l'infantilisme...
Cette vidéo part d’un constat simple : beaucoup de comportements que l’on croit être de l’autonomie sont en réalité de l’infantilisme. Thierry commence par sa propre expérience de jeune anarchiste convaincu de n’avoir de comptes à rendre à personne, et montre comment cette posture, loin de libérer, enfermait dans la souffrance et l’agressivité.
Il distingue ensuite deux attitudes face aux lois physiologiques : celle de l’enfant qui nie le mur contre lequel il se cogne, et celle de l’adulte qui les reconnaît et les respecte. Supprimer les symptômes sans changer de direction, c’est, selon lui, se mettre la tête dans le sable, et cette logique vaut autant pour l’alimentation que pour tous les autres domaines de la vie.
La vidéo aborde ensuite la question de l’âme, du corps et de l’esprit, en réponse à une question d’un membre. Thierry utilise la métaphore de l’ampoule et du courant pour expliquer comment l’âme peut choisir de servir une lumière qui la dépasse ou, au contraire, se replier sur elle-même, et pourquoi cette seconde option mène, selon son expérience personnelle, à l’isolement et à la tristesse.
Il conclut sur la notion de discipline du regard : revenir sans cesse vers ce qui élève plutôt que vers ce qui fait chuter, fermer les portes que l’on a laissées ouvertes, et accepter que cette démarche soit un choix actif, pas une grâce automatique. Des exemples concrets sur les écarts alimentaires illustrent comment appliquer cela au quotidien.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction : le blouson de cuir et l’anarchisteThierry raconte son passé de jeune révolté convaincu de ne dépendre de personne, et pose la question de ce que cette posture cachait réellement.
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2:04L’infantilisme physiologique : nier le murManger n’importe comment en comptant sur les médicaments pour effacer les symptômes, c’est la définition même du comportement infantile selon Thierry.
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4:09Talent, argent et comportement d’enfantQuand on reçoit une capacité ou une réussite, la réaction infantile est de la garder pour soi, là où l’adulte la met au service des autres.
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8:10Sortir du nombrilisme : qu’est-ce que l’âge adulte ?Thierry définit la maturité comme un âge de service et d’oubli de soi, dans lequel on diminue ses exigences personnelles pour laisser place à autre chose.
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10:20Corps, âme et esprit : la question de JohannEn réponse à une question d’un membre, Thierry présente sa vision des trois composantes de l’être humain et de leurs interactions.
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12:24L’ampoule et le courant : métaphore de l’illuminationL’âme est comparée à une ampoule qui peut être alimentée par des sources très différentes, et toutes ne mènent pas au même endroit.
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16:28Vendre son âme : l’expérience personnelle de ThierryThierry décrit les années où ses réalisations extérieures avaient du succès pendant qu’il s’enfonçait dans la tristesse, et ce que cela lui a appris.
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18:36La spiritualité pratique, pas théoriqueCe n’est pas en parlant de spiritualité qu’on la vit, et Thierry explique comment des personnes concrètes l’ont sorti de l’illusion de toute-puissance.
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20:41Fermer les portes : le choix actifLa séparation, la peur et les pulsions négatives n’entrent que par les portes qu’on laisse ouvertes, et c’est à chacun de les fermer en premier.
