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Les secrets du froid pour votre santé : Durée et intensité les deux variables selon votre objectif.

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L'équipe RGNR
80 vues • Publiée le 07/01/2021

Cette vidéo s’inscrit dans une série consacrée à la résilience et à l’autonomie physique. Thierry y pose un cadre simple : le froid est un stress physiologique comme les autres, et la réponse adaptative qu’il déclenche dans l’organisme n’est pas spécifique au froid, mais commune à tout stress mesuré et ponctuel. C’est ce principe qui rend l’exposition au froid aussi intéressante sur le plan de la santé globale.

Le cœur de la vidéo porte sur la distinction entre durée et intensité d’exposition. Une immersion courte dans une eau très froide stimule fortement la production de noradrénaline, une neuro-hormone liée à la vigilance et à l’humeur, alors qu’une exposition longue à une eau moins froide agit davantage sur d’autres mécanismes, notamment la production de graisses brunes et l’adaptation thermique. Ces deux approches ne sont pas interchangeables et ne produisent pas les mêmes résultats.

Thierry passe en revue plusieurs effets documentés de l’exposition régulière au froid : réduction de l’inflammation chronique, renforcement de la fonction immunitaire avec augmentation des lymphocytes circulants, régénération neuronale via les protéines de choc thermique, et thermogénèse par frissonnement ou conversion de graisses blanches en graisses brunes. Il aborde aussi la biogenèse mitochondriale, c’est-à-dire l’augmentation du nombre de mitochondries, et ses effets mesurés sur les performances sportives.

La vidéo s’appuie sur plusieurs études citées, dont une comparaison entre immersion en eau froide et cryothérapie corps entier, et une autre portant sur des cyclistes exposés régulièrement au froid. Thierry rappelle aussi que la phase de récupération après l’exposition est aussi importante que l’exposition elle-même : c’est pendant le repos que la reconstruction s’opère, que ce soit au niveau synaptique ou tissulaire.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver dans le début d'une série de vidéos que j'ai appelée d'une certaine manière se préparer à la crise qui vient, se préparer par la résilience, l'adaptabilité, la force, la santé, la souveraineté individuelle aussi.

Donc globalement, comment devenir plus fort ? C'est aussi la question, parce que la force n'existe qu'au travers de l'autonomie. Tant qu'on est dans une forme de dépendance, on n'est pas fort.

la force en matière de santé, c'est de ne pas être dépendant de tas d'artifices extérieurs pour être bien dans l'environnement dans lequel on est. Je sais qu'il y a plusieurs d'entre vous qui m'ont écrit, qui m'ont dit Thierry tu parles de se préparer à la crise qui vient, mais peut-être qu'il n'y a pas de crise qui vient. De toute façon, la réponse est toujours la même, même s'il n'y a pas de crise qui vient, on gagnera toujours à gagner en termes de santé, de force, d'autonomie et de résilience.

Et en plus, je pense que c'est quand même pas trop se tromper de dire que les temps vers lesquels on va ce sont des temps dans lesquels le terme d'inconfort va être de plus en plus présent, que ce soit un inconfort physique ou un inconfort psychologique. Et nous on parle de renforcement tout azimut, de renforcement autant sur le plan physique que psychologique, qu'émotionnel, tout va de pair.

Dans la dernière vidéo vous aviez vu, on a un peu distingué plusieurs grands principes, et en particulier le principe de l'hormèse qui est vraiment la pierre fondatrice sur laquelle on va construire tout notre raisonnement, c'est-à-dire que c'est un principe qui dit que finalement tout organisme vivant qui est exposé à une contrainte, donc à un inconfort ponctuel suivi d'un temps de confort qu'on appelle temps d'intégration va voir ses capacités s'améliorer.

Et en termes de contraintes, il y en a une à laquelle on va s'intéresser particulièrement dans les 2 ou 3 prochaines vidéos, c'est la contrainte du froid. Saison oblige, il fait froid, et le froid est souvent vécu comme quelque chose de terrible dont on a très peur et dont on se méfie absolument.

