écart ? Est-ce que tu te sens avec ça ?
Excuse-moi, c'est très perso comme question, mais... Oui, il y a une sorte de grand écart. Notre médecine, elle est devenue petit à petit... Je vais vous raconter une histoire. Mais j'avais été à une conférence au Collège de France de sociologie il y a quelques années, il y a une dizaine d'années.
C'était un professeur d'économie de la santé qui parlait au nom de la haute autorité de santé. La haute autorité de santé, c'est elle qui nous dit ce qu'on doit faire. elle est haute et autoritaire.
Elle nous dit ce qu'on doit faire, elle nous dicte la pratique, basée normalement sur l'evidence based medicine, donc sur la médecine basée sur les preuves, la fabrique du savoir. Et il dit, c'est quasiment la première phrase de son topo, il dit « nous sommes là pour liquider le modèle artisanal de la médecine ».
Sous-entendu, nous sommes là pour mettre en place un modèle industrialisé, évalué et normé de production et de consommation de et services de soins. En fait, c'est ça le mandat de la médecine allopathique actuellement, c'est de mettre en place un système industrialisé, évalué, comme dans les entreprises avec une norme ISO 9002, ou ce que tu veux, normatif, c'est-à-dire que ça doit toujours être pareil, et ça ne tolérera pas une différence sur telle ou telle patience,
et voilà, tu as fait telle diagnostic, il y a telle maladie par tel examen, il y a telle maladie, il y a tel traitement, point. Et donc on est dans le Vap'n'Roll Thierry ! Ils sont là pour appliquer un protocole.
Aujourd'hui, un bon interne en médecine, dans les internes qui me croisent, des étudiants, des bébés docteurs à l'hôpital, il ne s'agit pas d'être drôle, intelligent, humain, joyeux, inventif, non, non, non, surtout pas.
Il s'agit d'être docile au protocole. S'ils sont dociles au protocole, c'est des bons médecins. Et donc, effectivement, aujourd'hui on est là-dedans, c'est-à-dire que la médecine s'est complètement protocolisée à tel point qu'on cherche petit à petit à ce que ce soit des robots plutôt que des humains parce que comme les humains font des erreurs puisqu'ils sont des humains et bien il vaudrait mieux que ce soit une machine et donc chaque année il y a un truc à Chamonix qui s'appelle le cham
c'est une petite réunion où le sous-titre c'est inventing the future of the healthcare system en anglais mais ça passe à Chamonix et c'est les français qui parlent. C'est drôle. Et là, il y a Petit Four et Champagne, et tout le monde est en train de trinquer tranquillement comme ça.
Il y a le président de la République, il y a le ministre de la Santé, il y a le ministre des Finances, il y a le ministre de la Transition Numérique, il y a des investisseurs de chez FIA, FH, Vivendi, ce que tu veux.
Et eux décident du future of the healthcare system pour toi et moi et pour les médecins. Donc, tu as très peu de médecins. Toutes vers la transition numérique, il faut accélérer le virage numérique.
Donc on a des gens qui sont dans un délire en fait, technique et thermique, en plus qui est irréaliste, c'est-à-dire juste si tu prends en termes environnemental ou en termes de ressources énergétiques, c'est déjà pas réaliste quoi.
Ou alors ce sera réaliste pour une toute petite fraction nantie de l'humanité qui considérera que la santé s'est passée au stand. C'est-à-dire aller faire changer les pneus, Vap'n'Roll Thierry !
Moi, j'ai fait des études universitaires en psychologie. Je me suis formée après en psychothérapie, etc. Et ce dont tu parles, là, sur le fait qu'on forme des personnes simplement en les rendant docile à des protocoles et à leur appliquer des choses, etc. C'est aussi ce qui se passe même dans le domaine de la santé mentale, entre guillemets. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet là aussi.
Mais même là où on est clairement dans du facteur humain, où on est clairement dans de l'addiction d'émotions, etc. Là aussi, c'est le même modèle qui s'applique, alors avec encore plus d'écart finalement, enfin de ce côté absurde-là, évidemment, apparaît encore plus.
Et il y avait un autre pilier qui me venait, qui rejoint ton idée de joie, pour le dire autrement, parce que le dire de différentes manières, ça touche différentes personnes. C'est simplement, j'en parle aussi pour moi, parce que c'est mon parcours, Je me suis beaucoup intéressée aux facteurs plutôt extérieurs, au départ, environnementaux, qui étaient intéressants, importants pour moi, puisque je croyais être déterminée uniquement par mes gènes et que c'était
foutu pour moi. Donc, évidemment, déjà, c'était énorme de me rendre compte de tout l'aspect environnemental, épigénétique, etc. Et même relationnel, j'intègre aussi le relationnel.
Et finalement, la dimension qui a été clé et qui l'est toujours pour moi, C'est aussi, tu parlais de joie et vraiment j'associe ça non pas à quelque chose de superficiel, mais plutôt une joie profonde dans le sens, est-ce que ce que je vis est aligné avec mes aspirations vraiment très profondes ?
Alors, je pourrais utiliser le terme d'âme, il y a des gens à qui ça va parler ou pas, mais moi ça me parle en tout cas de dire, il y a des gens, ça va être peut-être des valeurs profondes, je ne sais pas quel terme on peut utiliser, ou une vocation par exemple, ou quelque chose comme ça, et qui va susciter, pour moi, ça va être en amont de cette perception de joie dont tu parlais, de « ok, là, je sens que je suis à ma place, je sens que je fais quelque chose qui m'épanouit,
même si finalement c'est improbable, même si c'est très peu compris par mon entourage, etc. même si ça me demande du courage. » Et parfois, justement, pour avoir ce courage, il faut être un petit peu acculé par la vie, comme tu le disais, par des maladies, des situations qui nous poussent à regarder en dedans.
Et donc voilà, ça me semble aussi un pilier de santé. Merci Elfie, je voudrais rebondir sur un truc que j'ai vu passer dans le chat en même temps. Mais alors ce grand écart, parce que là, je vous ai un tableau assez dark.
Tu l'as complété sur la santé mentale aussi, c'est vrai aussi en santé mentale. C'est vrai dans tous les secteurs de la vie, en fait. C'est vrai dans l'agroalimentaire, c'est vrai partout. Cette industrialisation progressive, cette déshumanisation, une humanisation progressive pour des process qui remplacent l'art, qui remplacent l'artisanat.
Mais, je vais vous donner un côté lumineux, c'est que ça rejoint un bouquin qui est sorti il n'y a pas très longtemps qui s'appelle Les Furtifs de Alain Damasio, et cette idée qu'en fait, dans un monde où tout est normalisé, c'est une dystopie totalitaire de science fiction ou pour avoir accès à certains quartiers, il faut un certain abonnement et dans la puce qui est dans votre oeil, on peut avoir l'abonnement qui vous permet de rentrer dans telle ou telle partie de la ville, etc.
Et puis, il y a des espèces de trucs bizarres qui s'appellent les furtifs qui sont invisibles, en fait, et qui sont entre les murs et qui sont partout, qui sont dans tous les interstices, qui sont logés dans tous les aspects du réel.
Il appelle ça les furtifs. En fait, c'est le vivant qui se défend. C'est le vivant qui est là partout, c'est à dire qu'au sein même de ces systèmes normalement protocolaires qui devraient être zéro défaut, etc. En fait, il y a plein d'erreurs, il y a plein d'humains, il y a plein de petits moments où ça se passe et donc vous avez une gentille vieille dame qui vient se faire opérer de quelque chose. Au fond, il y a quand même un jeune qui va arriver
et lui mettre une petite couverture dans le couloir du bloc opératoire en disant ça va, vous n'avez pas froid ? Ça ne fait pas partie du protocole, mais ça va faire quand même. Et donc, il faut rester hyper optimiste parce que c'est pareil pour moi en réanimation, on pourrait dire c'est le truc le plus protocolaire, je ne fais qu'optimiser des paramètres vitaux chez les patients, pas du tout.
Tous les jours je suis confronté aux familles en fait, qui me demandent, qui me parlent de la vie, de la mort, de la souffrance, de qu'est-ce que ça veut dire.
Et donc en fait, par tous les ports de ce système qui paraît inamovible, bloqué, En fait, il y a de partout. Il y a du vivant, il y a du joyeux, il y a du spirituel.
Pas forcément au sens religieux pour les gens qui sont allergiques à la religion, mais il y en a partout. En fait, l'univers suinte de sens. En fait, donc, tout est parfait.
Ça, c'est une phrase d'un de mes profs de yoga. C'est tout est parfait et il y a encore du travail. Merci, Louis. Oui, tout est parfait, alors dans notre définition on avait mis un mot juste après, un mot qui est vraiment d'actualité et j'aimerais bien le passer au cribe du tout est parfait, c'est le terme de virus en fait de ta position de médecin, c'est quoi pour toi un virus ?
Et on va dériver un tout petit peu après quand même, on va un petit peu actualiser le propos même si le but n'était pas de re-surfer encore une énième fois sur la situation ubuesque sanitaire que nous vivons actuellement, et en même temps c'est difficile de ne pas en parler parce que ça touche toutes nos vies actuellement.
J'aimerais bien qu'on réfléchisse ensemble sur cette notion de virus, ça m'intéresse aussi beaucoup parce que c'est une notion dans laquelle souvent il y a une divergence qui se fait entre une approche on va dire très pastorienne, belliqueuse, en lutte contre l'extérieur, et puis une approche plus de terrain qui est plutôt propre à la naturopathie.
De ce que j'ai vu, je pense qu'on va être plus proche que la caricature le voudrait. Donc, est-ce que tu pourrais nous présenter un petit peu ta vision du virus ? C'est ma vision qui n'engage que moi, bien sûr, pas du tout, ni la médecine, ni mon institution, ni rien. Je ne l'ai pas dit au début, mais je ne parle pas du tout pour mon institution.
C'est important, parce que j'ai envie de garder mon boulot pour le moment. Le virus, c'est un morceau d'information, en fait. C'est comme s'il y a plein d'informations qui traversent le monde en permanence là. Les ondes qu'on est en train de s'envoyer, qui sont retransmises sur le chat, c'est de l'information.