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22:41Application concrète et discipline du regardSur les écarts alimentaires comme ailleurs, Thierry explique comment retourner immédiatement son regard vers ce que l’on veut vraiment construire.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour, ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru, ravi de vous retrouver parce qu'aujourd'hui en plus je vais vous parler de quelque chose qui me tient vraiment, vraiment beaucoup à coeur et que je tenais vraiment à passer dans ce processus, dans ce processus que l'on vit tous là durant ces trois semaines pour les gens qui ont embrayé, durant ces trois mois, ces trois ans pour ceux qui ont déjà embrayé sur cette transformation radicale de l'individu et vous avez vu le titre de
cette vidéo l'immaturité alors l'immaturité pourquoi l'infantilisme l'immaturité quand quand j'étais jeune quand j'étais jeune peut-être certains d'entre vous vont avoir du mal à le croire mais quand j'étais jeune j'avais un gros bouson de cuir avec des clous sur les épaules j'avais des bottes des bottes en cuir noir avec des fers au bout j'avais un t-shirt avec marqué ni dieu ni maître et j'étais en lutte, je me considérais comme anarchiste, je ne dépendais de personne, je n'avais personne au-dessus de moi,
j'étais ma propre finalité, mon propre maître, mon propre dieu. Et qu'est-ce qui se passait ? Je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à la pinéale ce coup-ci, je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à la pinéale, parce qu'en même temps j'étais très fier, très arrogant et physiquement j'étais pas si bien portant que ça psychiquement j'étais très très très très mal, agressif, violent, mal dans ma peau et ma revendication elle était purement puérile.
Ne pas reconnaître que nous dépendons de lois qui préexistent qui préexistent à notre propre création, notre propre engendrement et que nous sommes dépendants, redevables de ces lois, pour moi c'est l'immaturité totale, l'infantilisme total. Et ce monde, pour moi, ce monde, avant tout le terme qui le qualifie, c'est l'infantilisme. Nous sommes des enfants qui nous déguisons avec des costumes, avec des rôles sociaux, avec des attitudes, on prend des visages d'adultes,
alors un visage adulte d'habitude c'est... Ça montre bien à quel point tout est cassé, mais c'est l'infantilisme. C'est l'infantilisme dans toutes nos réactions et dans toutes nos relations. L'infantilisme, c'est de dire, moi, je ne dépends de rien sur le plan physiologique.
Je peux faire ce que je veux. Je peux manger ce que je veux. Je peux vivre n'importe comment. De toute façon, ça ne m'atteindra pas. Ça ne m'atteindra pas, puis dans tous les cas, je prendrai quelques médicaments, et je vire le symptôme.
Virer le symptôme, supprimer les symptômes pour moi c'est du pur infantilisme. C'est faire la la la la la, je ne vois rien, je ne vois plus rien, je n'étais pas vu, je n'étais pas entendu, c'est uniquement ça.
C'est se voiler la face et se mettre la tête dans la terre pour ne pas voir l'amoncellement, l'amoncellement qui croule sur nous, l'amoncellement de nos erreurs, de nos mauvaises directions que l'on a employées. c'est se cacher la tête dans le sable et crier très fort en croyant que l'on va faire fuir, fuir tout le mal qui nous accable.
Ça c'est l'infantilisme. L'infantilisme c'est ça, c'est de dire je suis ma propre finalité, je suis ma propre finalité, je suis mon propre créateur, je suis mon propre déterminateur.
En pratique ça marche pas, ça marche pas sur le plan physique, les corps sont de plus en plus malades et je jubile quand je dis ça, je jubile parce que ma dépendance, ma dépendance à des lois qui préexiste, à des lois créationnelles qui préexistent, à la façon dont l'être humain a été créé, cette dépendance, elle me fait jubiler car j'ai de la joie, j'ai de la joie à me mettre dans un cadre, dans un cadre qui a été déterminé pour moi, parce que dans ce cadre-là, alors oui, vraiment,
je suis libre, alors qu'avant, je me croyais libre en étant en dehors du cadre, et en fait j'étais en laisse, Je n'étais qu'un individu en laisse, je n'étais qu'un enfant en laisse, qui ignorait la chaîne, qui le tenait prisonnier.
Et cet infantilisme, on le voit absolument partout. On le voit aussi à l'œuvre dans la vie spirituelle. Toutes ces personnes qui pensent qu'elles peuvent être leur propre finalité, leur propre créateur.
leurs propres créateurs, je peux créer mon monde, mais quelle illusion, on peut diriger son regard dans une direction, ça oui on peut diriger son regard, mais le reste non.
Et l'infantilisme il est alors même dans notre société, dans notre société par exemple Par exemple, quand quelqu'un a un don, a un talent, a de la réussite, même sociale, et qu'il reçoit de l'argent, par exemple, qu'est-ce qui se passe ?