Alors cette série de vidéos je la réalise aussi parce que c'est en parallèle finalement avec le magazine Régénère qui va sortir à la fin du mois, qui est consacré exclusivement aux bienfaits du froid, aux secrets du froid on pourrait dire, et donc j'avais décidé de faire une série de vidéos, le magazine approfondira sur certains points, la série de vidéos apportera de l'inspiration, et les deux se répondent, donc si ça vous intéresse vous pouvez aussi découvrir ce magazine,

il y a la description et le lien qui est juste en dessous de cette vidéo. D'ailleurs à ce titre-là, je ne l'ai pas dit la dernière fois, je l'ai mentionné, mais je tiens vraiment à remercier toute l'équipe du magazine qui m'ont donné pas mal d'éléments, et en particulier Estelle Sovana qui est la rédactrice en chef du magazine, qui m'a permis de piocher dans pas mal de ces éléments de recherche.

Et puis je remercie aussi une chercheuse d'origine américaine qui s'appelle Rhonda Patrick, qui a énormément travaillé sur le domaine du froid, pas que, elle s'est beaucoup intéressée à l'hormèse, le chaud, le froid, l'exercice physique, Elle a énormément de travaux de recherche que je vous conseille si vous lisez l'anglais parce que c'est extrêmement inspirant. Alors on va en briller tout de suite, le froid la plupart du temps effectivement c'est vécu comme un inconfort.

Alors, inconfort dans notre mentalité moderne ça a une connotation relativement négative. Le problème c'est qu'on vit dans une époque où le confort est devenu la norme, Mais la loi de l'hormèse nous dit que finalement pour grandir il nous faut de l'inconfort, il faut un inconfort mesuré qui n'est pas permanent parce que l'inconfort permanent conduit à l'épuisement des organismes, il nous faut un inconfort mesuré, adapté à l'individu, mais il nous faut des phases d'inconfort.

Et je pense, et on va le voir tout au long de cette présentation, que la tiédeur relative de nos vies actuelles, le confort permanent de nos vies actuelles conduit directement à la dégénérescence et à l'abaissement des capacités et des niveaux de santé des individus.

D'ailleurs souvent j'ai tendance à dire que chaque fois qu'une machine, un système technologique le fait pour nous, c'est une capacité que nous perdons, c'est-à-dire qu'on est dans un monde dans lequel les systèmes technologiques sont de plus en plus compétents, et donc c'est automatique, les hommes, les humains, les espèces vivantes de plus en plus incompétents.

On parle particulièrement de l'humain parce qu'il n'y a que lui qui a recours à une telle artificialisation. L'exposition au froid ponctuel était la norme il y a encore relativement peu de temps, les maisons n'étaient pas chauffées en permanence à 20 degrés partout, il y avait un point, il y avait le foyer de la maison, puis le reste il faisait froid, moi je me souviens très bien, chez ma grand-mère quand j'étais jeune il y avait la cheminée au centre de la maison et c'était tout,

on allait se griller la face ou les fesses devant la cheminée, puis après on vaquait dans la maison, et dans la maison ce n'était pas chauffé. Donc c'était autant d'endroits dans lesquels on était soumis de façon ponctuelle à des stress, des stress physiologiques liés au froid.

Et le froid comme tous les stress, je vous ai dit une chose qui est très importante à retenir c'est qu'il n'y a pas de spécificité de la réponse adaptative, c'est-à-dire que vous parliez du froid, que vous parliez du chaud, que vous parliez de l'exercice physique, que vous parliez de la respiration, que vous parliez de l'exposition à des stress de type émotionnel, et par exemple vous commencez à parler en public alors que vous avez très peur de cela, tous vont avoir la même conséquence au niveau physiologique dans le corps.