Les ondes électromagnétiques de nos téléphones portables, c'est de l'information. Heureusement on capture pas tout, parce que sinon si on était une antenne qui devait tout entendre, on deviendrait marteau quoi.
Donc là on a de l'information sous la forme d'ARN, d'acide nucléique, qui va nous traverser. Et pour le coup, on est une antenne assez sensible à ça, et on va résonner sur cette information qui nous traverse, puisque une grosse partie de notre fonctionnement cellulaire, il est lié à justement la transcription d'ADN en ARN, puis la traduction de l'ARN en protéines, pour faire plein de protéines qui sont tous les effecteurs actifs de notre corps.
Et donc, quand un morceau d'ARN nous traverse, là pour le coup, on résonne dessus. ça transforme des choses potentiellement. On est une sorte d'antenne à capter ce message. Et on va tellement le capter qu'on va le prendre à l'intérieur de nous-mêmes et en refabriquer. Et pour moi c'est un peu comme le téléphone arabe, c'est-à-dire quand tu dis une phrase à quelqu'un puis il l'a dit à quelqu'un d'autre, etc. Puis au bout de 25 personnes, ça se transforme progressivement, la phrase n'est plus tout à fait la même.
Le virus c'est pareil, au fur et à mesure qu'il traverse l'humain, un autre humain, puis un autre humain, il va se transformer, il va muter.
et il ne va pas vouloir dire exactement la même chose et le virus quand il traverse soit t'as l'habitude qu'il y ait des virus qui te traversent et tu sais rester individué comme on a comme j'ai appelé ça tout à l'heure je fais une image de spirale pour moi c'est une espèce de vortex de la matière qui prend sa forme dans l'individuation soit est très individué ma foi et assez souple et t'as l'habitude d'en recevoir, on revient à l'histoire d'Hormèze, et il se passe rien.
86 % des gens qui ont un test positif à SARS-CoV-2 dans le pif sont absolument asymptomatiques, ils n'ont même pas vu passer le virus. 93 à 97 % des gens qui ont un test positif à SARS-CoV-2 dans le pif, ils sont asymptomatiques ou bénins.
Peut-être qu'ils ont eu un peu de fièvre, une anosmie passagère, des signes absolument bénins. Et donc, ce qui serait intéressant, c'est que nous, on regarde comment le virus se transforme au passage, mais ce serait intéressant de voir comment nous, on se transforme au passage.
Ça, on ne le fait pas. On ne sait pas trop faire, de voir qu'est-ce que ça nous a apporté. Mais si on prend de manière rétrospective, les enfants qui sont soumis à des coronaviridés chaque année, en fait, ils n'ont pas de problème avec les coronaviridés, sinon qu'ils ne sont pas malades. Donc par exemple, cette maladie-là, le Covid-19, ce n'est pas une maladie de l'enfance.
Les enfants ne sont pas malades, ils ne sont pas vecteurs, ils ne sont pas réservoirs. Sur 7 millions d'enfants de moins de 15 ans en France, il y a eu trois cas graves.
Deux qui avaient des maladies avec de l'immunodépression sévère, sous traitement immunosuppresseur, et le troisième, on ne sait pas. Ça veut dire que ce n'est pas une maladie de l'enfant, parce qu'ils sont habitués probablement à le voir passer.
Donc voilà ce que je peux dire en première approximation sur le virus. c'est de l'information qui nous traverse et plus elle nous traverse souvent et plus on est habitué à ce qu'elle nous traverse, moins elle nous change.
Mais alors qu'est-ce qui fait, mais je te remercie Louis, mais alors qu'est-ce qui fait que tu dis je ne parle pas pour mon institution, je ne parle pas pour, voilà, je parle pour moi-même.
Mais bon, moi je te rejoins complètement sur cette notion d'information. Il y a un petit décalage là sur le canapé. Donc je te rejoins complètement sur cette notion d'information et l'information va venir agir sur un organisme vivant qui va résonner à cette information, et on devrait beaucoup plus s'interroger sur les raisons qui vont faire que ça va résonner fort ou faiblement, plutôt que sur l'information en tant que telle, puisque c'est vraiment ce qu'on observe, comme tu dis, la majorité des gens sont complètement
asymptomatiques et on voit très bien que c'est les plus faibles qui sont, enfin les plus faibles en tout cas, les terrains les plus dégradés qui sont touchés, donc quelque part on se dit que cette information vient surtout révéler une dégradation du terrain et ce n'est pas tant l'information elle-même qui pose problème, mais comment ça se fait que ça ne soit pas une évidence pour tout le monde ?
Enfin tu vois, c'est moi ça ce qui me stupéfait actuellement avec la situation que l'on vit actuellement, c'est-à-dire que ce genre d'information on l'explique simplement, tu l'as expliqué simplement là à l'instant, c'est accessible, c'est compréhensible, et comment ça se fait que ça ne prenne pas ? Pourquoi c'est toujours aussi prégnant l'idée que le virus est un problème en tant que tel ?
Et c'est comme ça d'ailleurs qu'on a eu ce glissement où on a essayé de nous avoir entre guillemets avec le nombre de cas en avril dernier lors du premier confinement. Rapidement, ça s'est quand même cassé le nez sur la réalité des chiffres du terrain et donc on a glissé furtivement du nombre de personnes qui réellement étaient atteintes lourdement par le Covid au nombre de personnes simplement qui auraient le Covid dans leur organisme.
Et ça c'est génial parce qu'en fait tout le monde va l'avoir à un moment ou à un autre de toute façon. Donc comment ça se fait que ce ne soit pas si évident ? Moi c'est ça qui me trouble vraiment actuellement.
On vient d'un dogme. Le dogme ça n'a pas à voir avec la réalité. Le dogme c'est une croyance. Je ne veux pas choquer les chrétiens mais la Vierge Marie, on pourrait discuter est-ce qu'elle est vierge ou pas ?
Elle a eu un enfant ? Mais si tu discutes ça au 14e siècle ou au 15e siècle, t'es brûlé vif, t'as pas le droit de discuter ça, c'est un dogme, on le remet pas en cause, point barre. On est sur un dogme pasteurien qui est que les agents infectieux sont nos ennemis, qu'ils viendraient nous attaquer et qu'il faudrait se défendre.
C'est so 20e siècle quoi, dirait les jeunes, tellement 20e siècle comme vision du monde. c'est-à-dire que le monde est peuplé d'ennemis et il faudrait que tu mettes des assurances pour pas tomber malade, que tu mettes des boucliers pour te défendre, que ensuite tu mettes des rangées de canons pour aller canarder l'ennemi, etc. Pour moi c'est oublier l'idée que tu peux être individué et ouvrir ta porte à d'autres gens.
Tu peux être un état et laisser passer la porte aux autres, tout en admettant qu'ils ne sont pas toi, ou alors en ayant un processus pour les faire devenir toi. Naturalisation, tu l'appelles comme tu veux, et que si tu as même d'autres états qui viennent face à toi, tu peux te mettre en guerre parce que tu souhaiterais ce qu'a l'autre, ou parce que lui souhaite ce que tu as, dans une vision de la violence mimétique dont je vous ai parlé, ou alors tu peux choisir d'aller vers la diplomatie,
c'est-à-dire commencer à s'asseoir autour de la table et avoir des égards les uns pour les autres. Quel joli virus, t'as une très belle structure, etc. Puis le virus de nous dire, toi, t'es un si bel organisme complexe, multicellulaire, etc., eucaryote, ça m'impressionne. Moi, je ne suis même pas capable de faire de l'énergie.
Je suis obligé d'utiliser la tienne. Je n'ai pas de mitochondrie ni rien. Et donc, si tu rentres dans cette idée de la diplomatie, qui est beaucoup plus proche de celle de Béchan, effectivement, on a parlé de Pasteur Nous, on est resté sur le dogme pasteurien qui permet de vendre des vaccins et qui permet de vendre des choses.
Ça ne veut pas dire que le vaccin ne sert à rien. À mon sens, c'est un outil comme un autre et peut-être que parfois il est utile. Moi, je ne suis pas pro ou anti. Je suis vraiment pour essayer de savoir au coup par coup, pour telle maladie, dans tel moment épidémiologique, en fonction de quel vaccin, de quels adjuvants, juste d'être pragmatique en fait.
Je ne suis Je ne suis pas dogmatique, je suis pragmatique. Et donc, cette idée des égards et d'une diplomatie, ce serait de reconnaître la beauté de l'autre, son individuation, et de voir comment on peut nourrir une interaction.
Peut-être que cette interaction, effectivement, si jamais tu vois que celui d'en face cherche à te détruire, il faut se défendre. La non-violence, ce n'est pas tendre la joue gauche quand on t'a frappé sur la joue droite, c'est être capable de tenir un rapport de force aussi.
et donc on peut être dans cette vision non violente où on est capable de tenir un rapport de force mais aussi on est capable de faire un rapport de diplomatie et ce rapport de diplomatie peut faire germer de la coopération même et c'est vrai dans l'histoire puisque d'autres corps utilisent des bactéries qui nous fabriquent des vitamines utilisent des virus qui sont rentrés en nous et qu'on probablement permis on a 8 % de notre virus d'autres génomes en gros ce qu'on appelle des rétro transposons c'est à dire des virus des virus arn qui sont
rétro transcrits qui sont qui se sont intégrés dans le génome et une bonne partie d'entre eux on pense qu'ils sont à l'origine de la syncytine c'est à dire une protéine qui permet la placentation c'est à dire ce saut est étonnant de faire cette espèce d'organe d'échange à l'intérieur du corps entre le qui est à la fois le bébé et la maman voilà c'est une protéine de fusion qui permet de faire ça donc si pourquoi est ce qu'on est encore bloqué je pense que c'est ce qu'on appelle les blocages Un blocage socio-systémique célèbre, c'est celui
du clavier. Si je regarde mon ordinateur devant moi, il manque quelques touches mais il est AZERTY. Vous savez pourquoi on a fait AZERTY au départ ? C'était pour que les secrétaires, quand elles tapent, elles ne tapent pas trop vite parce que les petites pattes des machines à écrire, si jamais on va trop vite, elles se mélangent et ça bloque et ça jamme la machine à écrire.