Il réagit comment ? Comme un enfant, je veux la nouvelle voiture, je veux le nouvel écran plat, si je ne l'ai pas, je trépigne et je vais manifester pour avoir un peu plus d'argent pour pouvoir m'acheter plus de choses mais ça ça c'est un comportement d'enfant c'est un comportement d'enfant et un enfant et bien on lui reconnaît souvent des capacités d'enfant et un jugement d'enfant un adulte quand il reçoit quelque chose il ne reçoit pas pour lui mais il le met au
service il reçoit tout don toute facilité tout potentiel comme quelque chose dont il redevable et comme une exigence sur lui. Vous avez des capacités à faire quelque chose c'est une exigence qui est sur vous en tant qu'adulte, c'est une exigence de le mettre au service des autres, c'est une exigence d'utiliser cet outil pour servir les autres, non pas pour son propre finalité, pour son propre enrichissement, mais pour servir.
Et à cette condition là uniquement, alors on aura un comportement réellement adulte, on pourra revendiquer comme des adultes, se poser comme des adultes et jugés comme des adultes. Et ça me paraît une différence fondamentale. Autour de nous, tout n'est qu'infantilisme.
Et l'infantilisme, quand on est enfant, c'est absolument normal. C'est une époque privilégiée dans laquelle on est intrinsèquement centré sur nous-mêmes et sur notre nombril, parce que l'enfant se construit comme ça et a besoin de cette construction.
La nature de l'enfant est une nature enfantine, et c'est absolument normal et il n'est pas question de transformer un enfant pour en faire autre chose que le processus qu'il doit vivre, cette centration, mais il y a un moment où cette centration, elle doit cesser, il y a un moment où on doit se rendre compte qu'elle ne suffit pas, on doit même se rendre compte que par nous-mêmes cette centration, elle est bien médiocre, elle est bien limitée, que nous n'avons pas la potentialité de
nous suffire à nous-mêmes et c'est alors qu'il faut sortir de ce nombril, de ce tout-mais-du-point-com, ce site que j'aimerais bien créer un jour, tout-mais-du-point-com, tout pour moi, tout qui vient pour moi, et à ce moment-là on rentre dans l'âge adulte.
L'âge adulte c'est un âge de service, c'est un âge d'oubli de soi-même dans lequel on cherche finalement à diminuer, diminuer ses exigences, diminuer ses préférences personnelles, diminuer pour mieux se laisser habiter par quelque chose d'autre que l'on reçoit, que l'on reçoit en abondance et qui nous permet d'aller vers le monde, d'aller oeuvrer, oeuvrer.
La vie adulte c'est une vie d'œuvre, je ne dirais pas de travail, c'est une vie d'œuvre, mais ce n'est pas une vie de repos, c'est une vie d'œuvre où on se met, où on va au combat, où on va au travail, où on va oeuvrer, donner sans cesse.
Sans cesse et pourquoi ? Parce qu'on est porté par quelque chose d'autre, On est porté par quelque chose d'autre qui est tellement colossal que de toute façon, toute cette énergie qui nous est demandée à œuvrer, elle est tellement légère à porter.
Elle est tellement légère à porter, on ne la sent pas puisque nous ne sommes que le réceptacle qui est traversé par quelque chose de plus puissant que nous. En matière de santé, c'est vrai, reconnaître les lois qui président à notre création, les respecter, et bien c'est recevoir toutes les grâces, c'est voir instantanément, et ça parait quelque chose de bonimenteur de foire, mais c'est la réalité, c'est voir instantanément la plupart de nos maux complètement disparaître.
C'est voir un voile se déchirer dans lequel une vie qui nous paraissait lourde, grise, accablante, redevient tout de suite une route ouverte, une pleine route ouverte vers une infinie possibilité. C'est ça sur le plan physique, reconnaître les lois qui préexistent et se comporter comme un adulte.