Et l'une des premières conséquences de cette action hormétique ça va être la production d'une neurohormone, on l'appelle neurohormone parce qu'elle joue à la fois un rôle dans le système hormonal et dans le système nerveux qu'on appelle la noradrénaline.

Et la noradrénaline est une neurohormone qui est vraiment associée à la notion de vigilance, attention, et vraiment aussi très en lien avec une notion d'humeur. C'est-à-dire qu'on s'est rendu compte que des niveaux circulants de noradrénaline bas étaient souvent corrélés à des fluctuations fortes de l'humeur, voire à des phases dépressives importantes.

Et la noradrénaline a aussi la propriété d'augmenter la vasoconstriction, donc les vaisseaux sanguins se contractent, ce qui a pour effet de diminuer la surface et donc les échanges et les pertes de chaleur au niveau du sang, et ça permet aussi parce que ça se contracte d'augmenter la pression sanguine, et en augmentant la pression sanguine d'augmenter ce qu'on appelle la perfusion sanguine, c'est-à-dire l'afflux de sang dans les zones périphériques du corps, le cerveau et les mains par exemple, c'est ce que je vous dis souvent quand je

vous dis que finalement la dépression correspond à un défaut de perfusion sanguine dans les zones externes de l'organisme. il n'y a plus de sang qui monte à la tête, et bien là avec une bonne décharge de noradrénaline ça déclenche ça.

Et alors cette noradrénaline est vraiment très intéressante parce que la production de noradrénaline avec le froid, puisque c'est exactement ce dont on va parler, ne se déclenche que dans des circonstances assez particulières.

Il y a une étude par exemple qui a montré qu'une immersion d'une heure à 20 degrés dans de l'eau à 20 degrés ne permettait pas la libération de noradrénaline, alors qu'une immersion beaucoup plus courte dans de l'eau à 14 degrés permettait la production de noradrénaline.

Et une immersion encore plus courte dans une eau encore plus froide va permettre une libération très importante de noradrénaline. Et ça nous amène tout de suite à une notion qui est vraiment importante, une réflexion que je vais vous amener très souvent quand on va parler de l'exposition au froid, c'est la notion de durée versus intensité.

Alors, je vais vous le dire une première fois, on va le revoir des tas de fois au cours de l'exposé, dans cette vidéo et dans les suivantes aussi, Par expérience, quand on veut travailler la dimension hormétique du froid, et je dis bien ça parce que le froid va pouvoir être envisagé de plusieurs façons, il y a la dimension hormétique du froid, c'est-à-dire une contrainte à laquelle on va répondre, et le corps va s'adapter, on va travailler plutôt l'adaptation nerveuse, l'adaptation au stress,

la régulation de notre système émotionnel, le renforcement nerveux de l'organisme. Et puis il y a la dimension aussi du renforcement par rapport à la température, c'est-à-dire augmenter la capacité du corps à produire de la chaleur.

Et bien, quand on veut travailler la dimension hormétique particulièrement du froid, on va avoir tendance à privilégier l'intensité sur la durée, c'est-à-dire plus froid possible, supportable, avec des durées de temps très courtes. Vous allez voir quand on va parler par exemple de ce que j'appelle la phase d'affolement dans la prochaine vidéo, la phase d'affolement dure 15, 20, 30 secondes maximum, c'est la phase où vous rentrez dans le froid, Et à un moment vous arrivez à vous calmer, quand vous arrivez à vous calmer la phase

d'affolement est terminée, le boulot sur le plan hormétique est terminé, la libération de noradrénaline a eu lieu. Et donc on montre vraiment que cette libération de noradrénaline est liée à cette phase de haute intensité.