Donc on a fait ça pour que le A soit loin sur le petit doigt, que ce soit un peu plus compliqué, etc. Et depuis, on a inventé des claviers qui vont beaucoup plus vite, parce qu'avec le numérique, on n'a pas de risque d'emmêler les petites pattes de la machine à écrire.
En fait, on n'est jamais passé à ces claviers-là, on est resté à Azerti. Blocage socio-systémique. Deuxième blocage socio-systémique que je peux vous dire, c'est que vous faites de la recherche en permaculture dans un INRA, vous êtes ingénieur agronome, vous avez envie de faire un truc sur la polyculture vivria familiale avec vergers potagers, sylviculture, etc., plantes médicinales, vous allez voir votre patron pour faire votre thèse de science, puis votre patron il vous dit mais non non trop compliqué laisse tomber,
moi j'ai fait ma thèse sur la patate BT Monsanto 154, j'ai eu le financement etc. et son pesticide on va faire pareil, on va le faire sur la BT 155 et le pesticide t'inquiète ça va rouler en 6 mois c'est plié ta thèse.
Et boum, pas de recherche sur la permaculture familiale quoi. Donc là on est dans le même blocage socio-systémique, c'est que pour le moment, si vous vous mettiez à rechercher sur autre chose, en fait pour le moment il n'y a rien qui concourt à le faire.
Donc il va falloir changer le monde autour. Je vais aller un cran plus loin si tu veux dire. On a quelqu'un d'assez rigolo à Marseille, je donne pas son nom parce que voilà mais il travaille sur l'immunologie le système immunitaire et il a commencé à proposer des idées rigolotes de faire des vaccins qui soient intra-épidermique c'est à dire de faire des tout petits trous au laser dans l'épiderme et puis d'aller mettre une toute petite goutte d'un agent infectieux sans adjuvant parce qu'en fait il n'y avait pas besoin parce qu'il désinfecte pas la peau donc c'est le
microbiote de la peau toutes les bactéries qu'on On a les champignons, les virus qu'on a sur la peau qui vont déclencher une petite réaction inflammatoire très locale, mais pas du tout importante, mais qui, quand tu regardes au microscope électronique, dans l'épiderme, il y a ce qu'on appelle des cellules de languerance.
C'est des cellules de l'immunité complets de grandes de grandes pattes comme ça, qui palpent en permanence ce qui se passe au niveau de la peau. Et on met ça et pouf, la cellule de languerance se rétracte.
Elle descend dans la profondeur et elle va prévenir tout le corps, tout le système. qu'il y a un nouveau truc pour voir comment faut réagir et mettre le bon niveau d'interaction avec elle en fait c'est à dire que notre peau elle passe notre temps à nous vacciner contre le monde extérieur en permanence et lui quand il a commencé à vouloir chercher là dessus et à le faire et qu'il a montré que ça marchait plutôt de manière chouette on lui a créé couper tous tous ces crédits internes.
Oui, donc on est vraiment dans le domaine d'une lutte de dogme et d'idéologie. D'ailleurs, pendant que tu parlais, je me disais finalement, actuellement, c'est vraiment l'information qui est en jeu, puisque on parle de virus et on parle de virus comme vecteur d'information et on veut bloquer le virus à tout prix.
Il faut le repérer, il faut l'isoler, il faut empêcher sa propagation. Donc, sur le plan symbolique, moi, je trouve ça très fort quelque part, on empêche, si le virus véhicule une information, une information qui évolue dans la transmission, puisque tu parlais de téléphone arabe, donc qui évolue dans sa forme, qui co-évolue avec le vivant, se dire qu'on veut le bloquer de façon systématique, c'est bloquer aussi cette transmission d'informations, plutôt que de réfléchir sur la nature du terrain. Et de la même manière,
tu disais finalement qu'il y a des idées qu'on ne discute pas, tu parlais par exemple de la vaccination, moi pour m'y être frotté, avoir osé réfléchir un petit peu, poser des questions, ne pas accepter ça et ne pas gober ça d'un seul bloc, et puis dire « mais attendez, quand on parle de vaccination, quoi, à quel âge, dans quelle mesure, combien de vaccins à la fois, avec quels adjuvants et tout ?
» Enfin voilà, on ne peut pas être pour ou contre la vaccination dans l'absolu, ça n'a pas de sens, c'est beaucoup plus complexe que ça comme phénomène, et on se rend compte que toutes ces questions, on n'y a pas droit.
Moi il me semble qu'avec cette crise qu'on vit actuellement aussi, on vit quelque part l'espèce de dogme qui est en train de se lézarder parce qu'il en arrive à un paroxysme qui, pour se maintenir lui-même, atteint des niveaux de ridicule assez effarants finalement. Pour arriver à rester debout, on en arrive à des solutions qui sont non viables, c'est-à-dire qu'on propose des solutions pour que ça puisse fonctionner qui sont des solutions qui sont contre la vie, donc qui sont intenables à moyen ou à
long terme. Et moi j'ai vraiment l'impression qu'on est dans ce temps de crise, donc de rupture, de fracture et de choix comme tu le disais, où finalement ce dogme pasteurien qui est aussi un dogme de refus du vivant, de refus de la nature du vivant, tu vois ça m'a beaucoup touché tout à l'heure quand tu disais et je trouve que c'est vraiment très juste et je ne l'avais jamais vu comme ça, de dire finalement l'état qu'on définit comme l'état de maladie c'est le reflet parfait de qui nous sommes à cet instant-là,
et ce n'est rien de plus. Donc c'est juste la réalité de qui nous sommes et ce n'est pas à pourchasser, ce n'est pas à détruire, c'est juste que si cette réalité-là, on sent qu'il est nécessaire de la faire évoluer, alors on s'interroge et on la fait évoluer en faisant des choix peut-être différents en termes de qualité de vie ou de choix de vie.
Et donc ce dogme-là est en train de se lézarder et c'est vrai que moi je n'arrive pas à m'inquiéter finalement de cette situation. Non, moi non plus, je ne suis pas du tout inquiet, en fait. Je pense que ça se lézarde de tous les côtés.
En revanche, je pense qu'il y a besoin d'y aller progressivement. Je prends l'exemple de l'apiculture. Si tu cherches à passer tout de suite d'une apiculture industrielle, quasiment l'apiculture de loisirs actuellement qu'on t'apprend, c'est l'apiculture industrielle, donc dans des ruches à cadres.
Les abeilles sont dans des maisons où tu as pré-déterminé la taille, tu mets des cires gaufrées, ces cires gaufrées, elles ont elles-mêmes plein de pesticides qui se sont accumulés dedans, du coup, elles sont malades.
Vap'n'Roll Thierry ! Bref, mais si tu cherches à revenir en arrière, ce que j'ai fait en termes d'expérimentation, c'est-à-dire d'emblée tu les mets dans des ruches varées ou dans des ruches kenyanes où elles construisent absolument toutes seules, elles font ce qu'elles veulent, etc. En fait, elles meurent quand même.
Elles meurent quand même parce qu'elles ne sont pas dans un environnement, dans un biotope qui leur permet de vivre comme ça. C'est-à-dire que petit à petit, on les a mis dans un monde où elles ont des béquilles de partout.
et c'est une chute en avant quoi, c'est une fuite en avant parce que t'as créé des problèmes tu vas créer une solution aux nouveaux problèmes et cette nouvelle solution va créer d'autres problèmes donc tu vas créer des nouvelles solutions et ainsi de suite quoi jusqu'à arriver à la ruche connectée ou qui tourne en temps réel et qui est des folies en fait mais le problème c'est que le retour en arrière pour moi un peu comme dans l'histoire de l'hormèse et je nous rapproche de vivante Vap'n'Roll Thierry ! C'est d'année en année que je
me suis rendu compte qu'il y avait une co-évolution même. C'est que j'étais encore obligé de les nourrir et je suis encore obligé d'en nourrir certaines de temps en temps. Mais petit à petit, il y a de plus en plus de plantes à fleurs.
Le fait de parler, d'avoir des ruches. Petit à petit, tous les gens autour, ils ont commencé à planter. Ils ont commencé à eux-mêmes faire des jardins.
Et en fait, c'est en train d'arriver. Et je suis certain que les abeilles qui sont chez moi, ce n'est pas mes abeilles, moi, je contente de les héberger simplement.
Mais en fait, dans 3 ans ou 5 ans, c'est bon, ça y est, elles seront complètement libres quoi. Et que petit à petit, on va ré-essaimer, il y aura des ruches chez chaque voisin, etc. Donc je suis peut-être parti un petit peu loin en termes de parallèle, mais pour vous dire que la santé c'est un peu pareil. Je pense que là, si tu pars directos de quelqu'un qui bouffe des cachetons dès qu'il a mal à la tête, qui passe son temps à stresser,
du moindre symptôme et tout ça, si tu le mets en situation de... Vap'n'Roll Thierry ! intégrale et il y a des progressifs quoi. Moi en tout cas mon expérience là vous en avez peut être plus que moi mais je n'ai pas eu l'impression qu'il y ait eu besoin de transitions progressives mais je ne sais pas.
Non mais absolument absolument et d'ailleurs tu touches l'une des choses qui peut être un facteur modérateur d'une approche d'autonomisation santé naturelle et ainsi de suite et qui est souvent mise en exergue par par les personnes qui veulent essayer de tacler ce genre de démarche, c'est effectivement qu'un changement de carburant dans un organisme ou qu'une personne qui a un pied cassé, au beau début elle a besoin de béquilles, et que petit à petit il faut renforcer l'organe jusqu'à rendre la béquille obsolète.
Et c'est vraiment je pense là où on va tous progresser, si on comprend que ce n'est pas une approche qui est en guerre contre une autre, mais c'est qu'à force de nourrir la santé finalement il y a de moins en moins à se préoccuper de maladie.