Se comporter comme un adulte, c'est dire oui, j'acquiesce à ces lois, j'arrête de me taper la tête contre des murs, j'arrête de faire comme si ces murs n'existaient pas, et je les respecte, je les respecte.
Quand on est enfant, on dit non, on est au milieu de la pièce, puis on dit non, il n'y a pas de mur, puis on se tape la tête contre le mur, et puis on dit non, non, non, mais ce n'est pas un mur ça, Ça, c'est pas un mur, non, non, non, non, non, pas la peine de forcer, si la personne veut que ce soit un mur, ça restera un mur, mais elle restera enfant,
elle restera complètement enfant. Et donc en tant qu'adulte, si l'on prétend devenir adulte, et bien en tant qu'adulte, il nous est demandé de reconnaître les murs, de les accepter, de les accepter simplement parce qu'ils sont là, de ne pas se taper la tête contre des évidences, et d'enfin vivre par cela, pour cela, et de vivre en accord avec cela.
Et c'est ça la maturité réelle. La maturité réelle, c'est reconnaître qui nous sommes, ce que nous sommes, ce qui nous fait, reconnaître cela, l'accepter et mettre en oeuvre de la compagnie uniquement.
C'est le message essentiel de l'hygiénisme. Mais ce message qui est valable sur le plan physiologique, il est valable aussi sur tous les plans. J'ai reçu une question il y a quelques temps de Joanne.
J'ai reçu une question de Johan qui me demandait de parler de l'âme. Qu'est-ce que c'est que l'âme ? Alors c'est un sujet, on n'est pas toujours à l'aise quand on parle de l'âme, mais elle tombe très très bien, parfaitement bien, dans le sujet d'aujourd'hui.
Pour moi, un humain, il est composé de trois choses, et ces trois choses, elles ne sont pas séparées. On va bien comprendre que je vais utiliser des mots, des concepts, c'est la limite des mots pour rendre compte d'une situation qui est globale, qui est vraiment globale.
On a un corps, une âme et un esprit. Le corps, c'est le corps physique, c'est le domaine du sensuel, du sensoriel, c'est ce que l'on ressent, que l'on perçoit, que l'on perçoit plus ou moins physiquement, plus ou moins subtilement, mais ça c'est tout le domaine du sensoriel du corps.
Il y a l'âme ensuite, et un de mes enseignants se plaît à dire que dans l'âme, il y a la vie, c'est-à-dire la volonté, l'intelligence et l'émotion.
L'âme, c'est l'incubateur d'une certaine manière qui va mettre en œuvre dans nos vies quelque chose d'autre. C'est notre outil pour interagir avec le monde plus spirituel et le monde plus sensoriel, c'est l'interconnexion. Au-delà, il y a l'esprit.
Alors l'esprit, qu'est-ce que ça pourrait être ? L'esprit, la plus belle image qu'on m'ait donnée, on m'a dit, l'esprit c'est comme une ampoule. C'est comme une ampoule qui peut éclairer l'entièreté de notre être.
Une ampoule, on la place au-dessus. Mais une ampoule aussi, il va s'agir de savoir quel courant l'a fait briller. Et là, c'est une question très très importante. Cette ampoule, une fois qu'elle a reçu du courant, elle brille, et c'est à ce moment-là que l'âme illuminée peut choisir de servir cette lumière qu'elle reçoit de l'ampoule, et alors là, pour moi, c'est un comportement adulte de service.
Ou alors l'âme peut choisir, au contraire, d'ignorer, et donc effectivement on a une liberté de tourner notre regard vers autre chose, d'ignorer cette ampoule qui brille ou pas, d'ignorer de retourner son regard et de regarder vers le corps, vers le sensoriel, et de se satisfaire elle-même, d'utiliser ses propres outils pour sa propre complétude. Et là, pour moi, tout ça, c'est l'état d'infantilisme total, et c'est surtout la perdition.
C'est toutes ces personnes qui pensent qu'elles vont utiliser leur propre personne pour arriver à leur propre fin, qui se croient à leur propre finalité et qui pensent qu'avec leur volonté personnelle unique, individualisée, elles vont arriver à quelque chose.