Si on veut travailler le côté hormétique de l'exposition au froid, on privilégie une très forte intensité avec un temps très court. Si on veut travailler plus le côté adaptation, production de graisse brune qu'on va voir ensuite, eh bien on peut avoir tendance à privilégier une température un peu plus élevée entre guillemets, c'est-à-dire ne pas aller dans de l'eau à 5 degrés ou 4 degrés dans lequel vous n'allez rester que 30 secondes, 1 minute, 2 minutes, mais aller plutôt dans de l'eau à 15-20

degrés dans lequel vous allez rester plus longtemps. C'est deux choses complètement différentes. Alors, une autre étude par exemple à comparer des personnes qui se sont immergées dans l'eau froide, je lis mes notes, certains à 4,4 degrés pendant 20 secondes, et d'autre part des personnes qui ont eu recours à la cryothérapie sur le corps entier pendant 2 minutes à moins 110 degrés, et ce 3 fois par semaine pendant 12 semaines.

Cette étude conclut qu'il y a une augmentation de la noradrénaline dans les 2 cas, et cette production ne semble pas diminuer avec l'habituation au froid. Donc une durée d'exposition plus longue n'a pas forcément des effets bénéfiques sur la production de noradrénaline.

Une durée d'exposition plus longue aura d'autres effets bénéfiques, mais quand il s'agit de voir cet effet de production de noradrénaline sur la vigilance, sur l'humeur, sur l'attention, une très courte exposition suffit.

Ça, ça va être très intéressant quand on va faire la prochaine vidéo par exemple, quand on va parler vraiment d'utiliser le froid pour booster son humeur, son mental, son mindset, il suffit de très peu de temps.

Le matin, une douche froide bien glacée qui dure 15-20 secondes, ça suffit. Alors oui, c'est contraignant, mais c'est une contrainte très courte, et c'est beaucoup plus facile d'y aller.

Ensuite, quand on s'expose au froid, comme au chaud d'ailleurs, on voit apparaître ce qu'on appelle des protéines de choc thermique. Alors il y a les heat shock protéines, les protéines de choc à la température élevée, et les cold shock protéines, les protéines liées au choc par le froid.

Et ces heat shock protéines et ces cold shock protéines ont été associés à une augmentation globale de la longévité, en particulier dans ce qui s'appelle au niveau des neurodégénérescence. En fait, elles préviennent ce qu'on appelle l'agrégation des protéines entre elles, vous savez quand ça fait des plaques, forme des plaques qu'on va retrouver dans le sclérose en plaques, des plaques qu'on retrouve aussi dans la maladie d'Alzheimer, ça prévient tout ça, c'est aussi une action très favorable sur le système cardiovasculaire.

Globalement l'exposition au froid avec les heat shock protéines et les cold shock protéines a montré et finalement ça permettait de manière générale de régénérer les neurones endommagés. Et c'est très intéressant parce qu'on se rend compte que dans la phase d'exposition au froid, dans la phase intense, quand on est vraiment...

Eh bien, il y a une destruction de certaines synapses, des synapses de mauvaise qualité, et il y a une reconstruction des synapses dans la phase de repos et d'intégration. Donc c'est ce qui me fait dire toujours autant à quel point l'exposition à une contrainte n'a de sens que parce qu'elle est suivie d'un temps de repos, de relaxation et d'intégration.

Donc contrainte, relaxation, destruction dans la phase de contrainte et reconstruction de matières neuves de meilleure qualité dans la phase d'intégration. Ensuite l'exposition au froid a une action très favorable sur l'inflammation chronique.

Vous savez que l'inflammation est un processus à l'échelle du corps, un processus que je vous ai déjà décrit comme un processus vertueux, qui permet une meilleure réparation des tissus, oui, c'est un processus de l'homéostasie d'une certaine manière, ça permet le processus de guérison.

Sauf que cette inflammation doit durer le temps de la guérison et ensuite s'arrêter, parce que sinon elle est fortement impactante sur le corps. C'est un processus exceptionnel qui doit avoir une durée courte, brève, limitée. Et il peut arriver, et ça arrive de plus en plus dans nos civilisations, qu'on assiste à un phénomène d'inflammation chronique, c'est-à-dire que l'inflammation démarre et puis elle ne s'arrête plus.