Et ce n'est pas juste, bon je dis la maladie n'existe pas et puis je laisse tomber, non, au début on vit la réalité de la maladie, mais petit à petit en nourrissant la santé, cette réalité de la maladie va être de moins en moins prégnante jusqu'à un moment où on va se dire, mais tiens, mais en fait ça va, ça va bien, je n'ai besoin de personne, mais c'est un apprentissage et on aura appris petit à petit.
Et je pense que, tu sais, moi pour prendre un autre exemple par rapport à Thérèse Kélyan, mais je trouve que c'est vraiment révélateur aussi. Moi j'ai des ruches aussi, mais surtout je fais beaucoup de course à pied.
Et en course à pied, il y a eu une mode à un moment, enfin dans les années début des années 2000, on avait des chaussures surcompensées, on aurait dit des drag queens, c'était suramorti et ainsi de suite.
Et puis, on a enchaîné énormément de blessures parce qu'on s'est rendu compte qu'au niveau de la proprioception, c'est une catastrophe, donc le corps ne s'adaptait pas bien au choc. Et donc, dans les années 2010, il y a un livre qui est sorti qui s'appelait Born to Run, donc Né pour courir, d'un Américain qui racontait comment il y avait des tribus dans le centre du Mexique qui couraient quasiment pieds nus ou avec quasiment zéro amorti et qui n'avaient aucun traumatisme, qui couraient pendant
des centaines et des centaines de kilomètres. Et moi je l'ai lu le livre et ça a fait l'effet d'une bombe chez tous les coureurs. Et il y a énormément de coureurs qui du jour au lendemain se sont mis à courir le même kilométrage mais ils sont partis pieds nus. Et ça a été une catastrophe, mais une véritable catastrophe, c'est-à-dire qui a fait dire juste après mais en fait ça ne marche pas, c'est de la connerie, c'est purement illusoire.
Alors qu'en fait la réponse était différente, la réponse était oui, c'est l'idéal du fonctionnement, mais par contre pour venir du point où on est actuellement jusqu'à ce point-là, il va falloir un temps suffisant, et un temps suffisant qui va se déterminer individuellement, c'est-à-dire pour certains ça va être relativement court, pour d'autres ça va être plus long, il va falloir un temps suffisant d'adaptation progressive et de réapprentissage du corps avec une
co-évolution avec son environnement. Et je pense que c'est ça aussi qu'il faut qu'on apprenne, cette patience, cette douceur, et ça ne sera possible que si enfin on arrête d'opposer approche allopathique d'urgence symptomatique et approche de terrain de prévention plus naturelle, parce qu'on ne pourra pas passer de l'un à l'autre en faisant un switch trop radical.
Donc, il va bien falloir qu'à un moment on coopère pour permettre une transition et que, moi c'est ce que je dis souvent à des gens, tu vois par exemple qui me disent voilà moi depuis des années je prends des psychotropes, je voudrais arrêter ces psychotropes.
Chaque fois je leur dis mais il va falloir que tu trouves un médecin qui t'aide à les diminuer parce que si tu tires le frein à main comme ça à 220 sur l'autoroute, tu vas te crasher. Donc, je dirais qu'actuellement on est dans une époque où la coopération est vitale, il me semble, je ne sais pas ce que tu en penses.
Excuse-moi Elfie, j'aimerais bien ton témoignage là-dessus, parce que tu parles dans le film, tu parles de la douleur, qui revient aussi alors même que tu es en train de mettre en place les choses.
Tu as été tentée de reprendre des anti-inflammatoires ou des antalgiques ? Je n'en ai jamais pris en l'occurrence, mais je me suis posé des questions en tout cas. Et ta question c'était quoi ? On est sur un peu l'idée que c'est une adaptation progressive vers la santé, en tout cas qui a donné une certaine douceur, un accompagnement. Oui, et d'ailleurs, je trouve que ça transparaît bien dans le film vivant à travers moi, mais à travers tout le monde aussi, et de voir qu'à travers cette exploration de la loi de l'hormèse qui va permettre
finalement d'augmenter la capacité adaptative d'un individu, on va se rendre compte qu'il faut déjà sentir, et ça, ça reste tout à fait individuel, c'est clair, où se trouve déjà ma capacité, où se trouve ma limite.
Et on voit qu'en fait, ça fonctionne quand on s'y prend justement ni dans le trop peu, c'est-à-dire tout ce piège du confort, etc., ni dans le trop où on va être dans une forme de volontarisme ou alors à vouloir appliquer une recette que quelqu'un d'autre a fait, mais qui avait peut-être une capacité adaptative supérieure. C'est pour ça que quand on pose des questions sur les bains glacés et combien de minutes, etc., comme si je réponds jamais, parce qu'évidemment, ça dépend de chacun,
Et même moi, ça dépend, pour vous donner un exemple précis, ça va dépendre, ne serait-ce que des moments de mon cycle, tu vois. Il y a des moments de mon cycle où je sens que, ben voilà, ma capacité adaptative est un peu moindre. Et du coup, ça reste une écoute très subtile pour justement être ni dans le trop peu, ni dans le trop.
Et ce que je trouve intéressant dans le film, c'est qu'on voit plein de personnes dans des situations qui sont tout à fait différentes. Il y a des personnes qui s'intéressent à la loi de l'hormèse, par exemple parce qu'ils sont super sportifs, je pense à plusieurs personnes dans le film qui sont là et donc qui sont dans des conditions de santé plutôt optimales, etc. Donc, on voit qu'ils sont là et puis avec les mêmes processus, les mêmes lois, les mêmes principes, etc. à leur échelle,
ça augmente. Et puis, il y a des personnes qui, avec beaucoup d'humilité, mais c'est vraiment la chose qui transparaît, je pense notamment à une femme qui a une tendinopathie qu'on voit sur son fauteuil qui commence à remarcher etc.
et qui dit ben ouais moi au début on voit Vimoff en gros au milieu des icebergs qui est là tranquillement etc. et puis on voit Audrey sur son fauteuil avec c'est la même force qui transparaît vraiment c'est ça qui est touchant et Audrey qui dit ben ouais voilà moi au début ma capacité adaptative par exemple pour parler du froid mais on pourrait parler de Plein d'autres choses, c'est juste un exemple.
Je prenais des douches à 27 degrés. Et voilà, je sentais que c'était la ma limite. Et puis, en effet, je me suis renforcée et puis j'ai commencé à baisser de 1 degré, 1 degré, 1 degré, etc. jusqu'à prendre des douches de plus en plus froides.
Et ce qui est touchant, c'est que son exploit à elle, entre guillemets, il est à la mesure de sa capacité, mais il est hyper touchant. et elle regarde son corps et elle dit voilà à ce moment là ce corps qui était défaillant jusque là que je voyais comme un problème en fait tout simplement.
Là j'ai commencé à l'aimer et à me dire je suis capable de faire ça etc et donc ça rejoint tous les autres facteurs dont on a parlé tout à l'heure et aussi de confiance en soi etc qui viennent comme un cercle vertueux finalement.
Et ouais dans le film il y a ça, il y a toutes sortes de personnes dans des situations différentes qui vont explorer un même principe de santé et j'aime bien ça dans le film. En deux phrases, c'est vrai que les principes et les recettes sont vraiment les mêmes pour tous, mais la recette, la mise en application de ces principes-là, donc en l'occurrence le principe de l'hormèse, va vraiment être différent pour toutes et tous et ça va demander du coup, comme tu le disais au tout début du live,
de passer par l'expérience et l'expérience forcément qu'à un moment, elle nous demande de prendre le risque de vivre, prendre le risque d'oublier, prendre le risque de faire des choix, prendre le risque de renoncer, prendre le risque de ne pas forcément prendre des bons chemins ou quoi.
Et c'est vraiment ça. Souvent, ce genre d'approche, comme des médecins, ça n'a rien à voir avec l'alternative parce que ça propose un autre chemin, mais le but est le même.
Et là, pour moi, en tout cas, le chemin et le but sont complètement différents. c'est vraiment un nouveau monde, un nouvel humain, c'est vraiment quelque chose d'autre qui nous est demandé de vivre et d'être.
Et pour dire, par rapport en tout cas, pour avoir un exemple très concret par rapport au virus aujourd'hui, le paradigme, donc les dogmes dans lesquels on parlait, nous propose vraiment de réduire, de ralentir le niveau de l'environnement à la hauteur de la faiblesse de nos corps.
Et ce qui nous invite à mettre un maximum, comme je le disais au début du live, aussi des frontières entre moi, entre le soi et l'environnement, des habits, des chaussures, etc. Et plus généralement, à réduire la diversité de l'environnement et la diversité.
En fait, elle s'explique bien plus que par la diversité des microbes et des virus, mais aussi la diversité de façon de penser, la diversité, excusez-moi, de voir le monde, de se soigner et mon enfant de mode de vie.
Et l'autre paradigme m'invite vraiment à une posture qui est tout autre. C'est vraiment de rehausser le niveau du corps à la hauteur de la richesse de la posture du coup, tout autre. C'est le monde, embrasser notre environnement, embrasser les virus et les bactéries, embrasser la diversité de l'autre, embrasser la différence de l'autre et se nourrir de ça.
et forcément que ce chemin nous invite à aller dans l'inconnu, dans le confort qu'on ne connaît pas. C'est très inconfortable. Et le premier départ, il marche et comme on disait, il marche très bien, il est très beau, mais que dans le très court terme.
Et l'autre, pour moi, c'est vraiment ça, c'est cette transcendance du temps à court terme et de les transcender sur le plus long terme et voilà si tu t'entends trop la corde elle casse si tu l'attends pas assez elle ne sonne Et Maxime qui pourrait aller sur l'histoire de l'Hormèze.
Et du coup pour toi Louis, au vu de tout ce qu'on a partagé ce soir, si tu étais ministre de la Santé, comment est-ce que tu aurais géré cette crise ? les communautés dans lesquelles tu es. Comment tu aurais...
Quelle chose tu aurais proposé? Me voilà ministre de la Santé. Oui, voilà ministre. Surtout pas. Donc, la question, c'est comment j'aurais géré cette crise? Qu'est ce que j'aurais fait différemment?