Et c'est un leurre, c'est un leurre complet. Notre âme est faite pour être au service de cette lumière qui est dans cette chambre de l'esprit qui est éclairée par cette immense ampoule qui est alimentée par un courant.
Et la question de ce courant là aussi est très importante. Parce que ce courant peut être fourni par de nombreuses choses. Et on peut avoir des illusions d'illumination avec des petits courants. Le monde spirituel est habité de nombreuses forces. Globalement, il y en a deux.
Il y a la force de création, le créateur, Dieu, et de l'autre, il y a les forces de séparation. Les forces de séparation, de peur, de doute, d'angoisse. Les forces de séparation sont multiples.
On leur donne le nom que l'on veut. Mais elles ont la potentialité, elles aussi, de faire légèrement briller, par petit arc électrique, l'ampoule. Et c'est là où se situe l'illusion. C'est-à-dire qu'on peut avoir l'illusion complète du pouvoir, on peut avoir l'illusion de l'illumination parce que cette ampoule va être un temps alimentée par ces forces de séparation qui sont là pour nous séduire, qui sont là pour nous tenter.
D'autant plus quand leur discours va être finalement j'illumine mais ce tu peux le garder pour toi-même, tu peux le ramener sur l'âme, te l'approprier et en faire ta propre puissance. Et bien, notre propre puissance, chaque fois que nous nous laissons tenter par notre propre puissance, nous sommes profondément dans l'erreur, j'en suis persuadé, pour l'avoir expérimenté pendant des années.
J'ai vécu des années dans l'illusion de ma propre puissance, de ma propre grandeur, et j'étais de plus en plus triste, de plus en plus mauvais. Effectivement, sur le plan matériel, je réalisais énormément de choses et les gens étaient subjugués.
Et il se disait, cette personne-là, il doit être vraiment dans une voie, une voie juste parce que ses réalisations, tout ce qu'il entreprend, a du succès.
Mais ça avait du succès à quel prix ? J'avais vendu mon âme. Vous connaissez cette expression ? J'avais vendu mon âme. J'avais troqué mon âme pour la puissance. J'avais mis mon âme au service de la séparation, à condition de recevoir de la puissance.
et ce faisant j'étais perdu, ce faisant j'étais perdu, j'étais triste et seul comme l'amour. Notre âme est un outil, un outil fabuleux qui doit recevoir la nourriture de l'esprit, qui doit être en permanence tournée vers l'esprit.
Et recevant cette nourriture, cette inspiration, ces messages, en recevant ces messages, et bien mettre en oeuvre la nourriture qu'elle reçoit de l'esprit, mettre en oeuvre au travers de l'action, l'action dans le monde, parce que c'est à nos fruits, c'est à nos fruits que l'on reconnaît notre esprit et que l'on reconnaît notre âme uniquement, c'est aux fruits que l'on donne dans ce monde, donc une spiritualité théorique, je ne sais pas ce que c'est,
je ne la connais pas et elle ne m'intéresse pas. La spiritualité est avant tout pratique, on ne doit pas en parler, on doit la vivre, il n'y a pas besoin de parler de Dieu, de Christ, ou de quoi que ce soit à longueur de temps, il y a à vivre, à vivre ça, à l'inonder, à l'irradier, à le faire déborder, déborder, déborder, parce que de toute façon il y en a des quantités colossales
à donner. Il faut que ça déborde, il faut que ça déborde de nous, que nous soyons un fleuve abondant et que nous entraînions à notre suite tous les gens qui sont encore dans la recherche. C'est bien ce qui m'a sauvé moi, c'est vraiment ce qui m'a sauvé quand j'étais dans cette illusion de toute puissance, quand je servais quelque chose qui me donnait l'illusion de puissance, mais qui me mettait à terre aussi, qui me plongeait dans une profonde tristesse, c'est bien parce que des gens ont été des sources abondantes à côté de moi,