La cause en l'émulatif c'est surtout que les marqueurs qui devraient nous arrêter l'inflammation ne sont plus présents. Noradrénaline, qui a vraiment un rôle important dans l'arrêt de l'inflammation, et cortisol, une autre hormone qui est liée là aussi au système de réponse à une contrainte. Eh bien, l'exposition à un stress, à une contrainte régulière et en particulier au froid va amener à une augmentation de la production de noradrénaline et de cortisol, et donc à une diminution des niveaux d'inflammation.

Très intéressant, d'ailleurs très intéressant, moi je ne l'effleurerai pas ce sujet, mais je sais que dans le magazine il y a tout un article lié à cette dimension-là par rapport à la pratique sportive. Quand appliquer le froid ?

Et vous allez voir que c'est très intéressant, en fonction des sports, en fonction si c'est des sports de résistance ou d'endurance, et bien on ne va pas utiliser le froid de la même façon.

Et on verra que par exemple faire du froid juste après un effort n'est pas forcément la bonne idée parce que cette phase inflammatoire va être intéressante, enfin voilà, je ne déflore pas le sujet, mais ça c'est des choses qui vont être traitées dans le magazine.

Donc l'inflammation chronique, l'inflammation chronique qui est la base de toutes les maladies de civilisation en notre époque, et bien là pareil, exposition au froid, la production de noradrénaline et de cortisol régulière va permettre une diminution de l'inflammation chronique.

Globalement, on voit un renforcement de la fonction immunitaire, et ça c'est assez connu. Tous les gens qui font de la nage en eau froide, par exemple l'hiver qui se baigne régulièrement à la mer, te diront, moi je ne tombe jamais malade.

Ben oui, c'est normal, on a pu mesurer, vous mettrez quelques références bibliographiques et scientifiques, on a pu mesurer une augmentation importante des globules blancs, et en particulier des lymphocytes circulant dans le sang chez toutes les personnes qui s'exposent très régulièrement au froid, que ce soit le froid par l'eau, par l'air, tout ça, comment est-ce qu'on s'y prend, l'air, l'eau, la glace,

on en parle dans la prochaine vidéo qui sera essentiellement pratique. Alors tout ça, c'est plus lié à la dimension du choc, donc on est vraiment dans la dimension hormétique de l'exposition au froid, qui pourrait être la même si on faisait exposition au chaud, exposition au jeûne, exposition à l'exercice physique à haute intensité, c'est la même chose.

Il y a une autre dimension un peu plus spécifique au froid, c'est la dimension de l'activation de la thermogénèse. Oui, parce que si on soumet le corps à du froid, il va réagir en produisant du chaud. Et d'ailleurs, c'est souvent le meilleur conseil que je donne à des personnes qui ont régulièrement froid, c'est-à-dire qui n'arrivent pas à s'adapter à leur environnement, donnez-vous un bon coup de froid intense et vous allez voir que ça va repartir de plus belle. Je cite un exemple qui est vraiment très intéressant,

et que les personnes qui sont venues à la présentation du film vivante m'ont déjà entendu raconter cette anecdote, il se trouve que la première scène du film vivante de mon ami Alex Ferrini, elle commence, moi je suis dans un congélateur en train de prendre un bain froid, voilà, c'était aussi pour détendre un peu l'ambiance dès le début du film, donc je suis dans mon congélateur, il y a Elphie l'héroïne du film qui vient me rendre visite, et je l'accueille dans mon congélateur.

Sauf que pour faire cette scène qui a demandé plusieurs prises, on s'y est pris plusieurs fois, j'avais pris la précaution de ne pas mettre de l'eau à 1 ou 2 degrés dans mon congélateur, parce que sinon je n'aurais pas pu tenir le temps de faire toutes les prises.