Plein de choses différemment. Alors moi, à mon niveau de réanimateur, on a passé notre temps à réévaluer les choses. Donc ça, c'est un peu technique et peut être un peu spécifique. peut-être que vous vous en fichez, mais au fur et à mesure du temps c'est devenu de plus en plus adapté et ça marche plutôt bien.
La première chose que j'aurais fait c'est de ne pas faire confiance à l'interprétation algorithmique du big data. Les prédictions de Cauchemez et Fontanet, c'est les prévisions mathématiques qui ont été faites et qui ont été faites probablement à partir du code source de Ferguson en Angleterre.
Elles sont révélées complètement fausses quand le président dit qu'il y aura 400 000 morts sur la deuxième épidémie sans confinement, c'est juste complètement aberrant en fait, ça ne veut rien dire.
Et c'est basé sur des hypothèses statistiques et mathématiques qui sont fausses. Et là, avec le collectif RéinfoCovid, il y a un collectif MathInfo de mathématiciens qui s'est mis ensemble pour démonter ça quoi.
Et donc déjà, ne pas faire confiance au big data, mais faire confiance à la réalité de terrain quoi. C'est-à-dire d'être très très à l'écoute, de palper en permanence les qu'est-ce qui leur arrive avec la spéciation régionale et locale parce qu'en fait c'est pas du tout passé la même chose en fonction de la région du département et ça pour moi c'est une des grandes errances de cette gestion de crise c'est le fait de pas considérer qu'en fait c'était pas du tout partout pareil et donc ouais on a
fait des zones rouges vertes orange quoi si vous voulez en faisant semblant de faire du local mais c'était pas local localement c'était trop trop différent L'autre chose, c'est une place qui a été complètement déniée à la médecine générale en disant, non, non, rentrez chez vous parastamol.
Bonne chance, vous revenez que vous êtes en train de canner quoi. Alors là, moi, je reviens sur la médecine allopathique. Du coup, après, on fera la partie prévention et tout ça.
Mais en fait, il y a plein de traitements qui fonctionnent et qui ne cessent de démontrer qu'ils fonctionnent quoi. L'hydroxychloroquine, le zitromax, le zinc, la vitamine C, la vitamine D.
certains proposent l'ivermectine qui est un anti-helminthique qui a l'air de fonctionner très bien, le bleu de méthylène, il y a encore plein d'autres molécules candidates qui sont intéressantes et ce qui est intéressant c'est que la plupart de ces molécules candidates en fait c'est du repositionnement moléculaire, c'est à dire c'est des trucs qui coûtent rien et sur lequel on a un super bon recul sur les effets secondaires.
Mais dans le même temps que ça ça existe, vous aviez dans les écoles un petit mot qui était donné pour que ce soit lu aux élèves en disant le Covid-19 c'est une nouvelle maladie, un nouveau maladie ça veut dire nouveau traitement et comme c'est une nouvelle maladie virale ce sera nouveau vaccin. Et en fait on a mis ça dans la tête des gens dès le début quoi et tout le long alors que non en fait la vie représente les mêmes problèmes de manière itérative quoi il n'est pas forcément du tout nouveau les solutions quoi.
On voit que les solutions dont on discute probablement les yogis de moins 4000 les avaient déjà quoi, en termes de santé naturelle, donc on est dans un héritage au contraire beaucoup plus ancien et plutôt que de vouloir toujours de la nouveauté, de l'innovation, on ferait mieux d'être à l'écoute du passé, à l'écoute de ce qui s'est passé avant.
Et par exemple, quand on regarde toutes les épidémies et qu'on voit que personne n'a jamais fait de confinement intégral, c'est bien que l'humain n'est pas complètement con, c'est que c'était débile de faire ça quoi, donc il faut pas le faire.
Mais non, on l'a fait quand même quoi, une innovation quoi, Vap'n'Roll Thierry ! Vap'n'Roll Thierry Vap'n'Roll Thierry Vap'n'Roll Thierry ! Vap'n'Roll Thierry Vap'n'Roll Thierry ?
Et donc, non, avoir de l'empathie en fait, écouter la peur de l'autre et faire avec et par contre l'aider à trouver d'autres chemins peut-être. Dire, ta peur, elle ne justifie pas que tu sois en tyrannie sur moi quoi par exemple, chacun sa souveraineté quoi, je veux bien que tu aies peur mais moi je suis libre quoi.
Donc ça c'est sur l'histoire des masques, sur l'histoire des tests aussi. Les tests sont intéressants pour moi dans ma pratique quotidienne, ce qui m'aide à guider mon traitement. Vap'n'Roll Thierry !
et sur un motif sanitaire. Donc ça, c'est le bio-pouvoir chez Foucault. C'est un philosophe qui a réfléchi déjà à ça, au fait que, tiens, un motif sanitaire, je serais capable de t'imposer quelque chose.
Bof. Donc ouais, pas de test en population générale. Par contre, des tests ciblés dans la main des médecins pour améliorer leur présomption de diagnostic. Une fois que le diagnostic est fait, traiter, les laisser traiter comme ils veulent, puis ensuite suivre, parce qu'il y a une phase virale, puis ensuite, il y a une phase d'un peu de silence, on va dire, asymptomatiques, mais où il peut y avoir déjà des problèmes au niveau de la vascularisation pulmonaire. Et même avant ça,
il peut y avoir des problèmes de petits caillots, c'est-à-dire de petits caillots qui se forment. Il y a ce qu'on appelle des anticoagulants circulants, c'est pas le bon nom, parce qu'en fait, ils sont pro-coagulants.
Et ça, il suffit d'un test sanguin pour les détecter, les dédimers ou le TCA, chez les gens à risque, on va faire ce test-là, et dans ce cas-là, on leur prescrit des anticoagulants.
C'est une infirmière qui passe, matin et soir, elle donne des anticoagulants, sous la forme d'une injection sous-cutanée. Et là, Là déjà, tu vas avoir beaucoup moins d'embolie pulmonaire, beaucoup moins d'accidents vasculaires cérébraux, beaucoup moins d'infarctus, beaucoup moins d'infarctus rénaux ou splénique liés à la maladie.
Et donc, tu vas diminuer la morbidité de la maladie de manière très importante. Juste en faisant ça. Ça ne coûte rien, c'est en ambulatoire. Enfin, ça ne coûte rien, ça ne coûte pas grand-chose, c'est en ambulatoire, ce n'est pas compliqué, il n'y a pas besoin de l'hôpital ni rien.
Et ensuite, tu vas, pendant la phase de latence un petit peu, là tu vas monitorer la saturation d'oxygène, c'est-à-dire combien il y a d'oxygène dans le sang des gens. Avec un petit appareil en gros qui regarde la couleur du sang.
S'il est très bleu, c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'oxygène. S'il est très rouge, c'est qu'il y a beaucoup d'oxygène. Et ça va de 0 à 100. 0, t'es mort.
100, c'est normal. En dessous de 95, c'est déjà pas normal. C'est-à-dire, il se passe un truc. Et s'ils ont en dessous de 95, l'infirmière, elle va appeler un médecin-coordinateur et puis on va mettre la patient sous oxygène.
On ne va pas faire forcément tout de suite aller à l'hôpital encore une fois puisque notre problème c'était la surcharge de l'hôpital et la surcharge des réanimations. On va essayer de maintenir ces gens à la maison.
La société de pneumologie de langue française a donné des recommandations où on peut maintenir les gens à la maison jusqu'à 4 litres d'oxygène et 94 de SAT, de ce résultat sur le saturomètre, et après des alertes précoces qui fait que les gens ne passent pas par les urgences mais ils vont directement en service Covid. et si tu fais ça déjà mais ça va quoi il n'y aura pas de tension sur l'hôpital l'autre chose c'est que la tension sur l'hôpital comme on dit que la santé des gens est fragile ce qui sont obèses hyper tendus diabétiques et
ça c'est pas nouveau ils sont pas devenus en deux ans et c'est multifactoriel complexe c'est pareil l'hôpital il est en tension il est incapable de subir un choc extérieur il n'est pas résilient parce qu'on a décidé que le système de santé ça allait devenir un système néolibéral mondialiste à l'américaine, privatisé. Et donc on a enlevé 96 000 lits d'hospitalisation en 15 ans, on a diminué le nombre de soignants, etc. Il n'y a pas de pognon pour l'hôpital.
Tout le monde le sait. Je n'apprends rien à personne. Et donc tu es face à un système qui n'est pas du tout capable d'absorber le moindre choc extérieur. Et donc il faut essayer de limiter le remplissage de ce système-là.
Et puis d'augmenter sa vidange. Ça veut dire le Vap'n'Roll Thierry ! Vap'n'Roll Thierry ? ça répond à ta question. Tu es content ? Je crois qu'il vaut pour toi quand même la santé. Moi, j'aimerais bien juste apporter quelques compléments qui sont évidents et que tu as ébauché aussi un petit peu, parce que là, tu as répondu du point de vue du médecin et c'est vraiment très pointu.
Il y a tout ce qu'on pourrait faire en amont aussi pour prévenir, c'est-à-dire qu'une fois qu'on est sorti de la tête de l'eau de l'urgence ou en amont, réaliser vraiment comme ça a été dit dès le départ de la pseudo-épidémie ou de la pseudo-pandémie, de montrer que finalement les personnes qui vont présenter le plus de symptomatologie ou les symptomatologies les plus graves sont des personnes qui ont déjà de multiples pathologies, et des pathologies dites de civilisation, c'est-à-dire des choses sur lesquelles on
a des leviers d'action qui sont très forts et très simples, qui sont du domaine de la réforme de l'hygiène de vie, et que ça a été complètement absent de tous les débats.
C'est-à-dire que globalement, surtout quand on pousse les gens finalement à rester chez eux, enfermés devant la télé, on sait qu'on va renforcer la consommation de nourriture dégueulasse, d'alcool, de cigarettes et de la sédentarité, le manque de respiration.