qu'elles ont témoigné de la joie qu'il y avait à servir, que ce soit sur le plan physiologique, à servir des lois qui étaient supérieures à nous et qui m'ont appris ces lois, qu'il y avait de la joie à servir un créateur qui est plus grand que nous, et qu'il y avait de la joie à ça, c'est bien parce qu'on m'a appris à suivre, à être un adulte dans la discipline et l'obéissance finalement, et bien c'est parce qu'il y a des personnes qui m'ont appris ça que j'ai pu vivre libéré d'une certaine manière,
mais vraiment libéré. Vivre libéré, c'est toujours la différence que je fais entre cadre et autorité. Vivre libéré, c'est dans un cadre, un cadre qui est le nôtre. Vivre esclave, c'est vivre sous le joug d'une autorité. L'autorité, c'est quelqu'un qui nous tient à l'aise, qui n'a pas créé de cadre dans lequel nous pouvons évoluer librement, qui nous tient à l'aise et qui nous dit un jour fais-ci, fais-ci, hop là, non je ne veux plus,
ne fais pas ça. C'est la manière dont on a d'éduquer les enfants actuellement, c'est-à-dire qu'on ne leur pose pas de cadre, on ne leur pose absolument pas de cadre sécurisé, mais par contre on les tient à l'aise sans cesse, et ils sont au libre arbitre de notre volonté.
Un jour on est de bonne humeur, alors on le laisse faire ce qu'il veut, et puis un jour on est de mauvaise humeur, et au moindre mot qu'il dit l'enfant, on s'énerve contre lui, ça c'est totalement injuste.
De l'autre part, c'est un comportement qui est totalement infantile et capricieux, et c'est un comportement que je dis pervers uniquement, c'est un comportement pervers dans lequel nous ne nous comportons pas en adulte.
Donc il est de notre devoir de diriger notre âme en permanence vers l'esprit, une fois qu'on s'est assuré que notre esprit était alimenté par une source abondante et qu'on s'est assuré que cette source était du domaine de la création, du créateur, et non pas du domaine du séparateur.
Une fois que notre ampoule, cette ampoule de l'esprit, cet esprit est habité, est habité réellement par cette présence, c'est à nous, au départ en tout cas, d'une façon volontaire à tourner sans cesse notre esprit, à fermer les portes, à fermer les portes qui permettaient de laisser rentrer le séparateur.
Je ne sais pas si vous vous souvenez par exemple de cette chanson des Rolling Stones Sympathy for the Devil, Sympathie, oui, empathie pour le diable. Et dans la chanson, le refrain, c'est « Pleased to meet you, hope you call my name.
» C'est-à-dire, ravi de te rencontrer, c'est le diable qui parle, j'ai entendu que tu as appelé mon nom. Le séparateur ne vient, la séparation, la peur, l'angoisse, le mauvais en nous, ce qui fait que l'on va dénigrer quelqu'un, ce qui fait qu'on va avoir des pulsions agressives vis-à-vis de quelqu'un, il ne vient que parce qu'on a laissé des portes ouvertes et qu'on a laissé la place à cette possibilité.
Il ne faut pas se cacher, il ne faut pas se mentir, on a laissé cette porte ouverte, on dit non mais je ne voudrais plus faire ci, je ne voudrais plus faire ça, oui mais on s'en est laissé la possibilité, parce que sinon, ça ne viendrait pas.
Et il ne s'agit pas d'attendre que Dieu nous protège de ça, il ne s'agit pas d'attendre que Dieu ferme les portes à notre place. Avant quand j'étais encore un enfant, je priais, je priais, mon dieu, mon dieu, prière, je te prie, je te prie, aide-moi, aide-moi s'il te plaît à résister à ça, aide-moi s'il te plaît à résister à ça, et puis rien n'a marché, rien n'a marché,
et un jour j'ai écouté, et ce qui m'a été donné c'est, attends mon coco, c'est à toi de fermer la porte, moi je t'aiderai après à tenir cette porte fermée et à endurer le fait d'avoir fermé cette porte, je t'aiderai à endurer d'avoir fermé cette porte, mais je t'aiderai pas à fermer la porte.