Et donc j'ai mis de l'eau à 14-15 degrés qui était l'eau évidemment sortie directement de la source chez moi. Et autant quand je m'expose, quand le matin je prenais des bains à 2-3 degrés avec de l'eau quasiment glacée, avec de la glace à la surface, et bien je m'exposais ponctuellement, donc de façon très courte à une intensité très importante, j'avais une réaction du corps juste après ça qui était un énorme dégagement de chaleur, autant à être resté dans de l'eau à 15,

16, 17 degrés longtemps, et bien je n'ai pas eu cette thermogénèse résultante, et donc après j'ai eu froid. Et quand on a froid, l'exposition à un stress thermique intense et court va permettre une réaction du vivant qu'il va être production de chaleur immédiatement.

Je veux dire, si vous vous gelez chez vous, il n'y a pas plus simple, vous vous prenez une douche froide, vous allez voir qu'ensuite vous allez avoir chaud, c'est obligatoire.

La question c'est toujours la même, est-ce que c'est l'extérieur qui va vous apporter la chaleur ou est-ce que la chaleur vient de l'intérieur ? Si vous voulez que l'intérieur produise de la chaleur, il faut qu'on lui envoie l'information, s'il n'a pas l'information qu'il doit produire de la chaleur il ne va pas le savoir.

c'est si chez vous il fait en permanence 24-25 degrés, le corps ne se met pas à produire de la chaleur, si vous vous couvrez avec des couches et des couches et des couches et des couches, le corps ne va pas produire de la chaleur, et c'est un cercle vicieux, parce que moins il produit de la chaleur plus vous avez froid, plus vous avez froid plus vous mettez des couches, plus vous mettez des couches moins il produit de la chaleur, et donc le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux c'est à certains moments

de façon adaptée à l'individu, d'enlever des couches et puis après d'en remettre. Si vous avez froid là en regardant cette vidéo, faites une expérience, enlevez une ou deux couches chez vous, vous enlevez le pull, vous mettez un t-shirt pendant 2-3 minutes, et après remettez votre pull, et vous allez vous dire mais là j'ai sacrément chaud. On va vous dire mais ce n'est pas par contraste, non, ce n'est pas simplement par contraste, c'est parce que dans l'intertemps, comme tu t'es mis en t-shirt,

ton corps il s'est dit il y a un problème, il faut que je produise de la chaleur. Et cette dimension de la thermogénèse est une dimension très intéressante de l'exposition au froid. parce que non seulement elle va nous permettre de moins souffrir en hiver et de mieux nous adapter, mais surtout quand un corps est exposé au froid, la réaction en termes de thermogénèse va passer par deux mécanismes.

Le premier, c'est un phénomène de tremblement, on appelle ça shivering thermogenesis, c'est le terme anglais, je n'ai pas trouvé l'équivalent en français. Donc shivering ça veut dire c'est des très petits tremblements qui vont augmenter le métabolisme et produire énormément de chaleur.

Augmenter le métabolisme, ça veut dire que vous allez aussi consommer les graisses du corps, vous allez bouffer les stocks. Donc en termes de perte de poids, on pourrait faire, je crois qu'il y a des articles dans le magazine là-dessus, mais on pourrait faire tout un travail, le diabète et le froid par exemple, incroyable, l'obésité et le froid, incroyable les résultats qu'on a.

Donc ça c'est le premier mécanisme. Le deuxième mécanisme, ça va être, c'est celui qui nous intéresse le plus, le non-shivering thermogenesis, donc c'est une thermogénèse qui ne passe pas par les tremblements.

Et ça, comment ça se passe ? C'est simplement, on voit que les cellules graisseuses, normalement les cellules graisseuses n'ont pas de mitochondries à l'intérieur, c'est-à-dire elles n'ont pas, enfin normalement. On se rend compte que chez la majorité d'entre nous, nous avons des cellules graisseuses qui ne contiennent pas de mitochondries.