Donc en fait, c'est une espèce d'effet iatrogène qui est complètement délirant et qui ne fait pas partie d'une politique de santé. Donc ça, c'est vraiment la chose qui a été minorée et surtout je dirais à la limite on pourrait dire voilà dans le premier coup on s'est fait prendre de vitesse, on n'a pas eu le temps de réagir, mais quand on te dit après qu'il va y avoir une deuxième vague, ce qui a priori en plus n'est pas vrai, mais de toute façon on se dit bon voilà le virus va muter,
l'hiver prochain on va avoir des problématiques qui vont être du même ordre, là on a tout le temps pendant l'été de faire une véritable politique de santé et c'est là où ça change complètement, parce qu'une politique de santé c'est une politique qui prend en compte vraiment le bien-être profond des individus, la qualité de leur alimentation et de l'information factuelle sur la façon dont ils vont pouvoir réformer leur hygiène de vie. Et l'un avec l'autre, c'est-à-dire une gestion beaucoup plus cohérente au niveau des urgences,
précédée d'une prise vraiment en compte des facteurs de l'hygiène de vie, et on fait de cette crise un formidable tremplin pour améliorer l'état de santé global de la population. Pour aller dans ce sens là, vous parliez aussi de peur, et pour moi la peur, en tout cas pour certaines, elle naisse beaucoup de l'ignorance de qui nous sommes, et je pense que si on avait un peu plus connaissance des ressources qu'on avait en nous, je pense qu'on aurait du coup beaucoup
moins peur, et du coup plus d'imagination sur les différents leviers à mettre en place. Et du coup, j'aimerais parler, et ça va aller dans le sens dont tu parlais quand tu parlais de ce médecin qui avait inventé presque un vaccin avec la peau, etc., qui mettait en application et en action, en tout cas, d'autres immunités, comme l'immunité mucosale du corps, que la vaccination, quand on, en tout cas, ne met pas en place la vaccination plus normale.
Et j'aimerais qu'on parle de l'immunité du corps et naturelle. En fait, qu'est-ce que selon vous, qu'est-ce que le corps a inventé comme vaccination pour répondre à son environnement, pour répondre aux informations de son environnement, pour s'y adapter et évoluer avec lui, en fait ?
Je pense que gagner en connaissance et en savoir sur l'immunité, je pense, du corps, ça peut aussi, nous, nous aider à gagner en sérénité et du coup, en liberté et en autonomie.
Louis, tu veux y aller ? Vas-y, vas-y Thierry. Je vais commencer par quelques remarques. Moi, je pense que d'abord, comprendre l'immunité, c'est d'abord et avant tout changer complètement notre notre regard sur ce que c'est que cette nature de l'immunité, c'est-à-dire que l'immunité est vue encore et trop souvent comme une espèce de rempart qui devrait nous protéger d'un monde extérieur qui nous veut du mal.
Et donc, on est dans une logique de guerre, d'opposition et ainsi de suite. et on veut renforcer notre immunité comme on voudrait renforcer les défenses de l'organisme. Alors que, ça c'est le modèle pasteurien, le modèle de Béchamp qu'elle j'adhère de plus en plus, et tout à l'heure quand on dit que finalement, quand on parle de coronavirus, c'est tous ceux qui avaient le terrain le plus faible qui ont présenté des symptomatologies ou qui sont morts, c'est donc bien que, comme l'a dit la phrase,
Pasteur avait tout raté et Béchamp avait raison, c'est le terrain qui détermine tout, d'une certaine manière, ce n'est pas le virus, c'est le terrain qui détermine tout. et donc voir le système immunitaire avant tout comme un système de communication, d'interrelation avec son environnement, de discrimination, parce qu'effectivement il ne faut pas faire d'angélisme, il y a des formes vivantes dans l'environnement, bactériennes et choses comme ça, qu'on ne doit pas laisser rentrer, ou en tout cas pas avec les portes grandes ouvertes,
donc ce n'est pas tout ce qui est dans l'environnement est bon pour nous non plus, il y a des mesures et des mesures adaptées à chaque individu, Et donc c'est rétablir la qualité de cette communication et voir cette immunité non pas comme un rempart et comme un blocage, ne pas se penser, et ça je rejoins Louis, ne pas se penser comme autonome, coupé de son environnement et capable de se satisfaire nous-mêmes, de se suffire à nous-mêmes,
au contraire de se dire que finalement la santé c'est beaucoup plus notre capacité à communiquer avec notre environnement que notre capacité à nous en protéger. Et que dans cette communication, il va y avoir des moments où on sera dans une forme de protection, c'est-à-dire des formes de « bon ok, ça, ça ne rentre pas », mais d'autres fois, au contraire, on va ouvrir les vannes en grand parce qu'on en a besoin.
Et que c'est cette dimension de l'immunité qui nous fait reprendre confiance dans notre capacité à communiquer avec notre environnement qui serait vraiment à mettre en avant et qui actuellement n'est pas mise en avant.
C'est-à-dire que globalement, enfin moi, ce que j'ai entendu de cette pandémie, de cette situation, ça a été un discours très bien orchestré au début, extrêmement anxiogène, dans lequel finalement tout le monde était à la merci de quelque chose dont on ne savait pas grand-chose mais qui allait nous tomber sur le coin du nez, qui allait tous nous tuer globalement, et on était complètement impuissants face à ce phénomène-là finalement, et on attendait patiemment la mort en
restant cloîtrés chez nous, en se protégeant le plus possible et en espérant que ça n'allait pas nous tomber dessus. Et ça ne correspond pas du tout à la réalité, C'est juste une négation complète de ce qu'est le rôle du système immunitaire et de sa fonction de communication avant tout.
Et c'est ça qu'il faut réhabiliter, c'est-à-dire replacer l'humain dans son environnement. Dire qu'en fait on n'existe pas en dehors de notre environnement et c'est une vision un petit peu promettienne des choses qui voudrait extraire l'humain de son environnement et le faire vivre dans des environnements complètement aseptisés, sans relation ou avec des relations au travers des écrans et ainsi de suite, ça ne marche pas en fait, ce n'est pas viable.
L'humain vit dans son environnement, il co-évolue avec son environnement, et le système immunitaire lui permet de trouver la bonne dose de communication, tu vois un peu comme quand tu discutes avec quelqu'un, pas trop près, pas trop loin, tu régules le volume de la conversation pour ne pas que ça t'écorche les oreilles, tu régules aussi la quantité d'informations que tu vas recevoir en fonction de ton état de fatigue du moment, tu peux en recevoir combien, bien. Ce n'est pas que l'information en
elle-même est mauvaise, c'est qu'à cet instant-là, tu ne peux pas en recevoir plus. Et donc, ce rôle de régulation, c'est vraiment la fonction de l'immunité et c'est ce qui fait que nous sommes vivants et c'est ce qui fait que nous sommes à notre place, dans notre environnement.
Hétérosubtypique. Non, mais quand on a fait la série ensemble, quand je suis venu filmer tout ton travail sur la série sur les vaccins. C'est vrai que moi, j'ai appris un mot, la vaccination hétérosubtypique.
Et c'est vrai que c'est un peu la façon qu'a inventé le corps et le vivant, en fait, pour se vacciner et de passer par toutes les immunités qu'on a, que ce soit l'immunité mucosale, cellulaire ou autre.
En tout cas, vraiment, de les additionner tous et de les mettre tout en lien et qu'elles aient tous un rôle à jouer. je trouve ça fort et en tout cas quand tu sais qu'il y a déjà en fait des réponses, des choses qui sont mises en application, qu'il y a déjà des ressources en nous qui existent pour se défendre et justement adopter cette juste mesure par rapport à l'autre, et bien en tout cas moi ça m'a permis d'avoir beaucoup plus de tranquillité, de sérénité dans mon rapport au monde
et à l'extérieur. Louis ? C'est très intéressant comment vous présentez les choses et on est assez d'accord en fait sur cette idée de sortir d'une logique guerrière ou défensive. Simplement on voit qu'on n'est aussi pas tout seul dans cette histoire là.
On pense que c'est que soi face au monde mais c'est tous les humains, l'autre, t'en as parlé Alex, c'est la rencontre avec l'autre quoi. Et l'autre, il est là où il en est, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des personnes âgées qui sont chez elles, cloîtrées avec des gants, des masques, devant BFM de longue, à se faire hypnotiser, qui ne sont pas sorties depuis sept ou huit mois et qui vont crever, pas du Covid, mais de solitude et d'abandon.
Et donc ça, c'est aussi une réalité. Et il y a quelque chose, à mon sens, un peu péremptoire, à leur dire mais vous avez tort vous faites n'importe quoi il ya besoin aussi de prendre soin de ça et dans le fait de prendre soin de la peur je pense que c'est il ya un enjeu immunitaire en fait quoi vraiment cette idée de la peur je pense qu'il ya vraiment à creuser en fait pourquoi il ya cette peur là et pourquoi la peur de ce virus bon elle est très
orchestrée médiatiquement toutes les de manipulation sont là, d'hypnose, etc. Toutes les techniques d'ingénierie sociale de Noam Chomsky, etc. La fabrique du consentement de Noam Chomsky sur les médias de masse est présente, mais quand même, ça résonne sur des peurs qui étaient déjà là. Et là, je reviens sur cette idée de ces assistances à la souffrance que j'avais développées au départ.
Pour moi, la peur, vient du fait d'être seul et que ça veut rien dire. Donc elle est sur l'absence d'assistance sociale, ce que j'ai appelé assistance sociale, et d'assistance symbolique autour de cette maladie.
Et donc il y a une partie de l'immunité, à mon avis, qui sert à ça, qui sert à aller chercher les alliés là où ils sont, mais à les prendre, et puis à assigner un sens à l'agent infectieux, Vap'n'Roll Thierry ils mettent le masque, pas parce qu'ils pensent que c'est utile, pas parce qu'ils pensent que ça va les sauver du virus, pas parce que ça leur fait moins peur, mais parce qu'ils se disent, comme ça on reste en lien,
comme ça la société, elle tient cohérence. Parce que si chacun faisait ce qu'il voulait, il n'y aurait plus rien quoi. Ce qu'ils ne voient pas, ce qu'ils ne comprennent pas à mon sens, c'est que la société, elle est déjà complètement effilochée.