La porte c'est ton choix. Chacun de nous a le droit de dire oui ou non à la vie en abondance à tous les moments. Chacun de nous a le droit de reconnaître qu'il y a un mur contre lequel il se cogne ou pas. Chacun de nous a le droit de nier ou pas les évidences qui préexistent à ce que nous sommes.
On a le droit. Simplement on va finir avec des bosses et des plaies partout et c'est jamais beau un individu plein de plaies. Alors vraiment cette période, vraiment cette période, ce qui était important pour moi de partager, c'est ce oui, ce oui total, et cette discipline, cette discipline à diriger nos pensées vers ce qui nous inspire, ce que nous sentons comme un appel, et non pas vers ce qui nous tire en arrière,
vers ce qui nous fait chuter. Si sur le plan alimentaire par exemple, il y a un soir vous avez complètement déliré, vous avez laissé une porte ouverte et c'est parti complètement à l'inverse de ce que vous vouliez, Et bien, immédiatement après, on retourne son regard, on retourne son regard vers ce dont on a envie.
Écoutez ces vidéos, écoutez-les en boucle, allez en écouter d'autres, si vous comprenez l'anglais, tant mieux pour vous, il y a des tas de vidéos sur le net.
J'ai passé des années à me laisser inspirer, à écouter, liser des livres, aller faire des choses qui vous plongent toujours, qui vous ramènent toujours le regard dans la direction dans laquelle vous voulez aller. c'est une discipline, c'est une discipline quotidienne, il ne faut pas lâcher, c'est vraiment le domaine du combat spirituel.
Le combat spirituel, avant que ça devienne un automatisme, avant que ça devienne une seconde nature dans lequel on se laisse porter par le courant, le combat spirituel c'est sans cesse ramener son regard vers ce qui nous inspire, et non pas vers l'ancien, vers ce qui nous a fait chuter.
C'est uniquement ça, et je vous garantis que cette artificialité, eh bien, tout au tard, elle va devenir naturelle. Mais c'est à nous de fermer la porte. C'est à nous de ne pas nous laisser la possibilité de laisser rentrer le séparateur.
Tant qu'on aura laissé la porte entre-ouverte, en se disant, j'espère qu'il ne va pas rentrer. Rien du tout, il rentrera. Il s'agit de crac, clac, et jeter la clé, uniquement. C'est ce que je vous souhaite à tous, à toutes, de vivre, de vivre cette expérience d'enfin fermer les portes qui vous paraissent être des portes d'où vient un parfum nauséabond, les portes qui vous ont fait chuter, les portes dans lesquelles vous n'étiez
pas bien, la vie dans laquelle vous étiez en souffrance, de fermer définitivement ces portes, et une fois qu'elles sont fermées, alors vous recevrez l'aide pour tenir. L'aide, j'espère que vous la trouverez aussi dans ces vidéos, j'espère au maximum, j'essaie de vous faire passer un maximum.
Je vais dans les jours à venir, je vous ai prévenu qu'à partir de jeudi, je disparais pour quelque temps. Donc d'ici là, mardi, mercredi, je vais essayer de faire un maximum de vidéos questions-réponses parce qu'il y a une liste gigantesque, ça va être des longs formats, je vais trouver le temps dans la journée pour faire ça.
Je vous prie de m'excuser parce que toutes les questions ne se verront pas répondues maintenant, mais elles resteront toutes en attente, et j'y répondrai au début janvier dès que je rentrerai. Je vous remercie aussi pendant toute la période de 10 jours, la 10-15 jours où je vais disparaître de ne pas envoyer trop de questions, ne pas envoyer trop de messages, je serai dans l'impossibilité totale d'y répondre, ils seront stockés, mais après il me faudra du temps pour y répondre.
Je vous remercie à toutes et à tous, je suis heureux de ces partages, je suis heureux de cette vie qui coule en abondance, et je vous souhaite une très très belle journée et à très bientôt avec les vidéos de vivre cru.
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