Chez les enfants il y a beaucoup de cellules graisseuses qui contiennent de la mitochondrie, on appelle ça de la graisse brune, à contrario de la graisse qui ne contient pas de mitochondries qu'elle appelle la graisse blanche. La mitochondrie, c'est la centrale énergétique qui va produire de la chaleur, qui va produire de l'énergie directement à l'intérieur de la cellule graisseuse.

C'est-à-dire qu'une cellule graisseuse qui contient une mitochondrie, elle a la capacité d'exploiter sa propre graisse pour produire de l'énergie et pour produire de la chaleur. Et on se rend compte que l'exposition au froid régulière permet de transformer notre graisse blanche qui est plus une graisse de stockage assez inerte en graisse brune, qui serait dit une graisse plus active, capable de produire de l'énergie et de la chaleur, et donc d'augmenter notre capacité à résister au froid.

C'est-à-dire que plus vous vous exposez au froid, plus vous avez la capacité de produire de la chaleur dans le froid, d'augmenter votre métabolisme, de consommer votre graisse, de consommer vos graisses excédentaires, et donc d'être plus mince, plus énergique, c'est là où il y a une espèce de cercle vicieux, c'est-à-dire que plus tu prends du poids souvent, plus tu perds de l'énergie, plus tu perds du poids, plus tu deviens maigre au sens propre du terme, c'est-à-dire avec une masse grasse moindre,

et plus tu vas avoir d'énergie disponible parce que tu peux utiliser ta graisse. Et alors il y a un phénomène qui est très intéressant, c'est que quand on brûle des graisses comme ça, il y a production beaucoup de ce qu'on appelle des radicaux libres.

Des radicaux libres lors du métabolisme, il y a production de ces éléments qui sont des produits qui sont extrêmement agressifs pour l'organisme, et donc l'organisme répond à cette production de radicaux libres par la production d'antioxydants. Par exemple, vous avez entendu déjà parler du glutathion, le glutathion est un antioxydant très important dans l'organisme.

On montre, je mets ma main à la fois en Pascal et ça pique, en Catalogne quand même à l'ombre comme ça, ça pique sacrément. On a montré que l'exposition régulière aux froides par la thermogénèse qu'il permettait amené aussi à une production très importante d'antioxydants, une production qui dépasse largement les radicaux libres produits par la thermogénèse.

C'est-à-dire que globalement on va avoir des niveaux d'antioxydants, alors les antioxydants qui sont, on est tous en train de chercher les antioxydants dans notre alimentation pour prévenir le vieillissement cellulaire et ainsi de suite, bon là vous allez produire de façon endogène vos propres antioxydants.

Quand on parle d'autonomie on est pile poil dans le programme, mais ouais, parce que si on n'a pas besoin de les prendre de l'extérieur si on les produit par nous-mêmes, on a gagné en santé, en résilience, en force et en autonomie.

Le dernier domaine dans lequel on pourrait citer les effets du froid, c'est dans les domaines de la performance sportive, parce qu'on s'est rendu compte que finalement il y a ce qu'on appelle un phénomène de biogénèse mitochondriale, biogénèse mitochondriale ça veut dire qu'on va avoir une augmentation du nombre de mitochondries dans le corps, donc de capacité à produire de l'énergie par l'exposition régulière au froid, c'est d'ailleurs pour ça, j'étais tombé sur une étude par exemple avec des cyclistes dans lequel ils

montraient qu'ils avaient pris un groupe de cyclistes qui avaient exposé régulièrement au froid à l'eau froide, et au bout de 2-3 semaines d'entraînement, tous voyaient une augmentation notable, importante de leur performance, particulièrement en ce qui concerne la puissance explosive, c'est-à-dire le sprint, les choses comme ça, et bien à ce niveau-là ils avaient tous une importance, une différence importante, et quand on est sportif de haut niveau c'est quelque chose qu'on recherche, c'est pour ça que le froid devient de

plus en plus monnaie courante, l'utilisation du froid devient de plus en plus monnaie courante chez les sportifs de très haut niveau. Globalement ce qu'il faut retenir c'est que l'exposition au froid permet la mobilisation de ressources dans le corps endogène, c'est-à-dire il va permettre que nous soyons moins dépendants de l'extérieur et que nous comptions plus sur nos propres ressources, production de noradrénaline, de protéines de choc thermique, thermogénèse, tout ça va permettre une meilleure adaptabilité du corps.