Elle est déjà complètement... Elle s'est déjà effondrée. Mais ils s'accrochent à ça, à l'idée de, mais ça me tient en lien, en fait, avec le monde dans lequel je suis.
Et ça, c'est juste. Ça, c'est un vrai besoin profond et on ne peut pas le questionner en vrai parce qu'à mon avis, c'est le vrai besoin de fond de tout le monde. C'est d'être en lien avec le monde dans lequel on vit tout en restant soi et pour certains, par exemple, dire que l'hydroxychloroquine, ça marche pour plein de médecins, c'est hyper douloureux parce qu'elle voudrait dire se couper socialement de tout plein de monde autour d'eux.
Donc, ils ne vont pas le dire, même si les évidences pleuvent. Il y a plus de 160 études qui démontrent que c'est utile, etc. Ils ne vont pas réussir à le dire parce qu'ils préfèrent la parité à la vérité.
La parité, j'entends être avec les pères, c'est à dire être en lien. Ils préfèrent être en lien que la vérité. Et ça, c'est un gros morceau de cette épidémie. Pour moi, c'est quand en plus, on a peur.
On cherche à se cramponner à ce qu'on connaît aux gens qu'on aime, à ce qu'on connaît tel que c'est. Et c'est un gros morceau dans la maladie, la guérison et la santé aussi. C'est qu'il y a des gens, ils vont se cramponner à ce qu'ils connaissent, aux référentiels qu'ils ont, aux gens tels qu'ils sont, etc. Et en fait, ils vont se cramponner à leur maladie parce que quelque part, elle les rassure.
Sinon, ça voudrait dire transformer complètement leur relation. Et donc, mon idée derrière la tête, c'est que plutôt que d'essayer de convaincre d'autres gens, par exemple, sur cette épidémie, plutôt se mettre en lien avec les gens qui pensent pareil.
Pareil, plutôt que d'essayer de convaincre des gens d'aller vers une santé intégrale, allez juste souffler sur les braises du vivant. Allez rassembler les braises des gens qui pensent que « non, peut-être qu'on peut regarder différemment les choses ».
Et que ces braises, quand on les met ensemble, elles commencent à faire un grand feu, comme dans le film, et qu'en fait ça, ça nous donne de la puissance.
Parce que c'est une des autres choses qu'on a dit, c'est cette espèce d'impuissance systématique dans laquelle on nous met, et dans laquelle on accepte d'être. on est face à un mur de verre et il y a un moment en fait pour retrouver de la puissance il y a besoin d'être en lien avec d'autres accepter qu'il y a les autres voilà j'insiste sur cette notion de l'autre donc j'ai un peu dépassé le système immunitaire mais finalement ça reste en lien aussi et un truc qui me questionne justement dans la position où
tu es tout à l'heure donc là on parler aussi finalement des conséquences de la politique de santé ou de maladies actuelles sur le peuple, la façon dont les personnes vont gérer ça. On a parlé aussi tout à l'heure d'un certain dogme médical, mais ça correspond encore à une façon de voir les choses peut-être associées à des croyances.
J'aimerais aussi que tu nous parles encore à un autre niveau de la politique justement la politique de santé, de quelle manière est-ce que ces enjeux sanitaires, finalement, ils peuvent être utilisés, je ne sais pas, d'une manière politique et également tout cet aspect des enjeux économiques que tu as cités tout à l'heure.
C'est peut-être difficile de se rendre compte comme ça de l'extérieur du système de santé quand on ne connaît pas, moi je connais peu, à quel point l'enjeu économique est présent et important et de quelle manière est-ce que justement sur un plan politique les situations, ce qui se passe peut être instrumentalisé ? C'est une ligne rouge sur laquelle il faut danser avec prudence pour moi, parce que très vite tu es mis dans le camp des complotistes ou des choses comme ça,
dès que tu essaies d'analyser de manière systémique ou en tout cas de déplier une crise sanitaire dans ses différents centres. Derrida, c'est un philosophe, il dit une phrase énigmatique et incompréhensible pour les étudiants en philo en général, qui est la vérité dans le pli.
Bon, ça reste très énigmatique, mais moi, mon idée là-dessus, c'est que si tu as une situation et que tu la déplies progressivement, petit à petit, tu vois plusieurs centres, en fait, plusieurs points de vue.
Je pourrais prendre une autre image, si la réalité c'était un diamant multifacettes, t'en regardais qu'une seule à la fois et tu pensais que c'était ça la vérité mais en fait il y en a une autre et puis il y en a encore une autre et puis encore une autre et encore une autre mais c'est le même diamant que tu es en train de regarder.
Cette crise sanitaire tu peux la regarder par le côté sanitaire on va dire et médical mais bon ok et t'en auras déjà tout compris en fait. C'est un show romanesco, les petites volutes sont dans les moyennes volutes qui sont dans les grandes volutes, c'est une fractale.
T'as même pas besoin d'aller chercher la crise politique. T'as déjà vu que la fabrique du savoir dans la science médicale est corrompue, qu'elle est soumise à des conflits d'intérêts majeurs, qu'on te sort des études bidonnées avec 96 000 patients inventés pour te fourguer du remdésivir, pour te fourguer un vaccin.
Si t'acceptes de regarder, tout est évident. Donc on a dit le problème c'est de ne pas vouloir voir. Tu préfères ne pas voir parce que c'est trop douloureux. Tu sors du confort justement, tu rentres dans la Vap'n'Roll Thierry sur rue, un peu comme le Lancet ou le New England Journal of Medicine, et il fait un édito qui s'appelle Covid-19, Politisation, Corruption and Suppression of Science. Ca veut dire Covid-19, politisation, corruption et suppression de la science. Et en une page,
il balance tout ce qu'il a à dire. Et c'est pas le premier, c'est-à-dire qu'on en est peut-être au cinquième éditeur en chef de la publication scientifique médicale qui nous dit qu'elle est frelatée, qu'elle sert les enjeux de l'industrie du médicament et pas du tout la santé ni le savoir des médecins ni la compréhension du vivant. Il y en a même qui disent, Horton, le patron du Lancet il y a quelques années, il a dit clairement la publication médicale est passée du côté obscur. Je le dis comme ça.
Ça c'est extrêmement douloureux à regarder en face pour un médecin ou pour un soignant ou pour un scientifique parce que ça veut dire que d'un coup tout le système sur lequel tu as fondé toutes Vap'n'Roll Thierry !
des industries multinationales, enfin des multinationales, waouh, tu vas pas accepter quoi. Tu préfères regarder le truc en disant les pauvres c'est compliqué, moi je sais pas ce que j'aurais fait à leur place. Et là on rentre dans ce qu'on appelle le triangle de Karpman, en psychologie ça vous dit peut-être quelque chose, c'est l'idée qu'on va osciller tout le temps entre trois rôles, le bourreau, la victime et le sauveur.
Il y en a un qui va être le bourreau, le gouvernement qui vous confine, vous allez être la victime et confiner. Puis on va alterner dans les différents rôles. Et le gouvernement va arriver et dire ouais mais on peut pas faire autrement, vous comprenez le virus.
Ils vont se mettre dans la peau de la victime. Puis après ils vont arriver dans la peau du sauveur. Ouais mais on vous déconfine pendant deux semaines à Noël. Quand même sympa. Et puis ça va tourner comme ça.
Et tant que vous êtes dans le triangle de Karpman, vous et l'autre, puisque c'est un triangle interactionnel, Vous ne pouvez pas en sortir, vous êtes dans une triade infernale. Vous ne pouvez pas grandir.
Vous ne pouvez pas vous transformer. On a plein de gens aujourd'hui dans notre société qui sont piégés dans ce triangle de Kerkman. Ils vont être les victimes du pouvoir et puis après, ils vont être les sauveurs du pouvoir. Après, ils vont être les bourreaux du pouvoir, vouloir décagner le pouvoir.
Mais décagner le pouvoir, c'est pareil, c'est une illusion. En fait, c'est en ça que je vous disais face au déferlement totalitaire. On peut avoir un déferlement de violence qui cherche à décagner le pouvoir.
En fait, c'est une illusion aussi. Vous allez mettre un autre tyran à la place du tyran. Donc il y a un moment où il faut en sortir, et pour moi c'est la voie de la non-violence. C'est la voie de tenir le rapport de force et de faire émerger une diplomatie.
Donc on est en plein, ça rejoint cette idée de l'immunité dont on parlait tout à l'heure. Et c'est ça qu'on défend avec RéinfoCovid. Je vous ai dit que je ne parlais pas pour eux ni rien, mais c'est vraiment cette idée là.
Et c'est aussi de prendre soin des deux côtés, de la violence et des autres, de ceux qui ont peur avec leur masque, de tout le monde en fait. et de les écouter, d'aller essayer de descendre dans leurs besoins fondamentaux, de les aider à descendre dans ce besoin fondamental.
Vous n'avez pas besoin du masque, vous avez besoin de ne pas avoir peur, vous n'avez pas besoin de ne pas avoir peur, vous avez besoin d'être en lien. Ah ça c'est juste, vous avez besoin d'être en lien.
Comment on va aller vers ça ensemble ? Ça c'est plutôt de la communication non violente on va dire. Voilà, je ne peux pas aller plus loin mais ça répond un peu à votre question. donc sur la crise économique et financière etc. Mais en fait c'est les mêmes volutes que ce que je viens de décrire là. Le système financier était déjà très malade en fait, on avait la dette des étudiants américains à 1000 milliards de dollars, la dette chinoise à plus de 1000 milliards de dollars,
c'est bien décrit par Gaël Giraud dans des thinkerview, si vous voulez regarder c'est un économiste qui le raconte très bien, c'est que les dark pool, les chambres de compensation, comment ça marche au niveau de la finance internationale, en fait vous n'avez même pas Vap'n'Roll Thierry ! Là, en l'occurrence, on n'a pas de contre-pouvoir.
Le système économique, financier, médical, sanitaire, politique se sont ligués ensemble pour nous faire aller, pour nous mener d'abord dans un labyrinthe. C'est-à-dire, pour moi, le schéma dominant actuel, la symbolique dominante actuelle, c'est celle du labyrinthe.