Il y a deux notions sur lesquelles on va revenir largement dans la prochaine vidéo, c'est la notion de durée et d'intensité, et on montre qu'en ce qui concerne la dimension hormétique, c'est-à-dire l'amélioration des performances sur le plan plus nerveux, cognitif, émotionnel, gestion émotionnelle, eh bien, on va viser plus l'intensité que la durée. Donc du très froid, le plus froid supportable par l'individu en question, avec une durée au besoin très courte. À l'inverse, quand on va jouer plus sur la thermogénèse,

on va viser une durée d'exposition plus longue, et donc si on fait plus long, obligatoirement moins intense. Ça sera intéressant parce que par exemple, quand on va parler... Il se fait les griffes au-dessus du chat, le chat ne s'embête pas avec la température, ils sont habitués à être dehors.

Quand on va parler par exemple de... on va dire quelqu'un veut activer sa thermogénèse, on va se dire bon voilà, l'eau conduit plus le froid que l'air, bon, si tu veux rester plus longtemps au froid, une exposition à l'air en enlevant des couches sera peut-être plus judicieuse qu'une exposition à l'eau.

Par contre si tu vises de l'intensité, l'eau ou la glace seront les plus indiquées. Et donc on va pouvoir jouer avec tout ça, et ça va être tout le propos de la troisième vidéo. Dès à présent j'espère que voir l'étendue des bénéfices, des bienfaits que peut avoir le froid pour vous à partir du moment où il est utilisé de façon adaptée à chacun d'entre nous, donc c'est vraiment une adaptation individuelle, parce qu'il est certain que trop de froid c'est toujours pareil, la dose fait le poison, trop de froid détruit l'organisme,

pas assez de froid détruit l'organisme, un froid bien adapté, suivi de temps de relaxation et d'intégration permet une construction de l'organisme, une amélioration de notre santé, une augmentation de notre force et de notre vitalité. C'est toutes ces notions qu'on développe dans ces vidéos, des notions qui vont largement à l'encontre de la tendance actuelle du monde qui vise à nous rendre de plus en plus faibles et de plus en plus dépendants, mais s'il y a bien une révolution à faire actuellement c'est bien la

révolution de la résilience, de l'autonomie et de la souveraineté. Et donc la révolution est de la santé, on y est en plein dedans. Je vous donne rendez-vous avec la prochaine vidéo où on va voir vraiment comment appliquer le froid en pratique.

Alors le froid de l'air, le froid de l'eau, le froid de la glace, quelle durée, quel temps, comment savoir un peu où on en est, comment s'évaluer, comment commencer aussi tout ça, on va le voir dans la prochaine vidéo, et je vous donne rendez-vous aussi pour ceux que le sujet intéresse vraiment dans le magazine Régénère pour lequel on a des retours mais extraordinaires, Il y a vraiment, vous nous le dites tous et on est vraiment

très touché de voir à quel point vous appréciez ce travail de qualité. C'est une dimension qui manquait vraiment dans mon travail, c'est-à-dire la dimension écrite sur le papier. Maintenant c'est chose faite avec un produit de très haute qualité, que ce soit au niveau du contenu que de la forme, et je vous laisse le découvrir dans la description de sous, surtout que le prochain numéro sera exclusivement consacré au froid.

Allez, bonne exposition au froid, dans le prochain on voit en pratique comment on s'y met.

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