On fait tourner à gauche, tourner à droite, partir en arrière. On passe son temps à vous distraire pour pas vous montrer où on vous emmène. Mais on vous emmène quelque part.
On vous emmène vers du néolibéralisme mondialisé, technosanitaire quoi, donc ce que je vous ai appelé tout à l'heure des Khmers blancs technosanitaires qui veulent prendre le contrôle de votre vie de manière interstitielle, rentrer en vous jusqu'à ce que vous ayez un passeport biométrique sous la peau ou que vous ayez un certificat vaccinal sous la forme de nanoparticules, pourquoi pas, c'est à l'étude, etc. Donc en fait, tout ce que disent les complotistes quelque part, ça se vérifie trois mois après quoi, donc c'est intéressant parce
qu'on devrait arrêter de parler de complotistes, Vap'n'Roll Thierry ! et de transformer la peur en action, en fait, réellement. Et l'action, c'est de sortir du labyrinthe, de péter le labyrinthe, soit de péter les murs, soit de grimper sur les murs, soit de prendre le fil d'Ariane et de sortir.
Et l'idée, c'est de ne pas sortir vers le même endroit que là où on est sorti. Sinon, on est pareil que tout à l'heure. On est dans guérir la maladie par la médecine allopathique qui nous ramènerait à la maladie dans quelques mois ou quelques années.
Non, il faut changer les conditions globales dans lesquelles on vit. Et donc, c'est peut être ça les vrais ressorts. Et donc, à mon sens, les gens qui sont en train de faire des éco-hameaux, qui sont en train de faire là des sommets, enfin là c'est fini, mais qui sont en train de cultiver, etc. pour qu'on soit autonome au niveau alimentaire, ils sont plus utiles que les gens qui vont essayer de faire des pétitions qui ne servent à rien contre le pouvoir, quoi. Oui, je pense que c'est dans cette voie-là, effectivement, qu'on se rejoint complètement.
Et moi tu vois, je sais que tu ne parles pas au nom de RéinfoCovid, donc il n'est hors de question de te piéger avec ça, mais j'ai quand même l'impression qu'on voit émerger un certain nombre de médecins, de soignants suite à cette crise, de personnes qui disent finalement « moi je me dissocie de ce que veulent les institutions et de ce que veulent les protocoles pour moi, parce que moi ce que je veux c'est soigner, et je veux pouvoir soigner comme je le sens ». il y a une espèce de,
je ne sais pas moi, en tout cas je le vois comme une espèce de scission entre des macro-systèmes très idéologiques finalement qui voudraient normaliser tout, cette coalition entre le monde techno-scientifique, médico-chimique et ainsi de suite, et puis des individus qui à leur niveau voient d'autres individus et qui veulent avec tout leur cœur finalement améliorer l'état de santé, le vécu de ces individus, et qu'il y a vraiment des gens qui font ces sessions. Est-ce que c'est ça aussi
réinfo-Covid d'une certaine manière ? Est-ce que c'est ce que tu vois toi ? Tu vois, j'ai presque envie de te dire, alors c'est très provocateur, mais est-ce qu'il n'y a pas une différence de plus en plus notable entre ce que veulent les médecins, ce que veulent les soignants et ce que veut soit l'industrie pharmaceutique, soit même je dirais l'ordre des médecins ?
Et là en ce moment on a vraiment un schisme et cette crise c'est avant tout la libération de cette espèce de tutelle absolue quoi. Oui, je suis d'accord avec toi. Je pense qu'il y a une reprise de liberté et de souveraineté progressive, même si je pense que la réalité est mitigée en fait.
Il y a des gens qui sont à fond là et ils sont peut-être plus nombreux pour le moment que les gens qui ne sont pas à fond. Il y a plein de gens qui sont juste dans leur zone de confort et qui ont peur en fait d'en sortir par rapport à ce que je te disais tout à l'heure, le fait de sortir de la parité, Et ce serait trop douloureux, en fait. Ils préfèrent faire semblant.
Mais je pense qu'ils seront emmenés dans le déferlement totalitaire, ce que j'ai appelé déferlement totalitaire. En fait, c'est pas moi, c'est Ariane Billerand qui parle de ça. Le moment paranoïaque de l'humanité.
C'est une normalienne qui fait de la psychologie et qui a étudié la psychologie du pouvoir et du totalitarisme. Et elle décrit ça. Elle décrit qu'on est dans un moment totalitaire, en fait, comme il y en a eu au moment du stalinisme, comme il y en a eu au moment des Vap'n'Roll Thierry !
le truc quoi et donc je pense qu'on échappera pas en partie au moins à un déferlement totalitaire et que mon rôle de résistant c'est de tenir c'est pas d'essayer d'infléchir ça c'est que cette maladie entre guillemets elle doit aller jusqu'au bout et elle doit faire son travail jusqu'au bout de poncer notre système de poncer les humains j'entends poncer pour retrouver le intérieur, de les poncer jusqu'au bout et qu'on n'en fera pas l'économie parce que si on en fait l'économie en fait on va repartir sur des bases malsaines.
Et donc l'idée c'est de tenir et pour tenir il faut faire PAC, il faut se serrer les uns aux autres. J'en ai déjà parlé à cette idée du nous, je suis très attaché à la fois à l'étincelle individuelle dont on a besoin mais aussi de la cohérence collective qui permet que cette étincelle individuelle elle sert à quelque chose, elle sert la raison d'être collective, et la raison d'être collectif et le collectif, il nourrit en stabilité, en sécurité l'individu qui du coup peut faire son étincelle individuelle.
Donc là, je pense que les résistants, justice regroupe, on a regroupé les braises comme j'en ai parlé tout à l'heure, et puis on va tenir bien serré les uns contre les autres le temps que ça passe. J'espère que ça va passer vite, mais je ne suis pas sûr.
Et je pense qu'il y a encore quelques épreuves sur le chemin, Vap'n'Roll Thierry ! en général, un instrument très doux, qui fait 7 notes, quoi. C'est les 7 notes de base du morceau.
Ben la résistance, pour moi, c'est ça. C'est la flûte traversière qui continue, on l'entend même plus. Sauf qu'à un moment, pendant que les flonflons, ils sont en train de monter, monter, monter, on n'entend plus rien, il y a un moment où le chef d'orchestre, il va faire pfff, et là tout va s'arrêter, tout va retomber, et la flûte traversière, elle va juste faire ses 7 petites notes,
et on va recommencer un monde meilleur, dans l'héritage de ce qu'il y avait avant le déferlement totalitaire. Donc moi, c'est ma seule ambition pour le moment, c'est pas de transformer quoi que ce soit, c'est de laisser la transformation se faire et tenir le fond, le joyau qu'il y a au centre en restant bien groupé. Merci Louis.
Je crois qu'on va garder ça pour la fin. Je ne sais pas si tu veux. Magistral. Je te remercie. Je crois qu'il y a eu beaucoup de monde qui ont entendu cette vidéo déjà ce soir, donc je remercie vraiment toutes les personnes qui étaient présentes.
Je te remercie Louis aussi de nous avoir consacré, je sais que tu donnes beaucoup de ta personne actuellement, tu payes ta part pour la résistance. On a vraiment, enfin moi je souscris complètement à cette vision de la résistance de continuer à garder le feu allumé le temps que le grand arbre tombe effectivement, et tout est en germe, tout est présent, et tout ne demande qu'à germer parce que c'est le sens du vivant, donc aucune inquiétude et à laisser
cette flamme de la résistance. Moi, cette flamme de la résistance s'exprime aussi beaucoup dans le film vivante d'Alex et d'Elfie, donc j'encourage vraiment toutes les personnes à aller le voir dans les cinémas, bon non, les cinémas sont fermés, j'ai oublié, excusez-moi.
Hop, hop, hop, je croyais que j'étais encore dans un ancien monde, je me suis réveillé, j'ai dormi un instant, excusez-moi. Mais par contre, grâce à Google, on peut le voir en VOD et ainsi de suite maintenant.
Donc voilà, il faut résister, c'est notre façon de résister. Et sous la vidéo, il y a le lien si vous allez le voir. Vous faites des projections chez vous. Bien sûr, ne dépassez pas six personnes et ne faites pas de bêtises.
Mais en tout cas, regardez-le, partagez-le et continuez à porter ce message. Merci à toutes les personnes aussi qui partageront cette vidéo, qui partageront toutes ces informations et ce formidable message d'espoir.
Merci Louis. Merci sincèrement d'avoir été présent pour cette soirée, pour avoir donné autant de temps à vous tous et merci pour ce beau film. Vraiment, j'ai passé un moment avec ma femme à le regarder, très Vap'n'Roll Thierry ?
dans ta zone de confort et moi pour moi c'est hyper admirable et encore une fois ça rejoint ce que tu disais tout à l'heure j'étais aussi extrêmement bien entouré et ça m'a beaucoup aidé quoi c'était vraiment déterminant et je te je te renvoie aussi en miroir l'admiration je ressens aussi de l'admiration pour toi et de voir parce que là moi tu vois j'ai rien à perdre de parler tout ça etc.
Toi, t'es là et t'es dans justement ton rôle de médecin, etc. Et je trouve ça admirable que tu te lèves et que tu portes cette voix. Donc, voilà, c'est une conversation qui a été très réjouissante.
C'est chouette de partager ça avec tout le monde là. Merci pour ce beau lien à tous. Merci à vous trois de votre présence, de vos paroles. 4 avec le chat, 4 avec le chat.
Est-ce qu'il ronronne assez fort non ? Merci. Merci à tous. Merci Louis. Merci beaucoup. Bon repos à toi. Je crois que tu as des gardes aussi. Donc bravo. Bravo.
Merci à toutes les personnes qui ont participé à ce live. Merci de partager. Merci de diffuser ces vidéos. C'est important. C'est les braises dans l'obscurité actuellement et c'est celles qui donnent aussi la direction et qui permettent de garder le feu vivant.
Merci à vous toutes et à vous tous et à très très bientôt. Merci pour votre participation dans le chat, dans tous ces partages, tous ces liens qu'on a faits, même si c'est du virtuel, ça reste quelque chose qu'il faut continuer à valoriser.
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